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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche
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00:00:00...que Brigitte Bardot soit la première invitée de l'émission Actuelle 2,
00:00:04elle qui a tant aidé à l'évolution du modèle féminin dans la société française.
00:00:08Visite inattendue et surprenante, en réalité, non, pas tellement.
00:00:13En tant qu'héroïne d'une cinquantaine de films, en tant que star,
00:00:16elle participe à travers le cinéma à votre vie culturelle et artistique.
00:00:21On a dit que les stars vivent de notre substance et que nous vivons de la leur.
00:00:25Elle a été, et sans doute l'est-elle encore, le produit de l'histoire imaginaire et réelle de beaucoup de Français.
00:00:32Brigitte Bardot, vous avez accepté, au même titre que M. Giscard d'Estaing, Mitterrand et Marché,
00:00:38les règles du jeu de cette émission Actuelle 2.
00:00:40C'est d'ailleurs la première fois, je dois le souligner, en 21 ans de carrière que vous répondez dans de telles conditions.
00:00:45Est-ce que, malgré votre expérience, vous avez un peu le trac ce soir ?
00:00:48Je n'ai pas un peu le trac, j'ai beaucoup le trac.
00:00:50Mais je trouve ça formidablement intéressant.
00:00:52Pour vous interroger, des confrères qui sont aussi des romanciers,
00:00:57Lucien Baudard de François,
00:01:01François Nourissier de l'hebdomadaire Le Point,
00:01:05Claude Sarotte, Le Monde,
00:01:09René Barjavel, Le Journal du Dimanche,
00:01:13qui veut poser la première question ?
00:01:17Lucien Baudard ?
00:01:18Lorsque j'ai eu le plaisir d'aller vous voir, plusieurs fois il y a deux ans, à la Madrague,
00:01:24j'ai l'impression que ce que vous intéressez le plus,
00:01:26c'est de vous créer un certain style de vie qui vous permettait d'arriver au bonheur.
00:01:29Avez-vous l'impression d'avoir réussi ?
00:01:31C'est vrai que je me crée un monde, à moi,
00:01:34qui est intégré dans le monde normal des autres gens,
00:01:37et que j'essaye de ne pas trop en sortir parce que j'ai une image
00:01:42qui doit être l'image que j'avais enfant,
00:01:47d'un monde qui doit être joli,
00:01:49que j'essaye de conserver.
00:01:50Et ce n'est pas toujours facile.
00:01:52Enfin, c'est un des buts de mon existence.
00:01:55C'est de me conserver un monde à moi,
00:01:57le plus joli possible et le plus honnête possible.
00:02:01Il est 20h02 sur CNews et merci de poursuivre cette édition spéciale avec nous,
00:02:08édition spéciale consacrée à Brigitte Bardot
00:02:11qui s'est éteinte à l'âge de 91 ans,
00:02:13la belle France.
00:02:14Voilà Brigitte Bardot qui dit l'honnêteté,
00:02:16qui dit la beauté face à Jean-Pierre Elkabach,
00:02:20avec cette question extraordinaire qui revient sur
00:02:22vraiment le plus sincère, le plus profond d'elle-même.
00:02:26Est-ce qu'elle est heureuse ?
00:02:28Je me tourne vers tous les invités du soir,
00:02:30Jules Torres, Joachim Lefloc, Imad, Franck Tapirot.
00:02:33Bonsoir à tous les trois.
00:02:33Bonsoir.
00:02:34Véronique Jacquet, bien sûr.
00:02:35Et nous sommes avec Bruno Ricard.
00:02:37Vous êtes un ami de Brigitte Bardot.
00:02:41Vous êtes un proche de Brigitte Bardot.
00:02:42Vous êtes collectionneur, vous êtes initiateur
00:02:45de la première exposition au monde de Brigitte Bardot.
00:02:50L'ami que vous êtes,
00:02:51et moi je n'ai pas eu la chance et l'honneur
00:02:53de rencontrer Brigitte Bardot.
00:02:54Et je pose cette question depuis ce matin.
00:02:57Brigitte Bardot, c'est qui ?
00:02:59On va dire que c'est une belle inconnue.
00:03:03C'est une femme extraordinaire.
00:03:05Moi je l'ai approchée, enfin je l'ai connue
00:03:07par rapport aux animaux, à la cause animale.
00:03:09Il y avait presque 40 ans,
00:03:11j'étais un des tout premiers adhérents de la fonte à Saint Bardot.
00:03:14Et je me suis intéressé à Brigitte
00:03:16par rapport aux animaux, à la cause animale.
00:03:18Et donc les échanges que vous aviez avec elle
00:03:21sur cette cause-là, qu'est-ce qu'elle vous disait ?
00:03:23Alors c'est marrant parce que quand j'allais la voir à la Garrigue
00:03:25sur nos propriétés, qu'elle a à Saint-Tropez, au Capon,
00:03:28c'est une femme, il n'y a pas plus simple qu'elle.
00:03:31Elle vous recevait, mais souvent elle était pieds nus,
00:03:33elle adorait être pieds nus,
00:03:35mais c'est comme si on se connaissait depuis toujours,
00:03:37en fait, on pouvait parler évidemment de la politique,
00:03:40des animaux, de la cause animale,
00:03:41de sa magnifique fondation.
00:03:42Oui, de sa magnifique fondation.
00:03:45Et d'ailleurs, on est avec quelqu'un qui protège cette fondation,
00:03:49tente de la développer,
00:03:51veut se battre aussi pour la cause animale.
00:03:53Max Gwazini est en direct avec nous pour l'heure des pros.
00:03:55Cher Max, bonsoir.
00:03:57Max, comment allez-vous ce soir ?
00:04:00Et autour de vous, j'imagine que vous avez eu
00:04:04mais des centaines et des centaines de messages
00:04:06après l'annonce, c'était ce matin aux alentours de 10h45
00:04:10et la disparition de Brigitte Bardot à l'âge de 91 ans.
00:04:14Oui, vous savez, moi, ce n'est pas important.
00:04:16Ce qui est important, c'est ce qu'a fait Brigitte Bardot
00:04:19depuis 40 ans, en créant cette fondation,
00:04:21la fondation Brigitte Bardot.
00:04:23On ne la connaît pas forcément très bien,
00:04:26mais je le répète peut-être un peu,
00:04:27mais il y a quand même 300 salariés, 500 bénévoles,
00:04:3112 500 animaux, dont par exemple 2 000 chevaux.
00:04:35Il y a aussi évidemment des actions dans 70 pays.
00:04:40Par exemple, les éléphants qui ne pourront plus être dans les cirques,
00:04:45heureusement, très prochainement, vous les mettez où ?
00:04:48On les met, on finance un sanctuaire au Portugal.
00:04:51On a un sanctuaire, par exemple, en Bulgarie,
00:04:54où on a mis beaucoup de tous ces ours
00:04:56qui sont malheureusement maltraités
00:04:59avec des anneaux, vous savez, dans le nez.
00:05:02On fait ces choses comme ça.
00:05:04Par-delà, évidemment, toutes les interventions
00:05:07et toutes les actions qu'on fait pour sauver les animaux.
00:05:14Mais enfin, on a quand même...
00:05:15C'est une grande fondation et Brigitte Bardot
00:05:18est à l'origine de ça.
00:05:19Bien sûr, c'est la présidente, la fondatrice.
00:05:22Il y a aussi une directrice générale
00:05:23qui est très proche de Brigitte,
00:05:26qui depuis 25 ans est la directrice opérationnelle,
00:05:28mais voilà, c'est comme ça, c'est une page qui se tourne
00:05:33et la fondation va continuer, bien sûr.
00:05:36Alors, on vous entend un peu mal, Max Oisini,
00:05:38mais j'avais une dernière question à vous poser
00:05:39parce que le titre de notre émission
00:05:42est le fil rouge depuis 19h.
00:05:44C'est Brigitte Bardot, française majuscule.
00:05:48Et c'est à l'aune de ce qu'elle a pu dire
00:05:50à nos confrères de l'incorrect
00:05:52lorsqu'elle définit l'art d'être français.
00:05:55Elle parle de l'élégance, l'érudition,
00:05:56la souveraineté, l'humour, le talent, le charme,
00:05:59le goût et l'amour.
00:06:01Et on avait la...
00:06:03C'est vraiment la Marianne, la française,
00:06:05représentante de cette belle France,
00:06:09cette France aujourd'hui
00:06:10qui parfois se perd, Max Oisini.
00:06:14Elle incarnait Marianne.
00:06:15Elle a été la statue de Marianne.
00:06:17Donc forcément, Brigitte Bardot,
00:06:19c'est quelqu'un de fondamentalement française
00:06:21qui aimait vraiment la France à sa manière,
00:06:24mais elle aimait la France.
00:06:25Mais le yacht, j'insiste sur l'action de Brigitte,
00:06:29son testament, son héritage,
00:06:32c'est sa fondation qui va continuer comme avant.
00:06:35Ce qu'elle voulait, déjà,
00:06:37bon, elle était présidente,
00:06:38mais tous les jours,
00:06:40elle n'était pas sur le terrain, forcément,
00:06:42parce qu'elle ne venait plus à Paris
00:06:43au conseil d'administration.
00:06:43Bien sûr.
00:06:44Mais l'héritage, ce qui est important pour elle,
00:06:47c'est très bien toutes les images
00:06:48qu'on voit à la télévision sur sa carrière,
00:06:51son cinéma, etc.
00:06:52Mais l'important pour elle sont les animaux
00:06:54et la fondation qu'elle a créée.
00:06:56Et c'est pour ça, Max Gouazini,
00:06:58qu'on a décidé de commencer cette émission
00:07:01par la cause animale,
00:07:03par votre prise de parole.
00:07:05Et je rappelle que vous êtes secrétaire générale
00:07:07de la fondation Brigitte Bardot,
00:07:08parce qu'il y a l'icône,
00:07:10l'icône mondiale, l'icône française,
00:07:12mais il y a aussi son combat,
00:07:13c'est-à-dire qu'elle a mis de côté
00:07:15sa carrière cinématographique
00:07:18au service de cette cause
00:07:19qu'elle considérait comme essentielle.
00:07:22Et c'était l'objectif de sa vie
00:07:24et sa boussole.
00:07:24Merci beaucoup, Max Gouazini,
00:07:26d'avoir réagi en direct dans l'heure des pros.
00:07:29On salue Fabien Lecoeuf,
00:07:30qui nous a rejoint, spécialiste et biographe
00:07:32de Brigitte Bardot.
00:07:34Je voulais commencer en chanson,
00:07:35avec Moi, je joue,
00:07:37qui a été écrit
00:07:39par un certain Serge Gainsbourg.
00:07:48Moi, je joue.
00:07:49Moi, je joue à jouer contre jouer.
00:07:52Je veux jouer à jouer contre vous,
00:07:53mais vous le voulez-vous ?
00:07:57De tout cœur,
00:07:59je veux gagner ce cœur à cœur.
00:08:01Vous connaissez mon jeu par cœur,
00:08:02alors défendez-vous.
00:08:05Sans tricher,
00:08:07je vous le promets.
00:08:09J'ai gagné.
00:08:11Tant pis, c'est bien fait,
00:08:13vous êtes mon jouet.
00:08:14À présent,
00:08:16ce ne sera plus vous,
00:08:17mais toi,
00:08:18et tu feras ça,
00:08:19t'apprendras n'importe quoi pour moi.
00:08:21Fabien Lecoeuf,
00:08:34on va jouer ce soir,
00:08:35jouer à comprendre
00:08:36qui était l'icône,
00:08:39l'icône française,
00:08:40l'icône française avec un F majuscule
00:08:43de Brigitte Bardot.
00:08:45Oui, c'est une icône française,
00:08:48c'est une France,
00:08:50elle incarne cette belle France
00:08:51des années 50, 60, 70,
00:08:54voilà, indiscutablement.
00:08:57Elle est venue à la chanson,
00:08:58parce que vous parliez de la chanson,
00:08:59et on écoutait ce titre de Serge Gainsbourg,
00:09:00tout simplement parce qu'elle avait un copain d'enfance
00:09:02qui était Jean-Marc Srivière,
00:09:04et avec Gérard Bourgeois,
00:09:06ils l'ont amené à la chanson,
00:09:08tout simplement.
00:09:09Elle a pris goût à la chanson,
00:09:11parce qu'elle aimait ça,
00:09:12et surtout, on lui disait,
00:09:13Jean-Marc Srivière me disait toujours,
00:09:15elle voulait prendre des cours de chant,
00:09:17comme tous les gens qui veulent chanter,
00:09:19et Jean-Marc Srivière lui disait,
00:09:20non, surtout pas,
00:09:22il faut que tu sois Brigitte Bardot,
00:09:24pas chante comme tu parles,
00:09:26ça va être très bien,
00:09:26et d'ailleurs,
00:09:27c'est presque du slam,
00:09:28ce qui fait Bardot.
00:09:29Donc, Brigitte Bardot à la chanson
00:09:31était ce que Delon était au cinéma,
00:09:32c'est d'être le plus naturel possible,
00:09:34le charisme de ces deux icônes
00:09:36faisait qu'ils ne jouaient pas,
00:09:38ils étaient.
00:09:39Ils étaient.
00:09:40Ils étaient.
00:09:40Et cette rencontre dans la chanson
00:09:42avec Gainsbourg,
00:09:43puisque chaque 1er janvier,
00:09:45il y avait le show Bardot à la télévision,
00:09:47et on est en 1968,
00:09:50donc à la fin de l'année 67,
00:09:52elle rencontre Serge Gainsbourg,
00:09:54il ne se quitte plus,
00:09:55il se met au piano,
00:09:55il la séduit,
00:09:56il tombe éperdument amoureux,
00:09:58tous les deux, secrètement,
00:09:59puisqu'on connaîtra cette histoire
00:10:01bien après cette date,
00:10:03puisque je rappelle que Brigitte Bardot
00:10:04s'était mariée en mai 66
00:10:05avec Gunther Satch,
00:10:06un milliardaire,
00:10:08et elle ne pouvait pas avoir un amant,
00:10:10comme ça aussi célèbre,
00:10:11c'était un peu compliqué,
00:10:12donc ils auront de belles liaisons ensemble,
00:10:14il lui écrira bien sûr Harley Davidson,
00:10:17d'après le livre de Guillaume Apollinaire,
00:10:19vous savez Elliot,
00:10:19les 11 000 verges,
00:10:21qui a été un succès en 1907,
00:10:23énorme succès,
00:10:24et que c'est ce livre-là,
00:10:26ce livre-là de Guillaume Apollinaire,
00:10:28qui servira,
00:10:29qui servira.
00:10:30– Voilà, je vois le sommaire de Jules.
00:10:32– Non, moi, la question que je me posais,
00:10:34cher Fabien,
00:10:35parce que vous êtes le biographe de Brigitte Bardot,
00:10:39vous l'avez eu récemment ?
00:10:41– Non, récemment, non.
00:10:42– Vous avez pu y charger ?
00:10:43– Non, je l'ai rencontré peut-être six fois,
00:10:45sept fois,
00:10:45je l'ai eu une ou deux fois au téléphone,
00:10:47je lui ai envoyé mes bouquins sur les histoires de chansons,
00:10:49évidemment,
00:10:50les naissances,
00:10:50la jeunesse de tout ça,
00:10:51elle adorait ça,
00:10:52elle les offrait à des amis,
00:10:54je lui ai envoyé,
00:10:55on avait ce rapport-là,
00:10:56elle aimait les histoires,
00:10:57on va écouter quelques Français,
00:10:59bien sûr,
00:11:00qui ont réagi devant,
00:11:01c'était la fondation,
00:11:02Brigitte Bardot,
00:11:03devant la fondation,
00:11:04au pied de la fondation,
00:11:05des Français qui voulaient lui rendre hommage,
00:11:07écoutons.
00:11:08– Une figure emblématique de la France,
00:11:12une très grande star,
00:11:14qui a eu sa gloire à son époque aussi,
00:11:16et après la gloire,
00:11:18elle s'est préoccupée des animaux,
00:11:20ce qui est très noble.
00:11:22– Boum, point barre,
00:11:23je te dis ce que j'ai à te dire,
00:11:25et pas à faire du wokisme
00:11:27ou de la cancel culture,
00:11:29mais objectif.
00:11:30– Qu'est-ce que vous ressentez ?
00:11:31– Pour moi, c'est tristesse quand même
00:11:33par rapport à Bébé,
00:11:34mais bon, on s'attendait
00:11:35quand on a vu
00:11:36les derniers reportages de Bébé.
00:11:39– En principe,
00:11:40en tant que personne,
00:11:41c'était quelqu'un de vraiment…
00:11:43Et maintenant,
00:11:44quand on parle de Marilyn,
00:11:46excusez-moi,
00:11:48je trouve que Brigitte
00:11:49était beaucoup, beaucoup plus belle,
00:11:51et beaucoup plus humaine, surtout.
00:11:53– Et pourquoi depuis l'annonce
00:11:55de sa disparition, 10h45,
00:11:57annonce faite par sa fondation
00:12:00auprès de l'agence France Presse,
00:12:02toutes les chaînes sont en breaking news,
00:12:05parce que Brigitte Bardot
00:12:07est une icône, une icône française ?
00:12:09C'est Pascal Praud
00:12:10qui en parlait très bien ce matin.
00:12:12– Vous avez dit icône du cinéma,
00:12:15moi je dirais icône française,
00:12:17ça va bien au-delà du cinéma,
00:12:19c'est-à-dire que beaucoup de jeunes femmes
00:12:21se sont appelées Brigitte.
00:12:23Les femmes se coiffaient
00:12:24comme Brigitte Bardot.
00:12:26Elles portaient des robes vichy
00:12:27comme Brigitte Bardot.
00:12:29Et en fait,
00:12:30elle incarne un âge d'or français
00:12:32de liberté.
00:12:34C'est la femme pieds nus
00:12:35sur le sable
00:12:37et qui danse
00:12:38et qui choisit la vie qu'elle veut.
00:12:40C'est-à-dire qu'elle choisit ses amants,
00:12:42elle choisit d'être mère,
00:12:44elle choisit de divorcer,
00:12:45elle fait…
00:12:47En cela,
00:12:47c'est une héroïne
00:12:48des années 60-70.
00:12:51– Il y a les spécialistes,
00:12:52il y a aussi le spécialiste
00:12:53de la communication,
00:12:54le publicitaire
00:12:55que vous êtes,
00:12:56Franck Tapirro.
00:12:57L'icône,
00:12:58quand on est communicant,
00:12:59quand on est publicitaire,
00:13:01vous avez comme ça
00:13:02quelqu'un qui arrive
00:13:03et qui prend la lumière.
00:13:04– Oui.
00:13:04– Et là,
00:13:05c'est votre rôle,
00:13:06c'est comment le magnifier
00:13:07encore un peu plus
00:13:08ou là, finalement,
00:13:09il n'y a besoin de rien faire.
00:13:10Il faut se dire,
00:13:11installez-vous,
00:13:12c'est bon.
00:13:12Voilà, c'est fini.
00:13:13– Juste besoin de rien faire du tout
00:13:14et de prendre cette lumière
00:13:15qui émane déjà d'elle.
00:13:16– Il y a beaucoup de stars
00:13:18et en général,
00:13:20on dit des stars d'ailleurs
00:13:20qu'elles ont une vie assez courte.
00:13:22Vous savez,
00:13:23mort à 27 ans,
00:13:24c'était ce qui est arrivé.
00:13:25Bon, il y a Marine Monroe,
00:13:26il y a eu plein de stars
00:13:27un peu partout dans le monde.
00:13:28Elle,
00:13:28elle a atteint un autre niveau.
00:13:30Pourquoi ?
00:13:30Parce que c'est une icône,
00:13:31c'est une légende.
00:13:32C'est quelqu'un
00:13:32qui a aussi décidé
00:13:33toujours de sa vie.
00:13:36Elle a été libre,
00:13:37elle a été indépendante.
00:13:38Elle incarne finalement
00:13:38ce que nous Français
00:13:40on dit de la France,
00:13:41on dit des Français
00:13:42depuis des années
00:13:43que cette France éternelle,
00:13:44c'est Brigitte Bardot.
00:13:45En gros,
00:13:46elle est libre,
00:13:46elle décide.
00:13:46Elle est aussi paradoxale
00:13:47parce que quelqu'un
00:13:48d'aussi populaire
00:13:49qui décide à 39 ans
00:13:51de se mettre dans l'ombre
00:13:52totale
00:13:53et puis d'exister
00:13:54à travers une cause
00:13:54qui est une cause animale
00:13:55dont elle a été vraiment
00:13:56la première locomotive
00:13:59et en France
00:13:59c'est un peu partout
00:14:00dans le monde.
00:14:00Donc c'est quelqu'un
00:14:02de totalement à part.
00:14:02Mais surtout,
00:14:03quand on parle
00:14:03des légendes françaises
00:14:05et c'en est une,
00:14:06on parle en général
00:14:07de Johnny Hallyday,
00:14:08on parle de Delon,
00:14:10on parle de Belmondo,
00:14:10on parle beaucoup d'hommes.
00:14:11Je pense que c'est peut-être
00:14:12la première,
00:14:13la seule et malheureusement
00:14:15que reste-t-il aujourd'hui ?
00:14:17Femme légendaire française.
00:14:19L'icône dans le monde
00:14:21de la culture...
00:14:22Il y a Catherine Delève
00:14:24mais ça n'a rien à voir.
00:14:25Catherine Delève
00:14:26est une grande comédienne.
00:14:27Elle,
00:14:27comme ça a très bien été dit,
00:14:29c'était une comédienne,
00:14:30c'était une chanteuse,
00:14:31c'était une militante,
00:14:32c'était un mannequin,
00:14:33c'était un personnage.
00:14:34Et c'est quelqu'un
00:14:35qui aussi était paradoxal
00:14:36par rapport à l'image
00:14:37de la France.
00:14:38On dit qu'elle était
00:14:38la Marianne
00:14:39et en même temps
00:14:40elle a refusé
00:14:40tout le jour
00:14:41les légions d'honneur
00:14:42parce qu'elle avait ce paradoxe,
00:14:44elle choisissait.
00:14:45Autant Marianne,
00:14:45c'est une forme d'expression,
00:14:46elle était sur les timbres,
00:14:47c'était peut-être
00:14:48le visage de la France
00:14:49le plus connu au monde.
00:14:51Et en même temps,
00:14:52recevoir la légion d'honneur,
00:14:53d'abord il faut la demander.
00:14:54Et elle estime
00:14:54qu'il n'y a pas besoin
00:14:56de la demander
00:14:56quand on soutient
00:14:57une cause aussi forte
00:14:58que la cause animale.
00:14:58Véronique Jackier,
00:15:00de quoi Brigitte Bardot
00:15:02est représentative
00:15:05de la France
00:15:06de ces années 60-70,
00:15:08de la France d'hier.
00:15:09Est-ce que c'est aussi
00:15:10la France d'aujourd'hui un peu ?
00:15:11Alors non,
00:15:12je pense que
00:15:13ce n'est pas la France d'aujourd'hui.
00:15:14D'ailleurs,
00:15:14elle le dit
00:15:14dans son dernier ouvrage
00:15:16qui est sorti
00:15:16il n'y a pas longtemps,
00:15:17BBC d'air.
00:15:18Elle parle de la France
00:15:19en disant
00:15:19la France est devenue
00:15:20terne, triste,
00:15:22soumise,
00:15:22abîmée,
00:15:23ordinaire, vulgaire.
00:15:25Et elle ajoute
00:15:25la droite est le seul
00:15:26remède urgentissime
00:15:28à l'agonie de la France.
00:15:29Parce qu'on a beaucoup souligné
00:15:30évidemment son combat
00:15:32contre la maltraitance animale
00:15:33et son combat
00:15:34pour la défense
00:15:35d'une certaine France.
00:15:37C'était aussi pour elle
00:15:38très urgent
00:15:39et ça fait aussi partie
00:15:40je pense de son testament
00:15:41sur lequel on va revenir.
00:15:42Mais moi, pour moi,
00:15:43c'est le symbole
00:15:44d'un paradis perdu,
00:15:45Brigitte Bardot.
00:15:46En ce sens que
00:15:48c'est une icône
00:15:49qui suscite
00:15:49de la nostalgie.
00:15:51Dans le document
00:15:52qu'on a entendu
00:15:52au début de l'émission,
00:15:54elle parle de l'enfance
00:15:55et de ce goût
00:15:56de l'enfance
00:15:57qu'elle veut conserver.
00:15:59Et on a souvent dit
00:16:00que c'était
00:16:01un enfant,
00:16:02une enfant
00:16:03dans un corps de femme,
00:16:04un corps sublime,
00:16:05évidemment.
00:16:06Et c'est ce soir,
00:16:07pour moi,
00:16:07le goût d'un paradis perdu
00:16:08qui donne
00:16:09une infinie nostalgie
00:16:10parce que le goût
00:16:12de l'enfance
00:16:13qui est forcément perdue,
00:16:14le goût de la jeunesse
00:16:15qu'elle a perdue,
00:16:16mais d'une France
00:16:17qui a perdu
00:16:18cette jeunesse
00:16:18des années 50-60,
00:16:20virevoltante,
00:16:21légère,
00:16:22chantante,
00:16:22heureuse.
00:16:23Et puis le goût
00:16:24évidemment de la beauté.
00:16:25la beauté qui se fane.
00:16:27La madrague.
00:16:28On va rejoindre
00:16:29dans un instant
00:16:30nos équipes
00:16:31qui sont sur place,
00:16:32mais la madrague,
00:16:33c'est aussi,
00:16:33parmi toutes les chansons iconiques,
00:16:35peut-être la chanson
00:16:36la plus iconique
00:16:38de Brigitte Bardot.
00:16:39pour écouter.
00:16:41Sur la plage
00:16:42abandonnée,
00:16:45coquillages
00:16:46et crustacés,
00:16:49qu'il eût cru
00:16:50déplore la perte
00:16:51de l'été,
00:16:53qui depuis
00:16:54s'en est allé.
00:16:57On a rangé
00:16:59les vacances
00:17:00dans des valises
00:17:03dans des valises
00:17:03en carton.
00:17:06Et c'est triste
00:17:07quand on pense
00:17:08à la saison
00:17:09du soleil
00:17:11et des chansons.
00:17:14Et là,
00:17:14on a besoin
00:17:14du décryptage.
00:17:15Décryptage
00:17:16de la madrague,
00:17:17ce lieu magique,
00:17:19elle achète sa maison
00:17:19en 1958,
00:17:21à l'époque.
00:17:22Il faut savoir
00:17:23que Saint-Tropez
00:17:23avant Bardot,
00:17:25ce n'est pas
00:17:25le même Saint-Tropez.
00:17:26C'est le Saint-Tropez
00:17:27des artistes-peintres,
00:17:28c'est Signac,
00:17:29c'est les pointillistes,
00:17:30c'est Matisse,
00:17:31c'est eux qui font
00:17:31la renommée de Saint-Tropez.
00:17:32Mais la renommée
00:17:33dans le monde de l'art.
00:17:35À partir de l'arrivée
00:17:36de Brigitte Bardot
00:17:36et de commencement
00:17:37de sa carrière,
00:17:38quand elle achète
00:17:39sa maison,
00:17:40elle amène
00:17:40le glamour
00:17:41à Saint-Tropez.
00:17:41Et le glamour,
00:17:43c'est comme Grasse Kelly
00:17:44quand elle arrive
00:17:44sur le rocher de Monaco,
00:17:46elle a amené le glamour
00:17:47avec le prince Regnier.
00:17:48Ce n'était plus
00:17:49le même Monaco.
00:17:50Saint-Tropez a eu
00:17:51ce glamour
00:17:52avec Bardot
00:17:52et son nom
00:17:54est intimement lié
00:17:55aujourd'hui
00:17:56à Saint-Tropez
00:17:56comme Saint-Tropez
00:17:57est intimement lié
00:17:58à la gloire de Bardot
00:17:59évidemment.
00:18:00Alors c'est vrai
00:18:01qu'elle l'a chanté
00:18:02avec ce phrasé
00:18:03tellement particulier.
00:18:05Il faut se rappeler
00:18:05dans les années 60-70
00:18:07tous les imitateurs
00:18:08imitatrices,
00:18:09les femmes imitatrices,
00:18:10que ce soit même
00:18:11un Claude Vega
00:18:11il prenait la voix
00:18:13de Bardot.
00:18:13Sophie Darelle,
00:18:14première imitatrice française,
00:18:15prenait la voix
00:18:16de Brigitte Bardot
00:18:17comme personne.
00:18:18C'est-à-dire que c'était
00:18:19dans les écoles,
00:18:20dans les collèges,
00:18:21on imitait Bardot,
00:18:22la voix de Bardot
00:18:22qui est très particulière.
00:18:24Donc elle est vite
00:18:24devenue un phénomène
00:18:25de société
00:18:26avec cette gloire
00:18:28qui l'a accompagnée
00:18:28au-delà de tout
00:18:29et elle a été pionnière.
00:18:30C'est pour ça qu'aujourd'hui
00:18:31elle traversera le temps
00:18:32au-delà de sa propre vie
00:18:33terrestre,
00:18:34à mon sens.
00:18:35Elle va traverser le temps
00:18:36d'une manière phénoménale
00:18:37parce qu'elle était déjà
00:18:38icône de son vivant
00:18:40pratiquement, Elliot.
00:18:41C'est intéressant aussi
00:18:42d'avoir la vie
00:18:44des générations
00:18:45qui n'ont pas forcément
00:18:46grandi avec les films
00:18:47de Brigitte Bardot,
00:18:49Joachim Le Flockiman
00:18:50qui ont saigné
00:18:51la transmission.
00:18:53Quand il y a une icône
00:18:53comme ça
00:18:54qui est éternelle,
00:18:56qui traverse
00:18:57les générations
00:18:58et on parle
00:18:59de ce sentiment
00:18:59profondément français,
00:19:02cet esprit
00:19:02profondément français
00:19:03qu'elle a elle-même
00:19:04défini,
00:19:05l'élégance,
00:19:05l'érudition,
00:19:06la souveraineté,
00:19:06l'humour,
00:19:07le talent,
00:19:07le charme,
00:19:08le goût.
00:19:08Et l'amour,
00:19:09voici la définition
00:19:11de l'art d'être français
00:19:12pour Brigitte Bardot.
00:19:13Moi, je n'ai pas grandi
00:19:14en effet à l'acmé
00:19:15de la carrière
00:19:16de Brigitte Bardot
00:19:17mais je n'en suis pas
00:19:17moins ému.
00:19:18Ça a beaucoup été dit
00:19:19depuis ce matin
00:19:20mais c'est en effet
00:19:21une page qui se tourne,
00:19:22une page qui renvoie
00:19:23à un âge d'or révolu,
00:19:24à un âge d'or
00:19:25où la France
00:19:26n'était pas représentée
00:19:26dans le monde
00:19:27par des nains
00:19:27mais par des géants.
00:19:28C'est la phrase
00:19:29du général de Gaulle
00:19:31« La France, c'est moi
00:19:31et Brigitte Bardot ».
00:19:32Une époque
00:19:33où la culture populaire
00:19:35n'avait pas peur
00:19:38en plus d'être
00:19:39une grande chanteuse,
00:19:40c'était aussi
00:19:41une femme de lettres
00:19:41profondément érudite
00:19:42qui avait une correspondance
00:19:44avec Marguerite Ursenard.
00:19:46C'était évidemment
00:19:47une certaine idée
00:19:48de la liberté
00:19:48et enfin
00:19:50une certaine idée
00:19:50de l'impertinence
00:19:52de l'anticonformisme.
00:19:53C'est quand même
00:19:54une artiste
00:19:55qui a dit
00:19:55merde à la Légion d'honneur
00:19:56qui était venue
00:19:58habillée en pantalon
00:19:59à l'Elysée.
00:20:00Voilà, tout ça.
00:20:01En plus qu'en pantalon,
00:20:02en treillis.
00:20:03En tant que militaire
00:20:04selon le général de Gaulle.
00:20:05Voilà.
00:20:06Et le général de Gaulle
00:20:07quand il la voit arriver,
00:20:09il dit
00:20:09ah, une militaire.
00:20:10C'est un peu
00:20:11en résumé,
00:20:12c'est le nom
00:20:12de tout ce qu'on a perdu
00:20:13et un motif je crois
00:20:14d'être fier
00:20:15d'être français aujourd'hui.
00:20:16Quelques réactions
00:20:17depuis la Madrague.
00:20:19Écoutez ces Français
00:20:20qui se sont réunis,
00:20:22c'est l'épicentre
00:20:23de sa vie
00:20:24la Madrague.
00:20:25L'endroit où aussi
00:20:26elle a pu
00:20:27se protéger
00:20:28de ce monde médiatique.
00:20:30Ah, je vous vois tiquer
00:20:31cher ami
00:20:33Bruno Ricard
00:20:34quand je dis
00:20:35c'est là
00:20:36où elle a pu aussi
00:20:36sortir
00:20:37de cet univers médiatique.
00:20:39Malheureusement,
00:20:39c'est son corps défendant,
00:20:40c'était sa maison,
00:20:41sa petite maison.
00:20:42Et c'est l'ami qui parle.
00:20:43Ah oui,
00:20:43mais le problème
00:20:44c'est que c'était devenu
00:20:46entre guillemets
00:20:46le carnaval.
00:20:50Pourquoi donc ?
00:20:50Quand vous avez
00:20:5150 fois par jour
00:20:52des bateaux qui passent
00:20:54avec le haut-parleur
00:20:55ici,
00:20:55la maison de Brigitte Bardot,
00:20:5750 fois par jour.
00:20:58C'est vrai qu'il n'y a plus discret.
00:21:00Sans compter
00:21:01ceux qui viennent carrément
00:21:02pique-niquer
00:21:02sur le ponton,
00:21:04ceux qui nagent,
00:21:04des paparazzis,
00:21:05c'est une horreur.
00:21:06Vous,
00:21:06la dernière fois
00:21:07que vous avez pu échanger
00:21:08avec elle,
00:21:08l'ami que vous êtes
00:21:09de Brigitte Bardot ?
00:21:10Alors moi,
00:21:11j'ai changé plus souvent
00:21:14avec Bernard,
00:21:15je le considère
00:21:15comme mon père.
00:21:16D'accord.
00:21:17Ouais.
00:21:18Et j'ai eu,
00:21:18il y a quoi ?
00:21:19Il y a trois jours
00:21:20au téléphone à peine.
00:21:22Bernard ?
00:21:22Ouais.
00:21:23Donc le compagnon.
00:21:24J'ai même eu tout à l'heure
00:21:25de Rome,
00:21:27la nièce de Brigitte
00:21:27et j'ai eu sa soeur
00:21:29qui est gravement malade
00:21:30qui habite aux Etats-Unis.
00:21:32J'ai eu des nouvelles
00:21:32et m'ont envoyé
00:21:33un petit texte tout à l'heure.
00:21:34Mais il y a trois jours,
00:21:35par exemple,
00:21:36Bernard,
00:21:36vous disiez quoi ?
00:21:37Alors...
00:21:38Vous ne voulez pas
00:21:39en parler peut-être ?
00:21:40Il ne faut pas en parler.
00:21:41Très bien.
00:21:41C'est pour ça que...
00:21:42OK.
00:21:43Non mais évidemment.
00:21:45Vous êtes aussi
00:21:45l'initiateur
00:21:46de la première exposition
00:21:48au monde
00:21:48de Brigitte Bardot.
00:21:50C'était où ?
00:21:51Racontez-nous.
00:21:51Alors c'était il y a 16 ans
00:21:52à Boulogne-Biancourt,
00:21:54bébé,
00:21:54les mêmes initiales.
00:21:55Moi,
00:21:56je m'appelle Bruno B.
00:21:57Plus gros collectionneur
00:21:58au monde.
00:21:59Initiateur de l'exposition
00:22:00Bardot
00:22:00et chose extraordinaire,
00:22:01mon fils est né
00:22:02le même jour,
00:22:02à la même heure,
00:22:03à la même minute
00:22:03que Bardot.
00:22:04C'est 3-0 votre histoire.
00:22:06Et Fabien,
00:22:07qui vient tendance
00:22:08chez moi à la maison,
00:22:09que je connais maintenant,
00:22:10il peut vous témoigner
00:22:11de la collection
00:22:12que j'ai sur Bougitte.
00:22:13J'ai vu.
00:22:14Il a toutes les Mariannes,
00:22:15toutes les tailles.
00:22:17C'est la Marianne de Bardot,
00:22:19dessinée par Asseland.
00:22:20Absolument.
00:22:20C'est la Marianne
00:22:21la plus chère aujourd'hui
00:22:22dans les ventes aux enchères.
00:22:23Oui, mais alors,
00:22:24attendez,
00:22:24ne mettez pas une cible
00:22:25dans le dos,
00:22:25le pauvre.
00:22:26Donnez-lui,
00:22:26mettez l'adresse
00:22:27de chez lui
00:22:27pendant que vous êtes long.
00:22:28T'es sous alarme.
00:22:31Vous auriez pu venir
00:22:33avec des photos ?
00:22:34J'en ai envoyé
00:22:35plein de photos,
00:22:36mais il y a des choses
00:22:37que je ne peux pas
00:22:37faire montrer non plus.
00:22:38J'imagine.
00:22:39Ça fait combien de temps
00:22:40que justement,
00:22:41vous êtes collectionneur
00:22:42de...
00:22:4340 ans.
00:22:4440 ans ?
00:22:45Oui,
00:22:45j'en ai 60.
00:22:47Oui,
00:22:47c'était hier.
00:22:48C'était quasiment là.
00:22:49en sachant que
00:22:50la fondation Bardot
00:22:51était reconnue
00:22:51d'utilité publique
00:22:53le même jour
00:22:54que les restaurants du cœur
00:22:55au journal officiel.
00:22:57Vous voyez comme quoi,
00:22:58c'est aussi bien
00:22:59pour aider les animaux
00:22:59que pour les gens.
00:23:00C'est des trajectoires.
00:23:02Bien sûr.
00:23:03Je vous propose
00:23:03d'écouter donc
00:23:04quelques réactions
00:23:05de Français
00:23:05depuis la Madrague
00:23:06et on ira voir
00:23:07notre équipe
00:23:08qui sera en direct
00:23:10avec la voisine
00:23:11de Brigitte Bardot.
00:23:13C'était l'icône
00:23:14de la ville aussi,
00:23:15c'est ça qui est important.
00:23:16C'est pour ça
00:23:16que les gens sont là d'ailleurs.
00:23:17Je pense que
00:23:19Saint-Tropez
00:23:20se souviendra d'elle,
00:23:21c'est sûr.
00:23:22Une femme qui a aidé
00:23:23beaucoup les animaux.
00:23:26J'ai travaillé
00:23:26au Platane,
00:23:27à la maison de Retretane,
00:23:29ça a fait des dons.
00:23:30Et ça,
00:23:31je reviens ici
00:23:32pour la remercier
00:23:33pour ça.
00:23:34Aussi.
00:23:34J'admire ce qu'elle a fait
00:23:35pour les animaux
00:23:36depuis toujours.
00:23:37J'ai toujours été touchée
00:23:39par ses actions
00:23:39et je tenais
00:23:41à être là.
00:23:42Voilà.
00:23:43J'ai appris
00:23:43son décès
00:23:44comme tout le monde
00:23:45et je trouvais
00:23:47important
00:23:48de venir
00:23:49la saluer
00:23:50une dernière fois
00:23:51comme on le pouvait.
00:23:53Voilà.
00:23:54Je l'admire.
00:23:55Vraiment.
00:23:57Alexandra Bischoff,
00:23:58c'est notre journaliste
00:24:00présente
00:24:00à la Madrague.
00:24:02Merci d'être avec nous
00:24:03chère Alexandra.
00:24:04Vous vivez
00:24:05un moment historique
00:24:06bien sûr
00:24:06puisque c'est la disparition
00:24:08d'une icône française,
00:24:09icône mondiale
00:24:10et vous êtes
00:24:11au plus près
00:24:12de sa dernière demeure,
00:24:14la Madrague
00:24:14donc pour
00:24:15Brigitte Bardot
00:24:16et vous êtes avec
00:24:17quelqu'un
00:24:18qui l'a
00:24:19régulièrement
00:24:21j'imagine
00:24:21croisée
00:24:22et même pu parler
00:24:23puisque vous êtes
00:24:23avec sa voisine.
00:24:27Oui exactement
00:24:28Elliot.
00:24:29Nous sommes actuellement
00:24:29à la Madrague
00:24:30où des dizaines
00:24:31de personnes
00:24:31se sont succédées
00:24:32tout au long
00:24:33de la journée
00:24:33pour venir rendre
00:24:34hommage à Brigitte Bardot.
00:24:35Je me trouve actuellement
00:24:36avec Sabrina.
00:24:37Sabrina,
00:24:38bonsoir.
00:24:38Sabrina qui était
00:24:39la voisine
00:24:40de Brigitte Bardot.
00:24:42Sabrina,
00:24:42on imagine le choc
00:24:44quand vous avez appris
00:24:45la nouvelle.
00:24:45Comment vous l'avez su ?
00:24:47Je l'ai su,
00:24:48j'étais sur la route
00:24:49pour venir à Saint-Tropez
00:24:50parce que j'habite
00:24:51à Toulouse
00:24:51et c'est une amie
00:24:53qui m'a envoyé
00:24:54ce message
00:24:54me disant
00:24:55que la nouvelle
00:24:57était arrivée.
00:24:59Vous la connaissiez bien ?
00:25:00Comment était-elle ?
00:25:01Alors c'était
00:25:02une personne
00:25:02très gentille,
00:25:03très généreuse,
00:25:04très avenante
00:25:05donc en tant que voisin
00:25:06on la a croisé
00:25:07souvent dans le chemin
00:25:08où elle nous faisait
00:25:09un petit coucou,
00:25:10où elle s'arrêtait
00:25:11à discuter un peu.
00:25:12Vous me parlez
00:25:13en off
00:25:13de sa générosité
00:25:14du fait aussi
00:25:15qu'elle était très appréciée
00:25:16dans le quartier.
00:25:18Oui, oui,
00:25:18tout le monde
00:25:19l'appréciait énormément,
00:25:20elle aidait aussi
00:25:21les gens qui étaient
00:25:21dans le besoin
00:25:22donc c'est vraiment
00:25:23quelqu'un
00:25:24d'une générosité
00:25:26extrême.
00:25:27Vous avez dit
00:25:27les personnes isolées
00:25:29qu'elle allait souvent
00:25:29chez eux,
00:25:30qu'elle leur apportait
00:25:31du soutien,
00:25:32de la compagnie.
00:25:33Tout à fait.
00:25:33C'est-à-dire
00:25:34elle allait les voir ?
00:25:36Alors,
00:25:37dès qu'elle savait
00:25:38qu'il y avait
00:25:38quelqu'un d'isolé,
00:25:39elle s'en occupait.
00:25:40Très bien.
00:25:41Merci beaucoup Sabrina.
00:25:43Donc voilà,
00:25:43vous l'avez constaté
00:25:44Eliott,
00:25:45beaucoup d'émotions.
00:25:46Vous pouvez le voir
00:25:46d'ailleurs derrière moi,
00:25:47le nombre de fleurs
00:25:48qui ont été déposées
00:25:48ainsi que les photos
00:25:50aussi de l'actrice
00:25:51qui ont été accrochées,
00:25:52des bougies également
00:25:53et voilà,
00:25:54dans les images
00:25:55de Timothée Forger.
00:25:57Beaucoup,
00:25:57beaucoup d'émotions
00:25:58aujourd'hui.
00:25:58un mot également
00:25:59avec les initiales
00:26:00de bébés
00:26:01et des nounours
00:26:02qui ont été déposées
00:26:03par terre.
00:26:05Donc voilà,
00:26:06nous sommes encore
00:26:07sur place.
00:26:08Les gens viennent
00:26:09de partir
00:26:09et attendent maintenant
00:26:11de savoir
00:26:11quand se dérouleront
00:26:12les obsèques de l'actrice
00:26:13pour pouvoir lui rendre
00:26:14un dernier hommage.
00:26:15Merci Alexandra Bischoff
00:26:16pour ces précisions
00:26:17et puis cet échange
00:26:18intéressant
00:26:19avec la voisine
00:26:20de Brigitte Bardot.
00:26:24Avançons un petit peu
00:26:25et parlons
00:26:26de Brigitte Bardot
00:26:26et de ses combats.
00:26:27avant de revenir
00:26:29sur la cause animale,
00:26:30il y a un combat naturel
00:26:31qu'elle va mener
00:26:32sans même le mener,
00:26:33elle le mène naturellement.
00:26:35C'est l'émancipation
00:26:36des femmes.
00:26:37C'est-à-dire que
00:26:38Brigitte Bardot
00:26:40va à travers
00:26:41son aura,
00:26:45ses films,
00:26:46sa chanson,
00:26:47tout,
00:26:48elle va justement
00:26:49être un exemple
00:26:50de modèle d'émancipation
00:26:51et libérer les femmes
00:26:53dans les tenues,
00:26:54la manière d'être,
00:26:55etc.
00:26:55Et elle va faire
00:26:56ce que n'ont jamais
00:26:57réussi à faire.
00:26:58Bon nombre d'associations
00:26:59qui aujourd'hui
00:26:59font la leçon,
00:27:00bien sûr.
00:27:01Alors,
00:27:02Brigitte Bardot
00:27:03et le féminisme,
00:27:04c'est un sujet
00:27:05de ces news.
00:27:05Regardez.
00:27:06portée par les mouvements
00:27:08féministes,
00:27:09l'émancipation des femmes
00:27:11est en marche
00:27:11dans ses années 70
00:27:12et Brigitte Bardot
00:27:14fait figure de pionnière.
00:27:15Elle symbolise
00:27:16l'archétype
00:27:17de la femme libre.
00:27:18Pourtant,
00:27:18l'actrice refuse
00:27:19catégoriquement
00:27:20d'être le porte-drapeau
00:27:21du féminisme.
00:27:22Ce 9 avril 1973,
00:27:24au sommet de sa gloire,
00:27:26elle répond en direct
00:27:27face à 5 journalistes
00:27:28et prend tout le monde
00:27:29à contre-pied.
00:27:30Une femme n'est pas faite
00:27:32pour mener la vie
00:27:33d'un homme.
00:27:34Et je crois que c'est là
00:27:34où vraiment la société
00:27:36dans laquelle nous vivons
00:27:37actuellement
00:27:37est complètement déséquilibrée.
00:27:39Parce que les femmes
00:27:40veulent commencer
00:27:41à avoir des métiers
00:27:42et des vies d'hommes.
00:27:44Bon, c'est très bien
00:27:44que les femmes se libèrent.
00:27:45Moi, je suis la première
00:27:46à trouver qu'il faut
00:27:47que les femmes
00:27:48puissent vivre librement.
00:27:49Mais d'un autre côté,
00:27:50on ne peut pas vivre
00:27:51comme un homme.
00:27:52Mais pourquoi ?
00:27:52C'est ce que vous faites,
00:27:53vous vivez comme un homme.
00:27:54Je gagne ma vie,
00:27:55je ne dois rien à personne,
00:27:57mais je suis vraiment
00:27:58l'image même
00:27:59d'une femme
00:28:00et dans ma vie,
00:28:00je suis une femme.
00:28:01Je ne suis pas un homme,
00:28:02je ne suis pas une suffragette
00:28:04et je suis faible,
00:28:06vulnérable.
00:28:08Trois ans plus tard,
00:28:09Brigitte Bardot,
00:28:09qui a mis fin
00:28:10à sa carrière cinématographique
00:28:11pour se consacrer aux animaux,
00:28:13est encore plus catégorique
00:28:14face à Jacques Chancel.
00:28:16Je vais vous dire
00:28:16que je suis absolument
00:28:17contre la libération féminine.
00:28:19Sauf que si on se libère,
00:28:20on se libère tout seul.
00:28:21On n'a pas besoin
00:28:21de faire des défilés
00:28:23avec des pancartes.
00:28:24Et puis,
00:28:25c'est toujours
00:28:26les plus vilaines
00:28:27qui crient le plus.
00:28:29Vous le pensez vraiment ?
00:28:29Ah oui.
00:28:30Je trouve que plus les femmes
00:28:31veulent imiter les hommes,
00:28:33plus elles sont malheureuses
00:28:34et plus elles sont tristes
00:28:36et plus elles sont seules
00:28:37et moins elles trouvent
00:28:37de compagnons dans l'existence
00:28:39et je trouve que ça ne va pas du tout.
00:28:41C'est un déséquilibre aussi.
00:28:43En 2017 éclate l'affaire
00:28:45Harvey Weinstein,
00:28:46influent producteur
00:28:47de cinéma américain,
00:28:48accusé par plusieurs femmes
00:28:49de viol et d'agression sexuelle.
00:28:51Sa condamnation
00:28:52et son emprisonnement
00:28:53en 2020
00:28:54vont avoir
00:28:55un impact médiatique
00:28:56retentissant.
00:28:57En France,
00:28:57le hashtag
00:28:58balance ton port
00:28:59permet à nombre de femmes
00:29:00et notamment d'actrices
00:29:01de dénoncer
00:29:02les comportements
00:29:03inappropriés
00:29:04dans le milieu du cinéma.
00:29:05Là encore,
00:29:06Brigitte Bardot
00:29:06est à contre-courant.
00:29:08Elle va notamment
00:29:09déclarer dans Paris Match.
00:29:10Il y a beaucoup d'actrices
00:29:12qui font les allumeuses
00:29:12avec les producteurs
00:29:13pour décrocher un rôle.
00:29:15Ensuite,
00:29:15pour qu'on parle d'elles.
00:29:16Elles viennent raconter
00:29:17qu'elles ont été harcelées.
00:29:18C'est hypocrite,
00:29:19ridicule,
00:29:20sans intérêt.
00:29:21Des propos qui lui vaudront
00:29:22des critiques cinglantes
00:29:23de la part des mouvements
00:29:24féministes.
00:29:25Mais Brigitte Bardot,
00:29:26fidèle à elle-même,
00:29:27persiste et signe
00:29:28au nom précisément
00:29:29de la liberté de séduire.
00:29:32Et c'est un sujet
00:29:33signé Viviane Hervier.
00:29:35Vous entendiez
00:29:35sa déclaration
00:29:36qui a pu faire polémique
00:29:37notamment dans les colonnes
00:29:38de Paris Match.
00:29:39Il s'avère qu'on est
00:29:39avec l'ancien grand patron
00:29:40de Paris Match.
00:29:41Patrick Maé,
00:29:42merci d'être en direct
00:29:42avec nous,
00:29:43cher Patrick.
00:29:44Vous n'êtes pas
00:29:44que l'ancien grand patron
00:29:45de Paris Match.
00:29:47Vous êtes également
00:29:48son agent littéraire,
00:29:52cher Patrick.
00:29:55Comment allez-vous ?
00:29:57Et surtout,
00:29:57que doit-on...
00:30:00Si quelqu'un
00:30:01allume sa télévision
00:30:02à 20h30 finalement
00:30:03et voudrait
00:30:04un résumé,
00:30:07un portrait
00:30:07de Brigitte Bardot,
00:30:08ce serait lequel,
00:30:10Patrick Maé ?
00:30:11Je pense que
00:30:13Brigitte Bardot,
00:30:14c'est l'incarnation
00:30:16de la femme.
00:30:18Toute sa carrière,
00:30:20mais surtout sa vie,
00:30:21l'ont démontré
00:30:22depuis l'origine.
00:30:24Quand j'ai eu la chance,
00:30:25vous le rappeliez,
00:30:26de pouvoir m'occuper
00:30:27de travailler
00:30:28sur les mémoires
00:30:30initiales bébées
00:30:31de Brigitte Bardot,
00:30:32et c'est un livre
00:30:34que nous avons édité
00:30:35à l'époque
00:30:36chez Grasset,
00:30:38un travail considérable,
00:30:40à peu près
00:30:40un millier de feuillets,
00:30:42je parle devant des gens
00:30:43autour de vous
00:30:43qui savent
00:30:44ce que signifie
00:30:44un millier de feuillets,
00:30:46écrit de sa main,
00:30:48avec cette magnifique
00:30:49et petite écriture
00:30:50ronde,
00:30:51jolie,
00:30:52parfois ponctuée
00:30:53de fleurs,
00:30:54des marguerites,
00:30:55un millier
00:30:55de pages,
00:30:58et quand on les lisait,
00:30:59quand on les regardait,
00:31:00on se disait
00:31:01mais qu'est-ce qu'on peut
00:31:02couper là-dedans ?
00:31:03Mais on ne peut rien couper.
00:31:05Je me souviens
00:31:05de discussions
00:31:06avec Jean-Claude Fasquel,
00:31:07le patron de Grasset,
00:31:09on se disait
00:31:09qu'est-ce qu'on peut enlever ?
00:31:11Il y a tout,
00:31:11il y a tout dans ce livre.
00:31:13D'abord l'enfance,
00:31:14l'enfance difficile,
00:31:15il faut le savoir.
00:31:16On dit qu'elle est
00:31:17d'un milieu favorisé,
00:31:18oui c'est vrai,
00:31:19mais avec un père
00:31:19très très dur.
00:31:20Elle a connu
00:31:21des fessées mémorables
00:31:24à la cravache.
00:31:25Ensuite,
00:31:26Brigitte est une jeune fille
00:31:28qui se trouve laide
00:31:29dans l'enfance.
00:31:31Laide et pas aimée
00:31:33par ses parents
00:31:34qui lui préfèrent
00:31:36Mijanou,
00:31:36sa petite sœur
00:31:37qui a trois ans et demi
00:31:38de moins qu'elle.
00:31:39Et donc,
00:31:40dès l'enfance,
00:31:41elle va tenter,
00:31:42chercher,
00:31:43à installer
00:31:44une figure,
00:31:46sa figure,
00:31:47être elle-même,
00:31:48s'imposer par elle-même
00:31:49jusqu'à ce que
00:31:51Roger Vadim
00:31:51la prenne en main.
00:31:52Alors elle a quel âge
00:31:53quand Roger Vadim
00:31:54la prend ?
00:31:55Va la prendre
00:31:56sous son aile.
00:31:57Elle a 15 ans et demi.
00:31:59Elle a fait une couverture
00:32:00d'un journal simplement.
00:32:02Elle a fait
00:32:03elle et Jardin des modes,
00:32:04mais sans que son nom
00:32:05apparaisse.
00:32:06Elle a fait
00:32:06Paris Match
00:32:07en 51,
00:32:08mais elle est à l'époque
00:32:09encore pas connue.
00:32:11Et quand Vadim
00:32:12va s'occuper d'elle,
00:32:14il va la mettre
00:32:14en confiance.
00:32:16Il va lui expliquer
00:32:17qu'elle doit
00:32:17être existée
00:32:19par elle-même
00:32:20et pas par le regard
00:32:21des autres.
00:32:22il va la mettre
00:32:23en confiance.
00:32:24Ça va arriver
00:32:24jusqu'à
00:32:25Édieu,
00:32:26Créa la femme,
00:32:27ce fameux film
00:32:28qui va faire
00:32:29peu de succès
00:32:31en France au départ,
00:32:32mais c'est très simple.
00:32:33Pourquoi ?
00:32:34C'est simple.
00:32:34D'abord à l'époque,
00:32:35Vadim n'est rien.
00:32:37Il est assistant
00:32:38réalisateur
00:32:39de Marc Allégret.
00:32:40Il est photographe
00:32:41à Paris Match,
00:32:42mais dans un ensemble
00:32:43de photographes
00:32:43des années 50
00:32:44qui ne gagnent pas
00:32:45tellement leur vie.
00:32:46ensuite il y a Raoul Levy
00:32:50qui n'a encore rien produit
00:32:51et il y a Brigitte Bardot
00:32:53qui n'a encore rien montré.
00:32:55Mais néanmoins,
00:32:56à partir de ce film
00:32:57qui va faire scandale
00:32:58aux Etats-Unis
00:32:59et qui va être l'objet
00:33:01d'une campagne électorale
00:33:02féroce à Philadelphie
00:33:04entre républicains
00:33:05et démocrates
00:33:06et Dieu créé la femme
00:33:08and God created woman
00:33:10va imposer l'image
00:33:12de Brigitte Bardot
00:33:13comme figure féminine
00:33:15comme figure féminine
00:33:16incarnant une véritable liberté
00:33:18et elle ne va jamais
00:33:20déroger de cette figure féminine
00:33:22à chaque fois
00:33:23qu'une rencontre aura lieu
00:33:24qu'un débat aura lieu
00:33:25que ce soit chez le général de Gaulle
00:33:27où elle arrive en pantalon
00:33:28c'est la première fois des heures.
00:33:29Patrick,
00:33:30j'aurais pas dû poser
00:33:32cette question-là
00:33:33parce qu'effectivement
00:33:34vous nous en faites
00:33:34un résumé
00:33:35qui est exceptionnel
00:33:36mais on ne peut pas échanger
00:33:39l'un et l'autre
00:33:39pour essayer de vous poser
00:33:41une question.
00:33:42C'est vrai que résumer
00:33:45mille pages
00:33:46d'une biographie
00:33:48en trois minutes
00:33:49c'est compliqué
00:33:50et je vous présente
00:33:51mes excuses
00:33:52parce que c'est de ma faute
00:33:53je n'aurais pas dû
00:33:54vous poser cette question
00:33:56aussi ouverte.
00:33:57En revanche
00:33:58sur l'art d'être français
00:33:59c'est parce que
00:34:00notre fil rouge
00:34:00c'est cela
00:34:01c'est l'art d'être français
00:34:02et elle répond
00:34:03l'élégance
00:34:03l'érudition
00:34:04la souveraineté
00:34:05l'humour
00:34:05le talent
00:34:06le charme
00:34:06le goût
00:34:07et l'amour
00:34:07cette France
00:34:09qu'elle a
00:34:10mise en avant
00:34:11Patrick
00:34:12cette France
00:34:13qu'elle a mise en avant
00:34:14cette France
00:34:15qu'elle a incarnée
00:34:16est-ce que cette France-là
00:34:17aujourd'hui
00:34:19elle perdure ?
00:34:20C'est aussi ça
00:34:20la question
00:34:21qu'on se pose ce soir ?
00:34:23Alors je crois
00:34:24que la France
00:34:25qu'évoquait
00:34:26Brigitte Bardot
00:34:27dans cette interview
00:34:28elle est correcte
00:34:29je crois
00:34:30avec ses mots
00:34:31très puissants
00:34:32et très forts
00:34:34cette France
00:34:35est en deuil
00:34:36de cette France-là
00:34:37parce qu'elle n'est pas
00:34:38seulement en deuil
00:34:39de Brigitte Bardot
00:34:40elle est en deuil
00:34:41du message
00:34:41que portait Brigitte Bardot
00:34:43et là
00:34:43tout est dit
00:34:44en quelques mots
00:34:45il y a sept ou huit mots
00:34:46qui sont là
00:34:47l'élégance
00:34:48l'érudition
00:34:48mais l'érudition
00:34:49où est-elle aujourd'hui ?
00:34:51L'élégance
00:34:51où la voit-on
00:34:52sortait dans la rue ?
00:34:53Vous ne la verrez pas
00:34:54où est la souveraineté ?
00:34:56Alors là
00:34:56n'en parlons pas
00:34:57l'humour
00:34:59l'humour
00:34:59il faut reprendre
00:35:01Coluche ou des proches
00:35:02pour revenir à l'humour
00:35:03le talent
00:35:04elle le possédait bien sûr
00:35:07beaucoup d'autres
00:35:08en possèdent
00:35:09mais elle en a fait
00:35:10elle en a fait
00:35:11une valeur
00:35:11une vertu internationale
00:35:13elle l'a démontré
00:35:14à l'international
00:35:15et il y a peu d'acteurs
00:35:16aujourd'hui
00:35:17qui peuvent arriver
00:35:18en fait
00:35:18à ses chevilles
00:35:19bon le charme
00:35:20et naturellement
00:35:21le charme
00:35:22elle l'incarnait
00:35:22absolument partout
00:35:24dans l'élégance
00:35:25de son pas
00:35:25il fallait la voir
00:35:26moi je l'ai vu souvent
00:35:27marcher
00:35:29elle arrivait
00:35:29avec ce pas de danseuse
00:35:31qu'elle avait acquis
00:35:31dès l'enfance
00:35:32un porc altier
00:35:33extraordinaire
00:35:34un phrasé
00:35:35un phrasé
00:35:36des mots
00:35:37un accent
00:35:38quelque chose
00:35:39le goût
00:35:39l'amour
00:35:40bien sûr l'amour
00:35:41qu'elle l'incarnait
00:35:42et en plus
00:35:43elle avait la chance
00:35:44de pouvoir choisir
00:35:45les gens qu'elle désirait
00:35:47parce que
00:35:48elle au moins
00:35:48on ne la traitait pas
00:35:49comme
00:35:50un objet
00:35:52de condition
00:35:52fondaire
00:35:53elle choisissait
00:35:54Jean Co
00:35:55qui était
00:35:56une grande plume
00:35:57de Paris Match
00:35:57a écrit
00:35:58qu'elle était
00:35:59don juan
00:35:59au féminin
00:36:00c'est une belle formule
00:36:02que je retiens aussi
00:36:03pour elle
00:36:03et bien merci
00:36:04beaucoup Patrick
00:36:05Maé
00:36:06journaliste
00:36:07ancien directeur
00:36:08de Paris Match
00:36:09et ancien agent
00:36:10littéraire
00:36:10de Brigitte
00:36:12Bardot
00:36:13reprenons en musique
00:36:15ça sera aussi
00:36:15notre fil rouge
00:36:16Bonnie & Clyde
00:36:17là aussi
00:36:17une séquence
00:36:19que vous allez
00:36:20nous commenter
00:36:21et décrypter
00:36:21cher Fabien Lecoeur
00:36:23Chaque fois
00:36:26qu'un policeman
00:36:27se fait puter
00:36:28qu'un garage
00:36:31ou qu'une banque
00:36:32se fait braquer
00:36:34pour la police
00:36:36ça ne fait pas
00:36:37de mystère
00:36:38c'est signé
00:36:41Clyde Barrow
00:36:42Bonnie Parker
00:36:43Bonnie & Clyde
00:36:46Bonnie & Clyde
00:36:51Alors Bonnie & Clyde
00:36:55Fabien Lecoeur
00:36:56C'est une belle histoire
00:36:57entre Bardot
00:36:58c'est une histoire
00:36:59d'adultère
00:37:00finalement
00:37:00cette chanson
00:37:01parce que
00:37:02je rappelle qu'à l'époque
00:37:03tout le monde
00:37:04ignorait
00:37:05cette liaison
00:37:06entre
00:37:07Gainsbourg
00:37:08et Bardot
00:37:08donc ils étaient
00:37:09on sent qu'ils s'aiment
00:37:11quand on connait maintenant
00:37:12l'histoire
00:37:12on sent qu'ils s'aiment
00:37:13mais ils ne peuvent pas
00:37:14se regarder
00:37:14parce qu'à un moment donné
00:37:16ils vont se trahir
00:37:17dans le truc
00:37:18ils ne voulaient pas
00:37:18que Brigitte Bardot
00:37:19ait marié à l'époque
00:37:20donc
00:37:21c'était très compliqué
00:37:22et c'est une chanson
00:37:24qu'il a écrite
00:37:24je crois en 10 ou 12 minutes
00:37:26chez elle
00:37:27sur le piano
00:37:27du Grand Salon
00:37:28et voilà
00:37:30et la chanson
00:37:31ça fait partie
00:37:33des grands succès
00:37:34évidemment
00:37:34de Serge Gainsbourg
00:37:36et de Brigitte Bardot
00:37:37bien sûr
00:37:37alors
00:37:38je voulais qu'on parle aussi
00:37:40de l'aspect iconique
00:37:41de Brigitte Bardot
00:37:43à l'international
00:37:45et vous allez voir
00:37:46qu'à l'international
00:37:47certaines chaînes
00:37:48vont faire
00:37:49ce qu'on appelle
00:37:49une breaking news
00:37:51c'est-à-dire qu'ils sont
00:37:51en pleine émission
00:37:52boum
00:37:53on break tout
00:37:54et on annonce
00:37:55donc à la population
00:37:56la disparition
00:37:58de Brigitte Bardot
00:38:00écoutez
00:38:00icône qui a redéfini
00:38:26la notion de célébrité
00:38:28Jules Torres
00:38:29icône mondiale
00:38:29Brigitte Bardot
00:38:30ah oui
00:38:31icône mondiale
00:38:32icône française
00:38:32on peut mettre
00:38:33tous les mots
00:38:34mais surtout
00:38:34je pense que
00:38:35ce que retiennent
00:38:35les observateurs
00:38:37qu'ils soient en France
00:38:38ou dans le monde
00:38:39c'est cette notion
00:38:40de liberté
00:38:40cette notion
00:38:41de ne rien céder
00:38:42elle n'a rien cédé
00:38:42à ses parents
00:38:44qui l'ont élevé
00:38:44d'une manière
00:38:45très rude
00:38:46comme on élève
00:38:47des enfants
00:38:47dans les années 30-40
00:38:49tout un tas
00:38:51de libertés
00:38:52le fait de quitter
00:38:53la scène à 39 ans
00:38:53alors qu'on est
00:38:54à son apogée
00:38:55le fait de tout quitter
00:38:57pour défendre une cause
00:38:58c'est ça
00:38:58c'est cette liberté
00:38:59qu'elle a donnée
00:39:00la liberté sauvage
00:39:02dont vous avez parlé
00:39:03tout à l'heure
00:39:03voilà Brigitte Bardot
00:39:04c'était tout ça
00:39:05c'était la liberté absolue
00:39:07et qu'elle a poursuivi
00:39:08et c'est sans doute ça aussi
00:39:09qui peut déranger
00:39:10aujourd'hui
00:39:11au moment où la liberté
00:39:12est en recul
00:39:12Fabien
00:39:13plus connue Brigitte Bardot
00:39:14qu'un chef d'État
00:39:16c'est-à-dire que
00:39:16sur la Terre
00:39:18il y a 171 pays
00:39:19je crois qu'elle est connue
00:39:20dans les 171 pays
00:39:21ce qui est rare
00:39:22quand elle sortait un film
00:39:23il y avait à peu près
00:39:24une trentaine d'affiches
00:39:25différentes
00:39:25avec les versions espagnoles
00:39:27anglaises
00:39:28allemandes
00:39:28japonaises
00:39:29etc
00:39:29c'est-à-dire que
00:39:30c'est une gloire pareille
00:39:31ça ne peut plus
00:39:32enfin ça peut plus
00:39:33peut-être que ça existe un jour
00:39:34mais ça va se faire
00:39:36de plus en plus rare
00:39:36je pense
00:39:37Bruno Ricard
00:39:38c'est pour ça que c'est la dernière légende
00:39:40à mon sens
00:39:40je rappelle que vous êtes
00:39:41amie de Brigitte Bardot
00:39:42vous êtes collectionneur
00:39:43vous êtes initiateur
00:39:44de la première exposition
00:39:45au monde
00:39:45de Brigitte Bardot
00:39:47vous avez expliqué
00:39:48que cette exposition
00:39:49c'était en région parisienne
00:39:51à Boulogne-Biancourt
00:39:52bébé
00:39:53mais en revanche
00:39:54est-ce qu'elle s'est exportée
00:39:55à l'international ?
00:39:57après Boulogne-Biancourt
00:39:58nous avons fait
00:39:59bien évidemment
00:39:59Saint-Tropez
00:40:00oui
00:40:01et puis là j'annonce
00:40:02qu'il va y avoir
00:40:03une exposition
00:40:03l'année prochaine
00:40:04c'est déjà prévu
00:40:04avant le décès
00:40:05malheureux de Brigitte
00:40:07pour célébrer les 70 ans
00:40:08du film
00:40:09Et Dieu crée la femme
00:40:09la mairie de Saint-Tropez
00:40:11la mairie de Saint-Tropez
00:40:12justement
00:40:13met ça en plan
00:40:15en route
00:40:17et ils m'ont demandé
00:40:18si je voulais participer
00:40:19bien évidemment
00:40:19je participe
00:40:20Michel Perrault m'a contacté
00:40:21je lui ai dit
00:40:21il n'y a aucun problème
00:40:23tant que c'est pour Brigitte
00:40:24et tant que ça rapporte
00:40:24des sous pour les animaux
00:40:25et pour la fondation
00:40:26parce que effectivement
00:40:28c'est ce lien
00:40:28qui s'est créé
00:40:30avec Brigitte Bardot
00:40:31le combat pour
00:40:32la cause animale
00:40:33et évidemment
00:40:34l'aspect iconique
00:40:35de Brigitte Bardot
00:40:36vous parlez des degrés
00:40:37à la femme
00:40:37c'est ce qui a fait exploser
00:40:40la carrière
00:40:41de Brigitte Bardot
00:40:43c'est une scène
00:40:45on est à Saint-Tropez
00:40:45justement
00:40:46elle va danser pieds nus
00:40:48et elle va finalement
00:40:50dicter le tempo
00:40:52à ceux qui lui font la cour
00:40:54voilà comment on peut
00:40:55résumer cette séquence
00:40:57on la regarde
00:40:58et vous nous en parlez ?
00:40:58Oui
00:41:05je voudrais te parler
00:41:12non
00:41:15je t'en suis pour y arrête
00:41:27je t'en suis pour
00:41:57et voilà Juliette
00:42:11célèbre
00:42:11qui les rend fous
00:42:14qui se joue d'eux
00:42:15on est en 56
00:42:16la majorité
00:42:18elle a 21 ans
00:42:19elle a 22 ans
00:42:19Brigitte Bardot
00:42:20quand on calcule bien
00:42:21et les femmes
00:42:22ne se jouent pas
00:42:24comme ça au cinéma
00:42:25durant cette période
00:42:26elles n'ont pas
00:42:27cette provocation sexuée
00:42:29pratiquement
00:42:30et donc c'est
00:42:30le choquant à l'époque
00:42:32quand le film passait
00:42:33à la télévision
00:42:34il y avait le rectangle blanc
00:42:35à l'époque
00:42:35parce que les scènes
00:42:36étaient provocantes
00:42:37il faut recontextualiser
00:42:40les choses souvent
00:42:40parce qu'on comprend mieux
00:42:41avec les yeux d'aujourd'hui
00:42:43c'est à dire
00:42:43qu'il y avait une vraie provocation
00:42:45on n'avait jamais vu
00:42:46une femme
00:42:46se jouer
00:42:47avec élégance
00:42:48c'est donc la plus progressiste
00:42:50des progressistes
00:42:50à ce moment là
00:42:51oui pourquoi pas
00:42:52mais celle qui lui font
00:42:55la leçon aujourd'hui
00:42:56et qui lui font
00:42:57des procès en féminisme
00:42:58parce qu'elle n'emprunte pas
00:43:02les codes du féminisme
00:43:04d'aujourd'hui
00:43:04et peut-être celle
00:43:07qui a permis
00:43:07au féminisme
00:43:09et aux femmes
00:43:11de se libérer
00:43:11bonne analyse
00:43:12pendant toutes ces générations
00:43:15c'était une pionnière
00:43:16on peut aussi dire
00:43:17de Brigitte Bardot
00:43:18qu'elle a été une marque
00:43:19c'est une marque mondiale
00:43:21une marque française
00:43:22reconnue à l'étranger
00:43:23c'est le publicitaire
00:43:24qui parle
00:43:24bien sûr
00:43:25mais pourquoi
00:43:25je dis c'est une marque
00:43:26parce que
00:43:27c'est rare de voir
00:43:28une grande marque
00:43:28sans contrefaçon
00:43:30et sans concurrence
00:43:32il y en a eu très peu
00:43:32souvent pendant des années
00:43:34on a essayé d'opposer
00:43:35le mythe
00:43:36et la marque Monroe
00:43:37avec celle de Brigitte Bardot
00:43:38d'ailleurs
00:43:39beaucoup de gens
00:43:39à travers le monde
00:43:40faisaient cette espèce
00:43:42de combat
00:43:43alors qu'il n'y avait pas de combat
00:43:44il y avait à l'époque
00:43:45Brigitte Bardot
00:43:46bébé
00:43:46et Pascal Petit
00:43:47pépé
00:43:47voilà
00:43:48c'était les deux
00:43:48qui n'oubliez pas
00:43:49les tricheurs
00:43:50qui a été un film républicain
00:43:50Pascal Praud
00:43:51pépé
00:43:51mais Pascal Petit
00:43:55qui a été négéré aussi
00:43:56dans sa générique
00:43:56le film est tricheur
00:43:57c'était la boum
00:43:5820 ans plus tôt
00:43:59tout le monde
00:43:59tout le monde l'a oublié
00:44:00aujourd'hui
00:44:00je parle d'une marque
00:44:01internationale
00:44:02universelle
00:44:03surtout qui va
00:44:03gister
00:44:05sympa pour Pascal Petit
00:44:06vous l'a oublié
00:44:07vraiment vous êtes agréé
00:44:08à le front de tapis
00:44:09revenons sur l'aspect
00:44:10politique
00:44:10revenons sur l'aspect politique
00:44:13parce que là aussi
00:44:14Brigitte Bardot
00:44:16liberté de ton
00:44:17liberté d'expression
00:44:18des convictions
00:44:19et elle l'assume
00:44:21et ça dérange
00:44:22et elle n'a rien cédé
00:44:24Pauline Trevzer
00:44:25nous raconte justement
00:44:27ce parcours
00:44:28qui a été jalonné
00:44:30de rencontres
00:44:31là aussi iconiques
00:44:32avec le général de gauche
00:44:33avec Valéry Giscard d'Estaing
00:44:35et puis François Mitterrand
00:44:37sa liberté de ton
00:44:38dans les médias
00:44:39lorsqu'elle exprime
00:44:40qu'elle est de droite
00:44:41lorsqu'elle exprime
00:44:42qu'elle est proche
00:44:43et qu'elle soutient
00:44:43Marine Le Pen
00:44:45ces dernières années
00:44:46ou lorsque dans
00:44:47les colonnes de Valeurs Actuelles
00:44:48elle va dire
00:44:49il y a un homme
00:44:50qui peut sauver la France
00:44:51il s'appelle Philippe de Villiers
00:44:52l'année dernière
00:44:53ou il y a deux ans
00:44:54qu'elle avait accordé
00:44:55cet entretien
00:44:57et elle disait
00:44:57qu'elle regardait
00:44:58tous les vendredis
00:44:58face à Philippe de Villiers
00:44:59donc j'imagine
00:45:01qu'il nous regarde
00:45:02d'ailleurs Philippe
00:45:02voyez le sujet
00:45:04de Pauline Trevzer
00:45:05Brigitte Bardot
00:45:08une femme engagée
00:45:09qui a connu
00:45:10tous les présidents
00:45:11de la Vème République
00:45:12à commencer par
00:45:13le général de Gaulle
00:45:15qui l'invite en 1967
00:45:16à un dîner
00:45:17à l'Elysée
00:45:18l'actrice
00:45:19s'y présente
00:45:20en tenue militaire
00:45:21bien loin du protocole
00:45:23Bardot casse les codes
00:45:24près de 30 ans plus tard
00:45:26Brigitte Bardot
00:45:27confie dans ses mémoires
00:45:28avoir été
00:45:28une fervente gaulliste
00:45:30et avoir voté
00:45:31pour la première fois
00:45:32le 28 septembre 1958
00:45:34le jour de ses 24 ans
00:45:36je donnais ma voix
00:45:37ma confiance
00:45:37et mon respect
00:45:38à de Gaulle
00:45:39j'ai toujours eu
00:45:39un faible
00:45:40pour ce grand homme
00:45:41intègre
00:45:41courageux
00:45:42solide et rassurant
00:45:43c'est lui que je suivis
00:45:44pendant des années
00:45:44c'est lui que je regrette
00:45:46depuis des années
00:45:46concernant George Pompidou
00:45:48Brigitte Bardot
00:45:49parle d'un homme sympathique
00:45:50sur cette photo
00:45:52en mai 1974
00:45:53Brigitte Bardot
00:45:55porte le t-shirt
00:45:56Giscard à la barre
00:45:57pendant la campagne
00:45:58de l'élection présidentielle
00:45:59et c'est bien
00:46:00Valérie Giscard d'Estaing
00:46:02qui a le plus cédé
00:46:03Brigitte Bardot
00:46:03dans son militantisme
00:46:05pour la cause animale
00:46:06en 1976
00:46:07l'actrice tente
00:46:08de mettre fin
00:46:09à la chasse
00:46:09des bébés phoques
00:46:10depuis la banquise
00:46:11elle appelle le président
00:46:12c'est après
00:46:13que ses relations
00:46:14avec les hommes politiques
00:46:15se compliquent
00:46:16Bardot dira
00:46:17de Chirac
00:46:18qui n'a rien fait
00:46:19mais avec le sourire
00:46:20elle parlera
00:46:21de Nicolas Sarkozy
00:46:23en 2010
00:46:23comme d'un président
00:46:24inutile
00:46:25qui ne tient pas
00:46:26ses promesses
00:46:26François Hollande
00:46:27sera lui
00:46:28le seul président
00:46:29de la République
00:46:30qu'elle n'aura pas rencontré
00:46:31Mais de tous
00:46:32c'est probablement
00:46:33Emmanuel Macron
00:46:34que bébé supporte le moins
00:46:35Malgré leur rencontre
00:46:37sur la cause animale
00:46:38Bardot évoque
00:46:39un fiasco total
00:46:40même ton
00:46:41sur la politique nationale
00:46:42Dans son BBC d'Air
00:46:44publié en octobre dernier
00:46:45Bardot parle de la France
00:46:47comme d'un pays
00:46:47devenu terne
00:46:48triste et malade
00:46:49Pour elle
00:46:50la droite
00:46:51est le seul
00:46:51remède urgentissime
00:46:53à l'agonie de la France
00:46:54Brigitte Bardot
00:46:55se définit
00:46:56comme conservatrice
00:46:57une femme libre
00:46:58et populiste
00:46:59elle épousera
00:47:00en 1993
00:47:02Bernard Dormal
00:47:03conseiller du créateur
00:47:04du Front National
00:47:05et soutient
00:47:06pour la première fois
00:47:07Marine Le Pen
00:47:08lors de la campagne
00:47:09de 2012
00:47:10Je l'aime beaucoup Marine
00:47:11c'est la seule femme
00:47:12mais elle a une paire
00:47:13de couilles
00:47:13dans l'ensemble
00:47:14ses idées me plaisent
00:47:15c'est cette vision
00:47:16de la France
00:47:17que je souhaite revoir apparaître
00:47:18Cette proximité
00:47:19lui aura valu
00:47:20bien des critiques
00:47:21mais sa seule ligne
00:47:22directrice
00:47:23restera
00:47:23la protection animale
00:47:25Jules Torres
00:47:27La protection animale
00:47:28est la protection de la France
00:47:29puisqu'elle n'a jamais rien cédé
00:47:31c'est ce que j'essayais
00:47:31de dire tout à l'heure
00:47:32c'est que
00:47:33évidemment que
00:47:34quand on vient de ce monde-là
00:47:36le monde du cinéma
00:47:37de la chanson
00:47:38mais même le monde
00:47:39de la cause animale
00:47:40il y a un politiquement correct
00:47:41qui est là
00:47:42qui est très fort
00:47:43on a besoin aussi des médias
00:47:44et c'est vrai qu'elle a reçu
00:47:46beaucoup de critiques
00:47:47des médias
00:47:47et d'ailleurs on le voit
00:47:48même aujourd'hui
00:47:48je ne vais pas leur faire de la pub
00:47:50parce que ça ne sert à rien
00:47:51mais il y a des articles
00:47:52qui sont ignominieux
00:47:53qui sont absolument dégueulasses
00:47:55et bien ça traduit ça
00:47:56ça traduit le fait
00:47:56qu'elle n'a rien cédé
00:47:57et ça leur déplaît tellement
00:47:58elle avait une liberté
00:48:00tellement dingue
00:48:00liberté d'assumer ses idées
00:48:02de vouloir
00:48:03et bien être
00:48:04la porte-parole
00:48:05de cette France éternelle
00:48:06et ça a déplu
00:48:07à beaucoup de gens
00:48:07et bien vous parlez
00:48:08de ces articles
00:48:08Libération
00:48:09qui s'en donne à cœur joie
00:48:10aujourd'hui
00:48:11pour parler
00:48:13de Brigitte Bardot
00:48:15comme d'une furie
00:48:16d'extrême droite
00:48:17formule employée
00:48:18par
00:48:19Libération
00:48:21figure
00:48:23d'une droite identitaire
00:48:24qu'elle nourrissait
00:48:25de diatribe xénophobe
00:48:27et d'attaque
00:48:28contre l'islam
00:48:29ce qu'on peut lire
00:48:30en partie
00:48:30dans
00:48:31l'indécence
00:48:33l'indécence jusqu'au bout
00:48:35c'est-à-dire que
00:48:36ce matin
00:48:37elle venait à peine
00:48:38de nous quitter
00:48:39que Libération
00:48:41publiait ses articles
00:48:43pour
00:48:44s'en prendre
00:48:46à
00:48:46Brigitte Bardot
00:48:48mort de Brigitte
00:48:49bye bye bébé
00:48:50on sera évidemment
00:48:51tous unanimes
00:48:52sur ce plateau
00:48:53pour pleurer
00:48:54à la mort
00:48:54de Brigitte Bardot
00:48:55mais je ne sais pas
00:48:55si tout le monde
00:48:56en fera autant
00:48:57dans le pays
00:48:57et j'ai un peu peur
00:48:58que l'hommage
00:48:59qui va suivre
00:48:59dans les jours à venir
00:49:00soit un peu similaire
00:49:01à ce qui était advenu
00:49:02après la mort
00:49:04de Johnny Hallyday
00:49:04où l'hommage national
00:49:05l'hommage populaire
00:49:06avait aussi été
00:49:07une caisse de résonance
00:49:08d'une certaine manière
00:49:08de la fracturation
00:49:09du pays
00:49:10et on voit que
00:49:11certains n'ont pas attendu
00:49:12alors même que
00:49:12le corps de Brigitte Bardot
00:49:14est encore chaud
00:49:15pour s'en prendre à elle
00:49:16je pense au monde associatif
00:49:18qu'il avait harcelé
00:49:18en justice
00:49:19pendant toute sa vie
00:49:20je pense à ce que
00:49:21Mélenchon nomme
00:49:22la nouvelle France
00:49:23je pense aussi
00:49:24à une partie de la jeunesse
00:49:25il faut le dire
00:49:25qui ne communie pas
00:49:26entièrement
00:49:26dans l'admiration
00:49:28de Brigitte Bardot
00:49:29parce qu'il y a une partie
00:49:29de la jeune génération
00:49:30notamment dans les métropoles
00:49:32qui considéraient
00:49:32que Brigitte Bardot
00:49:33c'était aussi le symbole
00:49:35de la femme objeste
00:49:36à une islamophobe
00:49:37une raciste
00:49:38elle a été condamnée
00:49:39si je m'abuse
00:49:39à cinq reprises
00:49:40c'est-à-dire que
00:49:41les associations antiracistes
00:49:43ça arrive au meilleur
00:49:44étaient très attentives
00:49:46aux propos
00:49:47de Brigitte Bardot
00:49:48je ne doute pas
00:49:50que ces mêmes associations
00:49:51antiracistes
00:49:53vont très rapidement
00:49:55prendre certains dossiers
00:49:57en main
00:49:57et notamment
00:49:58les propos de M. Bilingo
00:49:59qui ont été tenus
00:50:00sur ces confrontations
00:50:02entre des communautés
00:50:04que lui présente
00:50:05comme plus intelligentes
00:50:07plus endurantes
00:50:08etc.
00:50:09je suis certain
00:50:10contre des français
00:50:11il ne les précise pas
00:50:12mais je suis très
00:50:13je suis certain
00:50:14que SOS Racisme
00:50:16que la LICRA
00:50:17etc.
00:50:18vont se saisir
00:50:19de ces dossiers
00:50:20comme ils ont pu
00:50:21se saisir
00:50:22de déclarations
00:50:22qui ne supportaient pas
00:50:25de Brigitte Bardot
00:50:26c'est une évidence
00:50:28Véronique Jacquier
00:50:28sur les convictions politiques
00:50:31son combat
00:50:31le fait qu'elle ait pu
00:50:33finalement dire
00:50:36oui je suis droite
00:50:37oui je l'assume
00:50:38aujourd'hui
00:50:40oui je soutiens
00:50:40Marine Le Pen
00:50:41qui est une femme
00:50:42qui a des couilles
00:50:42je suis désolé de le dire ainsi
00:50:44c'est comme ça
00:50:44qu'elle le disait
00:50:46mot pour mot
00:50:46de voix
00:50:47c'est elle évidemment
00:50:49qui le disait
00:50:50je crois que ce qui est intéressant
00:50:51c'est qu'elle est française
00:50:52vraiment jusqu'au bout des ongles
00:50:53elle est patriote
00:50:55elle aime son pays
00:50:55elle était malade
00:50:57au sens physique du terme
00:50:58de voir ce que la France
00:50:59était en train de devenir
00:51:00et je trouve que ce qu'il y a
00:51:02d'intéressant
00:51:03c'est que c'était une telle femme
00:51:04avec un tel charisme
00:51:05une telle beauté
00:51:06que quand elle s'adressait
00:51:07au chef des taxes
00:51:08au général de Gaulle
00:51:09à Valéry Giscard d'Estaing
00:51:11même à François Mitterrand
00:51:12dont elle disait
00:51:12elle n'avait pas fait
00:51:13grand chose pour moi
00:51:14enfin bref
00:51:14elle les traitait tous
00:51:16non pas comme des supérieurs
00:51:18pas comme des chefs d'Etat
00:51:19mais comme des hommes
00:51:20presque
00:51:21elle était une prédatrice
00:51:23mais au sens
00:51:24d'un combat
00:51:25pour la France également
00:51:26vous voyez ce que je veux dire
00:51:27c'était dans la symbolique
00:51:28et c'est la formule
00:51:29qui a été employée
00:51:30par Carl Meus
00:51:31française majuscule
00:51:33c'est aussi ça
00:51:33la formule de Carl Meus
00:51:35du Figaro
00:51:35pourquoi ?
00:51:37parce que c'est la volonté
00:51:39de défendre
00:51:39une certaine idée
00:51:41de la France
00:51:41et c'est à travers
00:51:43ces combats-là
00:51:45et son côté bravage
00:51:46et on oublie aussi
00:51:47qu'elle avait été aux côtés
00:51:48des Gilets jaunes
00:51:48par exemple
00:51:49oui
00:51:49et par le Covid
00:51:50elle avait pris des positions
00:51:51très anticonformistes aussi
00:51:53mais dans les attaques
00:51:54qu'elle subit
00:51:54qui ne viennent pas
00:51:55que du monde associatif
00:51:55il faut voir les propos ignobles
00:51:57tenus par des députés
00:51:58de la France insoumise
00:51:59même par Emmanuel Grégoire
00:52:00le candidat socialiste
00:52:01à la mairie de Paris
00:52:02qui sur Twitter
00:52:02a quand même écrit
00:52:04une légende controversée
00:52:05qui aura indéniablement
00:52:06marqué son époque
00:52:06par sa liberté
00:52:07parfois pour le meilleur
00:52:08et souvent pour le pire
00:52:09donc je pense que
00:52:10derrière ces réactions
00:52:11très vives
00:52:12il y a aussi
00:52:13beaucoup d'ingratitude
00:52:14et il y a beaucoup de haine
00:52:15à l'endroit de ce que la France
00:52:16est historiquement
00:52:17et culturellement
00:52:17aussi la liberté de ton
00:52:19qu'elle avait
00:52:19elle était un peu
00:52:19on l'appelle aujourd'hui
00:52:21sans filtre
00:52:22en fait sans filtre
00:52:22c'est juste une personne
00:52:23qui dit exactement
00:52:24ce qu'elle pense
00:52:25et depuis toujours
00:52:26et c'est en cela
00:52:27je trouve qu'elle va manquer
00:52:28un petit peu
00:52:28je trouve dans notre paysage
00:52:30elle va manquer
00:52:31pour la cause animale
00:52:32elle va manquer
00:52:33pour la France
00:52:33pour son image
00:52:34mais pour moi
00:52:35c'est la liberté de ton
00:52:36parce que cette liberté de ton
00:52:37on le voit aujourd'hui
00:52:37on est tellement
00:52:38tous corsetés
00:52:39dans notre ton
00:52:41dans nos phrases
00:52:42il faut réfléchir
00:52:43toujours à savoir
00:52:45comment est-ce qu'on va
00:52:45s'adresser
00:52:46elle, elle s'en fout
00:52:46d'ailleurs même
00:52:47les condamnations
00:52:48elle dit
00:52:48condamnée ou pas
00:52:49j'assume tout ce que je dis
00:52:51et c'est ça que j'aimais
00:52:52beaucoup chez elle
00:52:52qu'on partage ou pas
00:52:53ses opinions
00:52:54ce n'est pas le propos
00:52:55mais je trouve
00:52:56que c'était une des icônes
00:52:58aussi de la liberté
00:52:58d'expression
00:52:59à travers sa liberté
00:53:01d'expression
00:53:01et les condamnations
00:53:03qu'il y a eu
00:53:03il y a une tartufferie
00:53:06de certaines associations
00:53:07qui s'en sont prises
00:53:09à Brigitte Bardot
00:53:10et qui ne s'en sont pas prises
00:53:11à certains
00:53:12ou qui aujourd'hui
00:53:13restent bien silencieux
00:53:14quand il y a l'incitation
00:53:15à la haine raciale
00:53:17quand il y a l'apologie
00:53:18du terrorisme
00:53:19quand il y a
00:53:20des accusations
00:53:22en antisémitisme
00:53:23ou encore
00:53:24récemment
00:53:26des propos
00:53:27qui risent
00:53:28avec le suprémacisme
00:53:31ou le racialisme
00:53:33bon bah
00:53:33écoutez voilà
00:53:34c'est toujours
00:53:35la même chose
00:53:36les victimes
00:53:38ça dépend
00:53:39des victimes
00:53:40bien sûr
00:53:41et des bourreaux
00:53:41parlons maintenant
00:53:43de Brigitte Bardot
00:53:44de Johnny
00:53:45de Delon
00:53:45je voudrais qu'on écoute
00:53:46Pascal Praud
00:53:47qui est très attentif
00:53:50et attaché
00:53:50à ce monde de la culture
00:53:51Pascal Praud
00:53:52qui disait
00:53:53il y a quand même
00:53:53quelque chose
00:53:54qui se passe
00:53:54c'est la fin d'une époque
00:53:55et on a
00:53:56je vois hocher de la tête
00:53:58cher Fabien Lecoeuvre
00:54:00c'est vrai qu'on perd
00:54:01et on a perdu
00:54:02ces dernières années
00:54:03des légendes absolues
00:54:05alors moi je me souviens
00:54:06parce que j'ai eu une phrase
00:54:07j'avais commenté
00:54:07les obsèques de Johnny Hallyday
00:54:08sur TF1
00:54:09aux côtés
00:54:09d'Inker Coudray
00:54:10et de Jean-Pierre Pernault
00:54:11décembre 2017
00:54:12exactement
00:54:12le 9 décembre
00:54:13et au-delà
00:54:14je voyais tous ces gens
00:54:15pleurer dans les rues
00:54:16de la capitale
00:54:17il y avait plus d'un million
00:54:18de personnes
00:54:18on n'avait pas vu ça
00:54:19depuis les obsèques
00:54:20de Victor Hugo
00:54:20le 1er juin 1885
00:54:22c'était très émouvant
00:54:24très très émouvant
00:54:25mais les gens
00:54:26venaient dire au revoir
00:54:27à Johnny Hallyday
00:54:27mais aussi
00:54:29à la France du rock'n'roll
00:54:30et je pense
00:54:31qu'on a exactement
00:54:32le pendant
00:54:33avec Brigitte Bardot
00:54:34aujourd'hui
00:54:35on vient embrasser
00:54:36une dernière fois
00:54:37on vient la voir
00:54:38Brigitte Bardot
00:54:38parce qu'on est touché
00:54:39aujourd'hui
00:54:40par cette mauvaise nouvelle
00:54:42de son départ
00:54:43et en même temps
00:54:44on dit au revoir
00:54:45à une certaine France
00:54:47qui était aussi
00:54:48la France du rock'n'roll
00:54:49la France de cette jeunesse
00:54:51insouciante
00:54:52etc
00:54:52et dans une inconscience
00:54:56avec ce refus
00:54:56de refuser
00:54:57cette époque d'aujourd'hui
00:54:58et c'est ça quelque part
00:54:59et c'est pour ça
00:55:00qu'il y a toujours
00:55:01ce double message
00:55:01quand il y a des monstres sacrés
00:55:02qui s'en vont
00:55:03comme Bardot aujourd'hui
00:55:04alors que vous voyez
00:55:05les images
00:55:06c'est décembre 2017
00:55:07l'hommage populaire
00:55:10qui avait été rendu
00:55:11et puis ensuite
00:55:12bien sûr
00:55:13la cérémonie religieuse
00:55:14en l'église de la Madeleine
00:55:16c'est dommage
00:55:17qu'on n'ait pas
00:55:17les images
00:55:18sur les Champs-Elysées
00:55:19cette foule immense
00:55:20des centaines
00:55:21de milliers de français
00:55:22qui s'étaient réunis
00:55:23un million
00:55:23pour
00:55:24c'était un million ?
00:55:25un million
00:55:26je vous dis ça
00:55:27ça me surprend
00:55:28parce que
00:55:28mais en même temps
00:55:29pas vraiment
00:55:30puisque j'étais présent
00:55:31au moment de
00:55:31je couvrais
00:55:32les obsèques de Johnny
00:55:33et ça a été
00:55:34c'était il y a quasiment
00:55:36dix ans
00:55:36on n'avait jamais vu ça
00:55:37je me souviens
00:55:37comme si c'était hier
00:55:38je me souviens
00:55:39de ce cortège
00:55:41avec ces motos
00:55:41qui descendent
00:55:42de l'avenue
00:55:42des Champs-Elysées
00:55:43ce cercueil blanc
00:55:45et je me souviens
00:55:47du silence
00:55:48au moment où il y a
00:55:49le virage
00:55:49donc vous arrivez
00:55:51place de la Concorde
00:55:51pour aller ensuite
00:55:52place de la Madeleine
00:55:53et je me souviens
00:55:54qu'avant
00:55:54l'arrivée
00:55:56du cortège
00:55:57de motards
00:55:58et donc
00:55:59du cercueil
00:56:02exactement
00:56:03les gens chantaient
00:56:05dansaient
00:56:06il y avait
00:56:06une foule immense
00:56:08un homme
00:56:08avait enlevé son t-shirt
00:56:09et dans le dos
00:56:10il avait la tête de Johnny
00:56:11donc la question
00:56:12qu'on se pose
00:56:13c'est ça
00:56:14quelle époque
00:56:15et est-ce que c'est la fin
00:56:16de cette époque-là
00:56:16Pascal Praud
00:56:17On le dit à chaque fois
00:56:20mais c'est une époque
00:56:22c'est-à-dire Delon est mort
00:56:23Belmondo est mort
00:56:25Johnny
00:56:26Hallyday est mort
00:56:28Brigitte Bardot
00:56:29c'est une icône mondiale
00:56:30c'est à l'époque
00:56:31où la France rayonnait
00:56:33dans le monde entier
00:56:34dans le monde entier
00:56:35qui aujourd'hui
00:56:37a la puissance
00:56:37d'un Delon
00:56:38d'un Belmondo
00:56:39ou d'un Bardot
00:56:40ou d'une Bardot
00:56:41je ne vois pas
00:56:43d'icône
00:56:45de ce point de vue-là
00:56:46et tout ça
00:56:47dans le même sens
00:56:47c'est-à-dire
00:56:48c'est le cinéma français
00:56:49c'est la chanson française
00:56:50la variété française
00:56:51c'est la politique française
00:56:53je rappelle que
00:56:53le général de Gaulle
00:56:55est mondialement
00:56:56évidemment connu
00:56:57et respecté
00:56:58donc voilà
00:57:00c'est tout ça
00:57:01et c'est une
00:57:01c'est la France
00:57:03c'est une certaine France
00:57:05en tout cas
00:57:05qui je le dirais
00:57:07existe moins aujourd'hui
00:57:08cette liberté
00:57:09cette liberté
00:57:11tous azimuts
00:57:12elle est moins
00:57:13elle est moins présente
00:57:14élite ici à Hallyday
00:57:15a publié
00:57:16une formidable photo
00:57:17de Brigitte Bardot
00:57:19et de Johnny Hallyday
00:57:20avec ce message
00:57:21là aussi
00:57:21très fort
00:57:23il y a des êtres
00:57:24qui ne meurent jamais vraiment
00:57:25Brigitte Bardot
00:57:26était de cela
00:57:27ses images avec Johnny
00:57:28racontent une époque iconique
00:57:30la vie
00:57:30la liberté
00:57:31la jeunesse
00:57:31sans compromis
00:57:32avec toi
00:57:33disparaît une icône
00:57:34mais demeure à jamais
00:57:35une femme libre
00:57:36qui a marqué le monde
00:57:37de son audace
00:57:38et de sa lumière
00:57:39repose en paix
00:57:40Brigitte
00:57:41tu es éternelle
00:57:43il n'y a jamais eu de
00:57:45enfin
00:57:46ils s'étaient rencontrés souvent
00:57:47oui mais il n'y avait pas
00:57:48de relation
00:57:49non non
00:57:50sentimentale
00:57:50amoureuse
00:57:51sentimentale
00:57:52à l'époque Johnny
00:57:52était fidèle à Sylvie Vertan
00:57:53là la photo date de 66
00:57:5567
00:57:55ah oui
00:57:56qu'est-ce qu'ils sont beaux
00:57:57tous les deux
00:57:58Johnny venait d'être papa
00:58:00etc
00:58:00non non
00:58:01ils étaient absolument
00:58:02il n'y a jamais eu d'histoire
00:58:02entre les deux
00:58:03en tout cas
00:58:03connue
00:58:04on a découvert
00:58:05il n'y a pas très longtemps
00:58:06la liaison entre Bardot
00:58:07et Inno Ferrer
00:58:08il y a quelques mois
00:58:09alors que personne n'avait eu
00:58:11connaissance de cette histoire
00:58:12par exemple
00:58:12Brigitte Bardot
00:58:15et les animaux
00:58:15parce que là aussi
00:58:16on a commencé avec
00:58:17il faut qu'on poursuive aussi
00:58:18la question sur son combat
00:58:19pour les animaux
00:58:22je vous propose de voir
00:58:22le sujet de Juliette Sadat
00:58:25et on va en parler avec vous
00:58:26Bruno Ricard
00:58:26vous qui êtes collectionneur
00:58:28ami de Brigitte Bardot
00:58:29et que vous avez mené
00:58:30ce combat pour la fondation Bardot
00:58:32avec elle
00:58:33le premier grand combat
00:58:36de Brigitte Bardot
00:58:37pour défendre la cause animale
00:58:38se déroule sur la banquise
00:58:40en 1977
00:58:42elle dénonce
00:58:43la chasse aux bébés phoques
00:58:45300 000 animaux
00:58:46sont tués chaque année
00:58:47pour leur fourrure
00:58:48en 2006
00:58:49elle fait le voyage
00:58:50à Ottawa
00:58:51pour rencontrer
00:58:52le premier ministre canadien
00:58:54Stéphane Harper
00:58:54qui refuse de la recevoir
00:58:56pourquoi il a le pouvoir
00:58:59d'arrêter ça
00:58:59et pourquoi elle ne le fait pas
00:59:0110 ans plus tard
00:59:04la chasse est interdite
00:59:06par le Canada
00:59:07suite logique
00:59:08de son action
00:59:08l'actrice poussera
00:59:10les maisons de haute couture
00:59:11à stopper
00:59:12l'utilisation
00:59:13de la fourrure
00:59:14la fourrure
00:59:15c'est des maudites
00:59:16à partir de 1986
00:59:18dans les manifestations
00:59:20on défile
00:59:20contre ces manteaux
00:59:22signes extérieurs
00:59:23de cruauté
00:59:23des actions organisées
00:59:25par la fondation
00:59:26Brigitte Bardot
00:59:26outil puissant
00:59:28reconnu d'utilité publique
00:59:29financé par plus
00:59:31de 70 000 personnes
00:59:32et par la fortune
00:59:33personnelle
00:59:34de l'actrice
00:59:35les premières journées
00:59:36d'adoption
00:59:37sont lancées
00:59:38auprès du grand public
00:59:39les refuges
00:59:40qui ne peuvent plus
00:59:42accepter
00:59:43de nouveaux animaux
00:59:44euthanasie
00:59:45pour faire de la place
00:59:46pour les nouveaux
00:59:47etc
00:59:47bon
00:59:48alors
00:59:49il est temps
00:59:50de remettre
00:59:51les pendules à l'heure
00:59:52et de leur donner
00:59:53un peu de bonheur
00:59:54la maltraitance animale
00:59:55dénoncée
00:59:56par Brigitte Bardot
00:59:57a fait entrer
00:59:58ce délit
00:59:58dans le code pénal
00:59:59français
01:00:00en 2008
01:00:01elle n'hésitera pas
01:00:02à soutenir
01:00:03la diffusion
01:00:04d'images
01:00:04filmées dans un abattoir
01:00:06pour interpeller
01:00:07le monde politique
01:00:08et le grand public
01:00:09moi
01:00:10je suis Brigitte Bardot
01:00:12et vous entendez
01:00:13Jean-Michel Decaze
01:00:14Bruno Ricard
01:00:16ce combat là
01:00:18vous en parliez
01:00:18j'imagine régulièrement
01:00:19avec elle
01:00:20ça a été le combat
01:00:21de sa vie bien sûr
01:00:22elle a mis de côté
01:00:23sa notoriété
01:00:24ou du moins sa carrière
01:00:25dans le cinéma
01:00:26elle aurait pu gagner
01:00:27encore des dizaines
01:00:28et des dizaines
01:00:29et des dizaines
01:00:30de millions de francs
01:00:31elle était connue
01:00:31dans le monde entier
01:00:32elle a dit moi
01:00:33mon objectif
01:00:33c'est pas du tout ça
01:00:34c'est de protéger
01:00:35les animaux
01:00:35Brigitte
01:00:36elle s'est tellement
01:00:37investie dans la cause
01:00:38animale
01:00:39il fallait la voir
01:00:40je prends un exemple
01:00:41flagrant
01:00:42quand vous avez
01:00:43Brigitte Bardot
01:00:43la frontière italienne
01:00:44qui se couche devant
01:00:46un poids lourd
01:00:46qui transporte
01:00:47des centaines de moutons
01:00:48le poids lourd
01:00:49était obligé de s'arrêter
01:00:50pour ne pas écraser
01:00:50Brigitte Bardot
01:00:51et là quand ils ont vu
01:00:52que c'était Brigitte Bardot
01:00:52ils ont fait descendre
01:00:53tous les moutons
01:00:55ils ont abreuvé
01:00:56et soigné
01:00:56et l'image
01:00:58que Brigitte aurait voulu
01:00:59qu'on retienne d'elle
01:01:01c'est cette fameuse image
01:01:02de Brigitte sur la banquise
01:01:03avec le bébé phoque
01:01:04avec les bébés phoque
01:01:05où elle part au Canada
01:01:05elle a toujours dit
01:01:08elle me l'a dit
01:01:08elle a dit
01:01:09à différents journalistes
01:01:10à différents journaux
01:01:11autre message de soutien
01:01:14et là on va voir aussi
01:01:15vous avez des personnalités
01:01:16qui ont pris la parole
01:01:17et qui ont décidé
01:01:18d'adresser un petit mot
01:01:19à Brigitte Bardot
01:01:22et souvent c'est des Frances
01:01:23qui se rejoignent
01:01:24la France de Patrick Sébastien
01:01:26est intimement liée aussi
01:01:27à la France de Brigitte Bardot
01:01:29cette France populaire
01:01:30cette France des territoires
01:01:32ancrée
01:01:33qui est attachée
01:01:34à son histoire
01:01:35à ses codes
01:01:36à sa culture
01:01:37écoutez Patrick Sébastien
01:01:38coucou les amis
01:01:40et ben voilà
01:01:41Brigitte Bardot
01:01:42la dernière légende
01:01:43de notre cinéma
01:01:45est partie aujourd'hui
01:01:47pour les gens
01:01:48de ma génération
01:01:48c'est quelque chose
01:01:50de très très important
01:01:51qui s'est envolé
01:01:52avec elle
01:01:53alors je ne vais pas
01:01:55en rajouter
01:01:55parce que les hommages
01:01:56pleuvent
01:01:57de partout
01:01:58y compris de la part
01:01:59de ceux
01:02:00qui ont passé leur temps
01:02:01à la critiquer
01:02:02ça doit beaucoup
01:02:03la faire rire
01:02:03moi j'ai toujours eu
01:02:05beaucoup d'admiration
01:02:06et beaucoup de respect
01:02:07pour cette femme
01:02:08pour sa liberté d'expression
01:02:10pour tout ce qu'elle disait
01:02:12pour tout ce qu'elle faisait
01:02:13pour le fait
01:02:14qu'elle ait sacrifié
01:02:15sa carrière
01:02:16pour mener son combat
01:02:17pour les animaux
01:02:18ce combat
01:02:19j'ai eu la chance
01:02:20d'y participer
01:02:21un petit peu avec elle
01:02:22alors à titre personnel
01:02:24je veux juste garder
01:02:25en mémoire
01:02:26le message
01:02:27qu'elle m'avait envoyé
01:02:29quand je fêtais
01:02:30mes 50 ans
01:02:31sur le canapé
01:02:32de Michel Ruecker
01:02:33alors Patrick
01:02:34je vais te dire
01:02:36d'abord
01:02:37je te remercie
01:02:38d'être le parrain
01:02:39du Noël des animaux
01:02:40et ensuite
01:02:41je te souhaite
01:02:42un merveilleux anniversaire
01:02:44avec Michel
01:02:45tu as de la chance
01:02:46d'être près de Michel
01:02:47pour tes 50 ans
01:02:48et puis
01:02:49on n'a pas tous les jours
01:02:5050 ans
01:02:50il faut en profiter
01:02:52c'est un âge
01:02:53extraordinaire
01:02:54je peux t'en parler
01:02:55j'ai l'âge de ta mère
01:02:56alors bravo
01:02:58je t'embrasse
01:02:59et je te retrouve
01:03:00au Noël des animaux
01:03:01merci
01:03:03et je vous propose
01:03:13d'écouter à présent
01:03:13Nelson Montfort
01:03:14Nelson Montfort
01:03:15qui lui aussi
01:03:17a pris la parole
01:03:17cher Brigitte Bardot
01:03:20aujourd'hui
01:03:20la France est vraiment
01:03:21en deuil
01:03:22vous étiez la dernière
01:03:23en tant à votre combat
01:03:24pour les animaux
01:03:24animaux auxquels vous aviez
01:03:26dédié votre vie
01:03:27ce combat
01:03:28ne s'oubliera jamais
01:03:29reposez en paix
01:03:31s'il y a une personne
01:03:31qui le mérite
01:03:32c'est vous
01:03:33et on entend
01:03:44la petite musique
01:03:46sur la plage abandonnée
01:03:47la madrague
01:03:47bien évidemment
01:03:48Fabien Lecoeuf
01:03:50oui parce que
01:03:51c'est cette France
01:03:52vous le disiez
01:03:52très justement Elliot
01:03:53c'est à dire
01:03:53c'est la France
01:03:54de Patrick Sébastien
01:03:54qui rejoint la France
01:03:55de Brigitte Bardot
01:03:56comme la France
01:03:57de Junior Lydé
01:03:58en fait c'est ça
01:03:58c'est à dire que
01:03:59c'est cette France
01:04:00en fait
01:04:00comme on dit
01:04:02c'est la France
01:04:03du rock'n'roll
01:04:04qui n'est pas du tout
01:04:04la France du rap
01:04:05en fait c'est ça
01:04:06et je pense que
01:04:06les Français
01:04:07sont dans ces comparaisons
01:04:10mentales
01:04:10mais ils le sont
01:04:11parce qu'ils voient bien
01:04:12qu'on n'est plus
01:04:12dans cette même France
01:04:13et que
01:04:14alors on ne sait pas
01:04:15si c'est des regrets
01:04:16ou des remords
01:04:17mais en attendant
01:04:18ils s'expriment
01:04:18aujourd'hui
01:04:19d'une manière
01:04:20aiguisée
01:04:20et avec
01:04:22bien sûr
01:04:23mais il peut y avoir
01:04:23une très belle plume
01:04:24dans le rap
01:04:25et également
01:04:26cher
01:04:27là je ne parle pas
01:04:28de plume
01:04:28cher Fabien
01:04:29c'est pour ça
01:04:32qu'on se posait
01:04:32la question
01:04:33vous avez un grand
01:04:34documentaire
01:04:35qui est disponible
01:04:35sur Canal Plus
01:04:37mais Canal
01:04:37je vous propose
01:04:38un extrait
01:04:39qui est ce documentaire
01:04:40qui retrace
01:04:41la vie de Brigitte Bardot
01:04:42qu'est-ce qui a été
01:04:45dit de vous
01:04:46qui vous a le plus
01:04:47touché
01:04:48on a dit
01:04:50beaucoup de choses
01:04:51on m'a beaucoup
01:04:52fait pleurer
01:04:53mais
01:04:57c'est pas grave
01:04:59qu'est-ce qui a été
01:05:01le plus dur
01:05:01à entendre
01:05:03tellement de choses
01:05:06en disant
01:05:08que j'étais ridicule
01:05:09que j'étais
01:05:10que je ferais mieux
01:05:12de m'occuper
01:05:13de gosses
01:05:14ou de gens âgés
01:05:15ou de
01:05:16ce que je fais de reste
01:05:17que je perdais mon temps
01:05:20que j'étais grotesque
01:05:21qu'en plus maintenant
01:05:22je devenais moche
01:05:23et vieille
01:05:24et que j'intéressais
01:05:25plus personne
01:05:26que j'émouvais
01:05:27personne
01:05:28enfin des trucs
01:05:29vraiment
01:05:29qui m'ont
01:05:30qui m'ont vraiment
01:05:31fait de la peine
01:05:32ils sont complètement
01:05:36cons ces gens
01:05:36qui disent ça
01:05:37parce que
01:05:37ça c'est ma pendule
01:05:38de ma grand-mère
01:05:39oui c'est très joli
01:05:40vous vivez
01:05:41comme à l'ancien temps
01:05:42oui
01:05:42Brigitte
01:05:43moi j'adore tout ça
01:05:44toutes les choses anciennes
01:05:46j'adore les choses anciennes
01:05:48bah évidemment
01:05:49vous avez raison
01:05:50Franck Tapirot
01:05:51on va terminer cette émission
01:05:52avec le dessin de Plantu
01:05:53et souvent Plantu
01:05:55bien évidemment
01:05:55grâce à sa qualité
01:05:58arrive à tout résumer
01:06:00regardez ce beau dessin
01:06:02on voit les animaux
01:06:03qui découvrent
01:06:04dans la presse
01:06:05la disparition
01:06:06de celle qui a été
01:06:08leur ange gardien
01:06:08Brigitte Bardot
01:06:11et on voit au-dessus
01:06:13ce papillon
01:06:15bleu blanc rouge
01:06:16et les colombes
01:06:19qui pleurent
01:06:20les colombes
01:06:21qui sont si symboliques
01:06:22également
01:06:23à Plantu
01:06:24c'est un beau dessin
01:06:25le Vichy
01:06:26qui est quand même
01:06:28aussi une symbolique
01:06:29qu'elle a portée
01:06:30qu'elle a lancée
01:06:30en France
01:06:31et partout dans le monde
01:06:32tout le monde se rappelle
01:06:33c'est Rob Vichy
01:06:34dont elle était
01:06:35vraiment le mannequin
01:06:38donc c'est vrai
01:06:39que c'est un très beau résumé
01:06:40et puis ça se passe de mots
01:06:41peut-être Véronique Jacquet
01:06:43puisque dans un instant
01:06:44c'est en quête d'esprit
01:06:45son rapport à la foi
01:06:46et on terminera
01:06:47avec ça
01:06:47chère Véronique
01:06:50oui
01:06:51elle disait
01:06:51qu'elle avait très peur
01:06:52de la mort
01:06:53très peur de la décomposition
01:06:54du corps
01:06:55et elle avait choisi
01:06:55le pari de Pascal
01:06:56c'est-à-dire
01:06:57je préfère croire
01:06:58plutôt que de ne pas croire
01:06:59voilà je fais le pari de croire
01:07:00mais elle était
01:07:01pétrie de culture chrétienne
01:07:03parce qu'elle était née
01:07:04dans une famille
01:07:05très très catholique
01:07:06mais évidemment
01:07:06il y avait chez elle
01:07:07une énorme tension
01:07:08puisque c'était un objet
01:07:09de désir érotique
01:07:11absolument fabuleux
01:07:11et donc à la fin de sa vie
01:07:13elle est revenue
01:07:14à une forme de foi
01:07:15parce qu'elle avait
01:07:15une très grande dévotion
01:07:16pour la Vierge Marie
01:07:17comme Alain Delon
01:07:18du reste
01:07:19et elle avait
01:07:19une petite chapelle
01:07:20à côté de sa maison
01:07:22pas la madrague
01:07:24mais la garigue
01:07:24et elle portait
01:07:27cette dévotion
01:07:27elle ne s'en cachait pas
01:07:28et elle aimait prier
01:07:29la Vierge Marie
01:07:30et bien écoutez
01:07:31un grand merci à tous
01:07:32merci Fabien Lecoeuf
01:07:33bien sûr Bruno Ricard
01:07:34c'est un honneur
01:07:35de vous avoir sur le plateau
01:07:36vous qui êtes un ami
01:07:37de Brigitte Bardot
01:07:39et on imagine
01:07:40votre émotion ce soir
01:07:41et par pudeur
01:07:44je n'ai pas voulu
01:07:45aller vraiment
01:07:46dans l'intime
01:07:47et savoir
01:07:49quels étaient
01:07:50vos derniers échanges
01:07:51avec elle
01:07:52et on est en union
01:07:53avec vous
01:07:53bien sûr
01:07:54Joachim Lefloc-Imad
01:07:55Véronique Jacquier
01:07:56Franck Tapirot
01:07:57et Jules Torres
01:07:58merci à toutes les équipes
01:07:59qui ont préparé
01:07:59cette émission
01:08:00toutes les équipes
01:08:01qui nous ont proposé
01:08:02cette édition spéciale
01:08:03dans un instant
01:08:04c'est Enquête d'Esprit
01:08:04merci à tous
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