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  • il y a 2 mois
Chaque soir, Julie Hammett vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Il est 23h sur BFM TV, on accueille notre invité Jean-François Copé.
00:04Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation.
00:06Maire Les Républicains de mots, ancien ministre d'abord un mot quand même sur cette colère des agriculteurs
00:11qui se poursuit, septième jour de mobilisation.
00:13Qu'est-ce que vous feriez vous pour sortir de cette crise ?
00:17Je crois que malheureusement on n'a pas tellement d'autre choix que ce qu'a préconisé le gouvernement
00:22sur la base des conclusions de tous les rapports sanitaires.
00:24On sait que c'est une contamination qui nécessite malheureusement un abattage des troupeaux concernés.
00:32Donc je comprends que c'est un cauchemar absolu pour les agriculteurs qui sont concernés,
00:37d'où la nécessité de les indemniser très rapidement.
00:40Mais en même temps on sait que c'est la moins mauvaise solution dans un contexte comme celui-là
00:44et que surtout le risque, si jamais on ne le fait pas, peut être une véritable catastrophe sanitaire.
00:50Sauf que ce n'est pas de nature à caimer la colère ce que vous proposez là.
00:53Je sais bien, mais le problème c'est qu'on est aujourd'hui dans un niveau d'irrationalité totale.
00:58C'est-à-dire que dès qu'un sujet douloureux est sur la table,
01:02on a immédiatement tout un véhicule de fake news qui se met en place,
01:06alimenté par les deux sensibilités les plus extrêmes de chaque mouvement.
01:10Et il y a un moment où il faut quand même en appeler à la raison.
01:13Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
01:14Voilà, donc vous me demandez mon point de vue.
01:16Je pense que la responsabilité politique, elle est de dire les choses.
01:20Mais ce n'est pas une fake news que de dire que lorsqu'on abat totalement un troupeau,
01:24on se retrouve sans rien et on perd tout le travail d'une vie.
01:26Mais je ne vous dis pas le contraire.
01:27La seule chose, c'est qu'il y a une réponse à ça.
01:29Heureusement, d'abord, on perd tout le travail d'une vie.
01:31Non, d'abord parce qu'il y a évidemment, et l'État est très protecteur en France,
01:35par rapport à ce qui peut se faire dans d'autres pays du monde.
01:37Les indemnités sont faibles.
01:38Il appartiendra évidemment au gouvernement d'indemniser pleinement des agriculteurs qui en sont la victime.
01:45Mais ce n'est pas le travail d'une vie, parce qu'en réalité, on sait pouvoir apporter des réponses plus rapides et heureusement.
01:52Mais je permets de dire que la conséquence de l'inaction, ça peut être une catastrophe sanitaire.
01:58Il faut quand même que tout le monde l'ait en tête.
01:59Et derrière cela, il y a un sujet que vous connaissez bien.
02:03Celui-ci, c'est celui du Mercosur.
02:05Bien sûr. Il y en a beaucoup qui manifestent aujourd'hui de façon préventive, justement, face à ce traité de libre-échange.
02:12Qu'est-ce que vous en pensez ?
02:13Alors, il très rare, vous avez raison.
02:14Parce qu'en fait, le sujet sous-jacent, c'est évidemment l'inquiétude.
02:18Et là encore, la question du Mercosur, c'est toute la difficulté.
02:21C'est que si vous prenez catégorie d'agriculteur par catégorie d'agriculteur, vous n'avez pas les mêmes conséquences.
02:29Et tout le monde le sait.
02:30La filière Beauvigne est particulièrement touchée.
02:33Et puis la filière Amierre.
02:34Et puis la filière Amierre.
02:35Donc en fait, c'est toute la difficulté de ces enjeux.
02:39Est-ce qu'on est capable d'organiser l'agriculture française et l'agriculture européenne
02:43pour tirer les avantages et pas les inconvénients de grands accords internationaux ?
02:48En même temps, quand je vois la manière dont le président américain se comporte sur le commerce international,
02:54je suis quand même obligé de dire qu'il y a un moment, il va falloir aussi nous, nous protéger.
02:58Et c'est tout l'enjeu de la discussion sur laquelle la France est en pointe avec d'autres pays.
03:01Il a raison Emmanuel Macron de dire « je demande un report ».
03:04C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il y a une telle incompréhension, je crois qu'il faut un peu tempérer.
03:09Pour autant, c'est un sujet qui n'est pas abordé en transparence.
03:12C'est tout le problème.
03:13C'est que ces questions de commerce international, on ne les aborde que du mauvais côté, jamais du bon.
03:18On ne doit pas oublier que l'Europe est aussi une grande puissance exportatrice,
03:21que la France est une grande puissance exportatrice, du point de vue agricole comme dans d'autres domaines.
03:25C'est tout l'enjeu d'un travail de pédagogie, d'explication qui n'est plus fait
03:29parce que les partis de gouvernement ne veulent plus assumer qu'il faut expliquer les choses.
03:35Ils sont dans la passion, dans la dramatisation dans laquelle les tirs, les partis extrémistes.
03:40Et c'est toute la dramaturgie que nous vivons en ce moment sur tous les sujets en Europe, en France
03:46et dans toutes les démocraties occidentales.
03:48Alors Jean-François Copé, j'en viens à votre tribune que vous signez dans l'Express aujourd'hui.
03:52Non, Jordan Bardella n'est vraiment pas Jacques Chirac.
03:55Tribune en réaction au mot de Nicolas Sarkozy dans son journal d'un prisonnier.
03:59Il lui dit la chose suivante, on a ressorti la petite phrase qui vous a mise en colère.
04:03Quand j'ai rencontré Jordan Bardella, il m'a fait un peu penser au RPR, au temps de Chirac.
04:09Il est à côté de la plaque Nicolas Sarkozy quand il dit ça ?
04:11Bon d'abord ça ne m'a pas mis en colère.
04:14On vous sent intermonté dans cette...
04:16Oui mais ça m'a surtout troublé parce qu'en réalité,
04:20c'est la négation de toute l'histoire du gaullisme, du chiracisme et même du sarkozisme en fait.
04:28Puisque nous tous...
04:29Et du rassemblement national.
04:31Nous nous sommes tous engagés, tous,
04:35avec l'idée de ne jamais céder à l'extrême droite,
04:40au Front National et au Rassemblement National,
04:42qui n'est autre qu'une tentative, par eux, de normalisation d'un discours, d'actes qui demeure extrêmement populiste et démagogique.
04:51On le voit sur tous les sujets.
04:53On le voit sur le sujet agricole, mais on le voit aussi sur les sujets budgétaires.
04:57Je rappelle que Mme Le Pen, Mme Le Pen, c'est-à-dire celle qui est aux côtés de Jordan Bardella,
05:04a été en pointe sur des hausses d'impôts comme on n'en a jamais vu.
05:08Elle a voté avec l'ensemble des députés RN,
05:12c'est-à-dire des gens qui sont censés après-gouverner, nous disent-ils.
05:1440 milliards de hausses d'impôts.
05:16Et elle en a voté un grand nombre avec LFI, c'est-à-dire avec l'autre extrémiste.
05:20Donc je me dis, mais ils vont arrêter quand ce double langage ?
05:23Et du coup, je me dis, pour nos amis politiques, y compris nos figures tutélaires,
05:28dont Nicolas Sarkozy et quelques autres, c'est une responsabilité historique énorme.
05:34Et je pense que sur ces sujets, il va falloir que chacun prenne ses responsabilités.
05:38Et donc on n'est pas loin d'un certain schisme, en fait, au sein de la droite de gouvernement.
05:42Un schisme au sein des Républicains ?
05:44En tout cas de toutes celles et ceux qui, après avoir combattu ensemble
05:50sur l'idée qu'on doit être capable d'assumer une droite de gouvernement,
05:53c'est-à-dire responsable, par rapport à des partis qui sont populistes,
05:58c'est-à-dire en fait qui privilégient le simplisme,
06:01qui privilégient le slogan, la facilité, alors que les problèmes sont complexes.
06:05Vous voyez les sondages ?
06:06En fait, du point de vue des sondages, ça marche pourquoi ?
06:11Ça marche aussi parce que les partis de gouvernement, ces dernières années,
06:15et c'est surtout là depuis deux ou trois ans,
06:17mais ces dernières années ont été assez défaillants, en fait.
06:21C'est-à-dire qu'ils n'ont pas fait ce pour quoi ils avaient été élus.
06:22Et donc du coup, ils ont incarné une certaine forme d'impuissance,
06:25d'inefficacité, d'insincérité, et même d'absence de leadership.
06:30Donc c'est vrai que d'une certaine manière,
06:31les partis de gouvernement, par leurs échecs récents,
06:34font le lit des partis extrémistes, que ce soit d'ailleurs LERN,
06:39comme LFI, parce qu'en fait, c'est la même chose les deux,
06:41Mélenchon-Le Pen, même qu'on va.
06:43C'est la même chose.
06:43Mais Jean-François Copé, aussi bien d'ailleurs Nicolas Sarkozy que d'autres,
06:49Bruno Retailleau, on sent qu'effectivement,
06:52ils réfléchissent éventuellement à une union, ce qu'on appelle une union des droites,
06:56ou est-ce que ça ne serait pas mieux qu'il y ait une union des droites ?
06:59Mais aucun, jusqu'à présent, mais j'ai peut-être mal interprété,
07:03ne dit que cette union des droites doit se faire par les têtes,
07:06c'est-à-dire par les chefs.
07:07Bref, on sent que, plutôt, ils disent qu'elle doit se faire par le bas,
07:11par les électeurs.
07:12– Mais Nicolas Sarkozy, c'est un peu ce qu'il dit.
07:15– Alors Nicolas Sarkozy, on peut se poser la question.
07:16– Franchement, Yves, la différence peut-être avec vous,
07:20c'est que moi j'ai posé la question à Nicolas Sarkozy,
07:22quand il m'a dit, non mais au fond, c'était juste avant son incarcération,
07:27Jordan Bardella, c'est un petit gars du RPR, tout ça,
07:29enfin il me raconte son histoire, et je lui dis,
07:34je ne sais pas, je n'ai pas l'impression que c'était un petit gars du RPR,
07:39en tous les cas, ils n'étaient pas comme ça à l'époque où le RPR existait,
07:42enfin je ne me souviens pas.
07:44Et il me dit, c'est vrai que le niveau n'est pas très haut.
07:47Donc par moments, je me demande si, bon, tout ça,
07:49c'est quand même un peu de travailler quand même sur,
07:53lui dit l'esprit de rassemblement, on ne peut pas dire l'union des droites.
07:55Mais ma question, je vais poser une question précise à Jean-François Copé,
07:58je partage ce qu'il vient de dire, je le dis au préalable.
08:02Mais moi, ce qui m'a étonné, puisque la tribune dimanche,
08:04on a travaillé sur le sujet ce week-end,
08:06et Valérie Pécresse dit à peu près la même chose que Jean-François Copé,
08:10avec d'autres formules.
08:12C'est confond, vous n'êtes pas très nombreux.
08:14Valérie Pécresse, moi j'ai dit, ça se compte sur les doigts d'une main,
08:17je vous ai mis dedans d'ailleurs.
08:19Il y a qui d'autre alors ?
08:19Valérie Pécresse, Jean-François Copé, ils sont assez constants,
08:23c'est la même génération d'ailleurs, un peu, enfin bon, voilà, mais des Chirac.
08:26Gérard Larcher et Xavier Bertrand.
08:28Moi aujourd'hui, je vois à peu près ça.
08:30Michel Barnier.
08:30Et Michel Barnier.
08:31Mais bon, ça ne fait pas beaucoup, vous êtes d'accord ?
08:34Écoutez, ça ne fait pas beaucoup, de l'autre côté, vous avez qui ?
08:36Vous n'en avez pas beaucoup plus en fait, parmi les chambres à plumes.
08:39Il y a quand même Éric Ciotti, qui est passé par des cartes et bagages.
08:42Oui, mais Éric Ciotti est parti.
08:44Il a été président de votre formation, comme vous l'avez été.
08:47C'est un traître de comédie, c'est autre chose.
08:51Mais en réalité, ce qui est très intéressant, à la fois dans votre question et dans la vôtre,
08:55Yves Tréa, il y a deux choses.
08:57D'abord, le terme d'union des droites, c'est un abus de langage,
09:01c'est une invention de l'extrême droite.
09:02En réalité, ce n'est pas l'union des droites.
09:04Vous avez d'un côté la droite de gouvernement et de l'autre le Rassemblement national,
09:07qui a pour caractéristique d'être à la fois nationaliste et socialiste.
09:11C'est parti, nationaliste, socialiste.
09:14Donc on n'a rien à voir avec eux, de ce point de vue-là.
09:16Deuxièmement, vous dites l'union des électeurs.
09:18Mais pas du tout, les électeurs, il n'y a pas des gens comme ça qui s'organisent.
09:21Non, ce n'est pas comme ça que ça marche.
09:22Les électeurs sont totalement libres.
09:24C'est pour ça que cette idée de dire qu'on n'insulte pas les électeurs,
09:27mais personne n'a vocation à insulter les électeurs.
09:29Notre rôle, il n'est pas de dire que les électeurs sont à moi ou pas à moi.
09:33Chaque Française et chaque Français fait ce qu'ils jugent devoir faire sur la base de l'offre politique.
09:38Donc notre rôle à nous, parti de gouvernement, c'est-à-dire qu'on a le mauvais rôle.
09:43Quand vous êtes parti de gouvernement par rapport à un parti populiste,
09:46pour vous, rien n'est simple.
09:47D'abord parce qu'on ne vous pardonne rien.
09:48Vous êtes censé être omniscient, vous devez tout savoir sur tout.
09:51Vous devez être incollable sur tous les sujets et prendre du temps pour expliquer.
09:54Sinon, on dirait que ce n'est pas sérieux ce qu'ils racontent.
09:56Alors que Mme Le Pen, comme M. Mélenchon ou Bardella, peuvent raconter n'importe quoi.
10:01Ils bénéficient d'une indulgence intellectuelle absolument dingue,
10:04y compris, pardon de le dire, sur votre propre plateau.
10:07J'ai assisté il y a, je crois, un mois à une émission où j'ai vu vos confrères,
10:12éminemment respectables, être d'une gentillesse avec Jordan Bardella.
10:16Mais je me suis dit, mais quel dommage que je n'ai jamais eu droit de ma vie
10:19à un traitement aussi assez affectueux.
10:22C'est-à-dire qu'on ne le challenge pas rien.
10:23Je ne sais pas de quelle émission vous parlez, mais ça me surprend.
10:26Oui, voilà.
10:27Heureusement que ça vous surprend.
10:28Si vous alliez me dire, oui, vous avez raison, j'en suis malade,
10:31mes confrères ne viennent pas le challenger ici.
10:33La réalité, c'est que moi, j'attends avec impatience,
10:37Julie Ahmed, avec impatience,
10:39le moment où vos confrères, tous médias confondus,
10:43vont enfin remonter à cheval, se mettre au travail et dire,
10:47attendez, on va prendre M. Bardella point par point et on va s'assurer...
10:51Ça a été fait il y a quelques jours sur BFM TV.
10:53Je défends avec Jordan Bardella et le forum.
10:55Heureusement, il y avait des téléspectateurs.
10:57Ils ont été formidables, les téléspectateurs.
10:58Il y avait des chefs d'entreprise qui lui ont vraiment mis le droit.
11:01Et il y avait une très rare aussi, et Maxime Soutet.
11:03Je lui ai dit que c'était pas bien de laisser la TV.
11:05Oui, mais écoutez, ne faites pas tous...
11:09Mais en tout cas, pardon, pourquoi je vous dis tout ça ?
11:11Une petite musique différente, parce que quand même,
11:13Bardella n'est pas Chirac.
11:14Mais est-ce que vous ne percevez pas une petite musique différente
11:17entre Marine Le Pen et Jordan Bardella ?
11:20Parce que vous disiez national et socialiste,
11:22et c'est pas une petite musique libérale chez Jordan Bardella.
11:23Non, je dis, l'histoire de l'extrême droite,
11:27c'est l'histoire du double langage.
11:29Et je vous le dis parce qu'il va bien falloir
11:30qu'on se replonge tous dans nos livres d'histoire.
11:34Quelle est la stratégie ?
11:35Ce n'est pas eux qui l'ont inventée.
11:37Elle date, on a eu cette discussion déjà,
11:39des théoriciens de la fin du XIXe siècle.
11:41qui, Maurras, Barès, Drummond, Bainville,
11:45ont théorisé le double langage.
11:47Et tous ceux qui ont porté ces couleurs-là
11:50durant tout le XXe siècle,
11:51c'est à la fois l'incarnation de la marque,
11:54qui est forte, celle de l'autorité,
11:55et qui vous permet donc d'avoir un autre discours,
11:58puisque de toute façon, votre marque fait que...
12:00Celui qui vous regarde dit,
12:01non, non, mais il a plein de choses,
12:02il ne va pas le faire, il ne faut pas faire peur.
12:04C'est vrai, mais...
12:04Il va parler de quoi ?
12:05Ils vont parler de quoi ?
12:06Non, mais attendez, allons jusqu'au bout,
12:07c'est très important.
12:08Donc, ils vont être gentils dans les paroles.
12:11Ils vont aimer les animaux,
12:12ils vont aimer les enfants,
12:14ils vont aimer ne pas déranger les gens.
12:18Et puis, maintenant, la nouveauté au RN,
12:19on aime les Juifs, maintenant.
12:20C'est le nouveau truc.
12:21Mais, enfin, l'histoire de l'extrême droite française,
12:23ce n'est pas celle-là.
12:25Et quand Jordan Bardella dit...
12:27Et c'est pour ça que je me mettais le doigt dessus
12:28tout à l'heure, Julie Hamet, amicalement.
12:30Quand Jordan Bardella dit...
12:31Mais moi, je suis...
12:32Il a un nouveau mot, il dit...
12:33Je suis business friendly.
12:35Voilà.
12:36C'est tout jeune.
12:37Il découvre...
12:38Il n'a jamais travaillé...
12:39Enfin, vous voyez ce que je veux dire ?
12:40Il faut qu'on se raconte un peu les choses.
12:41Il a quoi ?
12:4123 ans ?
12:42Il a 30 ans.
12:43Il a 30 ans.
12:44Il aura 31 ans au printemps 2027.
12:4631 ans.
12:47C'est déjà une belle partie de la vie qui commence.
12:50Et qu'il veut être président de la République française.
12:53Bon.
12:53Et qu'il vous dit qu'il est business friendly.
12:55Il n'y a personne parmi les journalistes,
12:57le soir-là en tout cas,
12:58mais je l'ai vu à d'autres reprises,
12:59qui disent, mais attendez,
13:00vous êtes libéral.
13:03Comment vivez-vous le fait que la totalité des députés RN
13:06avec Marine Le Pen,
13:07et sous les ordres de Marine Le Pen,
13:09ont voté 40 milliards de hausses d'impôts
13:11sur les entreprises ?
13:12Alors, il vous dit, non, mais c'est les multinationales.
13:14Mais, attendez, il est business friendly,
13:16mais il ne voit pas le problème des multinationales ?
13:17Il ne voit pas les rétorsions sur les entreprises françaises ?
13:21Et ça concerne en fait toutes les entreprises.
13:23Donc, pourquoi je vous dis tout ça ?
13:25C'est parce qu'on est dans le double langage.
13:26On est dans l'hypocrisie absolue.
13:28Si nous, nous faisions ça à droite,
13:30mais on nous pulvérise d'ailleurs.
13:31On nous pulvérise d'ailleurs.
13:33Moi, j'ai une question.
13:34Vous avez évoqué effectivement deux fois
13:35un antagonisme avec le Rassemblement national,
13:38mais essentiellement porté sur des questions
13:39d'ordre budgétaire.
13:40Et vous avez rapidement parlé...
13:42C'est l'actualité.
13:43Oui, mais l'antisémitisme historique du parti,
13:45est-ce que ça fait partie justement
13:46de ce qui vous divise ?
13:47Parce que finalement, vous semblez dire
13:49qu'entre la France insoumise
13:51et le Rassemblement national,
13:53il n'y a pas vraiment de différence.
13:53Mais ce qui a structuré quand même
13:55l'histoire du Rassemblement national,
13:56c'est quand même cette histoire
13:57notamment sur les questions identitaires,
13:58les questions de racisme
13:59et les questions d'affiliation
14:01avec des partis extrêmement oppressifs
14:03à l'égard des minorités.
14:04Est-ce que ça, c'est quelque chose
14:05qui pour vous structure
14:06l'idée que vous n'allez jamais
14:08baptiser avec eux ?
14:09Ah ben, c'est un des éléments clés.
14:11Parce que je l'ai entendu très clairement.
14:13C'est pour ça que je pose la question.
14:14Bien sûr.
14:15Et j'ai beaucoup d'autres divergences.
14:17Mais comme d'ailleurs, je trouve indigne
14:19que le parti socialiste,
14:21avec l'histoire qui est la sienne,
14:23soit allé jusqu'à faire une alliance
14:25avec l'extrême gauche de Mélenchon
14:28qui renie absolument la totalité
14:30de l'ADN de l'histoire du parti socialiste
14:32en choisissant le communautarisme
14:35et malheureusement des dérives antisémites
14:38qui ont été bien souvent...
14:39Vous trouvez que c'est équivalent
14:39à la France insoumise
14:40et à l'Assemblée nationale
14:41sur ces questions-là ?
14:41Moi, je trouve que c'est équivalent.
14:43Mais je pense que c'est deux partis
14:44qui, en vrai, n'ont qu'un objectif.
14:46C'est de déstabiliser le pays.
14:48Chacun à leur manière.
14:49Moi, je combattrais avec la même force
14:51les deux, je vous le dis,
14:52mais alors très librement
14:53sur ce plateau.
14:54Justement.
14:55Et je suis désolé.
14:56Ce n'est pas aussi structurant.
14:57Ce n'est pas aussi structurant.
14:58C'est votre point de vue.
14:59Ce n'est pas le mien.
14:59Non, parce que je veux dire,
15:00c'est que de votre côté,
15:01ce qui était structurant,
15:01c'était vraiment l'antagonisme
15:03avec l'extrême droite.
15:04Il n'y avait pas un tel discours
15:05par rapport à la gauche
15:06sur les questions identitaires.
15:08On parlait de l'époque de Chirac.
15:09Ce n'est pas quelque chose
15:09qu'on entendait sur la gauche.
15:10Parce que le problème
15:11n'existait pas de la même manière.
15:13Donc vous estimez que la gauche actuelle
15:14n'est plus la même que celle d'il y a...
15:15Je considère que le Parti Socialiste
15:17a trahi son identité
15:19de parti de gouvernement.
15:20Et d'ailleurs,
15:21le comportement de M. Faure
15:22aujourd'hui est lamentable,
15:23comme d'ailleurs celui
15:24d'un Premier ministre
15:25qui lâche absolument tout,
15:26qui ne parle qu'avec M. Faure
15:28et dont la seule marque de fabrique
15:30a été l'arrêt
15:31d'une réforme majeure pour le pays
15:33qui est la réforme des retraites,
15:34qui est le honte.
15:35Et deuxièmement,
15:36les hausses d'infos
15:37mais qui n'ont aucun sens
15:39alors qu'on ne fait
15:39aucune baisse de dépense.
15:41Justement, là-dessus,
15:43la droite,
15:44dont une partie des députés
15:45a voté avec
15:47Sébastien Le Coru,
15:50notamment,
15:51et le discours
15:52qu'entretiennent certains,
15:54qui est un discours ambigu
15:55vis-à-vis de
15:56le Rassemblement National.
15:58Est-ce que ça ne vous incite pas
15:59les quelques-uns
16:00cités par Bruno
16:02et auxquels on peut peut-être
16:04ajouter Dominique de Villepin ?
16:06Je ne sais pas si vous l'ajoutez dedans.
16:08Eh bien,
16:08est-ce que ça ne vous incite pas
16:09à vous dire,
16:10parce qu'il y a des électeurs
16:11qui vous suivent
16:12et qui pensent
16:13qu'il ne faut surtout pas
16:14aller avec le Rassemblement National
16:16à faire quelque chose,
16:18si vous voyez ce que je veux dire,
16:19pour l'élection présidentielle de 2027 ?
16:21Pour être tout à fait clair avec vous,
16:23je pense qu'aujourd'hui,
16:25on n'est plus très loin
16:27d'un vrai point de rupture.
16:29Voilà.
16:29Alors,
16:29il y a les municipales,
16:30mais je pense qu'au lendemain
16:31des municipales,
16:32il va falloir clarifier tout ça.
16:33Ça veut dire quoi,
16:34clarifier, pardon ?
16:34Ça veut dire qu'il y a des gens
16:36qui, pour des raisons
16:37qui sont les leurs,
16:38vont succomber à la tentation
16:40d'aller devenir
16:42les supplétifs,
16:42parce qu'on est tout petit maintenant.
16:44Il faut arrêter de penser
16:45qu'on est un grand parti.
16:45Ça, c'est qui ?
16:46C'est Bruno Retailleau, par exemple ?
16:47Écoutez,
16:47c'est eux qui décideront.
16:49Laurent Wauquiez ?
16:49Non, mais en tout cas,
16:50c'est eux qui décideront.
16:51Enfin, excusez,
16:52quand Laurent Wauquiez dit
16:53qu'il veut travailler
16:54avec Sarah Knafo,
16:54Sarah Knafo,
16:55je suis désolé,
16:56c'est Zemmour.
16:56Zemmour,
16:57ça me droite.
16:58Bon, on peut tourner
16:59autour du pot.
17:00Enfin, il est anti-européen,
17:02il est,
17:02clairement,
17:03il y a des positions
17:04qui ne seront jamais les miennes.
17:06Et moi,
17:06j'ai totalement rompu
17:07avec Eric Zemmour
17:07depuis très très longtemps.
17:08Donc, vous avez rompu aussi
17:09avec Laurent Wauquiez,
17:10avec Bruno Retailleau ?
17:12Non, mais,
17:12encore une fois,
17:13eux,
17:14ils sont à LR,
17:15ils feront leur choix
17:15les uns et les autres.
17:16Moi, je vous dis juste une chose,
17:17c'est que je pense
17:18que nous ne sommes plus très loin
17:19d'une clarification.
17:22Et que lorsque Valérie Pécresse
17:24dit dans votre journal,
17:27je crois,
17:28lorsqu'elle dit
17:29il va falloir organiser
17:31une grande force de droite
17:33et de centre-droit
17:33avec les millions
17:35de Françaises et de Français
17:36qui ont été amenés,
17:37de droite,
17:37qui ont été amenés
17:38à voter Macron
17:39au deuxième tour
17:40de la présidentielle
17:41et qui,
17:41pour toute une série de raisons,
17:43ne seront jamais
17:43avec le Rassemblement National,
17:44il va bien falloir
17:45leur parler.
17:46Et moi,
17:47je pense qu'il doit y avoir
17:49dans ce pays,
17:50et peut-être qu'à la fin,
17:51ça peut même peut-être
17:52être une majorité,
17:53le cercle des gens raisonnables.
17:55Mais ce n'est pas déjà
17:56le macronisme, ça ?
17:57Non, mais le macronisme,
17:58je vais vous dire,
17:59le macronisme,
17:59le macronisme,
18:00c'est, en fait,
18:01c'est terminé.
18:02Et Edouard Félix,
18:02parce que je pense
18:03qu'Emmanuel Macron
18:04a fait un choix
18:06qui est totalement suicidaire,
18:08je l'ai dit
18:09à de nombreuses reprises,
18:10à la suite de cette dissolution,
18:12il est en train
18:12de couler notre pays
18:14car il est le responsable
18:15numéro un
18:16du cauchemar
18:17que nous vivons
18:18qui met à l'arrêt
18:18toute l'économie française.
18:20Les Français ne consomment plus,
18:21n'épargnent plus,
18:22n'investissent plus,
18:24le logement est à l'arrêt complet,
18:26les entreprises
18:26n'embauchent plus,
18:27nous sommes dans un système
18:28à l'arrêt complet
18:29avec des gens
18:31devenus complètement fous
18:32et qui passent leur journée
18:33à augmenter les impôts.
18:35Voilà.
18:35Dans un niveau
18:35d'instabilité dingue,
18:37nos députés LR
18:38sont devenus méconnaissables
18:40parce qu'ils ne savent plus
18:40quoi faire.
18:41Pourquoi ?
18:41Parce que d'abord,
18:42ils sont tétanisés
18:43à la menace scandaleuse
18:45qu'on leur met sur la tête
18:46de redissoudre
18:47parce que M. Macron
18:48dit « si vous ne votez pas,
18:49je vais redissoudre ».
18:50Alors là,
18:50s'il redissout,
18:51ça veut dire qu'il sera redissoudré.
18:52Est-ce que c'est vraiment
18:52ce qu'il dit Emmanuel Macron ?
18:54Il n'a pas envie
18:54de redissoudre Emmanuel Macron ?
18:56Non mais attendez,
18:58ne faites pas semblant.
18:59Il passe son temps
18:59à souffler le chaud et le froid
19:01entre deux meetings internationaux.
19:02Il va faire la leçon
19:03aux chefs d'État étrangers
19:04qui le regardent en se marrant
19:05en disant « attends,
19:05occupe-toi déjà de ton pays
19:06avant de nous faire la leçon à nous ».
19:07C'est ça qu'on vit aujourd'hui.
19:09C'est pour ceux qui sont patriotes,
19:11c'est une honte.
19:12Ma question de rupture
19:13est plus avec Macron
19:14qu'avec le macronisme.
19:15Ça veut dire plus
19:15avec ce qu'il a fait individuellement
19:16qu'avec l'idée
19:17d'un cercle déraisonnable,
19:18centriste,
19:19disant « il y a une nuance
19:20entre Macron et le macronisme ».
19:20Alors, question hyper intéressante
19:22et c'est très bien
19:23que vous réagissiez à ça.
19:24Bravo, Dylan.
19:25Non, non, pardon,
19:26je dis ça, excusez-moi.
19:27Pourquoi aller ?
19:27Non mais vous savez,
19:28je vais vous dire,
19:29on vit une période
19:29qui nécessite qu'on ait plus
19:36certitude au départ.
19:38Et donc là,
19:38même moi je vous dis,
19:40même moi je vous dis,
19:41là il faut qu'on se pose
19:42toutes les questions.
19:43Donc quel est le vrai sujet ?
19:44C'est que la faute originelle
19:45de Macron,
19:46c'est d'avoir tué
19:47les concepts
19:47que nos professeurs
19:49de sciences politiques
19:49nous ont appris
19:50il y a longtemps
19:51qui est de dire
19:51à la Ve République,
19:52le message de De Gaulle
19:53c'est de dire
19:54« jamais gouverner au centre ».
19:56Il faut être soit à droite
19:57soit à gauche
19:57pour que l'alternance
19:58se fasse entre la gauche et la droite.
20:00Si vous gouvernez au centre,
20:00vous faites de l'eau tiède
20:01et l'eau tiède,
20:02ça fait monter les extrêmes.
20:03C'est ça qu'on paye aujourd'hui.
20:04Il y a beaucoup eu l'impression
20:05que l'alternance
20:06c'était un jeu de dupe,
20:06l'UMPS,
20:07qui a aussi fait monter
20:08ce que vous appelez les extrêmes.
20:09Philippe Séguin
20:10qui disait
20:10« gauche et droite
20:11vont chez le même grossiste,
20:12l'Europe ».
20:12Donc voyez que
20:13cette alternance
20:14pour beaucoup de Français
20:15c'est une fausse alternance
20:16en vérité.
20:17C'est aussi ça
20:17qui crée cette situation.
20:18Alors là, je ne suis pas
20:18tout à fait d'accord avec vous.
20:19C'est que la raison
20:20pour laquelle l'extrême droite
20:21est montée comme elle est montée,
20:22c'est que la droite
20:23n'a pas fait son travail.
20:24Si la droite aurait dû
20:26en réalité assumer
20:27le retour d'un régalien puissant
20:29et d'une politique libérale
20:30et sociale assumée.
20:32Or, c'est vrai que ça a commencé
20:34malheureusement
20:35à beaucoup glisser
20:36à partir de ce moment-là.
20:37Entre les promesses
20:38qui ont été faites en 2007,
20:40ça a été un de mes thèmes
20:41de divergence.
20:43Il a pourtant gouverné
20:44beaucoup plus à droite
20:45que Jacques Chirac.
20:45Non, parce qu'en réalité,
20:48un jour,
20:49avec un certain nombre
20:50de mes amis,
20:50il faudra qu'on réécrive
20:51quand même cette histoire
20:52parce qu'elle a été
20:53un peu polluée
20:53par les attaques personnelles
20:55contre Chirac
20:56qui a été traité
20:57par son successeur
20:58quand même de Roi Fénéant
20:59qui est la pire des insultes
21:00et qui nous,
21:01nous avait beaucoup blessés
21:02à l'époque.
21:02Pourquoi ?
21:03Parce que quand vous faites
21:04le bilan de Chirac,
21:05vous vous rendez compte
21:05que même s'il a été
21:07très critiqué,
21:08n'empêche que
21:08un, il a rétabli
21:09l'appareil sécuritaire.
21:11Il avait à l'époque
21:11un ministre de l'Intérieur,
21:12Nicolas Sarkozy,
21:13il avait un ministre
21:13de la Justice,
21:14Dominique Perben
21:15et l'appareil sécuritaire
21:16régalien a été rétabli
21:18après les reculs
21:20de Jospin.
21:20Idem sur la défense.
21:22Nous avons, nous,
21:22rétabli les équilibres
21:23budgétaires avec mon ami
21:24Thierry Breton.
21:25On baissait les dépenses,
21:26les impôts,
21:27le déficit et la dette.
21:28Et tous ceux qui connaissent
21:28un peu les finances publiques
21:29ont bien voulu nous le reconnaître.
21:31Il a été très assumé
21:32sur une politique de la ville,
21:33je parle de Jacques Chirac
21:34avec Jean-Louis Borloo,
21:35extrêmement positive.
21:37Donc finalement,
21:37le bilan,
21:38il n'a pas été si mauvais que ça.
21:40Et derrière,
21:41Nicolas Sarkozy
21:41avait tous les outils en main
21:43pour faire,
21:44pour transformer l'essai.
21:45Il y a eu la crise financière
21:47et il s'est arrivé
21:47d'autres sujets
21:50Je voudrais juste revenir
21:51parce que vous n'avez qu'à moitié
21:52convaincu sur votre démonstration.
21:54J'y reviens
21:55autant qu'il le faut.
21:56Je reviens sur,
21:58je vous dis,
21:58il y a quand même
21:59une petite musique libérale
22:00chez Bardella.
22:01J'essaie de purger
22:02cette affaire.
22:03Allons-y.
22:03Pourquoi ?
22:04Vous regardez quand même
22:05ce qui se passe à l'étranger.
22:06Si aussi la droite
22:07et les gens de droite
22:09regardent aussi
22:09ce qui se passe en Italie
22:11avec Giorgia Meloni
22:12qui vient de l'extrême droite,
22:14qui arrive au pouvoir
22:15et qui,
22:17via des mines en mentor,
22:20Draghi et d'autres...
22:21Se centrise,
22:22se centralise.
22:22Se centrise,
22:24se centralise.
22:24Je ne sais pas comment
22:25on peut dire.
22:25En tous les cas,
22:26elle passe sous les fourches
22:27codines de l'Europe.
22:29Elle reste dans l'OTAN.
22:31Elle mène une politique
22:32monétaire conforme.
22:34Elle le régularise
22:35parce qu'elle est pour la...
22:36Elle régularise
22:36500 000 étrangers.
22:38Donc, en gros,
22:39ce que vous êtes en train
22:39de me dire...
22:39Non, mais j'essaie de comprendre.
22:41Non, mais attendez.
22:41Ce que vous êtes en train
22:42de me dire,
22:42c'est que finalement,
22:43comme Mélonie,
22:44à la minute où elle a été élue,
22:45elle a arrêté d'être
22:47d'extrême droite.
22:48Elle a régularisé
22:49des étrangers en pagaille.
22:53Elle a totalement cédé
22:55à l'Europe.
22:55Je reprends vos formules.
22:56Je dis qu'elle est absorbée
22:57par la droite.
22:58Donc, ça veut dire
22:58qu'en gros,
22:59il faut voter Le Pen
23:00pour que Le Pen
23:01ne devienne normal.
23:02Je ne dis pas ça.
23:03Il y a une petite musique
23:03libérale dans cette extrême droite
23:05qui existe
23:06et qui plaît quand même
23:07à une partie de vos électeurs.
23:09Mais Bruno, je dis,
23:10moi, c'est ce que j'appelle
23:11et c'est pour ça
23:11que je vous le redis,
23:12le double langage.
23:13C'est-à-dire qu'en réalité,
23:15moi, je note
23:15que c'est Bardella tout seul
23:16et que tous les députés
23:18qui sont censés être demain
23:20les fameux ministres
23:21de ce fameux Premier ministre.
23:22Bon, eux,
23:23ils ont tous voté
23:24les 40 milliards
23:24de hausses d'impôts.
23:25Tous.
23:26Il n'y a pas un type
23:26qui a manqué à l'appel.
23:27Les types, ils sont au garde à vous.
23:28Très bien.
23:29Super.
23:29Je dis juste
23:30qu'il y a un petit problème
23:35le trappé.
23:36Vous allez le faire
23:37les uns et les autres.
23:38À un moment ou un autre,
23:39vous vous le preniez
23:39entre quatre yeux
23:40pour lui dire
23:41M. Bardella,
23:42on sait que vous êtes
23:43un type extraordinaire.
23:44On vous a revu sur TikTok
23:45faire une démonstration
23:46en deux minutes
23:46sur comment baisser
23:47100 milliards de déficit
23:49avec la suppression totale
23:51des aides aux étrangers
23:52et à l'Europe,
23:53ce qui déjà en soi
23:53est un délire absolu.
23:54Mais personne ne l'ennuie là-dessus.
23:56On a trouvé ça merveilleux.
23:57Est-ce que vous pouvez
23:57juste nous dire
23:58si vous êtes d'accord
23:59avec les 40 milliards
24:00de hausses d'impôts
24:01de Mme Le Pen
24:02dont le rétablissement
24:03de l'éducation, etc.
24:04On a posé la question
24:04à des députés RN
24:04qu'on a eus sur ce plateau.
24:06Mais Julien,
24:06mais pas un député RN.
24:08On parle de Jordan Bardella.
24:09Je comprends que le débat,
24:11c'est que Jordan Bardella,
24:12c'est Chirac jeune.
24:13Enfin bon,
24:13je m'étouffe un peu.
24:14C'est pour ça que j'ai écrit
24:15cet éditorial.
24:17En vous disant,
24:18on se détend
24:18parce que l'histoire
24:19de Jacques Chirac,
24:20c'est des années et des années
24:21maire, député, ministre,
24:24premier ministre,
24:25élu, battu.
24:26Il a pris des coups,
24:27il en a donné
24:28et un jour,
24:28les Français ont considéré
24:29qu'il était prêt.
24:31Ça s'appelle l'expérience.
24:32Et je pense que
24:33dans la période que l'on vit,
24:35si on pouvait arrêter
24:36de choisir des gens
24:37qui ont 14 ans et demi
24:38pour gouverner le pays,
24:39franchement,
24:40ça nous ferait des racontes.
24:40Sauf que ça n'a pas l'air,
24:41et j'en reviens à cet argument,
24:42ça n'a pas l'air
24:43de perturber les Français
24:45et encore moins
24:45les électeurs de droite.
24:47On vous a sorti un sondage
24:48qui montre quand même
24:49que deux tiers
24:50des électeurs de droite
24:51sont pour cette union des droites
24:54que vous,
24:56qui vous fait peur,
24:57qui vous effraîne.
24:57Ça va même monter
24:59à 120%.
25:00Et vous savez pourquoi ?
25:02Je vais vous dire pourquoi.
25:03Parce que nous ne sommes pas
25:04en campagne
25:04et que nous n'avons pas
25:06d'offres alternatives
25:06à proposer aux gens.
25:07Donc, en réalité,
25:10le pari qu'on peut faire,
25:11c'est que peut-être
25:12que Bardella,
25:13comme il dit sur TikTok,
25:14il vit sa meilleure vie
25:15en ce moment.
25:15Vous savez pourquoi ?
25:16Parce qu'en ce moment,
25:17il n'y a personne
25:18qui le dérange.
25:19Il n'y a personne
25:20qui le dérange.
25:20Je suis souvent
25:21les favoris
25:22un an et demi avant.
25:23Ah ben voilà !
25:24Voyez que ça sert
25:25de ne plus avoir
25:2514 ans et demi.
25:26Je ne vous dis pas ça
25:26pour être désobligeant,
25:27mais ça s'appelle quoi ?
25:29Ça s'appelle un peu
25:29l'expérience.
25:30Moi, j'ai retenu une chose.
25:31Je trouve qu'avec le macronisme,
25:33qui a quand même été
25:34une approche,
25:34on a vu débarquer des types
25:35qui n'avaient jamais vu
25:37un électeur de leur vie
25:37et qui nous ont quand même
25:38expliqué la vie.
25:39Moi, je sais que personnellement,
25:40j'ai pris 2-3 leçons
25:42d'arrogance,
25:43mais big time.
25:44Vous parlez comme
25:45un vraiment jeune ce soir-là.
25:47Big time.
25:48Big time, c'est à la mode.
25:49D'abord, je suis comme tout le monde.
25:50Il y a un certain moment,
25:52j'ai eu la chance
25:53d'avoir pas mal d'enfants
25:54quand même,
25:55donc on est une grande famille,
25:56donc c'est des formules.
25:57Mais si je vous dis tout ça,
25:59c'est pourquoi ?
25:59C'est tout simplement
26:00parce qu'il y a un moment
26:01où il faut rappeler
26:02que le monde
26:03dans lequel on vit
26:04est très dangereux,
26:05en fait.
26:06On ne peut pas être juste
26:06sur les petites bulles
26:09TikTok de Jordan Bardella.
26:11Il faut regarder
26:11ce qui se passe
26:12dans le reste du monde.
26:13Vous imaginez une seconde
26:14ce que peut donner
26:15une confrontation
26:15Jordan Bardella,
26:18Donald Trump ?
26:19Jordan Bardella,
26:20Vladimir Poutine ?
26:21Vous voyez ce que je veux dire ?
26:22Je ne veux pas...
26:23Mais il a déjà répondu.
26:24Il sait que...
26:25Il a répondu qu'il était
26:27très impressionné
26:27par la grande énergie
26:28de Donald Trump.
26:30Mais ce n'est pas une réponse.
26:32Non, non, mais je plaisante.
26:32Mais vous avez raison.
26:33Vous avez tout dit.
26:34Mais vous avez tout dit.
26:35Vous voulez que je vous dise ?
26:36J'aurais été Jordan Bardella,
26:38ce que je ne peux évidemment pas être,
26:39mais j'aurais, au contraire,
26:41moi, pris très au sérieux
26:43cette question.
26:43Et j'aurais mis
26:44la gravité qui s'impose,
26:47comme je l'aurais fait
26:48avec Poutine,
26:48parce qu'ils ont
26:49deux, trois trucs
26:50sur lesquels il va bien falloir
26:51aux RN qui donnent des explications.
26:53Parce que tous les chefs
26:54d'état-major
26:54de toutes nos armes
26:56disent
26:56« Nous avons,
26:58avec la Russie,
26:59un défi majeur. »
27:00Et on va donner
27:00les clés du pays
27:02au Rassemblement National
27:04compte tenu des liens
27:04que l'on connaît
27:05avec la Russie.
27:06Mais oh...
27:06Est-ce que...
27:07Vous voyez ce que je veux dire ?
27:08C'est ces sujets-là
27:09qu'il faut poser.
27:10Mais il ne faut pas
27:10les poser une fois
27:11et se contenter
27:12de la réponse standard.
27:13Il faut la poser dix fois,
27:14comme le font
27:15les grands journalistes.
27:16Jean-François Copé,
27:16est-ce qu'il ne peut pas
27:17y avoir le retour
27:18des Chirakiens
27:19après les municipales ?
27:20Parce que si on prend
27:21tous les noms
27:22qui ont été cités,
27:23Valérie Pécresse,
27:24Dominique de Villepin,
27:26Jean-François Copé,
27:27pourquoi pas
27:28M. Perben,
27:29Gérard Larcher,
27:29Gérard Larcher,
27:32Bruno Le Maire,
27:32François Baroin.
27:33Vous n'allez pas revenir là,
27:35tous ?
27:35Parce que vous pensez
27:36tous la même chose.
27:37Écoutez,
27:38je voulais que je vous dise
27:38un truc.
27:39Moi, comme vous le savez,
27:40je fais partie des gens
27:41qui avaient vraiment été
27:42plutôt sur le reculoir.
27:44Je suis la dissolution.
27:45J'ai trouvé que c'était
27:46tellement fou de voir
27:48ce Macron.
27:50Vous avez été
27:50un des premiers à la reculoir.
27:51J'étais même le premier.
27:53Et vous la voulez toujours
27:54la démission ?
27:54De toute façon, c'est fini.
27:56Il continue de nous couler
27:58de manière programmée.
27:59Vous proposiez
28:01une démission
28:02après les municipales.
28:02Bien sûr.
28:03Mais j'avais dit
28:04qu'il faut donner le temps.
28:05C'était ça,
28:06la sagesse.
28:07C'était ça.
28:08C'était de dire
28:09voilà,
28:10on se donne six mois,
28:11les partis politiques
28:12désignent leurs candidats.
28:14Au lendemain des municipales,
28:15Emmanuel Macron démissionne,
28:16ce qui donne encore deux mois.
28:17Ça nous amenait
28:18à un mois de mai.
28:19Législatif dans la foulée
28:20pour le gagnant.
28:21Et à partir de là,
28:22c'était une autre histoire
28:23et on sauvait,
28:24on recréait une dynamique.
28:26Mais il faut
28:27qu'il trouve une sortie.
28:28Voilà.
28:29Mais ça pourrait même
28:29être un référendum.
28:30De toute façon,
28:31les gens,
28:31je vois bien un mot,
28:32ne peuvent plus le voir.
28:34Mais je n'ai jamais vu
28:35un tel rejet.
28:37Ah oui,
28:37mais non,
28:38je vais vous dire une chose.
28:39Non.
28:39Au lendemain des plus bas,
28:40je crois encore.
28:40C'est d'ailleurs la raison
28:41pour laquelle,
28:42pour moi,
28:42l'argument n'est pas de dire
28:43qu'il doit démissionner
28:44parce qu'il est impopulaire.
28:45Il doit démissionner
28:46parce que le système politique
28:47du fait de son maintien
28:48est dysfonctionnel.
28:49C'est vous qui venez de dire
28:50que les gens n'en peuvent plus.
28:50C'est vous qui brandissez
28:51l'argument.
28:51C'est parce que j'allais arriver
28:52jusqu'au bout.
28:53C'est-à-dire de dire
28:53même s'il faisait un référendum
28:55pour demander
28:55si les bouteilles d'eau minérale
28:57sont en verre,
28:58je pense que le nom
28:59l'envoie à 89%.
29:00Le rejet est absolument inimaginable.
29:04Le retour des Chirakiens.
29:05Le retour des Chirakiens.
29:07D'abord, il faut voir une chose.
29:08On parlait de popularité tout à l'heure.
29:11Moi, je pense qu'avec les années qui passent,
29:14il y a des millions de Français
29:15qui, quelque part,
29:16gardent l'image d'un président
29:19qui avait énormément de tenues,
29:21de hauteur,
29:22qui avait une connaissance du monde
29:24absolument incroyable.
29:26Et moi, j'ai eu cette chance
29:28puisque j'ai été...
29:29Vous parlez des bébés Chirac.
29:30On n'est plus des bébés,
29:31mais c'est vrai qu'il nous a coachés.
29:33Il nous a appris le métier.
29:34Moi, j'ai pris ma première leçon
29:36de porte-à-porte avec Jacques Chirac.
29:37Il m'a expliqué comment on partait
29:39à la conquête d'une circonscription de gauche
29:41parce qu'il m'avait envoyé un mot pour ça.
29:43Que de la même manière,
29:44je l'ai vu nous parler du monde.
29:46Ça, c'est une différence absolument majeure.
29:49Ces images en direct
29:50d'une action qui est en cours
29:51sont des images en ce moment
29:52à Auch dans le Gers
29:53où l'on déverse du fumier
29:55devant la préfecture.
29:58Ça n'est pas une première,
29:59si je peux me dire.
30:00Ce n'est pas une première,
30:00mais vous pensez que ça va durer ?
30:02Comment voulez-vous que je sache ?
30:03Je n'ai pas de boule de cristal.
30:05La seule chose que je veux bien,
30:06c'est la question pour faire le lien.
30:07Vous êtes mère de mots.
30:10Vous êtes proche aussi
30:11d'une partie des Français.
30:14Vous sentez un peu les choses.
30:15La vérité, c'est que
30:16si vous me demandez
30:18si ce conflit va s'arrêter demain,
30:19évidemment pas.
30:20Je pense qu'il faut un peu de temps.
30:22Il faut remettre du dialogue.
30:23Mais je pense qu'il y a un moment surtout
30:25où il faut que chacun
30:25prenne conscience du danger,
30:27je l'ai dit tout à l'heure,
30:28que représenterait le refus
30:29de prendre les dispositions
30:32qui s'imposent
30:32pour les troupeaux contaminés.
30:33Ensuite, pour le reste,
30:35la crise agricole,
30:36par filière,
30:37elle est dans certains cas
30:38absolument dramatique.
30:40Et de ce point de vue,
30:41le fait qu'il n'y ait pas de budget,
30:43met les dirigeants agricoles responsables,
30:45et en particulier des gens
30:46de la FNSEA,
30:47dans une situation intenable.
30:49Moi, j'ai l'occasion d'entendre
30:50les déclarations d'Arnaud Rousseau,
30:51que je connais le sens
30:55de la responsabilité de la mesure,
30:58qui a un discours extrêmement courageux
31:00face à des démagogues invraisemblables
31:02du côté des deux confédérations.
31:03Et surtout que là,
31:04en plus, il y a la jonction.
31:05On peut sortir entre la coordination
31:07et la confédération.
31:08Mais comme LFI et LN
31:10sur le budget à l'Assemblée nationale.
31:11Enfin, vous dites des démagogues,
31:12mais c'est aussi des gens qui souffrent.
31:14Ceux qui souffrent,
31:15excusez-moi,
31:16attendez,
31:17ceux qui souffrent,
31:18c'est les agriculteurs.
31:19Les leaders,
31:21leur rôle,
31:21quand ils sont des gens responsables,
31:23c'est de partager
31:23non seulement la souffrance,
31:25mais aussi une réflexion
31:26sur les solutions.
31:28Mais ils apportent des solutions,
31:29qui ne sont pas forcément
31:29celles qui sont brandies
31:30par le gouvernement,
31:31mais ils apportent des solutions.
31:32On a l'impression
31:32que quand on n'est pas d'accord
31:33avec vous,
31:33on est responsable.
31:34Non, mais vous savez très bien
31:35de quoi je veux parler.
31:37Faisons pas...
31:37Non, mais écoutez,
31:38faisons pas semblant.
31:39Les problèmes sont atrocement difficiles.
31:41Il nous faut faire des choix.
31:42Ils sont tous des choix difficiles
31:43dans lesquels il y a à chaque fois
31:44des avantages et des inconvénients.
31:46Tout refuser n'est pas responsable.
31:49Tout à l'heure,
31:50on a entendu un exploitant
31:51qui disait qu'il pouvait s'inspirer
31:53de ce qui avait été fait
31:53à la Réunion.
31:54Il se trouve que ce virus
31:55est né en Afrique
31:56et que la Réunion
31:57est proche de l'Afrique.
31:57Donc, ils ont été affectés
31:58plutôt que dans le territoire européen.
32:01Donc, peut-être qu'ils ont
32:02des alternatives à proposer
32:03depuis le terrain
32:04qui a intérêt...
32:05C'est ce qu'il disait.
32:06En tout cas, il expliquait
32:06qu'à la Réunion,
32:08on avait d'autres méthodes
32:09qui avaient donné lieu
32:10à la mort de moins de bovins.
32:12Donc, peut-être qu'on peut aussi
32:12les entendre
32:13et pas considérer
32:13qu'ils sont tous des idéologues
32:14complètement farfelus.
32:16Non, mais là, vous déformez.
32:18Vous savez très bien...
32:19Ce n'est pas très loin
32:20de ce que vous avez dit.
32:20Non, c'est très loin
32:21de ce que j'ai dit.
32:21Vous avez dit qu'il n'avait pas de râle.
32:23Je n'ai jamais parlé de farfelus.
32:24Je pense que les idéologues
32:25sont des gens
32:25qui ne sont pas farfelus.
32:26Ce sont des gens dangereux
32:27et qui instrumentalisent...
32:29Ce n'est pas bien mieux.
32:30Qui instrumentalisent...
32:31Non, ce n'est pas la même chose.
32:32Ce n'est pas mieux.
32:33Non, non.
32:34Je suis désolé.
32:35Les mots ont un sens.
32:36Des idéologues
32:37qui instrumentalisent
32:38la colère et l'inquiétude
32:40de dizaines de milliers
32:43d'agriculteurs
32:43qui, aujourd'hui,
32:44ont des grandes inquiétudes
32:46par rapport à l'avenir
32:47de leur profession.
32:48Mais par rapport à ça,
32:49je pense qu'il faut
32:50un discours
32:50qui soit de vérité,
32:51de responsabilité
32:52et qui les associe
32:53à tout cela.
32:54Mais qui ne les associe pas
32:55en leur racontant
32:56des choses qui sont fausses.
32:57Et c'est ça, notre sujet.
32:58Lorsque vous avez...
32:59Toutes les études
33:00l'ont confirmé.
33:01Je les ai lues comme vous.
33:03Lorsque vous avez,
33:05avec ce virus,
33:05un animal
33:07qui est touché,
33:09le risque,
33:10c'est la contamination
33:10sur l'ensemble
33:11du troupeau
33:12et de tous les autres.
33:14Donc ce sujet-là
33:14ne peut être traité
33:16hélas que par un abattage.
33:17Et Annie Gennevar
33:18propose aujourd'hui
33:18un dialogue
33:19entre les scientifiques,
33:20les vétérinaires...
33:20Mais oui !
33:21Il faut que ce dialogue
33:22il ait lieu
33:22pour que l'on ne pense pas
33:23que c'est une invention
33:24du gouvernement.
33:25Nous vivons dans un monde
33:26où, malheureusement,
33:27les fake news,
33:28on l'a vu pendant le Covid,
33:29ont donné au professeur Raoult
33:31une importance scandaleuse.
33:33Je crois que le président
33:34de la République
33:34est allé le voir.
33:35Mais Yves Tréa,
33:36vous en souriez aujourd'hui,
33:37mais moi,
33:38c'est une honte
33:39ce qui s'est passé.
33:40Une honte !
33:41Avoir fait croire
33:42qu'on pouvait faire
33:42une expérimentation
33:43sur 30 patients.
33:44Enfin, pardon,
33:45je ne suis pas médecin,
33:46mais il se trouve
33:47que je suis fils de médecin
33:48et que mon père
33:49a fait beaucoup
33:49d'expérimentations.
33:50J'ai vécu dans ce monde-là.
33:52Je savais depuis très longtemps
33:53que c'était
33:54une imposture intellectuelle.
33:56Donc sur ces sujets,
33:57je suis quand même obligé
33:58de vous dire
33:58qu'il y a un moment
33:59où le rôle des partis
34:00de gouvernement
34:00est de reprendre la main.
34:02C'est ce que j'appelle
34:05du raisonnable
34:06face à ces folies
34:07parce que le pays,
34:08il est aujourd'hui menacé
34:09par des troubles internationaux.
34:11Donc nous devons
34:11nous ressaisir.
34:12Et c'est ce que les Français
34:13attendent,
34:14contrairement à ce qu'on raconte.
34:15Action donc en cours
34:16devant la préfecture
34:17du Gersa-Hoche,
34:19du fumier
34:20qui est en train
34:21d'être déversé.
34:22Ce sont des images
34:23en direct.
34:24Je voulais quand même,
34:25puisqu'on a commencé
34:26en parlant de Nicolas Sarkozy,
34:28vous n'êtes absolument
34:28pas d'accord
34:29avec son analyse,
34:29la comparaison
34:30Jordan Bardella
34:31et Jacques Chirac.
34:34Nicolas Sarkozy
34:35qui fait un carton
34:36avec son livre
34:37qui est en train
34:38de devenir
34:38une sorte de best-seller
34:39de fin d'année.
34:4098 610 exemplaires vendus
34:45quelques jours seulement
34:46après sa sortie
34:47en librairie.
34:47On a fait un petit comparatif
34:48avec d'autres politiques
34:50qui vendent plutôt bien.
34:52Éric Zemmour,
34:54par exemple,
34:55qui lui est à 45 000
34:56depuis le mois d'octobre.
34:57Jordan Bardella
34:58à 57 000.
34:59Il est quasiment
34:59à 100 000,
35:00Nicolas Sarkozy.
35:01Ça veut quand même dire
35:02que sa voix,
35:03elle porte toujours.
35:05Bien sûr,
35:06c'est tout à fait normal.
35:07Il a été président
35:07de la République,
35:08c'est une personnalité
35:09très importante.
35:11Et donc sa voix
35:11porte, bien sûr.
35:12Et c'est pour ça
35:13que les propos
35:13qu'il tient
35:14sont importants.
35:15Et c'est pour ça
35:15qu'avec un certain nombre
35:18d'entre nous,
35:18on s'est dit
35:19qu'on ne pouvait pas
35:20cautionner cette décision
35:22qui, de notre point de vue,
35:23est une rupture
35:24avec, je le répète,
35:27avec le gaullisme,
35:28avec le chiracisme,
35:28parler de l'union des droites.
35:29Et avec le sarkozyisme,
35:30c'est tout l'inverse
35:31de ce qu'est notre histoire.
35:32Alors s'il se renie,
35:34il joue à quoi ?
35:35Pourquoi il le fait ?
35:35Attendez, alors écoutez,
35:36moi je suis tout sauf
35:38le bon interlocuteur
35:39pour vous parler de ça.
35:39Vous n'avez plus aucun contact
35:40avec Nicolas Sarkozy ?
35:41Enfin écoutez,
35:42on ne s'était pas vu
35:43depuis des années
35:43parce qu'effectivement
35:44nous avions beaucoup
35:46de différents ensemble.
35:49Et on s'est revus
35:50il y a 6 ou 7 mois.
35:52On ne s'était pas revus
35:53effectivement
35:53depuis toutes ces années.
35:54et c'était une manière
35:56finalement un peu
35:57de se tourner cette page.
36:00Mais pour autant,
36:01jamais je cautionnerais
36:03un discours
36:04qui vise à faire croire
36:06que le salut de la France
36:08est dans une alliance
36:10de ce qui reste de LR,
36:11c'est-à-dire très peu de choses,
36:13avec le parti
36:13du Rassemblement National.
36:15Enfin encore une fois,
36:16que ceux qui veulent le faire
36:17le fassent,
36:18j'ai pas de sujet.
36:20Qu'ils le fassent.
36:21Mais je n'en serai jamais.
36:22Et même si nous devions être
36:24très très peu nombreux
36:25à le refuser,
36:27j'en serai toujours.
36:28Parce qu'il y a un moment
36:29dans la vie
36:30où il faut dire les choses.
36:31On ne peut pas
36:32faire des alliances
36:33qui sont contre nature.
36:34Parce que si on le fait,
36:36on le paye un jour.
36:38Et qui pour mener alors,
36:39puisque la politique
36:40c'est quand même
36:41une histoire de personnalité.
36:42Et de chef.
36:43Et de chef.
36:44Qui pour cheffer
36:45ce groupe
36:46de chiraciens ?
36:49On parle beaucoup
36:49de Dominique de Villepin
36:50qui a l'air de vouloir
36:51se lancer pour 2027.
36:52Est-ce qu'il serait
36:52un bon leader
36:53pour cette droite-là
36:54dont vous parlez ?
36:54D'abord,
36:56il y aura quand même
36:56quelques petits sujets
36:57à clarifier quand même
36:58en ce qui le concerne.
36:59Lesquels ?
37:01Bah écoutez,
37:01je ne sais pas,
37:02chez l'activité.
37:04Non, non, non,
37:04ça c'est autre chose.
37:05Non, non,
37:06je parlais des interrogations
37:08qu'il avait pu exprimer
37:09soit sur la politique étrangère,
37:11soit sur la fiscalité également.
37:15Donc il y aura des sujets.
37:16Bon, en même temps,
37:16je pense qu'il faut parler
37:17à tout le monde en ce moment.
37:19Et écouter les uns et les autres.
37:21Donc Dominique de Villepin,
37:22pourquoi pas ?
37:23Non, mais donc,
37:23attendez,
37:23non, non, attendez,
37:24non, mais partons pas là-dessus.
37:25Je vous promets,
37:26vous savez,
37:26vous me connaissez,
37:27le jour où j'aurai des trucs
37:28à dire sur ce sujet,
37:29il n'y a aucun problème.
37:31Et puis vous me challengerez,
37:32comme ça je pourrais comparer
37:34avec ceux qui ne sont pas challengés.
37:36Mais non,
37:37mais plus sérieusement,
37:38c'est pas l'heure aujourd'hui.
37:39Aujourd'hui déjà,
37:40on est en train de constater
37:41qu'il y a un certain nombre
37:42de personnalités politiques
37:44à droite qui disent
37:45on ne fera jamais,
37:46jamais l'alliance
37:46avec le Rassemblement National.
37:47Alors je sais que ça déçoit,
37:50mais moi je pense
37:50qu'il y a un discours à tenir
37:51dans de très nombreux domaines
37:53et que d'une certaine manière,
37:55le match qui consiste,
37:58je vais aller un peu vite,
37:59mais le match que je vois
38:00par exemple en ce moment
38:01entre CNews
38:02et l'audiovisuel public,
38:03voilà,
38:03c'est-à-dire d'un côté
38:04on stigmatise
38:05et de l'autre on victimise.
38:06Je trouve ça stupide en fait.
38:09Il y a du vrai dans tout
38:10et du faux dans tout ça.
38:11Je pense qu'il faut se détendre.
38:13Moi je suis maire d'une ville
38:14où je peux témoigner
38:15de réussites exceptionnelles
38:16dans nos quartiers,
38:17exceptionnelles.
38:18Pourquoi on n'en parle jamais ?
38:20Il y a des ambitions,
38:21il y a des projets
38:22de nos concitoyens
38:24qui peuvent être
38:25de confession musulmane ou pas,
38:27d'origine d'Afrique du Nord ou pas
38:28et qui ont juste envie
38:30de s'en sortir.
38:31Ils sont plus nombreux
38:31qu'on ne le croit.
38:32À partir de quand
38:33on va les valoriser ?
38:34Vous voyez ce que je veux dire ?
38:35Ça s'appelle la polarisation.
38:36Je ne dis donc
38:37ni les stigmatiser,
38:38ni les victimiser.
38:41Voilà.
38:41Je dis stop.
38:42On va juste parler
38:44de manière normale,
38:45banale,
38:46ordinaire
38:46de la réussite des Français.
38:48Voilà.
38:48Et en même temps
38:49on va remettre de l'ordre.
38:50Et moi je peux témoigner
38:50de la même manière qu'Amo.
38:51On assume l'ordre
38:53comme vous le savez.
38:54On a une police municipale
38:55armée très nombreuse
38:56et on a fait ce qu'il fallait faire
38:57pour que les gens s'écoutent,
38:59se parlent, se respectent
39:00sans avoir peur les uns des autres.
39:01Bon, je ne vous dis pas
39:01que c'est parfait,
39:02c'est parfait nulle part.
39:03Mais je dis juste
39:03que sur ces sujets
39:04on assume une politique
39:06d'ordre et de progrès.
39:07Voilà.
39:08Ce n'est pas grave.
39:09Ordre et progrès.
39:10Je ne vois pas l'ERN
39:10sur le progrès.
39:11Et même sur l'ordre
39:12quand vous posez
39:12deux, trois questions
39:13à Bardella
39:14sur comment il ferait
39:14en matière d'immigration
39:15et de sécurité,
39:16vous l'énervez assez vite
39:17et il vous dit
39:17écoutez, je ne vais pas recommencer,
39:18je l'ai déjà dit dix fois.
39:19Vous n'avez qu'à relire notre programme.
39:20Alors on dit
39:21ben non, on a essayé de vous lire,
39:22on n'a toujours rien compris.
39:23Il dit, c'est ma réponse.
39:24Bon, super,
39:25c'est l'avantage.
39:26Moi je me trompe
39:27sur le prix du pain au chocolat
39:28j'ai six mois de campagne de presse.
39:29Comment vous dire ?
39:30Ça vous suffit de vous ?
39:31Oui, oui, je trouve
39:32que c'est un bon comparatif.
39:34Entre l'indulgence d'un côté
39:36et l'exigence de l'autre.
39:36Est-ce que ça vous dit
39:38de rester pour les libres arbitres ?
39:40Ou vous voulez faire un don d'autre ?
39:42Non.
39:42Mais c'est sympa.
39:43Il n'y a pas de sujet
39:44qui vont vous plaire.
39:44Écoutez, je ne sais pas
39:45parce qu'un jour
39:46je regardais ma télévision
39:48et j'ai vu
39:49que l'un de mes collègues
39:50avait accepté
39:51et qu'on lui a posé
39:52une question absolument monstrueuse
39:54sur un truc
39:55sur lequel il ne savait rien.
39:56Il a donc été
39:57mais alors
39:58langue de bois
39:58au-delà de toi
39:59je me suis dit
39:59toi tu ne seras jamais ça.
40:01Jean-François Copé
40:02ça va vous intéresser.
40:03Les libres arbitres
40:04c'est tout de suite
40:04on va parler de Milléi.
40:06Ravien Milléi
40:06le président argentin.
40:09Florent Pagny
40:11qui fait l'éloge
40:12Bruno Jeudy
40:13du président argentin
40:14Ravien Milléi.
40:15Non c'est pas moi.
40:15Non c'est pas moi.
40:16Ah c'est Yves
40:17c'est vous pardon.
40:17C'est Yves
40:18qui peut faire
40:19que je le laisse à Yves.
40:21Donc qu'est-ce qu'il dit
40:22Florent Pagny ?
40:25qu'il fallait faire
40:25comme Ravien Milléi
40:27alors il faut peut-être dire
40:28ce que Ravien Milléi
40:29a fait en Argentine.
40:32Il a été élu
40:32il y a quelques mois
40:34et vous savez
40:36c'est celui
40:36qui faisait
40:37pour les téléspectateurs
40:38qui ne s'en souviennent pas
40:40qui faisait campagne
40:41avec sa tronçonneuse.
40:42Et pourquoi une tronçonneuse ?
40:43C'était pour couper
40:44dans notamment
40:46toute la fonction publique
40:48et surtout
40:48dans tous les ministères
40:49parce que je crois
40:50qu'il y avait dans son pays
40:51quelques 50 ministères
40:53et que la plupart d'entre eux
40:56ont été supprimés
40:57et qu'il a réussi
40:59une chose
40:59et c'est pour ça
41:01que Florent Pagny
41:02en parle
41:02c'est parce que
41:02je crois que Florent Pagny
41:04a une propriété
41:05en Argentine
41:06et donc il a suivi
41:08évidemment
41:09la politique
41:10qui avait été suivie
41:10qui avait été
41:11engagée par Milléi.
41:14Eh bien
41:14l'inflation
41:16qui surfait
41:17sur des chiffres
41:18indécents
41:18en Argentine
41:19a été ramenée
41:21à quelques
41:2220%
41:24je crois
41:24alors qu'elle était
41:26quasiment du quintuple
41:27quand il est arrivé
41:28au pouvoir.
41:30Néanmoins
41:30ce que je sais
41:31moi
41:32de la politique
41:34menée par Milléi
41:35c'est qu'elle évidemment
41:36elle a été
41:36une purge terrible
41:38pour énormément
41:39d'argentins
41:40mais néanmoins
41:41s'il arrive à ses fins
41:43eh bien
41:44il aura réussi
41:45son pari.
41:45Il dit
41:46il a réussi
41:46à stabiliser
41:47l'inflation
41:48il a surtout
41:49viré la moitié
41:51de ce qu'on appelle
41:51les gnocchis
41:52les employés
41:52qui venaient prendre
41:54le salaire
41:54mais qui ne venaient pas
41:55bosser
41:55il a dégagé tout le monde
41:56parce que c'était un pays
41:57qui était dans un détat
41:57c'est beaucoup de conneries
41:58sauf qu'il a réussi
41:59dans certains domaines
42:00de 70 ministères
42:01il en a fait 9
42:02en disant
42:02il n'y aura pas
42:03de voiture de fonction
42:04mais je lis précisément
42:05ce que dit
42:06Florent Pagny
42:07ni de première case
42:08vous allez prendre
42:08le bus et le métro
42:09vous allez bosser
42:09La seule chose
42:10de Milléi
42:12c'est ça qui est
42:13un peu gênant
42:14c'est cette espèce
42:15de comportement
42:17qui est un comportement
42:19un peu trumpiste
42:19d'ailleurs
42:20qui est assez désagréable
42:23il faut le lire
42:23C'est plus que désagréable
42:25il a quand même
42:27agressé verbalement
42:27des journalistes
42:28C'est un comportement
42:32qui est à condamner
42:33bien sûr
42:34Oui mais c'est pas
42:34dans les mêmes formes
42:35que ça peut se passer ici
42:37Complètement démagogique
42:38et voilà
42:40mais alors pourquoi
42:40Florent Pagny
42:41a pris cet exemple aussi
42:42il faut le savoir
42:43c'est que Florent Pagny
42:45a été victime
42:47ou victime
42:48enfin il a été poursuivi
42:49par le fils
42:50de façon assez aginue
42:51Victime
42:52On lui a juste demandé
42:55de payer ses impôts
42:56c'était pas
42:57c'était pas un tueur à gage
42:59Et donc
42:59c'est une façon
43:00de se venger aussi
43:01Oui
43:01Il faut faire comme Milléi
43:03j'en pense à Copé
43:04Bon pour le coup
43:05c'est une question
43:06hyper intéressante aussi
43:07parce qu'en fait
43:08ce qui est derrière ça
43:09me semble-t-il
43:10il y a deux sujets
43:10d'abord le premier sujet
43:11il faut essayer
43:13de se rappeler
43:14que chaque pays
43:14est singulier
43:15et comparer l'Argentine
43:17à la France
43:17c'est sympathique
43:18mais c'est totalement abstrait
43:20parce qu'en réalité
43:21l'Argentine
43:22ce sont des décennies
43:23et des décennies
43:24d'hyperinflation
43:25de niveau de dépense
43:27publique
43:27effrayante
43:28et puis d'autre part
43:30de corruption
43:31dans des proportions
43:31dont on n'a pas idée
43:32en Europe
43:33c'est quelque chose
43:33de fou
43:34et moi j'ai été
43:35ministre des finances
43:37sous Jacques Chirac
43:38j'ai été faire
43:39une visite ministérielle
43:41en Argentine
43:42à l'époque
43:43Kirchner
43:44et j'ai été absolument
43:45effaré
43:45par ce que j'ai vu
43:46donc en réalité
43:48Milléi
43:49c'est quelqu'un
43:49qui a une approche
43:51qui est ultra libérale
43:52dans un pays
43:53où le niveau
43:54de dépense publique
43:55est démentiel
43:56donc effectivement
43:56ce travail
43:57il est absolument nécessaire
43:58le fait avec son style
44:00qui est assez comique
44:01mais qui plaît
44:03qui plaît à un pays
44:04qui a toujours aimé
44:06le spectacle en politique
44:07enfin toujours
44:08mais nous il n'y avait pas
44:08la tronçonneuse
44:09c'est le pays du féronisme
44:10quand même
44:10nous il n'y avait pas
44:10la tronçonneuse
44:11mais la hache de Valérie Pécresse
44:12c'était quand même
44:13il fallait un peu
44:13un peu délaguer
44:14dans la défense publique
44:15comparer Valérie
44:16je ne la compare pas
44:18je dis qu'elle avait une hache
44:19seulement l'autre
44:19il a une tronçonneuse
44:20c'est impossible
44:22de la comparer
44:22bon après
44:23moi je pense que nous
44:26avons nous
44:26un très très gros travail
44:28c'est ce que j'allais dire
44:28bon un très gros travail
44:30mais qui n'est pas
44:30dans les mêmes proportions
44:31mais nous notre travail à faire
44:32ça s'appelle juste
44:33du courage politique
44:33mais le courage politique
44:34il faut qu'on a avec les français
44:35il faut qu'on ait un vrai échange
44:36et c'est tout le rôle
44:37d'une campagne présidentielle
44:38voilà
44:39mais en fait
44:40il faut partir
44:42pour ce qui nous concerne
44:43nous du sujet numéro 1
44:44qui est de dire aux français
44:45en fait vous avez deux problèmes
44:46vous avez un problème
44:47de pouvoir d'achat
44:48et vous avez un problème
44:49de sécurité
44:49vous avez peur
44:50pour ces deux problèmes là
44:51si on veut les régler
44:52il faut faire un contrat avec eux
44:54donc il faut leur dire
44:54écoutez
44:55on vous propose de travailler
44:56une demi-journée de plus par semaine
44:57qui sera une demi-journée
44:59survitaminée en salaire direct
45:0010-15% de plus
45:02en baissant les charges
45:03c'est un vrai effort là-dessus
45:04et en contrepartie de cela
45:06on pourra financer
45:07vous vous aurez réglé
45:08une bonne part
45:09de votre problème
45:10de pouvoir d'achat
45:11et avec la croissance
45:12on va nous financer
45:14le désendettement
45:15auquel on ajoutera
45:16la baisse des dépenses publiques
45:17et des réformes structurelles
45:19sur la fonction publique
45:20sur les retraites
45:21et puis par ailleurs
45:22on va financer la sécurité
45:23qui est aujourd'hui
45:24la priorité numéro 1
45:25donc c'est ce type de contrat
45:27qu'il faut proposer aux français
45:28ce que ne fera jamais
45:30une extrême droite
45:31qui est hyper démago
45:33parce qu'en fait
45:34madame Le Pen
45:34pourquoi elle augmente
45:35les impôts massivement
45:36pourquoi elle dit
45:37que le programme
45:38c'est juste la baisse des aides
45:39aux immigrés
45:40parce qu'elle ne veut pas dire
45:41quoi que ce soit
45:41sur les fonctionnaires
45:42dont elle pense que c'est
45:43une part de son électorat
45:44elle ne veut rien dire
45:45sur les retraites
45:45parce qu'elle pense que
45:46c'est une partie de son électorat
45:47donc en réalité
45:48on est dans le populisme pur
45:50il faut souligner
45:53il faut souligner
45:54que Mélié arrive
45:55après des décennies
45:57de populisme
45:58après des décennies
46:00de péronisme
46:01du péronisme
46:03et le péronisme
46:03et bien c'est du populisme
46:05et on est très people
46:06ce soir Bruno
46:07vous avez choisi
46:07de parler
46:08et ça ne m'étonne pas de vous
46:09d'Angélina Jolie
46:10mais c'est très sérieux
46:12elle fait la une
46:12du premier numéro
46:13de Time France
46:14et elle dévoile
46:15les cicatrices
46:16de sa double mastectomie
46:17oui je voulais d'abord
46:18saluer le numéro 1
46:20de Time France
46:21je l'ai feuilleté
46:23200 pages
46:24c'est vraiment
46:25de la très très bonne qualité
46:27avec une chouette rédaction
46:29c'est assez prometteur
46:30on verra
46:31un concurrent pour vous
46:32non c'est plutôt un concurrent
46:34pour Paris Match
46:34mon ancien magazine
46:35que pour moi
46:36moi je suis dominical
46:36c'est un peu différent
46:38c'est un trimestriel
46:39c'est intéressant
46:40c'est intéressant
46:41sur ce qui
46:42et alors
46:43dans ce premier numéro
46:45il y a des choses à lire
46:45qui sont intéressantes
46:46d'abord il y a l'intervue
46:47d'Angelina Jolie
46:48alors elle revient
46:49sur l'ablation
46:50de ses
46:51de ses
46:52des deux seins
46:532013
46:54de double ablation
46:55aussi des ovaires
46:56donc elle raconte tout ça
46:57et surtout
46:58elle va plus loin
46:58puisque
46:59on va lire un peu
47:03plus simplement
47:03ce qu'elle dit
47:04je partage ces cicatrices
47:05avec beaucoup de femmes
47:06que j'aime
47:06et je suis toujours ému
47:08lorsque je vois
47:10d'autres femmes
47:10partager les leurs
47:12et c'est une assez longue
47:13interview
47:14où elle raconte aussi
47:16j'ai partagé mon expérience
47:17c'était pour encourager
47:18des choix
47:18des choix éclairés
47:19voilà
47:20j'ai lu ça
47:21et j'ai trouvé ça
47:22intéressant
47:23sur la distance
47:24et si je vous donne
47:25deux trois autres choses
47:26à lire
47:26il y a un entretien
47:27avec l'ambassadeur
47:28des Etats-Unis
47:29en France
47:30Charles Kushner
47:31à ma connaissance
47:31c'est une de ses premières
47:32interviews
47:33il répond à Emmanuel
47:34le gendre de Donald Trump
47:35qui a rencontré
47:37Marine Le Pen récemment
47:38oui bien sûr
47:38mais il a rencontré
47:39d'autres élus
47:40mais il a posté la photo
47:40sur Twitter
47:41il rencontre beaucoup d'élus
47:41actuellement
47:42qui a fait de la prison
47:43et l'entretien est intéressant
47:45c'est une réponse
47:45à Emmanuel Macron
47:46et puis il y a aussi
47:46un formidable reportage
47:48avec l'armée ukrainienne
47:50de Stéphane Suyoran
47:51avec vraiment
47:52de magnifiques photos
47:53ça se passe dans le Donbass
47:54c'est assez stupéfiant
47:56comme reportage
47:57et la qualité des photos
47:59on rappelle un peu le time
48:01pour le coup
48:02de la grande époque
48:03et ce sera donc
48:04un trimestriel
48:05un trimestriel
48:06c'est dirigé par
48:07Elisabeth Lazare
48:07pour vous Bruno
48:09un message pour vous messieurs
48:10pour vivre vieux
48:11il faut vivre riche
48:13c'est votre libre arbitre
48:15Roquey Adialo
48:16absolument
48:16c'est l'INSEE
48:19il est bien informé
48:20c'est une étude de l'INSEE
48:21qui annonce effectivement
48:22une augmentation
48:23de l'espérance de vie
48:25de plus 0,1%
48:26donc ce qui pourrait apparaître
48:27comme une bonne nouvelle
48:28sauf qu'on constate
48:29qu'il y a une différence
48:31selon le niveau de vie
48:32et qu'il y a un écart
48:33qui se creusait
48:33entre les 5% les plus riches
48:35et les 5% les moins fortunés
48:37donc aujourd'hui
48:38selon le genre
48:39l'écart est d'autant plus grand
48:41donc entre les hommes
48:41les moins fortunés
48:42il y a un écart
48:43d'espérance de vie
48:44à la naissance
48:45de 8,7 ans
48:46pardon
48:47c'est pour les femmes
48:48et entre les hommes
48:49les plus riches
48:50et les moins riches
48:50il y a un écart
48:51de 13 ans
48:52ce qui est absolument énorme
48:54et c'est un écart
48:54qui s'est creusé
48:55au cours des dernières années
48:56alors les études
48:57l'attribuent
48:58à diverses raisons
48:59il y en a une
49:00qui serait celle
49:00liée au Covid
49:01où effectivement
49:01on avait observé
49:02des surmortalités
49:03chez les personnes
49:04qui exerçaient
49:05les métiers
49:05en première ligne
49:06les métiers de première nécessité
49:07et qui n'ont pas pu
49:08se protéger du virus
49:09puisqu'ils étaient
49:10sur le terrain du travail
49:11et puis souvent
49:12avaient accès à des soins
49:12qui étaient beaucoup plus précaires
49:13on l'associe aussi
49:14au fait que maintenant
49:15chez les personnes
49:17les plus pauvres
49:17les arbitrages de soins
49:18sont souvent
49:20deux fois plus négatifs
49:22c'est-à-dire que
49:22quand les soins
49:23sont trop chers
49:24chez les plus pauvres
49:24en fait
49:25deux fois plus souvent
49:25on renonce aux soins
49:26donc ça
49:27ça peut être aussi une cause
49:28ce que ça dit aussi
49:29c'est que
49:30depuis qu'on parle
49:31de réforme de retraite
49:31on entend beaucoup dire
49:32et je l'ai entendu ici
49:33et notamment
49:33chez Wittreyer
49:35que comme on vit plus longtemps
49:36il faut qu'on travaille plus longtemps
49:37mais qui est ce on ?
49:39En fait il y a des gens
49:39qui vivent plus longtemps
49:40et il y a des gens
49:41qui seront incités
49:41à travailler plus longtemps
49:42et donc du coup
49:42la question que ça pose
49:43c'est que des gens
49:44vivant moins longtemps
49:45vont devoir travailler plus
49:46pour financer la retraite
49:47des gens qui vont
49:47véritablement pouvoir en profiter
49:48et donc ça c'est une question
49:50pour moi
49:50qui est extrêmement importante
49:51et qui fait aussi écho
49:52à toutes les décisions budgétaires
49:54qui sont en train d'être prises
49:54donc par exemple
49:55le fait qu'on va moins
49:56rembourser
49:57les questions relatives
49:58aux affections de longue durée
49:59ça veut dire qu'il y a des gens
50:00qui seront probablement
50:01moins bien soignés
50:02qui vont peut-être
50:03vivre encore moins longtemps
50:04et donc toute cette question
50:05de l'espérance de vie
50:06qui est moins bonne
50:07quand on est plus pauvre
50:09et bien elle interroge aussi
50:11les choix qu'on fait
50:11et les choix sociaux
50:12Alors ce que je voulais dire
50:14pardon Jean-François Copier
50:15ce que je voulais dire
50:16souvent ce que je dis
50:17c'est que
50:17contrairement à ce que beaucoup pensent
50:20si on travaille
50:20et le taux d'employabilité
50:22des anciens
50:22est faible en France
50:24c'est parce que justement
50:25l'âge de la retraite
50:26est très jeune
50:27parce que plus vous reculez
50:28l'âge de la retraite
50:28Il y a un petit priorité au direct
50:30Yves, pardon
50:30On retourne devant la préfecture
50:33du Gers à Hoche
50:35C'est du Lisier-François
50:37qui est envoyé sur la façade
50:39de la préfecture
50:40Exactement
50:41Les agriculteurs
50:43Ce qui n'est pas nouveau
50:44hélas
50:44Ce qui n'est pas nouveau
50:45C'est pas une première
50:47Des manifestations agricoles
50:49mais on voit qu'ils tiennent
50:50ça fait 7 jours consécutifs
50:52que les agriculteurs
50:53sont mobilisés
50:53C'est un classique
50:55mais ils prévoient
50:56effectivement de durée
50:58Certains disent jusqu'à Noël
50:59Ils ont déjà installé
51:00le sapin sur les ronds-points
51:01D'autres jusqu'à la fin de l'année
51:04jusqu'à ce qu'ils obtiennent
51:05des réponses concrètes
51:06du gouvernement
51:08Ils protestent donc
51:10on le rappelle
51:11contre l'abattage
51:12systématique des troupeaux
51:13en cas de virus
51:14si le virus
51:15de la dermatose
51:16nodulaire contagieuse
51:17est détecté
51:19Je voulais qu'on parle
51:20aussi ce soir
51:21avec vous Dylan
51:22c'est votre choix
51:23de Dembappé
51:26Dembappé face au PSG
51:28qui l'a remporté
51:29on peut le dire
51:29et alors
51:30le club le condamne à payer
51:31non les prud'hommes
51:32ont condamné le club
51:33à payer
51:3361 millions d'euros
51:35à Dembappé
51:36Exactement
51:36c'est une immense victoire
51:37et c'est un 3-0
51:39pour Dylan Dembappé
51:40dans cette affaire
51:40parce que je pense
51:41qu'il a marqué
51:41trois buts
51:42dans ce jugement
51:43et je crois qu'on va
51:44écouter d'abord
51:44mon confrère
51:45Pierre-Olivet-sur
51:46qui a commenté
51:47sur votre plateau
51:47devant vous
51:48je crois tout à l'heure
51:49cette décision de justice
51:50aujourd'hui
51:50qui est l'avocat
51:51de Dylan Dembappé
51:51Écoutez
51:53on est évidemment satisfait
51:54ce qu'on réclamait
51:55au départ
51:56c'était 55 millions d'euros
51:58et puis évidemment
52:00dans le cadre
52:01de la négociation
52:02dans le cadre
52:03des échanges d'écriture
52:05la sauce monte
52:06monte monte
52:06mais ce que nous attendions
52:09c'était cette somme-là
52:10nous l'avons obtenue
52:12ce n'est que le respect
52:14du droit
52:14de la loi
52:15nous l'avions obtenue
52:16d'ailleurs une première fois
52:17dans les instances sportives
52:18une deuxième fois
52:19c'est une troisième fois
52:21et 1 et 2
52:21et 3-0
52:223-0 donc
52:23alors moi c'est un autre 3-0
52:25dont je vais parler
52:25alors ce qu'il ne dit pas
52:26c'est qu'il avait demandé
52:26263 millions
52:28il y a eu 61
52:28il ne s'attendait pas
52:29à avoir les 263
52:30il n'y a eu que 363 millions
52:31mais ça arrive parfois
52:32que les avocats demandent
52:33beaucoup plus
52:33que ce qu'ils espèrent
52:34véritablement
52:35en vérité c'est une victoire
52:35donc je dis
52:363-0 pour Kylian Mbappé
52:37d'abord
52:38c'est la victoire
52:39du Mercato
52:40parce que
52:41cette décision
52:42de quitter le Paris Saint-Germain
52:43avait été critiquée
52:44même juridiquement
52:45aujourd'hui ça a été antiriné
52:46il pouvait le bien faire
52:46ça c'est la première victoire
52:48de Kylian Mbappé
52:48deuxième victoire
52:49c'est la bataille
52:50de la communication
52:50qui est extrêmement importante
52:51il y a un préjudice d'image
52:52qui est très important
52:53pour le Paris Saint-Germain
52:54qui a été condamné aussi
52:56pendant un mois
52:57à mettre sur la première page
52:58de son site internet
52:59la copie de la condamnation
53:00donc en première page
53:02juste internet
53:02accessible directement
53:04à tous ceux
53:04qui vont aller
53:04sur le site du Paris Saint-Germain
53:06le préjudice d'image
53:07est énorme
53:08et Kylian Mbappé
53:09passe quand même
53:10pour une personne
53:10qu'on a voulu léser
53:12dans cette affaire
53:12donc 2-0 pour Kylian Mbappé
53:143-0 pour Kylian Mbappé
53:15pourquoi ?
53:16bien évidemment
53:16c'est la victoire financière
53:18la victoire économique
53:19avec ses 71 millions d'euros
53:21avec exécution provisoire
53:23on a beaucoup parlé
53:23d'exécution provisoire
53:24dans le domaine judiciaire
53:26mais là effectivement
53:26c'est tout de suite
53:27donc c'est évidemment
53:28très dissuasif
53:29pour un éventuel appel
53:30alors ils se réservent
53:31le droit de faire appel
53:32ils l'ont dit
53:32je pense que c'est une formule
53:34je prends mes risques
53:36je pense pas
53:37qu'ils vont faire appel
53:37parce que
53:38les délais c'est encore
53:392-3 années
53:40ça va traîner
53:41ils ont compris
53:42qu'ils ont été battus
53:43judiciairement
53:43donc le préjudice d'image
53:44va s'augmenter
53:45ils sont pas à l'abri
53:46de perdre encore plus
53:47en appel
53:48parce qu'il y a
53:49certains points
53:49sur lesquels
53:50il n'a pas obtenu
53:50gain de cause
53:51Kylian Mbappé
53:51il voulait par exemple
53:52que le CDD soit requalifié
53:53en CDI
53:53ça n'a pas été accordé
53:54la réalité c'est qu'ils étaient
53:55sûrs de perdre en fait
53:56ils étaient en vérité
53:57sûrs de perdre
53:57donc en vérité
53:583-0 pour Kylian Mbappé
53:59face au Paris Saint-Germain
54:00alors si on veut être gentil
54:01avec le Paris Saint-Germain
54:02il y a quand même
54:02un point qu'ils ont marqué
54:04avec ce départ de Kylian Mbappé
54:05où lui il a un petit peu
54:06besoin de baba
54:07c'est sur le terrain sportif
54:08où ils ont gagné
54:09la Ligue des Champions
54:09après le départ de Kylian Mbappé
54:11alors c'est pas la phase judiciaire
54:13mais en tout cas
54:14c'est peut-être leur consolation
54:15d'avoir quand même réussi
54:16à gagner ce trompé
54:16après le départ de Kylian Mbappé
54:17Jean-François Copé
54:17Je reçois un message
54:18de téléspectateurs
54:18qui dit plus de 60 millions d'euros
54:20on est dans un autre monde
54:22est-ce qu'il y a un débat moral
54:23à avoir autour
54:24de ces sommes d'argent
54:25phénoménales
54:27en l'occurrence
54:2960 millions
54:29c'est mieux que le loto ?
54:30On l'a depuis des années
54:32et en vérité
54:34je vais dire une chose horrible
54:35mais c'est la loi
54:36de l'offre et la demande
54:37ce sont des gens
54:38uniques au monde
54:39il y en a très peu
54:39et ils correspondent bien
54:41à la passion
54:43de millions
54:44et de millions
54:44de fans
54:46aussi bien dans les stades
54:47que devant leur télévision
54:49pour lequel
54:50c'est parfois même
54:51le cœur de la vie
54:52tant qu'ils sont passionnés
54:54et c'est ce qui fait
54:55la différence
54:55entre ce sport-là
54:56et d'autres
54:56où il faut bien le dire
54:57on a des vedettes
54:58extraordinaires
54:59mais qui ne gagnent
55:00pratiquement pas leur vie
55:01donc c'est assez injuste
55:03mais c'est la réalité
55:04de l'offre et de la demande
55:05dans ce qu'elle peut avoir
55:06de plus caricaturale
55:07Alors
55:07les deux tiers vont au fisc
55:09ça va pas rembourser
55:10pour en paillis
55:11mais en France
55:12là encore
55:14on est obligé de dire
55:15l'exception française
55:15c'est un peu ce que je me permettais
55:17de penser
55:18sans vouloir être désobligeant
55:19mais en réalité
55:20sur ce que vous disiez
55:21votre papier très juste
55:22sur le fait de dire
55:22qu'il y a effectivement
55:23des inégalités
55:24qui tiennent effectivement
55:25l'espérance de vie
55:26les richesses
55:27etc
55:28la seule chose
55:28comment font les autres pays
55:30en fait
55:30et que je parle des autres pays
55:32européens
55:32je parle pas
55:33qui ont des systèmes
55:34moins favorables
55:35que les nôtres
55:35et qui pour autant
55:37ont des taux de croissance
55:38des développements
55:39etc
55:39donc moi ce que je crois
55:40c'est qu'on doit être très
55:41attaché
55:42très protecteur
55:43de notre modèle social
55:44qui est formidable
55:44mais il y a
55:46des réformes à faire
55:47pour le préserver
55:48ces réformes
55:49il y aura quelques abandons
55:50quelques renoncements
55:50pour le pérenniser
55:52et c'est ce qui fait
55:53la grandeur de la France
55:54mais il faut l'assumer
55:54mais qui en paye le prix
55:55en termes d'espérance de vie
55:57tout le pays
55:58tout le pays en paye le prix
55:59quand on ne fait pas
55:59les réformes
56:00vous savez je vais vous dire
56:01une chose
56:01ne vous trompez pas
56:02quand on suspend
56:03la réforme des retraites
56:04c'est des dizaines
56:05de milliards
56:06qui vont être perdus
56:07et qui vont être payés
56:08par le contribuable
56:09et ça je suis désolé
56:10de le dire
56:10mais il y a un moment
56:11il va falloir l'assumer
56:12bon et là c'est une belle
56:13rentrée d'argent
56:14alors deux tiers
56:15qui vont au fisc
56:16il ne lui reste
56:17que d'un million d'euros
56:18c'est Pierre Olivier
56:19on ne va pas le plaindre
56:21quand même
56:22ça vous sort vous
56:23disons que
56:24ce n'est pas plus choquant
56:25qu'en réalité
56:26les rémunérations
56:27que peuvent avoir des acteurs
56:28c'est à dire que
56:28si le choc existe
56:29il est global
56:30et effectivement
56:31c'est un choc
56:31sur la répartition
56:32des richesses
56:33de manière générale
56:34mais après
56:35on ne peut pas isoler
56:35Kylian Mbappé
56:36d'un système
56:36qui est profondément
56:37injuste de toutes les façons
56:39vous êtes un fan
56:39du PSG
56:40de Kylian Mbappé
56:41moi je soutiens
56:42le CSMO
56:42madame
56:43le CSMO football
56:45d'accord
56:45c'est superbe
56:47et ça va
56:48il marche bien
56:50écoutez en tout cas
56:51moi je les soutiens
56:52et du mieux que je peux
56:54on a retrouvé
56:56leur superbe
56:57qui est la star
56:57de votre
57:00du club de mots
57:00qui est la grande star
57:02écoutez
57:03je vous ai eu
57:05il m'a menti
57:07mais non
57:07vous me parlez du CS
57:09et on n'a pas de star
57:10on a des jeunes
57:11qui sont passionnés
57:11mais citez-moi un joueur
57:13citez-moi un joueur
57:14non
57:14je ne peux pas citer personne
57:18je ne peux pas citer personne
57:19écoutez
57:20non on soutient notre club
57:21après c'est une manière
57:22pour moi
57:23de manière assez lâche
57:24d'éviter la question
57:25oui je suis un fan
57:26je suis un supporter du PSG
57:27parce que je suis francilien
57:28et que tous les franciliens
57:30soutiennent le PSG
57:30mais vous avez bien compris
57:32que notre sujet aujourd'hui
57:33n'est pas celui-là
57:33on est sur un sujet judiciaire
57:34moi je suis avocat aussi
57:36donc j'ai évidemment suivi
57:37ce dossier avec un regard d'avocat
57:38et il y avait quand même
57:39de bonne chance
57:40qu'Empa Pé gagne
57:40vous avez tout à fait raison
57:42merci
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