- il y a 6 semaines
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Vincent Derosier du 19 décembre 2025.
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00:0012h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole, avec Vincent Derosier.
00:10Et oui, dans un instant vous avez la parole sur RTL, mais d'abord ce qu'il faut retenir de l'actualité de ce vendredi 19 décembre.
00:1611 000 TGV vont circuler ce week-end, 230 000 passagers à Charles de Gaulle l'aéroport, 130 000 à Orly rien qu'aujourd'hui, c'est le premier jour des vacances de Noël.
00:24Des vacances qui riment avec barrage d'agriculteurs dans le sud-ouest, les axes autoroutiers sont toujours bien bloqués, notamment l'A63 au niveau du barrage de Sestas.
00:34Les agriculteurs qui sont reçus en ce moment à Matignon, la FNSE, le principal syndicat, est d'accord pour une trêve, mais seulement si le premier ministre écrit un courrier avec des intentions claires.
00:45Et puis c'est un échec attendu, la commission mixte paritaire sur le budget de l'État a duré une heure et elle a échoué.
00:50Ce conclave qui réunissait 7 députés, 7 sénateurs pour tenter de trouver un compromis.
00:55Face à ce scénario, Sébastien Lecornu l'avait déjà annoncé, il présentera une loi spéciale pour permettre le fonctionnement de l'État comme le prélèvement des impôts et assurer donc la continuité de l'État.
01:06Le patron du parti socialiste Olivier Faure accuse la droite sénatoriale de faire le choix du blocage du pays.
01:13La météo, Anthony Kazmarek, mais alors la météo on va se projeter, là dans les jours qui viennent il va faire froid.
01:17Il va faire froid effectivement à partir de Noël, d'ici Noël ce sera surtout gris, humide, de moins en moins doux au fil des jours, on va perdre quelques degrés chaque jour.
01:25Le week-end s'annonce quand même très perturbé avec demain, samedi et dimanche, un ciel souvent très gris, des petites pluies, souvent des brumées débrouillards au lever du jour, des éclaircies qui seront assez rares.
01:36Alors demain, peut-être un peu plus de lumière vers la Normandie, le Pas-de-Calais ou encore du sud de la Garonne au Pyrénées.
01:42Et puis surtout de fortes pluies encore près de la Méditerranée, entre la vallée du Rhône, Languedoc, les Cévennes, ce sera vraiment à surveiller, des cumuls de pluies certainement importants.
01:51Beaucoup de neige aussi en montagne sur les Alpes du Sud et les Pyrénées, bonne nouvelle mais prudence si vous circulez en direction des stations.
01:58Dimanche, même chose, gris, pluvieux, quasiment partout, quelques éclaircies sans doute sur le quart nord-est.
02:04Et puis à partir de lundi, l'air froid va commencer à arriver d'abord sur le nord-est, en pleine d'Alsace notamment, où on sera en dessous de 5-6 degrés l'après-midi.
02:13Ailleurs, très peu de changements avec toujours un ciel gris et parfois pluvieux.
02:16Et puis mardi, ça y est, le flux d'est va se mettre en place, donc de l'air de plus en plus froid va arriver.
02:21Un air froid qu'on ressentira certainement sans doute entre la nuit du 24 au 25 décembre et le jour de Noël avec des températures qui plafonneront à 5 degrés, pas plus.
02:31Sur la moitié nord et 8 à 9 au sud avec le retour dégelé, mais un temps de plus en plus sec et ce froid s'annonce certainement durable jusqu'à la fin de l'année.
02:40Un vrai Noël à l'ancienne avec du froid et des gelés. Merci Anthony, à tout à l'heure.
02:45Redonnons vie à nos centres-villes avec RTL.
02:48Revitalisons nos centres-villes. Vous le savez, chaque jour, depuis le 1er décembre, une valise RTL est cachée.
02:55Aujourd'hui, c'était à Pau et, petite histoire, ils sont arrivés en même temps, nos deux vainqueurs.
03:01Ils l'ont trouvé en même temps, Quentin et Chine. Bonjour à tous les deux.
03:04Bonjour.
03:05Bonjour.
03:06Allez, Chine, racontez-nous, vous êtes arrivés en même temps que Quentin.
03:10Eh oui, on est arrivés en même temps. Je suis venue avec mon fils Arthur, qui a 7 ans et demi.
03:15C'était une chasse au trésor. Je disais, allez viens, on va chercher une valise et Quentin est arrivé en même temps.
03:23Donc, on a décidé de partager la valise tous les deux.
03:27Simplement d'un mot, c'était facile ou pas ? Elle était cachée où ?
03:30Alors, elle était cachée boulevard des Pyrénées, dans le féniculaire.
03:34Et l'indice, c'était prendre de la hauteur.
03:38Donc, quand on n'est pas loin, on sait qu'on a une vue magnifique sur les Pyrénées, boulevard des Pyrénées.
03:43Donc, c'était facile.
03:46Plutôt facile à trouver.
03:47Voilà, c'est ça.
03:48Quentin, vous aussi, vous avez couru au funiculaire quand vous avez entendu l'indice ?
03:52Exact, oui. Il n'y a pas beaucoup de points qui peuvent permettre d'avoir une jolie, aussi jolie vue à Pau.
03:58Donc, c'était l'endroit idéal pour cacher la valise.
04:00Bon, racontez-nous le partage, maintenant.
04:02Comment il s'est fait ?
04:04Eh bien, très facilement, hein, Quentin ?
04:06Oui, bon oui.
04:08Allez-y, Quentin.
04:09On a partagé, en fait.
04:11On a ouvert.
04:11Alors, déjà, le petit Arthur a récupéré la jolie valise.
04:15Il était fan, je pense, du joli logo RTL.
04:18Et après, on s'est partagé les différentes gourmandises, confitures, bons, bons gourmands.
04:24Dites-nous, parce que nous, on n'a pas ouvert la valise, donc on ne sait pas ce qu'il y avait dedans.
04:27Qu'est-ce qu'il y avait dedans ?
04:28Il y avait un joli vinyle, il y avait une jolie BD, il y avait des chocolats, évidemment, dans cette période festive.
04:36Donc, c'était du piment, également, que Chine connaissait bien.
04:41On a l'impression que vous vous connaissez.
04:43Non, pas du tout.
04:43Vous vous êtes rencontrés ce matin autour de la valise.
04:46Ah, exactement.
04:46Mais, sauf que je pense que ça va être une belle amitié qui va naître, parce qu'on a des bons gourmands pour aller se balader dans Pau et découvrir les commerçants de Pau.
04:56Et on a décidé qu'on le fera ensemble au mois de janvier.
05:00Ah, donc, vous allez faire des choses ensemble ?
05:02On va les trinquer ensemble.
05:04Bon, qui garde la valise, rappelez-moi ?
05:06C'est moi avec Arthur, mon fils.
05:08D'accord, elle ne sera pas en garde partagée ?
05:10Eh non.
05:12Elle prend un peu de place.
05:14Je pourrais y mettre ses jouets.
05:15Pas trop déçu, Quentin ?
05:18Non, non, non, du tout.
05:19Non, non.
05:20Et puis, justement, on s'est dit qu'avec Chine, on allait recommencer l'année prochaine à peut-être chercher à nouveau la valise RTL dans les rues de Pau, si vous revenez.
05:27D'accord.
05:27Vous êtes en train de nous demander à RTL un numéro 2 de ce calendrier de l'Avent spécial valise pour l'année prochaine.
05:33Ce serait très sympa.
05:35Merci beaucoup à tous les deux pour ce témoignage et cette belle histoire, puisque vous êtes arrivé au même moment devant cette valise RTL à côté du funiculaire.
05:43Demain, Nouvelle Ville.
05:45Et lundi, s'il sera dans la matinale de Stéphane Carpentier, c'est Valérie Quintin qui vous donnera lundi, demain matin.
05:52Vincent Derosier, RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
05:56Eh bien, c'était pour dire aux agriculteurs de maintenir et même de durcir leur mouvement.
06:02Ceux qui sont bien payés à la fin du mois, qui restent dans leur bureau et qui ne mettent pas les bottes et le ciré jaune pour aller cultiver,
06:10ce serait bien que nos agriculteurs leur fassent comprendre qu'il y a des choses à faire et que pour l'instant ne le sont pas faites.
06:15Le blabla politicard, ça n'a qu'un temps.
06:18Voilà, Olivier qui nous a appelé au 30 de 10.
06:21Je vous rappelle qu'on parle de ces blocages agricoles.
06:24La porte-parole du gouvernement, Maude Bréjon, ce matin sur RTL, a dit que le gouvernement ne tolérerait plus aucun nouveau blocage pour les fêtes de fin d'année,
06:33alors que ces blocages, ils sont toujours très nombreux.
06:36Dans le sud-ouest notamment, on accueille Jean-Michel qui nous appelle d'Orlex.
06:40Bonjour.
06:41Bonjour, Vincent.
06:42Vous allez bien ?
06:42Mais très bien, et vous, bon, ces blocages, est-ce qu'il faut y mettre un terme pour les fêtes de fin d'année ?
06:48Non, je ne suis pas d'accord.
06:50Je vais vous expliquer pourquoi.
06:51Moi, j'avais repris une semaine de vacances de ski à la Monji.
06:55Jean-Michel, on vous entend très difficilement.
06:57Est-ce que vous êtes sur haut-parleur ?
06:58Non, j'ai enlevé haut-parleur.
07:00M'entendez mieux, là ?
07:01Un petit peu mieux, un petit peu mieux, allez-y.
07:03Oui, c'est en train de dire que j'avais réservé une semaine de vacances à la Monji,
07:06à la station de ski.
07:08Eh bien, j'ai annulé.
07:09C'est pas grave, je les soutiens.
07:11Je suis d'accord avec eux.
07:12Il faut bloquer.
07:14Parce que je vous ai expliqué hier, je suis allé sur Saint-Gaudet,
07:18puisque j'ai pris la route la 5, et puis la 5e 4e était bloquée à Tarbes.
07:22Eh bien, 22 ans après, je rencontrais moi une quinzaine de tracteurs qui convergeaient vers Tarbes.
07:27Jean-Michel, vous avez annulé vos vacances à la Monji.
07:30On va vous rappeler parce que la ligne est trop mauvaise.
07:33On revient à vous dans quelques minutes.
07:35A tout de suite.
07:36Sylvain est avec nous.
07:37Bonjour.
07:38Bonjour à tous.
07:39C'est l'éditaire et à toi, Vincent.
07:41Alors, ces blocages, les fêtes de fin d'année, est-ce qu'il ne faut pas faire une petite pause ?
07:47Non, non, non, non, il faut maintenir, il faut maintenir.
07:50Malgré les circonstances, moi, personnellement, je suis routier.
07:55Je traverse la moitié de la France.
07:57Je fais de Limoges, Toulouse, toutes les nuits.
07:59Des déviations mises en place, des fois, ça a été un peu, comment dire, le couac, parce que le croisement de deux camions de 44 tonnes,
08:23avec une petite départementale, avec l'humidité, en début de semaine, il y a eu trois accidents.
08:30Ça a pris des heures et des heures de bouchons, juste pour parce qu'il y a eu une petite déviation.
08:37Non, non, non, il faut bien te maintenir.
08:41Aujourd'hui, bon...
08:42Mais vous, ça vous pénalise énormément quand même, Sylvain ?
08:45Alors, ça pénalise, oui, en temps, parce que nous, on est, quand on a une législation au niveau du temps de conduite,
08:52on les dépasse, on oblige les dépasser.
08:55On sait qu'il y a des règlements, on les dépasse, on oblige.
09:01Ce qui passe que, voilà, aujourd'hui, ça nous pénalise financièrement au niveau carburant.
09:07Au niveau carburant, s'il y a de la casse, ça va être au niveau matériel, des retards chez des clients.
09:12La moitié des clients, ils ne sont même pas au courant de quoi il y a de la grève.
09:17C'est à croire qu'on vit sur une autre terre.
09:21Ce qui se passe, c'est que, voilà, malgré tout cela, on a déjà vécu.
09:25On a déjà vécu ça, avec les agriculteurs.
09:28On sait comment ça se passe, on sait comment ça va finir, comme d'hab.
09:33C'est-à-dire ?
09:34Bah, au bout d'un moment, on ne va plus entendre parler, et ça va s'évanouir.
09:40Alors, ils vont être forcés à enlever les barrages.
09:43Encore cette nuit, un de mes collègues dans le sud de Toulouse,
09:47il a croisé deux véhicules blindés en direction de Darbes.
09:51Donc, on sait comment ça va finir.
09:53L'un de vos collègues sur l'antenne de RTL ce matin disait que c'était une perte d'une heure à cinq heures par trajet.
09:59Minimum, minimum.
10:01Moi, en règle générale, de Brive à Toulouse, avec mes clients que je dois faire,
10:08je mets à peu près trois heures un quart, trois heures vingt.
10:11Au jour d'aujourd'hui, je suis à quatre heures quinze.
10:13Et encore, on ferme les yeux.
10:16Sur la route, on ferme les yeux et on y va.
10:19Vous, vous acceptez cette perte de temps, ces routes, ces déviations, ces arrêts ?
10:24Oui, parce que le symptôme, je le ressens parce que ça nous fait partie, nous, les Français,
10:31ça nous appartient.
10:33Et puis, on le perd.
10:34Qu'est-ce qu'on va voir derrière ?
10:35Nous, on les voit, les camions étrangers, les frigos et compagnie.
10:39On les voit.
10:41On n'est pas aveugles.
10:43Donc, oui, je suis sensibilisé au mouvement.
10:49Et je comprends très bien.
10:50Par contre, oui, barrer les routes, les autoroutes,
10:53je ne pense pas que ce soit la meilleure méthode pour faire agir le gouvernement
10:58qui comprenne pourquoi il y a une situation grave
11:01et qu'il faut que ça bouge maintenant, maintenant.
11:05Merci beaucoup, Sylvain.
11:06On a retrouvé Jean-Michel qui a annoncé, qui a annulé ses vacances à la Mongie.
11:11Et on va le retrouver dans un instant.
11:12Mais d'abord, une courte pause et on revient dans ce RTL midi.
11:15Les auditeurs ont la parole.
11:16A tout de suite.
11:18Contactez-nous gratuitement via l'appli RTL ou au tronc.
11:21Allez, à demain.
11:23Jusqu'à 14h.
11:26Vincent Derosier vous donne la parole sur RTL.
11:29Pour moi, pas de trêve.
11:32Les agriculteurs sont dehors pour une bonne cause.
11:34Il faut la défendre.
11:35Il faut continuer.
11:35Si on fait Noël mi-janvier, mi-février, mi-juin,
11:39eh bien, c'est pas grave.
11:40Avant tout, il faut penser au futur, au monde agricole.
11:42La France qui est un pays numéro un de la gastronomie dans le monde.
11:45Il faudrait que tous les Français aillent avec eux là
11:47pour les aider et les soutenir.
11:49Parce que les soutenir sur les réseaux, oui, c'est bien, c'est bien.
11:51Mais allez-y sur les blocages et on se bouge.
11:54Voilà le soutien de Stan au 3210, soutien aux agriculteurs,
11:59un soutien franc.
12:00Jean-Michel, vous êtes de nouveau avec nous ?
12:03On vous entend beaucoup mieux, Vincent ?
12:04Ah, on vous entend beaucoup mieux.
12:05Vous nous disiez quand même, vous, ça a des conséquences
12:08pour votre vie personnelle.
12:09C'est les vacances à la manger qui passent à la trappe.
12:11Mais c'est pas grave, on devait y aller à Tata et des copains.
12:14On s'est tous mis d'accord, on n'y va pas.
12:16Et je suis d'accord de ce que vient de dire Stan.
12:18Je suis d'accord avec lui, à 1000%.
12:19Je suis d'accord avec lui.
12:21Parce que je vous ai expliqué hier,
12:22j'allais à Saint-Gobain.
12:25Avec des amis, on devait aller chez des amis.
12:27Et dans un petit village, on rencontre à 22h30
12:30une trentaine de tracteurs
12:31qui bifurquaient sur Tarbes, sur l'autoroute à 64 encore.
12:36Ce matin, j'étais encore avec eux.
12:38Ça fait trois jours que j'y suis.
12:39Avant, hier, j'aurais amené des bières.
12:42Hier, j'aurais amené du pain.
12:43Aujourd'hui, j'aurais amené des gâteaux.
12:45Et comme j'ai dit, le 24 et si c'est encore là,
12:48je me déguiserai un Père Noël
12:49et je ramènerai des bûches de Noël.
12:51Vous avez le sentiment qu'ils mènent un combat pour leur survie ?
12:54Ben oui.
12:55Surtout que nous, dans la famille,
12:57on a mon oncle qui est agriculteur
12:58et on le traite maintenant.
13:00Il a quand même 60 vaches quand même.
13:02Lui, il ne peut pas aller manifester parce qu'il est malade.
13:05Mais celui d'Israël, il y a grand plaisir.
13:07Mais moi, comme je vous dis,
13:08j'y vais quasiment tous les jours maintenant,
13:09depuis trois jours.
13:11Et là, j'y repars cet après-midi.
13:12Je vais encore les tenir cet après-midi.
13:14Là, je ramène encore des bières,
13:16une bouteille de Ricard
13:17parce qu'ils ont l'eau déjà pour boire.
13:19Ils ont les verres.
13:21Avec modération, évidemment, Jean-Michel.
13:24Comment on dit ?
13:25Les revendications des agriculteurs,
13:27elles sont très nombreuses.
13:30Laquelle vous a particulièrement sensibilisé, vous ?
13:34Toutes.
13:35Toutes.
13:36Toutes.
13:36Surtout, moi, ce que j'avais dit,
13:39quand il y a une vache malade,
13:40on n'écoute que la vache malade
13:41et on préserve le reste du troupeau.
13:45On n'écoute pas toutes les vaches.
13:47Les vaches.
13:47Je ne suis pas d'accord.
13:48Mais d'ailleurs, même si,
13:50j'ai discuté avec mon oncle,
13:51il est d'accord, lui aussi.
13:53Il a dit, même si ça avait été pour moi pareil,
13:54j'en voulais comme toute la vache malade
13:56et pas tuer les autres du troupeau.
13:58Et c'est ce que je trouve inamnistique de moi aussi.
14:00Alors, là où je rigole,
14:02c'est que la ministre,
14:03la propre parole du gouvernement
14:04a fait des menaces.
14:06J'espère que ça va l'accord
14:07avec M. Macron et de M. Lecornu.
14:09Parce que j'espère qu'ils sont au courant
14:10qu'ils ont entraîné
14:11de faire des menaces, là.
14:12Jean-Michel, vous restez avec nous.
14:15On va accueillir Pierre.
14:18Pierre, ça doit vous faire chaud au cœur,
14:20tous ces témoignages.
14:21Vous êtes agriculteur en retraite ?
14:23Oui, oui, bonjour, Vincent, bonjour.
14:26Oh là là, que ça me fait du bien d'entendre
14:28ces trois personnes,
14:29comparées à la dame tout à l'heure,
14:30qui n'étaient pas capables
14:31de vouloir faire un effort
14:33pour partir en vacances.
14:34Je suis jour, je le comprends.
14:36J'habite au pied du Vercors tous les jours.
14:38Je vois le Mont-Gerbier-des-Jong,
14:40la source de la Loire.
14:41Et c'est très magnifique, c'est sûr.
14:44Mais cette dame a-t-elle pensé
14:47que c'est la première année
14:49où la SNCF n'a pas fait de préavis de grève
14:53au moment des transports des vacanciers
14:57de Noël et de Jours de l'An ?
14:59Voilà.
15:00Donc qu'elle fasse un petit effort
15:02comme ces trois personnes
15:03que je viens d'entendre,
15:04ça me fait plaisir
15:05parce que j'ai 70 ans.
15:09J'ai 70 ans.
15:10J'ai vécu l'ESB.
15:11L'autre jour, j'ai téléphoné à Amandine.
15:13Votre standardiste a été extraordinaire
15:16parce que j'ai pleuré au téléphone.
15:18Elle a vu que je ne pouvais pas continuer.
15:22Et comme on me rappelle,
15:23ça me fait très plaisir
15:24parce que j'ai tellement mal.
15:25J'ai tellement mal à ma terre,
15:26à ma France.
15:28Parce que vous, vous êtes à la retraite.
15:29Oui, oui, je suis à la retraite.
15:31Mais vous savez,
15:31pour une boîte à petits pois
15:34de granulés frôlatés
15:35de farines animales mal chauffées
15:38qui étaient d'Angleterre,
15:41qui ont passé par la Belgique
15:42pour venir en France en 1998.
15:44Le 2 août 2002,
15:46on nous apprend qu'on allait tuer
15:48nos 120 Montbéiardes à ce moment-là.
15:52Alors, on a pleuré avec ma femme,
15:54vous savez, on a pleuré.
15:57Et donc, ce combat mené en ce moment,
15:59c'est un peu le vôtre.
16:00Vous avez bloqué, vous,
16:01avec votre tracteur.
16:03Oui, oui, oui.
16:04Hier matin, à 5h30, à 70 ans,
16:06je suis parti.
16:07Je suis parti avec ma remorque.
16:09Et mon fils m'a rejoint.
16:10Parce que voyez-vous,
16:12le bureau de mes fils,
16:14parce que depuis,
16:15j'ai un fils en fauteuil roulant,
16:17depuis 23 ans,
16:18à cause de l'USB.
16:20Et mes fils,
16:24ils ont leur bureau,
16:25il est à l'air libre, eux.
16:28Voilà.
16:29N'est-ce pas ?
16:30Et il faudrait que les Français
16:31prennent conscience
16:32que M. Macron,
16:34il a fait la désinstrualisation,
16:36parce que ça fait 10 ans qu'on l'a,
16:38les Français oublient
16:39qu'il a fait 3 ans
16:40de ministre de l'économie et des finances
16:41sous flamby.
16:42Et il a fait la désacculturation
16:45et il est dans la promulgation
16:47de la boborisation, là.
16:48Vous avez vu qu'Emmanuel Macron
16:50a demandé à Bruxelles
16:51le report de la signature
16:53de l'accord sur le Mercosur.
16:54Oh là là,
16:55mais bien sûr,
16:56j'ai bien eu...
16:56Oh là là,
16:57avancez-vous,
16:57je suis...
16:58Je suis les informations
17:01et je suis un mordu.
17:04Donc,
17:04voilà,
17:05c'est un plan social caché
17:06pour la nourriture étrangère
17:08qui va arriver.
17:09Et pour ces négociations
17:10avec les miroirs,
17:12là,
17:12qui nous disent...
17:13Et quand on fait une négociation,
17:14c'est qu'elle est à 2.
17:15Donc là,
17:16d'accord,
17:16elle est à 27.
17:17Mais il y a toujours quelqu'un
17:18qui lâche du lest
17:19dans une négociation.
17:20Voilà.
17:21Et voyez-vous aussi
17:23ce qui m'a fait du bien,
17:24c'est...
17:24Moi,
17:25j'ai 70 ans,
17:25mais c'est Jean-Louis Margini
17:27qui était à 670 000 vues
17:30et qui a 75 ans.
17:32Je lui souhaite
17:32le grand bonjour
17:33parce que ça,
17:34ça aussi,
17:35c'est un ancré,
17:36c'est formidable.
17:37Voilà.
17:37Qu'est-ce que je voulais dire aussi ?
17:43Oui,
17:43bon,
17:44il y a tellement de choses.
17:46Vous comprenez ?
17:47Mais bien sûr
17:48qu'on comprend
17:49et on entend votre émotion
17:50et pourquoi
17:52vous avez participé
17:53à ces blocages
17:54hier matin aux Aurores.
17:56Simplement,
17:56vous demandez aux Français
17:57de faire des efforts.
17:58On va accueillir Alain
17:59qui nous appelle de Mortaux.
18:00Bonjour,
18:01Vincent.
18:01Bonjour à vous.
18:03Vous, Alain,
18:04les efforts,
18:04vous les avez déjà faits.
18:06Oui,
18:06moi je soutiens
18:08le mouvement des agriculteurs
18:09mais après
18:10la petite chose
18:13qui nous est arrivée
18:13ce matin,
18:14pour moi,
18:14il se trompe de cible.
18:16Vous voyez,
18:16moi je suis bouché
18:16à Mortaux ce matin,
18:18j'attendais 150 volailles
18:19qui devaient monter
18:21des landes,
18:21toute la volaille fermière
18:22qui devait monter des landes.
18:24Ce matin,
18:24à 6h15,
18:25le transporteur a appris,
18:26le camion s'est fait coincer
18:27par des agriculteurs
18:29dans le sud-ouest.
18:30Donc je pense
18:31qu'ils se tirent une balle
18:31dans le pied
18:32parce qu'ils empêchent
18:33même leurs propres produits
18:34de sortir.
18:35Donc ils arrêtent
18:35les camions espagnols,
18:36portugais,
18:37ukrainiens remplis de volailles.
18:38Ça,
18:39je vais applaudir
18:39de demain.
18:41Mais par contre,
18:41là,
18:42on est à Noël.
18:43Nous,
18:43on a notre dernière livraison
18:44de volailles
18:45qui devait arriver aujourd'hui.
18:46On va prendre
18:46un jour de travail en retard
18:48et puis
18:49on n'a pas le temps
18:51d'un jour de travailler.
18:52Donc voilà,
18:53moi je trouve
18:54qu'un agriculteur
18:55qui empêche
18:55ses propres produits
18:56de sortir,
18:57ce n'est pas là
18:57où il sait qu'il faut taper.
18:59Ils savent
18:59où il faut taper.
19:00Selon vous Alain,
19:01il y a d'autres moyens efficaces
19:03que le blocage
19:03pour protester ?
19:05Que le blocage,
19:06le blocage de produits
19:08et tout ça,
19:08oui,
19:08il y a d'autres moyens efficaces.
19:11On peut bloquer les ministères,
19:14on peut bloquer
19:14les centrales d'achat.
19:16C'est facile
19:17à bloquer une centrale d'achat.
19:18C'est un gros entrepôt,
19:19il suffit de se mettre autour.
19:21Mais moi,
19:21ce qui me met en colère
19:22depuis ce matin,
19:23c'est que je soutiens
19:25les agriculteurs.
19:26Moi,
19:26je ne fais que
19:26toute la viande
19:27de la belle rouge IGP,
19:29je ne fais que de la volaille
19:30de la belle rouge IGP.
19:31Donc je les soutiens.
19:32Je les soutiens
19:32tout au long de l'année
19:33parce que je les fais travailler.
19:35Mais comment empêche
19:35que des agriculteurs
19:37bloquent les camions
19:38alors que ces camions
19:39sont remplis
19:40de leurs propres produits ?
19:41Excusez-moi,
19:42ça me fait rire jaune.
19:45On entend
19:45que vous êtes bien embêté
19:46parce que c'est 150 volailles
19:47que vous allez avoir
19:48un peu en retard
19:48pour les fêtes de Noël.
19:50Vous êtes bouché.
19:51Vous pensez
19:52que le soutien
19:53aux agriculteurs
19:54peut faiblir
19:55à cause de ça ?
19:57Non,
19:57je ne pense pas
19:57parce que les Français
19:58ont quand même bien vu
19:59que ce n'est pas normal
20:00de maltraiter nos agriculteurs
20:01comme on les a maltraités
20:02et de les prendre
20:03pour des idiots
20:03comme on les prend
20:04pour des idiots.
20:04Je veux dire,
20:05si on veut repartir
20:0630 secondes
20:07de la DNC,
20:08la DNC,
20:09il y en a eu
20:09un cas en France
20:10en 1982
20:12sur l'île de la Réunion.
20:13Donc là,
20:14on va pouvoir comparer
20:15comment la France
20:16a géré la DNC.
20:17En 1982
20:18sur l'île de la Réunion,
20:20ce qui a été décidé
20:21de ce qu'ils ont fait,
20:24c'est qu'ils ont abattu
20:24les bêtes malades
20:25et ils ont mis
20:26sous cloche
20:27les troupeaux.
20:27et ça a fonctionné.
20:29Parce que là,
20:29il y a plus de 113 foyers
20:30et donc des déplacements
20:33d'animaux
20:33qui posent problème.
20:35Oui, mais qu'on imite
20:36à la rigueur.
20:37Mais en mettant
20:38un troupeau sous quarantaine,
20:39automatiquement,
20:39on interdit le déplacement.
20:41Je veux dire,
20:41Mme Genevan a redit
20:42que c'est la seule solution
20:43de l'abattage des troupeaux.
20:44C'est faux.
20:45Et puis,
20:45j'espère qu'elle m'écoute.
20:46Pourtant,
20:47c'est ma voisine.
20:47Elle habite à 25 mètres
20:48derrière ma boucherie.
20:51En 2016,
20:52dans les Balkans,
20:53il y a eu une épidémie
20:54de DNC.
20:55C'est l'épidémie de DNC
20:56qui s'est rapprochée
20:56le plus près
20:57de l'Europe continentale
20:58puisqu'il n'y en a jamais
20:59eu de mémoire d'homme
21:00en Europe continentale
21:01de cette maladie.
21:02Et dans les Balkans,
21:03quand ils ont vu arriver ça
21:04en 2016,
21:05ils ont abattu
21:06les bêtes malades,
21:07mis les troupeaux
21:08en quarantaine
21:09et fait une vaccination
21:10de masse.
21:10Ils ont vacciné
21:112,9 millions de bêtes
21:12en 10 mois.
21:13Merci Alain.
21:14Ils ont bien indiqué.
21:15On entend vos recommandations.
21:16Vous restez avec nous.
21:16On va accueillir Christophe,
21:18chirurgien dentiste.
21:20Vous, Christophe,
21:21ça vous pénalise
21:22ces blocages ?
21:24Non,
21:24ce n'est pas que ça me pénalise.
21:26Mais je pense
21:26qu'ils se trompent de cible.
21:28Nous sommes dans une zone
21:29où je travaille.
21:30On a déjà été très impacté
21:32par la grippe aviaire.
21:33Les agriculteurs du coin
21:34en ont pris plein de figures.
21:35Vous nous appelez d'où ?
21:36Vous nous appelez d'où,
21:37Christophe, simplement ?
21:37Nous, je suis dans le Gers.
21:39Un petit village du Gers.
21:41Et le problème,
21:42en fait,
21:42qu'il y a,
21:42vous voyez,
21:43l'entrée du village,
21:44il y avait un rond-point
21:45des enfants
21:45avec tout décoré pour Noël.
21:47Tout a été mis en lèvres
21:48pour mettre le blocage.
21:50Les gamins,
21:50ils n'y sont pour rien.
21:52Pourquoi tout bloquer,
21:52tout détruire ?
21:53Ce n'est pas la cible.
21:54Nous, on n'y peut rien.
21:56La colère,
21:57on la comprend très bien.
21:58Mais aller bloquer tout le monde,
22:00obliger les gens
22:01à passer par des petites routes
22:02qui sont déjà très dangereuses
22:03en temps normal,
22:04sur laquelle on se retrouve
22:05maintenant avec des camionnets,
22:06des camions
22:07où c'est encore plus dangereux.
22:09Je ne pense pas
22:09que ça fasse avancer la cause, ça.
22:11Donc,
22:11qu'ils aillent bloquer,
22:12effectivement,
22:13le Conseil Général,
22:14les députés,
22:15ça très bien.
22:16Mais pourquoi bloquer
22:17les gens,
22:17les petits commerçants
22:18qui sont déjà
22:19en très grande difficulté
22:20en fin d'année ?
22:21Parce que l'année
22:21est difficile pour tout le monde.
22:23Il ne faut pas
22:24se romper de cible, quoi.
22:25Ce n'est pas en tapant
22:26sur des gens
22:26qui sont solidaires avec eux
22:27que ça résoudra
22:29leurs problèmes.
22:29Christophe,
22:30on arrive tout de suite,
22:32mais il est 13h25
22:33sur RTL
22:34et c'est l'heure
22:35où Jean-Alphonse Richard
22:36arrive dans ce studio
22:38car c'est l'heure du crime.
22:39Tout à l'heure,
22:40à 14h,
22:41une émission un peu spéciale
22:42aujourd'hui.
22:42Bonjour,
22:43mon cher Vincent,
22:43je suis ravi de vous retrouver.
22:45Émission spéciale aujourd'hui
22:46parce que c'est les auditeurs
22:47qui vont faire l'émission
22:48comme vous,
22:49également,
22:50au 3210.
22:51Alors,
22:51ils peuvent nous appeler.
22:52On va revenir aujourd'hui
22:53sur les affaires
22:54qui ont marqué l'année 2025.
22:56Alors,
22:56évidemment,
22:56on en a choisi trois
22:57après aux auditeurs
22:58de dire s'il y en a d'autres
22:59évidemment dans ce catalogue.
23:01On a choisi l'affaire Péchier
23:02qui est toute récente
23:03avec la condamnation
23:04à la perpétuité
23:06de l'anesthésiste de Besançon.
23:08On a choisi l'affaire Émile
23:09parce que ça a beaucoup bougé
23:10lors de cette année 2025
23:12et ce n'est pas fini
23:12s'il continue à y avoir
23:13des choses tous les jours
23:14dans cette affaire.
23:15Et puis évidemment,
23:16le procès Jubilard
23:17et l'affaire Jubilard.
23:18Voilà pour les trois thèmes
23:18qui ont été retenus.
23:20Libre à vous les auditeurs
23:21évidemment de nous appeler
23:22sur d'autres thèmes.
23:23Ça sera donc au 3210
23:25et c'est vous
23:26qui avez la parole aujourd'hui.
23:27Je vais m'effacer.
23:28Les auditeurs peuvent déjà
23:30commencer à appeler
23:30pour choisir évidemment
23:32l'affaire qui nous a marquée
23:32cette année.
23:33Tout le monde est le bienvenu
23:34et ils peuvent très bien dire
23:35moi ça ne m'intéresse pas.
23:36On a évoqué aussi
23:37l'affaire Lola par exemple.
23:38On pourrait en parler avec eux.
23:40A eux de choisir.
23:40A tout à l'heure.
23:41Merci Jean-Alphonse Richard.
23:42Un peu plus d'une demi-heure.
23:43On vous laisse la place
23:44toute chaude ici
23:44pour l'heure du crime.
23:45A tout à l'heure.
23:46RTL midi
23:50Les auditeurs ont la parole.
23:51Un peu plus encore.
23:5512h30, 14h.
23:56RTL midi
23:57Les auditeurs ont la parole.
23:59Avec Vincent Derosier.
24:01Message pour la porte-parole
24:03du gouvernement.
24:04C'est bien beau
24:04de demander aux agriculteurs
24:05de lever les barrages.
24:06Mais quand c'est la SNCF
24:08qui prend les gens
24:09en otage
24:09quand ils doivent partir
24:10pour les fêtes de fin d'année
24:11ou en vacances,
24:12ils n'ont pas le même comportement
24:13et la même réactivité.
24:15Donc, messieurs et dames
24:16du gouvernement,
24:17un peu de tolérance
24:17s'il vous plaît de votre part.
24:19Ça, vous sortirez grandir.
24:20Voilà, Maude Bréjon
24:21à la porte-parole
24:22du gouvernement
24:23qui, je vous le rappelle,
24:24ce matin sur RTL
24:25au micro de Thomas Soto
24:26a expliqué que le gouvernement
24:27ne tolérerait plus
24:28aucun blocage
24:30pour les fêtes
24:31de fin d'année.
24:33Est-ce qu'on va retrouver
24:33Christophe à Mauvezin
24:34dans le Gers ?
24:36Non, Christophe ?
24:37Oui, oui.
24:37Vous êtes là, Christophe.
24:38Merci beaucoup
24:39d'avoir patienté.
24:40Oui.
24:41Vous disiez que les agriculteurs
24:42se trompaient de cible.
24:44Oui.
24:45Oui, parce qu'ils n'en prennent
24:45pas en moins de personnes.
24:47En bloquant des gens
24:48qui sont solidaires avec eux,
24:49enfin, en compliquant la vie,
24:51en empêchant les gens
24:52d'aller chez les petits commerçants
24:53qui sont en difficulté,
24:54ce n'est pas nous
24:55qui pourrons fabuser les choses.
24:56Mais mettre les tracteurs
24:57devant l'Elysée,
24:58ce n'est pas évident non plus.
24:59Oui, mais ce serait plus efficace.
25:01Là, par contre,
25:01le message serait beaucoup plus fort.
25:03Et je pense qu'il n'y aurait
25:04pas beaucoup de Français
25:05pour protester
25:05contre cette décision.
25:07Vous vous dites
25:08qu'il faut directement
25:09aller aux sources du pouvoir,
25:10bloquer les permanences
25:11de députés,
25:12les sénateurs.
25:12C'est ça, les blocages ?
25:14Oui.
25:14Il faut vraiment agir
25:16sur ceux qui ont la possibilité
25:17de faire quelque chose.
25:20Vous disiez que vous comprenez
25:21cette colère des agriculteurs.
25:23Leurs causes,
25:24la renégociation de l'APAC,
25:26la politique agricole commune,
25:27cet argent qui vient
25:28de l'Union Européenne,
25:28le non-abattage des troupeaux,
25:30l'accord de libre-échange
25:32avec les pays du Mercosur,
25:33tout ça, vous êtes d'accord
25:34avec eux ?
25:35Oui, complètement.
25:36Surtout, ici, en Occitanie,
25:37on n'est pas dans les zones
25:38où les agriculteurs sont riches.
25:39Ils ont toutes les difficultés.
25:41C'est compliqué.
25:42Vraiment, pour eux,
25:42on le voit,
25:43entre les normes,
25:44tout ce qui nous tourne dessus,
25:46les interdictions,
25:46les diverses et variées,
25:47c'est évident pour tout le monde.
25:49Ils n'ont pas une vie facile
25:50en ce moment.
25:50Ça, c'est sûr.
25:51Donc, leur ajouter en plus
25:52l'abattage de centaines de bêtes,
25:54quand on sait l'attachement
25:55que les agriculteurs ont
25:56à leurs animaux,
25:57c'est terrible.
25:58Non, c'est quelque chose
25:59de terrible pour eux.
26:00C'est évident.
26:02Néanmoins, vous voyez bien
26:03que le gouvernement
26:03quand même est embêté.
26:04Vous voyez les propos
26:05de Maude Bréjon
26:06dont on parlait à l'instant.
26:08Plus aucun blocage toléré.
26:09Voilà, ça pousse
26:10le pouvoir aussi à réagir.
26:12Oui, mais à ce moment-là,
26:12il ne faut pas qu'ils se moquent
26:13non plus d'agriculteurs.
26:14Quand on entend
26:15les indemnisations
26:16de 2000 euros
26:16par bête à vacutus,
26:18c'est de qui se moquent-on ?
26:19On sait très bien
26:19qu'un animal
26:20vaut beaucoup plus que ça.
26:21Le temps,
26:22ce que ça coûte en énergie,
26:23ce que ça coûte en nourriture,
26:25ce n'est pas possible
26:26de se moquer d'agriculteurs.
26:27Pas des gens
26:27qui sont déjà en difficulté.
26:29Merci, Christophe.
26:30Vous restez avec nous.
26:31On va accueillir Patrick
26:32qui nous appelle d'amence.
26:33Bonjour, Patrick.
26:33Vous êtes agriculteur ?
26:35Oui,
26:35éleveur laitier
26:36en agriculture biologique.
26:38Et vous,
26:38les blocages,
26:39c'est non ?
26:40Alors, moi,
26:41je vais vous rapporter
26:41quelques précisions,
26:43plusieurs précisions.
26:44Moi, je suis contre
26:44les blocages comme ça
26:45parce que ce n'est pas
26:46en emmerdant des gens
26:47qui n'y sont pour rien
26:48qu'on va changer les choses.
26:50J'ai fait un blocage.
26:51J'ai 63 ans.
26:52J'ai fait un blocage.
26:53J'avais une vingtaine d'années
26:55avec le tracteur de mon père
26:57à l'époque.
26:59Je me suis dit
26:59plus jamais
27:00je ne referai ça.
27:01Qu'est-ce que je voyais
27:02des gens que je connaissais
27:02et que j'empêchais
27:03d'aller au boulot
27:04pendant une demi-journée
27:05ou la journée ?
27:06Et tous ceux qui,
27:08tous les paysans
27:08qui bloquent les routes,
27:10s'il y avait une grosse
27:11manifestation non agricole
27:13qui empêche les paysans
27:14d'aller dans leur chambre
27:16ou les empêcher
27:17d'aller travailler,
27:18je ne pense pas
27:18qu'ils accepteraient.
27:21Première chose.
27:22Deuxième chose,
27:22bon, 90%,
27:2495% des agriculteurs
27:26en général
27:26sont contre le Mercosur.
27:28Mercosur,
27:28c'est une ineptie.
27:30On va échanger
27:30de l'alimentation humaine
27:32et animale
27:32contre des bagnoles.
27:34Voilà,
27:34il fallait peut-être
27:35y penser avant.
27:36Le problème,
27:36si je ne me trompe,
27:37quand le GATT
27:38est transformé,
27:39remplacé par l'OMC.
27:40On a intégré
27:41l'agriculture
27:43qui fait que
27:44les produits agricoles
27:44sont marchandables
27:46comme n'importe
27:47quel autre produit.
27:48On voit bien
27:48avec le Mercosur.
27:50Et troisième précision,
27:51par rapport aux manifestations,
27:54vous, légendaires,
27:54avez tendance à tout,
27:55mais ce n'est pas un reproche
27:57que je vous fais,
27:58les gens qui ne sont pas
27:58vraiment dans le monde agricole,
28:01ont tendance à tout mélanger
28:02dans les manifestations.
28:03Mais il faut bien dire
28:04qu'à propos de la dermatose,
28:06moi, je suis contre
28:07l'abattage total.
28:08Mais,
28:09vous avez la Confédération PSM,
28:11la Coordination Rurale,
28:13beaucoup d'agriculteurs
28:14non syndiqués,
28:15voire syndiqués
28:16JA et FED,
28:17qui sont contre
28:18l'abattage total.
28:20Mais,
28:20en haut lieu,
28:21la FNSEA
28:22et les FED départementales
28:24sont pour l'abattage total.
28:25Il faut bien séparer
28:27tout ça.
28:28Et il ne faut pas
28:29qu'il y ait des manifestations
28:30contre l'abattage total.
28:35Il ne faut pas
28:35qu'un syndicat
28:36qui est pour
28:37récupère
28:38ce mouvement syndical
28:40à son profit.
28:41Il faut bien,
28:42il y a des précisions
28:43que j'apporte
28:46et pour que
28:47la personne
28:49qui ne sait pas ça,
28:50parce qu'elle n'est pas
28:51dans le monde agricole,
28:53qui est complexe,
28:54ne pas tout mélanger,
28:55qu'elle comprenne bien.
28:57Il y a des revendications
28:58très diverses.
28:59Vous êtes en train
28:59de dire qu'un syndicat
29:00agricole récupère
29:01un peu le mouvement
29:02à son compte ?
29:03Que la FNSEA
29:07n'essaye pas,
29:08qu'elle récupère
29:09à son compte
29:09entre guillemets
29:10les manifestants
29:12FDSEA,
29:14FNSEA.
29:15Très bien.
29:15Mais,
29:16il y a d'autres
29:16manifestations
29:17qu'elle ne soutient pas,
29:19la FNSEA.
29:21Mais bon,
29:21rien n'est précisé.
29:23il y a deux motifs
29:28de manifestations.
29:29Le Mercosur
29:30et la dermatose,
29:33la lutte contre
29:33l'abattage total.
29:35Et tous les syndicats
29:36ne sont pas
29:37sur la même ligne
29:38de conduite.
29:39C'est un débat,
29:40ça, entre agriculteurs,
29:41Patrick ?
29:41Ah oui,
29:42beaucoup, oui.
29:44Vous,
29:44vous en débattez
29:45et il y en a beaucoup
29:46qui sont sur votre position ?
29:47Ah ben,
29:48il y en a de plus en plus.
29:49Et beaucoup d'éleveurs
29:50qui sont,
29:51il y a eu une réunion
29:51d'information
29:52cette semaine
29:54dans un lycée agricole
29:56dans l'Aube,
29:58donc,
29:58pour informer là-dessus.
30:01Donc,
30:01il y avait
30:02des JO
30:04et moi,
30:05j'apprécie leur ouverture
30:06d'esprit.
30:07Je ne cherche pas
30:07à les racoler,
30:08moi,
30:08je suis à la conf.
30:09Jeunes agriculteurs,
30:10vous.
30:10Oui,
30:11des JO,
30:11donc,
30:11qui sont affiliés
30:12à la FNSEA
30:13qui étaient là,
30:14j'ai discuté avec eux
30:15et ils avaient
30:16une ouverture d'esprit.
30:17Et je leur ai dit,
30:18moi,
30:18je suis à la conf,
30:19ce n'est pas pour ça
30:19que je suis contre
30:21systématiquement
30:22la FED.
30:23La conf,
30:23la confédération paysanne,
30:25Patrick.
30:25Voilà.
30:27Et moi,
30:27je ne suis pas forcément
30:28d'accord avec tout
30:29ce qu'ils décident
30:29à la conf
30:30au niveau national.
30:31Chacun a son ouverture
30:32d'esprit.
30:33Et ces gens-là
30:34ont reçu des SMS
30:36de la FDSEA
30:37comme quoi,
30:38il ne fallait pas
30:38aller manifester,
30:40il ne fallait pas
30:41être contre le truc.
30:43Vous voyez,
30:43il n'y a pas
30:43d'ouverture d'esprit.
30:45Le monde agricole
30:45est très complexe
30:46du point de vue syndical.
30:47et beaucoup de gens
30:48ne savent pas
30:50toute cette complexité.
30:53Vous nous dites
30:54qu'il y a une grande
30:54guerre d'affluence
30:55aujourd'hui
30:55dans les syndicats
30:56et d'ailleurs,
30:57les quatre principaux
30:57sont reçus
30:58à Matignon
30:59en ce moment.
31:00Oui,
31:00ben oui.
31:01Mais bon,
31:03je ne suis pas
31:05contre la FNSEA,
31:07attention,
31:07je ne suis pas
31:08anti-FNSEA.
31:09Moi,
31:09je connais des gens
31:10qui sont à la FNSEA
31:11avec qui je discute
31:11très bien.
31:12Mais en haut,
31:14c'est de la politique.
31:15C'est trop politisé.
31:16Les syndicats en haut
31:17sont politisés.
31:18Et quand on voit
31:19ne serait-ce que
31:20le problème de l'abattage,
31:23on ne veut pas...
31:24la FNSEA est contre
31:25la vaccination totale.
31:26Parce que l'argument
31:27pour ne pas vacciner,
31:29il n'est pas sanitaire,
31:31il est commercial.
31:32Parce que actuellement,
31:34la France a le statut
31:37indemne de DNC,
31:38malgré les cas de DNC
31:39qu'on a.
31:40Bon,
31:41il y a un million de doses
31:42de vaccins pour vacciner
31:43autour des lieux d'infection,
31:48mais on ne veut pas
31:49de vaccination générale.
31:52Pourquoi ?
31:52Parce que
31:53si la France
31:54vaccine
31:55tout son troupeau,
31:57en imaginant ça,
31:58elle perd son statut
32:00d'indemme
32:01de maladie de DNC.
32:04Vous voyez
32:04l'intelligence
32:05de la bureaucratie.
32:06Terminez d'un mot,
32:07Patrick,
32:07s'il vous plaît,
32:08on va être obligés
32:08de mettre fin à ce débat.
32:10Deux secondes.
32:11Oui,
32:11je finis là.
32:11Et si on perd
32:12le statut indemne
32:13de DNC,
32:14on ne peut plus exporter
32:15d'animaux vivants.
32:16Vous voyez
32:16l'absurdité du système.
32:19Merci beaucoup,
32:20Patrick,
32:20d'avoir appelé
32:21au 30 de 10
32:22et d'avoir débattu
32:23avec nous.
32:25Désolé,
32:25Marianne,
32:25Nicolas,
32:26on n'a pas le temps
32:26de prendre vos appels,
32:27mais ce sera l'occasion
32:28d'un autre débat
32:29sur RTL.
32:30Dans un instant,
32:30on va parler
32:31d'absentéisme scolaire.
32:32Est-ce qu'on peut rater l'école ?
32:34Tiens,
32:34pour partir en vacances,
32:35on en débat tout de suite.
32:37Envoyez-nous vos messages
32:38sur l'application RTL
32:39ou appelez-nous
32:40au 30 de 10.
32:41Le meilleur marché.
32:44Vincent Derosier,
32:45RTL Midi,
32:46les auditeurs
32:47ont la parole.
32:48À un moment,
32:49il faut travailler
32:50et partir en vacances
32:51alors que les enfants
32:53ont encore cours.
32:54Je trouve ça inadmissible.
32:56C'est les mêmes personnes
32:57qui diront
32:58que personne n'écoute
32:59les règles.
33:00C'est les futurs enfants
33:01qui n'iront pas au travail
33:02parce qu'ils auront
33:03quelque chose
33:04de travers le matin
33:05ou ils auront la flemme.
33:06Et merci Samuel
33:08pour votre appel
33:08au 30 de 10.
33:09Oui,
33:10on va parler des vacances
33:10de Noël
33:11parce que vous l'avez peut-être
33:12entendu dans le journal
33:13de Midi et demie,
33:14notre reporter
33:14Léna Ménagé,
33:15Gare de Lyon,
33:16s'est rendu compte
33:17qu'il y avait
33:17beaucoup,
33:18beaucoup d'enfants
33:19à la gare,
33:19dans les trains,
33:20prêts à partir en vacances
33:21alors que nous sommes
33:22vendredi
33:23et donc ils auraient dû
33:23à cette heure-ci
33:24être dans la cour d'école
33:26parce que l'école,
33:27elle est gratuite
33:28mais elle est aussi
33:28obligatoire.
33:29On va accueillir
33:30tout de suite
33:31Aurélien,
33:32bonjour.
33:33Bonjour.
33:35Vous nous appelez d'où Aurélien ?
33:37Du Loiret,
33:38après Signy-les-Pains.
33:39Bon, Aurélien,
33:40est-ce que c'est un sujet
33:42ou pas
33:42de rater une journée d'école
33:44pour partir en vacances ?
33:45C'est de l'enfumage
33:47parce qu'en fin de compte,
33:49nos enfants,
33:51ils vont à l'école
33:53tous les jours.
33:54Regardez le nombre
33:55d'heures de permanence
33:56qui se tapent au collège.
33:58Moi, j'ai ma fille,
33:59on a fait le calcul
33:59avec ma femme,
34:00elle a cinq heures
34:01de permanence
34:01en moyenne par jour.
34:03C'est énorme
34:04parce qu'il y a
34:04des profs absents
34:05et aujourd'hui,
34:06on va les embêter
34:07parce qu'ils ratent
34:07deux jours d'école.
34:09C'est dramatique.
34:11Et donc,
34:13vous dites,
34:13les enfants,
34:14ils peuvent rater
34:14un jour,
34:15voire deux
34:15pour partir en vacances
34:16et profiter.
34:17C'est vrai,
34:18plutôt que d'attendre
34:18en permanence.
34:20On leur enlève
34:20leur émerveillement,
34:21c'est les fêtes
34:22de fin d'année.
34:23Laissez-les se faire plaisir,
34:24laissez-les rater
34:25deux jours de permanence.
34:26C'est pas dramatique.
34:27Vous dites qu'on n'apprend
34:29plus rien les quelques jours
34:30avant les vacances ?
34:32Mais au-delà
34:33des quelques jours
34:33avant les vacances,
34:34c'est au cours
34:35de toute l'année.
34:36Depuis le début de l'année,
34:36ma fille,
34:37elle n'a pas de prof
34:37de français,
34:38elle n'a pas de prof
34:38de maths.
34:39Votre fille est au collège ?
34:41C'est ça,
34:41elle a dix ans.
34:43Elle a dix ans,
34:43elle est en sixième,
34:44c'est sa première année,
34:45elle n'a pas de cours
34:46de français,
34:47elle n'a pas de cours
34:48de maths parce que
34:48le prof de maths
34:49est parti en congé paternité.
34:52Pas de remplaçant,
34:53donc ?
34:53Non,
34:54ça coûterait trop cher
34:55à l'État,
34:56attendez.
34:57On en a parlé sur RTL,
34:589% des profs de collège
35:00absents,
35:02ce qui fait que
35:02ce sont de nombreuses
35:03heures de cours perdues
35:04pour les élèves
35:05et jamais rattrapées.
35:07S'il y a un professeur,
35:09il n'y a pas une forme
35:10de non-respect
35:10à partir en vacances ?
35:13Alors,
35:14s'il y a un professeur,
35:15mais quel type de professeur ?
35:17Vous allez me parler
35:18des professeurs qui restent.
35:20Les professeurs restants,
35:21on va faire la liste.
35:22On a le professeur
35:22de physique-chimie,
35:23le professeur d'art plastique
35:25ou le professeur de musique.
35:26Alors,
35:27j'ai beaucoup de doutes
35:27sur le fait que ma fille
35:28soit une grande artiste
35:29plus tard,
35:30sans vouloir lui manquer
35:30de respect.
35:32Je pense qu'elle fera
35:33comme la plupart des gens,
35:34elle trouvera
35:35un boulot lambda
35:36où elle travaillera
35:38comme tout le monde.
35:41Ce n'est pas
35:41ces quelques jours perdus
35:42qui changeront quelque chose
35:44à son avenir,
35:44c'est ça ?
35:46Pas du tout,
35:46pas du tout.
35:47Et en plus,
35:47pour ce qu'ils subissent
35:48à l'école aujourd'hui,
35:50on nous parle
35:50d'une éducation
35:51qu'on doit avoir
35:52par rapport à nos enfants.
35:53On ne doit pas les stresser,
35:54on doit les tenir
35:56avec de petites pincettes.
35:57Et l'État,
35:58par contre,
35:58eux,
35:58l'État s'en fout complètement.
36:00Aujourd'hui,
36:00ils reçoivent
36:01le harcèlement scolaire
36:02qu'il y a à l'école
36:03et on doit les mettre
36:05à l'école
36:05pour des heures de permanence.
36:07Est-ce que vous savez
36:07exactement ce que c'est
36:08que la permanence ?
36:09Ils restent dans une classe
36:11à parler les uns
36:12avec les autres.
36:13Il n'y a pas de devoir
36:14prédéfini à faire.
36:16Ils sont dans une salle
36:17à errer.
36:17C'est dramatique.
36:20Rater ça,
36:21pour moi,
36:21ce n'est pas vraiment
36:22très grave.
36:23Si demain,
36:23ils veulent faire du sport
36:24à la maison,
36:25on peut aller courir,
36:26faire un tour de vélo.
36:27Si demain,
36:28ils veulent faire
36:28de l'art plastique,
36:29on peut leur faire
36:29faire un dessin.
36:31Et j'en passe
36:32de la musique,
36:33écouter un bon CD
36:34et puis c'est très bien.
36:35Merci Aurélien.
36:36C'est votre message
36:37est passé.
36:38On va accueillir Thibaut.
36:39Thibaut, 36 ans,
36:41qui habite Le Mans.
36:42Bonjour Thibaut.
36:43Bonjour.
36:43Vous, vous êtes père
36:44de deux enfants.
36:46Est-ce qu'a dit Aurélien ?
36:47Non, pas pour vous.
36:49Disons que c'est à nuancer
36:50parce que c'est vrai
36:51que sur le principe,
36:53pour moi,
36:53il ne faut pas louper l'école
36:54et qu'il y a un début
36:56officiel des vacances.
36:57Donc, il ne faut partir
36:58que lorsque ce sont
36:59les vacances.
37:00Maintenant,
37:01dans le cas
37:02de l'auditeur précédent,
37:03Aurélien, pardon.
37:06Oui, c'est Aurélien.
37:07Je trouve quand même
37:08qu'il y a une faille
37:10de l'école.
37:10C'est vrai que
37:11si l'enfant n'a pas cours
37:13ou s'il lui manque
37:14plein de cours
37:14ou si elle n'en apprend rien,
37:17je ne vois pas trop
37:18l'intérêt.
37:19Là, je trouve que
37:19c'est un autre sujet.
37:22Si les profs sont là
37:24et que les cours
37:25se passent bien,
37:26comme c'est le cas
37:27dans notre école,
37:29je ne vois pas
37:30pourquoi je les ferais partir
37:31avant la fin des cours.
37:32Vous, vous avez toujours
37:34respecté cette règle
37:35avec vos deux enfants ?
37:36Jamais dérogé à la règle
37:37le vendredi
37:37jusqu'au bout ?
37:39Toujours,
37:40jamais dérogé.
37:42Alors que vous aviez
37:43peut-être envie de le faire ?
37:44Alors qu'on avait
37:45peut-être certainement
37:46envie de le faire,
37:47alors qu'on pouvait
37:47peut-être le faire aussi,
37:49mais on a privilégié ça.
37:52Alors, c'est vrai
37:53que c'était surtout
37:55pour l'année
37:56de ma toute première
37:57qui était en CP.
37:59On trouve aussi
37:59que sur un jour,
38:01en fait, peut-être
38:01que c'est la journée
38:03où il y aura
38:03un petit peu de lecture,
38:04un petit peu d'écriture
38:06et on trouvait
38:07que c'était très important
38:08pour elle
38:09d'être à tous les cours
38:10de CP.
38:13C'est un principe
38:13d'éducation
38:14en fait pour vous ?
38:16Oui.
38:17En fait,
38:17ce que l'on essaye
38:18de faire avec mon épouse,
38:20c'est de leur transmettre
38:21la valeur travail
38:22et la valeur de l'effort.
38:24Si on commence
38:25à leur dire
38:26qu'on peut partir
38:27quand on veut
38:27en vacances
38:29qu'on ne respecte pas
38:31les règles,
38:32je ne vois pas
38:32pourquoi plus tard,
38:33lorsqu'elles seront grandes,
38:35elles feront
38:37du travail
38:38tous les jours.
38:38Est-ce qu'elles respecteront
38:39leur employeur ?
38:42Je pense que c'est
38:42une valeur de base
38:43en fait.
38:44Après,
38:44pour tous les problèmes
38:45évoqués précédemment,
38:48là, c'est vrai
38:48que c'est plutôt
38:49une faille de l'école
38:50qu'une dérogation
38:53à un principe.
38:54Merci Thibault.
38:55On va marquer
38:55une courte pause
38:56et vos propos,
38:57ils vont faire
38:57très plaisir
38:58à Nathalie
38:59qu'on va accueillir
39:00dans un instant
39:00puisqu'elle est enseignante.
39:02Vous êtes là, Nathalie ?
39:03D'un mot ?
39:03Oui, je suis là.
39:04A tout de suite.
39:04Jusqu'à 14h,
39:07RTL midi,
39:08les auditeurs ont la parole.
39:11C'est sur RTL.
39:14Jusqu'à 14h,
39:16Vincent Derosier
39:17vous donne la parole
39:18sur RTL.
39:20Alors moi,
39:21j'ai 30 ans,
39:22je n'ai pas d'enfant,
39:23mais je trouve
39:23que louper des jours
39:25d'école avant les vacances,
39:27c'est inadmissible.
39:28Dans la vie,
39:29on a surtout des devoirs,
39:31on a des droits, certes,
39:32mais à nous de respecter
39:34nos prérogatives.
39:36Le coup de gueule d'Andréa
39:37au 3210,
39:38merci de nous avoir appelé.
39:39Et bonjour Nathalie,
39:40rebonjour.
39:41Bonjour.
39:42Vous êtes enseignante
39:43en lycée professionnel.
39:45Vous, évidemment,
39:46l'absentéisme
39:47des derniers jours
39:47avant les vacances,
39:48vous en avez peut-être
39:49un peu marre ?
39:50J'en ai marre
39:51et j'en ai surtout marre
39:52de l'indignation
39:53à géométrie variable
39:54de nos chers parents
39:55qui chouinent
39:56quand les profs
39:57sont absents
39:58et pas remplacés.
39:59Ça, je peux le comprendre
39:59parce que c'est effectivement
40:01un gros souci
40:01dans l'éducation nationale.
40:04Mais maintenant,
40:05c'est le vendredi
40:06avant Noël.
40:07C'est le 10 novembre.
40:08Je peux vous dire
40:09que le 10 novembre,
40:09je n'ai pas vu
40:10beaucoup d'élèves.
40:11C'était à lundi,
40:1211 novembre, le mardi.
40:14On s'est pris
40:15un très long week-end.
40:16Sans justificatif,
40:17bien évidemment.
40:18Ils ne sont pas
40:19forcément partis,
40:19mais ils étaient absents.
40:20Peut-être pas envie
40:21de se lever non plus.
40:22Et je reprends justement
40:23ce que disait
40:24votre auditrice
40:25sur le répondeur
40:26et ce que disait
40:26le papa de 36 ans.
40:28Mais mon Dieu,
40:28qu'est-ce que je suis contente
40:29d'entendre
40:30qu'il y a encore des gens
40:32qui ont la tête
40:33sur les épaules.
40:34Il se trouve que moi,
40:35je suis en lycée professionnel
40:36et que donc,
40:36mes élèves sont amenés
40:37à partir en stage
40:38de manière très régulière,
40:4020 semaines au total
40:41sur leurs 3 ans
40:42de formation.
40:43Et les gros reproches
40:44que l'on a des chefs
40:45d'entreprise,
40:46et là encore,
40:46je le comprends,
40:47c'est l'absentéisme,
40:48c'est le retard.
40:50On ne s'est pas arrivé
40:51à l'heure,
40:52comme on ne s'est pas arrivé
40:52à l'heure au lycée,
40:53mais la seule différence,
40:55c'est qu'au lycée,
40:55ça passe.
40:57On passe à la vie scolaire
40:58quand on y passe
40:58et on a un petit tampon
40:59et on peut rentrer en cours.
41:01Vous avez l'impression
41:01que c'est plus qu'avant ?
41:03Vous avez l'impression ?
41:04Oui, bien sûr.
41:05C'est ce que je disais
41:06tout à l'heure
41:07aux standardistes.
41:09Autrefois,
41:10on travaillait le vendredi
41:11après le jeudi
41:12de l'ascension,
41:13il y a quelques années
41:14qu'il est octroyé
41:16en tant que jour.
41:17Alors,
41:18férié,
41:19qu'il ne l'est pas,
41:19mais parce qu'on s'est rendu compte
41:21que le vendredi
41:22après l'ascension,
41:23c'était une catastrophe.
41:24Nous,
41:24on est allés au lycée
41:25pour rien,
41:26ou pour un élève,
41:27ou pour deux élèves,
41:28et tout le monde
41:29était parti à son mobilhome
41:31en week-end
41:31ou resté à la maison.
41:34Donc, moi,
41:34je pense qu'à un moment,
41:35il faut aussi expliquer
41:37aux gamins
41:38qu'effectivement,
41:40dans la vie,
41:40on a des droits,
41:42mais on a aussi
41:43beaucoup de devoirs,
41:44et ça fait partie
41:45de l'éducation.
41:46Alors, encore une fois,
41:46moi, je dis toujours
41:47à mes élèves,
41:47je suis enseignante,
41:49je ne suis pas parent,
41:50il y a des choses
41:51qui s'apprennent très petits,
41:52et moi,
41:52je peux vous dire
41:53que mes deux enfants,
41:54qui sont maintenant grands,
41:55qui sont aussi parents,
41:56allaient à l'école
41:57le samedi à l'époque,
41:58et jamais le samedi,
41:59on les a écoutés,
42:01parce qu'ils voulaient
42:01partir avec nous,
42:02faire des courses,
42:03ou je ne sais quoi,
42:04ils sont toujours
42:05allés à l'école le samedi,
42:06et ils sont allés
42:06à l'école tous les jours,
42:07et on est partis en vacances
42:08le lendemain des vacances,
42:10je veux dire,
42:11c'est des évidences pour moi,
42:14mais non,
42:15ce n'est pas pour certains parents,
42:17non,
42:17et l'absentéisme des profs,
42:19je le répète,
42:20je le comprends,
42:21mais on ne peut pas
42:22s'indigner comme ça
42:23quand ça nous arrange.
42:26Alors,
42:26Nathalie,
42:27restez avec nous,
42:27parce que je vais vous faire
42:28dialoguer justement
42:29avec Johan,
42:30chef d'entreprise,
42:3137 ans,
42:32bonjour.
42:33Oui, bonjour.
42:34Bonjour.
42:34Vous risquez d'avoir
42:35une remarque de Nathalie,
42:36Johan,
42:37mais vous,
42:37vous avez fait rater
42:39l'école à votre fils ?
42:40Alors,
42:40on a une circonstance
42:43atténuante,
42:44puisque justement,
42:44Elliot a été malade
42:46hier après-midi,
42:47donc sa maman a été
42:48le chercher à l'école,
42:49à la demande
42:50de la directrice,
42:51et pour ma part,
42:52aujourd'hui,
42:53je fais un aller-retour
42:54en Ile-de-France,
42:54puisque je vais chercher
42:55mon fils pour les vacances
42:56scolaires à la sortie
42:57du collège.
42:58Donc,
42:59avec ma femme,
42:59on a quatre enfants,
43:01on est en famille recomposée,
43:02trois de nos premières unions,
43:04puis un petit dernier,
43:04ensemble.
43:05Donc,
43:05nous,
43:06on est,
43:07je serais plutôt
43:08de la vie,
43:09justement,
43:09avec cette dernière auditrice,
43:12puisque nous-mêmes,
43:13on est,
43:13oui,
43:14avec Nathalie,
43:15puisque nous-mêmes,
43:15on est assez à cheval
43:17avec nos enfants
43:18sur l'heure,
43:19ne pas louper l'école.
43:21Pareil,
43:22pour tout ce qui est écran,
43:23c'est vraiment très peu
43:25à la maison,
43:26au quotidien.
43:27Et justement,
43:29on a Elliot,
43:30qui était malade hier
43:31et qui m'accompagne,
43:32du coup,
43:32aujourd'hui,
43:33en Ile-de-France,
43:34qui est un très bon élève,
43:36qui est un très bon lecteur.
43:37Et justement,
43:38ce matin,
43:38on se posait la question
43:39de s'il allait aller à l'école
43:40ou pas.
43:41Bon,
43:41la santé,
43:41ce n'est pas top,
43:42donc je le garde avec moi.
43:43Donc,
43:43il a gagné une journée
43:44de vacances supplémentaires.
43:46mais ça,
43:46c'est la maladie,
43:48c'est la maladie,
43:48c'est pas...
43:49Alors,
43:49Johan,
43:49on ne vous juge pas
43:51et bien sûr,
43:51Nathalie ne vous juge pas,
43:52mais on va lui demander
43:53quand même si votre excuse
43:54est valable.
43:55Oui,
43:55non,
43:55non,
43:56mais ça,
43:56la maladie,
43:56je n'ai rien à dire.
43:57Enfin,
43:57nous aussi,
43:57on est malades en ce moment.
43:59C'est vrai qu'il y a beaucoup
44:00de lycéens qui sont malades,
44:02il y a tous les virus de l'hiver
44:03qui traînent.
44:05Non,
44:05non,
44:05mais ça,
44:06c'est normal,
44:06on comprend
44:07et je suis la première
44:08à comprendre.
44:09mais c'est ce...
44:11Moi,
44:11j'ai eu,
44:11je vais vous citer une anecdote,
44:13mais qui,
44:14alors,
44:15pour le coup,
44:15à quatre ans de la retraite,
44:17m'a fait rester bouche ouverte
44:19à croire que je n'ai pas encore tout vu.
44:21J'ai un élève de Terminal
44:23qui s'est absenté dix jours en octobre
44:25parce que ses parents partaient à Marrakech
44:27et que c'est moins cher.
44:29D'accord,
44:30alors ça,
44:30c'est la meilleure excuse
44:31que vous avez eue.
44:32Ça a été dit ouvertement,
44:36c'est-à-dire que la maman
44:37a prévenu l'établissement
44:38en disant,
44:38voilà,
44:39mon fils sera absent
44:40pendant dix jours,
44:40on part à Marrakech
44:41pour mes cinquante ans,
44:43voilà,
44:44et c'est moins cher,
44:45le gamin est parti dix jours
44:46à Marrakech.
44:47Ça,
44:47l'a aménagé,
44:48notre reporter l'a entendu ce matin,
44:50garde Lyon,
44:50cette excuse.
44:51Non,
44:51non,
44:52mais je sais,
44:53je sais.
44:54Et alors,
44:54après,
44:55on passe toujours
44:55pour les grognons de service
44:57quand on fait la moindre remarque
44:58et Dieu sait
44:59si quand on fait des remarques,
45:01on a parfois des retours
45:02qui sont virulents,
45:03mais je continue
45:04à les faire,
45:04ces remarques
45:05parce qu'en entreprise,
45:08c'est la
45:08la tolérance
45:09n'existe pas
45:10et le retard,
45:11ça n'existe pas
45:12et s'absenter
45:12sans prévenir,
45:13ça n'existe pas
45:14et dire,
45:15je vais,
45:15je suis normalement,
45:16enfin,
45:16je ne sais pas,
45:17moi,
45:17si vous êtes en congé ce soir,
45:19vous n'allez pas dire
45:20à RTL,
45:21en tout compte fait,
45:22jeudi soir,
45:22c'est bon
45:22parce que j'ai un train
45:23moins cher,
45:24parce que je vais partir.
45:25Oui,
45:25non,
45:25je peux vous laisser dialoguer
45:26tout seul,
45:27mais je vais quand même
45:27rester jusqu'au bout.
45:29Oui,
45:29allez-y,
45:29Johan,
45:30d'un mot,
45:30avant d'accueillir Ludovic.
45:31Oui,
45:31d'un mot,
45:32alors justement,
45:33moi,
45:33pour ma part,
45:34mes enfants sont en vacances,
45:35la société n'est pas fermée.
45:38Pour ma part,
45:39ça fait 4 ans
45:40que j'ai transféré
45:40mon entreprise
45:41de l'île de France
45:42en Normandie,
45:42donc les débuts
45:43ont été plutôt difficiles.
45:45Aujourd'hui,
45:46les choses
45:47sont en route,
45:48ça va plutôt bien.
45:49Ça fait 4 ans
45:50que je n'ai pas pris
45:52de vacances
45:52avec ma femme
45:53et mes enfants.
45:54Donc là,
45:54justement,
45:55on a un séminaire
45:55qui est prévu
45:56avec notre tête de réseau
45:58en janvier,
45:59donc dans un center park
46:00et j'en profite
46:01pour prendre
46:02une semaine de vacances
46:03avec mes enfants
46:04qui vont louper
46:05une semaine de vacances
46:07à ce moment-là.
46:09Donc on en enfermera
46:10les écoles
46:11et tout le monde
46:11le moment venu.
46:13Une semaine de cours,
46:13vous dites,
46:14vous avez dit
46:14une semaine de vacances,
46:15une semaine de cours.
46:15Oui,
46:16une semaine de cours,
46:17donc on n'a pas eu
46:18l'occasion énormément
46:20ces dernières années
46:21de profiter ensemble.
46:21En parallèle de ça,
46:24justement,
46:24on a la chance
46:25d'avoir de bons élèves
46:26à la maison
46:27qui sont assidus
46:28et pour lesquels
46:28sortir un cahier de vacances
46:30durant les vacances scolaires
46:32n'est pas du tout
46:33un problème.
46:34Donc voici.
46:35Dans tous les cas,
46:36les résultats scolaires
46:37suivent à côté
46:37et nous,
46:39parents,
46:39je pense qu'on fait
46:40le nécessaire
46:40pour que nos enfants
46:42gardent un certain sérieux
46:44même en vacances.
46:45Et merci,
46:46Johan,
46:46de votre franchise.
46:47On est avec Ludovic.
46:49Bonjour,
46:49Ludovic.
46:49Bonjour.
46:51Bon,
46:51vous,
46:51vous allez dans le sens
46:52de Nathalie,
46:53l'enseignante
46:53qui vient de nous appeler.
46:55L'école,
46:56sauf tremblement de terre,
46:57on y va.
46:58Même avec un tremblement de terre.
47:01Il n'y a pas question
47:01que moi,
47:02mes filles,
47:02elles loupent une journée
47:03d'école.
47:03ce n'est même pas concevable.
47:06C'est leur donner les bases
47:07pour leur vie professionnelle
47:09plus tard.
47:10Mais c'est hors de question.
47:12Et j'aimerais revenir
47:13sur le propos
47:14que Nathalie disait
47:15tout à l'heure.
47:17Elle est là
47:17pour instruire nos enfants.
47:18Elle n'est pas là
47:19pour les éduquer.
47:19Et le premier monsieur
47:21qui est intervenu
47:22qui disait
47:23oui,
47:24ma fille,
47:24elle a 5 heures
47:25de permanence
47:26par semaine
47:27ou par jour
47:28ou je ne sais trop quoi.
47:29Il ne faut pas faire croire
47:30que dans l'école publique,
47:32parce que j'ai un collège public
47:34autour de moi,
47:34alors moi,
47:34mes enfants n'y vont pas,
47:35ils vont dans le privé
47:36où on n'a pas d'absence,
47:38enfin,
47:38on a très peu d'absence
47:39de professeur
47:39ou quoi que ce soit
47:40et quand il y a des absences,
47:41ils sont remplacés.
47:42Mais dans le public,
47:44dans le collège
47:45qui est dans le village
47:45d'à côté,
47:47il n'y a pas,
47:48il y a des absences aussi
47:48mais ils n'ont jamais 5 heures
47:50de permanence.
47:51Ça,
47:51ce n'est pas vrai.
47:52Ça fait des demi-journées
47:53de permanence,
47:53ce n'est pas possible.
47:54Pour vous,
47:55toute journée,
47:55toute demi-journée,
47:56même celle avant le début
47:57des vacances
47:57est précieuse ?
47:59Bien sûr.
48:00Moi,
48:00aujourd'hui,
48:00j'ai ma fille,
48:01elle termine par une heure
48:02de soutien scolaire.
48:03Elle n'en a pas forcément besoin
48:04mais je lui ai dit
48:06tu iras jusqu'au bout
48:07de ta journée.
48:08Il n'y a pas question
48:08que tu chantes cette heure
48:11qui peut être bénéfique
48:13pour X ou Y.
48:14Tu vas faire une partie
48:14de tes devoirs de vacances
48:15pendant cette heure,
48:16ce sera du travail
48:17que tu n'auras pas à faire
48:18pendant tes vacances
48:19mais il est hors de question
48:20que tu n'ailles pas
48:22à cette heure
48:23parce que tes copains
48:23n'y vont pas
48:24ou quoi que ce soit.
48:25Super.
48:25Merci beaucoup Ludovic.
48:26On va accueillir Corine
48:27très très rapidement.
48:28Bonjour Corine.
48:29Bonjour.
48:30Vous êtes responsable commercial.
48:32Alors,
48:32vous avez vu le débat est vif.
48:34Oui.
48:35Qu'est-ce que vous en dites vous ?
48:36Alors moi,
48:37je suis assez d'accord
48:38avec le discours
48:38de Nathalie et Ludovic.
48:40Je pense qu'on doit
48:42donner l'exemple
48:43et nos enfants,
48:44ils doivent aller à l'école
48:44et je suis assez d'accord
48:47sur le fait de dire
48:47oui, effectivement,
48:48ça coûte moins cher
48:48de partir en vacances
48:49hors pariètre scolaire
48:51mais en fait,
48:52on doit avoir du respect.
48:53On doit donner
48:54à nos enfants
48:55le respect des enseignants.
48:57C'est eux
48:57qui partagent le savoir
48:58et on ne peut pas se dire
49:01oh, ben j'ai musique,
49:03il ne sera pas un artiste
49:04en dessin.
49:05Ben non.
49:06En fait,
49:06c'est très réducteur.
49:07Je pense qu'on a la chance
49:09en France
49:10d'avoir une éducation
49:10à l'escaler
49:11mais on ouvre
49:12les esprits à chacun
49:13le français,
49:15la culture
49:15et les profs
49:17ne sont pas simplement
49:18des personnes
49:18qui sont là
49:19quand on en a envie
49:20en fait.
49:20Respect pour les élèves,
49:21pour les professeurs
49:22et vous,
49:22vous préférez vous priver
49:24peut-être d'un billet de train
49:25moins cher
49:25mais vous attendez
49:26la fin des cours.
49:27Mais il faut donner
49:28l'exemple en fait.
49:30On construit
49:31des futurs citoyens
49:32donc on va dire
49:33à nos enfants
49:34oh, c'est pas grave,
49:35va pas à l'école.
49:36Ils vont faire quoi
49:37quand ils seront
49:37dans le monde du travail ?
49:39Et merci beaucoup,
49:40le mot de la fin pour vous
49:41Corinne,
49:42vous nous appeliez
49:42de vos cressons
49:43dans les Hauts-de-Seine.
49:45Merci beaucoup,
49:46c'est la fin de cette émission,
49:47les auditeurs ont la parole
49:48qui revient à l'heure.
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