- il y a 6 semaines
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00:00Bonjour, bonjour à tous, tout de suite le sommaire de votre carrefour de l'information à la Belgique,
00:08une nouvelle fois pointé du doigt pour sans manque de fermeté face à la corruption parlementaire,
00:13selon un rapport accablant du Gréco, et puis dans le même temps la suppression annoncée,
00:17les repas scolaires gratuits inquiètes, parents, enseignants et acteurs de la santé.
00:21Pour nous en parler, nous recevrons dans quelques instants Jean-Ky Tengue, membre du PS.
00:25Ces milliers de tracteurs européens qui ont bloqué Bruxelles pour protester contre la politique agricole de l'Union Européenne,
00:31et notamment l'accord de libre-échange avec le Mercosur, une mobilisation massive qui traduit le malaise profond du monde rural européen.
00:39Et puis comme tous les jours, en deuxième partie d'émission, un détour par le Maghreb, notamment en Tunisie,
00:44retraités sous pression, la revalorisation tiendra-t-elle ses promesses ?
00:48La loi de finances 2026 introduit un double dispositif destiné à améliorer la situation des retraités.
00:54Revue de presse tout à l'heure.
01:04Chez nous, la Belgique, une nouvelle fois, pointée du doigt pour son manque de fermeté face à la corruption des parlementaires,
01:11selon en tout cas un rapport à Kaplan du Gréco.
01:13Dans le même temps, la suppression annoncée des repas scolaires gratuits qui inquiètent les parents, les enseignants, les acteurs de la santé.
01:19Et pour nous en parler, nous avons le plaisir de recevoir Jean-Ky Tengue, président de la jeunesse socialiste à Bruxelles.
01:24Bonjour.
01:25Bonjour.
01:25Et on sait que vous êtes engagé sur la question d'éthique publique et de justice sociale.
01:30Jean-Ky Tengue, on démarre tout de suite avec ce rapport du Gréco qui est sévère.
01:34La Belgique reste à la traîne dans cette lutte contre la corruption des parlementaires.
01:38Est-ce que ce rapport vous choque ou est-ce qu'il confirme ce que beaucoup soupçonnaient déjà ?
01:43Eh bien, c'est évidemment alarmant parce qu'on parle quand même d'une période d'une dizaine d'années
01:47où finalement on se rend compte très vite que malgré les recommandations,
01:51très peu de choses ont été mises en place pour préciser davantage.
01:57En fait, on se rend compte aussi que la magistrature en l'occurrence a été améliorée
02:00puisque sur sept recommandations, on en a suivi six.
02:04Alors que du côté des parlements, on parle de deux recommandations qui ont été suivies sur les huit.
02:09Donc on voit vraiment qu'il y a un problème d'éthique à l'heure où, eh bien, justement,
02:14parfois certains voyages inquiètent, posent question de certains de nos parlementaires et présidents de partis.
02:20Et donc c'est évidemment un problème pour les citoyens de se dire,
02:22au final, on est censé quand même surveiller nos parlementaires.
02:27Il devrait y avoir un cadre et finalement, ceux-ci semblent conserver une forme de flou.
02:32Alors comment expliquer justement qu'un pays comme la Belgique ne prenne pas ses alertes un peu plus au sérieux ?
02:37C'est difficile à dire. Je pense qu'en fait, la difficulté réside dans la bonne volonté au préalable,
02:42en l'occurrence ici des parlementaires.
02:45Et il y a, en tout cas moi, en tant que jeune en politique, c'est vrai qu'il y a toujours cette...
02:50Je suis assez parfois absolu sur ces questions-là.
02:54Et ce qui crée une frustration chez moi, c'est cette volonté finalement de conserver une forme de...
03:00Je ne sais pas si on peut appeler fou, mais en tout cas, conserver une forme de privilège.
03:02de privilège en politique et se dire, en fait, on ne doit rien remettre en question.
03:05Mais le principe même du parlementaire, c'est qu'il est parlementaire, il bénéficie d'une certaine indemnité
03:10pour justement se prémunir contre toute forme de lobbying et, on va dire, ingérence dans son activité.
03:20Et là, pour le coup, si le flou est entretenu, moi je dis toujours que s'il y a un flou, il y a un loup,
03:24on pourrait estimer que, et des cas où on fait exemple, qu'il y a des problèmes qu'on ne pourra pas saisir.
03:32Exemple très concret, je peux en citer deux.
03:34Premièrement, il y a quelques années, on a pointé du doigt un leader d'un parti d'extrême droite en plus
03:38qui était financé, en tout cas, en lien avec le pouvoir chinois.
03:43Et dernièrement, on a un président de parti, en l'occurrence, pour le citer, du MR,
03:48qui a fait un voyage, à l'heure même où il a lancé une polémique pour s'attaquer à la population bruxelloise,
03:54donc en parlant de la crèche, a lancé une polémique qui pour moi est complètement raciste.
03:59Eh bien, à l'heure même où il lance cette polémique complètement raciste,
04:02en mettant le focus sur finalement une forme de diversion,
04:06mais qui pourtant affecte une partie des bruxellois,
04:08celui-ci se retrouve dans un autre pays pour finalement faire on ne sait quoi,
04:12parce qu'en fait, jusqu'aujourd'hui, on n'a toujours pas l'explication concrète de ce qui a été discuté.
04:16Un pays où, en plus, et c'est ça qui est un peu marrant pour l'anecdote,
04:21enfin marrant si ce n'était pas triste,
04:23qui est reconnu ou qui est pointé pour avoir financé des groupes à travers le monde.
04:27Et dans un même temps, on a un président de parti qui, lui, va,
04:30qui s'amuse à lancer de l'huile sur le feu pour finalement créer de la division en Belgique.
04:33Alors on parle tout de même ici de transparence, d'éthique et de confiance démocratique.
04:37Est-ce qu'aujourd'hui, les Belges peuvent encore faire confiance à leurs représentants ?
04:42Je pense que oui, parce que là, on parle évidemment d'un cadre général
04:45qui devrait et qui nécessiterait d'être davantage régulé, surveillé, transparent.
04:51Mais la majorité des parlementaires, des élus, ne sont évidemment pas corrompus.
04:56Mais il existe des vraies régaleuses, il existe un ensemble de personnes
04:59qui en effet, on va dire, se bonifient dans le flou,
05:03et qui, eux, en fait, ne devraient pas exister.
05:06Parce que le moindre écart est déjà, en fait, finalement très très grave.
05:10Et donc, même s'il y a un parlementaire sur 150, c'est déjà un parlementaire de trop.
05:14Alors notre parlement, votre sentiment, est-ce qu'il s'autoprotège au lieu, finalement,
05:19de se réformer en profondeur ?
05:22C'est ça. En tout cas, c'est mon triste constat.
05:25C'est qu'en effet, à l'heure où, je pense, pour réduire l'écart avec la société civile,
05:31les parlements, les organes, finalement, politiques, représentatifs, des citoyens,
05:35devraient se réformer, devraient tenter de se rapprocher,
05:37parfois revoir certains privilèges, en politique ça c'est une chose,
05:40mais aussi revoir même la manière, peut-être, de gérer.
05:44Parce que pour moi, la démocratie, c'est pas voter tous les 5 ans.
05:47Pour moi, la démocratie, c'est un processus constant.
05:49Et chaque jour, pour moi, il devrait y avoir, en tout cas,
05:51j'ai toujours été partisan d'un peu plus de démocratie directe,
05:53il devrait y avoir plus de rapports aux citoyens.
05:55Les citoyens doivent pouvoir se sentir davantage inclus dans la chose publique.
05:58Et donc, oui, moi je constate très concrètement
06:00qu'il y a très peu d'évolution d'un point de vue institutionnel
06:02sur des questions qui permettraient davantage d'éthique,
06:05mais aussi plus de mise en participation des citoyens.
06:10Et donc ça, en effet, pour moi, c'est un coche qu'on manque.
06:13Exemple très concret, moi je suis président de la jeunesse socialiste.
06:17Au point socialiste, on est dans un processus de refondation.
06:19Et en fait, ce processus de refondation, c'est du jamais vu à l'échelle européenne.
06:23On n'a jamais vu, en tout cas, un tel processus aussi ambitieux.
06:26Et le principe est simple, c'est qu'on démarre du bas,
06:30entre guillemets, du citoyen, dans toute sa diversité,
06:33pour finalement remonter et se dire, finalement, selon vous,
06:36quel serait le parti idéal et quel serait le parti de gauche idéal demain ?
06:38Et quel serait le parti socialiste idéal demain ?
06:40Et sur cette base-là, après, on peut construire.
06:42Et je pense que les citoyens ont besoin de ça aujourd'hui.
06:44Je ne pense pas que les citoyens soient moins politiques qu'avant.
06:46Je ne pense pas que les jeunes soient moins intéressés par la politique qu'avant.
06:48Je pense qu'en effet, ce qu'ils témoignent, leur frustration,
06:52c'est surtout qu'en fait, ils ont l'impression d'être au moins en moins pris en compte
06:54et parfois floués.
06:56Jean Ketenguet, est-ce que vous êtes pour des sanctions, je dirais,
06:59plus sévères pour les parlementaires qui ne respectent pas les règles d'éthique ?
07:01Complètement. Moi, je pense qu'il y a un devoir d'exemplarité.
07:04Ça, on l'a vu chez nos voisins lors de l'incarcération de Nicolas Sarkozy.
07:11Je m'étonnais de voir, notamment, d'ailleurs, plus chez notre droite,
07:15mais aussi chez la droite française,
07:18cet appel, finalement, à l'indécence de priver de liberté un ancien président français.
07:24Mais cet ancien président français était reconnu coupable de quelque chose, quand même.
07:27Et donc, il est évident que lorsqu'on a exercé de hautes fonctions,
07:30mais même lorsqu'on se présente comme représentant de l'État,
07:33on a un devoir d'exemplarité qui fait que,
07:35si on est pris la main dans le pot de confiture,
07:38eh bien, il est tout à fait logique qu'on soit,
07:40qu'en fait, on obtienne des circonstances même aggravantes.
07:44Et donc, pour moi, oui, en effet, il y a un devoir d'exemplarité.
07:46Et cela nécessite donc des punitions plus sévères et exemplaires.
07:49– Justement, votre parti, l'EPS, est-ce qu'il envisage des mesures, disons, concrètes
07:54pour essayer de sortir un peu notre pays de cette situation plutôt embarrassante ?
07:58– C'est un véritable débat en interne.
08:00Pour faire partie quand même de pas mal d'initiatives pour cette refondation,
08:07c'est justement un des éléments qui ressort quand même pas mal en interne.
08:11C'est cette volonté finalement aussi de rapprocher la vie du politique de celle du citoyen.
08:16Et en fait, un citoyen, quand il commet une erreur, un acte condamnable,
08:20il est a priori condamné.
08:21Et donc, c'est égal, ça devrait être également le cas.
08:24Et de manière générale, il y a un ensemble de questions à se poser au niveau institutionnel
08:27et au niveau, comme j'ai pu citer plus tôt, des privilèges qui subsistent aujourd'hui encore en politique.
08:32– Encore une question sur le sujet avant de passer au repas scolaire.
08:35Est-ce que ce scandale n'alimente pas aussi la montée du populisme, de l'extrême droite
08:41qui se nourrisse quelque part de cette défiance envers la politique ?
08:44– Tout à fait, mais c'est ça en fait, c'est ça qui est problématique.
08:48C'est qu'en même temps, le flou entretenu permet des discours
08:52qui vont commencer à assimiler l'ensemble des parlementaires à ça
08:55et donc qui vont créer une défiance presque légitime de la part des citoyens envers le politique en soi.
09:00Alors qu'en fait, en réalité, encore une fois, on parle de très peu de personnes.
09:03Et puis de l'autre côté, dans ce flou, subsistent des gens qui jouent avec celui-ci.
09:08Et pour moi, c'est pour ça que j'ai mentionné cet exemple,
09:09c'est très grave le fait d'avoir un président de parti qui soit au Qatar,
09:13qui ne légitime pas pourquoi il y est, qui ne dit pas concrètement ce qu'il y faisait,
09:19mais qui en même temps s'amuse à créer des polémiques
09:21pour faire oublier son absence au Parlement à Bruxelles,
09:23en parlant d'une crèche, en disant que cette crèche est dite islamiste
09:27alors qu'en fait elle a été validée par l'Église au préalable,
09:30pour finalement créer une division au sein de la société,
09:32pour qu'encore une fois, on stigmatise une partie de la population,
09:35alors même que lui, finalement, il va discuter avec des personnes
09:38qui ont été épinglées potentiellement, évidemment,
09:40pour des financements à certains groupes dans le monde.
09:44Cette réalité, ce paradoxe finalement auquel on assiste, est pour moi très grave.
09:48Et donc en effet, moi je pense que sur deux pôles,
09:50un, d'un côté, le flou crée de la défiance,
09:54et certains partis, notamment populistes,
09:56s'amusent à assimiler tout le monde à cela,
09:58et donc créent une défiance envers le politique en soi,
10:00et envers nos institutions.
10:02Et puis de l'autre côté, certains jouent avec le flou,
10:04pour finalement avancer un agenda qu'on ne connaît pas,
10:08et s'amusent aussi à créer des diversions sur base de sujets,
10:11sur base de non-sujets en réalité,
10:13pour finalement continuer à conserver ce flou,
10:16et qu'on ne discute pas finalement de sujets qui sont importants.
10:19Alors Jean, quitte un guet de ne bouger surtout pas,
10:21on revient dans quelques instants, juste après une pause,
10:23pour parler de la gratuité des repas scolaires.
10:28Le carrefour de l'info, sur Arabelle.
10:33Et on retrouve notre invité, Jean Kitenguet,
10:36président de Jeunesse Socialiste à Bruxelles,
10:38avec un autre sujet qui inquiète,
10:40celui de la suppression envisagée des repas scolaires gratuits.
10:43Est-ce que selon vous, Jean Kitenguet,
10:45c'est une erreur sociale majeure ?
10:47C'est une erreur sociale, et même sanitaire, majeure en effet.
10:50Et ça, finalement, ça démontre le message
10:53qui est celui des gouvernements des droites,
10:55à différents niveaux, toujours justifié par le fameux
10:59« there is no alternative »,
11:01comme s'il n'était pas possible de faire autrement,
11:03alors qu'en fait, on prouve qu'en fait,
11:05si, c'est tout à fait possible de faire autrement.
11:06Donc il y a bien une alternative,
11:08de finalement, dès lors qu'il faut faire des économies,
11:11les faire sur les classes travailleuses,
11:12ou alors sur les classes précarisées.
11:14Et là, en l'occurrence, c'est encore pire,
11:16on parle d'enfants.
11:17On parle d'enfants qui vont être, pour une partie d'entre eux,
11:19donc du coup privés d'un repas,
11:21qui, en réalité, est une véritable mesure
11:23qui aidait une grosse partie des familles,
11:27puisque je rappelle, un enfant sur cinq
11:29n'avait pas de repas allé à l'école le ventre vide,
11:34ou n'avait pas nécessairement mangé de manière saine.
11:37Et un ensemble de parents ont pu,
11:38d'ailleurs, exprimer à ce sujet le fait
11:40qu'ils ne pouvaient pas matériellement
11:41assumer cette mission.
11:44Et donc, le repas gratuit,
11:45c'était véritablement un moyen de faire en sorte
11:47que les enfants puissent avoir, un, un repas,
11:49lutter contre, finalement, cette inégalité sociale
11:51et, d'une certaine manière aussi,
11:53leur permettre d'avoir une meilleure santé.
11:54Parce qu'en fait, la santé,
11:55je sais qu'ils n'aiment pas l'entendre,
11:57mais la santé, c'est aussi un investissement.
11:59Le fait de ne pas avoir une population en bonne santé,
12:02ça produit de toute façon des coûts.
12:03Donc, on voit en plus que dans leurs mesures budgétaires
12:05et, finalement, leur manque d'ambition, en réalité,
12:08eh bien, ils produisent des coûts
12:10qui vont taper tout le monde, en réalité,
12:12en fin de course, donc à long terme.
12:13– Alors, les experts dressent un constat,
12:16un impact direct sur la santé,
12:18la concentration et l'égalité des chances.
12:20Est-ce qu'on peut vraiment faire des économies
12:22sur le dos des enfants ?
12:23– Bien sûr que non.
12:24En fait, on ne devrait pas du tout en faire,
12:25des économies sur le dos des enfants
12:27et pas de la sorte.
12:28Et d'autres modèles existent,
12:29je le disais au préalable.
12:30Un exemple très concret.
12:32Je suis de la ville de Bruxelles.
12:32À la ville de Bruxelles, en fait,
12:33on va conserver et renforcer les aides, justement.
12:37Les aides, justement.
12:38Et donc, très concrètement,
12:39outre le fait qu'on mette à disposition
12:42des papiers hygiéniques,
12:43outre le fait qu'on va donner du matériel
12:45aux enfants dans les écoles
12:47ou qu'on va maintenir la gratuité
12:48des écoles communales,
12:49eh bien, on va également conserver
12:52la soupe à 10 heures.
12:56Les enfants l'auront.
12:57Il y aura la gratuité des repas chauds.
12:59Et on le fait dans un contexte
13:00où, dans un même temps,
13:02on arrive à baisser l'impôt.
13:03Exemple très concret.
13:04Là, on aura l'IPP,
13:05le plus bas de la région bruxelloise.
13:08Donc, on passe de 6 % à 4,9 %.
13:10Donc, vivre à Bruxelles,
13:12dans notre commune bruxelloise,
13:13ce sera l'endroit où, en fait,
13:14tu seras le moins taxé.
13:15D'ailleurs, on fait partie du top en Belgique.
13:18Pareil sur le précompte immobilier.
13:19On va réussir.
13:20On a voté le budget.
13:21On va le baisser également
13:22de manière à permettre
13:24aux différents ménages
13:26d'économiser 100 euros.
13:28Donc, on fait économiser
13:29à notre classe moyenne
13:29aux classes travailleuses
13:31des centaines d'euros par an.
13:33Et dans un même temps,
13:34on arrive à faire en sorte
13:35que les enfants
13:36qui sont dans des situations précaires
13:37puissent manger à leur faim.
13:39C'est un choix politique fort
13:41du Parti Socialiste.
13:43C'est aussi une question de dignité.
13:44C'est une question de dignité avant tout aussi.
13:46En fait, dans quelle société
13:48voulons-nous vivre ?
13:49Si on part du postulat
13:50qu'en fait,
13:51assumer et accepter
13:53cette triste fatalité
13:55que des enfants
13:55ne mangent pas à leur faim
13:57ou même
13:57viennent à l'école le ventre vide
13:59et passent leur journée le ventre vide
14:00avec tous les impacts
14:00qu'on connaît
14:01tant sur la santé
14:02mais également sur la concentration
14:03à l'école.
14:04Donc tout cela
14:06aura encore une fois
14:06des impacts sur le long terme.
14:08Eh bien,
14:08si on accepte ça
14:09de vivre dans une société pareille,
14:11franchement,
14:11alors moi personnellement,
14:12ce n'est pas la société
14:13dans laquelle je voudrais vivre
14:15et c'est complètement
14:15passer à côté
14:16même de l'idéal
14:18qu'est la redistribution.
14:19Passer à côté
14:19de l'idéal
14:20qui est une société sociale
14:22où les uns et les autres
14:24peuvent,
14:25dès lors qu'ils arrivent
14:25à l'école,
14:26s'émanciper socialement
14:27et après,
14:28en fait,
14:28faire abstraction
14:30du hasard de la naissance.
14:31Et ça,
14:32je sais que chez les libéraux,
14:33finalement,
14:33ce n'est pas très important.
14:35L'endroit finalement
14:36où tu nais
14:36est censé définir
14:37l'endroit où tu finis.
14:38Eh bien,
14:38nous,
14:39chez les socialistes,
14:39ce n'est pas du tout
14:39notre façon de voir les choses.
14:41Pour nous,
14:41on est tous égaux
14:42et donc l'école,
14:43à ce point,
14:44c'est le lieu fondamental
14:46pour finalement
14:46permettre cette égalité.
14:48Mais Jean Kitenguet,
14:50qu'est-ce que vous répondez
14:51à ceux qui disent
14:52finalement que le rôle de l'école,
14:54ce n'est pas de nourrir les enfants ?
14:55Je pense qu'ils font
14:56une grosse erreur.
14:57Moi,
14:57je pense qu'ils font
14:57une grosse erreur.
14:58Je pense que les enfants
14:59passent une partie
14:59de leur vie à l'école
15:00et que de fait,
15:01ils ont à manger dans ceci
15:02et que donc oui,
15:03en effet,
15:04l'école a le devoir aussi
15:06de faire en sorte
15:07que ceci puisse émanciper.
15:08Ça fait partie
15:09d'un tout en réalité.
15:11Lorsqu'ils vont à l'école,
15:12ils doivent se concentrer
15:13en cours.
15:13Mais pour se concentrer en cours,
15:15ils doivent pouvoir
15:15leur donner l'énergie.
15:17Pour ça,
15:17ils doivent pouvoir
15:18manger à leur faim.
15:19Si maintenant,
15:20leur contexte social
15:20ne leur permet pas
15:21et font en sorte
15:22qu'ils arrivent
15:22à l'école de l'endroit vide,
15:24il est évident
15:24que l'école doit pouvoir
15:25remplir ce rôle-là.
15:26Et donc,
15:27quand je dis l'école,
15:28c'est le pouvoir public
15:28qui se trouve derrière.
15:29Et ça,
15:29c'est bien le rôle
15:30de l'État au final.
15:31Parce que quand ceux-ci
15:32nous disent,
15:32ce n'est pas le rôle
15:33de l'école,
15:33ce qu'ils disent en réalité,
15:34c'est nous,
15:35l'État en tant que tel,
15:36on doit assumer
15:36des fonctions minimales
15:37et ce n'est pas notre rôle
15:38finalement de nous occuper
15:39de la santé de nos enfants.
15:40Moi, je leur dis,
15:41vous faites une grosse erreur,
15:42c'est bien notre rôle
15:42en tant qu'État.
15:43S'il y a une mission qu'on a,
15:44c'est de faire en sorte
15:44que nos enfants puissent
15:45être en bonne santé,
15:46puissent être éduqués au mieux
15:47et puissent vivre
15:48une vie de qualité.
15:49Alors, on peut se diriger
15:50apparemment vers une école
15:51à deux vitesses
15:52entre seuls certains enfants
15:54qui mangent à leur faim finalement ?
15:55En fait, finalement,
15:56ça semble être l'idéal
15:57poursuivi par ces parties de droite
15:59qui s'en foutent,
16:01pour être écrus,
16:02s'en foutent complètement
16:03de l'avenir
16:04d'un ensemble des enfants
16:05et notamment ceux
16:05des classes populaires
16:06et travailleuses
16:07et se disent,
16:08au final,
16:08nous, ce qui nous intéresse,
16:10c'est minimiser
16:11notre rapport,
16:13notre travail
16:14et ceux qui s'en sortiront,
16:15c'est un peu la loi de la jungle,
16:17c'est la survivance
16:19du plus adapté,
16:21on va dire.
16:21C'est les enfants
16:22qui sont déjà bien nés,
16:24finalement,
16:24pourront suivre leur cours
16:25comme ils le souhaitent
16:26et pourront finalement
16:27bien réussir à l'école
16:28tandis que les autres,
16:28eh bien,
16:29ce n'est pas de notre faute,
16:29c'est de la faute des parents
16:30et en fait,
16:30on individualise la problématique,
16:32c'est un problème individuel
16:33et il n'y a pas un problème d'État.
16:35Eh bien, encore une fois,
16:36moi, je pense qu'ils font erreur.
16:37C'est un problème collectif
16:37qu'il faut pouvoir assumer collectivement.
16:39Alors, on va essayer
16:44on en a parlé tout à l'heure,
16:44une corruption qui est mal combattue
16:46et aussi les reculs sociaux.
16:48Est-ce que la Belgique,
16:49finalement,
16:49ne donne pas un très mauvais signal
16:51aux citoyennes et aux citoyens ?
16:53Je pense que la Belgique,
16:54aujourd'hui,
16:54et au vu de ce qui semble être annoncé,
16:56notamment et à différents niveaux,
16:59donne un très mauvais exemple.
17:00Elle donne un exemple
17:01de, finalement,
17:03une Belgique qui souhaiterait
17:04et qui voit comme idéal
17:05un peu le modèle trumpien,
17:07le modèle américain
17:08où, finalement,
17:09c'est chacun pour soi.
17:11Il y a une misère sociale
17:12qui est absolument,
17:14en tant qu'européen,
17:14quand on va là-bas,
17:15à trois savoirs,
17:16et où, au final,
17:17certains arrivent à s'élever au-delà
17:18et peuvent s'enrichir
17:20de manière,
17:21de manière,
17:22finalement,
17:23presque,
17:23presque,
17:25inimaginable,
17:25arrogante,
17:27j'ai envie de dire,
17:27d'une certaine manière,
17:29assez indécente,
17:30en vrai.
17:31Et, de l'autre côté,
17:32un ensemble de gens,
17:33la majorité,
17:34finalement,
17:35qui n'ont que pour eux,
17:37qui ne sont que responsables d'eux-mêmes
17:38et qui sont un peu abandonnés.
17:39Ça, c'est un peu l'idéal
17:40qui semble être poursuit
17:41par cette Belgique gouvernée
17:42par les droites.
17:43Et, c'est évidemment pas le modèle
17:44que nous, en tant que socialistes,
17:45on souhaite suivre.
17:47Nous, je pense qu'on peut,
17:48enfin, nous,
17:49l'Europe a une plus-value.
17:51On a eu,
17:52qui, pour moi,
17:53ça a été la plus grosse innovation
17:55du siècle dernier,
17:56ça a été la sécurité sociale,
17:57la redistribution,
17:58dans un contexte
17:59où on n'a jamais eu,
18:01en fait,
18:01une si bonne santé économique
18:03et où, en fait,
18:04cette redistribution
18:04a permis à un ensemble
18:06de citoyens,
18:07en fait, en réalité,
18:07la majorité de la population,
18:08d'accéder à un niveau de vie
18:10plus élevé.
18:10Et nous, ce qu'on doit faire
18:11aujourd'hui, en tant que politique,
18:12c'est faire en sorte
18:13que la vie des citoyens,
18:14demain, soit de meilleure qualité.
18:15Donc, lutter contre le coût
18:16de la vie.
18:17Faire en sorte que ceux-ci,
18:18qu'ils soient nés,
18:19pauvres ou riches,
18:20demain,
18:20puissent bénéficier
18:21des mêmes chances
18:22et qu'il n'y ait pas
18:22de distinction
18:23par, justement,
18:24cet hasard de la naissance.
18:25Alors, si vous avez
18:26un message à adresser
18:27aux Bruxellois
18:29et aux Bruxellois
18:29qui ont l'impression
18:30d'être un peu déconnectés
18:32de la politique
18:33et de la réalité ?
18:35J'ai envie de leur dire
18:37que, d'une certaine manière,
18:38je les comprends.
18:39En réalité, je les comprends.
18:40Parce que, même moi,
18:41en en faisant,
18:42en réalité,
18:42il y a des moments
18:43où, quand je vois
18:44certaines décisions prises,
18:45certaines mesures
18:45et surtout les justifications
18:46de celles-ci,
18:47je me dis,
18:47mais en fait,
18:48dans quel monde vivent ces gens ?
18:49Et pourtant,
18:50je les croise.
18:51Et donc,
18:52c'est tout à fait légitime
18:52pour quelqu'un
18:53qui subit,
18:55d'une certaine manière,
18:56ces mesures sorties
18:57pour parfois,
18:58pour certains,
18:59de nulle part,
19:00de se dire,
19:00mais en réalité,
19:01ces gens-là
19:02sont complètement déconnectés,
19:02je me désintéresse.
19:04Et en réalité,
19:05ils ne devraient pas
19:06toutes choses
19:06et politiques
19:07dans cette société.
19:08Ils doivent s'y intéresser
19:09parce qu'en fait,
19:09ça va impacter leur vie demain.
19:11Et il est vrai
19:12qu'aujourd'hui,
19:13le politique
19:13et spécifiquement
19:15les partis qui sont au pouvoir
19:15ne donnent pas le bon exemple.
19:16Alors,
19:17dernière question,
19:18c'est promis,
19:18je vous libère juste après.
19:20Si vous avez,
19:21disons,
19:21une priorité absolue
19:22à imposer dès demain,
19:24ce serait la transparence politique
19:25ou plus de justice sociale
19:26ou les deux vont
19:28forcément ensemble ?
19:29Pour moi,
19:30les deux vont nos pairs
19:30parce qu'il n'y a pas
19:31de société à deux vitesses
19:31et donc ça inclut le politique
19:33et la justice sociale,
19:34finalement,
19:35quand on parle de justice sociale,
19:36c'est de faire en sorte
19:36que chacun et chacune,
19:37indépendamment
19:37de leur provenance,
19:40de leur culture,
19:41de leur croyance,
19:42puissent accéder
19:43au même,
19:45puissent accéder
19:46à la même chose
19:46et puissent,
19:47s'ils le souhaitent demain,
19:48s'émanciper
19:49de la même manière.
19:50Voilà.
19:50C'est donc la conclusion
19:51de la même manière
19:52de Jean Kitenguet,
19:53président des Jeunesses Socialistes
19:55à Bruxelles.
19:56Merci d'avoir été avec nous.
19:57Merci.
19:57Et on enchaîne tout de suite
20:06avec le reste de l'actualité
20:08avec Adélie Fratteur.
20:09C'est peut-être
20:10l'arrêt des travaux du...
20:11Le carrefour de l'info
20:13sur Arabel.
20:17Et avant de quitter
20:18les prévisions météo,
20:20comme tous les jours,
20:21avec ces larges éclaircies
20:22qui reviendront rapidement
20:23sur l'ouest,
20:24le temps sec
20:25va se propager ensuite
20:26sur le centre du pays.
20:28Les maximas
20:28entre 8 et 12 degrés
20:30pour demain.
20:31Un ciel généralement
20:32très nuageux
20:33avec quelques pluies
20:34ou de brunes
20:34à partir du sud.
20:35Les maximas varieront
20:36entre 7 et 11 petits degrés.
20:39Et puis pour dimanche,
20:40le ciel sera encore
20:41très nuageux
20:42avec parfois un peu de pluie
20:43surtout sur l'ouest du pays.
20:45Les maximas varieront
20:46entre 7 degrés
20:47en Haute-Ardenne,
20:4811 degrés en Flandre
20:49et sur le centre du pays.
20:50Et le vent sera faible
20:51à modéré du sud-est.
20:53Voilà, c'est ainsi
20:53que l'on referme
20:54votre carrefour de l'information.
20:55Très bon vendredi,
20:56excellent week-end à tous.
20:58On se retrouve lundi.
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