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- #hdpros2we
Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche
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00:0020h06 sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pro, Judith Vintrault, Patrick Roger, Sébastien Ligné, Jules Thorez.
00:07Bonsoir à tous les quatre. L'actualité nous emmène dans l'épicentre de la mobilisation et de la colère agricole, à Cabone.
00:18On va retrouver notre envoyé spécial qui suit justement cette mobilisation, Félix Perola,
00:23puisque la colère agricole se poursuit malgré les réunions ce matin à l'Elysée entre les quatre principaux syndicats et le Premier ministre Sébastien Lecornu.
00:33Bonsoir Félix, racontez-nous.
00:38Oui, bonsoir Elliot. La mobilisation continue ici sur l'A64 à Cabone, là où les agriculteurs bloquent toujours l'autoroute.
00:49Alors, ils sont ici depuis vendredi dernier, mais la nouveauté, c'est que tout à l'heure, après l'annonce du gouvernement,
00:55des camions de CRS sont venus à proximité du blocage. Les gendarmes sont venus sur place. Ils ont discuté avec les agriculteurs.
01:04Alors, je suis avec Cédric. Cédric est membre de l'association Ultra de la 64. Cédric, le sous-préfet est venu tout à l'heure.
01:12Quelles ont été les conclusions de cette discussion ? Est-ce qu'il y aura une trêve de Noël comme le gouvernement le demande ?
01:17Ici, non. Ici, on reste. Bon, on a libéré, vous avez vu, on a libéré un peu la voie sur le côté. Mais ici, c'est pas prévu de partir.
01:27Quelles ont été les conclusions de cette discussion ? Qu'est-ce qu'il en ressort ?
01:30Oh, de continuer comme on fait jusqu'à maintenant. On dégrade pas. On le fait. Voilà, on essaie d'accueillir le mieux possible et que ça se passe surtout le mieux possible.
01:40Merci beaucoup, Cédric. Vous l'aurez compris, donc, les agriculteurs ne sont pas prêts de partir de la 64 ici, en dessous de Toulouse.
01:49Alors, juste une précision, Félix, et je présente mes excuses aux téléspectateurs, mais la connexion saute un tout petit peu.
01:56Mais c'est pas bien grave, puisqu'on a bien compris qu'il y avait autour de vous beaucoup de monde et que les agriculteurs ne comptent pas quitter les lieux.
02:03Mais l'attente qui est installée, ces dizaines de personnes que vous voyez autour de vous, vous êtes directement sur l'autoroute ?
02:09C'est ça qu'on a besoin de comprendre, peut-être ?
02:12Oui, je vous le confirme, Eliott. J'ai les pieds sur l'autoroute, là où circulent habituellement les voitures.
02:21Mais comme vous l'avez vu sur les images, il y a énormément de monde. Il n'y a pas que des agriculteurs.
02:25Ce qui ressort ici, c'est vraiment une solidarité, une fraternité, car il y a des ex-soignants, des infirmiers, des artisans qui viennent précisément sur les lieux
02:35après avoir firmi leur journée de travail pour venir en soutien aux agriculteurs, comme vous pouvez le voir sur ces images.
02:43Eh bien, écoutez, on va rester sur ces images, parce qu'effectivement, on avait du mal à comprendre.
02:49On avait l'impression d'être sur un point...
02:50Une fête de Noël ?
02:51Oui, une sorte de...
02:52C'est avant Noël, bien sûr, mais une fête de Noël avant et sur le côté.
02:57En fait, ils se sont installés, vous avez entendu le responsable des Ultra 64, ils ne sont pas prêts de quitter les lieux.
03:03Ça fait beaucoup penser aux gilets jaunes des débuts.
03:06Oui, vous avez entièrement raison.
03:07Le calme, une certaine convivialité, une solidarité, une convergence des luttes qui dépasse les agriculteurs stricto sensu.
03:17Ça fait beaucoup penser à ça.
03:18Et ce qui est intéressant, c'est que cette mobilisation agricole, elle a le soutien des Français massivement.
03:25C'est le chiffre du jour qui est sous-exploité et par les médias et par les politiques.
03:29Après, vous approuvez-vous le mouvement des agriculteurs sur ce sujet ?
03:3376% des Français répondent oui.
03:36Et à l'inverse, pensez-vous que le gouvernement est à la hauteur depuis le début de l'épidémie de dermatose nodulaire ?
03:4378% des Français répondent non, effectivement.
03:48Mais oui, et d'ailleurs, ce sont les mêmes sondages qu'on avait à l'époque des gilets jaunes, notamment sur le soutien.
03:56Et vous avez raison de le souligner.
03:58C'est vrai qu'il y a une, et c'était très bien dit en fait à l'instant, il y a une fraternité entre eux.
04:02C'est-à-dire qu'il n'y a pas que les agriculteurs qui sont là, ce sont les gens de toute la région qui viennent de l'Ariège, du Gers, etc.
04:09Et qui se sentent un peu isolés et déconnectés par rapport au reste de la France.
04:14Là, ce sont des petites exploitations, donc ils se défendent par rapport à ça.
04:18Ils ont peur d'une certaine Europe, ils ont peur de la mondialisation.
04:22Et ils viennent pour les soutenir au-delà de la dermatose, parce que ça va bien au-delà de la dermatose.
04:26Et ils n'ont pas envie de lâcher ce que disait Jérôme Bayle, que l'on a eu nous sur Sud Radio en fait aussi tout à l'heure.
04:33Il dit, on ne va pas lâcher parce que si on lâche, on ne réussira pas à remobiliser en fait de nouveau début janvier.
04:40Donc c'est pour ça qu'on veut rester, même s'il y a d'autres points où on se dit, il y aura quand même une petite trêve.
04:45Et eux là-bas, ils fonctionnent vraiment en petites tribus, les ultras de la 64, depuis maintenant deux ans.
04:53Et c'est assez authentique, je trouve, ce mouvement et sincère.
04:58Et Julien Torres ?
04:58Politiquement, je la trouve très intéressante cette séquence, parce que finalement, elle nous rappelle en effet les gilets jaunes.
05:04Elle nous rappelle ce qu'on a vécu aussi en 2024 avec la première, même si ce n'est pas vraiment la première colère des agriculteurs.
05:09Et les deux chiffres que vous avez donnés, je trouve moi que finalement ce sont les mêmes.
05:13D'un côté, on a des Français qui soutiennent massivement des agriculteurs en qui ils ont confiance et les agriculteurs qui les nourrissent.
05:21Donc il y a forcément, oui, une sorte de fraternité, une fidélité même envers les agriculteurs.
05:26Et de l'autre côté, vous avez un gouvernement, une réponse politique qui est jugée par les Français,
05:31et pas seulement par les Français, également par les journalistes, par une partie des journalistes et des éditorialistes,
05:36comme complètement déconnectés, comme complètement hors sol.
05:38Il a fallu que M. Lecornu, au bout de cinq jours, reprenne le dossier en main pour qu'enfin, il y ait des avancées extrêmement concrètes
05:44sur la vaccination massive, sur le fait qu'il y ait...
05:47La semaine dernière, on ouvrait cette émission, rappelez-vous justement, par les hélicoptères, elle est blindée.
05:52Pour les agriculteurs, j'ai entendu Maude Brejon ce matin, qui parlait de cette mobilisation comme si c'était, vous savez,
06:01le marronnier tous les hivers, les agriculteurs qui venaient, pardonnez-moi de l'expression, emmerder les Français.
06:07Mais il y a un monde qui sépare les cheminots des agriculteurs.
06:09Et Mme Brejon qui nous expliquait, nous ne tolérons plus aucune manifestation et aucun débordement.
06:15Enfin, pardon, mais...
06:16Aucun blocage.
06:16Aucun blocage. Qu'est-ce que c'est que ce ton paternaliste, en fait ?
06:19Est-ce qu'il n'y a vraiment pas d'autre priorité en ce moment pour le gouvernement que de traiter les agriculteurs de cette façon-là ?
06:25Parce que si vous continuez à les mépriser, parce que c'est ça, c'est du mépris.
06:29C'est du mépris élitiste, du mépris parisien envers les métiers de la terre.
06:33Tant que vous mépriserez ces gens-là, vous aurez la même réponse dans six mois, dans un an, avec la même colère.
06:38C'est ça qui est insupportable.
06:40C'est qu'on fait les mêmes débats, les mêmes analyses en plateau depuis des années à intervalles réguliers.
06:46Rappelez-vous des européennes où tous les candidats aux européennes nous ont expliqué que c'était la grande priorité de l'élection,
06:53qu'on allait faire une priorité agricole française, que maintenant la République ne reculerait plus,
06:58que le gouvernement serait toujours aux côtés des agriculteurs.
07:00Et en fait, plus d'un an et demi plus tard, on voit les mêmes scènes et la même colère.
07:04Et moi, ce qui me rassure honnêtement, c'est qu'on voit des agriculteurs qui n'écoutent plus les responsables syndicaux
07:09et qui n'écoutent plus la petite musique qui émane de certains responsables syndicaux,
07:12notamment M. Rousseau, pour ne pas le nommer,
07:14qui aimeraient bien finalement que ça s'arrête maintenant.
07:16Et en fait, on voit bien que...
07:17C'est pas ce qu'il a dit ce matin, M. Rousseau.
07:18Il a dit, j'attends de recevoir une lettre...
07:21Sur le Mercosur.
07:22Sur le Mercosur.
07:23Une lettre de M. Lecornu qui va nous présenter une vision de l'agriculture française.
07:28Les agriculteurs sur le terrain, ils n'en ont rien à faire de la lettre.
07:30On écoute Christian.
07:31Christian, justement, il a été interrogé par Félix, qu'on a eu en direct,
07:35parce qu'en fait, il se déplace.
07:37Vous savez, vous avez les actions excargots.
07:40Il est sur un tracteur et il a interrogé Christian.
07:43C'était cet après-midi.
07:44Mais c'est très intéressant parce que ça donne le pouls de cette mobilisation agricole
07:48et qui rassemble énormément de Français.
07:51Nous voulons juste, déjà, nous faire entendre.
07:55Je suis juste agriculteur, je suis plus éleveur.
07:57Mais on est là pour se battre parce qu'on a une maladie chez les animaux,
08:03donc les bovins.
08:05Et systématiquement, le gouvernement nous a imposé l'abattage de tout un troupeau.
08:10Quand on a seulement une bête qui est touchée dans un troupeau,
08:12il faut abattre l'intégralité du troupeau.
08:14Ça sort de question parce que ça s'appelle décimer une exploitation
08:16et c'est décimer une famille.
08:18C'est pire que ça nous enlevait un enfant.
08:20Voilà.
08:21Donc on est là pour ça.
08:22Donc on a obligation depuis ce matin par rapport à notre Premier ministre
08:26qui nous a démissionné mais qui est revenu sur sa décision.
08:29Et le Cornu 2, qu'on appelle, voilà, pour moi ça vaut zéro.
08:33Et on a été obligés de lever les barrages filtrants qu'on avait mis en place,
08:39sachant qu'on fermait quand même pas très très mal la route.
08:42Et on a décidé de faire aujourd'hui un barrage filtrant sur la route,
08:46enfin un barrage filtrant, une opération escargot.
08:48Bon, donc nous sommes partis du rond-point du Bazar qui se situe en Haute-Garonne dans le 31.
08:52Et nous allons aller vers l'autoroute de Saint-Maudin, faire le rond-point et nous allons remonter jusqu'à la maison.
08:58Je vous propose d'écouter Annie Gennevard, la ministre de l'Agriculture.
09:01Alors elle a organisé finalement une rencontre avec certains agriculteurs,
09:06je crois en exploitant de la FNSEA cet après-midi dans les Yvelines.
09:10Mais que Mme Gennevard aille sur la 64, sur l'épisode.
09:14Cela dit, elle y est allée en début de semaine.
09:16Vous plaisantez ou pas ?
09:17Elle est allée sur l'autoroute bloquée à la rencontre.
09:27Vous imaginez, ça c'est une image.
09:29Vous allez ce soir à l'improviste, vous êtes la ministre, vous y allez et vous échangez.
09:31Elle a réagi avec beaucoup de retard et dès lors que le Premier ministre reprend la main,
09:36elle est complètement déconnée.
09:37Moi je ne serai pas sur le terrain des vétérinaires, scientifiques ou encore même économiques.
09:44Je constate juste que la semaine dernière, on nous expliquait,
09:48on utilisait les mêmes éléments de langage que pendant le Covid.
09:51C'était quasiment la grande crise sanitaire historique XXL.
09:55Deux jours plus tard, on expliquait que c'était jugulé.
09:57Surtout la semaine dernière, c'était pas de campagne de vaccination massive.
10:01Bien sûr, c'est pour ça.
10:02Alors là aujourd'hui, on dit attention le blocage c'est Noël.
10:05Mais pardonnez-moi, les agriculteurs, ils souffrent déjà suffisamment pendant l'année.
10:10Ils ont eux aussi le droit d'avoir un moment.
10:13Et ils sont en train de perdre de l'argent en plus, regardez.
10:16Il y a le temps des combats.
10:20On a le droit de manifester.
10:22En revanche, pas de violence, ni à l'égard des biens, ni à l'égard des personnes.
10:26Et puis on est dans un temps très singulier qui est le temps de l'avant-Noël.
10:32Quelques jours avant Noël.
10:33J'appelle à cet apaisement.
10:36Le dialogue va se poursuivre.
10:37Le Premier ministre a dit qu'il recevrait à nouveau tous les syndicats, début janvier.
10:43Tout début janvier.
10:45Si ce projet d'accord avec le maire Cossure devait voir le jour.
10:52Tel qu'il a été signé il y a un an à Montevideo, il n'est pas acceptable.
10:56Il est inacceptable.
10:57Tout le monde l'a dit, le président de la République, le Premier ministre.
11:00Moi je l'ai répété à peu près sur tous les tons.
11:04C'est un accord d'un autre âge, c'est un accord malné, c'est un accord qui n'est pas protecteur.
11:08Donc tel qu'il est, il n'est pas possible, il n'est pas acceptable.
11:11Un certain nombre de pays sont favorables dans l'Union Européenne.
11:13Il se fait qu'on est 27.
11:14que la France, elle fait, elle porte haut et fort la résistance, mais elle n'est pas toute seule.
11:23Alors, petite parenthèse, mais je ris jaune quand j'entends la ministre de l'Agriculture nous expliquer, c'est le temps de Noël.
11:29Je vous rappelle qu'on avait un ministre de l'Éducation nationale pendant les vacances de la Toussaint,
11:33qui disait, alors on ne va pas parler des vacances de la Toussaint, chacun fait ce qu'il veut.
11:36Alors là par contre, on l'agit.
11:37C'est Noël les amis, c'est Noël, vive Noël.
11:40C'est une des phrases les plus scandaleuses que j'ai.
11:45Pourquoi ?
11:46Mais ça veut dire quoi en fait ?
11:47Ça veut dire que les agriculteurs, ils souffrent pendant 360 jours, mais que la semaine de Noël, ils ne souffrent pas.
11:53Que les gueux évitent de déranger les Français qui partent au ski, vous n'avez pas compris ?
11:56Et qu'au nom de la semaine de Noël, de la semaine des vacances, on ne devrait gêner personne.
12:01Alors après, on va nous sortir l'argument de oui, mais vous dites la même chose au moment des fêtes avec les cheminots et la SNCF.
12:06Ça n'a rien à voir.
12:06Sauf que ça n'a rien à voir. Un, les cheminots, ils n'ont pas le soutien massif des Français, premier point.
12:11Les cheminots, ils n'ont pas les mêmes conditions de travail, ils n'ont pas les mêmes contraintes, ils n'ont pas les mêmes revendications.
12:17Les cheminots, ils se battent pour travailler un petit peu moins, pour partir à la retraite un petit peu plus tôt.
12:21Les agriculteurs, ils se battent pour vivre.
12:22Il n'y a pas de rêve chez les cheminots cette année.
12:23Non, c'est vrai. Les agriculteurs, ils ne se battent pas pour...
12:25N'insultez jamais l'avenir !
12:30Les agriculteurs, ils ne se battent pas pour les 35 heures.
12:31Parce que les 35 heures, l'agriculteur, il l'a fait le mardi après-midi.
12:34Donc c'est un combat existentiel qui mène.
12:37Ce n'est pas un combat pour obtenir des tickets restaurants.
12:39Donc oui, les Français le soutiennent.
12:40La deuxième partie, c'est qu'on a un gouvernement qui est le plus faible de la Ve République.
12:44Ce n'est pas moi qui le dis, c'était Sébastien Le Corneau lorsqu'il est arrivé à Matignon.
12:48Et faible à l'échelle européenne.
12:51La déclaration de Sébastien, qui est le porte-parole adjoint du gouvernement allemand,
12:56elle veut tout dire.
12:57Il dit quoi ? Le chancelier Frédéric Merz est très satisfait.
13:00Car on ne se demande plus si l'accord sera signé.
13:02Mais quand il le sera, cela devrait se faire dans deux ou trois semaines
13:06lorsque l'Union Européenne pourra signer cet accord avec les États membres concernés.
13:11Mais rappelez-vous ce que...
13:12Je traduis.
13:12Juste cette phrase, ça veut dire, écoutez, vous Français, gouvernement français,
13:17que vous ne soyez pas contents ou non, ça ne m'intéresse pas.
13:21Pourquoi ? Parce que ça fait 25 ans en fait que c'est négocié.
13:23Et qu'aujourd'hui, vous ne pesez plus grand-chose.
13:25Voilà comment je le traduis.
13:26Peut-être que je ne parle pas très bien le langage diplomatique de Sébastien.
13:31Vous parlez super bien.
13:32Le déclassement de la France ne date pas de cette année.
13:35Ni même d'ailleurs, rendons-nous justice de la première élection d'Emmanuel Macron
13:39à la présidence de la République.
13:40On a aujourd'hui le résultat de politiques qui ne sont jamais parvenues
13:48à enrayer notre déclin économique, notre déclin industriel,
13:53la fuite en avant des dépenses publiques.
13:58Quand on est dans le rapport de force, ce qui compte, c'est la réalité des forces.
14:02Non seulement on a un gouvernement sans majorité,
14:05un président lui aussi démonétisé,
14:08mais à tissu économique, à un état économique qui fait qu'on est les derniers élus.
14:12Mais c'est surtout un langage politique incompréhensible.
14:14Judith, pardonnez-moi, à Bellem, COP30, au Brésil.
14:17En novembre, on nous disait que c'est plutôt positif.
14:21On reste prudent, mais en l'état, c'est plutôt positif.
14:24Et là, il suffit que la mobilisation reprenne,
14:28avec un mouvement qui est soutenu encore une fois par les Français.
14:30La constance d'Emmanuel Macron est plaquée sur une situation de dégradation,
14:34de déclassement permanent.
14:35Écoutez, le président de la République, c'était ce matin,
14:37et nous explique, là aussi, que c'est un accord qui n'est pas acceptable en l'état.
14:40Ah bon ?
14:41Peut-être un peu tôt, un peu tard.
14:42Sur le Mercosur, j'ai pu rappeler ce matin,
14:45comme je l'avais fait ces dernières semaines,
14:47que l'accord n'était pas acceptable en l'état,
14:50et que le compte n'y était pas
14:52quant aux conditions que nous avions toujours posées.
14:56Il était donc inconcevable que l'on cherche à forcer une décision au Conseil
15:00pour autoriser la signature de cet accord,
15:02alors que nos exigences ne sont pas encore satisfaites.
15:05Après des discussions difficiles,
15:08nous avons obtenu le report de cette décision,
15:11et donc du sommet qui était initialement prévu après-demain.
15:16Et nous devons continuer le travail qui a été engagé depuis des mois.
15:20Alors, vous dites quelque chose d'intéressant, Sébastien,
15:22c'est que finalement, le discours d'Emmanuel Macron,
15:24qu'on entend ce matin, ça fait depuis plusieurs années qu'il le dit.
15:27En tout cas, Emmanuel Macron a toujours déclaré son opposition par principe
15:31au texte du Mercosur, le problème, c'est que...
15:34Non, sur le Mercosur, il a toujours considéré que ce texte...
15:37Le volet agriculteur, le volet agriculteur.
15:38Oui, bien sûr, dans l'État, la France ne serait pas favorable,
15:41parce qu'il a toujours dit dès 2022, au moment de sa réélection.
15:44Le problème, c'est que vous pouvez vous déclarer
15:46plutôt défavorable à un contrat et à un accord pendant des mois
15:50sans rien faire à côté.
15:52Le problème, c'est que là, il agite enfin un volet politique,
15:55il répond enfin à Madem van der Leyen,
15:57quand la situation nationale l'oblige à réagir.
15:59C'est la raison pour laquelle un certain nombre d'agriculteurs
16:08veulent rester comme à carbone sur le terrain,
16:11parce qu'ils ont bien compris qu'on leur disait
16:13écoutez, on ne signe pas maintenant,
16:17donc rentrez dans les étables, etc.
16:19Sauf ce qu'ils disent, les agriculteurs,
16:22on ne veut pas être les dindons de la farce de Noël.
16:26Parce qu'ils l'ont bien compris, à travers ça, ce serait ça.
16:31C'est-à-dire, ce serait donner un petit peu de sursis,
16:33un peu de mou en fait au gouvernement,
16:35pour qu'eux rentrent, et puis derrière, il y ait une signature.
16:37Or, ils n'en veulent pas.
16:38Et puis le dossier est beaucoup plus profond,
16:40ce que l'on disait tout à l'heure, que la dermatose.
16:42Parce qu'il y a énormément de sujets derrière ça.
16:45Les céréaliers...
16:45Mais oui, les céréaliers, aujourd'hui, c'est ce qui les mobilise beaucoup.
16:50Parce qu'il y a des grands céréaliers, certes de la Beauce,
16:52mais ils perdent de l'argent.
16:533,4 millions de tonnes de maïs, le Mercosur.
16:55Ils perdent, certes, ils perdent un peu d'argent aujourd'hui,
16:57mais ils ont les reins solides.
16:58Les plus petits dans les Pyrénées, ils n'ont pas les reins solides.
17:01Et donc, aujourd'hui, ils sont obligés d'emprunter
17:03pour pouvoir faire face à leurs échéances.
17:06Donc, ce n'est pas possible.
17:07Emmanuel Macron et Annie Gennevar ne sont jamais capables
17:09de faire leur propre cas de conscience.
17:12C'est-à-dire que ce Mercosur-là, c'est la défaite de l'Union Européenne.
17:19Oui, on est incapable d'avoir un accord à 27
17:23avec les intérêts qu'on a, nous, par exemple, sur la viande bovine.
17:26Alors oui, dans ce Mercosur, la filière des vins et des spiritueux
17:30s'en sort plutôt pas mal.
17:31Le lait aussi.
17:31La filière des appellations d'origine contrôlée ou protégée
17:35s'en tire très bien.
17:36Notre industrie automobile va plutôt s'exporter.
17:39D'ailleurs, c'est intéressant de voir qu'on a voté un Green Deal,
17:41on a interdit, on est revenu là-dessus,
17:43sur l'interdiction des voitures thermiques en 2035.
17:46Mais par contre, ça ne dérange personne que depuis 25 ans,
17:48on négocie avec les pays du Mercosur pour vendre nos voitures.
17:51Donc, à un moment donné, c'est lunaire.
17:52Je veux dire que le président de la République nous explique
17:54visiblement depuis des années que...
17:56Mais c'est ce que je vous ai expliqué.
17:57C'est qu'il réaffirme son opposition, mais il ne fait jamais rien compte.
18:00C'est un président de la République qui, depuis 2017,
18:04ne jure que par l'Europe, qui est un européiste convaincu.
18:08Et aujourd'hui, toutes nos problématiques,
18:11qu'elles concernent le monde agricole,
18:12qu'elles concernent la question migratoire,
18:16la question aussi de sécurité intérieure,
18:19les questions d'industrie,
18:21ça concerne justement la perte de souveraineté
18:23avec Mme von der Leyen qui prend des décisions
18:27qui ont des conséquences sur le quotidien des Français.
18:30Sans même que Mme von der Leyen ait été, en quelque sorte,
18:34élue directement par les Européens.
18:35Bien sûr, parce qu'il y a eu un double discours d'Emmanuel Macron.
18:38C'est-à-dire que, quand il était au niveau européen,
18:41il tenait le même langage que von der Leyen.
18:43Et quand il était avec les agriculteurs,
18:45ou même face à certaines personnes ici en France,
18:48sur d'autres dossiers, il avait un autre discours.
18:50Sur l'agriculture, je ne sais pas si vous vous souvenez,
18:53Elliot, mais il y a un an et demi au Salon d'agriculture,
18:56où il est resté pendant sept heures à discuter avec les agriculteurs.
19:00Ils envisageaient de faire parler, de faire une table ronde,
19:05ou du moins une sorte de grand débat,
19:08avec les soulèvements de la terre, les écolos radicaux et les agriculteurs.
19:12Merci.
19:13Ils n'avaient pas voulu les surlacer.
19:14Grâce à M. Canfin, il nous reste une petite minute avant la publicité.
19:18Je veux remercier Charles Pousseau, qui est à la caméra,
19:21et qui nous propose cette image depuis Carbone, en Haute-Garonne.
19:26Alors, vous avez l'impression que c'est peut-être à côté d'une ferme.
19:28Non.
19:29Pour les téléspectateurs qui nous rejoignent à 20h25,
19:32c'est sur l'autoroute A64.
19:35C'est-à-dire qu'ils sont mobilisés.
19:37Ce matin, il y a eu une réunion en urgence à Matignon,
19:42avec les quatre principaux syndicats.
19:44On les entendra d'ailleurs au sortir de cette réunion.
19:46C'est très intéressant de voir la différence de discours en fonction des syndicats.
19:51Mais visiblement, ils n'ont pas été convaincus.
19:53Non.
19:53C'est un échec pour l'instant.
19:56Et ils n'ont pas envie de suivre les consignes.
19:57C'est ça qui m'interpelle le plus.
20:00C'est que là, on assiste à ce qu'on a retrouvé au début des Gilets jaunes,
20:03c'est-à-dire des mouvements citoyens
20:04qui ne veulent pas être contenus par une direction syndicale ou patronale ou politique,
20:10qui veulent être libres de leur propre manifestation et de leur propre mobilisation,
20:14et qui n'ont pas forcément envie de répondre à l'appel au calme d'un syndicat ou d'un responsable associatif.
20:19Et donc, je ne serais pas surpris si M. Rousseau reçoit sa lettre de Matignon,
20:24que les agriculteurs disent à M. Rousseau, vous êtes bien gentil, mais votre lettre, on n'en a rien à faire.
20:28On va continuer à manifester.
20:29Place au compromis.
20:30C'est profondément calme, ce qui se passe.
20:31Oui, mais vous avez compris.
20:32Place au compromis.
20:33Vous savez, c'est le discours un peu qu'on appelle au calme, on appelle à la responsabilité, à la responsabilité.
20:39À la trêve de Noël.
20:40C'était quoi la formule de Mme Brejon ce matin ?
20:43Ce n'était pas le calme, justement, c'était une autre...
20:46La stabilité, c'est nul doute.
20:47Non, non, non, c'est un terme, j'avais l'impression que c'était la professeure qui disait aux élèves dans la classe...
20:51Je ne tolèrerai pas, le gouvernement ne tolèrera pas de nouveaux blocages.
20:59Le professeur.
21:00Professeur.
21:01La publicité, on revient dans un instant.
21:03On ira voir un agriculteur bovin dans l'Aveyron.
21:06C'est intéressant.
21:07On donne la parole aux agriculteurs ce soir, à tout de suite.
21:1220h30 sur CNews, le point sur l'information avec Isabelle Piboulot.
21:15Bonsoir Isabelle.
21:18Bonsoir Elliot, bonsoir à tous.
21:20Refus d'obtempérer à Toulon.
21:22Le conducteur mis en cause mercredi soir a été placé en détention dans l'attente de son procès le 13 février.
21:28Il encourt au maximum une peine de 14 ans d'emprisonnement.
21:32Pour rappel, dans sa fuite, le chauffard de 44 ans a légèrement blessé un policier.
21:37Il répondra par ailleurs des chefs de conduite en état alcoolique.
21:40Refus de se soumettre au dépistage de stupéfiants et vole avec effraction du véhicule.
21:45Le gouvernement français fera appel de la décision du tribunal judiciaire de Paris concernant Chine.
21:51La justice a rejeté la suspension de la plateforme chinoise en France, voulue par l'État, en prenant une mesure disproportionnée.
21:59Des produits illicites vendus en ligne par Chine avaient été retirés de la vente, notamment des poupées sexuelles à l'apparence de fillettes.
22:07Un dommage grave à l'ordre public et à la protection des mineurs a été reconnu par le tribunal.
22:12Et puis, plusieurs attaques, notamment au couteau, sont à déplorer à Taïwan.
22:17Bilan, 3 morts et 5 blessés.
22:19Le suspect a lancé des cocktails Molotov ou des grenades fumigènes dans la principale station de métro de Taipei.
22:26Selon le maire, l'individu de 27 ans se serait suicidé en sautant d'un immeuble pour échapper aux autorités.
22:32Son mobile reste inconnu, mais le Premier ministre taïwanais dénonce des actes délibérés.
22:37Merci, chère Isabelle, pour le point sur l'information.
22:40On poursuit notre discussion autour de la colère agricole.
22:43On était à Carbone.
22:45On va aller dans l'Aveyron, rejoindre Cédric Pouget, qui est éleveur bovin,
22:49qui est membre du comité directeur de la coordination rurale.
22:53Visiblement, il y a toujours des mobilisations et vous êtes mobilisé dans l'Aveyron.
22:57Bonsoir, Cédric.
22:59Bonsoir.
23:00Est-ce que vous avez été convaincu, c'est toujours la question que je me pose, par les récentes déclarations ?
23:06Et ça commence dès ce matin avec cette réunion en urgence à Matignon.
23:10Puis ensuite, il y a eu l'appel à la responsabilité de certains membres du gouvernement,
23:15et notamment de la ministre de l'Agriculture, qui dit qu'il y a un temps pour tout.
23:19Il y a un temps pour les combats et il y a un temps pour Noël.
23:21Alors, évidemment, nos responsables ont été reçus en urgence à Matignon,
23:29mais il n'est rien sorti de cette réunion.
23:31Le ministre a simplement dit qu'il allait nous écouter,
23:34qu'il allait convoquer, rassembler une commission constituée d'éleveurs et de vétérinaires,
23:41mais aucune décision n'est pour l'estat des sorties.
23:44Donc nous, nous allons continuer, en effet, nos points de blocage.
23:47On n'a pas du tout été... On n'a pas du tout écouté Mme Genevard,
23:51qui dit qu'il y a un temps pour les manifestations, en même temps pour le repos.
23:56Parce que nous, du repos, on n'en aura jamais,
23:59tant que nos troupeaux ne seront pas en paix
24:02et qu'on ne pourra pas garantir la fin de l'abattage total.
24:07Et vous comptez être... Parce que la question qu'on se pose,
24:10c'est est-ce qu'il y aura une trêve de Noël, Cédric Pouget ?
24:13Est-ce que vous comptez rester mobilisé sur place,
24:17même pendant le 24 et le 25 décembre ?
24:22Ah oui, oui, complètement.
24:23On restera sur place tant que le Premier ministre n'aura pas fait des annonces très concrètes.
24:28On restera sur place. Pourquoi ?
24:29Parce que nous, on travaille 70 heures par semaine.
24:33On travaille la nuit, on travaille le jour, on travaille les jours fériés.
24:36Alors nous, on va travailler, évidemment, que ce soit Noël,
24:39que ce soit le premier de l'an, on travaille.
24:41Donc la manifestation, manifester notre mécontentement,
24:44fait également partie de notre travail.
24:46Pour nous, il est hors de question qu'on lâche à quelconque point de blocage,
24:51comme le veut la ministre.
24:53Et nous, on n'écoutera pas la ministre.
24:55Eh bien, écoutez, merci beaucoup pour votre témoignage, Cédric Pouget.
24:57On va rester avec vous, donc pas ce soir, mais tout au long du week-end.
25:01Je viendrai vous voir régulièrement pour, un, prendre des nouvelles,
25:04savoir si la mobilisation se poursuit,
25:07et pouvoir aussi échanger sur le travail que vous faites,
25:09le travail d'agriculteur et d'éleveur bovin.
25:13Donc, et à travers, c'est très intéressant,
25:15quand on lit les déclarations de la ministre,
25:19qui ne tolèrera pas tout blocage avant Noël.
25:25Ne pas tolérer.
25:26Est-ce que vous tolérez, par exemple, Madame la ministre,
25:27qu'il y ait 17% des agriculteurs qui vivent en dessous du seuil de pauvreté ?
25:33Est-ce qu'on tolère qu'on soit passé d'un million d'exploitants en 70,
25:39un million cinq cent mille, à trois cent quatre-vingt-dix mille en 2025 ?
25:44Non, mais pardon, ce discours serait audible
25:45si, quand il y a des manifestations violentes de lycéens,
25:50quand il y a des manifestations violentes contre la réforme des retraites,
25:53l'État se montre ferme.
25:55Or, ça n'est pas le cas.
25:56Ou quand il y a tout bêtement des rêves partis qui s'éternisent
25:59et que les forces de l'ordre sont là pour vérifier que personne ne l'existe.
26:02Jules Torres, on tolère des manifestations de miliciens d'ultra-gauche
26:08toutes les semaines en France.
26:09On tolère qu'il y ait des quartiers,
26:12notamment dans les quartiers nord de Marseille,
26:13où il y a des policiers qui ne peuvent même plus rentrer
26:16et donc où l'autorité de la République,
26:18l'autorité régalienne n'est absolument plus respectée.
26:21Tout ça, l'État l'a toléré depuis longtemps.
26:22Donc, avant de s'en prendre,
26:23et c'est le même sujet que la semaine dernière,
26:24avant d'envoyer les blindés, les centaures,
26:27les LBD, les lacrymos contre les agriculteurs,
26:29je ne sais pas, peut-être écoutez-les,
26:31répondez à leurs revendications,
26:32parce que la question qu'on se pose depuis tout à l'heure,
26:34c'est combien de temps tout cela va durer ?
26:36Est-ce que les blocages peuvent cesser ?
26:37Il y a une réponse, elle est très simple.
26:39On répond aux doléances des agriculteurs,
26:42comme ça peut-être il y aura des levées de blocage.
26:43Vous faites de l'agriculture la priorité des priorités ?
26:47Au milieu de ça, chaque fois,
26:48c'est des gens, pardonnez-moi, qui...
26:49Non, mais c'était une promesse,
26:50donc soit vous tenez votre promesse...
26:51Oui, mais la santé mentale, c'était une priorité...
26:54J'ai quand même l'impression que pendant cette crise sanitaire,
26:57qui est donc la crise de la dermatose contagieuse,
27:02nodulaire contagieuse,
27:04il y a juste une chose que le gouvernement ne dit plus,
27:06c'est le quoi qu'il en coûte.
27:07Alors là, pour les agriculteurs, il n'y a plus de...
27:08Et le compromis, là ça n'existe plus, là c'est fini.
27:11Non, mais ce qu'on pourrait répliquer à Maude Bréjean,
27:16c'est qu'au contraire, on devrait être fier
27:19de gens qui défendent les valeurs de leur pays
27:21et qui défendent ce qui est notre garde-manger,
27:25l'agriculture, pour le pays.
27:26C'est capital et ils se parlent pour ça.
27:28Ils ont des difficultés.
27:30Donc ça devrait être l'inverse.
27:31On ne va pas les encourager, certes, à manifester,
27:33mais on devrait les soutenir beaucoup plus.
27:34D'ailleurs, ce que vous avez montré en début d'émission, Elliot,
27:37ben justement, on y retourne.
27:38Ah, les 76% des Français qui soutiennent la mobilisation agricole.
27:43Mais vous avez dit ce qu'on a vu en début d'émission.
27:44Ce qu'on a vu aussi en début d'émission,
27:46c'est un point de blocage sur une autoroute,
27:48l'épicentre de la mobilisation, l'A64 à carbone.
27:51Et on était avec Félix Perola,
27:53qui a pu échanger avec un agriculteur.
27:56Félix Perola, vous êtes avec un nouvel agriculteur.
27:59Je vous donne la parole, cher Félix, c'est à vous.
28:01Oui, tout à fait, Elliot.
28:06Vous parliez des Français qui soutenaient les agriculteurs.
28:09Eh bien, c'est le cas ici.
28:10Beaucoup de Français sont présents.
28:12Il y a une véritable ambiance fraternelle, solidaire.
28:16Et justement, je suis avec Laurent.
28:18Laurent, vous êtes agriculteur, éleveur.
28:20Quand vous voyez tout ce monde ici, sur ce point de blocage,
28:22qu'est-ce que vous ressentez ?
28:24Là, ça nous fait plaisir d'être soutenus par la population des alentours.
28:29Enfin, ça prouve bien que nous sommes encore dans un endroit rural du département.
28:36Et leur soutien est très important pour notre mouvement.
28:41Quand vous voyez le nombre de Français aussi,
28:42est-ce que vous vous sentez entendu par le gouvernement ?
28:50Pour le gouvernement, non.
28:52Enfin, de toute manière, il va falloir que ça évolue rapidement
28:55et qu'ils changent vraiment le fusil d'épaule.
28:59Et il faut qu'on puisse rentrer en contact avec eux rapidement
29:03pour trouver des solutions rapides et efficaces.
29:07Merci Laurent.
29:07Eh bien, vous l'aurez compris, Elliot,
29:09ils ne sont pas prêts de lâcher ici ce point de blocage.
29:12Mais ce que je peux vous dire ici, ce qu'il en ressort,
29:14c'est une véritable ambiance fraternelle, solidaire avec les agriculteurs.
29:18Merci pour votre témoignage, cher Félix Perrault,
29:21et pour le témoignage de cet agriculteur
29:23qu'on verra tout au long, évidemment, de la soirée avec 100% politique.
29:28Et Olivier de Caronfleck, voilà ce qu'on pouvait dire sur les blocages agricoles.
29:31Force est de constater que ce matin, vous avez réunion à Matignon,
29:35rencontre avec les quatre principaux syndicats.
29:3815 heures plus tard, il y a toujours du monde sur les ponts de blocage.
29:41Rien n'a changé.
29:42Comment ?
29:42Rien n'a changé.
29:43Rien n'a changé et dans trois semaines, on signe le Mercosur.
29:45Donc, félicitations.
29:46Mais on verra, moi j'en sais pas.
29:48On verra.
29:50Regardez votre boule de cristal.
29:51Autre sujet, autre sujet à présent,
29:53vous savez que Marine Le Pen était l'invité de CNews hier,
29:56mais ça rejoint encore une fois la perte de souveraineté française.
30:00La question migratoire.
30:02Tous les enjeux migratoires ne se produisent pas en France,
30:07ils se produisent à Bruxelles.
30:09Donc Marine Le Pen, hier, elle dit quelque chose,
30:11elle dit, moi, la priorité des priorités,
30:13c'est sur la question migratoire de donner la parole aux Français
30:16et d'inverser ce rapport de force qui est insupportable,
30:20qui n'est plus possible, puisqu'on ne peut plus gérer nos flux migratoires.
30:24La seule solution, c'est de faire voter un référendum constitutionnel,
30:31constitutionnaliser le droit des étrangers,
30:34car n'en déplaise à la CJUE,
30:37qui elle aussi cherche à s'attraire des pouvoirs qui ne sont pas les siens.
30:40La constitution des nations est supérieure dans l'ordre des normes
30:47aux textes internationaux et aux jurisprudences internationales.
30:52À partir du moment où le droit des étrangers sera dans la constitution française,
30:56alors la constitution française sera une sorte de filtre
30:58qui permettra d'éviter que les décisions qui sont contraires à son contenu
31:04puissent s'appliquer immédiatement en droit interne.
31:07C'est cela qu'il faut faire et il n'y a même que cela en réalité à faire.
31:12Tout le reste des solutions, l'état actuel des pouvoirs juridiques
31:18qui ont été accordés aux uns et aux autres,
31:20rend en réalité la bataille totalement impossible à mener.
31:26Et sur la question du référendum,
31:28parce qu'on les oublie, les déclarations et les promesses du président de la République.
31:3131 décembre.
31:32Je vais vous proposer ses voeux.
31:34Alors lui, il ne voulait pas de référendum sur la question migratoire.
31:36Mais il avait fait ce voeux-là.
31:38Il n'avait pas un peu dit que pourquoi pas ?
31:40Ce n'était pas la question migratoire.
31:41En tous les cas, l'idée, c'était de consulter les Français sur des enjeux essentiels.
31:47Président de la République, écoutez.
31:48Sur la couleur des calculettes.
31:50Pour le quart de siècle qui vient,
31:52je veux que nous puissions décider et agir avec 2050 en ligne de mire.
31:58Nous aurons des choix à faire pour notre économie,
32:01notre démocratie, notre sécurité, nos enfants.
32:04Oui, l'espérance, la prospérité et la paix du quart de siècle qui vient
32:10dépendent de nos choix aujourd'hui.
32:14Et c'est pour cela qu'en 2025, nous continuerons de décider.
32:18Et je vous demanderai aussi de trancher certains de ces sujets déterminants.
32:22Je vous demanderai de trancher ces sujets déterminants.
32:24Encore une promesse que vous ?
32:25On est le 19 décembre.
32:28Est-ce que le jour de Noël, on voit tout ça ?
32:30On va avoir les cheminots qui vont sortir du Bois au dernier moment.
32:34Et Emmanuel Macron.
32:34Et un référendum.
32:36Et on va peut-être devoir aller passer.
32:36Mais surtout, il faut voir à quel sujet on parle.
32:38Parce qu'il avait été question, à un moment donné, dans son entourage,
32:40de faire des référendums sur l'utilisation des téléphones au lycée
32:43ou l'utilisation des réseaux sociaux pour les mineurs.
32:46Objectivement, je ne suis pas certain que ce soit des questions
32:48qui se tranchent par le référendum.
32:49Je pense qu'il y a des questions beaucoup plus majeures,
32:51dont l'immigration.
32:51Et je pense que Marine Le Pen a totalement raison.
32:53Je trouve qu'il y a deux priorités.
32:55Le référendum sur le droit français supérieur au droit européen,
32:59notamment pour en finir avec ses jurisprudences absurdes
33:01sur le recommand familial, sur le droit des étrangers, etc.
33:04qui nous empêche toute politique migratoire un temps soit peu ferme.
33:07Et puis le deuxième référendum, le deuxième chantier énorme à faire,
33:11c'est sur les institutions françaises.
33:12Parce que le conseil constitutionnel, quand il supprime ou il censure
33:15plus de transarticles de la loi immigration de Gérald Darmanin,
33:19ce n'était pas sous des juridictions européennes.
33:22C'était en pinaillant sur des détails.
33:24C'est cavalier législatif.
33:26Tant que vous ne casserez pas aussi le dogme imposé
33:29par le conseil constitutionnel, par le conseil d'État,
33:32vous n'arriverez à rien.
33:33Et surtout que sur les questions migratoires,
33:35c'est très probablement, Judith Vintrum,
33:37le sujet le plus consensuel en France.
33:38C'est-à-dire que vous soyez de gauche comme de droite,
33:40par exemple, vous voulez réduire la part du flux illégal,
33:46l'immigration illégale.
33:48C'est tellement gros que je n'arrive toujours pas à comprendre
33:53pourquoi ils ne prennent pas ce sujet en main.
33:54Oui, et dans tous les électorats.
33:57Oui.
33:57Même à gauche.
33:58Même à gauche.
33:58C'est ça qui est le plus impressionnant.
34:01Là où Marine Le Pen a raison,
34:02c'est de dire que la constitution est tellement supérieure,
34:07que vous savez, il y a l'article 54,
34:09si un traité international est contraire à la constitution,
34:12c'est la constitution qui prévaut.
34:14Bien sûr.
34:14Qu'est-ce qui s'est passé ?
34:15On a révisé la constitution pour permettre d'intégrer
34:18les traités internationaux, par exemple la CEDH,
34:22ou par exemple pour le traité de Maastricht,
34:25qui a autorisé les Européens à participer,
34:28à voter aux élections municipales.
34:30Qu'est-ce qu'on a fait ?
34:31On a changé notre constitution pour que ça rentre.
34:33Et puis même quand on fait voter les Français sur référendum
34:35et que si les Français votent contre,
34:37on ne les écoute pas.
34:38Donc si vous voulez, c'est toujours pareil.
34:39Et au-delà de ça, c'est vrai qu'il y a certains Français,
34:41moi je sais que j'en croise,
34:42et qui se demandent pourquoi Marine Le Pen, une fois élue,
34:45voudrait retourner aux urnes pour faire avaliser une doctrine
34:48qui visiblement aura été validée.
34:49Parce qu'en réalité, Marine Le Pen,
34:51si elle peut être candidate en 2027,
34:54elle fera toute sa campagne sur ce sujet.
34:57Parce que la constitution a été modifiée pour être compatible
35:00au lieu de faire le contraire, on s'est rendu compatibles.
35:03C'est parce qu'il y a des Français qui se disent
35:04pourquoi une fois élue, vous êtes obligés de retourner aux urnes
35:08pour finalement redire la même chose.
35:10Parce que les Français, quand ils votent pour Marine Le Pen,
35:12ils votent aussi parce qu'elle propose un référendum sur l'immigration
35:15et qu'ils ont bien le sentiment qu'avec Marine Le Pen au pouvoir,
35:18on va fermer davantage les frontières et couper les vannes.
35:21Et donc il y a quand même cette chose qui nous oblige.
35:23Avec la réserve émise par Sébastien,
35:26c'est-à-dire qu'il y a des institutions qui peuvent vous empêcher aussi.
35:29Sur le référendum constitutionnel, ils ne peuvent rien faire.
35:32Besançon, à présent, et on va parler de la question de la sécurité en France.
35:37Est-ce que vous tolérez, tiens, il faudra poser la question au gouvernement,
35:39est-ce que vous tolérez en France des scènes de guerre en plein cœur de Besançon ?
35:44Ce vendredi au matin, des policiers sont intervenus pour un braquage
35:47et un braquage ayant eu lieu dans une société dans le Doubs,
35:51sur place alors qu'ils tentaient de prendre la fuite,
35:53les malfaiteurs ont tiré sur les forces de l'ordre la Kalachnikov.
35:59Donc ce n'est pas des malfaiteurs, c'est des criminels.
36:01Ils ont tiré sur des policiers.
36:04Aucun blessé, c'est un miracle, n'est à déplorer.
36:07Sarah Fenzer.
36:09C'est une fuite filmée en direct par un passant.
36:13Cinq hommes vêtus de noir, cagoulés, armés,
36:17quittent précipitamment cette manufacture de bijoux,
36:20après l'avoir braqué.
36:22Il est un peu plus de 7h30 du matin, à Besançon,
36:26lorsqu'un commando force l'entrée pour s'emparer de plusieurs sacs de précieux métaux,
36:31comme en témoigne ce syndicat de police.
36:33Ils sont entrés dans le bâtiment en faisant exploser une vitre au moyen d'explosifs.
36:38Ils ont menacé les employés présents.
36:41Ils ont pris une employée en otage et se sont fait remettre l'or que détenait cette entreprise.
36:48Alertés, la police intervient rapidement.
36:51Mais au moment de la fuite, les malfaiteurs ouvrent le feu,
36:55à l'aide d'armes de guerre des kalachnikovs.
36:58Ils n'ont pas cherché à comprendre.
36:59Dans leur fuite, ils ont directement ouvert le feu sur nos collègues,
37:03qui ont pu se protéger.
37:05Eux, fort heureusement, il y a le véhicule de police qui a été impacté.
37:08Des bâtiments aux alentours ont été impactés également.
37:12Pour ce syndicat, ce braquage illustre une criminalité toujours plus violente.
37:17Ça démontre encore une fois la violence grandissante dans notre pays.
37:22Ce n'est plus possible.
37:23On va drant dans le mur.
37:24La population est en danger et notre pays est en danger.
37:28En juin dernier déjà, cette même entreprise avait été visée par une tentative de vol à main armée.
37:35Une enquête a été ouverte.
37:37Les malfaiteurs sont toujours en fuite.
37:39Un important dispositif de recherche est en place.
37:42Et ça rejoint un sondage qu'on a proposé ce matin.
37:45C'est news, Europe 1, le ZDD.
37:47Vous avez plus de 7 Français sur 10 qui considèrent qu'il n'y a plus un lieu en France où on est en sécurité.
37:54C'était la formule de Gérald Darmanin.
37:56Les safe places.
37:57Donc en bon français, les safe places.
38:00Il n'y a pas un lieu où on est en sécurité en France.
38:03On parle de Besançon là.
38:04Ça a aussi un lien avec le sujet juridique puisqu'on a accepté, notamment via le Conseil constitutionnel qui a censuré tous les aspects un peu vigoureux de la proposition de loi de Gabriel Attal pour réformer la justice des mineurs.
38:20Par exemple, permettre beaucoup plus facilement les comparutions immédiates, les courtes peines terminées.
38:25Donc en fait, on a des juridictions qui nous empêchent de stopper les parcours criminels.
38:32En prenant des lois de 1906 et de 1912 comme jurisprudence.
38:35Mais c'est vrai que là où c'est absolument lunaire, c'est encore une fois la réponse du politique.
38:40On a Maude Brejon qui sur les agriculteurs dit « nous ne tolérerons plus » et qui se montre extrêmement forte, extrêmement vigoureuse avec les agriculteurs.
38:46Vous allez envoyer les blindés à Besançon là ?
38:49Mais en revanche, jamais on n'envoie les blindés en effet, jamais on n'envoie les centaures dans les quartiers où on ne peut plus rentrer.
38:54Jamais on n'envoie ces gens-là rapidement en prison.
38:58Quand vous voyez ce qui s'est passé il y a quelques mois à Tourcoing avec des jeunes hommes qui se sont pris à un policier et dont le lendemain 4 sur 5 étaient ressortis.
39:09Oui, il y a une impunité qui règne et ça amène à ce genre de conséquences.
39:13Je vais vous dire, il n'y a même plus de safe place jusque dans les couloirs de l'Elysée.
39:17Et là, on change le sujet.
39:19Mieux vous en rire qu'en pleurer parce que c'est une histoire de dingue.
39:22Un vol XXL à l'Elysée, publié nos confrères du Parisien, selon le Parisien d'Argentie de l'Elysée,
39:30est soupçonné d'avoir subtilisé une centaine d'assiettes, de tasses et autres objets classés dans le but de les revendre à un jeune collectionneur passionné de porcelaine.
39:41Leur stratagème, mené pendant plus de deux ans, a été découvert cette semaine lorsqu'ils ont été interpellés par les gendarmes.
39:48L'homme s'appelle Thomas M, il est argentier à la présidence de la République.
39:54Son compagnon Antiquaire est une connaissance de Versailles accusée, eux, de recel de vol.
39:59Le dessin n'est pas été versé dans son intégralité.
40:01L'affaire a été renvoyée au mois de février.
40:04Mais je me demande s'il n'y en a pas un qui travaillait au Louvre.
40:07Oui, il y a un lien avec le Louvre.
40:08Il y a toujours un lien avec le Louvre.
40:10Madame Descartes.
40:11Dans cette affaire, on a appris qu'il y avait un lien avec le Louvre.
40:14Le Louvre, l'Elysée, ça dure quand même depuis un an et demi, c'est ça ?
40:18Deux ans.
40:19Deux ans.
40:20Une centaine, c'est assez incroyable de sortir quand même ces pièces, qui sont des pièces de collection de là-bas,
40:27et qu'on peut retrouver aujourd'hui sur d'autres bonnes tables, probablement.
40:32Pas chez moi.
40:33En fait, on peut même les acheter, mais la boutique Elysée ne fonctionne pas du tout.
40:38C'est quand même pas rassurant sur notre...
40:40C'est l'OLED Royal a réagi après le vol au Louvre.
40:42Si elle avait été à l'Elysée, ça ne serait jamais arrivé.
40:43La vaisselle historique volée de l'Elysée, vraiment tout se délite quand on laisse les institutions de l'État s'affaiblir ou se ridiculiser,
40:51ou faire preuve de désinvolture, ou que l'argent public est gaspillé ou pillé, plus rien n'est respecté.
40:57Il faudra rendre à la chose publique sa rigueur et sa dignité, sans parler de la camélie amiteuse image de la France sur la scène internationale.
41:04A réparer.
41:05Non mais c'est vrai que je pense que c'est le Média qui a fait une édition spéciale sur le Louvre.
41:08Là, on lui dit qu'il y a l'Elysée aussi qui a été volée.
41:11Je pense que si c'était Ségolène Royal à l'Elysée, il y aurait eu quand même un vol.
41:15Non, plus du tout.
41:16Il n'y aurait pas le Mercosur, la fin dans le monde n'existerait plus.
41:19C'est quand même assez inquiétant parce qu'on est incapables de protéger notre patrimoine.
41:22Alors là, on parle de quelques assiettes, mais enfin je veux bien voir l'historicité de ces assiettes-là.
41:28Mais on est incapables de protéger le patrimoine français.
41:30Évidemment, il y a eu le scandale du Louvre, mais regardez ce qui se passe avec la tour Eiffel.
41:34Personne n'en parle, c'est l'omerta totale.
41:36Alors que vous avez des experts qui a l'air tous les mois sur le fait qu'elle est dans un état déplorable
41:39et qu'un jour, il va falloir se poser la question de qu'est-ce qu'on fait avec cette tour Eiffel.
41:43On pourrait parler du château de Versailles tous les ans.
41:45La Cour des comptes fait un communiqué, personne ne le regarde.
41:47On nous explique que la direction du château de Versailles est catastrophique.
41:51On pourrait parler de la rue de Rivoli, une ZAD à cœur ouvert.
41:54On pourrait parler de Montmartre qui part à volo.
41:57On n'est pas capable de protéger un monument français.
42:00Donc, ce n'est pas étonnant qu'on vole des assiettes de l'Elysée.
42:03Voilà ce qu'on pouvait dire sur le vol de vaisselle à l'Elysée.
42:06Mais c'est vrai que ça se reprend toujours.
42:07Pour la blague, j'avais dit, après le casse du siècle au Louvre,
42:10j'avais dit, mais vous imaginez si dans trois semaines,
42:12on va se retrouver avec une information comme quoi l'Elysée a été braquée.
42:16Bon, il ne faut jamais dire.
42:17Bon, avouez alors.
42:19C'est vous qui avez dit.
42:19Je suis pas de la vaisselle.
42:21Je la rends.
42:23Je la rends tout de suite.
42:25Autre sujet, et on va sourire, un sujet humoristique, un pamphlet.
42:29C'est que vous êtes.
42:29C'est une nouvelle pastille qui a été lancée sur CNews,
42:34un nouveau programme court qui dure peu ou peu de trois minutes.
42:40Ça s'appelle finalement un peu dans le même domaine
42:44que les programmes sur Nulle Pas R'Arières.
42:47Dans ce premier numéro, ce sont des méthodes de l'émission d'Élise Busset,
42:49Cache Investigation, qui a été reformulé, Lache Investigation,
42:53qui ont été parodiées avec la présentatrice Blonde,
42:56prenant des conseils auprès de son producteur avant un tournage,
43:00une émission rebaptisée Lache Investigation.
43:03Pour l'occasion, regardez cette séquence.
43:04Lisette, pour ta prochaine mission, tu vas faire tomber un milliardaire.
43:12Cool, Mathieu Pigasse.
43:13Et pourquoi pas BHL pendant que tu y es ?
43:15Non, un milliardaire de droite.
43:17Ah !
43:18Alors comme d'habitude, tu vas attendre le type dans la rue.
43:21Pendant que le type sort avec son garde du corps,
43:23là tu te mets à le poursuivre en criant
43:25« Monsieur, pourquoi vous ne payez pas vos impôts en France ? »
43:28Le type ne répond pas.
43:30Parce qu'il n'a pas entendu ?
43:31Non, parce qu'il est sournois.
43:32C'est un milliardaire, il a des choses à cacher.
43:34Ah ! D'accord ! Et s'il me répond ?
43:37On le comprend au montage.
43:38D'accord ! Et après ?
43:40Le caméraman va te suivre comme ça avec la caméra,
43:42qui va bouger,
43:43pour montrer que c'est bien stressant le métier de reporter de guerre.
43:45Et là, tu lui dis « Monsieur, nous enquêtons sur les évasions fiscales.
43:50Les Français ont le droit de savoir. »
43:52« Monsieur, monsieur, on a le droit de savoir. »
43:54« Service public ? »
43:55« Service public ! »
43:56Oui, c'est bien ça, oui.
43:57« Service public ! »
43:58« OK, après ? »
43:59Alors ensuite, on va mettre une musique bien stressante,
44:01du style « Les dents de la mer ».
44:03Comme ça, on va comprendre que le mec est un exilé fiscal, forcément.
44:09Alors là, le chauffeur, il va ouvrir la portière.
44:12Toi, tu fonces, le garde-corps t'en empêche.
44:16« Monsieur, je fais mon métier, service public ! »
44:18D'accord. En fait, je fais comme la dernière fois, quoi.
44:21Exactement.
44:22Sauf que la dernière fois, tu as fait un truc intéressant,
44:24c'est que tu t'es cassé la gueule.
44:25« Je n'ai pas fait exprès, c'est à cause de mes loups-poutins
44:28qui me faisaient mal aux pieds. »
44:30Alors ensuite, changement de décor.
44:31Là, on se retrouve en studio avec un économiste, d'accord ?
44:34Alors, tu n'auras qu'à dire des mots comme
44:36actionnaire, dividende, holding, offshore.
44:40Ça, c'est important.
44:41Offshore, oui, ça fait voleur, ça fait escroc.
44:43Et l'économiste, avec force, diagramme, chiffres et courbes,
44:47il nous expliquera à quel point le type est un voleur.
44:50Alors, toi, tu fais sans prendre comprendre.
44:52« Oui, je rigole. Comme ça, d'accord. »
44:56« Regarde froid et distancié. »
45:00« Oui, plus froid. »
45:02« Oui, je trouverais, ok. »
45:03Alors ensuite, on fait venir un syndicaliste, bien énervé, enfin neutre.
45:08« D'accord. »
45:09Et là, le type dit « Attendez, pendant que nous, on se saigne aux quatre veines,
45:13monsieur encaisse le PIB de la Roumanie. »
45:16Et ensuite ?
45:17Alors ensuite, on aura, c'est intéressant, quelqu'un qu'il a bien connu.
45:21Qui ?
45:22Alors, c'est un ancien camarade de CP.
45:25Ça sera d'ailleurs notre témoin privilégié.
45:27Tu vois, il a le visage flouté.
45:29Qu'est-ce qu'il va dire ?
45:31Alors, il va nous raconter qu'un jour, pendant qu'il était au CP avec lui,
45:34il a prêté un stylo quatre couleurs à notre milliardaire.
45:38Et que le milliardaire, il ne lui a jamais rendu.
45:40C'est dégueulasse.
45:42Mais tu vois, Lisette, c'est pour ça qu'on se bat.
45:44Parce que les Français ont le droit de savoir.
45:46C'est vrai.
45:48Bien sûr.
45:48C'est avec le sourire, le nouveau pamphlet.
45:54Olivier de Caranfrec, vous avez le sourire.
45:56Vous avez toujours le sourire.
45:57Le sourire, le sourire ce soir.
45:59Bon, quel est le programme ?
46:01On va revenir, bien évidemment, sur la crise des agriculteurs.
46:03Mais ce sera à 22h, puisqu'avant, on va s'interroger.
46:06Vous vous souvenez de Gérald Darmanin qui disait
46:07« Plus aucun endroit n'essaye ? »
46:09Oui, on en a parlé.
46:10Eh bien, on va y revenir largement.
46:11Parce qu'il y a eu Besançon, mais pas seulement.
46:12Vous allez le voir.
46:13C'est dernière heure.
46:15Vous m'avez cassé mon lancement de pour rester.
46:17Parce que je constate qu'on a quasiment la même cravate,
46:20mais ce n'est pas les mêmes largeurs.
46:22Exactement.
46:23On est raccord.
46:24Allez, merci beaucoup Olivier de Caranfleck.
46:25On vous retrouve dans un instant.
46:26Merci à toutes les équipes en régie qui ont préparé cette émission.
46:30L'info se poursuit avec Olivier de Caranfleck.
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