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  • il y a 4 semaines
Les Vraies Voix qui font rouler la France avec Alain Cadec, Sénateur des Côtes d'Armor et rapporteur de la mission d’information sur l’avenir de la filière automobile française
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##LES_VRAIES_VOIX_QUI_FONT_ROULER_LA_FRANCE-2025-12-25##

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Transcription
00:00Les vraies voies qui font rouler la France
00:03Alors que l'année 2025 touche à sa fin, on va parler d'un sujet qui concerne des dizaines de milliers de personnes,
00:12l'avenir de la filière automobile en France.
00:15Une question qui se pose quand on voit l'évolution de la production dans l'Hexagone.
00:19En 2002, année record, la France avait produit 3 283 775 véhicules.
00:27En 2024, la production a péniblement atteint les 850 000 unités.
00:33Une production divisée par 4 en 23 ans, avec toutes les conséquences en série, notamment en termes d'emploi.
00:39Le Sénat a donc fait un rapport sur l'avenir de la filière automobile.
00:43Rapport sorti il y a quelques semaines et assorti de recommandations, 18 au total.
00:49Rapport d'information intitulé « Contre un crash programmé, 18 mesures d'urgence pour l'industrie automobile française ».
00:56Alors, on se pose cette question, la filière automobile a-t-elle encore un avenir en France ?
01:00Si oui, sous quelle forme ? L'ingénierie ? La production ? Les deux ?
01:03Plein d'autres questions se posent à nous.
01:05Et on va en débattre avec notre invité du jour, Alain Cadec, sénateur LR des Côtes-d'Armor et rapporteur de cette mission d'information.
01:13Bonsoir Alain Cadec.
01:14Bonsoir.
01:15Alors, tout d'abord, comment est née cette commission ? Qui en a eu l'initiative ?
01:20C'est la commission des affaires économiques du Sénat, sous la responsabilité de Dominique Estrosi-Sasson.
01:25Et moi-même, j'ai souhaité mettre en place cette commission.
01:29Et ça a suscité, de notre part, un déplacement en Chine, puisque tout le monde nous disait
01:35« Les Chinois arrivent avec leurs automobiles, on voudrait voir un peu comment ça se passe ».
01:39Et donc, nous sommes allés en Chine, à Pékin et à Shanghai, pour visiter les constructeurs automobiles.
01:44Et là, on a été évidemment effrayés.
01:47Qu'est-ce qui vous a le plus effrayé ?
01:49L'avance technologique des Chinois.
01:53C'est fou, parce qu'il y a quelques années, on disait « Ils pompent les technologies européennes, on doit faire des transferts de technologie ».
01:58Oui, mais là, je pense qu'ils ont pris entre 10 et 15 ans d'avance sur les nouveaux véhicules,
02:05notamment les véhicules électriques, mais pas seulement.
02:07Véhicules Imeride également.
02:08Et en plus, ils ont une productivité exceptionnelle, évidemment, par rapport à nous.
02:14Et surtout, je dirais, pendant très longtemps, on a dit « Made in China, c'est nul, c'est pas bien, c'est pas de la qualité ».
02:23Ben, c'est pas vrai.
02:24C'est pas vrai, aujourd'hui, les Chinois font des voitures qui sont du niveau, aujourd'hui, des premiums allemands ou des premiums français.
02:32Donc, évidemment, ils orgnent sur le marché européen, voyant que nous, on n'avance pas beaucoup.
02:37Alors, en 2002, on va faire un petit point déjà, année record.
02:41Je le rappelle, la France avait produit 3 283 775 véhicules.
02:46En 2024, on a péniblement atteint les 850 000.
02:50En 2018, la part de marché de la production automobile française en Europe était de 12,1%.
02:55On est tombé à 7,4 en 6 ans.
02:59Comment expliquer cette dégradation alors que nous avons deux constructeurs nationaux plus un japonais qui produisent dans l'Hexagone ?
03:06Je dirais en premier lieu, d'abord, merci les japonais, parce que c'est vrai que l'usine de Valenciennes et Toyota permet de maintenir un peu un chiffre correct.
03:16Mais nos constructeurs français sont des constructeurs compétents qui essayent de faire le maximum.
03:24Mais aujourd'hui, on a un choc de compétitivité, très clairement.
03:29C'est vrai aussi que nos propres constructeurs ont fait fabriquer aussi dans d'autres pays de l'Union Européenne,
03:36qui ont des coûts moins élevés dans production.
03:39C'est vrai pour Citroën qui est allé en Espagne, à Vigo, par exemple.
03:42Oui, qui est l'une des plus grosses usines de Stellantis, d'ailleurs.
03:45C'est vrai que, oui, c'est Stellantis maintenant, mais Citroën, c'est à l'ancienne.
03:49Oui, bien sûr, mais c'est de l'usine Citroën, absolument.
03:51Ça reste Citroën.
03:51Et donc, il y en a qui sont fabriqués en Slovaquie, voire en Turquie, en dehors de l'Union Européenne,
03:58et à des coûts, évidemment, beaucoup moins élevés.
04:00On paye là le prix, en partie, il faut bien le dire, des 35 heures.
04:05– Mais alors, comment expliquer, vous parlez de la Slovaquie ou de la Turquie,
04:09alors là, c'est les Clios, par exemple, là, c'est pas Stellantis qui viennent de Turquie,
04:12ou les Twingo qui viennent de Slovénie.
04:14Aujourd'hui, l'Espagne produit le double de véhicules particuliers de la France.
04:19L'Espagne, c'est pas les salaires des pays de l'Est.
04:21Comment expliquer cette différence, alors que l'Espagne n'a pas de constructeurs locaux,
04:25à part Seat, mais qui fait partie du groupe Volkswagen,
04:28et comment expliquer qu'on soit du simple au double, on produise moitié moins que les Espagnols,
04:32qui ne vivent pas avec 300 euros par mois ?
04:34– Non, mais ils sont quand même inférieurs au coût de production des Français,
04:38et ils travaillent davantage.
04:39Ils travaillent beaucoup plus, la durée du travail de domaine d'air est plus élevée en Espagne qu'en France.
04:45Donc ça joue aussi, parce que, et je pense que c'est un élément important, essentiel même.
04:50Par ailleurs, c'est vrai que la structure de l'Espagne, la structure en région un peu fédérale,
04:59permet aussi à des États, en quelque sorte, enfin en tous les cas, je pense à la Galice notamment,
05:05de subventionner l'installation d'usines par exemple.
05:11– Oui, parce que c'est un État très décentralisé l'Espagne.
05:13– Complètement, complètement.
05:14– Ou par exemple, je ne sais pas, Nissan ou Volkswagen qui sont en Catalogne ?
05:17– C'est ça, c'est ça.
05:18– Alors, il y a quand même deux jours, on a vécu des fermetures massives d'usines en France ces dernières années.
05:23Sur les 40 dernières années, il y a eu Citroën à Levallois, Renault à Boulogne-Billoncourt,
05:27Citroën à Olday, enfin les...
05:30– Et là, il y a du chômage partiel.
05:32– Oui, bien sûr. Est-ce que c'est uniquement le coût du travail qui a causé ces fermetures ?
05:37– Pas uniquement, je pense que nos constructeurs se sont un peu endormis,
05:43se sont un peu endormis sur leur laurier, c'était un fleuron de l'industrie française, l'automobile,
05:48et ils se sont un peu endormis sans doute, notamment dans les technologies nouvelles,
05:54et donc aujourd'hui, ils payent le prix.
05:56– Alors, votre rapport s'intitule « Contre un crash programmé,
06:0118 mesures d'urgence pour l'industrie automobile française »,
06:04je rappelle que vous en êtes le rapporteur,
06:06est-ce que l'industrie automobile, et après on va analyser une partie des 18 propositions,
06:11recommandations que vous faites avec vos collègues du Sénat,
06:14est-ce qu'on risque vraiment un crash pour l'industrie automobile,
06:17sachant que c'est 350 000 salariés en France, la filière automobile ?
06:21– C'est ça, 350 000 salariés directs,
06:23mais vous rajoutez 450 000 salariés pour les équipementiers,
06:27pour la maintenance, pour les concessions, pour les garages,
06:32donc c'est considérable.
06:33– Ah, c'est énorme.
06:33– Donc ça fait en tout 800 000 emplois.
06:36Mais on n'a rien fait non plus pour sauver cette industrie,
06:40aujourd'hui, y compris les pouvoirs publics.
06:42On voit bien que la crainte qu'on peut avoir,
06:46c'est qu'on ait un scénario à la type sidérurgie…
06:51– Dans les années 80 ?
06:52– Dans les années 80.
06:52– Avec le plan assis en 84, de mémoire.
06:54– Voilà, et ça, je dirais que ça nous pend au bout du nez.
06:58Alors, les décisions européennes en plus là-dessus,
07:00c'est un drame absolu, quoi.
07:03Je pense notamment à l'interdiction de vente des voitures thermiques
07:07à partir de 2035,
07:09qui est une aberration économique,
07:11et y compris écologique d'ailleurs.
07:12– Sur laquelle ils sont en train de revenir, c'est d'ailleurs…
07:15– Alors, oui.
07:15– Oui, allez-y, oui.
07:16– Alors, bonne nouvelle, mais ça…
07:18– Oui, récente, il y a quelques jours.
07:19– On l'espérait, il y a quelques jours,
07:21puisque la Commission européenne a considéré
07:24que c'était le moment de revenir sur cette obligation,
07:28ou cette interdiction, en tous les cas,
07:31de le graduer dans le temps.
07:33Et d'essayer de favoriser,
07:35ce qui à mon avis est une bonne idée,
07:37la vente des voitures hybrides,
07:40ou ce qu'on appelle les « range extenders »,
07:43c'est-à-dire les véhicules qui ont un…
07:44les Chinois le font très bien,
07:46qui ont un petit moteur thermique
07:47qui génère de l'électricité,
07:49et qui permet aux véhicules de rouler propre.
07:51– D'accord.
07:52Et c'est donc revenu dans la dernière,
07:54mais comment expliquer,
07:55parce que c'est votre recommandation numéro 1,
07:57qui a donc été suivie,
07:59repousser l'interdiction…
08:00– Je vais d'ailleurs remercier chaleureusement
08:01Madame von der Leyen,
08:03puisque pour une fois, elle nous écoute.
08:04– Repousser l'interdiction de la vente de moteurs thermiques
08:08et confier à la Commission européenne
08:09le soin de fixer en accord avec les industriels
08:11une trajectoire dégressive soutenable
08:13pour atteindre cet objectif.
08:15Le Sénat français l'a fait,
08:16la Commission européenne a suivi,
08:18mais on a un sentiment,
08:20notamment les gens qui nous écoutent,
08:22c'est qu'on prend à Bruxelles
08:23des décisions non réfléchies,
08:25non concertées,
08:27sans études d'impact,
08:27ce qui est dingue.
08:28– Là c'est l'exemple type.
08:30Bon écoutez, j'ai eu la chance moi
08:32d'être député européen pendant 10 ans,
08:34je connais le fonctionnement de la Commission européenne,
08:36je connais le fonctionnement du Parlement européen
08:37et du Conseil,
08:39et donc on voit bien,
08:40là c'est vraiment quelque chose d'irrationnel
08:43de prendre ce type de décision.
08:44On sait qu'économiquement ça va être une catastrophe,
08:47et on y va quand même.
08:49Alors je ne parle pas des normes,
08:50parce que les véhicules européens,
08:52et français en particulier,
08:53on va vous dire, ils sont chers.
08:54Ils sont chers parce qu'ils sont beaux d'abord,
08:57ils sont bien faits,
08:58on manque de productivité,
09:00mais aussi,
09:01ils sont, comment dirais-je,
09:04pénalisés par l'accumulation des normes.
09:08Je ne sais pas si vous avez vu,
09:08mais maintenant dans les véhicules neufs,
09:10on est obligé par exemple,
09:11d'avoir quelque chose qui vous prévient
09:14quand vous approchez d'un autre véhicule,
09:16ça clignote quand il y a une portière qui est mal fermée,
09:19je veux dire,
09:20mais des tas de petits trucs qui au bout du compte...
09:22– Qui coûtent des 100 euros plus 200 euros,
09:24plus 90 euros,
09:25plus...
09:25– Et moralité,
09:27sur un véhicule qui pourrait coûter 20 000 par exemple,
09:29on arrive à 30 000 euros.
09:30– Oui,
09:31ça c'est quand même la surnorme
09:33dont on parle beaucoup également dans l'agriculture.
09:35– C'est ce qu'on appelle la surtransposition, oui.
09:37– La surtransposition.
09:38La deuxième recommandation,
09:40c'était mettre en oeuvre le principe de neutralité technologique,
09:43reconnaître en particulier le caractère de carburant neutre en carbone
09:46des biocarburants.
09:47Pourquoi est-ce qu'on n'a pas mis plus le paquet sur les biocarburants ?
09:50Je pense à un pays,
09:51on a mis des millions d'hectares en jachère,
09:54prenez un exemple comme le Brésil,
09:55où on roule à l'alcool de canne à sucre massivement depuis des années.
09:59– Mais je constate là que,
10:01justement dans les propositions de la commission,
10:03récentes, d'hier,
10:05c'est que justement,
10:07ils vont mettre l'accent sur ces biocarburants.
10:11Et il est temps de le faire en fin de compte.
10:12– Oui.
10:13– Il y a des technologies nouvelles qui permettent,
10:15par exemple,
10:16dans ma région,
10:17la Bretagne,
10:18c'est expérimental,
10:19mais de liquéfier
10:21le méthane,
10:23de la méthanisation,
10:24donc ça va être une porte,
10:26quelque part,
10:27de cercles vertueux.
10:29– Vertueux, oui.
10:30C'est de l'économie circulaire,
10:32ça c'est recyclable.
10:32– Tout à fait, tout à fait.
10:33Et on a,
10:34comme vous le disiez tout de suite,
10:35il y a des pays où ils roulent beaucoup
10:36avec ce genre de carburant.
10:39Le Brésil en est un,
10:40mais il y en a bien d'autres.
10:41– Il y a un autre élément
10:41que je voulais dire aussi,
10:42c'est que cette décision
10:44un peu aberrante
10:45de l'Union Européenne,
10:47suscitée par la Commission
10:48et validée par le Parlement Européen,
10:50d'interdire la vente
10:52des moteurs thermiques,
10:53il faut savoir quand même
10:53que c'est le seul endroit
10:56au monde
10:56où on a interdit
10:58la vente des véhicules thermiques
11:00en 2035.
11:01– Personne ne l'a fait.
11:02– Mais personne ne l'a fait.
11:03– Il y a l'Europe
11:04et la Californie.
11:06– Oui.
11:06– Point.
11:07– Qui n'est pas un État souverain.
11:08– Non, mais qui est un État
11:09qui est un État
11:10dans l'État fédéral
11:11des États-Unis,
11:12mais c'est tout.
11:14Je veux dire,
11:14pas un autre pays au monde
11:15n'a fait une chose pareille
11:16ou un groupement d'États.
11:18Donc c'est aberrant
11:20et c'était vraiment
11:20se tirer une balle dans le pied.
11:22Alors, je salue la décision
11:23de la Commission Européenne,
11:25mais qui a pris cette décision,
11:26non pas sans doute
11:27parce que le Sénat
11:28a fait un bon rapport,
11:30mais surtout
11:31parce que les Allemands
11:33ont mis la pression.
11:35– Et M. Merck
11:35a mis la pression
11:37sur l'Union Européenne
11:38et je vous rappelle quand même
11:39que la Présidente
11:40de la Commission Européenne,
11:41elle était également allemande.
11:42– Oui, Mme von der Leyen.
11:44Il y avait un autre point,
11:45le troisième,
11:46poursuivre la R&D
11:47dans le domaine
11:47des moteurs thermiques
11:48moins émetteurs de CO2.
11:50On a l'impression
11:50qu'on a renoncé
11:52au progrès technique
11:53parce que je me rappelle
11:54à l'époque,
11:55les premiers moteurs diesel,
11:56notamment sur les 504,
11:57c'était des 2,4 litres,
11:592,5 litres,
12:002,8 litres
12:00qui faisaient 50 chevaux,
12:02aujourd'hui
12:02avec 1,5 litres sur l'eau,
12:04ça fume plus noir.
12:06Est-ce qu'on a renoncé
12:07au progrès technique
12:08pour vouloir abolir le thermique ?
12:10– Dans le cadre
12:11de cette commission
12:12d'information,
12:14on a auditionné,
12:15on a fait 30 auditions,
12:1760 structures
12:18et presque 200 interlocuteurs.
12:21Et notamment,
12:22tous les grands constructeurs.
12:23Et moi,
12:23j'ai posé la question
12:24à tous les grands constructeurs,
12:25enfin tous les grands,
12:26ils ne sont pas très nombreux,
12:27mais aux grands constructeurs
12:27qu'on a auditionnés en France,
12:30il y a Renault
12:31et Stellantis,
12:33ils continuent
12:34la recherche et développement
12:36en matière thermique.
12:37Parce qu'on sait
12:37qu'aujourd'hui,
12:39on est capable
12:39de faire des petits 3 cylindres
12:42ou des voitures
12:43de 1,5 litres,
12:44de cylindrée
12:45qui ne consomment pas beaucoup
12:47et qui n'émettent
12:48quasiment rien.
12:49Ils n'émettent quasiment rien.
12:50– Et qui ont de la puissance
12:51et du couple
12:51qui permettent
12:52de transporter une famille.
12:53– Et puis,
12:54un autre élément,
12:55les véhicules électriques,
12:59100% électriques,
13:00d'abord,
13:00il faut des bornes
13:01pour les recharger.
13:02Et vous allez expliquer ça
13:03dans la ruralité.
13:06– Oui.
13:06– Eh bien,
13:06ce n'est pas gagné.
13:07– Ce n'est pas gagné.
13:08Justement,
13:08on va continuer
13:09à en discuter avec vous,
13:10Alain Cadec,
13:11dans cet entretien passionnant
13:12pour parler
13:13de ce rapport d'information
13:14contre un crash programmé.
13:1518 mesures d'urgence
13:16pour l'industrie automobile française.
13:18on se retrouve
13:18dans quelques instants.
13:21Les vraies voies
13:22qui font rouler
13:23la France.
13:25– Et ce soir,
13:26nous avons le plaisir
13:26de recevoir
13:27Alain Cadec,
13:28rapporteur du rapport
13:29d'information du Sénat
13:30contre un crash programmé.
13:3218 mesures d'urgence
13:33pour l'industrie automobile française.
13:37On continue cet entretien,
13:38Alain Cadec.
13:39Vous faites une proposition
13:40assez avec les sénateurs,
13:42assez iconoclaste.
13:43Alors, surtout,
13:44vu la religion
13:44de la Commission européenne,
13:46je cite la recommandation
13:47numéro 4,
13:48relever les droits de douane
13:50sur les véhicules électriques chinois
13:51afin de limiter drastiquement
13:53les importations
13:53et de rétablir
13:55une concurrence équitable
13:56sur le marché européen
13:57le temps que les acteurs européens
13:59se mettent à niveau.
14:00Mais c'est tout le contraire
14:01du logiciel de la Commission
14:02qui est pour le libre-échange total.
14:04– Non mais,
14:04on peut être libéral,
14:06c'est mon cas,
14:07et proposer
14:09l'instauration
14:11de droits de douane responsables.
14:12Est-ce que les Chinois
14:13se gênent, eux ?
14:14Est-ce que les Américains
14:16se gênent ?
14:16Le président Trump,
14:17c'est ce qu'il a fait.
14:17– Il les annonce
14:18en direct à la télévision en plus.
14:19– Donc, je pense que
14:21il est nécessaire
14:22pour l'Union européenne
14:23de prendre ses responsabilités
14:24et de mettre en place
14:25des barrières douanières.
14:27C'est évident.
14:28– Mais est-ce que,
14:29vous, vous avez fait un rapport
14:30sur le risque de crash
14:32de l'industrie automobile française.
14:34Est-ce que d'autres pays
14:35sont dans le même cas ?
14:36On ne l'a pas cité,
14:37mais un pays comme l'Italie,
14:38par exemple,
14:39a beaucoup souffert également
14:40son industrie automobile
14:41de la concurrence
14:42notamment chinoise.
14:43La production automobile
14:44de l'Italie
14:44a fortement baissé également.
14:46Un peu à l'image
14:47de la France, d'ailleurs.
14:48Ou alors,
14:49l'Allemagne,
14:50qui aujourd'hui
14:50a des difficultés
14:51parce qu'on voit que
14:52Ford fait à Sarlui,
14:54donc à la frontière française.
14:55Il y avait d'ailleurs
14:56des centaines de Français
14:57travailleurs frontaliers
14:58qui y travaillaient.
14:59L'usine de Cologne,
15:00toujours Ford,
15:00réduit les effectifs.
15:02Et est-ce que,
15:02le problème,
15:03il y a un risque de crash,
15:04pas seulement français,
15:05mais européen ?
15:05Ah oui, incontestablement.
15:07D'ailleurs,
15:07Volkswagen,
15:08actuellement,
15:08souffre beaucoup.
15:09Elle va sans doute
15:10être obligée
15:11de faire du chômage technique
15:12dans les mois qui viennent.
15:14C'est sans doute
15:14une des raisons
15:15pour lesquelles,
15:15d'ailleurs,
15:16la Commission européenne,
15:17sous pression allemande,
15:19a pris ces décisions-là.
15:21Parce que
15:21ce n'est pas vrai
15:22que pour la France.
15:23C'est vrai pour l'Allemagne
15:24et c'est vrai pour l'Italie
15:25qui sont les trois
15:26grands producteurs
15:29de voitures.
15:30Avec l'Espagne.
15:30Avec l'Espagne,
15:31oui,
15:31mais je veux dire
15:32avec...
15:32Des constructeurs nationaux.
15:33Des constructeurs,
15:34quoi,
15:34qui sont nationaux.
15:35Nationaux, quoi.
15:36Donc,
15:37oui,
15:38bien sûr,
15:38tout le monde est touché
15:39parce que là,
15:40actuellement,
15:40les Chinois sont en
15:42ce qu'on appelle
15:42en surcapacité.
15:43C'est-à-dire qu'ils produisent
15:45plus de voitures
15:46qu'ils n'en consomment.
15:47Je rappelle quand même
15:48qu'ils sont 1 milliard 400 millions.
15:50Oui.
15:50Et malgré ça,
15:52ils en produisent davantage.
15:53Donc,
15:54ça veut dire qu'ils sont prêts
15:55à envahir le marché européen.
15:56Ils sont prêts.
15:57Ils font des véhicules
15:58100% électriques,
15:59ils font des véhicules hybrides.
16:00Et donc,
16:03et je rappelle quand même
16:04aussi,
16:04c'est important,
16:05c'est que,
16:06s'agissant de ces deux types
16:08des véhicules,
16:09les batteries
16:10sont des batteries chinoises.
16:12Oui.
16:13Et quand bien même
16:14on fabrique des batteries,
16:15nous, en France,
16:15dans le nord de la France,
16:16avec ACC, par exemple,
16:17eh bien,
16:17les composants
16:18qui fabriquent ces batteries
16:19sont des composants chinois.
16:21Oui.
16:21Donc,
16:21on est totalement dépendant...
16:23Tributaire.
16:24Complètement dépendant des Chinois.
16:25Complètement dépendant.
16:26Alors,
16:26c'est sûr que si on met
16:27des barrières douanières,
16:28ça va coincer un peu.
16:30c'est certain,
16:30mais c'est une des solutions,
16:32en tous les cas,
16:33à envisager.
16:34Vous parlez,
16:34et ça c'est très important,
16:36la souveraineté,
16:37c'est la recommandation numéro 12,
16:39mettre en application
16:40dans les meilleurs délais
16:41la stratégie européenne
16:42sur les matériaux critiques,
16:44soutenir la création
16:45de hubs minéraux
16:46pour l'approvisionnement,
16:47le traitement
16:47et la transformation
16:48des matériaux critiques,
16:50regroupement plusieurs acteurs
16:51pour obtenir
16:51les effets d'échelle,
16:53favoriser la création
16:54d'une filière
16:54du recyclage des batteries.
16:55Est-ce que là,
16:57on n'est pas à la rue,
16:58notamment sur les terres rares
16:59dont on a besoin
17:00pour faire les batteries ?
17:01On est totalement à la rue
17:02parce qu'on est complètement
17:04dépendant,
17:04encore une fois,
17:05notamment de la Chine
17:06et d'autres pays,
17:07mais surtout de la Chine,
17:08en ce qui concerne
17:08les terres rares
17:09parce qu'ils ont
17:09beaucoup d'avance
17:10sur le fait
17:12de collectionner
17:14les terres rares,
17:14de les récolter,
17:16de les transformer,
17:17de les exploiter.
17:18Et donc,
17:19aujourd'hui,
17:19oui,
17:20on est complètement
17:21à la rue,
17:21c'est certain.
17:22D'ailleurs,
17:23tout le monde
17:23en est conscient.
17:24Maintenant,
17:24on en est conscient
17:25mais on n'a rien fait
17:26depuis dix ans.
17:27Est-ce qu'on est en retard
17:28par rapport,
17:28outre les Chinois,
17:29les Américains ?
17:30Oui,
17:31oui, bien sûr,
17:31oui,
17:32oui, bien sûr.
17:32Les Américains ont pris
17:33de l'avance là-dessus,
17:34même s'ils ont relancé
17:36leur production
17:37de véhicules thermiques
17:38puisque le président Trump
17:40est très attaché au V8.
17:41Oui.
17:43Les gros moteurs américains
17:45qui font un bruit inimitable.
17:47mais qui consomment beaucoup
17:48et qui émettent beaucoup
17:50de CO2.
17:51Donc,
17:52ce n'est pas très raisonnable.
17:54Mais,
17:54bien sûr que oui,
17:55on est dépendant de tout ça
17:57et on a besoin
17:57de prendre des mesures
17:59qui nous permettent
18:00de l'être moins
18:00et pour ça,
18:01il faut se regrouper.
18:02C'est ce qu'on propose
18:02pour être plus fort.
18:04Mais imaginons,
18:05si on avait des terres rares
18:07en France
18:07pour trouver des métaux...
18:08On en a un peu,
18:09on en a identifié.
18:10Oui.
18:10Est-ce qu'on peut les exploiter
18:11parce qu'avec toutes les mesures
18:12écologistes
18:13où on ne peut pas exploiter
18:14par exemple le gaz
18:15ou le pétrole de schiste
18:16qu'on a en quantité
18:17en France ?
18:18Est-ce qu'on a le droit
18:19de les exploiter
18:20dans l'état actuel des choses ?
18:21Il faut avoir des permis
18:23d'exploitation évidemment,
18:24des permis de recherche.
18:26Il y a des endroits
18:27qui ont été identifiés
18:28en France
18:28où il y a des terres rares.
18:29Notamment du lithium par exemple ?
18:31Oui, par exemple.
18:32Mais avant de convaincre,
18:34vous le savez très bien,
18:36nos collectifs écologistes,
18:39radicaux,
18:41ce n'est pas gagné.
18:42Oui.
18:43Mais ils ne sont peut-être pas non plus,
18:44même avec beaucoup d'efforts,
18:45possibles à convaincre.
18:49Ça me paraît impossible.
18:51Enfin, je veux dire,
18:52on n'y arrivera pas.
18:53Faire une carrière aujourd'hui
18:55en France
18:55pour récupérer des cailloux,
18:57pour faire des routes,
18:59c'est quasiment impossible.
19:00Oui.
19:00Donc, parce que tout de suite,
19:01vous avez un collectif qui se lève
19:02et qui dit non, non,
19:03parce qu'on touche à ci,
19:04on touche à ça.
19:06Moi, je suis très attaché
19:07à la préservation de la biodiversité
19:09et de la nature,
19:10mais ça ne peut pas se faire
19:12au détriment du progrès économique.
19:15Ce n'est pas possible.
19:15Sinon, on va tout perdre.
19:17Sinon, on devient un pays du tiers monde.
19:19Mais ça ne va pas tarder
19:20si ça continue comme ça.
19:21Je vous signale quand même
19:22que le PIB par habitant
19:26en Pologne
19:27va, dans moins de 5 ans,
19:29dépasser le PIB par habitant
19:31en France, quand même.
19:32Quand on se souvient
19:32où était la Pologne
19:33il y a 35 ans
19:34à la chute du mur,
19:34c'est vrai que c'est absolument
19:35terrifiant.
19:36Alors, il y a un point important.
19:38Vous avez la recommandation 14.
19:40Harmoniser les règles
19:41relatives aux aides publiques,
19:42notamment à l'investissement
19:43au sein de l'Union Européenne,
19:44et mettre en oeuvre
19:45des mesures permettant
19:46de réduire le coût
19:47du travail et de l'énergie
19:48en France.
19:49On va parler de l'Europe.
19:50Il faudrait sortir
19:50du marché européen
19:51de l'électricité
19:52qui nous emblève
19:54l'avantage du nucléaire.
19:55Mais bien sûr.
19:56Je suis aussi rapporteur
19:57sur la loi
19:59programmation de l'énergie.
20:01Et là, on se heurte
20:02au gouvernement actuellement
20:03parce que c'est vrai
20:04que dans cette proposition
20:06de loi de mon collègue
20:07Daniel Grimillet,
20:09qui en était l'auteur,
20:10on propose
20:12d'augmenter de manière
20:14importante,
20:15notre production
20:15d'électricité nucléaire,
20:17bien entendu.
20:18Je vois que
20:18Flamanville, ça y est,
20:20c'est parti,
20:20on est à 100%.
20:21On produit vraiment
20:22de l'électricité
20:23et au moins,
20:25c'est de l'électricité,
20:27comment dirais-je,
20:29on parle de...
20:29Sans CO2.
20:31Bien sûr,
20:31sans CO2.
20:33Mais on sait exactement
20:34combien on va produire
20:35et combien de temps
20:36on va produire,
20:36ce qui n'est pas le cas
20:36d'une éolienne.
20:37Bien sûr qu'il faut
20:38un mix énergétique,
20:39mais pas n'importe comment.
20:41Et pas à n'importe quel prix.
20:42Et donc,
20:44aujourd'hui,
20:44on a des coûts
20:45de production
20:46d'électricité éolienne,
20:47qui sont très très élevés
20:48par rapport au nucléaire.
20:50Donc on proposait
20:51dans cette proposition
20:53de loi
20:53de réviser tout ça.
20:55Le gouvernement
20:56ne nous entend pas
20:57et souhaite
20:58décider ça
21:00par décret.
21:01Et donc,
21:02je ne sais pas
21:02ce qui va sortir
21:03de ces décrets.
21:03Vous voulez donc,
21:04je le dis dans la deuxième partie
21:05de la recommandation,
21:06mettre en oeuvre
21:07des mesures permettant
21:07de réduire le coût du travail
21:09en France,
21:09outre l'énergie.
21:11Est-ce que c'est pour
21:12éviter de nouvelles pertes
21:13d'emplois
21:14ou est-ce qu'on pourrait
21:15recréer des usines
21:16automobiles en France ?
21:17C'est pour écoper
21:18la coque du navire
21:19ou construire un deuxième navire ?
21:20Je pense qu'il faut
21:21d'abord écoper
21:21et ensuite en construire un.
21:23Mais c'est vrai que
21:24si on limite les charges
21:26sur les entreprises,
21:27ce sera sûrement plus facile
21:28pour pouvoir s'en sortir.
21:30Aujourd'hui,
21:30en France,
21:31les entreprises
21:32sont étouffées
21:35par les taxes,
21:37par les charges.
21:37et donc il est nécessaire
21:39de limiter ces taxes.
21:41Par ailleurs,
21:41mais ça c'est important aussi,
21:43en France aujourd'hui,
21:45on ne travaille pas assez.
21:46On ne travaille pas assez,
21:47on ne travaille pas assez longtemps.
21:49Les 35 heures hebdomadaires,
21:51ça ne peut pas marcher.
21:52Il faut davantage
21:53de temps de travail.
21:55Aujourd'hui en France,
21:56l'avance est un pays
21:56qui ne produit plus
21:58ou quasiment plus,
21:59la preuve là...
22:00Le déficit commercial,
22:01100 milliards par an à peu près.
22:02Et par contre,
22:02qui consomme ?
22:03J'ai entendu des collègues élus
22:06plus près de l'Assemblée nationale
22:09d'ailleurs que du Sénat
22:10qui disaient
22:10on a le droit à la paresse.
22:13Oui.
22:13Sandrine Rousseau.
22:14Moi je veux bien la paresse,
22:15c'est Mme Rousseau en effet.
22:16Je veux bien la paresse.
22:17Mais la paresse,
22:19il faut la payer la paresse
22:20pour exister.
22:21Ou alors le niveau de vie
22:22va baisser considérablement.
22:24Alors il y a une chose importante,
22:25vous voulez encourager
22:26la production de petits véhicules
22:27accessibles sur le modèle
22:29des K-Cars japonaises.
22:30C'est quoi les K-Cars
22:32pour les auditeurs
22:32qui ne connaissent pas ?
22:32Les K-Cars sont
22:33des toutes petites voitures
22:34de 3,50 mètres.
22:35Deux places ?
22:36Deux ou quoi de places ?
22:37Mais c'est des petites voitures
22:38avec des petits moteurs.
22:40En l'occurrence
22:41des moteurs électriques,
22:42des petits moteurs électriques
22:43ou des moteurs hybrides.
22:44Et ça permet...
22:46Mais ça c'est réservé disons...
22:48Enfin, c'est réservé...
22:49C'est plutôt fléché
22:50vers la clientèle urbaine.
22:52Oui.
22:53Mais c'est vrai
22:54que ça marche très bien au Japon.
22:55Ce sont des tout petits véhicules
22:56qui ne coûtent pas trop cher.
22:58Je crois que...
23:00Je ne crois pas,
23:00je suis même sûr
23:01qu'à la fois Stellantis
23:02et Renault
23:04font de la recherche
23:05et développement
23:05dans ce sens.
23:06D'accord.
23:07Et ça pourrait être produit
23:08en France potentiellement ?
23:09Oui, bien sûr.
23:10Oui, oui, bien sûr.
23:11Et ils sont très sensibles à ça.
23:12Aujourd'hui...
23:13On voit par exemple
23:14qu'à Douai,
23:14les Renault...
23:15Enfin, Douai et Maubeuge,
23:16les R4 et les R5
23:17marchent bien
23:18et se vendent bien,
23:19a priori.
23:20Oui, enfin,
23:20elles sont quand même
23:20un peu chères encore.
23:22Le problème, c'est ça.
23:22Justement, elles se vendent bien
23:23en étant chères.
23:24On a passé les 100 R5.
23:25Mais elles sont magnifiques.
23:26C'est des véhicules...
23:28Surtout pour ceux
23:28qui ont connu
23:29les originales
23:31comme vous.
23:31Oui, tout à fait.
23:32Non, mais elles sont bien conçues,
23:34elles sont bien fabriquées.
23:35Enfin, je veux dire,
23:35c'est des beaux véhicules.
23:37Il faudrait des véhicules
23:37un peu plus simples,
23:39un peu plus spartiales.
23:40Et c'est là
23:40où ça heurte
23:41aux normes européennes.
23:43Ah oui,
23:43notamment en termes de sécurité,
23:44le nombre d'air-bass.
23:45On ne veut pas y toucher.
23:47Mais il y a des éléments
23:48qui sont vraiment
23:49des éléments de confort,
23:50en fait.
23:51Vous voulez créer,
23:52c'est dans la recommandation 18,
23:53un Airbus européen
23:54du logiciel embarqué.
23:56Est-ce que ce n'est pas
23:56la mise en mesure,
23:57en musique,
23:58d'une théorie des Japonais
24:00qui disent que maintenant,
24:01une voiture,
24:01c'est un téléphone portable
24:02avec quatre roues ?
24:04C'est complètement ça.
24:05D'ailleurs,
24:05à l'occasion de notre...
24:06Des Chinois, pardon.
24:07Pas des Japonais.
24:08À l'occasion de notre déplacement
24:11en Chine,
24:12on a notamment découvert,
24:14moi j'ai découvert,
24:15un constructeur automobile
24:16qui s'appelle Xiaomi.
24:17En fait, Xiaomi,
24:18c'est un fabricant de téléphones
24:19et qui s'est mis
24:20à faire des automobiles.
24:22Magnifique.
24:23Mais évidemment,
24:24les véhicules aujourd'hui,
24:26surtout les véhicules électriques,
24:27bien sûr,
24:28c'est un concentré d'électronique.
24:30Et voilà.
24:31Donc on a tout intérêt,
24:32nous, Européens,
24:33à se regrouper,
24:35à faire,
24:35comme on le dit
24:36dans le rapport,
24:37un Airbus
24:38de l'automobile,
24:40en fait,
24:40et de la recherche automobile
24:41dans ce cadre-là.
24:43Il nous reste une minute trente,
24:46quel est l'avenir
24:46de la filière automobile française ?
24:48On peut encore la sauver
24:49ou pas,
24:50l'Incadèque ?
24:50Écoutez,
24:51par nature,
24:51je suis un peu optimiste.
24:53Ce qui est quand même
24:53une bonne chose.
24:54Je reste optimiste,
24:55quoi qu'il arrive.
24:56Donc,
24:56c'est ce que je souhaite,
24:57en tous les cas,
24:57vivement,
24:58parce qu'après la téléphonie,
25:00après la sidérurgie,
25:02si on perd notre industrie automobile,
25:03qu'est-ce qui va nous rester ?
25:04On est en train de perdre
25:05notre agriculture.
25:06Excusez-moi,
25:07mais si on perd
25:07l'industrie automobile,
25:08on perd aussi la sidérurgie
25:09qui est le premier consommateur.
25:10Regardez en Allemagne
25:11avec la base de production
25:12qui se comporte
25:13le licenciement.
25:14Donc,
25:15il faut absolument
25:17qu'on fasse quelque chose
25:18parce que c'est...
25:19Et pour ça,
25:20j'espère que...
25:21Alors déjà,
25:21cette décision
25:22de la Commission européenne
25:23va dans le bon sens.
25:25J'ose espérer
25:25qu'ils sont en relation,
25:26je le pense,
25:27avec les industriels,
25:29avec ceux qui fabriquent
25:32des automobiles,
25:32de façon à prendre
25:33des décisions pertinentes
25:34et en collaboration
25:36avec ces gens-là,
25:37avec ces professionnels.
25:38Mais à terme,
25:39on peut espérer un rebond.
25:41Maintenant,
25:41si on regarde la situation,
25:43si on l'analyse,
25:45ça va mal.
25:46Ça va mal
25:46et on va vers le crash.
25:49Mais il faut prendre
25:50des dispositions.
25:51Mais nous avons perdu
25:52une bataille,
25:52mais peut-être pas perdu
25:53la guerre de l'automobile.
25:54Peut-être pas perdu
25:54la guerre de l'automobile.
25:55En tous les cas,
25:56je ne le souhaite pas.
25:57On ne le souhaite pas du tout,
25:58surtout sur Sud Radio
25:59qui est la radio de l'automobile.
26:00Je rappelle que vous avez
26:01une émission automobile
26:02tous les jeudis soirs,
26:03Les Vraies Voix
26:03qui font rouler la France
26:04avec Cécile de Minibus
26:06qui est en vacances
26:06et votre serviteur.
26:08Et tous les samedis
26:09avec Jean-Luc Moreau
26:10et Laurence Perrault
26:12qu'on embrasse.
26:13Ce très bon rapport,
26:14rapport d'information
26:15contre un crash programmé,
26:1618 mesures d'urgence
26:18pour l'industrie automobile française
26:19dans lequel on apprend
26:20plein de choses.
26:21Et bien à nouveau,
26:21joyeux Noël
26:22et nous,
26:22on se retrouve demain,
26:2318h,
26:24pour Les Vraies Voix.
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