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Les marchés financiers sont-ils trop optimistes ? Alexandre Baradez, chef market analyst chez IG, décrypte les signaux d'alerte potentiels, expliquant la divergence inquiétante entre les données économiques concrètes ("hard data") et les indicateurs de sentiment ("soft data").
Alors que les "soft data" reflètent une dégradation notable, les "hard data" de l'économie américaine affichent encore une certaine solidité. Cependant, Bardès souligne qu'une convergence est inévitable : la question est de savoir si le moral des acteurs économiques va s'aligner sur la réalité économique, ou si les indicateurs de santé économique vont à leur tour ralentir.
Les attentes élevées de croissance bénéficiaire, particulièrement dans des secteurs comme l'intelligence artificielle, pourraient cacher un risque majeur. L'histoire nous a montré que les phases d'euphorie spéculative mènent souvent à des corrections, même si le contexte actuel diffère de la bulle internet. La prudence est donc de mise face à des anticipations jugées trop fortes à court terme.
Découvrez pourquoi la divergence entre la perception et la réalité économique pourrait être le principal péril pour les marchés dans les mois à venir.
#MarchésFinanciers #AnalyseÉconomique #StratégieInvestissement
Alors que les "soft data" reflètent une dégradation notable, les "hard data" de l'économie américaine affichent encore une certaine solidité. Cependant, Bardès souligne qu'une convergence est inévitable : la question est de savoir si le moral des acteurs économiques va s'aligner sur la réalité économique, ou si les indicateurs de santé économique vont à leur tour ralentir.
Les attentes élevées de croissance bénéficiaire, particulièrement dans des secteurs comme l'intelligence artificielle, pourraient cacher un risque majeur. L'histoire nous a montré que les phases d'euphorie spéculative mènent souvent à des corrections, même si le contexte actuel diffère de la bulle internet. La prudence est donc de mise face à des anticipations jugées trop fortes à court terme.
Découvrez pourquoi la divergence entre la perception et la réalité économique pourrait être le principal péril pour les marchés dans les mois à venir.
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00:00Le marché attend que cette profitabilité non seulement persiste, voire ça croisse encore.
00:04Et c'est là que peut venir le risque.
00:05C'est des attentes qui seraient trop fortes de la part du marché,
00:08des croissances bénéficiaires qui ne seraient pas tenables.
00:10Et pour moi, l'alerte peut venir de ça.
00:13D'accord.
00:13On va sûrement venir de ça parce que c'est un peu l'histoire répétée des crises.
00:17Je ne crois pas qu'on soit dans une bulle internet,
00:18ce n'est pas les mêmes valos, ce n'est pas les mêmes histoires qu'à l'époque,
00:22mais le schéma assez classique dans toutes les phases d'euphorie,
00:25que ce soit sur l'immobilier, que ce soit sur la tech à la fin des années 90,
00:28que ce soit dans l'histoire, sur les valeurs pétrolières.
00:31On a connu ça aussi avec du CAPEX qui est un moment trop important.
00:34Mais quand les entreprises vont trop loin dans les dépenses d'investissement
00:36et que la rentabilité n'est pas pour tout de suite,
00:38elle le sera un jour cette rentabilité.
00:40Elle sera au rendez-vous comme l'était internet, mais avec 10 ans de retard en fait.
00:43Il y a eu la bulle, il a fallu 8 à 10 ans pour que tout ce secteur internet
00:47se densifie, se consolide et ensuite devienne très rentable.
00:50Donc je ne crois pas qu'il faille attendre le même laps de temps pour l'intelligence artificielle,
00:53mais je pense quand même qu'on a des attentes aujourd'hui qui sont trop fortes à court terme.
00:56Ce programme vous est présenté par Hétéro,
01:00Premier Heterum, Treasury Company, Côté en Europe.
01:15Bonjour à tous, bienvenue sur Alessar TV.
01:17Avec aujourd'hui Alexandre Bardès,
01:20chef market analyst chez IGIG,
01:22qui est un des leaders du trading en ligne mondiale.
01:28Alexandre, bonjour.
01:28Bonjour Stéphane.
01:29Alors régulièrement, vous m'ont donné des conférences sur le thème perspective macro-marché.
01:37J'ai assisté à une conférence, c'est toujours très intéressant, il y a quelques semaines.
01:41Et je souhaiterais pour le public investisseur TV qu'on revienne, qu'on détaille à certains points.
01:45Si vous voulez bien ?
01:45Avec plaisir.
01:45Alors, on va commencer dans une lecture macro-globale.
01:50Vous avez évoqué lors de cette conférence la divergence entre les hard data qui sont encore solides
01:55et les soft data qui sont très dégradés.
01:58Vous pouvez déjà expliquer cette divergence et à quel moment cela deviendrait réellement un péril, un danger pour les marchés ?
02:05Pour faire très simple, les soft data, c'est tout ce qui est enquête.
02:08Enquête auprès des entreprises, type indicateur ISM, PMI, les enquêtes.
02:13Le ressenti, disons.
02:14Voilà, le ressenti.
02:15On pose des questions, pouvoir d'achat, est-ce que vous passez votre job, vous le garderez ?
02:19Si vous le perdez, est-ce que vous serez réembauché facilement ?
02:22Et puis, on pose des questions aux entreprises aussi, comment allez-vous faire bouger vos prix dans les six mois qui viennent ?
02:25Donc, c'est un côté très prospectif, projectif.
02:28Et c'est pour ça qu'on appelle ça des indicateurs avancés, en fait.
02:30L'autre nom, c'est indicateur avancé.
02:32Et puis, les hard data, c'est tout ce qui est réalisé.
02:34C'est les chiffres réels de l'économie, les ventes au détail, la production, le chiffre de croissance, etc.
02:39Et c'est vrai qu'aux Etats-Unis, on assiste depuis quelques mois à une énorme divergence.
02:43Vous avez des indicateurs de sentiments qui se dégradent de plus en plus.
02:47Et face à ça, vous avez des données macroéconomies qui, jusqu'à présent, tiennent plutôt très bien la route.
02:51Même si on sait qu'il y a toujours du décalage.
02:53Les hard data, on a des chips parfois d'octobre, parfois de septembre.
02:55Donc, il y a toujours un décalage.
02:57Et la grosse question, et ce qu'on observe, nous, c'est à quel moment les deux convergent ?
03:01En moyenne, le décalage et de quel...
03:02Justement, habituellement, il y a des phases où c'est plutôt bien suivi.
03:05Quand les gens ont le moral, quand les entreprises ont le moral,
03:08données économiques, suivent ou plutôt...
03:10D'accord, ils se dégagent et c'est assez minime.
03:12Là, ça fait maintenant deux bons trimestres qu'on a une vraie grosse divergence.
03:15Et la grosse question, c'est qui corrige vers l'autre, en fait ?
03:17Est-ce que c'est le moral qui se rendra à ça à un moment donné
03:19parce que l'inflation reprendra sa grosse baissière dans les mois qui viennent,
03:23parce que la Fed qui a un peu baissé les taux, ça va se ressentir sur le crédit ou autre ?
03:27Ou alors, et c'est un peu mon scénario quand même pour les prochains mois,
03:30est-ce que c'est le rythme économique qui va ralentir un petit peu ?
03:33On ne parle pas de récession ou autre.
03:35Mais est-ce qu'à un moment donné, on n'a pas effectivement consommateur un peu fatigué
03:38par le niveau de taux, par une inflation toujours collante,
03:41par des projections de salaires qui ralentissent aussi aux Etats-Unis,
03:44puis par un taux de chômage ?
03:45On le voit, le taux de chômage, les données publiées récemment,
03:47montrent qu'on arrive sur les années...
03:48Et on revient sur le niveau de 2021 pour le taux de chômage.
03:51Donc, on voit que l'ambiance change un petit peu.
03:54Et je ne vois pas comment, dans ce genre d'ambiance-là,
03:56le consommateur peut accélérer sa consommation.
03:58Si l'inflation reste autour de 3%, 2,8%, 3%,
04:01que la progression des salaires ralentit et que le chômage monte un peu,
04:04généralement, c'est les conditions pour que le consommateur soit un peu prudent.
04:08Et c'est pour ça que l'administration américaine commence à parler
04:11de remboursement d'impôts, de tax refunds aux Etats-Unis.
04:13On évoque des montants de 1 000, 2 000 dollars par foyer
04:16où on se servirait de la cagnotte des droits de douane perçus
04:19pour reverser ça aux consommateurs qui ont été un peu échaudés
04:22par rapport aux droits de douane et à l'inflation.
04:24Et donc, du coup, quels sont les prochains hard data qu'il faut regarder ?
04:27Alors, les prochains hard data, c'est tout ce qui est consommation.
04:29Alors, on a eu récemment, justement, mais on sait qu'avec le shutdown,
04:32on a eu la fermeture des services américains,
04:34on a eu du retard de la diffusion des informations.
04:36Quelque part, ils sont expliqués.
04:38Oui, il faut régler surtout principalement dans la consommation.
04:40On veut toujours deux tiers du PIB aux Etats-Unis.
04:43Donc, dans ces données d'environnement, d'emploi que l'on a,
04:46on va regarder comment les consommateurs naviguent encore dans cet environnement
04:49où les taux restent encore probablement trop élevés pour eux
04:52et où l'inflation a fait que le pouvoir d'achat.
04:55Et on en parlait tout à l'heure, mais il y a deux ressentis aux Etats-Unis.
04:58Il y a une population qui est très à l'aise
04:59et une population qui est beaucoup moins.
05:00Alors, justement, si vous considérez, effectivement,
05:01que le consommateur américain est un peu un point clé,
05:03dont vous décrivez un consommateur américain en ce qu'on appelle en économie en cas.
05:09Et il y a 10% de la population qui se porte plutôt bien.
05:12Mais est-ce que, justement, 10% de la population peut soutenir la moitié de 50% de la croissance ?
05:17Alors, c'est les données qu'on a actuellement.
05:19Et qui sont assez frappantes, d'ailleurs, quand on prend un peu de recul,
05:21on a 10% des Américains qui réalisent 50% de la consommation aux Etats-Unis.
05:27C'est gigantesque.
05:28Si on revient 21 ans en arrière, 20-25 ans, c'était plutôt dans le 30%.
05:33Donc, 10% des Américains les plus riches faisaient 30% de la consommation.
05:36Ce pourcentage, en deux décennies et demie, est monté à 50%.
05:39Donc, c'est à la fois une forme de creusement des inégalités,
05:43on peut le présenter comme tel,
05:44et aussi, on comprend pourquoi.
05:46Parce que dans ces 10% des Américains les plus riches,
05:48ce qui est assez logique, vous avez des gens qui ont des entreprises,
05:50ou des parts d'entreprise, ou des actions, des gros portefeuilles,
05:52de l'immobilier, des jobs plutôt bien payés dans les entreprises
05:55qui fonctionnent plutôt très bien,
05:57et puis, vous avez ensuite, dans les Américains les moins favorisés,
06:00ces Américains qui sont locataires, par exemple,
06:03qui n'ont pas de portefeuille boursier,
06:05donc qui n'ont pas profité de l'envolée du cours des actions,
06:07et qui, eux, en revanche, subissent les 3% d'inflation.
06:103% d'inflation, si vous gagnez 500 000 dollars par an,
06:13votre reste à vivre est très confortable.
06:14Mais si vous gagnez 50 000 dollars par an,
06:163% d'inflation, et chaque année,
06:18donc un 3%, c'est un mouvement récurrent sur les hausses de prix,
06:22eh bien, vous tirez la langue, en fait.
06:23Et quand les droits de douane sont venus alimenter un petit peu,
06:27ça n'a pas fait exploser l'inflation à 6%, les droits de douane,
06:29mais ça, ça entretient, en fait, une partie de l'inflation sur les biens, notamment,
06:32eh bien, c'est cette partie-là de la population américaine,
06:35et probablement qu'on voit dans les sondages,
06:36dans les enquêtes réalisées auprès des consommateurs,
06:38qui nous dit qu'elle n'est pas à l'aise,
06:40et que si elle perd son emploi,
06:42effectivement, elle aura des difficultés à rejoindre le debout.
06:44Et donc, on voit bien cette économie en cas,
06:46qui est décrite par d'autres économistes aussi,
06:48et qui est très propre, je dirais,
06:51pas qu'aux Etats-Unis,
06:52mais qui est très marquée, en tout cas, aux Etats-Unis.
06:53Alors, en plus, ça risque d'aggraver un phénomène,
06:55ce qu'on appelle les auto-subprimes.
06:56Il y avait les subprimes sur l'immobilier,
06:58aujourd'hui, il y a les subprimes sur le crédit, donc, auto.
07:01Aujourd'hui, le taux de défaut, il est de 6%.
07:04Est-ce que c'est un risque contenu,
07:07ou à ce niveau-là, c'est un sujet inquietude ?
07:09J'ai vu qu'il y a un petit peu de casse, quand même.
07:10Déjà, pour rappeler, les suprimes,
07:12c'est vrai qu'on a tendance à ne focaliser que sur les suprimes immobiliers.
07:14On rappelle, c'est des crédits,
07:16qu'on a des gens dont le profil, le crédit score,
07:18n'est pas de très bonne qualité,
07:20donc, ils vont malheureusement avoir des taux plus élevés,
07:22et aussi, pendant la crise des suprimes,
07:24ils vont prêter des sommes importantes.
07:25Il y a des gens, parfois, qui n'avaient pas beaucoup de revenus,
07:27voire pas d'emploi du tout, dans certains cas.
07:29Et donc, en échange de ce risque que prenait le prêteur,
07:31le taux d'intérêt que devait lui verser l'emprunteur
07:39aux Etats-Unis, ce n'est plus de ce côté-là qu'on regarde pour le risque.
07:41C'est effectivement, on l'avait dit, sur la partie.
07:42C'est une économie qui travaille quand même sur le crédit.
07:44Voilà, beaucoup sur le crédit.
07:45Et donc, effectivement, le taux de défaut dans le secteur auto
07:48et dans les entreprises, on a vu d'ailleurs,
07:50First Brand, par exemple, et une autre, dont j'ai oublié le nom,
07:52qui ont fait défaut, qui ont fait défaut.
07:54Ça a impacté, on a vu des bilans de banques en Europe, aux Etats-Unis.
07:56JP Morgan a été touché, par exemple.
07:58À la tête, JP Morgan, ce n'est pas énorme,
08:00mais il y a eu un petit peu de casse dans ce secteur-là.
08:02Et comme toujours, ce qu'il faut, c'est qu'il n'y ait pas de contagion.
08:04Il ne faut pas qu'à un moment donné, on commence à avoir aussi un risque migré.
08:06Par exemple, l'autre domaine un peu sensible, c'est le crédit étudiant, par exemple.
08:09Et on voit qu'aux Etats-Unis, la tranche d'âge 20 à 24 ans
08:12et celle qui, ces derniers mois, a vu son taux de chômage augmenter beaucoup.
08:16Or, c'est là où vous rentrez sur le marché du travail
08:18où vous avez un crédit étudiant.
08:19Donc, on voit comment le risque peut migrer.
08:21Je dirais qu'à ce stade, c'est quand même un risque assez limité,
08:24mais les subprimes existent toujours.
08:25Et il peut y avoir aussi l'effet domino avec la titrisation, etc.
08:29Parce que je crois que c'est les crédits aussi qui sont titrisés.
08:31Oui, la titrisation, c'est toujours pareil.
08:32On veut faire de bonnes affaires, on tient un crédit, puis on le titrise.
08:35La promesse, c'est qu'à celui qui va acheter ce titre,
08:38il a un rendement associé qui va être de 15-16%.
08:40Je rappelle une donnée qui est importante.
08:42Les taux sur les cartes de crédit aux Etats-Unis,
08:43nous, on ne voit pas ça comme ça en Europe.
08:45Nous, on a des cartes de paiement où on fait du crédit à côté, bancaire ou autre.
08:48Aux Etats-Unis, c'est votre carte qui sert de carte de crédit qu'on vous paye.
08:51Vous faites aussi un crédit en même temps.
08:53Le taux de remboursement en taux moyen, c'est assez incroyable, il est au-dessus de 20%.
08:58C'est un taux qui, ces dernières années, 2-3 dernières années,
09:02n'avait jamais atteint ce niveau-là en plus de 40 ans aux Etats-Unis.
09:04On voit qu'il n'y a pas que sur la partie auto, même sur la partie crédit consommation,
09:08il y a des taux qui sont très élevés.
09:09C'est pour ça, et c'est logique, que l'administration américaine
09:12veut que la Fed puisse baisser les taux plus fortement
09:14pour que cette pression sur les taux, à l'affût immobilier et consommation,
09:17puisse diminuer assez nettement.
09:18Du coup, s'il y a consommation, c'est 10% les plus riches,
09:21n'avaient plus envie de consommer et que ceux qui le sont moins ne parviennent pas.
09:26Quel serait le scénario ?
09:28Déjà, comment ça peut arriver ?
09:29Comment les 10% d'Américains n'auraient plus envie ou moins de consommer ?
09:33On sait que l'effet richesse pour cette part de la population est important.
09:36Et l'effet richesse l'arrive par l'immobilier, mais aussi beaucoup par la bourse.
09:39Et donc, une correction de marché, par exemple, un SP500,
09:41le plus gros indice, ou la tech, le Nasdaq, qui perdrait 10, 15, 20%.
09:45On va y venir après, parce qu'effectivement, c'est un nouveau scénario.
09:47Voilà, ça, typiquement, serait le genre de choses.
09:50Eh bien, on le voit dans les crises financières historiques aux Etats-Unis.
09:53Souvent, vous avez eu d'abord un espèce de choc financier.
09:56Ça pourrait parler crédit, puis ça touche la partie action.
09:58Et la récession arrive seulement après.
09:59C'est-à-dire que, généralement, la récession est un peu une conséquence,
10:01d'abord, d'un choc qu'il y a eu économique ou financier,
10:04qui se traduit ensuite en récession.
10:06Donc, pour moi, ce serait ça le risque le plus important.
10:08Ce serait un phénomène de stress financier
10:10qui devient ensuite une source un peu de stress
10:11pour cette partie de la population la plus aisée.
10:13Alors, justement, on y vient.
10:14Puisque, aujourd'hui, la suite 500 est autour de 23 fois les bénéfices,
10:18avec une concentration qui est historique sur les méga caps,
10:21les bénéficiaires et les compagnies.
10:23Vous évoquez donc une correction de l'ordre de 10%
10:25qui est pour vous inévitable.
10:27Minimum de 10%.
10:28Qu'est-ce qui pourrait être le déclencheur ?
10:31Le déclencheur, ça peut être, par exemple,
10:34rappelons quelques chiffres très vite.
10:36Quand vous dites effectivement que c'est historique,
10:37c'est vrai que les 10 boîtes du SP500
10:40et les 10 plus grosses entreprises,
10:41dont les 7 magnifiques là-dedans,
10:43Amazon, Apple et d'autres,
10:44représentent 40%, 42% de la market cap totale du SP500.
10:48Donc, les entreprises font 40%
10:51de tout ce que vaut le SP500 en valorisation boursière.
10:53Et ça représente plus de 30%,
10:55donc un tiers des bénéfices du SP500
10:58qui comptent plus de 500 valeurs.
10:59Donc, c'est effectivement une grosse concentration.
11:02Et donc, qu'est-ce qui peut faire que ça corrige ?
11:04On voit que ce qui a boosté le SP500,
11:06pas seulement depuis un an ou deux,
11:08vous dézoomez un graphe
11:10avec la progression des bénéfices
11:11des 493 autres boîtes
11:13et celles des 7 plus grosses boîtes
11:15depuis une dizaine d'années,
11:16c'est sans qu'une mesure.
11:17C'est vraiment les 7 à les 10 magnifiques,
11:20enfin les 10 plus grosses boîtes
11:21qui tirent l'ensemble de l'indice
11:23en termes de bénéfices notamment.
11:24Donc, ce serait typiquement
11:26des résultats un peu moins bons qu'attendus
11:29sur l'aspect intelligence artificielle.
11:32Ces entreprises ont vraiment,
11:35non seulement usé leur réserve de cash,
11:37il en reste, mais pour le CAPEX,
11:39pour l'investissement très gourd
11:41dans les infrastructures,
11:42tout ce qui est l'intelligence artificielle,
11:43dans les prises de participation, etc.,
11:45mais ont aussi eu recours à la dette.
11:47Ce qui est très nouveau cette fois-ci,
11:48c'est que ces entreprises
11:49qui historiquement se financent en fonds propres,
11:51dès à leur cash donc,
11:52cette fois-ci,
11:53ont un peu plus recours à la dette.
11:54Donc, ce n'est pas ingérable,
11:56c'est des groupes très dimensionnés
11:57qui savent gérer ça,
11:58mais ça veut dire que les investisseurs,
12:01quand vous arrivez sur les multiples de valorisation
12:03qu'on retrouve actuellement
12:04sur certaines entreprises du secteur de la tech,
12:06je pense à des Palantir,
12:07je pense à des Broadcom,
12:08par exemple,
12:08très bonne entreprise,
12:09sixième boîte du Nasdaq,
12:11mais qui se paie plus de 100 fois les bénéfices,
12:13alors que l'indice,
12:14le Nasdaq,
12:15qui se paie en moyenne
12:16à 37, 30 fois les bénéfices.
12:17Donc, vous avez comme ça,
12:18des points chauds,
12:19parce qu'il y a de très, très fortes attentes,
12:21c'est des groupes qui sont
12:21très rentables et bénéficiaires
12:23depuis des années,
12:24et le marché attend
12:25que cette profitabilité
12:26non seulement persiste,
12:28voire ça croisse encore.
12:29Et c'est là
12:29qu'on peut mener leur risque.
12:30C'est des attentes
12:34bénéficiaires
12:34qui ne seraient pas tenables,
12:35et pour moi,
12:36l'alerte peut venir de ça.
12:37D'accord.
12:38Il peut sûrement venir de ça,
12:39parce que c'est un peu
12:40l'histoire répétée des crises.
12:42Je ne crois pas
12:42qu'on soit dans une bulle Internet,
12:43ce n'est pas les mêmes valos,
12:44ce n'est pas les mêmes histoires
12:46qu'à l'époque,
12:47mais le schéma assez classique
12:48dans toutes les phases
12:49d'euphorie,
12:50que ce soit sur l'immobilier,
12:51que ce soit sur la tech
12:52à la fin des années 90,
12:53que ce soit dans l'histoire,
12:55sur les valeurs pétrolières,
12:56on a connu ça aussi,
12:57avec du CAPEX
12:57qui est à un moment
12:58trop important,
12:59mais quand les entreprises
12:59vont trop loin
13:00dans les dépenses d'investissement
13:01et que la rentabilité
13:02n'est pas pour tout de suite,
13:03elle le sera un jour,
13:04cette rentabilité,
13:05elle sera au rendez-vous
13:05comme l'était Internet,
13:06mais avec 10 ans de retard,
13:07en fait.
13:08Il y a eu la bulle,
13:09il a fallu 8 à 10 ans
13:10pour que tout ce secteur Internet
13:12se densifie,
13:13se consolide
13:13et ensuite devienne très rentable.
13:14Donc, je ne crois pas
13:15qu'il faille attendre
13:15un même laps de temps
13:16pour l'intelligence artificielle,
13:17mais je pense quand même
13:18qu'on a des attentes
13:19aujourd'hui qui sont trop fortes
13:20à court terme
13:20sur les productions bénéficiaires.
13:22Est-ce que c'est parce qu'il y a
13:23encore beaucoup
13:23une ambiance de liquidité ?
13:25On voit que le VIX,
13:25qui est un équipement
13:26géré avant-coureur,
13:27aujourd'hui,
13:28il est très bas.
13:28Oui, il est très bas.
13:29Et alors,
13:30en rappelant le VIX,
13:31c'est l'indice de volatilité
13:32du SP500.
13:34Quand tout va très bien,
13:35il est entre 10 et 15.
13:36Quand tout va mal,
13:37c'est 70, 80
13:38dans les phases
13:38de très grosses crises.
13:39Actuellement,
13:40effectivement,
13:4015, 16, 17.
13:42C'est-à-dire que
13:42c'est l'assurance,
13:43en fait, le VIX,
13:44que les gérants achètent.
13:45Quand ils pensent
13:46que le marché peut mal tourner,
13:47on va vite acheter
13:48de la couverture
13:49et à 15 ou 17,
13:50elle n'est pas chère.
13:51Donc, ça veut dire
13:51qu'il y a assez peu
13:52de gestion couverte.
13:54On le voit sur les réserves
13:55de cash de gestion,
13:563,7% de réserve de cash,
13:59simplement.
13:59C'est des niveaux faibles,
14:00en fait.
14:00C'est-à-dire que
14:01tout le monde est très exposé
14:02aujourd'hui,
14:02les particuliers,
14:03les gestions aux États-Unis
14:04et en Europe aussi.
14:06Donc, ça veut dire
14:07que quand tout le monde
14:07est bien dans le marché,
14:08parfois avec du levier aussi,
14:09comme on constate beaucoup
14:10chez les particuliers,
14:11c'est un marché
14:12qui est mature,
14:12qui est mûr
14:13et qui doit,
14:14à un moment donné,
14:15purger un peu,
14:16comme on l'a vu
14:16sur les cryptos.
14:17C'est peut-être un thème
14:18qu'on va aborder,
14:19mais il y a eu un stress
14:20sur les cryptos
14:21et qui peut peut-être
14:22être un stress
14:22un peu avant-coureur
14:23sur les actions.
14:24Donc, moi,
14:24j'attends qu'ils ne purgent
14:25dans ce marché
14:26pour considérer
14:26qu'à nouveau,
14:27les opportunités d'achat
14:28reviennent pleinement.
14:29En revenons sur un point
14:29que vous avez abordé
14:31en creux.
14:32Vous considérez
14:33que le PIB américain
14:34est porté soutenu
14:35par les CAPEC
14:36visiers à Lila
14:37avec un endettement
14:39Est-ce qu'on est face
14:42à un cycle
14:43d'investissement sain
14:44ou à une bulle
14:45de CAPEC ?
14:46Alors, aux Etats-Unis,
14:47on peut quand même dire
14:48que historiquement,
14:49quand les Etats-Unis
14:50investissent,
14:50c'est sympa la différence
14:51qu'on peut voir
14:52avec certains pays
14:52européens ou la France,
14:53c'est que là-bas,
14:54ou même le déficit américain
14:56qui, parfois,
14:56sert à subventionner
14:57les secteurs,
14:58en tendance à l'oublier,
15:00mais les Etats-Unis
15:00qui font du déficit,
15:01très souvent,
15:02c'est aussi pour subventionner
15:03les secteurs clés
15:04pour l'économie américaine.
15:05Donc, souvent,
15:05ça se traduit
15:06en investissement
15:07sur le terrain,
15:07on crache l'emploi,
15:08etc.
15:09Donc, l'idée de dire
15:10qu'il y a beaucoup
15:11d'investissement,
15:11ça reste une très bonne
15:12chose à moyen terme.
15:13La question,
15:14c'est la vitesse
15:15de pricing du marché,
15:16la vitesse d'anticipation.
15:18Aujourd'hui,
15:18je pense que le marché
15:19a des scénarios
15:19un peu trop roses
15:20par rapport à ce secteur-là
15:21et je pense qu'il faut
15:22un peu plus de maturité,
15:23plus de temps
15:24pour que ça intervienne.
15:25Et ce que vous avez dit,
15:26c'est intéressant sur l'aspect
15:27le poids dans le PIB,
15:28c'est ce que montrent
15:29toutes les grosses banques,
15:30les économistes,
15:31c'est que le PIB,
15:32il est fait de plusieurs piliers
15:33en fait,
15:34on construit un PIB
15:34de différentes manières,
15:35la consommation,
15:36la balance commerciale,
15:37etc.
15:38Et le CAPEX,
15:39les dépenses d'investissement.
15:40Et aux Etats-Unis,
15:40les dépenses d'investissement
15:41cette année,
15:42c'est plus de trois quarts du PIB.
15:43Donc, il y a une espèce
15:44de déformation du PIB
15:45qui est portée
15:46quasi exclusivement
15:47par le CAPEX
15:48et beaucoup moins
15:49par la consommation
15:49ou la balance commerciale.
15:51Et Scott Bessin,
15:52le secrétaire au Trésor,
15:54non, pas Scott Bessin,
15:55pardon, Williams
15:55de la fête de New York,
15:56donc le président
15:57de l'influente fête de New York,
15:58il a soulevé ça
15:59ces derniers jours
16:00en disant
16:00il est possible
16:02qu'on ait,
16:02il n'a pas dit
16:03qu'on met trop l'œil
16:04mais ça veut dire ça,
16:05il est possible
16:05qu'en gros
16:06il y ait des parties
16:06d'économies sous-jacentes
16:07qui soient moins résilientes
16:09que ce que le PIB
16:10peut laisser penser.
16:11Parce que ce PIB,
16:12effectivement,
16:13il est quand même
16:13très largement tiré
16:14par les dépenses d'investissement
16:15et cache probablement,
16:16j'en suis même certain,
16:17c'est ce que les données
16:18nous montrent,
16:19une faiblesse
16:20chez le consommateur
16:21ou ailleurs
16:21qui finalement,
16:23quand le CAPEX
16:23va un petit peu
16:24baisser l'intensité,
16:25la mer va un peu
16:26se retirer
16:26et forcément
16:27la croissance
16:27sera un peu moins
16:28dynamique à ce moment-là.
16:29Alors si on passe
16:30de ce côté-ci
16:31de la banquette
16:31qu'on vient en Europe,
16:32vous êtes assez constructif
16:33sur deux pays,
16:35l'Espagne et l'Italie
16:36et deux secteurs,
16:37les utilities
16:38et les banques.
16:39Est-ce que vous pensez
16:40que ce sont des secteurs,
16:43des thèmes
16:43qui sont crédits
16:44pour une alternative
16:45aux Etats-Unis ?
16:45Alors oui,
16:46mais sachant que les banques,
16:47on a été quand même
16:48très haussiers
16:48depuis plus de deux ans
16:49là-dessus,
16:50on s'est arrivé à la tendance
16:51quand notamment
16:52les banques centrales
16:52post-Covid
16:53avaient remonté un peu les taux.
16:54On sortait de l'environnement
16:55de répression financière
16:56avec des taux à 0%
16:57et puis la BCE,
16:58la Fed a remonté
16:59fortement leurs taux
17:00et ça,
17:00c'était un environnement
17:01parfait pour que les marges
17:02bancaires se refassent.
17:04Donc on se disait
17:05à ce moment-là,
17:05là, il faut revenir sur les banques,
17:06c'est en 2022-2023
17:07et du coup,
17:08quels sont les gros indices européens
17:09mais largement pondères en banque,
17:11l'IBEX en Espagne,
17:12le MIB en Italie,
17:13il y en a aussi évidemment
17:13dans le CAC et dans le DAX
17:15donc c'était un très bon pari.
17:17Je pense qu'on peut rester
17:18sur les banques européennes,
17:20les utilities aussi
17:21parce que souvent on se dit
17:22que c'est que les services
17:22de collectivité,
17:23le gaz ou autre
17:23mais on a tendance
17:24à oublier un peu
17:25que c'est aussi
17:25une partie d'infrastructure
17:26là-dedans
17:26et on voit que l'Europe
17:28ne veut pas rester à la traite
17:29même si elle l'est
17:30de la Chine,
17:31des États-Unis
17:32dans les gros investissements
17:32stratégiques,
17:33IA,
17:34qui ont besoin d'infrastructures,
17:35d'énergie ou autre
17:35donc le thème utilities
17:37a aussi été habituellement
17:38c'est un thème un peu
17:38valeur-refuge
17:39mais là,
17:39il a été porté
17:40par une vraie croyance
17:41qu'effectivement
17:42les investissements
17:43même européens
17:43dans les secteurs d'avenir
17:45allaient porter
17:46toute la partie d'infrastructure
17:47simplement je trouve
17:48qu'aujourd'hui
17:48ces secteurs-là
17:49ont beaucoup tiré les indices
17:50mais dans l'idée
17:51si je ne me trompe pas
17:52que l'économie américaine
17:53ralentisse un peu
17:54dans les mois qui arrivent
17:55les banques sont en première ligne
17:57de l'économie
17:58les banques américaines
18:00on n'a pas forcément parlé là
18:01mais ont aussi
18:02beaucoup contribué
18:02au rallye sur les indices américains
18:04elles valent assez cher
18:05maintenant les banques américaines
18:06donc je dirais
18:07que les banques
18:08il ne ferait pas s'étonner
18:08si à un moment donné
18:09on ait quelques prises de gains
18:10sur un fonds
18:12un peu de ralentissement économique américain
18:13mais je pense que
18:15à l'échelle européenne
18:16l'avantage qu'on a
18:18au niveau européen
18:19c'est qu'on a l'avantage
18:20un peu de nos défauts aussi
18:21c'est-à-dire
18:21il y a rarement
18:22trop de surprises en Europe
18:23on aurait une croissance à 4%
18:24les récessions
18:25quand elles sont là
18:26bon ben la BCE intervient
18:27et on a un autre des solutions
18:28et donc notre ligne de croissance
18:29les projections pour l'année prochaine
18:31grosso modo
18:31c'est à peine mieux
18:32que 1%
18:33pour la zone euro
18:34donc on sait à peu près
18:35où on va
18:35si la géopolitique
18:37se tasse un petit peu
18:38ce qui est déjà le cas
18:40ça négocie pas mal en ce moment
18:41on voit que le prix de l'énergie
18:42du gaz naturel
18:43du pétrole
18:44retombe pas mal
18:45ces derniers temps
18:45donc ça c'est bien
18:46pour les industries européennes
18:47donc moi je ferai un pari toujours
18:49sur l'industrie européenne
18:49par exemple
18:50les banques et autres
18:51oui toujours
18:52mais l'industrie
18:53qui passe moins ça de la défense
18:55qu'il faut retenir à acheter
18:55mais l'industrie allemande
18:56par exemple
18:57qui selon moi
18:57par contre m'être
18:57un petit souffle
18:59un petit peu de
18:59un peu de respiration
19:00après 3 années
19:01qui va assez galère
19:02en Allemagne
19:02voilà je serai
19:04je serai construit sur l'Europe
19:05parce que je pense
19:06que les valeurs sont pas
19:06excessivement chères
19:07ce qui est le cas
19:08l'environnement de taux
19:09est quand même plutôt
19:10bien géré par la BCE
19:11malgré tout
19:12peut-être qu'elle baissera
19:13encore un peu les taux
19:13l'année prochaine
19:14ça on verra
19:15sur l'aspect de la défense
19:17il y a des projets
19:18sur une décennie
19:19qui ont été mis en place
19:20le plan Réarmes
19:21c'est même si les valeurs de la défense
19:22ont beaucoup grimpé
19:23et latéralisé un peu
19:24c'est un palier
19:25avant de réaccélérer
19:26parce que
19:27les prochaines années
19:27voilà
19:27on a une visibilité parfaite
19:28sur la défense
19:29dans un cas plein
19:29alors d'Europe
19:30il y a quand même un pays
19:30qui est à la traîne
19:31et là c'est dès le nôtre
19:32pour vous
19:33c'est une faiblesse
19:34enfin c'est conjoncturel
19:35ça peut s'améliorer
19:37ou c'est une faiblesse
19:37qui est plus profonde
19:38alors non
19:39le déficit
19:39c'est du structurel
19:41c'est malheureusement
19:41combien de gens alertent
19:42là-dessus
19:43et effectivement
19:44on vit à crédit
19:45et contrairement aux Etats-Unis
19:47une bonne partie de la dette
19:48n'est pas faite
19:48pour de l'investissement
19:49elle est faite pour répondre
19:50à nos besoins
19:50courants de consommation
19:52dépenses sociales
19:53retraite santé etc
19:53donc ça ne peut plus continuer
19:56et on est dans des rares pays européens
19:57à avoir encore un déficit
19:59à des 5% et quelques
20:00vous le disiez tout à l'heure
20:01les bons élèves
20:02du sud de l'Europe
20:03c'est eux qui ont porté
20:03la croissance en fait
20:04à ce dernier temps
20:05et c'est pour ça
20:05que les places boursières
20:06de ces pays ont aussi grimpé
20:07parce qu'ils ont fait des efforts
20:08l'Italie, l'Espagne, le Portugal
20:10même la Grèce
20:10alors la bonne nouvelle
20:11c'est que tout ceci
20:12ça fait converger les taux
20:13en Europe globalement
20:14donc il y a eu des grosses
20:15phases de crise
20:16de la dette etc
20:16où les taux étaient très écartés
20:18les spreads énormes
20:20et tout ceci a convergé
20:21depuis quelques temps
20:22donc ça c'est un très bon signe
20:23mais effectivement
20:24la France doit présenter
20:25des garanties solides
20:27aux agences de notation
20:29à ceux qui prêtent à la France
20:30et notre taux
20:31n'oublions pas de le dire
20:32le taux de 10 ans français
20:32aujourd'hui
20:33là en fin 2025
20:34il est au-dessus du taux
20:35de 10 ans italien
20:3610 ans grec
20:3610 ans portugais
20:37c'est un des plus mauvais taux
20:38de la zone euro
20:38alors il n'est pas très loin
20:39des autres taux
20:40mais c'est une lente dégradation
20:42comme ça
20:43où le taux de 10 ans
20:43les prêteurs nous demandent
20:45un peu plus
20:46sur les échanges
20:46de moyen long terme
20:47donc ça
20:48ça ne dépend que des politiques
20:50et aussi
20:51il faut le dire
20:52du degré d'acceptation
20:53de la population
20:54à des réformes
20:55c'est ce que les agences de notation
20:56avaient souligné
20:57quand elles avaient dégradé
20:58ou mis des perspectives négatives
20:59sur la France
21:00parce qu'elles disaient
21:00que c'est à la fois
21:01un problème politique
21:02et un problème d'acceptation
21:03des réformes
21:04par les français
21:05et donc chacun va
21:06devoir faire des efforts
21:07très probablement
21:08mais c'est pas un problème réglé
21:10l'avantage par contre
21:10c'est qu'on est quand même
21:11plus solide que la Grèce
21:12je ne crois pas
21:12être au scénario
21:13où le FMI débarquerait
21:14pour dire quoi faire
21:14ou peut-être dans très longtemps
21:16quand l'animation
21:17sera dégradée
21:18au fur et à mesure
21:18comme vous l'avez déclaré
21:19voilà
21:19j'espère qu'on a quand même
21:21une forme de raison politique
21:23qui va s'imposer
21:24à un moment donné
21:24même si c'est les enjeux électoraux
21:25parce que c'est l'intérêt général
21:27à un moment donné
21:27on a plein de bonnes ressources
21:29en France
21:29des populations bien formées
21:30des écoles d'ingénieurs
21:32etc
21:32d'ailleurs la preuve
21:33ils veulent créer des start-up
21:34mais après ils partent à l'étranger
21:35parce qu'il n'y a pas
21:36et c'est ça
21:36un des problèmes aussi
21:37c'est qu'il faut qu'à l'échelle européenne
21:38on développe l'union du marché du capitaux
21:40pour financer les entreprises
21:42des innovations
21:42et donc on a plein
21:43on bouillonne
21:44c'est finalement ça
21:44qu'on ne voit pas
21:45on bouillonne en termes d'économie
21:46en termes d'innovation
21:47mais derrière
21:47c'est tout ce qui est
21:48niveau d'impôt
21:49taxation
21:50réglementation
21:51là il y a beaucoup de marge d'honneur
21:53à faire de ce côté là
21:53il y a aussi de quoi faire
21:55dans les dépenses
21:55donc il suffit de quelques ajustements
21:57pour l'instant
21:58qui ne seraient pas encore
21:58trop douloureux
21:59pour que la pente
21:59tout doucement s'inverse
22:01mais il faut les faire
22:01plus ils doivent tarder à les faire
22:03plus le risque de devoir les faire
22:04brutalement un jour
22:05va s'accroître
22:05il y a encore de l'espoir
22:06c'est bien
22:07mais qui peut
22:07alors on va continuer
22:08le tour de la planète
22:09on va aller côté donc Asie
22:11alors vous
22:11l'Asie c'est surtout la Chine
22:12alors vous considérez
22:14que vous parlez d'un bottom acté
22:15le bottom c'est un peu
22:15le plancher des décours
22:17sur certains actifs chinois
22:19quels signaux
22:20vous rendent plus confiant
22:22aujourd'hui
22:23qu'à la carrière
22:25alors le bottom
22:26il a été acté
22:272022-2023
22:28dans la phase
22:29vraiment où
22:30on rappelle
22:30le marché chinois
22:31a décroché en 2021
22:32alors que tous les autres
22:32se redressent à ce moment là
22:33il y a eu des problèmes
22:34de l'autocratie
22:35des mesures vraiment
22:36incompensibles
22:37des PDG qui disparaissaient
22:39des mesures réglementaires
22:40donc le marché s'est effondré
22:41et ensuite
22:42les autorités
22:42ont commencé à comprendre
22:43que ça posait un problème
22:44et on a eu plein de messages arrivés
22:46des mesures de soutien
22:46des mesures de soutien
22:47aux marchés financiers aussi
22:48donc c'est ça pour moi
22:49le bottom acté
22:50c'est-à-dire qu'on s'est rendu compte
22:51que le pouvoir chinois
22:51aussi autocratique soit-il
22:53et bien les marchés financiers
22:55avaient quand même une importance
22:55pour lui
22:56ce dont on pouvait douter
22:56finalement
22:57après l'épisode 2021-2022
22:59donc ça
23:00ça a rassuré
23:00et on a senti qu'effectivement
23:02en 2023
23:03le bottom était fait
23:04on a proposé
23:05en call
23:06on est en gros rallye
23:07qui a suivi
23:08et on voit que maintenant
23:09depuis deux mois
23:09ça flotte un petit peu à nouveau
23:11parce qu'on voit
23:12que certains problèmes de fonds
23:13comme l'immobilier par exemple
23:14il y a un énorme promoteur
23:15qui s'appelle Vanke
23:16qui est en difficulté actuellement
23:18qui a du mal
23:19à restructurer sa dette
23:20ça c'est des petites résurgences
23:22qu'on peut avoir
23:22dans l'immobilier
23:24qui peuvent
23:24alors je vais être
23:25plus optimiste après
23:26mais ça selon moi
23:27c'est le risque à court terme
23:28là dans les semaines
23:29qui arrivent
23:29d'avoir un petit peu de mon bien
23:31sur les marchés d'action chinois
23:32par cette résurgence
23:33d'un peu de stress immobilier
23:34on voit que le consommateur chinois aussi
23:36on voit que la croissance
23:38des ventes au détail
23:38depuis quelques mois
23:39elle ralentit
23:40donc le consommateur
23:41n'arrive pas à consommer
23:42il n'a pas consommer
23:43parce que les salaires
23:44ne progressent pas assez
23:45et parce qu'il y a toujours
23:46cette course
23:47entre les industries chinoises
23:49du prix le moins cher
23:50et vous produisez
23:51le moins cher possible
23:52les prix de la production
23:53le moins cher possible
23:53quand les salaires
23:54n'augmentent pas beaucoup
23:55non plus
23:55il y a les matières premières
23:56mais pas que
23:57il y a aussi les salaires
23:57les autorités chinoises
23:59commencent
23:59on l'a vu ces derniers jours
24:00à alerter un peu là-dessus
24:01dans cette heure autour
24:02en disant
24:02attention
24:03on va interdire maintenant
24:04les ventes à perte
24:05etc
24:05donc les autorités chinoises
24:06comprendent qu'à un moment donné
24:07la course vers le bas
24:09sur les prix
24:10est mortifère en fait
24:11et détruit l'économie
24:12et empêche le consommateur
24:13de consommer
24:13donc ça
24:14ça qui me réoptimise
24:15c'est que
24:15les signaux moyens
24:16qu'on a à nouveau
24:17depuis 2-3 mois
24:18je pense que ça va
24:18être des mesures de soutien
24:19dans quelques semaines probablement
24:21quelques mois
24:21au plus tard
24:22on aura à nouveau des mesures
24:23je pense pour le consommateur
24:24peut-être des baisses d'impôts
24:25baisses de taux
24:25pour les banques
24:26ajustement des ratios prudentiels
24:28voilà
24:28je pense qu'il y aura
24:29une nouvelle salve
24:30de mesures de soutien
24:30comme on a vu déjà
24:31à peu près un an
24:32je pense qu'il y en aura d'autres
24:33un peu plus spécifiques
24:34sur le consommateur chinois
24:35s'il y avait un stress
24:36aux Etats-Unis
24:37ça pourrait remettre en cause
24:38donc ce rétablissement
24:40des conditions
24:41alors ça pourrait en tout cas
24:42oui impacter le marché
24:43je pense que si
24:44effectivement le SP500
24:45fait moins 10 moins 15
24:46en Europe aussi
24:47on aura un petit trou d'air
24:48qui se présentera
24:48et la Chine peut-être aussi
24:50mais du coup
24:50ça poussera
24:51les autorités chinoises
24:52à accélérer
24:53c'est-à-dire
24:53s'il y a déjà un stress
24:54qui est domestique
24:55qui est perçu comme tel
24:56et qu'en plus
24:57ajouter un stress
24:58parce que c'est un gros
24:59débouché commercial
24:59ça reste malgré
25:00les tarifs douaniers
25:01un gros débouché commercial
25:02pour la Chine
25:03que ce sont les Etats-Unis
25:04à ce moment-là
25:04vous n'avez pas d'autre choix
25:05il faut stimuler votre économie
25:06et stimuler un peu
25:07la demande intérieure
25:08et en plus
25:08ce qui est intéressant
25:09c'est qu'on pourrait faire
25:10une pierre
25:10ou presque trois coups
25:11c'est-à-dire que si effectivement
25:12la Chine empêchait
25:14ses politiques un peu trop
25:15de dumping
25:16de compression des marges
25:17à mort
25:18parce qu'il y a une énorme
25:18concurrence
25:19sur les panneaux
25:19les véhicules ou autres
25:20c'est aussi envoyé un signal
25:22sur les marchés export
25:24à l'Europe
25:24et aux Etats-Unis
25:25que la course d'air le bas
25:27va s'arrêter à un moment donné
25:28et du coup
25:29ça ça pourrait bénéficier
25:30des secteurs
25:30comme l'autorobile en Europe
25:31par exemple
25:31des secteurs qui sont
25:32très concurrentiels comme ça
25:33donc je pense que ça
25:34c'est à terme
25:35ce qui va se dégager
25:35c'est-à-dire que la Chine
25:36à mon avis
25:36ses prix à la production
25:37vont augmenter un peu
25:38parce que les salaires
25:38vont bouger aussi un petit peu
25:40qui ont un peu de stimulation
25:40économique dans le consommateur
25:42et que ça devrait donc ramener
25:43peut-être aussi un peu
25:44d'inflation en Chine
25:44ce qui ne serait pas mauvais
25:45et limitant du coup
25:46les écarts de performance de prix
25:48entre l'Europe par exemple
25:49et la Chine
25:50et ça, ça détendrait
25:51un petit peu
25:52les relations commerciales
25:53entre les deux zones
25:53Alors on appelle
25:54les zones géographiques
25:55donc on va passer
25:55au Mont-Lactière
25:56le pétrole est assez prudent
25:57mais là aussi
25:58vous êtes un peu bottoming
25:59qu'est-ce qui permet
26:01donc de considérer
26:02qu'on n'est plus
26:03dans ce scénario au baissier ?
26:04Alors baissier toujours
26:05parce que le marché
26:06c'est tout l'offre à la demande
26:07le pétrole notamment
26:08c'est un marché
26:09qui est très bien provisionné
26:10le marché pétrolié en ce moment
26:11vous regardez
26:12la production américaine
26:13elle est sur des niveaux records
26:14ils produisent
26:14plus de 13 millions de barils le jour
26:15donc c'est le plus gros
26:16voire le plus gros producteur mondial
26:17aujourd'hui
26:18ou dans le top 2, top 3
26:20à vérifier
26:20mais en tout cas
26:21ils produisent massivement
26:22Parce que les cours
26:22donc font en sorte
26:23que ce soit rentable
26:24que les restrictions soient rentables
26:25C'est limite
26:25on commence dans les zones
26:26où effectivement
26:27les producteurs américains
26:28vont démaisser
26:28ce que serait toujours le cas
26:29Voilà
26:29et après c'est une question
26:31aussi de timing
26:31par rapport à l'administration
26:32on sait que Trump
26:32depuis plusieurs trimestres
26:33veut
26:34parce qu'il a hérité
26:35une situation d'inflation
26:35qui est encore trop élevée
26:36il veut que les prix baissent
26:37donc le pétrole, l'énergie
26:39en font partie
26:40donc c'est la priorité
26:41une fois que cette priorité
26:46qui veut un autre
26:47on ne passe pas en dessous
26:48trop fortement
26:48sinon les secteurs
26:49commencent à perdre de l'argent
26:50donc je pense qu'on ne va pas
26:51arriver très loin
26:52de ce moment-là
26:53sachant qu'aussi
26:55encore une fois
26:56on voit que
26:56ça c'est l'offre
26:58qui est très abondante
26:58et aussi ça baisse
26:59et le cours baisse
27:00qu'ils arrêtent de produire
27:01automatiquement
27:01ça ferme
27:01Mais quand vous disiez
27:03est-ce qu'on approche
27:03du bottom ou pas
27:04c'est sûr qu'un investisseur
27:05qui achète sur le long terme
27:06du pétrole actuellement
27:07je ne pense pas
27:08qu'il fasse une mauvaise affaire
27:09sur un investisseur
27:09mais celui qui se dit
27:11est-ce que c'est le timing
27:11parfait pour acheter maintenant
27:12si l'économie américaine
27:14ralentit un petit peu
27:14dans les mois qui viennent
27:15ça c'est le genre de facteur
27:17qui peut encore faire pression
27:18quelque temps
27:18sur les cours du pétrole
27:19donc je dirais
27:20qu'il y a quand même
27:20deux tiers de risque
27:21voire trois quarts
27:22que ça baisse encore un peu plus
27:23sur fond de questionnement
27:25sur la dynamique économique américaine
27:26et à un moment donné
27:27et après il y aura un bottom
27:29et ça repartira
27:30mais je pense qu'on n'est pas
27:31on ne reverra pas
27:31les prix du Covid
27:32où on était passé en négatif
27:33ce genre de trucs
27:33on s'arrête très bien
27:35avant de baisser
27:35et aussi parce que
27:37l'administration américaine
27:38peut-être commencera
27:38à limiter un petit peu
27:39les effets sur les prix
27:40pour qu'il n'y ait pas de dégâts
27:42sachant que les mid-termes
27:43aussi vont arriver
27:44une bonne partie
27:45de l'électorat de Trump
27:45est quand même
27:46dans ces zones
27:47de production pétrolière
27:48donc le drill bébé drill
27:50oui c'est bien de drill
27:51mais quand le pétrole
27:52arrive trop en abondance
27:53sur le marché
27:53ça écrase complètement les cours
27:55donc à un moment donné
27:55il faudrait stabiliser
27:56un peu ce marché aussi
27:57alors il y a le pétrole
27:58il y a l'or
27:58bien entendu aujourd'hui
27:59donc l'or est monté
28:00sur un contexte géopolitique
28:02particulier
28:07alors ça que l'or
28:08c'était une espèce
28:08le fameux alignement des planètes
28:10c'est ça pour l'or
28:11si vous l'avez dit
28:12c'est les aspects géopolitiques
28:13mais aussi tout l'aspect
28:14dédollarisation
28:15c'est à dire qu'on a vu
28:16quelles ont été les banques centrales
28:17qui ont beaucoup acheté de l'or
28:18c'est la plupart des banques centrales
28:19des BRICS en fait
28:20à la fois pour se dédollariser
28:22et parce que la dédollarisation
28:24permet aussi
28:24d'éviter le risque
28:26de sanctions américaines
28:26ou de limiter
28:27les effets des sanctions
28:28parce que les BRICS
28:29on voit bien qu'avec la Russie
28:30il y a aussi la Chine
28:31qui permet à la Russie
28:32de continuer de fonctionner
28:33l'Inde aussi
28:34et donc
28:35les banques centrales de ces pays
28:36ont quand même pas mal acheté d'or
28:37donc il y a des effets
28:38d'offres et de demandes
28:39des effets liés à la couverture géopolitique
28:41et comme le dollar
28:41a pas mal baissé
28:42on sait que
28:43quand le dollar baisse
28:44pour se couvrir contre ça
28:45on va acheter des actifs tangibles
28:46le réel
28:47l'or en fait partie
28:47typiquement
28:48l'argent en fait partie
28:49c'est aussi pour ça
28:50qu'on est cet envolé
28:50sur plein de métaux
28:52donc
28:53avec également les taux qui baissent
28:55oui
28:55avec les taux qui baissent également
28:56qui stimule aussi
28:57l'appétit pour les actifs
28:58qui n'ont pas de rendement
28:59la question c'est
29:02est-ce que
29:024500
29:035000
29:04qui sont quasiment au niveau actuel
29:05c'est un peu le top
29:06ou est-ce qu'on peut aller plus haut
29:07je vais prendre juste le cas
29:08du rallye haussier
29:09de la grosse cycle précédent
29:11c'était donc
29:12il y a
29:12si ne me trompe pas
29:13c'était fin des années
29:13enfin 2000 jusqu'en 2000
29:15de 2011
29:15entre le point bas
29:17et le point haut
29:18ça a fait quasiment x8
29:19donc si on
29:20on projette ça
29:21sur le début du cycle
29:22donc il y a quelques années
29:23et au niveau actuel
29:24si on faisait x8
29:25c'est-à-dire qu'on irait
29:26quasiment à 7000
29:267000-8000 dollars
29:27donc encore une fois
29:29est-ce que le marché
29:30va refaire ce qu'il a fait
29:31il y a quelques années
29:31rien n'est jamais certain
29:32de ce côté-là
29:33mais si on se dit
29:35est-ce que passer
29:36ce qui était le cas
29:36au début du rallye
29:37c'était mille et quelques dollars
29:38de passer de 1000
29:39à 4500
29:39est-ce que c'est beaucoup
29:40ça l'est dans les faits
29:41mais d'un point de vue historique
29:42il y a des rallies
29:43qui ont connu des phases
29:44beaucoup plus poussantes
29:44alors qu'est-ce qu'ils préfèrent
29:46que ça n'aille pas plus haut
29:46par contre
29:47la géopolitique
29:48typiquement
29:49si on arrive à une solution
29:50de cesser le feu en Ukraine
29:51déjà au Proche-Orient
29:52la situation s'est calmée
29:53si c'est le cas
29:55à l'Est
29:55un facteur de moins
29:56pour l'or
29:57du coup moins de risque
29:58de sanctions américaines
29:59envers les pays
30:00qui ont soutenu la Russie
30:02donc une crainte en moins
30:03et puis
30:04il y a la Chine
30:05qui a envie de se dédolariser
30:07oui
30:07mais il y a aussi
30:08des faits un peu spéculatifs
30:09sur l'or
30:09c'est-à-dire qu'une fois
30:10que les cours s'envolent
30:10après vous avez aussi
30:11les traders
30:12les accords spéculatifs
30:13qui viennent chercher aussi
30:13un peu la tendance
30:14et qui peuvent contribuer aussi
30:15un peu à faire baisser les prix
30:16donc je dirais que
30:18ça va beaucoup dépendre
30:19de ce qu'on va avoir
30:19peut-être de l'Ukraine
30:19en fait
30:20c'est peut-être là-dessus
30:20qu'on va avoir
30:21les gros éléments de réponse
30:22sur l'or
30:23pour l'instant
30:23c'est un niveau
30:24qui est assez neutre
30:24j'ai pas d'avis très tranché
30:26j'ai pas de conviction
30:27forte sur l'or
30:27si la géopolitique
30:28se retend d'un seul coup
30:29oui
30:30là que l'on passe
30:314500 à hausse
30:32là je pense que
30:32ça va encore fuser
30:33au-delà de 5000
30:34mais par contre
30:34vous le voyez pas chuter
30:35s'il y a de la géopolitique
30:37dans le bon sens
30:38on peut parfaitement
30:39revenir à des 3500 dollars
30:40l'on
30:40sans problème
30:41c'est le palier
30:42je pense qu'on peut miser
30:43d'ailleurs
30:43si on voit que ça accélère
30:44au niveau des discussions
30:45Ukraine, Russie, Europe, Etats-Unis
30:47alors il y a aussi l'or digital
30:49les fameuses cryptos
30:51donc vous les considérez
30:52comme un signal avancé
30:53potentiel
30:54pour la tech
30:55ce que vous pouvez développer
30:56c'est juste une observation
30:57qu'on avait faite en 2021
30:5922 en fait
30:59on avait observé
31:00que les cryptos
31:01avaient commencé à corriger
31:02à partir d'octobre
31:03en novembre 2021
31:04et les actions avaient suivi
31:06à peu près deux mois après
31:06donc là c'est la première chose
31:09on voit que les cryptos
31:10ont commencé à corriger
31:11mi-octobre
31:11quand Trump s'était énervé
31:12contre la Chine
31:13c'est ça qui avait lancé
31:14le mouvement de baisse
31:15en fait sur les cryptos
31:16quand il avait dit
31:16100% de droits de douane
31:17sur la Chine
31:18dans ce coup panique
31:19sur tous les marchés
31:20et les cryptos
31:20avaient commencé à baisser
31:21donc on arrive à peu près
31:23deux mois plus tard
31:24c'est maintenant
31:24donc si on renouvelle
31:27ce qu'on avait fait
31:28en 2021-2022
31:29c'est censé être maintenant
31:31le moment
31:31donc fin 2025
31:32début 2026
31:33où les actions américaines
31:34commencent aussi
31:35à suivre un peu le mouvement
31:36donc est-ce que
31:37l'histoire se répète
31:38en tout cas
31:39c'est comme ça
31:40que le cycle précédent
31:40s'était déroulé
31:42même si le cycle précédent
31:43il faut quand même être précis
31:43ça s'était fait
31:44sur fond de redressement
31:46de taux
31:46de la part des banques centrales
31:47donc c'était un mouvement
31:47monétaire à l'époque
31:48qui avait généré le stress
31:50ces derniers temps
31:51c'était plutôt
31:52les déclarations de Trump
31:54en fait
31:54qui avait mis
31:54une fois au poudre
31:55le 10 octobre
31:55et puis comme le marché
31:56crypto rappelons-le
31:57n'est un marché
31:57qui n'est pas centralisé
31:59il n'y a pas de coupe-circuit
32:00comme on pourrait l'avoir
32:00sur les marchés à terme
32:01ou les actions
32:02quand ça baisse un peu trop
32:03aux Etats-Unis
32:03bah pas que minute
32:04on coupe les cotations
32:05puis autant que ça se tasse
32:06puis on rouvre le marché
32:07ce marché crypto
32:08c'est libre
32:09donc quand ça perd 10, 15, 20
32:10les appels de marge
32:11commencent à arriver
32:12ceux qui aient beaucoup
32:13de leviers se font sortir
32:14du coup ça alimente
32:14la vente etc
32:15donc il y a en plus
32:17des critères
32:18de fonctionnement
32:18du marché crypto
32:19c'est un marché
32:20qui est très libre
32:21en fait
32:21donc il est très sauvage
32:22ça va très vite à la baisse
32:23ça va très vite à la hausse
32:24les actions
32:25sont plus régulées
32:26et encadrées
32:26mais encore une fois
32:28on a beau dire ceci
32:29le scénario de 2021-2022
32:30s'était déroulé comme ça
32:31premier étage des cryptos
32:32deuxième étage
32:33les actions
32:34moi c'est mon scénario
32:35je continue de penser
32:36que c'est ce que nous avons
32:37cette fois-ci
32:37et que les cryptos
32:38étaient effectivement un signal
32:39il n'y a pas eu que Trump
32:40je pense que
32:40les gros rallyes qu'on a connus
32:42l'exposition
32:43les leviers ou autres
32:44ça ressemble quand même
32:45ce qu'on a sur le marché
32:45d'action en ce moment
32:46parce que vous regardez
32:46aux Etats-Unis
32:47il y a des produits
32:48comme les ETF à effet de levier
32:49qui sont beaucoup utilisés
32:50par les américains
32:51retail donc les particuliers
32:53vous avez les options jour
32:54les américains adorent ça
32:55c'est des volumes conosceux
32:57sur les options jour
32:57qui sont des produits
32:58très spéculatifs
32:59donc la question n'est pas
33:00savoir si les américains
33:01particuliers sont très exposés
33:02dans le marché
33:03ils le sont
33:04et comme dans toutes
33:05je ne vais pas dire
33:05les fins de cycle
33:06mais dans toutes les phases
33:06où le cycle boursier
33:08est un peu en surchauffe
33:09une des caractéristiques communes
33:10dans l'histoire
33:11des marchés américains
33:12c'est que les particuliers
33:13sont souvent très exposés
33:14et c'est un signe
33:16un peu de marchés en surchauffe
33:18qui doit d'abord courir
33:18alors je précise
33:19pour les comptes
33:21des crypto-centrales volatiles
33:22que nous enregistrons
33:23donc aujourd'hui
33:23le 16 décembre
33:24pour conclure
33:26avant de nous quitter
33:27Alexandre
33:28et bien sur l'histoire télé
33:29c'est la chaîne des issiers
33:30donc vous allez nous faire
33:31vos prévisions
33:32pour 2026
33:34puisque c'est le moment
33:35qu'est-ce que vous voyez
33:37comme les trois plus gros risques
33:38et puis les trois plus grosses opportunités
33:40alors les plus gros risques
33:42c'est le plus gros pour avant tout
33:43c'est l'aspect
33:44c'est la politique américaine
33:46voilà
33:46comment l'économie américaine
33:48arrive à digérer
33:50tout ce qui s'est passé
33:50depuis un an
33:51les droits de douane
33:52les politiques monétaires
33:53les taux
33:53l'inflation
33:54donc c'est un gros test
33:55dans les deux à trois mois
33:57qui arrivent
33:57le premier trimestre
33:58va être très révélateur
33:58soit l'économie tient
33:59et ça va se rendre au T1
34:01et après je ne vois pas de drame
34:02au T2T3
34:02soit effectivement
34:03le risque se manifeste
34:05sur la consommation
34:06pour moi c'est le plus gros risque
34:07deuxième risque
34:08toujours lié
34:09c'est la question d'inflation
34:10c'est par exemple
34:10d'avoir une inflation
34:11plus collante que prévu
34:12dès la Fed
34:13dans sa dernière réunion
34:15à quelques jours
34:15elle estime qu'elle n'a place
34:16que pour une baisse de taux
34:17l'année prochaine
34:18donc le marché lui
34:19considère qu'il y a plus de place
34:21que ça
34:21donc oui il y a aussi
34:22un grand décalage
34:23entre ce que le marché
34:23attend de la Fed
34:24et ce que la Fed nous dit
34:25c'est révisé la Fed
34:26tous les trimestres
34:27elle revoit tout ça
34:28ses projections
34:29mais à ce stade
34:29la Fed nous dit
34:30d'après ce qu'on voit
34:31dernièrement
34:32l'hypothèse d'une seule baisse de taux
34:34et celle qui prévaut
34:34donc ça c'est aussi
34:35même avec celui
34:36qui va remplacer
34:37le directeur
34:38et justement
34:38et c'est peut-être ça
34:40déjà le
34:41alors je ne dis pas
34:41le troisième risque
34:42mais je le mettrai
34:42dans cette partie
34:43un peu inflation
34:43banque centrale
34:44effectivement
34:45qui sera le candidat
34:46il y a deux qui se dégagent
34:47Kevin Assett
34:47qui est le conseiller économique
34:48actuel de la Maison Blanche
34:49et puis il y a notre Kevin
34:50Kevin Warsh
34:51qui lui fait plutôt partie
34:52des murs de la Maison Blanche
34:53de la Fed
34:54qui connaît bien l'institution
34:55donc moi je dirais
34:56que je voterais plutôt
34:57une pièce sur Kevin Warsh
34:58qui est peut-être
34:58un peu plus expérimentée
34:59qui lui en revanche
35:00serait bien perçu
35:02par les marchés
35:03Kevin Assett
35:03est perçu
35:04qu'il peut être un peu trop
35:04proche de Trump
35:05un peu trop à sa botte
35:06finalement
35:07et ça je pense
35:08que les marchés
35:08n'aimeraient pas trop
35:09donc je pense
35:09que la Maison Blanche
35:10va quand même
35:10en tenir compte
35:11et le troisième risque
35:12si on parle toujours de risque
35:13c'est la question géopolitique
35:14une forme de résurgence
35:15de tension
35:16mais ça c'est les gros risques
35:18je dirais
35:19je ne rends pas forcément
35:19le risque géopolitique pur
35:20l'histoire d'inflation
35:22j'ai quand même
35:22plutôt l'impression
35:22que l'inflation
35:23est quand même
35:24plutôt sur une zone
35:25où elle ne va pas repartir
35:26à 5%
35:27donc pour moi
35:28le plus gros risque
35:28c'est qu'effectivement
35:29c'est l'économie américaine
35:29et dans l'aspect positif
35:31je vous disais tout à l'heure
35:33la Chine
35:34je pense que la Chine
35:34dans les mois qui arrivent
35:35il y aura peut-être
35:36d'abord du stress
35:36avant que ça aille mieux
35:37mais je pense qu'elle a envoyé
35:38une nouvelle salve de mesures
35:39très spécifiques
35:40notamment sur la consommation
35:42deuxième
35:43c'est un lieu positif
35:44je pense que l'Allemagne
35:44va sortir
35:45c'est même la projection
35:46de plusieurs analystes
35:46sortir de sa phase
35:48contraction-récession
35:49des trois dernières années
35:50on le voit
35:50sur les indices PMI
35:51ça va quand même
35:52un petit peu mieux
35:52il y a plein de prix
35:53qui ont baissé
35:54sur les matières premières
35:55ou autres
35:55donc plus les politiques européennes
35:58assez proactives
35:58sur la partie industrielle
35:59donc je pense
36:00que la bonne surprise
36:01de l'Allemagne
36:04la troisième bonne nouvelle
36:06parlant de la France
36:08ça pourrait être
36:08effectivement
36:09on arrive à trouver
36:10des solutions
36:10sur le budget
36:11les agences de notation
36:13ne nous dégradent plus
36:14et puis on arrive
36:14progressivement
36:15à faire baisser
36:15un petit peu
36:16notre déficit
36:16donc voilà les trois
36:17énormes merci
36:18c'était comme toujours
36:19passionnant
36:20merci à tous
36:21de nous avoir suivis
36:22n'hésitez pas
36:22à partager
36:23et puis à me faire part
36:25de ce qu'on pensait
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36:26et puis de suggérer
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