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- #hdpros2we
Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche
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00:00Il est 20h sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros, c'est un beau plateau ce soir comme chaque samedi soir.
00:06Charlotte Dornelas, vous avez 11h de retard, normalement vous êtes là le samedi matin.
00:10Oui, mais j'aime vous surprendre.
00:13Ce n'est pas moi que vous surprenez, mais les téléspectateurs, mais qu'est-ce que se passe-t-il ?
00:17Chéri, il y a un problème à la télévision, c'est l'heure des pros matin.
00:21On est avec également Joachim Leflochimad, avec Amine Elkatmi, avec Pierre Lelouch, bonsoir à tous les trois.
00:27Le point sur l'information, c'est avec Isabelle Piboulot. Bonsoir Isabelle.
00:34Bonsoir Eliott, bonsoir à tous.
00:35Un conducteur de métro agressé à Paris la nuit dernière à Nation.
00:40A la fin de son service, l'agent a reçu trois coups de couteau après avoir refusé de donner une cigarette à un individu.
00:46Des agents de la Sûreté RATP ont désarmé le suspect, blessé.
00:51Sa garde à vue a été reportée.
00:52Il serait suivi par un service psychiatrique parisien.
00:55Une enquête pour tentative d'homicide volontaire a été ouverte.
00:59Le premier téléphérique urbain d'Ile-de-France inauguré aujourd'hui.
01:03Baptisé le C1, il permet de relier Créteil à Ville-Neuf-Saint-Georges en seulement 18 minutes contre une quarantaine en busso en voiture.
01:11Les cabines équipées de vidéosurveillance peuvent accueillir dix passagers assis, ainsi que des fauteuils roulants, des vélos ou des poussettes.
01:19Enfin, il est 20h, vous vous apprêtez peut-être à dîner.
01:23Avis aux amoureux de fromage.
01:25Ce 13 décembre marque la journée internationale de la raclette.
01:29Deuxième plat préféré des Français derrière le bœuf bourguignon.
01:32A cette occasion, une raclette géante est organisée sur les Champs-Elysées jusqu'à minuit.
01:37Vous le savez, l'actualité évidemment, c'est la colère agricole.
01:42Merci beaucoup Isabelle Piboulot.
01:44Et il y a quelque chose qui est en train de se passer.
01:46Déjà sur le terrain, puisque la mobilisation s'amplifie, mais aussi du côté du gouvernement.
01:52Ça tangue un peu.
01:53Ils se sont rappelés, cette formule de, c'est pas la mienne, mais du Premier ministre Sébastien Lecornu,
01:59nous sommes le gouvernement le plus faible de la Ve République.
02:01Et un gouvernement aussi faible ne peut pas être aussi brutal avec les agriculteurs et avec la paysannerie française.
02:09C'est très intéressant de voir ce qui se passe.
02:11Pourquoi je vous dis ça ?
02:12Aujourd'hui, on a parlé de la vaccination massive avec plus d'un million de vaccins pour les bovins.
02:19On a parlé de souplesse et de tact.
02:21C'est Laurent Nouniez qui a interpellé les préfets en disant, il va falloir agir désormais avec souplesse et avec tact.
02:27Je résume, éviter d'envoyer des hélicoptères et des blindés.
02:30Lorsque vous avez des agriculteurs face à vous.
02:34Et puis, c'est intéressant aussi, il va y avoir aussi la mise en place de l'accompagnement financier
02:39pour les agriculteurs qui vont perdre leur cheptel.
02:43Et l'accompagnement financier a été détaillé.
02:46Donc, ce qui se passe depuis 24 heures, c'est peut-être une prise de conscience du côté du gouvernement
02:51en se disant, en étant aussi faible, peut-être falloir faire profil bas.
02:55Et profil bas, c'est aussi écouter la colère des agriculteurs.
02:58Parce qu'il y a un deuxième enjeu essentiel, c'est que la semaine prochaine,
03:03c'est l'abattage de l'agriculture française avec le Mercosur.
03:06Voyez le sujet de Michael De Santos.
03:10Sur l'autoroute à 64, les tracteurs sont de retour.
03:14Comme en janvier 2024, une cinquantaine d'agriculteurs se sont installés entre Toulouse et Tarbes.
03:20150 kilomètres d'autoroutes bloquées pour s'opposer à la stratégie du gouvernement face à la dermatose.
03:26Aujourd'hui, on a une bête qui est touchée par la maladie.
03:30Donc, soit elle en meurt naturellement, soit on en vient à dire, on vaccine, mais on n'a pas.
03:35Au-delà de la maladie, c'est les images que l'on a vues.
03:41Et c'est l'irrespect du monde agricole des agriculteurs.
03:44Jeudi, dans la Riège, la tension était montée d'un cran face aux gendarmes.
03:48207 bovins avaient été abattus pour un seul cas de contamination.
03:52De quoi provoquer la colère des éleveurs.
03:54D'autres agriculteurs ont également manifesté ce samedi leur indignation dans le sud-ouest.
04:01Ici, à Mont-de-Marsan, devant la préfecture des Landes.
04:06Mais aussi devant l'ancienne permanence d'Annie Gennevard dans le Doubs.
04:10Environ 70 personnes ont dénoncé les décisions sanitaires de la ministre de l'Agriculture.
04:15On demande à ce qu'on stoppe les abattages de tous les troupeaux, mais vraiment qu'on fasse du cas par cas et qu'on apprenne à vivre avec la malette.
04:22Qu'elle fasse son boulot, qu'elle aille négocier à l'Europe là-bas.
04:26C'est son boulot de faire ça.
04:28Si elle ne veut pas de négociation avec l'Europe, on n'y arrivera jamais.
04:31Pour faire face à la dermatose, Annie Gennevard a annoncé son intention de vacciner près d'un million d'animaux en Nouvelle-Aquitaine et en Occitanie.
04:39Ces derniers jours, plusieurs cas de dermatose y ont été détectés.
04:44Justement, écoutons la ministre de l'Agriculture, c'était ce matin, qui appelle à la vaccination d'un million de bovins.
04:50C'est un million de plus que ce qui avait déjà été fait ces dernières semaines et ces derniers mois.
04:56Et dans le cas de l'Occitanie, autour des zones réglementées des deux premiers foyers détectés, nous avons fait une barrière sanitaire supplémentaire.
05:07Nous allons, dans les semaines qui viennent, vacciner près d'un million d'animaux et donc protéger les éleveurs.
05:14Et puis, je veux redire que l'État sera aux côtés des éleveurs qui ont été touchés, leurs pertes seront indemnisées et leurs pertes d'exploitation également.
05:26Mais nous serons aussi aux côtés, nous sommes aussi aux côtés des éleveurs qui ne veulent pas l'être.
05:31Il s'agit de protéger le cheptel français.
05:34– Protéger le cheptel français, tour de table pour voir comment vous décodez, décryptez ce qui se passe depuis un peu plus de 24 heures.
05:44Peut-être avec vous, Charlotte Dornelas ?
05:46– La vérité, c'est que je crois qu'on peut difficilement comprendre ce qui se passe depuis 24 heures sans comprendre ce qui se passe depuis des années déjà
05:51pour les paysans de manière générale et les éleveurs en particulier, qui en ont un peu marre, et c'est évidemment très faible,
06:00d'être considérés comme trop polluants, trop anachroniques, trop de l'ancien monde, trop dépassés.
06:06Vous savez, cette question de l'abattage des élevages, vous vous souvenez peut-être ou pas, je ne sais pas,
06:12mais la Cour des comptes avait, en 2023, proposé de supprimer 25% de l'élevage français, considéré pour des raisons écologiques cette fois-ci.
06:22Donc déjà, il y avait ce poids qui pèse sur les éleveurs, qui ont l'impression d'être défendus par absolument personne dans la classe politique,
06:30parce que pas intéressant finalement.
06:34Donc c'est évidemment dans ce cadre-là, plus les crises agricoles que je ne vais pas détailler ici,
06:37vous avez parlé pendant votre sommaire de cette signature du Mercosur,
06:41il y avait déjà des mobilisations qui étaient prévues la semaine dernière contre cet accord entre l'Union Européenne et le Mercosur.
06:47Donc évidemment, s'ajoute à ça cette question de l'abattage.
06:50Vous avez dit tout à l'heure, le gouvernement, on sent un malaise parce qu'ils ont peur en réalité,
06:55ils ont peur de cette réaction, ils savent le soutien, même le soutien ignorant,
07:00et ce n'est pas une critique de ma part, mais il y a un soutien de la plupart des Français aux agriculteurs,
07:04parce qu'il y a une image d'épinal de l'agriculteur qu'on n'a pas envie de perdre.
07:07Et quand je dis un soutien ignorant, c'est que la plupart d'entre nous ignorons absolument quel est le quotidien des éleveurs.
07:15Je vais prendre un exemple.
07:16On se dit, la ministre là insiste énormément sur la question de l'indemnisation.
07:22Mais la question de l'indemnisation, l'indemnisation était déjà en place,
07:25et il y a beaucoup d'éleveurs d'ailleurs qui disent pour le coup, on a de l'argent,
07:29mais ce n'est pas vraiment le sujet.
07:30En réalité, quand vous avez une bête malade, qu'on en abat 200 pour une bête qui est malade,
07:36constituer un troupeau, c'est des années de travail, des années de transmission, évidemment.
07:42Ce que je veux dire, c'est que le prix d'une vache qui est évaluée,
07:44parce qu'il faut bien voir, quand il y a un cas, vous avez les gens qui débarquent, les vétérinaires,
07:48mais aussi les gens chargés d'évaluer le prix du bétail qui va être abattu,
07:52et là, vous avez des personnes qui vous disent, telle vache vaut tant.
07:56Mais simplement, ce n'est pas parce que vous avez la somme en question que vous pouvez retrouver la vache,
08:00que vous pouvez reconstituer votre troupeau comme ça, en un claquement de doigts,
08:04avec l'argent sur votre compte.
08:05C'est d'abord un investissement incroyable.
08:08Évidemment, c'est des personnes, les agriculteurs, on le sait, ont des semaines chargées,
08:13mais les éleveurs en particulier, il n'y a pas de jour off quand vous avez des bêtes à mourir.
08:18Donc il y a une méconnaissance même des gens à qui ils s'adressent, de la part du gouvernement,
08:22qui je pense accroît cette colère.
08:23Il y a plus qu'une méconnaissance, il y a aussi...
08:26C'est ce qu'a dit un agriculteur dans le sujet, il a dit qu'il y a de l'irrespect.
08:32Mais ça va plus loin que l'irrespect, c'est le mépris.
08:35C'est que les sachants, ils sont dans leur bureau, avec leur CV, leurs grandes études,
08:41dans leur bureau à 25, 26 ans.
08:43C'est le secrétaire général de la coordination rurale qui me racontait ça ce midi sur Europe 1.
08:48J'ai face à moi des gamins de 25 ans qui vont m'expliquer ce que c'est de gérer une exploitation.
08:53Donc ils hallucinent, ils hallucinent.
08:58Alors je vous propose justement dans ce cas-là d'écouter Jean-Louis, un agriculteur qui a plus de 80 ans,
09:06qui a fait une vidéo bouleversante sur les réseaux sociaux.
09:08Voyons cette séquence, c'est nos confrères du Média Néo qui l'a diffusé hier soir.
09:15Aujourd'hui, je vais vous parler de quelque chose que j'ai vécu hier pour un monde agricole.
09:21C'est une catastrophe, c'est vraiment une catastrophe.
09:24C'est impossible aujourd'hui de vivre des catastrophes comme ça.
09:27Et c'est pas parce qu'il y a une bête qui est malade qu'il faut abattre tout en tout pot.
09:31Si par exemple, moi j'attrape le Covid, il faut tuer toute la famille.
09:35Non, c'est pas comme ça qu'on mange.
09:37Le monde agricole est en danger et la France est en danger.
09:39Moi, je me battrai pour mes enfants, pour mes petits-enfants.
09:43On a le bon produit, on va le conserver et je vous certifie qu'on va y arriver, de gré ou de force.
09:49J'espère que ça va être un grand mouvement, très grand mouvement.
09:54Et il faut qu'on y arrive, il faut que tout le monde soit solidaire.
09:59Il va falloir se battre.
10:03On n'a pas d'autre solution et il faut qu'on fasse une résistance.
10:07C'est tout. Il faut faire comme nous en fions fait.
10:11Il faut prendre le maquis. Voilà.
10:14Et Laurent Nouniès, je le disais, a demandé au préfet souplesse et tact.
10:17Souplesse et tact, c'est compliqué.
10:19La souplesse, le tact, c'est compliqué d'éviter de mettre peut-être un hélicoptère à un blindé
10:24quand vous avez un agriculteur.
10:25Parce que ceux qui ont été malmenés jeudi soir, en grande, grande majorité,
10:29il ne faut pas être naïf non plus, il y avait certainement des éléments radicaux.
10:32Oui, il y avait des casseurs.
10:33Des casseurs, mais très minoritaires.
10:35En revanche, une petite minorité peut mettre le bazar.
10:39En revanche, écoutez Christian Convert.
10:41Christian Convert, ce n'est pas un casseur.
10:43Christian Convert, c'est quelqu'un qui a tenu sa terre pendant des années,
10:48qui le poursuit aujourd'hui, qui n'est plus secrétaire général de la coordination rurale,
10:52mais qui était au bord des larmes ce matin.
10:54Puis on voit des casseurs dans plein de manifs où il n'y a pas de blindés.
10:56Oui, où il n'y a pas d'hélicoptère. Vous avez raison.
10:59Des solutions, on en propose.
11:01Ce n'est pas de dire, non, mais là, ils tapent dans le tas, quoi.
11:04Allez, on va dire comme ça.
11:05Et quand on envoie des...
11:06Bon, les CRS, on les voit tous, c'est des jeunes.
11:11Bon, ils obéissent. Ils n'ont pas le choix.
11:13Mais quand je vois des jeunes de 20-25 ans venir taper sur ceux de 60 ans,
11:17c'est quelque chose, hein.
11:18Et on vous sent très ému, Christian.
11:21Non, mais bon, on ne croyait pas se faire tabasser comme ça,
11:25gazer à bout portant.
11:27Enfin, ils se permettent ça, parce que les agriculteurs,
11:30ils savent qu'ils ne vont pas aller brûler les rues demain matin.
11:32Ils font ça dans une banlieue demain matin.
11:34Je vous garantis qu'il y a la France qui est en feu.
11:37Pierre Lelouch, quel regard vous portez ?
11:38On était ensemble hier soir.
11:40Et on voit un peu quand même l'évolution.
11:42Moi, je disais qu'un gouvernement peut être, même faible,
11:45être fort avec les faibles, et faible avec les forts.
11:48En revanche, ils n'ont peut-être pas eu conscience,
11:51pris conscience que cette mobilisation,
11:53elle pouvait se durcir,
11:54qu'autour du paysan français, il pouvait y avoir du monde.
11:57Et ils ont aujourd'hui, finalement,
12:01peut-être pris conscience de la situation.
12:03Moi, je suis étonné par l'amateurisme
12:07de l'exécutif sur un sujet comme celui-là.
12:13D'abord, il faut savoir que les éleveurs sont en crise depuis longtemps.
12:19Ce secteur et le lait, ça ne va pas du tout.
12:23Ça fait un moment que ça dure.
12:25Il faut savoir aussi qu'il y a trois mines.
12:28Dans les jours qui viennent, autour de l'agriculture française,
12:33il y a bien sûr cette crise,
12:35mais il y a surtout le Mercosur qui arrive à la signature,
12:40à la signature le 19 et le 20.
12:44Et je ne vois pas très bien comment la France va empêcher cette signature.
12:48Le président de la République a dit, comme d'habitude,
12:50tout le contraire de tout sur le sujet.
12:52mais nous n'avons pas la majorité de blocage pour bloquer cette affaire.
12:58Il faut savoir que l'agriculture et le commerce extérieur
13:01sont des compétences fédéralisées.
13:03Une fois qu'on signe le mandat,
13:05la France n'a plus rien à dire,
13:06sauf à trouver une majorité de blocage.
13:08On ne l'a pas.
13:09Donc, la messe est dite.
13:12Troisième champ de mine qui arrive à grands pas,
13:15c'est la situation de l'Ukraine.
13:16Car ce week-end aussi, il y a des négociations de paix à Berlin.
13:21L'une des clauses, tenez-vous bien,
13:23de l'accord de paix,
13:25c'est l'entrée de l'Ukraine au 1er janvier 2027.
13:30Il faut savoir que si l'Ukraine rentre dans l'Union Européenne,
13:33c'est une révolution pour l'agriculture en Europe
13:35et notamment pour la France.
13:37Il faut savoir que pour l'agriculture,
13:40c'est juste intenable en l'État.
13:42Et que l'essentiel des crédits de la PAC vont aller en Ukraine
13:45et l'essentiel des fonds structurels vont aller à l'Ukraine,
13:47compte tenu de l'éclat de délabrement total de ce malheureux pays.
13:51Donc, il y a ces trois mines qui sont devant.
13:54Qu'est-ce que fait le gouvernement ?
13:55Apocalypse Now.
13:57On envoie les blindés et les hélicoptères.
13:59Ça fait de très, très belles images de guerre civile
14:01qui auraient pu être évitées.
14:03Tout simplement avec un tout petit peu...
14:05Alors, évidemment, c'est très complexe.
14:07Les conditions de l'épidémie,
14:09ce que ça fait aux animaux...
14:10C'est pour ça que je m'éloigne de cet aspect sanitaire
14:14parce que je n'ai pas la prétention.
14:15J'essaie juste de dire humblement,
14:18écoutez des gens qui, pendant des décennies,
14:20ont été au plus près de leur bête.
14:22Je suis d'accord.
14:22Non, mais sauf qu'à Paris, il y a des gens qui vous disent aussi
14:24une bête vaccinée n'est plus exportable.
14:26Donc, pour les exportations, il ne faut pas...
14:28Ah, on y vient.
14:30Donc, la crainte, c'est bien ce qui a été dit
14:32par la ministre de l'Agriculture
14:34et par le patron de la FNSEA,
14:36c'est de mettre, en quelque sorte,
14:38le bovin français sous cloche.
14:41L'Europe pourrait mettre le bovin français sous cloche.
14:43Donc, c'est une autre forme de soumission.
14:45On a la soumission réglementaire
14:47ou du droit européen, administratif,
14:49et puis la soumission économique.
14:51En sachant que, pour tout arranger,
14:53la FNSEA que représente M. Rousseau
14:56est un milieu de la réalité des éleveurs.
14:58Parce que M. Rousseau, lui,
15:00c'est un betteravier, un grand betteravier
15:02qui dirige un groupe industriel.
15:04Donc, lui, il fait partie de cette agriculture
15:06qui n'est pas celle du vécu du petit agriculteur
15:08avec ses 80 vaches.
15:09Avant de vous donner la parole,
15:11Joachim et Amine,
15:12je voudrais qu'on écoute une nouvelle fois
15:13Jean-Louis, vous savez,
15:14cette séquence qu'on vient de voir
15:15en disant qu'on va se battre jusqu'au bout.
15:17On l'a interpellé.
15:18On a donné la parole aux agriculteurs.
15:19C'était génial.
15:20Ce matin, il a dit,
15:21mais on lui a posé la question,
15:22si vous étiez avec le président de la République,
15:24la ministre de l'Agriculture,
15:25vous feriez quoi ?
15:28Alors, le président, moi,
15:29je l'invite,
15:30et madame la présidente de l'Agriculture,
15:32je l'invite
15:32à venir passer une journée dans l'agriculture.
15:35Par contre, il va falloir
15:36qu'ils posent leur petit soulier,
15:37il va falloir qu'ils enfilent les bottes.
15:39Ce n'est pas compliqué.
15:41Parce que moi,
15:42tous ces gars qui sont derrière un bureau,
15:43là-bas,
15:43pour moi, c'est bon à rien.
15:45C'est bon à rien.
15:45Il faut mettre quand même
15:46un ministre de l'Intérieur
15:47pour peut-être mettre un mec
15:48qui sait ce que c'est la terre
15:49et de lever des bêtes.
15:51Parce qu'une bête,
15:53je peux vous dire, moi,
15:54c'est beaucoup plus intelligent
15:55que certains types.
15:56Voilà.
15:57Alors, madame l'agriculture,
15:58la présidente de l'agriculture,
15:59nul.
16:00Président, nul.
16:01C'est tout ce que j'ai à dire.
16:02Alors, ce sont des paroles
16:03qui sont tellement...
16:05C'est tellement différent
16:06de ce qu'on peut entendre
16:07dans les couloirs des ministères
16:09avec tous les énarques
16:10autour des ministres.
16:11Ils sont bien plus intelligents
16:13que Jean-Louis.
16:14Jean-Louis, il n'a rien compris.
16:15Jean-Louis, pardonnez-moi
16:16de le dire comme ça,
16:16c'est un gueux
16:17pour les énarques,
16:19pour les technocrates.
16:20Vous avez parlé, Elliot,
16:21d'humilité.
16:22Je pense précisément
16:22que c'est tous ceux qui manquent
16:23aujourd'hui à ceux
16:24qui nous gouvernent
16:25et que ça renvoie au fait
16:26qu'on n'a pas tiré
16:26un certain nombre de leçons
16:28du Covid
16:28qui aurait dû nous enseigner
16:30que certes,
16:30il faut respecter la science
16:31mais il faut se méfier du scientisme.
16:33C'est-à-dire l'idée
16:34que le politique
16:34n'aurait finalement
16:35qu'à s'aligner
16:35sur les préconisations scientifiques
16:37pour qu'on vive
16:38dans le meilleur des mondes possibles
16:39comme si d'ailleurs
16:39il y avait un consensus
16:40chez les scientifiques
16:41alors que ce n'est pas le cas.
16:43Certes, il y a des voix
16:44majoritairement en faveur
16:45de l'abattage intégral
16:46mais on voit aussi
16:46qu'il y a des études,
16:48des personnalités dissonantes
16:50qui peuvent s'exprimer
16:51sur le sujet.
16:53Et par ailleurs,
16:53pour compléter
16:53tout ce qui a été dit
16:58cette révolte
16:59contre l'abattage intégral
17:00elle n'est que la face
17:01immergée de l'iceberg
17:02d'une colère agricole
17:04beaucoup plus profonde
17:05qui renvoie à des mots
17:06qu'on a tus
17:07pendant 30 ans.
17:08L'overdose normative,
17:10l'écologie punitive,
17:11le libre-échangisme
17:12toujours plus fou,
17:13l'effondrement
17:14de notre compétitivité
17:15dont nous sommes responsables
17:17nous-mêmes en interne.
17:19Tout ça, ça justifierait
17:19des politiques publiques
17:20de rupture
17:20mais on est incapable
17:21de les mettre en œuvre
17:22parce qu'on a des politiciens
17:23encore une fois
17:23qui s'accrochent à leur poste
17:25et qui font des discours
17:26plutôt que d'agir.
17:26Bon, cette mort
17:28de l'agriculture française
17:29elle ne date pas d'hier.
17:30En 1970,
17:32il y avait 1,5 million
17:33d'exploitants en France
17:34il y en a désormais
17:34390 000.
17:36Pour la première fois
17:37dans notre histoire récente
17:39vous allez avoir
17:39un déficit commercial.
17:42Vous allez avoir
17:42un déficit commercial.
17:44La balance commerciale
17:45sera déficitaire
17:47démentielle.
17:49Vous parlez de toute cette
17:51la mondialisation heureuse,
17:53le libre-échange,
17:54l'écologie punitive
17:56mais il y a autre chose
17:56qui insupportent
17:57les agriculteurs.
17:58L'agribashing,
17:58le mépris.
17:59Le mépris
18:00mais c'est surtout
18:00les promesses non tenues.
18:02Vous allez entendre
18:02Emmanuel Macron
18:03en 2019
18:04il se présente
18:04comme patriote agricole.
18:06Qu'est-ce que ça aurait été
18:07sinon ?
18:07Patriote agricole
18:08et vous avez
18:08le ministre,
18:10le Premier ministre
18:10Gabriel Attal
18:11sur une botte de paille
18:12qui va vous dire
18:13c'est le poumon
18:14de la France.
18:15Ah bon ?
18:16Bah écoutez,
18:17comprenez qu'aujourd'hui
18:18vous ayez des Français
18:19qui ne croient plus en vous.
18:21C'est aussi simple que ça.
18:21Je n'ignore rien
18:24des difficultés
18:25du quotidien,
18:27des drames
18:27qui se jouent encore,
18:29de tout ce que
18:30depuis trop d'années
18:31nous connaissons
18:32dans certaines
18:33de nos régions
18:34ou certaines
18:35de nos filières.
18:36Néanmoins,
18:37je constate avec vous
18:38que parce qu'il y a eu
18:39une mobilisation collective
18:41dans plusieurs secteurs,
18:42dans plusieurs régions,
18:44les choses sont en train
18:45de s'améliorer.
18:46Je crois
18:46dans la force
18:47du modèle français
18:48et je suis comme vous
18:50un patriote
18:51de notre agriculture.
18:53On a décidé
18:54de mettre
18:54l'agriculture
18:55au-dessus de tout.
18:57Au-dessus
18:58de tout.
18:59Le gouvernement,
19:00il parle
19:00d'une seule voix.
19:02Il n'y a qu'une seule
19:03vision de l'agriculture.
19:04Aujourd'hui,
19:05c'est un jour
19:06de sursaut
19:07que je veux.
19:08Il ne s'agit pas
19:09de dire
19:09on va retourner
19:11comme avant,
19:12retourner en arrière,
19:13refaire un film.
19:15C'est un nouveau chapitre
19:16qu'il faut ouvrir
19:17pour l'agriculture française.
19:19Mieux vaut en rire
19:20qu'en pleurer.
19:22On est en janvier 2024
19:24lorsqu'on entend
19:25Gabriel Attal.
19:26Il peut être plein
19:27de bonnes volontés.
19:27Malheureusement,
19:28il est peut-être resté
19:28trop peu de temps.
19:30Mais cette instabilité
19:31gouvernementale
19:32fait qu'on est passé
19:33d'un ministre à l'autre.
19:34Il y a eu aussi
19:34la dissolution,
19:35bien évidemment,
19:36et tout ce qui s'ensuit.
19:38C'est d'autant plus pitoyable.
19:39Comme je le disais tout à l'heure,
19:40nous avons affaire
19:41à un domaine
19:41qui est fédéralisé.
19:43Il faut savoir
19:43qu'en Europe,
19:45tout le monde
19:46en a marre
19:47de l'agriculture
19:47et notamment
19:48de l'agriculture française.
19:49Donc on n'a pas de soutien.
19:51Quand j'étais
19:51au commerce extérieur,
19:52on avait le plus grand mal
19:53à avoir
19:54un minimum
19:55de la poursuite.
19:58L'argent
19:58que nous récupérons
19:59sur les 30 milliards
20:00qu'on donne
20:01chaque année à l'Europe,
20:02le peu qu'on récupère
20:03parce que nous sommes
20:04contributeurs nets,
20:05c'est pour l'agriculture.
20:06Or c'est cette somme-là
20:07que ne veulent plus
20:09payer les autres.
20:10Les autres disent
20:10attendez,
20:11il y a des trucs
20:11beaucoup plus importants que ça.
20:12Il y a la science,
20:14l'espace,
20:14le quantique,
20:15l'électronique.
20:16L'agriculture,
20:17on s'enfonce.
20:17Vous croyez que vous allez
20:17mettre des milliards
20:18pour les gueux ?
20:18Vous allez mettre
20:19des milliards pour les gueux ?
20:20Toute la machine européenne
20:21joue compte.
20:23Et au lieu
20:24d'ouvrir ce débat
20:27avec eux
20:27ou éventuellement
20:28d'en sortir,
20:30on continue à dire
20:30que les choses s'améliorent
20:31mais elles ne s'améliorent pas.
20:33Pourquoi ?
20:34Parce qu'on a pris
20:34le biais depuis le début,
20:36depuis Pisani en fait,
20:38de placer
20:38l'agriculture française
20:39sous cloche,
20:40sous la responsabilité
20:41de l'Union Européenne.
20:42On peut nous trahir
20:43par des normes
20:44excessives,
20:46par des accords commerciaux
20:47qui ne vont pas.
20:48C'est trop tard,
20:49on ne peut plus rien faire.
20:50Et donc vous avez
20:50des gouvernements,
20:51un président
20:52qui se contredit tout seul.
20:54Je peux vous dire,
20:55on pourrait essayer
20:55de prendre toutes les déclarations
20:56depuis 2017
20:57du président de la République.
20:59On a tout.
21:00Effectivement,
21:01c'est un cocktail.
21:02Là, vous prenez un Doliprane
21:03après avoir écouté
21:05le président depuis 2017.
21:06Amin El Khatmi ?
21:07Bon, moi je suis comme tout le monde,
21:08je n'aime pas beaucoup
21:09voir ces images
21:10d'affrontements
21:11entre des agriculteurs
21:12et des policiers,
21:13même si visiblement
21:13il y a aussi
21:14des ingénieurs du chaos
21:16un peu opportunistes
21:17qui n'ont rien à voir
21:18avec l'agriculture
21:19qui sont venus
21:19se jeter là-dedans.
21:21Après,
21:22moi je ne suis pas expert,
21:23je ne suis pas médecin,
21:24je ne suis pas agriculteur,
21:26je suis doté
21:26d'une intelligence moyenne
21:27et donc lorsqu'il y a une crise sanitaire,
21:29j'ai tendance à écouter
21:31de manière un peu bête
21:32et automatique
21:33ce que racontent
21:33les professionnels
21:35et en l'occurrence
21:35j'ai entendu
21:36notamment l'ordre
21:37des vétérinaires
21:38qui s'y connaissent
21:39un peu mieux que moi
21:39expliquer que la stratégie
21:41du gouvernement
21:41était la bonne
21:42et que notamment
21:44dans le premier foyer
21:45puisque cette maladie
21:46visiblement est là
21:46depuis le mois de juin,
21:47il y a eu un premier foyer
21:48en Savoie
21:49et que la Savoie
21:50est en train de s'en sortir
21:51avec la stratégie du gouvernement.
21:53Et j'ai par ailleurs
21:53entendu,
21:54j'en terminerai là,
21:54deux autres maisons
21:57qui s'y connaissent
21:58mieux que moi
21:58en l'occurrence
21:59la FNSEA
22:00alors je ne sais pas
22:00si M. Rousseau
22:01et ses betteraves
22:01connaissent la réalité
22:03des éleveurs
22:04mais ils la connaissent
22:04mieux que moi
22:05la FNSEA d'un côté
22:07et les jeunes agriculteurs
22:08de l'autre
22:08qui sont les deux
22:09organisations majoritaires
22:10et historiquement représentatives
22:12qui expliquent elles aussi
22:14que la stratégie du gouvernement
22:15est la meilleure
22:16pour sortir de la crise.
22:18Donc moi quand j'entends
22:19des médecins...
22:19Pour éviter une crise économique
22:20pas forcément une crise sanitaire
22:21je pourrais vous répondre
22:22et je n'avais pas cette information
22:23c'est un travail formidable
22:24qu'il a fait à Arthur de Vatrigan
22:25il a expliqué que
22:27ce n'est pas la première fois
22:28que ça arrive en France
22:29c'est arrivé
22:30notamment
22:31si je ne m'abuse
22:32à la Réunion
22:33en 92
22:34sauf qu'en 92
22:35ce n'était pas le même protocole
22:36il y avait eu justement
22:37un abattage ciblé
22:38il n'y a pas eu
22:39d'épidémie
22:40enfin en tous les cas
22:41ça n'a pas été un massacre
22:42ça n'a pas été une catastrophe
22:43et pourquoi en 92
22:45ça s'est passé comme ça
22:46et aujourd'hui
22:46ça se passe aujourd'hui différemment
22:48parce que dans notre constitution
22:49il y a quelque chose
22:50qui s'appelle
22:50le principe de précaution
22:52qui bouleverse complètement
22:54la situation
22:54et le deuxième problème
22:56c'est le problème économique
22:57c'est est-ce que
22:58en vaccinant massivement
23:00est-ce qu'en prenant
23:01en quelque sorte
23:02un risque
23:03autour de cette épidémie
23:04on ne va pas se retrouver
23:05avec l'impossibilité
23:07d'exporter
23:08la viande française
23:10donc on va au-delà
23:11pardonnez-moi
23:12de l'aspect simplement sanitaire
23:14et je suis comme vous
23:15je fais très très attention
23:16mais force est de constater
23:19qu'on est aussi
23:20dans une situation assez
23:21et puis on a tous vécu le Covid
23:23merci
23:23c'est le métal
23:24j'ai l'impression
23:25d'avoir le même discours
23:26vous enlevez
23:26vache par citoyen
23:28c'est la même chose
23:29c'est le même
23:30élément de langage
23:31oui
23:31effectivement
23:33il y a eu aussi
23:34d'autres stratégies
23:35conduites par d'autres pays
23:36sur le Covid
23:37qui n'ont pas amené
23:38à quoi qu'il en coûte
23:39qui n'ont pas amené
23:39à revenir au Moyen-Âge
23:41en arrêtant tout le pays
23:42pendant trois mois
23:43il y a d'autres pays
23:44qui ont géré ça
23:45sans
23:46sans dommage
23:47en faisant différemment
23:48la façon de faire différemment
23:50dans cette affaire
23:50d'ailleurs Mme Gennevard
23:51y a fait allusion
23:52c'est de ne pas tuer
23:53toutes les bêtes
23:54mais
23:54de
23:55se donner du temps
23:57et surtout
23:57de construire
23:58un périmètre
23:59vaccinal
24:00autour de l'endroit
24:01c'est ça qu'il faut faire
24:03et à partir de ce moment là
24:05vous n'êtes pas obligé
24:05de tuer tous les animaux
24:07tout de suite
24:07vous donnez le temps
24:08de voir comment vous gérez l'affaire
24:09je pense qu'ils vont aller
24:10vers une
24:11d'ailleurs au passage
24:13si on avait fait ça
24:13pendant le Covid
24:14c'est à dire
24:15c'est d'ailleurs prévu
24:16par d'autres pays
24:17avec des réseaux
24:19circulaires
24:20autour des zones d'affection
24:21tu n'es pas obligé
24:22de tout arrêter
24:22comme Amin El Khatmi
24:24il a entièrement raison
24:26de dire extrêmement prudent
24:27on ne va pas aller
24:28sur le terrain de la science
24:29on ne va pas aller
24:29sur le terrain des vétérinaires
24:31n'ayons pas cette
24:32prétention
24:33ou cette folie là
24:34moi ce qui me sidère
24:35c'est que vous avez
24:36des agriculteurs
24:37qui connaissent leur terre
24:38qui connaissent leur bête
24:38ça fait des mois
24:39qu'ils alertent
24:40en disant
24:40faites attention
24:41parce que là
24:42ce que vous êtes en train
24:42de proposer
24:43ça ne date pas encore
24:44une fois de cette semaine
24:44cet été
24:45ils commençaient déjà
24:46alerté Christian Convert
24:47il était sur notre plateau
24:48pour nous dire
24:49il se passe quelque chose
24:50de grave les amis
24:51alors là les médias
24:51ils n'en avaient rien à faire
24:52rien à faire
24:53et Christian venait
24:54je m'en souviens très bien
24:56c'était cet été
24:56donc c'est ça
24:58qui est sidérant
24:58mais c'est surtout
24:59qu'au-delà
25:00sans clore évidemment
25:01le débat sanitaire
25:02ce qu'on ne peut pas faire
25:04au-delà de ça
25:04il y a la question des spécialistes
25:05quand je disais
25:06on a tous vécu le Covid
25:06on a quand même entendu
25:07des spécialistes nous dire
25:08blanc puis noir
25:09puis blanc puis noir
25:10dans la même journée
25:10donc on peut avoir
25:12un petit peu de distance
25:13par rapport à ça
25:15et surtout
25:16la question
25:16est-ce que je disais
25:17tout à l'heure
25:17ça s'inscrit quand même
25:18dans une longue
25:19quand vous avez
25:20un ministère
25:21qui est capable
25:21de parler
25:22d'épeuplement
25:23d'unité de bovins
25:24vous vous dites
25:26qu'en fait
25:26il y a deux mondes
25:27qui ne peuvent pas
25:28se parler en fait
25:28là en l'occurrence
25:29vous avez des éleveurs
25:30qui voient les vaches
25:31parce qu'il faut voir
25:32comment ça se passe
25:32les vaches
25:33elles sont abattues
25:34puis elles sont prises
25:35par des tractopelles
25:36c'est quand même des vaches
25:37qui nourrissent matin
25:37midi soir
25:38ils se lavent à 4h
25:39ils vont véler
25:39le jour de Noël
25:43c'est ça à des éleveurs
25:44en disant
25:45il n'y a pas le choix
25:45c'est comme ça
25:46sans autre explication
25:48les éleveurs
25:48ils savent tous
25:49ils ont tous déjà
25:50dû abattre une vache
25:51pour une raison de maladie
25:53ils savent très bien
25:54que parfois c'est nécessaire
25:55et le problème
25:56c'est que ça arrive
25:56à un moment
25:57où ils ont un gouvernement
25:58ou des gouvernements
25:59successifs
26:00qui ne parlent pas
26:01leur langue
26:01quand cet agriculteur
26:03dit il va falloir
26:04qu'ils enfilent des bottes
26:05c'est exactement
26:06l'idée qu'ils se font
26:07des personnes
26:08qui sont dans le bureau
26:08c'est que même
26:09enfiler des bottes
26:09ce serait peut-être compliqué
26:10pour certains d'entre eux
26:11donc il y a une incompréhension
26:12qui s'ajoute évidemment
26:14à la question sanitaire
26:15elle-même
26:16qu'on est nous-mêmes
26:17incapables de trancher
26:18ça c'est sûr
26:19Voilà ce qu'on pouvait dire
26:20sur la colère agricole
26:21qui monte
26:22et ce gouvernement
26:23qui peut-être change
26:25de braquet
26:26et qui change sa manière
26:27d'appréhender la crise
26:28et d'être peut-être
26:29un tout petit peu
26:30plus attentive
26:31à la situation
26:31des agriculteurs
26:32qui peut-être
26:33moins dans ce mépris
26:35de classe insupportable
26:36qui fait qu'aujourd'hui
26:38vous avez des grises agriculteurs
26:39et qui en aura le bol
26:40voilà ce qu'on pouvait dire
26:42on revient dans un instant
26:43on a encore beaucoup de sujets
26:45à traiter
26:45on a commencé
26:47quand on commence une histoire
26:47on la termine
26:48ce matin je vous parlais
26:50de l'ACAB party à Toulouse
26:51mais heureusement
26:53qu'on était là
26:53pour en parler
26:54il y a le maire de Toulouse
26:55qui s'est réveillé
26:55à 15h30
26:56et il a dit finalement
26:57j'interdis
26:57mais c'est hallucinant
27:00ce qui s'est passé
27:00donc on en parle
27:02juste après la pause
27:02il est 20h30
27:06sur CNews
27:07et on va parler
27:07avant de revenir
27:09sur cette
27:09fête interdite
27:12contre la police
27:13du côté de Toulouse
27:14on va aller à Paris
27:15d'abord
27:16avec cette actualité
27:18qui concerne
27:18beaucoup de français
27:19c'est la priorité
27:20des priorités
27:21pour les municipales
27:21la sécurité des biens
27:22et des personnes
27:23imaginez vous êtes
27:24conducteur
27:25de métro
27:26vous êtes à la RATP
27:27il est 2h du matin
27:28vous êtes place de la nation
27:30dans le 12ème arrondissement
27:31qui n'était pas non plus
27:33le quartier le plus sensible
27:34de la capitale
27:35et puis vous refusez
27:36de donner visiblement
27:38une cigarette à quelqu'un
27:39qui va sortir un couteau
27:40vous poignardez
27:41à plusieurs reprises
27:42vous êtes en urgence absolue
27:44voilà ce qui peut se passer
27:45quasiment tué
27:46pour une cigarette
27:48refusée
27:49et les explications
27:50elles sont signées
27:51Sabrina Bernin-Bouillet
27:53C'est aux alentours
27:55de 2h20 du matin
27:57ce samedi
27:57qu'un conducteur
27:59de métro
27:59de la RATP
28:00a fini son service
28:01il rejoint son véhicule
28:03garé sur le parking
28:04et cela se passe
28:05près de la place
28:06de la nation
28:06à Paris
28:07il est alors
28:08avec ses collègues
28:09et c'est là
28:10qu'un individu
28:11qui avait pris
28:12le métro
28:12quelques minutes avant
28:13vient demander
28:14une cigarette
28:15le conducteur
28:16RATP
28:16lui dit
28:17qu'il ne fume pas
28:18l'individu
28:19sort alors
28:19un couteau
28:20un couteau
28:20de type
28:21push dagger
28:22c'est une sorte
28:22de petit couteau
28:23de 10-15 cm
28:25avec une lame
28:25double tranchante
28:26et avec un manche
28:28en forme de T
28:29pour être tenu
28:30dans la main
28:30entre ses doigts
28:31et bien
28:32c'est avec ce couteau
28:33que cet individu
28:34poignarde à trois reprises
28:35l'agent de la RATP
28:37à l'abdomen
28:38à la cuisse
28:38et sous l'aisselle
28:39la victime parvient
28:41à se réfugier
28:41en station de métro
28:42ses collègues
28:43appellent aussitôt
28:44les secours
28:44l'homme blessé
28:45est toujours
28:46en urgence absolue
28:48l'individu lui
28:49a été interpellé
28:50un peu plus loin
28:50par des agents
28:51de la sûreté
28:52RATP
28:53il souffre de légères blessures
28:54il a été hospitalisé
28:56lui aussi
28:56et son placement
28:57en garde à vue
28:57a donc été reporté
28:59selon nos informations
29:00cet homme serait connu
29:01et serait déjà suivi
29:03par un service psychiatrique
29:05d'un hôpital parisien
29:07par un hôpital psychiatrique
29:09dont on a des bombes
29:09à retardement
29:10dans les rues de Paris
29:11elle a parlé de ce couteau
29:12en forme de T
29:14on découvrira
29:15l'image
29:16dans quelques instants
29:18parce que là aussi
29:19maintenant
29:19c'est des
29:20des
29:20des
29:21des
29:21des
29:22outils
29:22pour mener
29:24à la mort des gens
29:25ou en tous les cas
29:26les agressions
29:26ultra violentes
29:27il faut savoir
29:28que les violences physiques
29:30sur les personnes
29:31ont augmenté
29:31juste de 25%
29:32entre 2016
29:33et 2024
29:35hors
29:36violence
29:37intra-familiale
29:38c'est la même logique
29:39que pour l'école
29:40les transports
29:41ils sont rien de plus
29:42qu'une caisse de résonance
29:43d'une violence
29:44qui explose
29:44dans la société française
29:45tout entière
29:46alors face à ça
29:47qu'est-ce qu'on fait
29:47il faudra évidemment
29:48une réponse
29:48sur le plan sécuritaire
29:50avoir davantage
29:50de policiers
29:51réduire l'immigration
29:52avoir un sursaut
29:53en matière pénale
29:54maintenant je pense
29:55qu'avant de vouloir
29:56sécuriser l'enfer
29:57comme on dit
29:57je pense qu'il est
29:58préférable de
29:58reciviliser la société
30:00et en l'espèce
30:01on a un nouveau symptôme
30:02d'une incapacité
30:03d'une large partie
30:04de la population
30:04à réfréner ses pulsions
30:06à s'empêcher
30:07il faut refixer
30:09une philosophie des limites
30:10et ça
30:11ça commencerait peut-être
30:12par l'école
30:13et on est incapable
30:13de le faire aujourd'hui
30:14on pense évidemment
30:15à ce conducteur
30:15de la RATP
30:17qui aujourd'hui
30:18est toujours visiblement
30:19en urgence absolue
30:20donc
30:21sa santé
30:22encore une fois
30:23c'est toujours
30:24les gens les plus modestes
30:25qui la subissent
30:25bien sûr
30:262h du matin
30:26place de la nation
30:27on n'est pas non plus
30:28dans les quartiers
30:29les plus sensibles
30:30de Paris
30:30et vous avez
30:32encore une fois
30:34ça intervient
30:34dans un contexte
30:35où les chiffres
30:36du ministère de l'Intérieur
30:37ont été publiés
30:38c'est très intéressant
30:39les violences physiques
30:40sur les personnes
30:41sur le document
30:42du ministère de l'Intérieur
30:43on vous dit
30:44c'est plus 3%
30:45en moyenne par an
30:46depuis 2016
30:47plus 3%
30:48vous vous dites
30:49bon bah c'est pas grand chose
30:49plus 3% par an
30:50au moyenne
30:51de chaque année
30:51depuis 2016
30:52bah non en fait
30:53c'est 25%
30:543% voilà
30:55par an
30:56de 2016 à 2024
30:57évolution annuelle
30:58ok ?
30:59bah ça c'est le chiffre
31:00qui est présenté
31:01la réalité des faits
31:02c'est quoi ?
31:03parce que c'est
31:03c'est la même chose
31:04mais c'est juste
31:05c'est plus 25%
31:06depuis 2016
31:07avant on cassait
31:08le thermomètre
31:09maintenant le truc
31:10ça revient un peu
31:10trop même
31:11on voit le couteau
31:13de l'agresseur
31:14qui a été publié
31:15par la RATP
31:16sur Terre
31:17regardez
31:17cette nuit
31:18à Nation
31:19un effectif de la
31:20GPSR
31:21remet à la police
31:22un individu
31:23retenu par un agent
31:24de la sécurité
31:24ventre, épaules et cuisses
31:26sur un conducteur
31:27du métro de la ligne 6
31:28en fin de service
31:29félicitations à ces deux collègues
31:31qui sont parvenus
31:31à désarmer l'individu
31:33il aurait pu
31:34ça aurait pu être
31:34encore plus grave
31:35même si ça l'est déjà
31:36et on souhaite
31:37une nouvelle fois
31:38un prompt rétablissement
31:39à ce conducteur
31:41poignardé
31:43dans le contexte
31:44de l'insécurité
31:45dans quelques mois
31:46je le disais
31:46ce sont les élections
31:47municipales
31:49et vous allez
31:50voir
31:51pardonnez-moi
31:54parce qu'on me parlait
31:55dans l'oreillette
31:55les élections municipales
31:56à Paris
31:57il y a un sondage exclusif
31:59qui a été publié
32:00par nos confrères
32:00du Parisien
32:01qui présente
32:03un peu
32:03les tendances actuelles
32:04alors c'est qu'une photographie
32:06bien sûr
32:06mais les enjeux
32:07sont importants
32:09vous avez donc
32:09visiblement
32:10Rachida Dati
32:11qui est en tête
32:12avec au premier tour
32:1327%
32:14vous avez le PS
32:15parti communiste
32:16à 20%
32:16David Béliard
32:1714%
32:18Pierre-Yves Bournazel
32:20Horizon
32:21donc ça
32:22c'est la branche
32:22Gabriel Attal
32:24Edouard Philippe
32:25il ne pouvait pas
32:26s'allier
32:27avec Rachida Dati
32:28non
32:28c'est vraiment
32:29comment faire gagner
32:31la gauche
32:31à Paris
32:32bravo les amis
32:33madame Chikirou
32:35à 12%
32:36Sarah Knafo
32:377%
32:37et Mariani
32:387%
32:39vous dites quoi ?
32:40non non
32:40parce que vous dites
32:41comment faire gagner
32:42la gauche
32:42c'est sans doute
32:43non mais ça peut être
32:45plus compliqué
32:46que si vous vous alliez
32:47l'union fait la force
32:48c'est pas très compliqué
32:49d'ailleurs à gauche
32:50d'ailleurs aussi
32:50je suis d'accord
32:51mais c'est sans doute
32:52dans l'histoire récente
32:53des élections municipales
32:54à Paris
32:54la première fois
32:55que la droite
32:56a autant de chances
32:57de l'emporter
32:58avec d'abord
33:01une dynamique de campagne
33:02autour de Rachida Dati
33:03parce que vous
33:03je termine
33:05pardon
33:05une dynamique de campagne
33:07autour de Rachida Dati
33:08qui à travers
33:10à la fois une campagne
33:11de terrain
33:11et des vidéos
33:12qui sont très remarquées
33:13est en train
33:14d'imposer ses thèmes
33:16des divisions à gauche
33:17puisque là aussi
33:18pour la première fois
33:19il y a une force
33:20autour de Mme Chikirou
33:21la France insoumise
33:22qui est en mesure
33:23de se qualifier
33:23et qui manifestement
33:24ne s'alliera pas
33:25avec le PS
33:26et puis il y a un bilan
33:28c'est-à-dire qu'il y a
33:28une équipe
33:28qui est là depuis 25 ans
33:30M. Grégoire
33:30M. Béliard
33:31M. Brossat
33:32sont les héritiers
33:33d'Anne Hidalgo
33:34et il y a un bilan
33:35objectivement
33:36les parisiens
33:36quand on voit
33:37sur l'insécurité
33:38sur la propreté
33:39ou plutôt sur la saleté
33:40d'ailleurs
33:41sur l'explosion
33:42de la dette
33:42sur tout un tas
33:43d'autres sujets
33:43il y a un bilan
33:44qui est pour le coup
33:45calamiteux
33:50s'aligner pour Achida Dati
33:51mais il reste
33:52deux mois de campagne
33:52Pierre Lelouch
33:53vous connaissez un petit peu
33:55la situation
33:56pour avoir été
33:57au conseil de Paris
33:59longtemps
33:59la nouveauté
34:01c'est la loi
34:01c'est le changement
34:02de mode de scrutin
34:03tant que
34:05le maire de Paris
34:06n'était pas élu
34:07directement par
34:08les parisiens
34:09il n'y avait aucune
34:09espèce de chance
34:10de battre la gauche
34:11parce que
34:12arythmatiquement
34:13la plupart de la population
34:14est à l'est
34:15c'est à l'est
34:16qu'on élit
34:17le plus grand nombre
34:17de conseillers de Paris
34:18et donc mécaniquement
34:20après de Noé
34:21il y a eu
34:22madame Hidalgo
34:22même si madame Hidalgo
34:24n'a jamais pu être élue
34:25sur son nom
34:26ni dans le 15ème
34:27ni en France
34:28donc peu importe
34:30la personne
34:32qui est élue
34:33à la fin
34:33tant qu'on était
34:34dans le régime
34:34des conseillers de Paris
34:35et d'élections
34:36en double tour
34:37ça ne passait pas
34:38là maintenant
34:38il va y avoir
34:39l'élection directe
34:40du maire de Paris
34:41et il y a une vraie chance
34:42pour la droite
34:43de sortir de ce piège
34:44et je pense
34:46qu'il y a une vraie chance
34:47qu'elle s'en sorte
34:48à condition
34:50que les reports
34:51se fassent bien
34:52et que la division
34:54ne s'installe pas
34:54c'est le même genre
34:56de problème
34:56c'est une photographie
34:58à l'instant T
34:58nous verrons
35:00ce qui va se passer
35:01oui
35:02il y a deux chiffres
35:02qui sont stupéfiants
35:03pour l'histoire électorale
35:04de Paris
35:05c'est Knafo à 7%
35:07et Mariani
35:07le RN
35:08à 7%
35:09à Paris
35:09je pense que ça traduit
35:11à ces deux chiffres
35:12l'extrême droite
35:13est à 14%
35:14à en croire
35:15les médias de confiance
35:17bien sûr
35:1714% à Paris
35:19ça traduit une évolution
35:20de la ville
35:20assez impressionnante
35:22vous avez raison
35:23vous avez entièrement raison
35:25et le RN seul
35:26Charlotte Dornelas
35:27revenons à cette histoire
35:28toulousaine
35:29qui est incroyable
35:31et je suis frappé
35:33de voir le silence
35:34médiatique
35:35le silence politique
35:37et que ça c'est une intuition
35:39je n'ai pas
35:40évidemment
35:41c'est une intuition
35:43je me dis
35:43si nous n'en parlons pas
35:46hier
35:46et ce matin
35:47est-ce que
35:49le maire de Toulouse
35:50va jusqu'à l'interdiction
35:52de cet événement
35:55je n'ai pas la réponse là-dessus
35:56il avait dans la semaine
35:57condamné
35:58la soirée
36:00qui s'appelle
36:00A Cap Party
36:01All Cops Are Bastards
36:03c'est-à-dire
36:04tous les flics
36:04sont des bâtards
36:05ça devait commencer
36:06à 13h12
36:07cet après-midi
36:08je me demande
36:09si ça n'a pas commencé
36:09puisqu'il a mis un tweet
36:11pour interdire
36:11à partir de 15-16h
36:13avec une projection
36:14est-ce qu'on peut voir
36:15la fiche s'il vous plaît
36:16Sainte-Soline
36:17autopsie d'un carnage
36:18ensuite il y avait
36:19des discussions
36:20racisme et violence d'état
36:22comment y faire face
36:23ensuite il y avait
36:24une conférence à 18h
36:25sur l'abolition
36:26de la police
36:27et il y avait
36:29une soirée festive
36:30à partir de 20h
36:31voyez le sujet
36:32qui est proposé
36:33par la rédaction
36:34de Céneuse
36:35un festival
36:38comme celui-ci
36:39la Cap Party
36:41à Toulouse
36:41propose des projections
36:43des conférences
36:44et bien sûr
36:44une soirée musicale
36:46mais certains débats
36:47interrogent
36:48notamment
36:48cette conférence
36:49sur l'abolition
36:50de la police
36:51le maire de Toulouse
36:52avait pris un arrêté
36:53pour l'interdire
36:54contacté
36:55il nous informe
36:56que les organisateurs
36:57ont refusé
36:58de signer cet arrêté
36:59mais que cette conférence
37:01a bien été annulée
37:02je me félicite
37:03de l'arrêt
37:04de l'événement
37:04honteux
37:05dit à Cap Party
37:05après que la police
37:06municipale
37:07ait notifié
37:08à ma demande
37:08et avec le suivi
37:09attentif de mon collègue
37:10l'interdiction
37:11que j'ai pu prononcer
37:12histoire similaire
37:13à ville urbaine
37:14le Lyon
37:15anti-fafeste
37:16présenté
37:17comme le rendez-vous
37:17incontournable
37:18des cultures
37:19antifascistes
37:20avait pourtant
37:21été interdit
37:21par la préfecture
37:22le tribunal
37:23administratif
37:24de Lyon
37:24a annulé
37:26l'interdiction
37:26préfectorale
37:27les concerts
37:28ont pu être organisés
37:30l'exercice
37:31de la liberté
37:31d'expression
37:32est une condition
37:33de la démocratie
37:34et l'une des garanties
37:35du respect
37:35des autres droits
37:36et libertés
37:37la préfète
37:38doit prendre
37:38les mesures nécessaires
37:39à l'exercice
37:40de la liberté
37:40de réunion
37:41une liberté d'expression
37:42qui pose problème
37:43pour la préfecture
37:44notamment
37:45suite à la diffusion
37:47de cette vidéo
37:47je pense que tu pètes
37:48quelques trucs
37:49quand même
37:49je me dis
37:51pas mal
37:52tu vas péter
37:53deux trois petits lieux
37:54stratégiques
37:55tu fous le bordel
37:56une vidéo diffusée
37:57il y a trois semaines
37:58qui n'a pourtant pas
37:59empêché les organisateurs
38:00d'inviter
38:01cette rapeuse
38:02au festival
38:03à la dernière minute
38:04voilà pour le sujet
38:06de Valentin Rouillon
38:07mais vous imaginez
38:08quand même
38:09en plein Toulouse
38:10on va organiser ça
38:11la semaine dernière
38:12à Lyon
38:13c'était les soulèvements
38:14de la terre
38:14qui fièrement
38:15revendiquaient
38:16les lumières
38:17l'utilisation
38:18des festivités
38:20pour mettre
38:20la police
38:20tu
38:21mais ils ont
38:22des soutiens
38:22monsieur Delogu
38:24par exemple
38:24à Marseille
38:25en meeting
38:26samedi dernier
38:27après-midi
38:27dit
38:28en regardant
38:29Assa Traoré
38:30la sœur
38:30d'Adama Traoré
38:32oui
38:33la police
38:34a tué ton
38:35mari
38:35ton frère
38:36pardonne-moi
38:37c'est ce qui se passe
38:38c'est tout un climat
38:39Amine
38:39oui bon
38:40après Delogu
38:40il y a une circonstance
38:41atténuante
38:42on n'est pas certains
38:42qui comprennent
38:43complètement ce qu'il lit
38:44qui s'exprime
38:45sinon sur le
38:47sur le reste
38:49vous avez raison
38:50l'extrême gauche
38:52c'est ce qu'un célèbre avocat
38:54qui fréquente ses plateaux
38:56qualifie de privilège rouge
38:57l'extrême gauche
38:58bénéficie
38:59d'un privilège
39:00elle se permet
39:01des outrances
39:02qui seraient
39:02à très juste titre
39:04au demeurant
39:04interdites au camp d'en face
39:05et qui sont d'ailleurs
39:06interdites au camp d'en face
39:07qui en général
39:09ne se permet pas ça
39:10donc voilà
39:11c'est comme ça
39:11que ça se passe en France
39:12peut-être un mot avec vous
39:14Joachim
39:14des outrances
39:15des mensonges
39:16puisque tous les fondements
39:17de ce discours
39:18en fait sont faux
39:19on n'a pas en France
39:20une police qui tue
39:21mais une police qui meurt
39:23on n'a pas de racisme systémique
39:25d'ailleurs je pense
39:25qu'il y a beaucoup plus
39:26de diversité
39:27dans la police française
39:28que chez les antifas
39:30qui participent
39:31à cet événement
39:31et qui sont pour l'essentiel
39:32des petits blancs
39:34des beaux quartiers
39:34et enfin
39:36on n'a pas une violence d'état
39:37mais on a une impuissance
39:38de l'état
39:39face à la violence
39:39donc heureusement
39:40que cet événement
39:41a été interdit
39:42heureusement
39:43qu'il y a des médias
39:43comme le nôtre
39:44fût-il non labellisé
39:46pour alerter
39:46sur certaines dérives
39:48vous avez vu
39:49qu'ils imaginent
39:49comme les nitriscores alimentaires
39:52mais pour les médias
39:53il y a deux députés
39:54qui imaginent ça
39:55le nitriscore
39:56pour les médias
39:57vous regardez un média
39:59par exemple
40:00l'humanité
40:00qui a fait un lien
40:01en disant
40:02oui
40:02les marchés de Noël
40:04sont une tradition nazie
40:05dans le nitriscore
40:06pour le nitriscore
40:09ça va
40:09le dé
40:10dé plus
40:11dé plus
40:11d'accord
40:12c'est quand même particulier
40:14le nitriscore
40:15pour les médias
40:16qu'ils aillent demander
40:17aux français
40:17ce qu'ils en pensent
40:18alors en revanche
40:19la gauche
40:20ce qu'elle sait faire
40:20c'est par contre
40:21faire déprogrammer
40:22des spectacles
40:23quand ils sont jugés
40:24trop réac
40:25quand ils sont jugés
40:27d'extrême droite
40:28à là
40:28la gauche y va
40:29et ça se passe
40:30à Montrouge
40:30et là aussi
40:31c'est fascinant
40:32de voir l'indifférence
40:33médiatique
40:34ou même
40:35du monde
40:36de la culture
40:36vous avez un spectacle
40:38qui s'appelle
40:39Historoc
40:39bon
40:40c'est un homme
40:42qui s'appelle
40:42Dimitri Casali
40:43Dimitri Casali
40:44il est professeur
40:45d'histoire
40:45dans les ZEP
40:46depuis des années
40:47il propose un spectacle
40:49rock'n'roll
40:50où il revient
40:51sur les grandes figures
40:52françaises
40:53et puis c'est un moyen
40:54selon lui
40:55de créer un lien
40:57avec les jeunes générations
40:58et de se dire
40:59peut-être que
41:00par ce concert
41:01avec mes copains musiciens
41:02ça va plaire
41:04et ça va donner envie
41:05aux jeunes
41:05de repenser un peu
41:07à l'histoire
41:07d'accord
41:08et bien c'est jugé
41:09à Montrouge
41:10propagande réactionnaire
41:12dévoiement de l'histoire
41:14par l'extrême droite
41:15et donc
41:16il y a eu une déprogrammation
41:18sous la pression
41:18de plusieurs élus
41:19de ce spectacle
41:21Historoc
41:21il était notre invité
41:22sur Europe 1
41:23d'abord
41:24avant de l'écouter
41:25je vous propose
41:25il veut faire chanter
41:26la Marseillaise
41:27oui voilà
41:28il veut faire chanter
41:29la Marseillaise
41:29aux enfants
41:30avec une guitare électrique
41:32des heures sombres
41:32sont bien connues
41:34de l'extrême droite
41:34c'est l'extrême droite
41:35de la Marseillaise
41:36on écoute
41:37une petite séquence
41:37d'Historoc
41:38justement
41:39rock'n'roll
41:43rock'n'roll
41:43rock'n'roll
41:47rock'n'roll
41:48rock'n'roll
41:56a été buisée
41:58de la margine
42:01des profiteurs
42:04il y a la mort
42:06et la corruption
42:07l'opinion réclameur sauveur
42:11le peuple à faim
42:12il s'organise
42:14partout là
42:17au dur et hack
42:18d'extrême droite, Dimitri Casali
42:20je vous propose de l'écouter parce qu'il a expliqué
42:22c'est la première fois que ça arrive, on a fait une quarantaine de villes
42:24mais qu'est-ce qui se passe
42:26qu'est-ce qui leur passe par la tête
42:29Dimitri Casali
42:30notre spectacle à Montrouge
42:32est annulé parce que soit disant
42:34notre spectacle serait facho
42:37ils ont mené une fronde au sein
42:38de cette réunion du
42:40conseil municipal et effectivement
42:42ils ont aussi
42:43il y a eu des menaces
42:46de venir
42:47pas des violences
42:50mais empêcher les élèves de rentrer
42:52dans la salle de spectacle
42:54et puis surtout des pressions auprès des professeurs
42:56vous savez c'est ça surtout
42:58c'est que les professeurs ont la liberté
42:59pédagogique et sont libres d'amener leur classe
43:02et là ils avaient fait un
43:03forcing dans la semaine
43:05qui suit
43:05auparavant
43:08et la plupart des profs
43:10allaient boycotter le spectacle
43:12il était dévasté cet après-midi
43:14il se dit mais qu'est-ce qui se passe
43:16alors vous le connaissez un peu je crois
43:17oui oui je connais très bien
43:19vous connaissez la situation de l'école vous avez écrit
43:21et je connais la situation de l'école
43:23il y a tout dans ses actualités en fait
43:24il y a l'évolution de la gauche française
43:27qui est passée de la nation
43:28à sa déconstruction
43:30et qui est passée du
43:31il est interdit d'interdire
43:32il faut surtout interdire
43:33et censurer
43:34maintenant ça va bien au-delà
43:36des mutations de la gauche
43:38c'est aussi l'évolution
43:39de l'éducation nationale
43:39de cette technostructure
43:41et l'ignorance crasse
43:42d'un certain nombre de militants
43:44puisque en l'espèce
43:45on voudrait nous faire croire
43:46que Dimitri Cassali
43:47est un Maurassien
43:48alors même que le récit national
43:49qu'il essaye de faire vivre
43:50c'est précisément le béabat
43:52de l'école de la république
43:53au sens du petit lavis
43:55vous savez ce manuel d'histoire
43:56qu'on diffusait
43:57sous la troisième république
43:58dans lequel la première phrase
43:59c'était
44:00tu dois aimer la France
44:01parce que la nature
44:02l'a faite belle
44:03et parce que l'histoire
44:03l'a faite grande
44:04c'était ça l'imaginaire
44:05de la gauche républicaine
44:06et c'est cet imaginaire là
44:08que la gauche officielle
44:09autoproclamée aujourd'hui
44:10voudrait déconstruire
44:11quitte à faire vivre
44:13une haine de soi
44:14qui nous rend vulnérables
44:15face à nos ennemis
44:16visiblement c'était une élue
44:17la France Insoumise
44:18qui s'est grandement mobilisée
44:20du côté de Montrouge
44:21pour déprogrammer
44:22France 3 hier
44:24voulait proposer un débat
44:26entre Dimitri Cassali
44:28et donc cette responsable
44:30de la France Insoumise
44:31et là visiblement
44:32il n'y avait pas possibilité
44:33de débattre
44:34l'art de la censure
44:35c'est quand même fascinant
44:36alors écoutez
44:36Adrien Clouet
44:37député de la France Insoumise
44:39est-ce qu'il condamne
44:40est-ce qu'il soutient
44:42Dimitri Cassali
44:43et Dimitri Cassali
44:44lui a répondu
44:45il a découvert
44:45la déclaration
44:46en direct quasiment
44:47qu'est-ce qui se passe
44:48c'est où
44:49c'était sur Europe 1
44:50les amis
44:50non moi je ne le regrette pas
44:53d'abord
44:53pourquoi
44:54parce que je pense
44:55que la culture en France
44:56elle n'est pas
44:56vous l'avez dit à l'instant
44:57mais je reprends vos termes
44:58elle n'est pas que catholique
45:00elle est très plurielle
45:00il y a plein de gens
45:01dans ce pays
45:01qui croient
45:02qui ne croient pas
45:02bien sûr
45:03qui ressentent quelque chose
45:04de fort
45:04en voyant du patrimoine
45:05religieux
45:05d'autres qui ne le ressentent pas
45:06et je pense que tout le monde
45:07vit très bien ensemble
45:08et que c'est une bonne chose
45:09maintenant Historoque en question
45:09comporte beaucoup
45:10d'erreurs historiques
45:11moi je ne trouve pas
45:12que c'est une bonne idée
45:12d'emmener des gamins
45:13voir des choses
45:14qui ont des erreurs historiques
45:15mais ce spectacle
45:15dit des bêtises
45:16on voit bien leur ignorance
45:17on voit bien leur ignorance
45:19crasse
45:20et leur méconnaissance
45:21ce sont des ignars
45:22ils sont non seulement
45:23incapables
45:24ils ne connaissent même plus
45:25leur histoire
45:26leur histoire de France
45:27on le voit
45:28parce que bien sûr
45:29tous les grands spécialistes
45:30d'Henri Katz
45:31de la laïcité
45:33savent justement
45:34que c'est lui
45:35qui a jeté les prémices
45:36les premières graines
45:37avec l'édit de tolérance
45:38de 1598
45:39mais pour eux
45:40ça les dépasse complètement
45:41et surtout
45:41ils sont incapables
45:43d'en faire autant
45:44ils n'ont aucune créativité
45:46aucune imagination
45:47comme disait Napoléon
45:48c'est l'imagination
45:48qui dirige le monde
45:49eux ils sont nuls
45:50et archi nuls
45:51attention
45:52juste je précise
45:53aux téléspectateurs
45:53c'était pas dans le même temps
45:55il n'a pas débattu
45:55avec Adrien Clouet
45:56on a eu cette sensation là
45:58le son d'Adrien Clouet
45:59c'était en matinale
46:01en matinale
46:02sur Europe 1
46:02avec Alexis de la Fléchère
46:04et je lui ai fait écouter
46:05la déclaration
46:06d'Adrien Clouet
46:07parce que même
46:07ça pourrait prêter
46:10à confusion
46:11bien sûr
46:12Charlotte Dornelas
46:13vous êtes affligée
46:14je vous sens affligée
46:15oui je suis affligée
46:16parce que Dimitri Cazali
46:17a eu le malheur
46:18on va résumer les choses
46:19de trouver quelques pages
46:20lumineuses
46:21dans l'histoire de France
46:22qui est déjà
46:22un crime abominable
46:24aux yeux d'une
46:24d'une partie de la gauche
46:26parce qu'il y a
46:26sans doute une personne
46:29étiquetée LFI
46:29mais il y a aussi
46:30le PS et les écolos
46:31qui ont mêlé
46:32leur voix
46:32à l'indignation
46:34et en l'occurrence
46:35ils reprochaient deux choses
46:36au spectacle
46:36d'abord de parler
46:37des cathédrales
46:38de Saint-Louis
46:38et de Jeanne d'Arc
46:39alors moi je sais plus
46:40quoi dire en fait
46:41c'est à dire que
46:42si on doit effacer
46:43de l'histoire de France
46:44les cathédrales
46:44de Saint-Louis
46:45et de Jeanne d'Arc
46:45bon bah en fait
46:47on la commence
46:48à 1789
46:49comme certains voudraient
46:50et c'est beaucoup
46:50plus simple
46:51et par ailleurs
46:52Dimitri Cazali
46:53a dit
46:53ça m'a fait sourire
46:54parce qu'il a dit
46:55mais en plus
46:55c'est un spectacle
46:56ultra équilibré
46:57il y a 10 tableaux
46:5820 tableaux
46:59sur l'héritage
47:01monarchique et chrétien
47:03et 20 tableaux
47:04sur l'héritage
47:04républicain et laïque
47:05et j'ai envie de dire
47:06ce n'est même pas équilibré
47:07puisque en chronologie
47:08et en temps
47:09évidemment
47:10l'héritage républicain
47:11et laïque
47:12est plus court
47:132 siècles contre 18
47:15exactement
47:15et en plus
47:17il y a évidemment
47:17l'argent de Pierre-Édouard Sterrin
47:19à un moment
47:19pour enregistrer un CD
47:20et Pierre-Édouard Sterrin
47:21ce nom
47:22les rend fous
47:23littéralement
47:24je comprends mieux
47:25je me disais
47:25mais qu'est-ce qu'il leur prend
47:26ils ont quand même fait annuler
47:28des soirées
47:29destinées à demander
47:30à des personnes
47:31qui ont les moyens
47:32de donner de l'argent
47:33à des associations
47:33qui aident
47:34ici et là
47:35et ça aussi
47:36ça les indisposait
47:37Pierre Lelouch
47:38il nous reste 3 minutes
47:39et j'ai une surprise pour vous
47:4020 secondes
47:41juste pour dire que
47:42vous n'aurez pas la surprise
47:43allez-y
47:44non mais simplement
47:45quand vous avez un président
47:46de la république
47:47qui dit qu'il n'y a pas
47:47d'histoire de France
47:48voilà tout le reste suit
47:50là nous avons importé
47:51des Etats-Unis
47:52le pire de la gauche américaine
47:54la câble
47:55la déconstruction
47:56de l'histoire
47:56les antifas
47:58bon après
47:59il y a eu un président américain
48:00qui a tapé
48:01à la batte de baseball
48:02là-dessus
48:02ça a disparu
48:03l'université
48:04le nettoyage a été fait
48:06vivement
48:07qu'il y ait une alternance
48:08et que le nettoyage
48:09une mouvance antifa
48:10aux Etats-Unis
48:10est considérée
48:11comme une mouvance
48:12terroriste
48:13et le point de bascule
48:14c'est l'assassinat
48:16de Charlie Kirk
48:16absolument
48:17parce que c'est allé
48:18très loin aux Etats-Unis
48:18jusqu'à l'assassinat
48:20de Charlie Kirk
48:21quand je vous disais
48:21que j'ai une surprise
48:23c'est que
48:24je sais que vous êtes
48:25un expert
48:26de questions internationales
48:28vous n'êtes pas forcément
48:29vous connaissez
48:29vous aimez Florent Pagny
48:30ou pas ?
48:31j'aime bien oui
48:32vous aimez bien Florent Pagny
48:34cette vidéo
48:35elle circule
48:35partout sur le net
48:37puisque Florent Pagny
48:38était l'invité de Quotidien
48:39hier soir
48:40et Quotidien
48:42ils n'ont pas compris
48:42Florent Pagny
48:43c'est pas Benjamin Biolet
48:44donc
48:45il lui pose la question
48:47c'est pas Alain Souchon
48:48Florent Pagny
48:49il a le droit d'avoir
48:50après je ne connais pas
48:51ses positions d'ailleurs politiques
48:53il avait juste chanté
48:53vous n'aurez pas
48:54ma liberté de penser
48:55mais il va parler
48:57de Javier Mileil
48:58et visiblement
48:59le discours
49:00de Florent Pagny
49:01regardez
49:02la tête de Yann Barthès
49:04le public de Quotidien
49:05mais je l'ai revu
49:0615 fois
49:07la séquence
49:07tellement que c'est drôle
49:08autour de moi
49:12si j'étais président
49:13je ferais comme Mileil
49:14Mileil le président argentin
49:16il fait beaucoup de conneries
49:18hein Mileil
49:18pardon
49:19il fait beaucoup de conneries aussi
49:20Mileil
49:20ah mais il fait des conneries
49:21sauf qu'il a réussi
49:22à stabiliser
49:23un petit peu
49:24l'inflation
49:25et surtout
49:26il a viré
49:27la moitié
49:28de ce qu'on appelle
49:29des gnocchis
49:30c'est à dire
49:30le 29 du mois
49:31c'est le moment
49:32où on mange des gnocchis
49:33lui il avait
49:34les employés publics
49:35qui venaient prendre le salaire
49:36mais qui ne venaient pas bosser
49:36donc il en a viré
49:38mais il a dégagé tout le monde
49:40il a fait de 70 ministères
49:42il en a fait 9
49:42et il leur a dit
49:43il n'y aura pas de voiture
49:44de fonction
49:45ni de première classe
49:45vous allez prendre le bus
49:46et le métro
49:47vous allez aller bosser
49:48et donc il avait prévenu
49:49dès le début
49:50qu'il n'y avait pas d'argent
49:50et que lui
49:51il allait faire des économies
49:53sur l'état lui-même
49:55vous imaginez
49:56et la tête
49:56il a fait des conneries
49:57quand même
49:57il a fait des conneries
49:58mais il a fait des promesses
49:59et il tient ses promesses
50:01oui ça ça les embête
50:02c'est pas Chavez
50:03c'est pas Maduro
50:04c'est un gars qui a baissé l'inflation
50:07de façon drastique
50:08elle était à 800%
50:09maintenant
50:10le pays est en train de rembourser ses dettes
50:12alors que c'était un pays ultra
50:14ultra en faillite
50:15et on peut penser ce qu'on veut de Milaïd
50:16de Milaïd
50:17sa tronçonneuse
50:19ça a donné quelques résultats
50:20en plus Trump vient de lui filer
50:2240 milliards de dollars
50:23ça va l'aider
50:24et je pense que l'Argentine
50:27peut s'en sortir
50:28il fallait une rupture de ce genre
50:29et ils sont en excédent budgétaire
50:31donc voilà
50:32pour quelles leçons on a leur donné
50:33de ce point de vue
50:33c'est pour ça que
50:34vous dites quoi j'aimerais bien
50:37j'aimerais le nom d'un dirigeant au monde
50:38qui ne fait pas de conneries
50:39parce que c'est pas un argument
50:40oui mais si vous voulez dire
50:42je traduis
50:43je traduis
50:43vous êtes en train de dire ça
50:45chez nous là
50:46mais c'est drôle
50:46ça n'est jamais pris
50:48Benjamin Violet s'il vous plaît
50:49vous pouvez venir tout de suite en plateau
50:50moi je rêve d'un dirigeant français
50:53qui avec une tronçonneuse
50:55enlèverait 10%
50:5610%
50:57de la montagne
50:58de dépenses sociales
50:59qui s'élève
51:00à 900 milliards d'euros
51:02plus de 30% du PIB
51:04vous enlevez 10%
51:05et vous avez réglé
51:06notre déficit de budget
51:08merci à tous les 4
51:09chers amis
51:10c'était un plaisir d'être avec vous
51:11ça passe vite le soir
51:12nous reviendrons
51:13dans un instant
51:15c'est Michel Onfray
51:16Laurence Ferrari
51:16vous m'avez troublé déjà
51:17je ne sais pas pourquoi
51:18vous êtes là ce soir
51:19vous êtes là le matin
51:21vous êtes là le matin
51:22normalement
51:23vous ne m'avez pas compté le matin
51:24donc c'était pas bien
51:25vous l'avez compris
51:25on se retrouve
51:26demain matin
51:28pour leur défendre
51:28dans un instant
51:29c'est Michel Onfray
51:29je suis perturbé
51:31je suis perturbé
51:31c'est vrai
51:33hein ?
51:34hein ?
51:34ben là
51:35je suis perturbé
51:35je suis perturbé
51:35je suis perturbé
51:36tout de suite
51:37on se retrouve
51:37je suis perturbé
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