- il y a 7 semaines
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 16 décembre 2025.
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00:0012h30, 14h, RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
00:08Avec Amandine Bégaud.
00:10Et à la une cette colère des agriculteurs qui semblent encore être montés d'un cran.
00:17On dépasse désormais le cadre de la seule région Occitanie.
00:21Depuis ce matin, plusieurs d'entre eux bloquent des voies SNCF entre Toulouse et Narbonne.
00:25Le trafic des trains est interrompu.
00:27Des manifestations ont également eu lieu à Nice ce matin devant la préfecture des Alpes-Maritimes.
00:32Et en Ile-de-France, la Nationale 12 est bloquée à hauteur de Mérée dans les Yvelines.
00:37Une colère prise très au sérieux par le gouvernement.
00:41Une réunion de crise a eu lieu ce matin à Matignon.
00:44Sébastien Lecornu demande une accélération de la stratégie vaccinale contre la dermatose nodulaire.
00:51Il recevra les organisations syndicales agricoles dans la semaine.
00:55C'est ce qu'annonce son entourage.
00:57Dans l'actualité également, cette plainte contre Brigitte Macron.
01:00Une plainte pour injure publique déposée ce matin par plusieurs associations féministes.
01:05Après ses propos polémiques, elle avait traité, vous vous en souvenez sans doute, de Salkon,
01:09des militantes qui avaient interrompu le spectacle d'Harry Habitant.
01:13Propos privés qui n'auraient jamais dû être diffusés, répond la première dame,
01:17qui se dit néanmoins désolée si elle a blessé les femmes victimes.
01:21Écoutez la présidente de l'association féministe, les tricoteuses hystériques.
01:25Même les excuses que Brigitte Macron a proférées sont inaudibles.
01:28100% des femmes seront exposées dans leur vie à des violences sexistes et sexuelles.
01:33Ce n'est pas que les féministes qui ont été insultées.
01:36C'est toutes les femmes qui ont été insultées par ces propos.
01:39Et dans un pays qui, à l'heure actuelle, n'arrive pas à endiguer les violences,
01:43il est nécessaire de montrer qu'on ne laisse plus rien passer.
01:47Et à titre personnel, j'ai déposé plein de mots aussi.
01:50Je suis aussi une victime.
01:51Et je me suis sentie souillée une fois de plus par ces mots-là.
01:56Et puis, je vous l'expliquais dans le journal,
01:58votre mutuelle va vous coûter plus cher l'an prochain.
02:00Plus 4,3% en moyenne pour les contrats individuels.
02:03Plus 4,7% si vous avez un contrat avec votre entreprise.
02:07C'est ce qu'a confirmé ce matin sur RTL.
02:08Le président de la Fédération Nationale de la Mutualité Française.
02:12Ça peut vous faire réagir d'ailleurs.
02:14Si vous envisagez de changer de mutuelle, de renoncer aussi carrément à une mutuelle
02:18parce que cela vous coûte trop cher.
02:20J'attends vos témoignages et vos appels au 3210.
02:23La météo, et on va la faire correctement avec vous Peggy.
02:27Avec, on le disait d'abord, toujours ces pluies dans le sud-est et notamment sur la Corse.
02:31Oui, sur l'est de la Corse, on entend encore beaucoup, beaucoup de pluie cet après-midi.
02:34Localement des orages.
02:35En gros, on sera d'ici la fin de l'épisode ce soir, en général, à 150 mm de pluie.
02:40Localement 250.
02:42Ce qui correspond à 1, voire 2 mois de pluie en 36 heures puisque l'épisode a commencé hier soir.
02:47Le gros de l'épisode est passé sur le continent.
02:49Mais on a encore un temps bien pluvieux cet après-midi sur le Languedoc et les Cévennes.
02:53Localement des orages.
02:54De la neige sur les Alpes des 1500 mètres.
02:56Et puis quelques averses vers la Champagne, la Bourgogne-Franche-Comté ou le Lyonnais cet après-midi.
03:01Autres zones de pluie mais rien à voir.
03:02Ce sont des pluies beaucoup plus faibles et localisées.
03:04entre les pays de la Loire et les côtes de la Manche.
03:07La Bretagne retrouve un temps sec et des éclaircies.
03:10Et puis ailleurs, entre le sud-ouest, l'île de France et les frontières du nord,
03:13on a un ciel plutôt entre nuages et éclaircies avec un temps sec et des températures.
03:18Alors qu'ils sont comprises entre 3 et 10 degrés sur le nord-est.
03:2111 à 14 sur le reste de la moitié nord.
03:2314 à 17 degrés dans le sud.
03:25On est encore au-dessus des normales de 16 heures.
03:27Et demain ?
03:28Demain, on retrouve un temps sec quasiment partout.
03:30Il n'y a que la Bretagne, on aura quelques averses.
03:32Mais beaucoup de brouillard, beaucoup de grisailles, un peu de bruine.
03:36Et on retrouvera du soleil dans l'après-midi entre les Pyrénées, la Méditerranée,
03:39la région Rhône-Alpes et les frontières de l'Est.
03:41Merci beaucoup Peggy.
03:42Il est 13h05.
03:44Redonnons vie à nos centres-villes avec RTL.
03:46Vous le savez, depuis le 1er décembre, chaque jour, RTL cache une valise RTL dans un centre-ville.
03:53Et aujourd'hui, la valise était cachée à Laval.
03:55Bonjour Noémie.
03:56Bonjour.
03:57Et bravo, c'est vous qui l'avez trouvée.
03:59Elle a été difficile à trouver, cette valise ?
04:01Non, très simple.
04:02On a eu lundi, c'est deux minutes après, on était au lieu où il fallait la trouver.
04:07Je crois qu'on va dire aux offices de tourisme de nous aider à trouver des indices plus difficiles quand même.
04:13Elle était cachée où Noémie ?
04:15Eh bien, elle était cachée au Revelata.
04:18C'est un restaurant qui a ouvert dans les Halles de Laval.
04:21Et donc à lundi, tout de suite, vous vous êtes dit, c'est ça ?
04:24Oui.
04:24Oui, on attendait dans le centre parce qu'on pensait qu'on allait là-bas trouver.
04:30Et direct, voilà.
04:31Alors attendez, quand vous dites, on attendait dans le centre, vous étiez avec qui ?
04:35Alors j'étais avec ma maman, c'est son anniversaire aujourd'hui.
04:38Donc j'ai dit, allez, on fait une activité.
04:39Elle s'appelle comment votre maman ?
04:41Alors Anne-Brigitte.
04:42Anne-Brigitte.
04:43C'est un peu compliqué, mais voilà.
04:44C'est le prénom de sa marraine et puis sa sœur qui a choisi un prénom en plus.
04:49Donc voilà.
04:49On lui souhaite un très bel anniversaire et effectivement, c'est un joli cadeau.
04:53Vous disiez, on n'était pas les seules, il y en avait d'autres comme vous qui attendaient.
04:56Voilà, donc on est arrivés ensemble.
04:59On était six en tout, donc toutes les deux avec ma maman.
05:01Et puis à côté, on avait Catherine, Thierry, encore un autre Thierry et Margot.
05:06Je les embrasse parce qu'on a fait une team au final ensemble.
05:10On s'est partagé la valise et puis voilà.
05:13Vous êtes partagé la valise ?
05:15Oui, oui tout à fait.
05:16Et vous vous connaissiez ?
05:18Non, pas du tout.
05:19Donc au passage, voilà, on s'est fait des nouveaux amis.
05:22Et voilà, on va partager les produits à l'intérieur lors d'un apéro tous ensemble.
05:26Oh mais c'est génial.
05:27Donc vous avez fait des nouveaux amis, vous avez eu plein de cadeaux.
05:30Il y a quoi à l'intérieur de cette valise ?
05:32Alors à l'intérieur, il y avait des tartinables, de la maison d'Odé.
05:36On avait un bon fromage pour chez Laura.
05:39On avait des disques vinyles, des livres, des goodies RTL.
05:44D'ailleurs, je tiens à préciser, Dominique, qui est un fervent auditeur, est arrivée un peu en retard.
05:50Et on lui a donné des petits goodies pour lui faire plaisir.
05:53Pareil, voilà, c'était Noël pour tout le monde, tu penses.
05:55Non mais c'est super sympa parce que du coup, vous n'auriez plus tout gardé pour vous.
06:00Bon, merci beaucoup Noémie.
06:03Un grand bravo.
06:03Un grand merci à vous.
06:04Et puis voilà, toute la team, les six, vous disent merci pour tous ces jeux et pour cette valise.
06:10Bon ben, on les embrasse aussi.
06:12Et embrassez très fort votre maman Anne-Brigitte.
06:14Merci beaucoup.
06:14Donc à qui on souhaite encore un bon anniversaire.
06:16C'est gentil.
06:17Demain, nouvelle valise, bien sûr, dans un nouveau centre-ville.
06:22Et c'est Louis Baudin qui vous donnera le nom de cette ville demain matin à 8h30.
06:27Jusqu'à 14h.
06:29Les auditeurs ont la parole.
06:31Amandine Bégaud sur RTL.
06:35Et on va commencer l'émission en évoquant la crise agricole.
06:41Et ces manifestations qui semblent gagner du terrain.
06:45Bonjour Frédéric.
06:46Bonjour Amandine.
06:48Vous nous appelez d'où ?
06:49De la Nièvre.
06:50Et vous êtes vous-même éleveur ?
06:52Je suis éleveur de Charolaises, oui.
06:55C'est la première fois que vous nous appelez.
06:56Qu'est-ce que vous vouliez dire ?
06:58C'est la première fois que j'appelle.
06:59Je suis un petit peu tendu.
07:01Pourquoi ?
07:01C'est particulier.
07:02Ben, gêné.
07:04Pas l'habitude de parler comme ça.
07:05Oh ben oui.
07:06Mais alors, c'est le principe Frédéric.
07:07Vous êtes ici chez vous.
07:08On discute ensemble.
07:10Et vous inquiétez pas.
07:11Tout le monde est très bienveillant.
07:12Tout se passe bien.
07:12D'accord, d'accord.
07:13Non, non.
07:14Ben, j'ai entendu votre émission hier.
07:17J'ai un petit peu réagi par rapport à ce qui s'est dit.
07:20Surtout Virginie Garin.
07:21Oui.
07:21Que j'écoute énormément.
07:23Et qui parlait de cette fameuse mouche qui peut transmettre la maladie.
07:27Oui.
07:27Il faut prendre en compte aussi quelque chose de spécifique dans nos régions.
07:32La hausse de la température.
07:35Aujourd'hui, on est quand même au mois de décembre, au 15 décembre.
07:39Et on a des températures relativement douces.
07:41Donc, la mouche, vous ne pouvez pas l'empêcher de circuler.
07:45Et ça, ça va devenir un très, très, très gros problème.
07:49La diffusion de ces dermatoses va continuer de plus en plus avec ces températures très douces.
07:55Oui, c'est une conséquence aussi du réchauffement climatique.
07:58C'est ça que vous voulez dire ?
07:59Entre autres, entre autres.
08:01Parce qu'en temps normal, pardon, moi, je ne suis pas une grande spécialiste du tout de cette maladie.
08:05Et on commence à en apprendre un petit peu.
08:07Mais normalement, ça veut dire qu'en période hivernale, ou en tout cas quand les températures sont froides,
08:13elles ne circulent plus ?
08:15Elles ne circulent plus.
08:16Je n'en sais rien.
08:18Je sais que les mouches, les thons, les moustiques ne circulent plus à ce moment.
08:23Donc, ça limite quand même la propagation.
08:27Il y a tous ces paramètres à prendre en compte.
08:31Et puis aussi, ce manque d'informations de la part de notre gouvernement, de la part de certaines autorités.
08:39On a très, très peu d'informations sur cette fameuse maladie.
08:42On a très peu eu d'informations jusqu'à présent.
08:45Alors que ça fait déjà des décennies qu'on la connaît dans d'autres pays.
08:51Je me suis renseigné un petit peu parce que nous, on est...
08:53Mais donc vous, vous avez 200 vaches charolaises, c'est ça ?
08:57J'ai 120 mères et j'ai toute la suite.
08:59Et je suis en plein moment de veillage, voilà, en ce moment.
09:02Et on a eu très, très peu d'informations.
09:06Nous, le Centre France, on est très peu impacté pour l'instant.
09:10Et j'espère que ça durera.
09:11Mais on peut se renseigner auprès de l'Autorité européenne de sécurité des aliments,
09:18qu'ils ont très, très bien détaillé.
09:20Vous pouvez aller sur le site.
09:21On peut se rendre vraiment compte qu'ils ont pris le temps d'analyser la chose depuis des décennies.
09:27et ils se sont rendus compte quand même que la vaccination totale marche très bien.
09:32On n'est pas obligé d'abattre des troupeaux entiers.
09:35Ce n'est pas possible, quoi.
09:36Et puis, vraiment, l'état de l'éleveur, quand on abasse tout son cheptel...
09:41Ça vous inquiète, vous, Frédéric ?
09:42Parce que vous dites, on est peu informé, je me suis renseigné.
09:46Vous avez un troupeau, certes, qui est éloigné aujourd'hui des foyers.
09:51Mais vous avez peur que ça ne gagne la Nièvre, par exemple ?
09:54Je n'en sais rien.
09:56Moi, ce que je souhaite, c'est quand même que des pratiques vétérinaires soient mises en place.
10:01Je me rends compte, j'ai fait des recherches,
10:04je me rends compte quand même que dans d'autres pays,
10:06on a vacciné la totalité du cheptel.
10:09Et on peut remarquer que cela marche.
10:11Sauf que ce qu'on disait hier, c'est que le cheptel vacciné,
10:16du coup, ne peut pas être vendu à l'étranger, visiblement.
10:19C'est ce que j'ai compris.
10:19Alors ça, ce sont des accords européens.
10:22Ce sont des accords entre pays.
10:23Est-ce que le pouvoir européen, les politiques de chaque pays ne pourraient pas s'entendre
10:30à ce que tous les pays frontaliers s'accordent à laisser la libre circulation d'animaux vaccinés ?
10:42C'est tout à fait possible.
10:44Mais bon, ça, c'est encore des pourparlers et tout ça, quoi.
10:48Et après, on évoquait hier l'exemple à la fois italien et l'exemple turc.
10:53En Italie, ils ont fait le choix d'abattre systématiquement tous les troupeaux touchés et de vacciner, il faut le dire.
11:00Et ils ont donc très vite repris le contrôle sur la maladie.
11:04En revanche, en Turquie, on a fait ce que pro d'un certain nombre d'éleveurs aujourd'hui en France.
11:10C'est-à-dire qu'on n'a pas abattu systématiquement tous les troupeaux touchés.
11:14On a vacciné dans un certain périmètre et la maladie revient régulièrement.
11:18Donc, la vaccination seule ne suffit sans doute pas, Frédéric.
11:22Vous l'avez très bien dit, ils ont vacciné dans certains périmètres.
11:27Pourquoi n'ont-ils pas vacciné la totalité ? C'est juste ça.
11:31Mais vous croyez qu'on allait à ces vaccins, par exemple ? 17 millions de vaches, je crois, en France.
11:37Les vaccins, je pense que les laboratoires pharmaceutiques sont capables de le faire.
11:42On a vu du moment du Covid, du vaccin, du vaccin, c'est vrai qu'il en manquait.
11:47Il y a eu la ruée là-dessus.
11:48Les laboratoires se sont mis à le fournir.
11:51Pourquoi, par rapport à notre cheptel français, ils ne seraient pas capables de le faire ?
11:58C'est quand même la base de tout.
12:01On produit de la viande, on a besoin de manger.
12:04Pourquoi ne le font-ils pas ?
12:06Et Sébastien Lecornu, le Premier ministre, a demandé tout à l'heure une accélération de la stratégie vaccinale.
12:11Restez avec nous, Frédéric.
12:13C'est votre premier appel, on vous garde et on va continuer à échanger dans un tout petit instant.
12:17A tout de suite.
12:21Je suis un peu en colère contre tous ces agriculteurs qui bloquent les routes.
12:34Je pense que plutôt que de bloquer les routes, il serait beaucoup plus utile pour eux-mêmes et pour l'ensemble de la nation qu'ils fassent respecter les interdictions de déplacement des bovins.
12:45S'il n'y avait pas quelques agriculteurs complètement irresponsables qui déplacent leurs bovins pour les faire sortir des zones qui sont normalement,
12:54où normalement les déplacements sont interdits pour éviter la propagation de la maladie,
13:00il est probable que ce serait beaucoup plus simple d'arrêter cette épidémie de dermatose nodulaire.
13:07Et on évoque cette colère des agriculteurs, vous aussi n'hésitez pas à nous appeler au 3210 pour réagir, on est toujours avec vous.
13:16Frédéric, j'ai oublié de vous poser une petite question, est-ce que vous envisagez vous aussi d'aller manifester à un moment ou un autre ?
13:23Alors, à un moment ou un autre peut-être, là je vous ai expliqué, je suis en plein moment d'éveilage, donc je ne peux pas m'absenter.
13:30Mon troupeau a besoin de moi et puis tous nos animaux sont rentrés, on les nourrit, on en prend soin, on prend soin des petits veaux, donc ça va être un petit peu compliqué.
13:41Mais je suis de tout cœur avec eux, ça, moralement, je suis de tout cœur.
13:46Frédéric, restez avec nous, on va échanger avec Laurence. Bonjour Laurence.
13:50Bonjour, bonjour Amandine.
13:52Vous nous appelez d'Orléans, vous les soutenez, nos agriculteurs ?
13:56Oui, alors j'écoutais Frédéric, je suis entièrement de son avis, d'autant plus que je suis de la même région, d'une région d'élevage, de culture, donc j'ai baigné dans ce climat-là.
14:10Et moi, je suis en colère avec le Mercosur, tous ces accords de libre-échange, évidemment qu'on doit travailler le libre-échange.
14:24Mais cet accord du Mercosur, moi je suis tout à fait contre et je trouve que les agriculteurs ont bien raison de manifester.
14:36Les manifestations, Laurence, pour le moment, il y a certes ce Mercosur, mais les manifestations, pardon, elles sont d'abord à cause de cette dermatose qui touche les bovins.
14:47Mais c'est vrai, et on le rappelait tout à l'heure dans le journal, qu'on attend cette décision autour du Mercosur qui pourrait être validée d'ici la fin de la semaine
14:57et que ça risque d'alimenter encore un peu plus la colère des agriculteurs.
15:02Le fait qu'ils bloquent les routes, qu'ils bloquent certaines voies SNCF, ça ne vous gêne pas, Laurence ?
15:07Alors moi particulièrement, non, ça ne me gêne pas.
15:10Et c'est un moyen qu'ils ont de pression de se faire entendre.
15:14Je pense qu'ils n'ont pas programmé parce que c'était les fêtes de Noël ou voilà.
15:20Je comprends que ça peut gêner les personnes qui partent en vacances, qui ont des déplacements quotidiens.
15:25Mais pour faire pression sur le gouvernement, pour se faire entendre, il y a plein de moyens effectivement, mais eux ils ont ce moyen.
15:36Et moi je les soutiens et s'il fallait que j'aille manifester avec eux, franchement, j'irai.
15:41Parce que, comme je disais dans mon message, l'agriculture, l'élevage est en danger.
15:47Nous sommes en danger.
15:48Je ne sais pas si les Français se rendent compte vraiment que déjà on commence à manger, avoir une alimentation qui n'est plus très saine,
15:59puisque justement nous mangeons, nous buvons des choses qui viennent de l'étranger, qui n'ont pas les normes que nous avons en France.
16:08Et c'est dramatique et il faut favoriser le made in France, l'agriculture française et tout ça.
16:18Je comprends, comme je disais à votre, la personne que j'ai eue tout à l'heure, effectivement une famille nombreuse, c'est compliqué parce que les produits sont chers.
16:31Alors, mais c'est tout un ensemble, il faut revoir, je pense qu'il faut revoir énormément de choses.
16:36Moi je parlais de l'agriculture, mais le made in France, il n'est pas que pour l'agriculture, il est pour plein de choses.
16:41Mais moi je trouve qu'ils ont entièrement raison de manifester, s'ils n'ont que ce moyen de bloquer les routes, ben, ou les chemins de fer ?
16:49Laurence, on va accueillir François. Bonjour François.
16:53Bonjour Armandine, bonjour les auditeurs.
16:55Vous êtes-vous céréalier et leveur Beauvin, dans quelle région ?
16:59En Normandie, dans l'air.
17:00En Normandie. Vous entendez Laurence qui dit s'il faut aller manifester, moi j'irai à leur côté.
17:08Oui, tout à fait. C'est ce qu'il faut que les consommateurs, qu'on ait le soutien des consommateurs.
17:14Et là j'aimerais apporter un petit peu plus de précision par rapport à ce que l'auditrice a dit tout à l'heure,
17:18qu'effectivement quand on mange français, ben ça coûte cher.
17:22Alors, je vais remettre des petits éléments de contexte.
17:24Alors par exemple, le prix du blé, il représente 11,4% du prix de la baguette.
17:28Donc on ne peut pas dire que la production fasse que la baguette coûte cher.
17:35Par exemple, au jour d'aujourd'hui...
17:36Elle pensait peut-être à la viande.
17:38C'est vrai qu'aujourd'hui, un poulet français, par exemple, je prends l'exemple du poulet,
17:42parce que voilà, mais il coûte sans doute un peu plus cher qu'un poulet venu d'ailleurs, non ?
17:47Oui, tout à fait. En ce qui concerne la viande, c'est un cas particulier, parce que là, structurellement parlant,
17:53la production européenne est en déficit.
17:56Et du coup, Madame Van der Leyen, par la Commission européenne, a eu la bonne idée de faire ce Mercosur
18:02pour justement combler ce déficit.
18:04Alors que le fait d'avoir mis des normes en place, c'est ça qui nous freine dans l'acte de production.
18:11Et du coup, elle comble avec des importations, avec des aliments qui ne respectent pas du tout les normes européennes.
18:16François, ce Mercosur, il vous inquiète plus que la dermatose ?
18:20Oui, tout à fait. Parce qu'en fait, la dermatose, c'est la petite goutte qui fait déborder le vase.
18:25Il y a le Mercosur, il y a le budget de la PAC qui est en négociation, où ils annoncent 20% de baisse du budget,
18:31sachant que c'est un budget qui n'a jamais été indexé sur l'inflation.
18:34Donc vous imaginez depuis le début que la PAC existe, est-ce que ça peut donner ?
18:37Il y a aussi la taxe sur les engrais.
18:38Mais c'est vrai que pour en revenir au Mercosur, parce que c'est vraiment ça le nœud de la guerre aussi,
18:43c'est que l'auditrice précédente allait expliquer que les aliments qui sont apportés, ils contiennent des pesticides.
18:48Mais pour donner des éléments aux consommateurs, parce que c'est vraiment le consommateur pour lequel j'ai envie de parler avec le consommateur,
18:55pas avec les politiques, parce qu'eux, ils ne font plus rien pour nous.
18:57Vous ne pensez pas qu'Emmanuel Macron va parvenir à ne pas signer cet accord ?
19:03Non mais attendez, mais M. Emmanuel Macron, notre président, lorsqu'il était à la COP30 au Brésil,
19:09il a quand même dit qu'il était pour l'accord.
19:11Il prend l'avion, il revient en France quelques jours après, ah ben non, je suis contre.
19:15Attendez, mais ce n'est plus un président, c'est une virouette qu'on a là.
19:17Donc à un moment donné...
19:19Vous avez le sentiment ou quoi ? Qu'il trahit les éleveurs aujourd'hui ?
19:22Ah mais totalement, totalement. Et la Commission européenne, encore pire, parce qu'en fait, il pouvait passer ce traité-là avec une acceptation au niveau des États par les parlements nationaux.
19:35Ce qui n'a pas été fait, parce qu'en fait, Mme Van der Leyen voyait très bien que sinon son accord, il allait être recalé.
19:43Donc du coup, elle utilise tous les moyens légaux qui sont à sa possession pour faire passer cet accord à tout prix.
19:48Et je veux juste donner cet élément-là pour que les Français, voilà, ils voient l'étendue des dégâts.
19:54C'est que là, cet été, il y a eu une pétition demandant le retrait du projet de loi Duplomb de l'usage de l'infecticide acétamiprise,
20:00qui a été censuré par le Conseil constitutionnel.
20:04Dans le même temps, la Commission européenne, elle a signé un règlement autorisant des résidus de pesticides plus élevés dans les aliments
20:11pour permettre l'importation de ces aliments du Mercosur.
20:14Vous vous rendez compte ? C'est un scandale sanitaire.
20:17C'est-à-dire qu'on autorise encore plus de résidus de pesticides.
20:20Alors vous allez dire, ah oui, mais voilà, les agriculteurs, vous faites du mauvais boulot.
20:24Ben non, justement, parce que nous, en France, et ce n'est pas moi qui le dis, l'ANSES, elle fait un demi-million d'analyses d'aliments tous les ans.
20:31Et dans le résultat de ces analyses, eh bien, on voit que les produits français, c'est non détectable.
20:37Alors je peux vous dire un truc, quand c'est non détectable avec les outils de mesure actuelles, c'est que vraiment, il n'y a rien.
20:41Et du coup, sur les 20% où il y a des résidus de pesticides, qu'est-ce qu'on voit ? C'est des produits d'importation, comme par hasard.
20:48Et là, la Commission européenne autorise encore plus de pesticides.
20:52Donc on ne comprend plus, en fait, on est avec des politiques et des commissaires européens qui vous disent...
20:59J'ai une autre question, François. C'est une dépêche de l'agence France Presse qui m'indique ça.
21:04On apprend à l'instant que le Parlement européen a approuvé des mesures de protection renforcées pour les agriculteurs européens,
21:10pour limiter, justement, l'impact éventuel de l'accord du Mercosur.
21:15Notamment sur les produits sensibles, des mesures de sauvegarde sur un certain nombre de produits, le bœuf, la volaille, le sucre.
21:22Est-ce que ça ne suffit pas à nous protéger, à vous protéger ?
21:26Alors, c'est ce qu'on appelle les clauses de sauvegarde.
21:29Sauf que les clauses de sauvegarde, c'est ça qui est extraordinaire, c'est avant même la mise en place du traité,
21:35mais on pourrait les activer.
21:36Donc ça veut bien dire qu'en fait, le problème, c'est que le traité a été mal négocié à la base.
21:41Et les clauses de sauvegarde, pour les activer, il faut tout un processus qui peut donner lieu à des rétorsions de par les pays du Mercosur.
21:50Donc, ils peuvent, par exemple, nous, si on protège la volaille, le bœuf et tout ça,
21:54eux, ils peuvent dire, à ce moment-là, on met en place les clauses miroirs aussi sur les productions automobiles,
22:00donc ils vont toucher le secteur automobile allemand.
22:02Donc, vous voyez bien que l'application de ces clauses va être très, très compliquée.
22:06Jean-Michel, bonjour.
22:08Oui, bonjour.
22:09Vous aussi, il vous inquiète ce Mercosur ? Vous êtes ancien céréalier.
22:14Oui, c'est inquiétant parce que, visiblement, l'Union Européenne n'est pas capable de rédiger un accord qui bénéficie à tout le monde.
22:26C'est-à-dire qu'elle se sent à chaque fois, elle se sent, je dis bien parce que ce n'est pas une obligation,
22:31les États-Unis font des très bons accords pour eux, la Chine aussi, même le Canada,
22:36mais elle se sent toujours obligée de sacrifier un secteur d'activité pour un autre.
22:39et deux, à partir de là, il ne faut pas s'étonner qu'à chaque fois, ce soit le grand foutoir.
22:45Oui, mais sauf qu'il n'y a pas 27 puissances agricoles en Europe, c'est ça aussi ?
22:52Ah ben, peut-être, mais à ce moment-là, si l'Europe ne peut pas fonctionner correctement,
22:57il faut qu'elle commence par ne pas négocier des choses qui sont nocives pour son propre continent.
23:03Il y a une chose qui serait intéressante, un pare-feu qui serait intéressant, notamment pour les agriculteurs.
23:09Si l'accord sur le Mercosur bénéficie à beaucoup de secteurs d'activité,
23:16eh bien, une partie des bénéfices que vont engranger ces secteurs d'activité
23:21devraient servir à indemniser les secteurs perdants.
23:26Après tout, si pour vendre des voitures, il faut sacrifier des bœufs,
23:31eh bien, peut-être qu'une partie de la vente des voitures au Brésil servira à indemniser
23:34les agriculteurs qui ne pourront plus élever d'animals.
23:40Mais visiblement...
23:41L'idée, en tout cas, est lancée.
23:42À chaque fois, avec l'Union Européenne, ça, ça date d'il y a longtemps,
23:47même avec la Nouvelle-Zélande, à chaque fois, la Nouvelle-Zélande,
23:50il devait y avoir un accord en 82-83, je ne sais plus, un truc comme ça.
23:54À chaque fois qu'il y a un accord...
23:57Ça se fait au déprimant de l'agriculture.
23:59L'agriculture est perdante.
24:01Et le drame, c'est que ça ne suffit souvent pas à sauver d'autres secteurs d'activité.
24:07Merci beaucoup, Jean-Michel, pour votre réaction et pour votre proposition.
24:13Merci à François-Laurence.
24:14Merci beaucoup, Frédéric.
24:15C'était votre premier appel.
24:16Ça s'est bien passé.
24:18Très, très bien.
24:19Vous nous rappelez quand vous le voulez, vous êtes le bienvenu.
24:22Les autres aussi, bien sûr.
24:25Dans un instant, on va parler d'un autre sujet, puisqu'on va évoquer les mutuelles,
24:29la hausse des tarifs des mutuelles.
24:31Et puis à 14h, Jean-Alphonse Rissard, l'heure du crime.
24:33Bonjour, Jean-Alphonse.
24:34Bonjour, Amandine.
24:35Avec aujourd'hui un Noël mortel en Suisse.
24:37Oui, on va en Suisse, dans une belle villa qui surplombe le lac Léman.
24:40Il y a de la neige.
24:41On est à la Noël 2005.
24:43Dans la maison, deux corps de femmes.
24:45Elles ont été précipitées au bas d'un escalier.
24:47Elles ont environ 80 ans.
24:49La propriétaire, Ruth Légeret, une amie à elle.
24:52Et puis la fille de Ruth, 56 ans, qui elle a disparu.
24:55On ne sait pas où elle est passée.
24:56Alors il y a un homme qui va attirer l'attention.
24:58C'est un des fils de la famille.
24:59Il s'appelle François Légeret.
25:01Il a 42 ans.
25:02Il n'est pas très sympathique, François Légeret.
25:04On le dit hautain, arrogant.
25:06Il est obnubilé par l'argent.
25:08Ça ne fait pas un meurtrier pour autant.
25:09Exactement.
25:10C'est ce qu'on peut se poser comme question.
25:11Et c'est la première question que se posent les enquêteurs.
25:13Et pourtant, il va être de plus en plus suspect dans cette histoire.
25:17Il adorait sa mère.
25:18Alors là, on ne comprend pas du tout pourquoi il l'aurait tuée.
25:20Pourquoi donc, effectivement, aurait-il tué toutes ces femmes ?
25:23Que cache ce scénario dans ce huis clos ?
25:25Dans cette très belle villa suisse, près du Léman ?
25:28Histoire d'argent et de secret de famille.
25:30Je vous raconte tout à 14h dans l'heure du crime.
25:32Avec l'affaire François Légeret.
25:34Les trois mortes du 24 décembre.
25:36Voyons, on se rapproche.
25:37Ah oui, on se rapproche.
25:38Effectivement, à tout à l'heure.
25:4014h.
25:41Vous restez avec nous dans un instant.
25:42On va évoquer cette hausse des tarifs des mutuelles.
25:44Elles vont encore augmenter l'an prochain.
25:46Plus 4,3% en moyenne.
25:49Si vous avez renoncé à prendre une mutuelle ou si vous y songez, vous nous appelez 3210.
25:54Jusqu'à 14h, RTL midi.
25:57Les auditeurs ont la parole.
25:59Ceci est un message du gouvernement.
26:02RTL.
26:05Avec Jeff Debruge, cette semaine sur RTL, la magie de Noël arrive chez vous.
26:10Tous les auditeurs qui passent à l'antenne remportent un coffret festif.
26:15Rocher, praliné, truffes de Bruxelles, petits sujets de Noël et un balotin de 500 grammes à partager en famille ou entre amis.
26:23De quoi ajouter encore plus de douceur à vos fêtes.
26:25Jusqu'à 14h.
26:29Les auditeurs ont la parole.
26:31Amandine Bégaud sur RTL.
26:34Ma femme en retraite et moi-même, nous ne nous passerons pas de mutuelles.
26:39Nous allons nous passer d'autres choses.
26:41Par contre, moi je propose au gouvernement de nous permettre de déduire de nos impôts au minimum 50% du montant de notre mutuelle annuelle.
26:54La réaction de Gérard au 3210 après cette hausse annoncée et confirmée ce matin sur RTL du tarif des mutuelles qui vont donc augmenter, je vous le rappelle, de 4,3% en moyenne.
27:05Ça peut être plus, il y a des moyennes.
27:06Si vous avez un contrat individuel, jusqu'à 4,7% en moyenne si c'est un contrat d'entreprise.
27:14On en parle avec vous, Philippe. Bonjour.
27:17Bonjour Philippe.
27:18Oui, bonjour.
27:18Oui, comme Frédéric tout à l'heure, notre éleveur bovin.
27:21Vous, c'est la première fois que vous appelez aussi. Bienvenue.
27:23Oui, tout à fait, c'est la première fois.
27:25Vous nous appelez d'où, Philippe ?
27:27Je vous appelle d'à côté de Lyon, de Gréziu-la-Varène.
27:30Très bien. Et vous êtes retraité, c'est ça ?
27:32Je suis retraité, tout à fait, depuis trois ans maintenant.
27:35Et alors la mutuelle, justement, vous avez peut-être une mutuelle avec votre travail ?
27:41Ou pas du tout ?
27:41Alors en fait, ce que je n'ai pas dit au standard, c'est que je connais bien le domaine,
27:46puisque je suis ancien courtier d'assurance spécialisé en protection sociale.
27:51Ah oui, vous connaissez très très bien le sujet.
27:53Je connais un petit peu le sujet.
27:55Et j'ai regardé ça il y a trois ans de façon détaillée,
28:00où à l'époque je payais 180 euros pour deux personnes.
28:04Donc une garantie relativement correcte.
28:08Donc qui me coûtait 2200 euros par an.
28:10Et j'avais, j'ai regardé ce que me remboursait la mutuelle à l'époque.
28:15Donc j'avais des remboursements pour 1400 euros.
28:17Oui. Donc vous payez plus qu'on ne vous remboursait ?
28:22Exactement. Sachant que tous les travaux lourds, ma femme et moi avons eu des implants
28:30qui sont très mal ou pas du tout remboursés et par la sécu et par la mutuelle.
28:36Donc les lunettes, c'est pareil. On est très très vite plafonnés.
28:40Donc je fais mon propre assureur maintenant, en sachant que malgré tout,
28:46j'ai une garantie hospitalisation pour tout ce qui est risque lourd.
28:50Oui, en fait vous avez pris une mutuelle pour les très très très gros problèmes.
28:53Donc genre effectivement une hospitalisation, une intervention, enfin voilà.
28:59Mais en revanche, vous avez rogné sur les garanties, c'est ça ?
29:03Alors je n'ai qu'une garantie hospitalisation en fait. Le reste, je le fais mon propre assureur.
29:11Et alors vous êtes passé donc de 180 euros pour deux personnes à combien ?
29:15Aujourd'hui, on paye 70 euros pour deux personnes pour une garantie hospi qui nous couvre au top 350%
29:22de ce que rembourse la sécurité sociale, dépassement d'honoraires, etc.
29:26Donc une garantie hospi plutôt confortable, j'allais dire.
29:31Mais alors, comme vous connaissez bien le sujet, j'en profite que ça a été votre métier.
29:37Finalement, c'est le conseil que vous donneriez à tout le monde ça, de ne prendre plus qu'une garantie hospitalière ?
29:43Le conseil que je pourrais donner, c'est essayons de raison garder, couvrons-nous pour le risque lourd.
29:52Parce que mon père, par exemple, a eu un cancer avec un traitement expérimental.
30:00Bon, il est décédé depuis, mais pas de ça, mais qui coûtait 120 000 euros par an.
30:06Il a eu la chance d'habiter en France et donc de ne pas avoir ça à payer.
30:11Couvrez-vous pour le risque lourd, donc pour l'hospitalisation, pour les pathologies lorsqu'on est atteint de certaines pathologies.
30:19Par contre, pour le reste, regardez ce que ça coûte et regardez ce que la mutuelle rembourse.
30:25Il faut faire les comptes entre ce qu'on paye et ce qu'on nous rembourse.
30:29Philippe, si vous le voulez bien, restez avec nous parce que votre expertise est précieuse.
30:33On va accueillir Arnaud. Bonjour Arnaud.
30:35Oui, bonjour.
30:36Vous nous appelez d'où ?
30:38Près de Caen. Je suis près de Caen.
30:40Et vous, ça vous a fait bondir cette annonce d'augmentation des tarifs des mutuelles ?
30:45Oui, parce qu'en fait, on va dire que c'est un peu toujours la même chose entre les mutuelles et les assurances.
30:51C'est un petit peu la même problématique.
30:54C'est-à-dire que oui, on paye évidemment des mutuelles et on est content d'être remboursé.
30:59Par contre, quand on regarde en détail, dans les petites lignes,
31:03on paye aussi plein de choses qui sont un peu inutiles et un peu futiles.
31:07Il y a des médicaments en plus qu'on peut acheter, je crois, genre 200 euros par an dans ma mutuelle,
31:14pour faire de l'automédicamentation, je crois.
31:20Automédication, oui.
31:21On vous rembourse l'automédication ?
31:23Voilà.
31:23C'est vrai ?
31:24Oui, jusqu'à 100 euros ou 200 euros par an.
31:28Moi, je vois les lunettes, j'ai des lunettes.
31:30Mais aujourd'hui, comme on est dans une société de consommation,
31:33on nous rembourse des lunettes tous les deux ans.
31:35Mais moi, je garde mes lunettes 5-6 ans, en fait.
31:37Je n'ai pas besoin de les changer tous les deux ans.
31:39Et encore, ça s'est amélioré parce qu'il y a quelques années,
31:41on pouvait se faire rembourser les lunettes tous les ans.
31:45Mais voilà, je pense qu'on est trop dans la société de consommation.
31:49Alors évidemment, il faut rembourser ce qui est très utile et le plus important,
31:54comme disait le précédent auditeur, pour les grandes maladies.
31:58Mais je trouve qu'il faudrait aussi arriver à limiter, à borner un peu tout ça.
32:02C'est-à-dire, en fait, à mieux encadrer et moins rembourser de choses.
32:08Exactement, oui, tout à fait.
32:10Vraiment se concentrer sur le plus important et le plus utile, réellement.
32:15Et vous, vous savez combien elle vous coûte, votre mutuelle ?
32:20Moi, je suis dans une entreprise.
32:22Donc, elle est obligatoire et c'est l'entreprise qui paye une partie.
32:25Oui, voilà, exactement.
32:27Donc ça, je ne sais pas trop.
32:28Mais par exemple, mon père, il a une mutuelle.
32:32Je crois qu'il a baissé de...
32:34Il devait être à 180 euros par an et il est passé à 120 euros aussi pour limiter un peu les choses.
32:40En supprimant certaines garanties.
32:42Merci beaucoup, Arnaud, pour votre témoignage.
32:44On va accueillir Jean-Pierre.
32:45Bonjour, Jean-Pierre.
32:47Oui, bonjour.
32:48Vous nous appelez d'où ?
32:49De la banlieue lilloise.
32:51Et alors vous, vous avez fait le choix de ne plus avoir de mutuelle ?
32:54Absolument, oui.
32:56Depuis 20 ans, puisque je suis retraité, je n'ai plus de mutuelle.
33:00Tant que c'était pris en charge par l'entreprise, c'était très bien.
33:03Et puis, j'avais des enfants.
33:04Et maintenant, je n'en vois pas du tout la nécessité.
33:09Votre correspondant tout à l'heure, Philippe, parlait de s'assurer pour le risque lourd.
33:15Or, plus le risque est lourd, moins on doit payer.
33:18C'est le principe de la sécurité sociale.
33:20Si vous avez une intervention chirurgicale lourde, eh bien, ça ne vous coûte quasiment rien,
33:25sauf des dépassements d'honoraires ou des suppléments de chambre particulière,
33:30pour lesquels les établissements commencent par demander qui est votre mutuelle
33:35pour pouvoir facturer au maximum.
33:39Quand vous dites que vous n'avez pas de mutuelle, eh bien, ils sont beaucoup plus raisonnables.
33:42Et donc, vous, c'est ce que j'allais vous demander, vous avez déjà été confronté à cette situation-là ?
33:49Oui, à une intervention lourde, très lourde.
33:52Ça m'a coûté 60 euros, qui était le prix de la télévision pendant une semaine,
33:57que je n'ai pas regardé d'ailleurs.
33:59Tout le reste est pris en charge complètement.
34:01Donc, ça ne sert à rien, Jean-Pierre, d'avoir une mutuelle ?
34:04Exactement, oui.
34:05C'est bien mon opinion.
34:07Je vous dis que depuis 20 ans, je suis conforté dans cette idée-là.
34:10Philippe, vous êtes toujours avec nous.
34:11Vous entendez ce que dit Jean-Pierre, et c'est à peu près sur la même ligne que vous.
34:15C'est vrai ?
34:17Oui, tout à fait.
34:18Ça ne sert à pas grand-chose, du coup.
34:21Je rejoins Arnaud et Jean-Pierre.
34:23Ça sert pour les dépassements d'honoraires, parce que c'est vrai que souvent, c'est le cas,
34:28et la chambre particulière.
34:29Ce que disait Arnaud aussi, c'est qu'elle est devenue obligatoire dans les entreprises.
34:36Et l'employeur a l'obligation de prendre à sa charge 50% de la cotisation.
34:43Donc, le vrai coût, il suffit de multiplier par deux, en fait.
34:46C'est relativement simple à voir.
34:48Et effectivement, aujourd'hui, on est dans une société où tout est dû,
34:52dans une société de consommation.
34:55Donc, regardons ce à quoi on est confronté, on risque d'être confronté,
35:02et tout ce qui est inutile, faisons une fraction, en fait.
35:06Oui, et puis comme vous dites, l'un dans l'autre, vous qui avez fait les comptes,
35:09effectivement, vous payez, j'ai noté, 2200 euros par an de mutuelle,
35:15et vous avez calculé que cette mutuelle ne vous remboursait que 1400 euros par an.
35:19Donc, il n'y avait pas besoin, enfin, en tout cas, l'un dans l'autre,
35:22vous faisiez votre propre mutuelle.
35:24Exactement, et je refais le calcul cette année,
35:27parce qu'il y a avec les imbéciles qui ne changent pas d'avis,
35:30et je suis arrivé à la même conclusion.
35:33Donc, je reste avec ma garantie hospitalisation,
35:37et le reste...
35:38Qui peut vous permettre éventuellement d'avoir une chambre seule,
35:41ce genre de choses.
35:42Exactement.
35:45Véronique, bonjour.
35:48Véronique ?
35:50C'est là, c'est là !
35:51Oui, oui, oui, pardon.
35:53Non, c'est moi, pardon.
35:54Bon, vous nous appelez d'où d'abord, Véronique ?
35:58Alors, je vous appelle de Villemandeur.
36:00Oui.
36:00Dans le Loiret.
36:01Dans le Loiret, très bien.
36:02Près de Montargis.
36:03Montargis, si ça vous parle, on va dire Montargis.
36:05Ça va, ça me parle.
36:06Merci beaucoup.
36:09Votre...
36:09Vous avez une mutuelle, vous, Véronique ?
36:11Oui, je n'ose pas dire son nom, mais je suis très vécue.
36:13Ah bah non, ne dites pas son nom.
36:14Ah mais dites-nous, voilà.
36:15Non, non, ne dites pas son nom.
36:16Mais en plus, elle nous est imposée à l'éducation nationale.
36:19Ah, vous êtes salariée de l'éducation...
36:21Enfin, fonctionnaire.
36:22Oui, fonctionnaire.
36:24Oui.
36:24Vous faites quoi ?
36:25Vous êtes aide médico-psychologique, c'est ça ?
36:28Alors, je suis aide médico-psychologique, mais actuellement, j'accompagne des élèves en situation de handicap.
36:33Donc, AESH, c'est ça ?
36:35Oui, c'est ça.
36:35Oui, d'accord.
36:37Mais j'ai deux diplômes d'État.
36:38Oui, d'accord.
36:39Et donc, vous, vous avez une mutuelle obligatoire par l'éducation nationale ?
36:42Oui.
36:43Et ?
36:43Elle a augmenté ?
36:45Elle va augmenter, à partir du 1er janvier 2026, de 35 euros.
36:51Donc, de 100 euros, on passe à 135 euros.
36:53Et ça, je trouve ça totalement anormal.
36:54Ah, mais on est bien au-dessus des 4% annoncés.
36:57Eh bien, voilà.
36:58Mais, soi-disant qu'on aura plus de choses de remboursées,
37:01et puis que la Sécurité sociale leur impose des non-remboursements,
37:04donc ils sont obligés de les impliquer à nous.
37:09C'est nous qui allons payer les adhérents.
37:11Vous entendiez ce que nous disaient Philippe et Jean-Pierre.
37:14Alors, eux, ils sont retraités, donc c'est encore un autre cas.
37:17Oui.
37:18Mais finalement, c'est vrai que leur calcul n'est pas idiot.
37:22Ah, leur calcul n'est pas idiot, je suis tout à fait d'accord.
37:27Si vous n'étiez pas obligée d'avoir une mutuelle, vous y réfléchiriez, du coup ?
37:31Vous savez, vous voulez que je vous dise la vérité ?
37:33Oui.
37:34Je vais certainement devoir l'annuler,
37:36parce que malheureusement, j'ai des ASH.
37:41C'est ça ?
37:42Et donc, je vais devoir certainement annuler ma mutuelle,
37:48comme je suis à 100% pour deux pathologies.
37:50Ah oui.
37:50Et oui, parce que 135 euros, ça commence à faire beaucoup.
37:54Oui, ça pèse sur votre budget.
37:56Ça pèse sur mon budget.
37:58Véronique, écoute...
37:59ALD, pardon, excusez-moi.
38:00Oui, ALD, oui, je me disais à l'ESH, je ne voyais pas bien le...
38:03Non, non, non.
38:03Mais vous êtes en ALD pour deux maladies.
38:06Donc oui, prise en charge à 100% par la Sécurité sociale,
38:09en tout cas dans le cadre du traitement de vos maladies.
38:12Aude aussi est avec nous.
38:13Bonjour, Aude.
38:14Oui, bonjour.
38:15Vous êtes retraitée ?
38:17Oui, tout à fait, avec mon conjoint, nous sommes retraités.
38:19Et vous nous appelez d'où, Aude ?
38:22De Seine-et-Marne.
38:23De Seine-et-Marne.
38:24Et alors, vous, vous avez arrêté la mutuelle aussi ?
38:26Eh bien, on vient de l'arrêter, parce qu'on ne s'en sort plus.
38:29Oui.
38:30Elle vous coûtait combien ?
38:31Et puis, en fait, quand on voit le montant des remboursements
38:34par rapport à ce qu'on a dû payer pour toute l'année au niveau de notre mutuelle,
38:41eh bien, autant économiser cet argent,
38:44et puis on verra bien si un jour on en a besoin.
38:47Elle vous coûtait combien, cette mutuelle, Aude ?
38:49Eh bien, elle nous coûtait cent et quelques euros par mois.
38:54D'accord, pour vous deux ?
38:56Pour nous deux.
38:57Et je peux me permettre de vous demander combien vous touchez chaque mois ?
39:01Eh bien, on touche 1 200 euros à nous deux.
39:04Ah oui, donc effectivement, ça pesait fortement sur votre budget.
39:08Ça finit par peser sur le budget, et surtout qu'en plus de ça,
39:12là, ils nous avaient prévenu qu'ils allaient encore augmenter la mutuelle.
39:15Et ça ne vous inquiète pas de ne plus avoir de mutuelle ?
39:19Écoutez, je vais vous dire un truc.
39:21Mon compagnon était artisan pendant pratiquement toute sa carrière.
39:27On n'avait pas de mutuelle.
39:29Parce qu'en tant qu'artisan, déjà, il faut cotiser et c'est extrêmement cher.
39:33Donc, on n'avait pas de mutuelle.
39:34On a prié.
39:36On n'a jamais eu de problème.
39:38Alors, on avait pris une mutuelle parce qu'on se sentait vieux et tout.
39:42On se disait, on va avoir des pathologies.
39:43Et puis, en fait, quand on voit le montant des remboursements, moi, j'ai besoin de lui d'être.
39:48Le montant des remboursements, la mutuelle ne prend pas tout en charge.
39:52Alors, pourquoi je vais payer autant alors qu'ils ne vont pas me prendre en charge complètement ?
39:57Et qu'en même temps, le jour où j'en aurais besoin, je met cette argent de côté et puis je l'utiliserai.
40:03Vous voyez ?
40:04C'est exactement ce que nous disaient Philippe et Jean-Pierre.
40:06Eh bien, complètement.
40:07Complètement.
40:08Ils sont complètement d'accord.
40:08Alors, après, c'est vrai qu'effectivement, c'est pour les grosses pathologies, on est pris en charge complètement.
40:14Après, les petites pathologies, il faut voir.
40:16Mais bon, nous, on prend le risque.
40:18On ne peut plus.
40:19De toute façon, c'est soit ça, soit on mange correctement.
40:22Merci beaucoup, Aude, pour votre témoignage.
40:25Merci aussi à vous, Véronique, Philippe et Jean-Pierre.
40:28Philippe et Jean-Pierre, vous nous appeliez tous les deux pour la première fois.
40:31Beaucoup de premières aujourd'hui.
40:33Vous revenez quand vous voulez.
40:34Merci beaucoup.
40:35Dans un instant, on va changer de sujet et parler mariage.
40:38On se marie de plus en plus, mais aussi de plus en plus vieux.
40:41A tout de suite.
40:42Contactez-nous gratuitement via l'appli RTL ou au 30 de 10.
40:46Merci.
40:49Amandine Bégaud.
40:50RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
40:53Moi, j'ai 50 ans et je me marie l'année prochaine.
40:57Je n'ai pas voulu me marier avant parce que la personne avec qui j'étais n'était pas pour le mariage.
41:02Moi non plus, je n'étais pas pour le mariage parce que j'ai ma maman et ma sœur qui ont divorcé.
41:06Donc, ça m'a un peu fait peur.
41:08Et donc, du coup, là, j'ai trouvé certainement la bonne personne et je me marie donc le 16 mai 2026.
41:14Voilà.
41:15Ça fait 17 ans que nous sommes ensemble et je me suis mariée à 40 ans.
41:19Nous avions eu une vie bien remplie avant, mais jamais mariée, pas d'enfants.
41:24Nous sommes très heureux ensemble.
41:25Et se marier tard, je pense, permet justement de pouvoir faire beaucoup de choses avant
41:31et d'être peut-être un petit peu plus tolérant et patient après.
41:38Et oui, on a décidé de vous parler du mariage avec ces chiffres de l'INED.
41:42On se marie toujours beaucoup, même plus.
41:44247 000 unions l'an dernier.
41:47On n'avait pas atteint ce niveau-là depuis 2010.
41:50Mais on se marie, je vous le disais, de plus en plus vieux.
41:54Et on va accueillir pour en parler une jeune mariée.
41:57Bonjour Corinne.
41:58Bonjour.
42:00Vous nous appelez d'où Corinne ?
42:01200 coins dans le Cher.
42:03Bon.
42:03Est-ce que je peux me permettre de vous demander votre âge ?
42:06Actuellement, j'ai 66 ans et nous, on s'est mariés en juin 2023.
42:10Donc, vous en aviez 63.
42:1263 et demi, voilà.
42:13Bon.
42:13Et expliquez-moi, comment ça s'est passé ?
42:15Nous, si vous voulez, on s'est connus.
42:17C'est une deuxième vie.
42:17On s'est connus en 2008.
42:19On a vécu un petit peu comme ça.
42:22Et après, on a vécu ensemble en 2013 à 100 coins.
42:25Et on a voulu, en 2023, inviter tous nos copains
42:28pour faire les 10 ans de vie commune à 100 coins,
42:32donc 15 ans de connaissances,
42:34la retraite commune et les 60 ans de Philippe.
42:37Sachant que quand on les invitait,
42:39ils ne savaient pas qu'à la fin, c'était un mariage.
42:41Ah, et donc vous ne les aviez pas prévenus,
42:43mais vous êtes mariés à la mairie ?
42:46Oui, à la mairie.
42:47On a été en short.
42:49On leur a fait une petite charade
42:50qui leur disait, on vous amène à la mairie.
42:54Et ils ont tous été surpris.
42:55Et on s'est échangé.
42:56On est allés à la mairie à pied.
42:58Mais c'est incroyable.
42:59Et alors, vous étiez combien ?
43:00On était 60.
43:01Ah oui, 60 personnes à qui vous l'aviez cachée.
43:04Oui, à part les enfants et les témoins, voilà.
43:07On a chacun trois enfants.
43:09Ah, c'est incroyable.
43:09Et comment ça vous est venu l'idée ?
43:10C'était très drôle.
43:11Eh bien, quand on a commencé
43:12d'envoyer les invitations en février,
43:14on s'est dit, tiens, ça serait bien
43:15qu'on se marie en même temps.
43:16Comment ça, ça ferait un truc
43:17qu'ils ne s'attendent pas du tout.
43:19Et on s'est dit, pourquoi pas ?
43:21Et alors, vous êtes mariée
43:22avec une robe de mariée, Corinne ?
43:24J'avais une petite robe blanche,
43:25mais pas longue, un peu en drottel,
43:28aux genoux, voilà.
43:30J'imagine, pour vous,
43:31c'est un super souvenir,
43:32mais pour tous les gens
43:33qui étaient invités aussi.
43:35Ah ouais.
43:35Aussi, oui.
43:35Et puis moi, sachant que j'étais anti-mariage
43:37quand j'avais 20 ans,
43:37donc comme quoi qu'on change en vie.
43:39Et vous ne vous étiez pas mariée avant ?
43:41Jamais.
43:42Jamais ?
43:43Ah oui, donc c'était votre premier mariage.
43:44Oui, concubinage avec 20 ans
43:46de l'opin de mes enfants
43:47et monsieur avait divorcé.
43:50Et pourquoi alors avoir changé d'avis ?
43:53Parce qu'il y a des imbéciles
43:54qui ne changent pas d'avis, comme on dit.
43:55Et puis, parce que je trouvais
43:57que c'était le bon moment.
43:59Je ne sais pas, je ne peux pas vous dire.
44:01C'est venu comme ça.
44:02Bon, en tout cas,
44:03c'est une super idée
44:04et une super surprise.
44:06Restez avec nous, Corinne.
44:07On va accueillir une autre jeune mariée.
44:08Annie.
44:09Bonjour, Annie.
44:11Oui, bonjour.
44:12Alors vous, c'est tout frais
44:13puisque vous êtes mariée en novembre.
44:15Oui, c'est ça.
44:16Il y a trois semaines.
44:17À quel âge ?
44:18À 60 ans.
44:20À 60 ans ?
44:21Oui, en fait, les invités étaient invités
44:24à mon anniversaire.
44:26Voilà.
44:26Pour marquer le coup,
44:27on va fêter les 60 ans.
44:29Et bien sûr, on ne leur avait pas dit
44:32que c'était qu'on soit mariés.
44:34Ah, vous aussi ?
44:35Vous avez fait comme Corinne ?
44:36Vous avez organisé une fête ?
44:38Il y a juste nos témoins,
44:40nos deux filles,
44:40qui étaient au courant.
44:41Ah oui.
44:42Et alors pareil,
44:43comment ça vous est venu,
44:44l'idée d'organiser une telle surprise ?
44:46Eh bien, voilà,
44:48l'idée de se retrouver,
44:48de faire la fête
44:49et puis d'officialiser une situation
44:51qui durerait,
44:55puisque ça fait 40 ans quand même
44:56qu'on se connaît.
44:57Après 40 ans de vie commune,
45:00vous êtes mariée ?
45:01Voilà.
45:01Et alors, ça change quoi
45:03d'être mariée après 40 ans
45:04de vie commune ?
45:05Rien.
45:08Rien du tout.
45:09Et vous, Corinne,
45:10après vous,
45:11ça faisait combien de temps
45:11de vie commune ?
45:13Ça faisait 15 ans
45:14qu'on était ensemble.
45:15Moi, ça change
45:16parce que j'ai pris son nom.
45:17Je suis un chien.
45:18Ah oui, bien sûr.
45:19Et vous aussi, Annie,
45:20vous avez pris son nom ?
45:21Oui, oui, j'ai pris son nom
45:22mais j'ai gardé le mien
45:23en second nom.
45:24Donc, j'ai deux noms proposés.
45:26Oui, oui, c'est sûr.
45:28Officialiser l'union
45:31et puis être sûr,
45:34c'est une évidence
45:35et ça se fait naturellement.
45:38Écoutez, merci pour votre témoignage.
45:40Restez avec nous.
45:40On va accueillir Carole.
45:41Bonjour, Carole.
45:42Bonjour, Amandine.
45:43Vous nous appelez d'où, Carole ?
45:45De Comble-la-Ville.
45:46Et alors, vous,
45:47vous êtes mariée à quel âge ?
45:48Alors, moi, je me suis mariée
45:49à 48 ans.
45:50Il y a 15 ans.
45:52Ça sera 15 ans le 24 décembre.
45:54Ah, vous êtes mariée
45:55à 24 décembre.
45:55Génial.
45:56Oui, oui.
45:57Ah oui, je suis trop contente.
45:58Ah oui, c'était quoi ?
46:00Sous la neige ou pas ?
46:01Oui, ah oui, cette année-là,
46:02il y avait de la neige.
46:02On était sous la neige.
46:04Même, je me souviens,
46:05la Jo-Omer qui nous a mariée
46:07était dans le fossé.
46:07Donc, on a dû l'attendre.
46:10Non, non, on s'est mariée
46:11avec la neige.
46:12C'était un petit mariage.
46:13On était 14.
46:15Et voilà, c'était trop, trop bien.
46:16Et je ne regrette pas
46:17de m'être mariée plus tôt
46:18avec un grand mariage
46:20et une grande robe.
46:21Et ça faisait combien de temps
46:22que vous étiez avec votre...
46:24Celui qui est aujourd'hui votre mariage ?
46:25Combien ?
46:25Voilà, ça faisait 15 ans
46:26qu'on était en train.
46:27Ah oui !
46:28Donc là, cette année,
46:29on a 30 ans de vie commune
46:30donc 15 de mariage.
46:31Mais alors, pourquoi avoir
46:32autant attendu, Carole,
46:33pour se marier ?
46:34Bon, on en parlait.
46:35Alors moi, oui,
46:36moi je voulais me marier
46:37mais mon mari, lui,
46:38ce n'était pas trop son truc.
46:40Et puis, on a eu une année 2010
46:42qui était vraiment très douloureuse
46:45pour la famille.
46:46Et puis, je me suis dit
46:49non, on ne peut pas finir sur...
46:51Il faut finir sur une note positive
46:52cette année 2010
46:53parce que c'est trop affreux.
46:55Donc, je suis allée à la mairie
46:55toute seule de mon côté.
46:57Et voilà,
46:58et j'ai demandé
46:58à ce que ce soit
46:59le 24 décembre.
47:01Bon, au début,
47:02ils ont un peu tiqué
47:02mais ils ont fini par accepter.
47:05Et après,
47:05j'ai envoyé un SMS
47:06à mon mari
47:06pour lui dire
47:07qu'on avait rendez-vous
47:09le 24 décembre à la mairie.
47:10Oh, génial !
47:11Et vous avez quoi ?
47:12Dis oui tout de suite ?
47:13Non, d'abord,
47:14il m'a dit
47:14ah bon,
47:15tu sais qui se marient ?
47:16Je dis c'est toi.
47:17Oh, génial !
47:18Par SMS ?
47:19Oui, par SMS.
47:20Oh, mais c'est mignon aussi.
47:23Voilà.
47:24Ça fait du bien
47:24d'entendre vos histoires.
47:26Écoutez,
47:26on a aussi
47:27Alexandre
47:28qui est avec nous.
47:29Bonjour Alexandre.
47:31Bonjour Amandine.
47:32Alors, vous,
47:32vous êtes marié
47:33à quel âge ?
47:3438 ans.
47:35Bon,
47:35c'est plus que la moyenne
47:37mais c'est pas non plus
47:39très très vieux.
47:41Non, du tout.
47:42Après,
47:42comme je disais
47:43au standard,
47:44le fait est que maintenant,
47:45générationnellement,
47:46on va dire
47:47qu'on se rencontre
47:48beaucoup plus tard
47:48avec les études,
47:49les chemins professionnels.
47:50moi,
47:51j'ai rencontré ma compagne
47:52donc ça fait 9 ans
47:53et puis moi,
47:55j'entends encore mes parents
47:56qui me disent
47:56on s'est connus jeunes,
47:57on s'est mariés,
47:58on a fait la maison,
47:59on a eu les enfants.
48:00Moi,
48:00j'ai cherché
48:01mais dans le désordre.
48:02on a fait la maison
48:05et le petit en premier
48:06et après,
48:07moi,
48:08je savais quand j'ai rencontré
48:08ma compagne
48:09qu'il en parlait un petit peu
48:10et puis on a voulu se marier
48:11mais le Covid est arrivé
48:13et après la petite
48:14donc tout a été repoussé.
48:15Oui,
48:16c'est le Covid
48:16qui a décalé beaucoup de choses
48:17et ce que nous disait
48:18Jean-Biard aussi,
48:19c'est aussi sans doute
48:20ce qui explique
48:20le fait
48:22qu'un certain nombre
48:24de ces mariages
48:25soient plus vieux.
48:26On arrive à la toute fin
48:27de l'émission
48:27et je voudrais qu'on entende
48:28Romuald.
48:29Bonjour Romuald.
48:30Bonjour Amandine,
48:31bonjour les auditeurs.
48:32Vous,
48:32vous êtes un futur jeune marié.
48:34Exactement,
48:35c'est ça,
48:35je suis un futur jeune marié.
48:36En fait,
48:37j'ai vécu 29 ans
48:37avec une personne avant.
48:39Elle était contre le mariage
48:40et moi,
48:40j'étais contre le mariage.
48:41J'avais dit
48:41je ne veux jamais me marier
48:42parce qu'en fait,
48:44déjà,
48:44j'avais eu des échecs dans ma vie.
48:45J'avais ma mère
48:45qui avait divorcé
48:47et puis ma soeur
48:47qui ont divorcé
48:48et puis je suis arrivé
48:50que je me suis séparé
48:51d'avec la personne
48:51que j'étais depuis 29 ans
48:52donc pas pour cette cause-là
48:53mais j'ai rencontré
48:54une autre personne
48:55et en fait,
48:56on va dire
48:56que ça a été
48:57le coup de foudre
48:58et du coup,
48:58on se marie au 16 mai 2026.
49:00Ah oui,
49:01vous êtes en pleurs préparatifs.
49:03Exactement.
49:04Et là,
49:04on a rendez-vous à la mairie
49:05samedi,
49:05tiens,
49:06déjà,
49:06ça commence.
49:07Bon,
49:07et ça va ressembler à quoi
49:08en un mot ce mariage ?
49:10Alors,
49:10ce sera un mariage champêtre
49:11avec nos amis
49:12qui nous sont chers
49:13et donc,
49:14ce n'est pas un gros mariage,
49:15c'est une quarantaine de personnes
49:16à peu près
49:16et encore,
49:19on ne sait pas
49:19et ouais,
49:20donc,
49:20ce sera un mariage,
49:22voilà,
49:22ce sera une première pour moi
49:23et une première pour elle
49:23et ben voilà,
49:25c'est tout ce qu'on vous souhaite
49:28et on vous souhaite
49:29plein de bonheur,
49:30Romuald.
49:31Merci à Annie,
49:32Corinne,
49:33Carole et Alexandre
49:34pour vos témoignages
49:35qui font du bien aussi.
49:37Dans un instant,
49:37c'est l'heure du crime.
49:38Jean-Alphonse...
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