- il y a 5 semaines
- #hdproswe
Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDProsWE à 9h le samedi et le dimanche
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00:00Il est quasiment 9h sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pro.
00:04A la une ce matin, c'est la séquence du week-end et certainement une des images qui restera des 10 jours de colère agricole.
00:11Vendredi à Brive-la-Gaillard, en Corrèze, les agriculteurs, genoux à terre, ont entonné la Marseillaise devant les forces de l'ordre.
00:19Aucune tension, aucun bras de fer, mais avant de quitter l'autoroute, un rappel qui a bouleversé des milliers de Français.
00:25Ils aiment leur pays, leur terre, leur police, leurs gendarmes, ne sont pas là pour piller, casser, mais parce qu'ils sont en train de dépérir.
00:33Ce ne sont pas les forces mobiles qui sont ciblées, bien au contraire, mais un gouvernement qui ne convainc pas, désavoué par la population dans sa gestion de la crise.
00:40Gendarmes, agriculteurs, ces deux corps de métier ne font qu'un dans le cœur des Français.
00:44Et ceux qui nous protègent, ceux qui nous nourrissent, partagent les mêmes valeurs, la même dévotion, les mêmes contraintes, alors qu'il est difficile de les voir face à face.
00:54Cette séquence a inondé la toile, mais est restée très discrète dans les médias.
00:59Hurler son amour du pays n'a peut-être pas très bonne presse.
01:02Les agriculteurs sont, eux aussi, les mal-aimés.
01:06Comment a-t-on pu laisser un monde agricole s'écrouler, au point de voir nos paysans, genoux à terre,
01:11asphyxiés par cette inflation normative, la concurrence déloyale également ?
01:16À partir de demain, les barrages se feront plus rares.
01:19Mais qui connaît les conséquences d'une ratification forcée du Mercosur mi-janvier ?
01:23L'agriculteur n'est malheureusement pas le seul patriote à avoir, aujourd'hui, un genou à terre.
01:29Et nous en parlerons dans cette émission.
01:30Mais avant cela, c'est le point sur l'information avec Marine Saboin.
01:33Bonjour Marine.
01:34Bonjour Eliott, bonjour à tous.
01:35Emmanuel Macron est aux Émirats arabes unis pour deux jours.
01:38Il est arrivé à Abu Dhabi ce matin.
01:40Le président doit célébrer Noël avec les forces françaises à l'étranger.
01:45Plus de 900 soldats français sont déployés sur trois bases aux Émirats.
01:49À Marseille, un jeune âgé d'une vingtaine d'années a été tué par balle hier soir.
01:52Ça s'est passé dans le nord de la cité phocéenne, dans le 14e arrondissement.
01:56On ne connaît pas encore les raisons de sa mort.
01:59Cinq départements du sud sont en vigilance.
02:01Orange, pluie, inondation ou crue.
02:03Aujourd'hui, la lorée escumule les deux.
02:05Une aggravation de la vigilance reste possible dans la journée.
02:07Et puis, ne ratez pas, à 10h, le grand rendez-vous présenté par Pierre De Villeneau.
02:12L'invité aujourd'hui, Pierre De Villiers, ancien chef d'état-major des armées.
02:18Merci Marine Sabourin pour le point sur l'information.
02:20Elisabeth est avec nous, chère Elisabeth, bonjour.
02:22Mathieu Haug du millonnaire, Éric Prevel et Arnaud Benedetti.
02:27Bonjour.
02:28Direction Sydney.
02:29Pourquoi Sydney ?
02:30Puisque l'Australie observe actuellement, c'est un hommage national
02:35qui est rendu aux victimes de l'attentat terroriste islamiste.
02:38C'était il y a une semaine, jour pour jour.
02:42Et il y a exactement 17 minutes, à 8h47, le pays s'est recueilli
02:47et a observé une minute de silence en hommage aux 15 victimes de la tuerie antisémite
02:54commise par deux hommes contre les participants à une fête juive
02:57sur une plage emblématique, la plage de Bondi Beach.
03:00Pensons ce matin, ce dimanche matin, à Dan, français de 27 ans,
03:05qui a été tué dimanche dernier lors de cet attentat.
03:0917 000 kilomètres séparent Bondi Beach de Paris.
03:14Pour autant, cette haine antisémite n'a aucune limite, n'a aucune frontière.
03:19Et c'est vrai qu'on est en union, bien évidemment, avec les Australiens ce dimanche matin,
03:26alors que se déroule actuellement la fête de Hanouka, Elisabeth Lévy.
03:31Oui, c'est la dernière bougie de Hanouka ce soir.
03:34Donc, j'imagine, en Australie, c'est passé.
03:38Bon, c'est très bien, les minutes de silence, c'est très bien cet hommage
03:41que n'aurais-je pensé s'il n'avait pas eu lieu.
03:44Mais bon, surtout l'Australie.
03:48Alors, vous avez fait la comparaison et on pourra la faire.
03:50Mais j'apprends dans un article qu'Alain Destex a publié sur le site de Causeur,
03:54par exemple, qu'il y a en Australie des infirmiers qui ont déclaré publiquement
03:57qu'ils ne soigneraient pas de juifs, qu'il y a des imams qui traitent les juifs
04:01de porcs, de traîtres, de singes, de tout ce que vous voulez,
04:05qu'ils ne sont pas poursuivis, qu'une synagogue a brûlé,
04:08qu'il y a eu 500 incidents antisémites cette année, 1000 l'année précédente.
04:12Donc, après, le 7 octobre, et que pour finir, le premier réflexe de M. Albanese,
04:18on n'a pas de chance avec ce nom.
04:19Je vous rappelle que c'est le nom de la rapporteure de l'ONU,
04:23qui est également exactement sur sa ligne.
04:26Le premier réflexe de M. Albanese a été de dénoncer l'extrême droite.
04:30Alors, c'est très bien les minutes de silence.
04:32Mais là, je ne dirais pas la même chose pour la France, vraiment.
04:35Je trouve qu'on ne peut pas dire la même chose.
04:37En France, on ne peut pas dire que le gouvernement est démissionné
04:40face à l'antisémitisme.
04:41Ce serait injuste.
04:42Ce n'est pas vrai.
04:43En revanche, en Australie, on peut dire qu'il n'a pris aucune mesure
04:48pour protéger des gens, alors que des gens ont crié
04:53« mort aux Juifs » dans les rues de Sydney après le 7 octobre, le 9 octobre.
04:57C'est le chef de la communauté juive australienne
04:59qui, juste après l'attentat, a pointé la responsabilité
05:05du gouvernement australien en disant
05:07« ce drame était évitable ».
05:10Il s'avère que le Premier ministre, le chef du gouvernement australien
05:14a décidé de mettre en place un audit sur la sécurité
05:18et sur les renseignements pour savoir quelle faille,
05:21si faille il y a eu autour de ce drame.
05:26Mais c'est vrai que cette image, elle nous renvoie
05:28à cette menace terroriste, bien sûr, en Europe.
05:31En France aussi, il y a un attentat qui a visiblement été déjoué
05:36il y a quelques jours de cela, avec une personne qui a été placée
05:40en détention provisoire.
05:41Et ce terrorisme, cet antisémitisme d'atmosphère
05:46qui a aujourd'hui des conséquences sur la plage de Bondi Beach,
05:50mais qui pourrait avoir des conséquences dans les jours à venir.
05:53Il les a déjà avec l'explosion de l'antisémitisme en France.
05:56Mais évidemment, ce qui se passe à Sydney nous concerne
06:02au Premier chef.
06:03Bien sûr, il nous concerne, parce que l'Australie était vue
06:06par la communauté juive comme une sorte de sanctuaire.
06:09Je crois que c'est une communauté de 120 000, 150 000 personnes.
06:13Et la responsabilité politique du Premier ministre albanaise
06:16est engagée.
06:17Parce que vous parliez du chef, du président de l'association
06:20des juifs australiens qui s'appelle Robert Gregory,
06:23si ma mémoire est bonne.
06:24Et il avait attiré l'attention à plusieurs reprises
06:27du gouvernement australien sur les dérapages verbaux
06:29et parfois physiques qui se déroulaient en Australie
06:32contre la communauté juive.
06:34Donc c'est bien de faire un audit.
06:35En plus, le terme technocratique est absolument hallucinant.
06:39On fait un audit sur les finances de France Télévisions,
06:44si vous voulez.
06:44Mais on ne fait pas un audit sur le sentiment des gens.
06:50Et puis, n'oublions jamais non plus,
06:51parce que la minute de silence, évidemment, est importante.
06:54Et ce drame marquera,
06:56ces assassinats marqueront à jamais l'histoire de l'Australie.
06:59Mais n'oublions pas non plus Ahmed Al-Hamed,
07:01ce Libanais chiite qui, presque au péril de sa vie,
07:06il a été blessé,
07:07a sans doute évité un carnage encore plus important.
07:12Et il est Libanais chiite.
07:13Alors je ne sais pas s'il est encore hospitalisé.
07:15J'ai vu même que les Australiens,
07:16et sans doute en partie la communauté...
07:17Ils se sont organisés pour recevoir une cagnotte.
07:20Ils se sont mobilisés.
07:21Deux millions et demi de dollars.
07:23Voilà, exactement.
07:23Et celui qui a créé cette cagnotte est allé le voir à l'hôpital.
07:27C'est ça.
07:28Avec justement ce gros chèque.
07:31Et effectivement, c'est un acte de bravoure.
07:34Et encore une fois, pourquoi on fait le parallèle avec la France ?
07:37Parce que quand il y a des attaques, par exemple, au couteau,
07:39sur notre sol, je pense à Annecy,
07:42vous avez des Français, braves, courageux,
07:44qui se soulèvent.
07:45Et Henri d'Anselme, le héros au sac à dos,
07:48s'était interposé lorsqu'un individu, couteau à la main,
07:51s'en prenait à des nourrissons dans des landos,
07:55juste à côté de la cathédrale d'Annecy.
07:57Voilà pour cette image.
07:59Alors c'est difficile parce que je n'ai pas envie de polémiquer,
08:01mais je dis tout aux téléspectateurs.
08:04Je raconte comment aussi on travaille.
08:05C'est-à-dire qu'on arrive très tôt le matin,
08:08il y a les quatre chaînes d'information,
08:11et ça me permet aussi de voir ce que font mes confrères, bien sûr.
08:15Et je tourne la tête, il est 8h du matin,
08:17à la une de France Info,
08:19il y a 7h59,
08:23ce titre,
08:24l'Australier rembouage aux victimes de la fusillade.
08:29Pardonnez-moi, ce n'est pas une fusillade, en fait.
08:30Mais ça s'appelle un dérapage.
08:31C'est un attentat terroriste, antisémite.
08:32Ça me fait penser au bandeau de France Info,
08:35et c'est 7 jours plus tard,
08:37que la semaine dernière,
08:38au moment où la fusillade commence,
08:41que les journalistes se protègent,
08:47et soient prudents du moins,
08:49en disant qu'il y a une fusillade
08:50qui se déroule actuellement
08:51sur la plage de Bondi Beach, d'accord.
08:547 jours plus tard,
08:567 jours plus tard,
08:57est-ce qu'on peut revoir le titre s'il vous plaît ?
08:597 jours plus tard, vous parlez de fusillade.
09:02Oui, vous avez raison,
09:03mais il faut quand même noter que par exemple,
09:04Libération, vous avez raison,
09:06mais noter...
09:06C'est ce matin, ça se passe il y a une heure,
09:07les amis.
09:08Eliott, d'accord, excusez-moi,
09:09mais je vais vous dire ce que ça m'inspire,
09:11vous avez raison,
09:12mais je note aussi que par exemple,
09:13Libération n'a pas mégoté immédiatement,
09:16à part les attentats antisémites,
09:18tout de suite,
09:18donc on ne peut pas absolument globaliser.
09:21Mais je ne globalise pas, pardonnez-moi.
09:23Mais quel rapport avec la globalisation ?
09:24J'ajoute quelque chose à ce que vous dites.
09:26Vous ajoutez quelque chose
09:27qui n'a pas le lieu de...
09:27Écoutez, vous ne pouvez pas me dire en permanence
09:29ce que je dois dire ou pas.
09:30Mais je ne vous demande pas de dire
09:31ce que vous devez dire ou pas.
09:32Vous parlez d'un élément
09:34dont on ne parle pas.
09:35Je ne globalise pas.
09:36Je dis France Info,
09:37je dis France Info,
09:40chaîne d'information publique,
09:418h du matin,
09:43titre pour cet hommage,
09:44l'Australie rend hommage
09:45aux victimes de la fusillade.
09:47Est-ce que ça a un sens
09:48de parler de fusillade ?
09:49Oui ou non, Arnaud Mennetti ?
09:51Et peut-être que je me trompe complètement.
09:52Je ne vais pas répéter ce qu'a dit Eric.
09:55Est-ce que vous avez dit ?
09:56J'ajoute un élément
09:57qui me paraît important.
09:59C'est une façon d'euphémiser,
10:01manifestement.
10:02Alors est-ce que c'est une erreur
10:03ou est-ce que c'est volontaire ?
10:04Je n'en sais rien.
10:05Je ne vais pas gloser là-dessus.
10:07Ce qui est sûr,
10:07c'est que de toute façon,
10:08c'est un attentat.
10:08C'est un attentat antisémite.
10:10C'est un attentat antisémiste
10:11au ressort islamiste.
10:13Ça, il y a eu...
10:16Le Premier ministre australien
10:18a eu du mal au début
10:19à caractériser cette situation.
10:22Mais ce qui est très intéressant
10:23avec ce qui s'est passé en Australie,
10:25c'est de savoir
10:25s'il s'agit d'une sous-estimation
10:27ou s'il s'agit véritablement,
10:29j'allais dire,
10:31d'une sous-estimation par idéologie.
10:33Moi, c'est ça qui m'inquiète.
10:34C'est qu'en fait,
10:35en d'autres termes,
10:36on ne veut pas voir la situation
10:38telle qu'elle se développe
10:40sur un certain nombre de territoires.
10:42Et en Australie,
10:43il suffisait de lire
10:44Florence Bergeau-Blacquer
10:45qui le jour même,
10:46a fait état de tout un ensemble
10:47de déclarations de leaders,
10:49de responsables politiques,
10:53de tendance islamiste
10:55qui tenaient des propos
10:57absolument antisémites en Australie
10:59pour savoir que le terrain
11:00avait été préparé idéologiquement
11:02en Australie
11:03pour que malheureusement
11:03un attentat de ce type
11:05puisse se produire.
11:06Je précise une chose très importante,
11:08c'est que peut-être que dans la voix
11:09la journaliste a parlé
11:10au moment du sujet
11:12où le journaliste
11:14d'attentat terroriste,
11:15etc.
11:16Mais c'est le titre
11:17qui m'a heurté,
11:18c'est le titre
11:19qui a attiré mon attention.
11:20Je me suis dit,
11:20attendez,
11:21on est sept jours en arrière
11:24au moment
11:24où ça vient de se produire,
11:26où on est sept jours après,
11:27où tout le monde sait
11:28que ce n'est pas une fusillade,
11:30une fusillade,
11:31mais un attentat terroriste
11:33antisémite.
11:34Donc les mots ont un sens
11:35encore une fois.
11:37D'autant plus
11:39qu'on peut aussi ajouter
11:40qu'on est dans une situation
11:42où depuis le 7 octobre,
11:44beaucoup de gens,
11:44qu'on soit observateurs
11:45ou même des citoyens,
11:47n'ont pas réussi,
11:47n'ont pas mis assez de temps
11:49ou n'ont pas voulu
11:50ou ne veulent toujours pas
11:51caractériser l'antisémitisme
11:53d'atmosphère importée
11:54par la situation
11:56au Proche-Orient notamment.
11:57Par exemple,
11:58aujourd'hui,
11:58quel est le lien
11:59entre Sydney
12:00et le gouvernement
12:01de Benjamin Netanyahou ?
12:02Il n'y en a pas
12:03justement.
12:04Et c'est ça
12:05un des sujets,
12:06c'est que comme
12:07beaucoup de gens
12:07ne veulent pas qualifier
12:08finalement ce que sont
12:10les actes antisémites
12:11tels qu'ils sont
12:12réellement aujourd'hui
12:13et ne veulent pas
12:14forcément voir
12:15ce qui relève
12:16d'attentats terroristes
12:19islamistes
12:20à caractère antisémite,
12:22alors justement,
12:23avoir des bandeaux
12:24de ce type-là
12:24qui entretiennent
12:26un certain flou.
12:26Je comprends
12:27votre interrogation
12:28du moins.
12:28Rappelez-vous
12:29Nathalie Saint-Cric
12:31qui a été justement
12:32insultée
12:33parce qu'elle disait
12:35qu'il y avait un lien.
12:36Je voudrais juste
12:36vous citer la conclusion
12:37d'Alain Destek
12:39et c'est ça
12:39que devraient aussi
12:40entendre nos confrères
12:41parce qu'on ne pourra pas
12:42se voiler la face
12:43éternellement,
12:44c'est que les juifs
12:45sont visés aujourd'hui
12:46effectivement,
12:47ils sont plus faciles
12:48à attaquer tout simplement
12:49mais ils finissent en disant
12:51après Hanoukka
12:52vient Noël
12:52et ce qui est en jeu
12:54aujourd'hui
12:55et que les gens
12:56ne veulent pas voir
12:57à la fois par peur
12:58en réalité
12:58et par idéologie,
13:01c'est quand même
13:01l'avancée
13:03non seulement
13:03de l'antisémitisme
13:05mais surtout
13:05l'avancée
13:07de cet islam radical
13:08au sein de l'islam
13:10et de tout ce qu'il porte,
13:11c'est pas seulement
13:12l'antisémitisme,
13:12c'est la haine des homosexuels,
13:14c'est la haine de la France,
13:15etc.
13:15et donc
13:16c'est une situation globale
13:18à laquelle on doit
13:19faire face maintenant.
13:20L'islam radical
13:21qui mène un combat
13:23contre culturel,
13:25civilisationnel,
13:25contre l'Occident.
13:26Contre nous.
13:28Et une nouvelle fois,
13:30je précise,
13:31c'est le titre
13:32qui m'a heurté
13:32et c'est pas forcément
13:33ce qui a été dit
13:34par le journaliste
13:35mais quand vous avez
13:36les quatre chaînes d'information
13:37que vous tournez la tête
13:38qu'à 8h du matin,
13:39vous avez les quatre chaînes
13:40d'information
13:41qui sont sur ce sujet
13:42et vous tournez,
13:42vous voyez marquer fusillade,
13:43mais c'est pas possible.
13:45C'est souvent les bandos.
13:46Alors en plus,
13:48on m'expliquait,
13:49mais j'ai pas retrouvé
13:50la séquence,
13:50que visiblement,
13:51lorsque Sibyl Veil
13:52a été interrogé
13:53cette semaine
13:54par Charles Aloncle,
13:55la question lui a été posée
13:56ou au responsable
13:58de la direction
13:59en disant
13:59mais est-ce que,
14:01pourquoi vous avez parlé
14:02de fusillade
14:03la semaine dernière ?
14:04On a vite rectifié
14:05le tir,
14:05mais j'aimerais retrouver
14:07cette séquence
14:07que je n'ai pas retrouvée.
14:08Vous aviez aussi le bandeau
14:08sur les otages
14:10palestiniens libérés.
14:13Mais qu'ils ont retiré.
14:14Oui, oui, d'accord.
14:14Charles Aloncle,
14:16justement,
14:17parce que le rapporteur
14:18de la commission
14:19sur l'audiovisuel public
14:21a une sorte
14:22de contre-offensive
14:24et vous avez
14:25le rapporteur
14:26de cette commission
14:26ainsi que le président
14:27qui est ciblé
14:28par une partie
14:29de la gauche radicale
14:30politique,
14:31mais aussi par une partie
14:32de la gauche médiatique,
14:34mais pas que,
14:35par la présidente
14:36de l'Assemblée nationale.
14:37Et Charles Aloncle
14:38a répondu
14:38à Yael Brown-Pivet
14:39qui expliquait
14:40qu'il y avait
14:40un dévoiement politique
14:42de la commission.
14:43C'est quand même
14:43des accusations
14:44qui sont extrêmement lourdes.
14:45Je rappelle qu'elle a dit ça
14:46sur France Inter,
14:47sur le service public.
14:49J'ai trouvé cette déclaration,
14:50dit-il,
14:50d'une gravité inédite.
14:52C'est une tentative
14:53d'intimidation
14:54sans précédent
14:56contre un rapporteur.
14:57Plus grave,
14:58cette intervention
14:59a eu lieu
15:00sur une antenne
15:00du service public
15:01qui est justement
15:01l'objet de cette commission.
15:03le jour
15:04de l'audition
15:05de sa présidente.
15:06Cela pose
15:07un problème majeur
15:09d'indépendance
15:10des institutions.
15:12C'est quand même...
15:12C'est grave.
15:14Venons de Mme Brown-Pivet,
15:15c'est remarquable.
15:15Je rappelle
15:16qu'elle avait présidé
15:17la commission d'enquête
15:18parlementaire
15:19sur l'affaire Benalla
15:20qu'elle a d'ailleurs
15:21largement torpillé
15:23à l'époque
15:23en 2018.
15:25Il faut s'en souvenir
15:25puisque je crois
15:26que le rapporteur
15:26de l'époque
15:27qui était Guillaume Larrivé
15:28avait même démissionné
15:29de ses fonctions
15:30parce qu'il jugeait
15:30que la présidente
15:31ne permettait pas
15:32que les débats
15:33de la commission
15:34d'enquête parlementaire
15:34puissent se dérouler
15:36sereinement.
15:38Donc clairement,
15:38là, on a une commission
15:39d'enquête parlementaire
15:40qui dispose
15:41d'un certain nombre
15:42de prérogatives
15:43que le rapporteur
15:45fait son travail
15:45et on voit bien
15:46que depuis trois jours
15:47à peu près,
15:48il y a une petite musique
15:49qui s'instaure
15:51pour faire le procès
15:52de cette commission
15:53d'enquête parlementaire
15:54et on sait très bien
15:55que c'est pour des raisons
15:56politiques
15:56et des raisons
15:57clairement idéologiques.
15:59Ce qui est problématique,
16:00c'est que la présidente
16:00de l'Assemblée nationale
16:01ne défende pas,
16:02en l'occurrence,
16:03les parlementaires
16:04qui font ce travail.
16:05Elle devrait être
16:06aux côtés
16:07du président
16:07et du rapporteur
16:09et non pas
16:09prendre position
16:10contre le rapporteur
16:12de cette commission
16:13d'enquête parlementaire.
16:14Et elle serait finalement,
16:16par cette déclaration,
16:17de camp,
16:18ce qui est hallucinant.
16:20C'est le camp,
16:20finalement,
16:21de France Télévisions
16:22qui serait attaqué
16:23par un procureur-rapporteur
16:26alors que vous avez
16:27un rapporteur
16:28et un président
16:29de la commission
16:30qui tentent
16:31de travailler
16:33de manière chirurgicale,
16:35qui posent des questions
16:36extrêmement précises,
16:37dans un climat
16:38plutôt serein,
16:41sérieux et serein.
16:42On a vu d'autres commissions
16:44où ça n'était pas...
16:45Alors là,
16:46pour le coup,
16:47c'était effectivement...
16:48On avait l'impression
16:49d'avoir une inquisition.
16:50C'était plus un procureur
16:53qu'un rapporteur.
16:54Mais cette fois-ci,
16:55c'est très intéressant
16:56de voir que c'est
16:56Yael Brunpivet
16:57qui s'en prend directement
16:59sur France Inter
17:00le matin,
17:01le matin de l'audition
17:03de Mme Sybille Veil.
17:04On vit dans un monde
17:05quand même assez particulier
17:06et donc Charles Lalonde
17:07lui a répondu.
17:09Autre sujet à présent,
17:10direction Paris.
17:12Paris,
17:12est-ce que c'est
17:13la ville lumière
17:13et est-ce que ça devient
17:15la ville poubelle ?
17:16Alors vous allez me dire,
17:17là vous généralisez,
17:19là vous pouvez me gronder,
17:19chère Elisabeth Levy.
17:21Non mais là je vais me taire
17:21parce que je vais...
17:22Je vais être bien que vous.
17:25Là je vais être bien que vous.
17:27Je vais vous modérer.
17:27C'est vous qui allez me modérer.
17:29Paris serait la cinquième ville
17:30touristique
17:31la plus sale au monde.
17:33Derrière Florence,
17:34Las Vegas,
17:35Rome et Budapest.
17:37Ce classement est réalisé.
17:39Il faut prendre ce classement
17:39avec des précautions
17:41puisqu'il est réalisé
17:42à partir de commentaires
17:43d'internautes sur Google.
17:45Il ne plaît pas du tout
17:46à la mairie de Paris
17:47qui se défend
17:48et met en avant
17:48les nombreux moyens
17:49déployés pour nettoyer
17:50les rues.
17:51Mais on a tendu le micro
17:53et on a demandé
17:54aux Franciliens.
17:55Voyez le sujet
17:55de la rédaction de CNews.
17:58Des poubelles
17:58à même le sol
17:59ou des encombrances
18:00entassées.
18:02La propreté des rues
18:03pose question
18:03pour de nombreux Parisiens.
18:05Ça laisse à désirer
18:06je trouve.
18:07Ça dépend des quartiers.
18:09Non,
18:10c'est pas très net.
18:11Franchement,
18:12c'est moyen
18:12par rapport à d'autres villes.
18:13Et alors,
18:14est-ce que ce sont les gens
18:15aussi qui font
18:15moyennement attention ?
18:17Je pense que c'est aussi possible.
18:18Selon une étude publiée
18:19le mois dernier
18:20et qui se base
18:21sur les commentaires Google
18:22des dix principales
18:23attractions touristiques
18:24d'une centaine
18:25de villes sélectionnées,
18:26Paris est la cinquième
18:27ville touristique
18:28la plus sale du monde
18:29derrière Budapest,
18:31Rome,
18:31Las Vegas
18:32et Florence.
18:32Pourtant,
18:34chaque année,
18:34la mairie dépense
18:35des centaines
18:36de millions d'euros
18:36dans la propreté,
18:38près de 300 millions
18:39en 2023.
18:40Sur le terrain,
18:416300 agents collectent
18:433000 tonnes de déchets
18:44chaque jour
18:45et nettoient
18:462900 kilomètres
18:47de trottoirs.
18:4826000 corbeilles
18:49sont installées,
18:50soit une tous les 100 mètres.
18:52Mais rien n'y fait.
18:53Selon certains Parisiens,
18:54la ville se dégrade
18:56d'année en année.
18:56Ça fait depuis 90,
18:59j'habite le quinzième,
19:01ça a dégradé.
19:03C'est plus comme avant.
19:04C'est dommage
19:04parce que Paris était propre
19:05et maintenant,
19:06on marche dans les crottes,
19:07les feuilles sont là.
19:09Non, c'est pas propre.
19:10La propreté serait
19:11l'un des enjeux majeurs
19:12des élections municipales
19:14dans la capitale
19:15les 15 et 22 mars prochains.
19:17Voilà pour le sujet
19:18de Sarah Varny
19:18et à l'image,
19:19Laurence El-Arier
19:20et Chloé Legray.
19:23Alors, Paris-Ville,
19:24est-ce qu'on peut être
19:25une ville lumière ?
19:25Non mais on se disait un peu
19:26des villes,
19:27pour vous.
19:27Vous, ce qui vous a marqué,
19:29c'est Budapest.
19:29Oui, comme vous aimez
19:30la transparence,
19:31on tiquait un peu.
19:32Alors, pas sur Paris
19:33parce que quand on
19:34narpente les rues,
19:35on est capable de voir
19:36qu'il y a des nids de poules,
19:37etc.
19:37Mais c'est pas très nouveau
19:38ou des rats dans les squares,
19:40etc.
19:40Bon, ça, c'est pas très nouveau.
19:41Mais ce qui nous a frappés,
19:42oui, c'est Budapest.
19:44Alors, non pas que Victor Orban
19:46soit le chantre
19:47de la propreté,
19:48j'en sais rien.
19:49Mais moi, j'ai été
19:51à Budapest.
19:53Bouddha et Pêche
19:54traversée par le Danube.
19:55C'est une ville aussi
19:56lumière, magnifique.
19:57J'ai du mal à croire
19:58qu'elle est aussi mal classée.
19:59On aurait dû mettre
20:00Paris ville lumière
20:01et ville poubelle
20:02pour un interrogation.
20:02L'un d'entre nous,
20:03c'est quand même étonné.
20:04Je ne le dénoncerai pas
20:05qu'il n'y ait pas Marseille
20:06dans ce classement.
20:08C'est les capitales,
20:09les amis.
20:11Mais la question
20:12qu'il faut se poser quand même...
20:13Non, c'est pas les capitales.
20:14La question qu'il faut se poser,
20:16mais sérieusement,
20:17évidemment,
20:17certainement,
20:17la ville a une responsabilité,
20:19mais ça ne peut pas être
20:20que ça.
20:21Moi, je vois des tas de gens,
20:24jolent et des trucs.
20:25La propreté d'une ville,
20:27ce n'est quand même pas seulement
20:28l'affaire des pouvoirs publics.
20:32Il faut rendre hommage
20:33à ceux qui,
20:34tous les matins,
20:35tous les jours,
20:36le soir aussi tard,
20:38travaillent justement
20:40à ce que la ville
20:40retrouve un peu de son éclat
20:42et de sa propreté.
20:43Vous avez raison, Elisabeth.
20:46Il y a aussi
20:46une sorte d'incivisme,
20:48d'incivilité
20:50chez les touristes
20:52et chez les franciliens.
20:53Peut-être plus
20:54chez les franciliens
20:55que chez les touristes.
20:56On revient de très loin
20:57quand même.
20:58Vous êtes franciliens
20:59de nos fonds ?
21:00Je ne sais pas
21:00si vous vous souvenez,
21:00peut-être non,
21:01vous n'en souvenez pas,
21:02mais moi,
21:02je me souviens
21:02quand j'étais gamin,
21:03vous aviez des décharges.
21:05En 1915 ?
21:06Non, vous aviez des décharges
21:08dans les campagnes
21:08où les gens balançaient
21:09leur frigo
21:10dans les champs.
21:12Ça existait,
21:12c'était absolument incroyable.
21:14Vous avez connu ?
21:15Le frigidaire,
21:17vous avez connu ?
21:17On balançait son frigo
21:18dans les champs.
21:19Oui, bien sûr.
21:20Vous savez ces peuples-là
21:21qui vivaient au balancier
21:22vos poubelles par la tête ?
21:23Je vous assure,
21:24vous vous baladiez
21:24dans des champs
21:25dans la bouche ou ailleurs.
21:26Est-ce que comme au Moyen-Âge,
21:27on balançait ?
21:28Non, mais ne rigolez pas.
21:30Il y avait des déchets
21:30assez boulevés.
21:32Avant que des déchets
21:33se soient mis en place,
21:34les gens balançaient tout
21:35et n'importe quoi.
21:36Les déchets,
21:38le plâtre,
21:38tout ça,
21:39c'était dans les champs.
21:40Le boomer
21:41jette son frigo,
21:42voilà.
21:42Ce qui est intéressant aussi,
21:45c'est qu'on approche
21:47des campagnes municipales
21:49à Paris.
21:50Ça va jouer évidemment
21:51sur la question de la sécurité
21:52parce qu'il y a une question
21:54de sécurité majeure
21:55pour la capitale.
21:56Ça va se jouer aussi
21:57sur la circulation.
21:58C'est devenu un enfer
21:59de circuler dans Paris.
22:00À part si vous avez
22:01une trottinette
22:02ou un vélo.
22:03Et même pour les vélos,
22:04c'est compliqué.
22:05Et puis ça peut se jouer
22:06aussi sur la propreté.
22:08C'est vrai que
22:08pour les franciliens,
22:10vous tournez la tête à gauche,
22:12il y a un surmulot.
22:13Vous tournez la tête à droite,
22:14il y a une poubelle,
22:15Mathieu.
22:16C'est ça.
22:17Et ensuite,
22:17après,
22:17on vous dit
22:18la mairie est endettée
22:19et elle dépense
22:20énormément d'argent.
22:21Elle accumule
22:2110 milliards d'euros
22:22de dettes.
22:23Et les parisiens,
22:23ils augmentent les impôts.
22:25C'est ça le pire,
22:25la situation absurde
22:26dans laquelle on est
22:27gouverné à Paris,
22:29c'est que les impôts
22:30augmentent
22:31et pourtant les services
22:32publics sont en bonne qualité
22:33comme vous l'avez dit.
22:34Sur la police municipale,
22:35ils ne sont pas au rendez-vous
22:36et même également
22:37sur la propreté
22:38comme ça a été dit
22:38dans votre sujet,
22:39290 millions d'euros.
22:41Mais pour quel résultat ?
22:42Et c'est ça aujourd'hui
22:43le véritable problème
22:44notamment à Paris.
22:45Paris,
22:45vous avez une situation
22:45qui est complètement absurde,
22:47c'est que la ville
22:47perd des habitants
22:48depuis qu'Anne Hidalgo
22:49est au pouvoir,
22:49donc depuis 2014
22:50et pourtant il y a
22:51plus de fonctionnaires
22:52et pourtant on a moins
22:54de services publics.
22:55Véritable absurdistan.
22:57Et donc moi,
22:57je suis d'accord avec vous,
22:58il y a une question
22:58de responsabilité collective
23:00des touristes
23:01et des parisiens
23:01mais il y a aussi
23:02et surtout
23:03une responsabilité
23:04des pouvoirs publics
23:05parce qu'il y a des villes
23:06qui sont quand même
23:06plus propres que d'autres
23:07même en France.
23:08Il est 9h22
23:09sur CNews
23:10et on vous souhaite
23:11évidemment un bon dimanche
23:13à l'approche
23:14des fêtes de Noël.
23:15On se retrouve
23:16dans un instant
23:17pour la suite
23:17de l'heure des pros.
23:19On parlera
23:19de la crise agricole
23:20avec cette séquence
23:21qui a été vue
23:22plus d'un million de fois
23:23sur les réseaux sociaux
23:24en un peu plus de 24 heures
23:26et qui a été
23:27sous-traitée médiatiquement.
23:29Je suis très surpris.
23:30Alors peut-être
23:31que les agriculteurs
23:32en plus de mettre
23:33un genou à terre,
23:34ils auraient dû mettre
23:35un petit loup
23:35au milieu d'eux
23:36et là
23:37la séquence
23:38aurait peut-être pu
23:39attirer l'attention
23:40de certains médias.
23:42Il manquait le loup.
23:43C'est ça maintenant.
23:44Sauf que le loup
23:45dans le petit film
23:46il est végétarien.
23:46Je ne suis pas sûr
23:47que ce soit un symbole
23:48pour les éleveurs.
23:49Vendeurs de viande.
23:51Excellente remarquée, Eric.
23:52On revient dans un instant.
23:54Il est 9h30 sur CNews.
23:59Si vous nous rejoignez
24:00pour l'heure des pros,
24:00on est toujours avec
24:01Eric Revelle
24:02et avec Arnaud Benedetti,
24:04Elisabeth Lévy bien sûr
24:05et Mathieu Hock.
24:07On va parler de la crise agricole
24:08et on a diffusé
24:11cette séquence hier matin.
24:12On l'a commentée longuement
24:14hier soir.
24:15Et si vous nous rejoignez
24:16ce dimanche matin,
24:17c'est une séquence
24:18qui a inondé la toile
24:19bouleversante
24:21dont j'aurais aimé
24:23qu'on la voit en séquence
24:24et qui commence à attirer
24:26l'attention de quelques médias
24:27et de politiques.
24:28Vous voyez des agriculteurs
24:30face à des gendarmes.
24:32Il n'y a aucune tension
24:33mais c'est avant de quitter
24:35l'autoroute A20
24:36de Brive-la-Gaillarde,
24:37vendredi,
24:38les agriculteurs
24:39qui ont déposé
24:41un genou à terre
24:42et qui ont chanté
24:44la Marseillaise.
24:45Pouvons-nous la voir
24:45en séquence s'il vous plaît ?
24:49Est-ce qu'on peut la voir
24:54en séquence ?
24:55Est-ce qu'on vous remet
24:57tente de la gravité
24:58que vous avez payé
24:59du collègue en arrière ?
25:01Nous, on n'ira pas
25:03à la frontière.
25:05Et quand l'État
25:06commence à taper
25:08les gens
25:08s'il les nourrit,
25:10c'est grâce.
25:12Alors nous,
25:13on va se mettre
25:14aujourd'hui
25:14un genou à terre
25:15et on va vous
25:16s'entendre à Marseillais
25:17parce que nous,
25:19on est liens
25:19de notre pays,
25:20on est liens
25:20de notre France,
25:22on est liens
25:22de notre gendarmerie,
25:23on est liens
25:24de notre poli
25:24et on est liens
25:25de nos agriculteurs
25:26et de notre agriculture.
25:28Alors,
25:28règle-nous à terre !
25:30Sous-titrage Société Radio-Canada
25:39Sous-titrage Société Radio-Canada
25:49Sous-titrage Société Radio-Canada
25:58Sous-titrage Société Radio-Canada
26:07Sous-titrage Société Radio-Canada
26:17Sous-titrage Société Radio-Canada
26:26– Sous-titrage Société Radio-Canada
26:27Sous-titrage Société Radio-Canada
26:28– Sous-titrage Société Radio-Canada
26:28Sous-titrage Société Radio-Canada
26:29Sous-titrage Société Radio-Canada
26:31Parce que c'est deux corps de métier qui partagent les mêmes valeurs, la même dévotion.
26:37Et les agriculteurs disent, mais on aime notre police, notre gendarmerie.
26:41La gendarmerie qui, à juste titre, encadre les mobilisations des agriculteurs.
26:46Au pied, vous avez vu, des gendarmes.
26:48Non, mais c'est important.
26:49Ils ne sont pas en confrontation.
26:51Sur une autoroute, c'est bien d'encadrer aussi pour sécuriser.
26:54C'est une manière aussi de protéger les agriculteurs qui sont sur l'autoroute.
26:57Il y a eu la séquence qui a beaucoup choqué les Français en Ariège.
27:01Mais après, vous avez eu une reprise en main, même dans la communication de Laurent Nouniez,
27:11qui a demandé au préfet de faire preuve de tact et de rondeur lorsqu'il fallait intervenir.
27:19Et d'ailleurs, il l'a dit dans les colonnes du JDD aujourd'hui.
27:21J'ai demandé au préfet de veiller à ce qu'il n'y ait aucun nouveau blocage et figé la situation.
27:25Nous avons géré cette crise avec beaucoup de souplesse.
27:28Et il me tient à cœur d'encadrer la crise agricole avec une adaptation à chaque situation.
27:32Mais la tolérance sur des mouvements visant au blocage doit avoir ses limites.
27:35La vie du pays ne peut pas être entravée.
27:37Il y a un impact très réel sur la vie économique.
27:38Et les Français doivent pouvoir partir en vacances pour les fêtes dans la sérénité.
27:42Mais dans cette séquence, encore une fois, il y a tout.
27:45C'est pour ça que les Français sont en soutien massif de la colère agricole.
27:50Bien sûr.
27:51Alors l'un des éléments de réponse, vous posez la question pourquoi les médias n'en parlent pas suffisamment
27:55ou mettent un peu de temps à brayer.
27:56Parce qu'en fait, vous avez vu, c'est des gens de la coordination rurale
27:59qui est un syndicat agricole plutôt classé à droite.
28:01Ceci expliquant peut-être cela.
28:03Mais là, vous avez un fronde.
28:04Présenté par les médias comme proche de l'extrême droite.
28:06Voilà.
28:07Donc c'est peut-être pour ça qu'ils n'en parlent pas.
28:09Il y a la Marseillaise.
28:10C'est déjà des extrêmes droites, la Marseillaise.
28:11Où le symbole est incroyable, c'est que ça symbolise quand même cette agriculture française
28:19qui est à genoux, justement, qui est en grande difficulté.
28:23Le traité du Mercosur, tout ce qui leur arrive aujourd'hui est frappant.
28:28Et puis, moi, je trouve cette image réconciliante.
28:31Vous voyez, on sait que la France est fracturée.
28:33On en parlera peut-être.
28:34Je suis d'accord avec vous.
28:34Voilà.
28:35Elle est réconciliante.
28:36C'est-à-dire que vous avez des gendarmes qui représentent l'autorité républicaine.
28:38Et en face, vous avez des gens qui sont en totale souffrance et qui mettent un genou
28:43à terre en espérant qu'un jour, ils n'auront pas les deux à terre.
28:46Parce que là, évidemment, c'est une partie du pays qui partirait.
28:51Ils reprennent quand même un geste.
28:52Vous vous rappelez que ce geste, c'est un geste qui a été employé avec un discours
28:57quasiment contraire, puisque c'était un discours anti-police.
29:01Rappelez-vous, c'est la mort de George Floyd, non footballeur.
29:05Rappelez-vous, le cirque ici du genou à terre.
29:08Donc, il y a quelques...
29:09D'abord, c'est absolument bouleversant là-dessus.
29:11Vous avez raison.
29:14Comment dire ?
29:15J'aurais aimé voir le visage des policiers pendant cette séquence.
29:18J'aurais...
29:19Des gendarmes.
29:19Des gendarmes, pardon, pardon, pardon.
29:21Qu'ils m'excusent.
29:22Mais ce qui me frappe, quel contraste avec les soulèvements de la terre.
29:27Quel...
29:27Et...
29:28Non mais...
29:28Vous avez vraiment raison.
29:29Ça se passe en milieu...
29:31On est dans un milieu rural.
29:32Ça concerne aussi des agriculteurs.
29:35Alors après, si vous voulez, il faut discuter, je pense, avec les agriculteurs
29:39et essayer d'identifier au-delà des questions aujourd'hui conjoncturelles de la dermatose
29:45sur lesquelles peut-être, sans doute, il n'y a pas d'autre solution que celle qu'on leur impose.
29:50Mais il y a quand même tout un système à revoir sur notre agriculture.
29:55Et il me semble que tant que l'agriculture sera un secteur économique parmi d'autres
30:00soumis exactement aux mêmes critères de rentabilité, de marché, de libre-échange, etc.,
30:06on n'y arrivera pas.
30:07On a fait le choix, faut-il le rappeler, depuis 1994 et les accords du GATT.
30:11On peut l'échanger, non, ces choix ?
30:13Tout à fait, mais à l'époque, ceux qui disaient qu'il ne fallait pas inclure l'agriculture
30:17dans les accords du GATT, qui est devenu OMC, étaient considérés comme des obscurantistes économistes.
30:23Souvenez-vous, François Fillon, qui était jeune député à l'époque, en 1992,
30:27disait justement au gouvernement, c'était des gouvernements socialistes d'ailleurs,
30:29qui avaient commencé à négocier, il disait, il avait repris la fameuse phrase de Churchill,
30:35vous ne voulez pas la guerre, vous aurez des honneurs et la guerre.
30:39C'est à peu près ce qu'on a aujourd'hui, 30 ans plus tard.
30:41Et vous avez un Philippe de Villiers qui, dans les années 90 et même pendant sa campagne en 95,
30:45parlait de préférence agriculturelle.
30:47Et ce mot a été repris en 2024, quelques semaines avant la campagne européenne,
30:55avec cette promesse de faire...
30:56Elle existait avant les accords du GATT, c'est ce qu'on appelait la préférence communautaire.
30:59Mais ça veut dire payer notre alimentation plus cher.
31:03Quelques agriculteurs qui ont été interrogés hier soir par Félix Perola,
31:08qu'on retrouvera dans un instant, depuis Carbone, cette fois-ci sur l'A64,
31:12et qui réagissaient à ce genou à terre des agriculteurs qui étaient placés du côté de la Corrèze et Brive-la-Gaillarde.
31:20Joli, enfin, le symbole est joli.
31:24Voilà, ils se sont retirés, si j'ai bien compris, mais avec les honneurs.
31:29Les honneurs...
31:30Voilà, c'est les honneurs.
31:33Ils ont chanté à Marseillaise de genou à terre,
31:35et puis après, ils se sont retirés.
31:37Moi, je trouve que c'est une jolie image.
31:39Déjà, la Marseillaise, ça fait tout le temps chaud au cœur quand on est français,
31:41donc voilà, moi, c'est un hymne...
31:43Enfin, voilà, ça me fait quiller les poils sur les bras quand je l'entends, on va dire, qu'on le chante.
31:46Elle m'inspire un peu, je te le dis franchement,
31:48parce que tu sais que nous, ici, on est un mouvement, on ne va pas tout casser, on ne brûle rien,
31:52on ne veut rien dégrader, donc on y réfléchit un peu à la sortie.
31:58J'espère qu'il y a une sortie favorable sans avoir besoin de faire ça.
32:01Félix Perola est en direct avec nous depuis Carbone et l'autoroute à 64.
32:06Avant de vous solliciter, d'abord, bravo et merci, cher Félix,
32:10et merci à Charles Pousseau qui vous accompagne,
32:11parce que tout au long du week-end, on a pu comprendre, entendre la colère des paysans français
32:18à travers vos témoignages et vos duplexes.
32:22Est-ce qu'il y a, comme ces derniers jours du monde,
32:25et est-ce qu'il compte quitter les lieux dans les prochaines heures, cher Félix ?
32:30Oui, Eliott, il y a toujours un peu de monde ce matin.
32:36Regardez juste derrière moi, ils partagent un petit déjeuner.
32:39Ce qui est intéressant, c'est que tous ceux qui viennent rapportent quelque chose.
32:43Donc il y a vraiment beaucoup de croissants, de viennoiseries.
32:47Et puis il y a aussi cet écran qui a été installé, parce qu'hier soir,
32:51ils sont venus aussi ici pour regarder le match de rugby.
32:55Alors juste en dessous de l'écran, il y a une tente qui sert de salle de réunion,
33:00mais le soir, cette tente se transforme en dortoir,
33:03parce que les agriculteurs se relaient pour rester toute la nuit.
33:07Donc certains dorment ici la nuit.
33:09Et puis regardez, on va vraiment vous montrer le lieu,
33:12parce qu'il n'y a aucune dégradation.
33:14Tout est très bien installé.
33:15Regardez, il y a cette cuisine et les chasseurs,
33:19en fin de matinée, rapportent du gibier justement,
33:22pour préparer le déjeuner et le dîner.
33:25Et vous allez le voir également,
33:27ils ont installé beaucoup de sapins de Noël.
33:30Il y a 3-4 jours, 3 prêtres sont venus
33:33et ont proposé aux agriculteurs de donner la messe ici sur le blocage,
33:38sur l'autoroute, si jamais les agriculteurs devaient rester ici encore jusqu'au 24 et 25 décembre.
33:44Merci Félix Perrault, merci à Charles Pousseau qui vous accompagne.
33:48C'est plus propre sur la 64 avec les agriculteurs que dans les rues de Paris.
33:53Merci beaucoup, voilà ce qu'on pouvait dire sur la crise agricole.
33:56L'autre information principale de la nuit,
34:00c'est le Kremlin qui a fait savoir que Vladimir Poutine
34:04se disait prêt au dialogue avec Emmanuel Macron.
34:08Alors ils ont eu un dernier échange téléphonique,
34:10c'était en juillet dernier, le 1er juillet 2025,
34:14c'était un échange qui avait duré deux heures,
34:16mais entre 2022 et 2025,
34:19le dialogue était totalement rompu.
34:21Emmanuel Macron, Vladimir Poutine,
34:23vont-ils échanger dans les prochains jours ?
34:27Voyez le sujet de la rédaction de CENIOS.
34:31Vladimir Poutine serait prêt à dialoguer avec le président français.
34:35Une affirmation tenue par le porte-parole du Kremlin
34:37dans la nuit de samedi à dimanche.
34:39Emmanuel Macron a dit qu'il était prêt à parler avec Poutine.
34:42Il est probablement très important de rappeler ce que le président a dit
34:45lors de sa grande conférence de presse annuelle vendredi.
34:48Il a également exprimé le fait qu'il était prêt à engager le dialogue avec Macron.
34:51Une déclaration qui fait suite aux propos d'Emmanuel Macron ce vendredi à Bruxelles,
34:55à l'issue d'un sommet où l'UE a trouvé un accord
34:57pour débloquer un prêt de 90 milliards d'euros pour soutenir l'Ukraine.
35:01Je pense qu'il va redevenir utile de parler à Vladimir Poutine, oui.
35:05De toute façon, je constate qu'il y a des gens qui parlent à Vladimir Poutine.
35:11Donc je pense que nous, Européens et Ukrainiens,
35:15on a intérêt à trouver le cadre pour réengager cette discussion en bonne et due forme.
35:21Une allusion à peine voilée à Donald Trump qui n'a jamais rompu le dialogue avec Vladimir Poutine.
35:26Face à la Russie, le président ukrainien lui-même estime que les Etats-Unis sont l'unique force de persuasion
35:31pour mettre fin au conflit.
35:32Les Etats-Unis doivent dire clairement, s'il n'y a pas de voie diplomatique,
35:36alors il y aura une pression totale.
35:38Il y aura beaucoup d'armes très solides pour l'Ukraine.
35:40Il y aura un soutien très fort pour l'Ukraine.
35:42Les Etats-Unis imposeront des sanctions à l'ensemble de l'économie,
35:46à tous les secteurs qui rapportent de l'argent russe.
35:48Sans cela, c'est tout simplement impossible.
35:51Poutine ne ressent pas encore la pression qui devrait s'exercer sur lui.
35:55Des négociateurs ukrainiens, européens et américains participent ce week-end en Floride à des pourparlers.
36:00Volodymyr Zelensky a évoqué hier la possibilité d'une négociation directe entre l'Ukraine et la Russie.
36:05Une rencontre proposée selon lui par les Etats-Unis.
36:08Il s'agirait d'une première depuis six mois.
36:10Et on vient de l'apprendre, une rencontre Etats-Unis-Ukraine-Russie,
36:14pas en cours de préparation selon le Kremlin.
36:18Une alerte qui vient à peine de tomber.
36:21Alors Vladimir Poutine, Emmanuel Macron, une rencontre possible, point d'interrogation.
36:24On est très loin de l'idée de la rencontre.
36:26Est-ce que déjà un dialogue peut être renoué entre le président français et le président russe ?
36:33Mais quel est le poids de la France, Éric Reveille ?
36:35C'est quand même une bonne nouvelle.
36:36C'est quand même une bonne nouvelle que le président de la République française puisse renouer des contacts avec Poutine.
36:43On se dit, là où l'Europe a été satellisée depuis le début dans ses négociations,
36:48parce que c'est un face-à-face en réalité entre Américains, Russes via les Chinois.
36:52Alors maintenant, je m'interroge toujours, parce que ça intervient juste après que l'Europe soit mise d'accord
36:58pour décaisser 90 milliards d'euros supplémentaires pour aider l'effort de guerre ukrainien.
37:04Donc est-ce que Poutine veut gagner du temps en se disant que c'est quand même de l'argent,
37:08au moment où l'économie russe est en train de montrer des signes de faiblesse ?
37:11Il a quand même changé de ton !
37:12Et puis, je vais vous dire, moi je me méfie toujours de l'habile Poutine,
37:18parce qu'en fait, qu'est-ce qu'il est en train d'essayer de faire ?
37:20Il voit bien qu'avec Trump, ils sont dans l'impasse, l'accord de paix sur l'Ukraine,
37:25les Américains ne semblent pas reculer et les Russes ne veulent pas avancer.
37:28Donc peut-être qu'il essaie de mettre un tiers de confiance nouveau
37:32pour complexifier un peu plus ces négociations.
37:36Mais sur le fond, c'est quand même une bonne nouvelle.
37:39Non mais surtout, c'est une rencontre, oui, c'est une très bonne nouvelle, c'est vrai.
37:44Mais pour dire quoi en fait ?
37:46La réalité, c'est que les présidents de la République française, Emmanuel Macron,
37:49n'a rien de contraignant pour faire changer Vladimir Poutine,
37:53puisque même Donald Trump n'arrive pas à aboutir à un accord avec Vladimir Poutine,
37:57alors qu'il a beaucoup plus de cartes en main qu'Emmanuel Macron.
38:01Et il n'a rien non plus d'incitatif à offrir à Vladimir Poutine
38:04pour qu'il puisse faire varier sa position.
38:06Donc c'est toujours la même chose, c'est pour dire quoi.
38:07Et on sera très attentif au regard du général Pierre De Villiers,
38:11qui sera l'invité de Pierre De Villeneau.
38:14Donc dans le grand rendez-vous à 10h sur CNews d'Europa et les échos.
38:18Pierre De Villiers, ancien chef d'état-major des armées,
38:21qui a été renvoyé, Manu Militari, lorsqu'il a eu le malheur de dire en 2017
38:24qu'il ne faut pas faire des coupes budgétaires pour la défense et pour l'armée.
38:31La première question que j'aimerais lui poser, c'est ça.
38:34Est-ce que vous avez eu raison trop tôt ?
38:36Et que de temps perdu ?
38:37Que de temps perdu, c'était il y a déjà 8 ans.
38:41Une séquence absolument dingue.
38:43Alors on connaît le show de Donald Trump.
38:46Donald Trump qui aujourd'hui, sur ses terres aux Etats-Unis,
38:51les Américains le pressent parce qu'il y a eu des promesses importantes en disant
38:55« Vous allez retrouver du pouvoir d'achat, je vais baisser les prix notamment au niveau de la santé ».
39:01Et il était en meeting vendredi.
39:04Et vendredi, il parlait notamment du prix des médicaments.
39:07Il faut savoir qu'aux Etats-Unis, le coût des médicaments est bien plus important qu'en Europe.
39:11Et il dit que c'est injuste de voir ce déséquilibre-là.
39:15Et donc il presse les groupes pharmaceutiques pour dire quoi ?
39:19Vous allez augmenter un peu les prix en Europe et vous allez comme ça réduire le prix des médicaments sur notre sol aux Etats-Unis.
39:27Et visiblement, alors l'Elysée dément.
39:31Mais lui, devant ses sympathisants, raconte un échange qu'il a eu avec Emmanuel Macron par téléphone.
39:38Et il va singer Emmanuel Macron.
39:41Regardez, je vous dis, c'est une séquence absolument dingue.
39:43Ce n'est pas la première fois.
39:43Ce n'est pas la première fois, mais alors là, cette fois-ci, c'est encore pire que la précédente.
39:47C'est encore pire que la première fois-ci, c'est encore pire que la première fois-ci.
40:17C'est encore pire que la première fois-ci, c'est encore pire que la première fois-ci.
40:47C'est mon style et disons à sa façon de parler de ses alliés.
40:53D'ailleurs, je vous rappelle, mais c'est quand même déplaisant qu'il se permette de parler du président de la République française,
41:00quel qu'il soit de cette façon.
41:01J'entends, mais si aujourd'hui, la France parlait d'égal à égal avec les Etats-Unis,
41:07est-ce qu'on aurait un président américain qui parlerait en meeting d'un échange comme ça avec un président français ?
41:14Est-ce que l'instabilité, est-ce que la perte de souveraineté, la perte de pouvoir sur notre sol s'entraîne ce genre de secteurs ?
41:22Face aux Etats-Unis, on n'a jamais fait le droit, mais je pense qu'il n'a jamais fait le droit face aux Etats-Unis.
41:29C'est l'arrogance d'Emmanuel Macron, c'est ça ?
41:31La question que je me pose, c'est est-ce que cette instabilité-là provoque aussi cette situation ?
41:37On n'a jamais fait d'égal à égal avec les Etats-Unis.
41:39On est avec Cyril Colombani, et c'est très important parce que vous êtes porte-parole de l'Union des syndicats des pharmaciens d'officine.
41:45Merci d'être avec nous, cher Cyril.
41:46La question que je me pose, une sorte de cluedo, on ne va pas chercher le meurtrier, mais on va chercher le menteur,
41:51puisque l'Elysée a dit, cela n'a aucun sens, car le président de la République qui décide du prix des médicaments,
41:56c'est pas lui qui décide du prix des médicaments, sur le fond, il suffit de se rendre en pharmacie,
41:59comme le font des millions de Français chaque jour, pour voir les prix des médicaments,
42:03et globalement rester stables dans notre pays ces derniers mois.
42:06Est-ce que c'est vrai ou est-ce que c'est faux ?
42:08Est-ce que le prix des médicaments a augmenté ces derniers mois, oui ou non ?
42:14Mais pas du tout, on est vraiment à des années lumières de cela.
42:18Mais il est trop bas.
42:19Il faut bien voir qu'aujourd'hui, le problème, je partage ce qu'a dit Elisabeth Lévy tout à l'heure,
42:26il ne faut pas se mettre sur les postures de Trump,
42:27mais il faut regarder la politique qu'il y a derrière.
42:30Il y a une réalité, c'est qu'en France, nous avons les médicaments les moins chers d'Europe.
42:34On a des médicaments qui sont deux fois moins chers que nos voisins, ça c'est une réalité.
42:39On a des médicaments qui sont beaucoup moins chers qu'aux États-Unis, c'est factuel, c'est une réalité.
42:45Ça, c'est vrai.
42:47Le problème que l'on va avoir, c'est qu'aujourd'hui, le nombre du médicament est divisé en deux parties.
42:5299% du volume représente 54% des dépenses.
42:55Ce sont les médicaments matures. J'en ai déjà parlé à votre antenne plusieurs fois.
42:59Et 1% des volumes représentent 45% des dépenses.
43:03Et ce 1% des volumes, les prix, eux, sont très élevés, peut-être plus élevés qu'ailleurs.
43:08Le problème, c'est que le coût de pression que met Trump,
43:10ce n'est pas tant sur la France ou sur l'Europe qu'il le met, ce sont sur les industriels.
43:14En disant que vous allez baisser les prix.
43:16Or, nous maintenons sur 99% du volume de nos médicaments,
43:21des prix bas et plus bas qu'ailleurs,
43:22parce qu'il y a une forme d'équilibre au niveau mondial.
43:25Si cet équilibre est rompu,
43:27on ne pourra pas avoir des produits
43:29qui sont vendus au niveau de leur seuil de rentabilité en Europe.
43:33Un laboratoire pharmaceutique
43:35n'est pas là pour ne pas gagner d'argent.
43:37Lorsque vous avez des produits comme l'amoxicilline,
43:39cette saison, les antibiotiques
43:40sur lesquels on est en rupture,
43:42la notion de prix est importante.
43:44Donc, moi, je ne me place pas
43:46dans l'angle des gesticulations.
43:48On aime, on n'aime pas Trump qui gesticule.
43:50Non, mais derrière, je pense qu'il y a une pression
43:52qui va être mise sur les laboratoires
43:53et je suis très inquiet pour l'approvisionnement des médicaments
43:56parce que notre système social n'a plus les moyens
43:58d'augmenter les prix
43:59si on ne baisse pas les prix des 1% des médicaments en Europe.
44:02Merci, cher Cyril Colomboani, pour toutes ces précisions
44:04parce qu'on a bien compris
44:06que les prix n'avaient pas augmenté ces derniers mois.
44:08Donc, il y a le Donald Trump théâtral
44:10devant ses sympathisants
44:12et la réalité du terrain,
44:14c'est que les prix n'ont pas augmenté.
44:16Voilà, le Cluedo est terminé.
44:18On peut rendre l'antenne.
44:19Merci à tous les quatre.
44:20C'était un plaisir d'être avec vous.
44:21On remercie Cyril Colombani
44:23et toutes les équipes en régie.
44:25Dans un instant, c'est le général Pierre Devilliers
44:27qui sera l'invité de Pierre Devillenot
44:29pour le grand rendez-vous.
44:30Ça me plaît, ça me plaît.
44:33Elle est très belle.
44:33C'est le général de Pierre Devillenot
44:46comme le pays de Pierre Devillenot
44:48pour le grand défi.
44:48Donc, je vais arriver.
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