- il y a 7 semaines
Ce jeudi 18 décembre, Antoine Ternon, gérant de portefeuille chez APICIL Asset Management, et Alexandre Baradez, analyste chez IG, ont échangé leur point de vue sur les impacts de la baisse des taux à la BCE et à la FED sur les marchés internationaux, dans l'émission Good Morning Market sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00Face à face, vous connaissez le rendez-vous, deux acteurs de marché avec Antoine Ternon ce matin,
00:05gérant de portefeuille chez Apicil Asset Management et Alexandre Baradez, analyste chez IG.
00:10Deux regards de marché avec une actualité très chargée en cette fin de semaine, la BCE cet après-midi,
00:16la Banque d'Angleterre également aujourd'hui, avant la Banque du Japon demain.
00:20Une séquence donc Banque Centrale qui se poursuit après donc la Fed la semaine dernière qui s'est réunie
00:25et qui a baissé les taux comme attendu.
00:27Messieurs, comment vous regardez un petit peu cette séquence Banque Centrale, Alexandre ?
00:31La BCE devrait laisser ses taux inchangés aujourd'hui et surtout ce qui est intéressant,
00:37c'est que ce soit dans le bord de la Fed, dans les membres de la Fed, pas vraiment de consensus pour l'année prochaine,
00:43Isabelle Génébol qui parle de hausse de taux, et puis alors même les économistes, quand je lis les notes,
00:47il y en a dans tous les sens, baisse de taux, neutre, augmentation des taux, pour l'instant on ne sait pas trop comment ça va se passer.
00:52Non, on ne sait pas trop, mais pour l'instant on pourrait reprendre une phrase de membre de la Fed et l'appliquer à la BCE,
00:57de dire que la politique monétaire, les taux sont bien placés en fait, on est sur un niveau de taux qui est assez cohérent avec ce qu'on voit,
01:03on a une inflation en euros qui est toujours légèrement supérieure à 2%, mais depuis quelques mois, donc c'est très stable en fait,
01:08on est sur un niveau presque parfait d'inflation, 2-1, 2-2, c'est tout à fait un bon niveau pour ne pas être trop restrictif par rapport à l'économie
01:15et ne pas favorise non plus une résurgence de l'inflation.
01:20Donc je dirais qu'effectivement le scénario de base c'est quand même un discours, la politique est bien placée,
01:24on a le temps de voir arriver les choses, la question qu'on peut se poser c'est en termes de trajectoire des prix par contre dans les mois qui viennent.
01:30C'est vrai qu'avec la réorientation des flux de toutes les marchandises chinoises qui viennent un peu plus sur l'Europe,
01:35et un peu moins sur les Etats-Unis, ça c'est quand même des facteurs qui ont tendance plutôt à tirer les prix à la baisse,
01:39donc la question d'un, pour l'instant il n'y a pas d'annonce de baisse de taux pour l'année prochaine potentiellement,
01:44mais est-ce qu'on laisse une petite place quand même pour éventuellement une à deux baisses de taux l'année prochaine,
01:49dans un scénario qui serait celui d'une activité, on sait qu'on aura à peu près 1% de croissance l'année prochaine,
01:54donc ce n'est pas extraordinaire, on sait qu'il y a aussi des refinancements qui vont intervenir,
01:59donc est-ce que les taux actuels ne seront pas peut-être révisés un tout petit peu à la baisse,
02:03peut-être 25 points de base pour être un petit peu plus souples en termes de politique monétaire ?
02:08Ça ne me paraît pas impossible, mais je dirais qu'on était rarement dans une situation aussi stable par rapport à la BCE,
02:15c'est-à-dire qu'il n'y a toujours la géopolitique qu'on s'en met d'un côté,
02:17mais par exemple quand on regarde les prix d'énergie en Europe, il n'y a pas de signaux particuliers,
02:21il n'y a pas de risque de ce côté-là, les prix du gaz naturel, avec les discussions qui s'intensifient,
02:25Ukraine, Russie, Etats-Unis, on reste des niveaux qui sont des niveaux normaux de prix,
02:2927, 28 euros le mégawatt-heure, sur le pétrole ça baisse aussi,
02:32l'euro est toujours assez, je ne vais pas dire haut, mais toujours 1,17, 1,18,
02:36donc toutes les importations en dollars ont les possibles moins chères,
02:39donc je ne vois pas de facteur de pression à la hausse sur les taux,
02:42et c'est vrai que je trouve que les propos d'Isabelle Schnabel,
02:44est-ce que c'était volontaire ou pas ?
02:45On sait qu'il y a toujours parfois un peu plus faucon que Colombe quand même,
02:49mais dire qu'il y a autant de chances d'avoir une baisse d'une hausse de taux,
02:52le mot hausse de taux je ne le trouve pas forcément adapté actuellement dans la situation macro de la zone euro.
02:57Concrètement les journalistes ont posé la question,
02:58est-ce que vous pensez qu'il y aura des hausses de taux ?
02:59Elle ne ferme pas la porte, c'est vrai qu'elle ne dit pas tout de suite,
03:02donc c'est vrai que c'était assez vaste comme réponse.
03:07Bon la boussole encore et toujours bien sûr,
03:08ça sera l'inflation, Antoine Ternon,
03:10l'inflation qui était à 2,1% en zone euro au mois de novembre,
03:13une inflation qui devrait continuer de refluir un petit peu l'an prochain.
03:17Oui tout à fait, comme l'a très bien dit Alexandre,
03:19il y a plein de facteurs, on va dire cycliques en ce moment,
03:21qui influencent ce niveau d'inflation en Europe,
03:24on voit que les ancrages 5 ans dans 5 ans,
03:26bre qu'ils veulent, ils sont plutôt bien établis,
03:28sur le chiffre d'inflation, évidemment on a cet effet reroutage
03:32des exportations chinoises liées aux droits de douane,
03:35premièrement, on a aussi la volonté de Pékin
03:37d'essayer de déstocker les surcapacités chinoises,
03:41et donc évidemment ça se déverse,
03:43que ce soit dans les pays asiatiques
03:44et puis indirectement derrière en Europe,
03:46et enfin on a cet euro quand même qui est assez fort,
03:50toute chose égale par ailleurs,
03:52et qui peut justifier aussi qu'on importe de la désinflation en Europe,
03:58on a les prix des énergies avec ce qui se passe en ce moment
04:02autour des négociations ukrainiennes, russo-ukrainiennes,
04:05qui peuvent aussi justifier que le chiffre d'inflation global
04:08est porté vers le bas,
04:09et puis si on raisonne plus sur les biens,
04:11mais plutôt sur les services,
04:12et qu'on regarde les anticipations de hausse des salaires,
04:15puisque c'est ça qui va régler l'inflation liée aux services,
04:21et bien on a, selon les propres indicateurs de la BCE,
04:25une inflation salariale en 2026 qui pourrait être proche de 2%,
04:28donc voilà, au regard finalement du critère unique de la BCE
04:32qui est la stabilité des prix,
04:34finalement les taux sont plutôt à leur juste niveau,
04:37au regard des investisseurs que l'on est,
04:39c'est peut-être un petit peu moins justifié,
04:41parce que si on descend un petit peu plus loin,
04:44au regard de la croissance,
04:45au regard de l'emploi,
04:47au regard de la confiance,
04:48on pourrait justifier une dernière baisse des taux directeurs en Europe,
04:53voilà, sous propos contradictoires à ceux de Zinabel Schnabel,
04:57qui se positionnent un petit peu peut-être comme une pro allemande,
05:02et puis peut-être pour essayer de se démarquer un petit peu des autres candidats.
05:06Dans ce contexte, souvent vous préparez les portefeuilles pour 2026,
05:10avec néanmoins une année qui fut quand même bonne en 2025,
05:13même pour l'Europe, l'Eurostock 50 gagne plus de 15%,
05:16le DAX à Francfort gagne 20%,
05:19à Paris on est de l'ordre de 10% de gains depuis le début de l'année,
05:23avec notamment une année qui a été très marquée par la value, les cycliques.
05:27Aujourd'hui, comment vous préparez les portefeuilles Antoine Ternon ?
05:29Oui, c'est un très bon cru 2025,
05:33et si on ajoute en plus les dividendes,
05:34on surpasse aujourd'hui le S&P 500 pour la petite statistique.
05:38C'est quand même difficile d'être vraiment très chauvin pour l'année suivante,
05:42c'est difficile d'être négatif au regard de tout ce qui se passe
05:45en termes d'impulsion budgétaire et monétaire en Europe,
05:50parce qu'on pourrait toujours avoir encore quelque chose de favorable,
05:53mais vu les niveaux de progression des marchés
05:56qui ont été embarqués plus par des niveaux multiples de cherté,
05:59plus que par quelque chose de fondamental lié à la croissance des bénéfices.
06:03La croissance des bénéfices, elle, ça fait trois ans qu'elle était attendue en hausse,
06:06trois ans qu'elle finit en territoire négatif ou à zéro.
06:09Pour l'année prochaine, elles sont à plus de deux chiffres.
06:12Donc c'est quelque chose qui peut inquiéter.
06:13Et quand on regarde dans le détail de ces BPA,
06:15ces bénéfices par action pour l'année 26,
06:18ça vient en grosse composante de la partie auto,
06:21de la partie chimie, un peu de la partie industrie.
06:24Ça peut être justifié sur les banques, ça peut être justifié sur la tech,
06:27mais ces secteurs un peu plus lourds,
06:29pour lesquels on aurait besoin d'avoir une visibilité un petit peu plus long-termiste,
06:33nous amène à être quand même assez prudents,
06:37même si les niveaux de cherté peuvent encore justifier
06:39une progression des marchés actions européens.
06:43On a aussi quand même un atout assez favorable à être positionné sur l'Europe,
06:47qui est la redistribution des dividendes et des buybacks,
06:50donc le retour à l'actionnariat,
06:51qui peut justifier de se laisser porter, disons,
06:54par une position sur les actifs européens.
06:57C'était vraiment l'année des banques.
06:59L'Eurostox Bank, on est à 76% depuis le début de l'année.
07:02Hier, Société Générale a franchi les 50 milliards de capitalisation boursière
07:05pour la première fois depuis 2007-2008.
07:08Ce type Société Générale prend 140%,
07:10oui, c'est bien ça, 147% depuis le 1er janvier.
07:14Tout le monde est encore positif sur les banques, Alexandre Baradez.
07:16C'est un consensus fort.
07:17Tout le monde l'est.
07:18C'est vrai que ça a aussi tiré des indices,
07:20qu'on voit un peu moins,
07:21mais les indices du sud de l'Europe,
07:22le MIB italien, il y a beaucoup de banques,
07:24l'indice IBEX également en Espagne,
07:26beaucoup de banques, beaucoup de financières,
07:27qui ont pleinement bénéficié de ça,
07:30au point que même certains indices,
07:32je ne sais pas oublier,
07:33mais l'IBEX qui était pendant des années
07:35le parent pauvre des indices bourses européens
07:38qui raclaient le fond,
07:39depuis deux ans, ça a un énorme rallye.
07:40On a même battu le record historique sur l'IBEX,
07:42par exemple en Espagne,
07:44et qui a été tiré quasi exclusivement par les banques,
07:45puis aussi la bonne santé macro,
07:47la bonne santé économique de l'Espagne,
07:48des réformes qui ont été faites et autres.
07:50Donc, c'est vrai qu'il n'y a pas de raison,
07:51à moyen terme, je dirais,
07:53je vais sauter un peu l'épisode un peu T1, T2,
07:55il n'y a pas de raison,
07:55je ne vois pas de raison à moyen terme
07:57d'être inquiet sur l'Europe,
07:59parce que, d'un côté,
08:01ce qui nous pénalise de temps en temps,
08:03c'est-à-dire notre faible croissance,
08:04notre faible dynamique, etc.,
08:07parfois c'est aussi,
08:08dans un monde qui est assez agité,
08:10avec une économie américaine,
08:12qui est toujours dynamique,
08:13mais avec une politique américaine
08:14qui est plus dure à cerner,
08:15l'Europe en ce moment,
08:16et avec une Chine,
08:17on l'a vu encore des statistiques cette semaine,
08:19assez moyennes sur les consommateurs
08:20et les investissements,
08:22l'Europe apparaît,
08:23et c'est ça, je pense qu'il faut aussi
08:24qu'on est assez résilients,
08:25comme une espèce d'illot de stabilité
08:26qui n'est pas extraordinaire,
08:27mais qui n'est pas mauvais non plus,
08:29les spreads de taux en zone euro,
08:31si vous les regardez il y a 7 ou 8 ans,
08:33il y avait encore des écarts très significatifs
08:34entre l'Espagne, la Grèce, le Portugal,
08:36aujourd'hui, vous regardez un ensemble,
08:38les 6, 7, les importants de taux dix ans
08:39en zone euro,
08:40c'est très convergent,
08:41ça ressemble à ce qu'on avait finalement
08:42au début des années 2000,
08:44donc ça, c'est une stabilité obligataire,
08:45il y a toujours un petit regard quand même
08:47sur le spread de Ateboune
08:48par rapport aux questions françaises,
08:49mais dans l'ensemble,
08:50le bloc obligataire européen
08:51est plutôt homogène,
08:53et donc ça, ça rassure aussi les investisseurs,
08:55il y a du rendement,
08:56c'est relativement homogène,
08:57on sait qu'il y a aussi quelques plans
08:58sur la partie réarmement, etc.,
09:00qui sont quand même là
09:01pour dynamiser un peu la partie industrielle,
09:03il y a peut-être un peu de ruissellement
09:04sur d'autres pays européens,
09:05que l'Allemagne et la Défense uniquement,
09:07donc moi je reste assez positif sur l'Europe,
09:08simplement, pour terminer sur les banques,
09:10on regarde aussi les banques américaines,
09:12quand on regarde les banques,
09:13on va toujours dans différents pays,
09:14dans les grosses zones,
09:14et les banques américaines,
09:15c'est vrai que maintenant,
09:16vous avez des banques qui se paient là-bas,
09:18des 15, 17 fois les bénéfices,
09:20donc c'est,
09:21il y a des parcours boursiers qui sont très importants,
09:22et moi je suis un poil moins confiant
09:24sur l'économie américaine,
09:25quand même,
09:25dans les mois qui arrivent,
09:26on a des grosses divergences
09:27entre le sentiment des entreprises,
09:29les consommateurs, etc.,
09:31et puis les hard data,
09:32mais qui sont toujours un peu décalés,
09:33passés, si vous voulez,
09:34et donc on a,
09:35et même les PMI,
09:36ce qui reçoit des enquêtes PMI cette semaine,
09:38on voit que sur les services,
09:38ça ralentit encore un petit peu,
09:40et donc les banques,
09:41elles sont exposées à ça directement,
09:42si effectivement on va avoir
09:43un ralentissement économique américain,
09:44pas forcément une contraction,
09:45une récession,
09:46mais un ralentissement,
09:47est-ce que les multiples
09:47qu'on a actuellement
09:48sur les banques américaines,
09:49les très grosses,
09:50je parlais de JP Morgan,
09:50Goldman,
09:51Bofa et autres,
09:52sans parler des banques régionales,
09:54est-ce que ce n'est pas des niveaux
09:56qui sont saillis maintenant
09:57un petit peu chers,
09:58et si ça ralentit un peu,
09:59je pense qu'on pourrait assister,
10:01ça mouge en point souvent,
10:02mais un peu de consolidation
10:03sur le segment bancaire,
10:06et donc je pense que sur l'Europe,
10:07on pourrait aussi avoir
10:08un peu de consolidation
10:08après un rallye,
10:09c'est presque trois ans de rallye
10:10maintenant sur l'Europe,
10:11et depuis deux ans consécutifs,
10:12c'est le meilleur secteur,
10:13le meilleur performeur,
10:14tout secteur confondu,
10:16déjà l'année dernière,
10:16donc on était à plus de 40%
10:17l'année dernière sur les banques,
10:18donc à un moment donné,
10:19je pense que se tasser un petit peu,
10:21ce n'est pas corrigé,
10:22se cracher,
10:23c'est s'arrêter un peu,
10:24latéraliser un peu,
10:25et je pense que ça pourrait arriver
10:26par de la macro-américaine
10:27qui toucherait un petit peu
10:28les banques,
10:29il y avait comme petit effet
10:30de ricochet sur la partie européenne.
10:31Vous parlez de la consommation,
10:32ce soir il y aura un temps fort,
10:33ça sera la publication
10:34des résultats de Nike,
10:35qui aura également FedEx
10:36qui va publier ses résultats
10:37après Bourse,
10:38et ce matin il y a un groupe
10:40dans le secteur de la consommation
10:41qui dévisse,
10:42c'est Douglas,
10:43un spécialiste de la parfumerie
10:44qui perd un peu plus de 7%
10:45à Francfort,
10:47après avoir abaissé
10:48ses objectifs pour cette année
10:49en cause d'une demande
10:50qui est plutôt terne
10:51dans notamment le Benelux
10:53et également l'Allemagne.
10:55L'intelligence artificielle,
10:56gros temps fort également
10:57de cette année,
10:58ça devrait le rester,
10:59Antoine Ternon,
11:00avec de plus en plus de doutes,
11:01ça se voit,
11:02Brodcom a perdu 20%
11:03en une semaine,
11:04Oracle a rendu 50%
11:05depuis la rentrée,
11:07Nvidia n'enchaîne plus de records,
11:09c'est une phase de marché
11:10qui est quand même intéressante
11:12et sûrement saine.
11:13Oui, c'est clairement sain
11:15que la progression des marchés,
11:17en se coupant de la dernière séance,
11:21a été plutôt embarquée
11:22par d'autres choses
11:23qu'uniquement le Nasdaq,
11:24les grands poids,
11:25et même au sein de ce Nasdaq,
11:27il y a une espèce de discrimination,
11:29vous avez parlé d'Oracle,
11:30de Brodcom,
11:32qu'on a plutôt bien publié
11:33mais qu'on n'a pas su rassurer
11:35quant aux bénéfices futurs
11:37et plutôt à la rentabilité
11:38de ces investissements massifs,
11:41ça fait aussi écho
11:42aux excès de valos
11:44qu'on a pu connaître,
11:46mais c'est plutôt quelque chose
11:47d'assez sain,
11:48d'avoir des consolidations,
11:49des respirations,
11:50peu importe le terme financier
11:51qu'on met derrière,
11:53pour pouvoir espérer
11:53justement continuer
11:54avec cette thématique,
11:56c'est quand même une thématique
11:56qui avait des bénéfices
11:59attendus pour 25,
12:00qui était assez stratosphérique
12:01et qui a réussi à mettre
12:04vraiment de la croissance
12:05des résultats en face.
12:07On a quand même
12:08quelques petits signaux
12:09un petit peu plus rassurants
12:10avec la publication
12:12de Micron Technologies
12:14hier soir.
12:15Après, si on enlève ce bruit-là,
12:17on a quand même une thématique
12:18à laquelle on ne peut pas
12:19vraiment se couper,
12:21ça embarque toute la macro US,
12:24mais c'est vrai qu'on peut peut-être
12:25aller chercher d'autres players
12:26qu'uniquement les hyperscalaires,
12:28les grands architectes
12:28comme NVIDIA,
12:30comme Groupe Com,
12:31et peut-être essayer
12:31d'aller chercher des boîtes
12:33qui pourraient bénéficier
12:34peut-être même dans l'industrie
12:35comme étant les bons players
12:38ou ceux comme ayant
12:39les bonnes pratiques
12:40de l'intelligence artificielle
12:42pour pouvoir développer
12:43des plus de productivité
12:44et potentiellement
12:46qu'il y ait un retour
12:46sur l'investissement boursier.
12:47Mais c'est dur à trouver
12:48dans le sens où
12:49beaucoup de proxys ont été joués,
12:50toute la gamme de l'électrification
12:51ça a été joué,
12:53notamment aux Etats-Unis.
12:54Bon, le secteur bancaire,
12:55c'est l'un des arguments également.
12:57Il y a beaucoup d'attente
12:57sur l'intelligence artificielle.
12:59Ce n'est pas évident aujourd'hui
13:00de trouver des proxys,
13:01des nouveaux proxys.
13:02Effectivement,
13:02je n'ai pas osé citer l'électrification
13:04parce que ça paraît assez intuitif
13:05de dire
13:06« Oui, après il va y avoir besoin
13:07d'alimenter tous ces data centers,
13:10la transition énergétique, etc. »
13:11Mais ça, ça a été clairement
13:11très bien joué.
13:14Donc voilà,
13:14peut-être descendre
13:14un petit peu plus bas
13:15dans cette chaîne de valeur.
13:17Peut-être aussi diversifier
13:18d'un point de vue géographique.
13:19Alors on sait qu'on n'a pas
13:19des grands gagnants en Europe,
13:20mais peut-être qu'en Asie,
13:22on peut aller en trouver.
13:23On voit qu'Alibaba fait
13:24des efforts considérables
13:25pour essayer d'adresser
13:27ses besoins en GPU
13:30et peut-être aussi
13:31d'adresser un autre typologie
13:33d'utilisation de l'IA.
13:34On parle surtout des chatbots
13:35avec OpenIA, Gemini, etc.
13:38Mais peut-être qu'il y a aussi
13:39toute la robotique
13:40qui est très consommatrice,
13:42les véhicules électriques,
13:43l'automatisation
13:43de la conduite autonome.
13:45Donc voilà,
13:46tout ça peut-être
13:47pourrait représenter
13:49d'autres proxys
13:52à uniquement les hyperscalers
13:53dans l'intelligence artificielle.
13:55Bon, et puis sinon,
13:55Alexandre Baradez,
13:56il y a le S&P 500 équipondéré.
13:58On est à seulement 9%
13:59depuis le début de l'année
14:00versus une quinzaine de pourcents
14:02pour le S&P classique.
14:04Ça prouve bien
14:05comment les sites magnifiques
14:06ont pesé dans la perte.
14:08C'est intéressant,
14:08ce constat,
14:09effectivement,
14:10de la performance
14:10quand on regarde
14:11le S&P 500
14:12avec les pondérations
14:13et puis le S&P 500 équipondéré.
14:16On a des divergences
14:17qui font penser.
14:18Alors, je dis bien
14:18qui font penser.
14:19On n'est pas dans la même situation
14:20de Valo ou autre,
14:21mais on avait des situations
14:21similaires à la fin des années 90,
14:23début des années 2000
14:23quand la tech tirait
14:24toute la cote américaine
14:25lorsque c'était une bulle
14:26et ça s'était résorbé ensuite
14:28très largement
14:28après l'éclatement
14:30de la bulle d'Internet
14:30et puis la crise des suprêmes.
14:31Donc, je ne pense pas du tout
14:32qu'on sent ce contexte-là
14:33mais je pense qu'effectivement,
14:34c'est ce que vous soulignez,
14:35c'est qu'il y a quand même
14:35une cherté.
14:36Ce qui est très bien,
14:37c'est que le marché
14:37est un peu discriminant
14:38en ce moment,
14:38c'est qu'il vend
14:38ce qu'il considère
14:39comme étant beaucoup trop cher
14:40ou en tout cas trop cher
14:42à court terme.
14:43un Broadcom qui a aligné
14:44de super résultats
14:45mais à 100 fois les bénéfices,
14:46c'est un petit peu trop
14:47et donc, effectivement,
14:48avoir 20 ou 30% de baisse
14:49là-dessus,
14:49il n'y a rien de terrifiant.
14:51Par contre, la question
14:52que moi je me pose
14:53et c'est mon scénario
14:53un peu de base
14:54pour le T1, T2,
14:55c'est qu'effectivement,
14:56on le voit très bien
14:57que c'est le CAPEX
14:57qui a massivement tiré
14:58le PIB cette année.
14:59Si vous en avez le CAPEX,
15:00je ne dis pas qu'il faut l'enlever
15:01mais si on l'enlève effectivement
15:02les autres piliers
15:03que sont la demande intérieure,
15:05la consommation,
15:05ça tient
15:06mais ce n'est pas le gros moteur
15:07cette année
15:07de la croissance américaine.
15:08Idem pour la question
15:09de tout ce qui est balance commerciale.
15:11Donc, on est quand même
15:12très dépendants
15:12de ce cycle d'investissement
15:13aux Etats-Unis
15:14et si on considère
15:15que ça n'a pas forcément
15:17accéléré l'année prochaine,
15:20dans ce cas-là,
15:20je pense qu'il y a
15:21une petite passerelle
15:22entre maintenant
15:23et l'arrivée
15:24de tout ce qui est
15:25remboursement,
15:26le tax refund,
15:27donc le remboursement
15:27des impôts aux Etats-Unis,
15:28ça va y avoir
15:28le cours en premier trimestre,
15:30peut-être l'histoire
15:30des 1 000 ou 2 000 dollars
15:31de reverser aux consommateurs
15:33de tout ce qu'on a prélevé
15:34en taxes douanières,
15:35mais ça, ce n'est pas encore certain.
15:36Donc ça, ça va faire du bien
15:37aux consommateurs
15:38à un moment donné,
15:39mais les effets de ça,
15:40selon moi,
15:40on va peut-être les voir
15:41peut-être fin T2,
15:43peut-être début T3
15:43et donc une espèce
15:44de passerelle comme ça
15:45de 1 ou 2 trimestres
15:46où je verrais bien
15:47un peu de flottement
15:47sur la macro-américaine
15:48qui se poursuivrait,
15:50des marchés américains
15:50qui seraient un peu plus volatiles,
15:52un peu plus nerveux
15:52et peut-être que ce qu'on est
15:54en train de voir,
15:54c'est mon scénario en tout cas
15:55sur la tech,
15:56c'est quelque chose
16:03mais de manière
16:04beaucoup plus extrême
16:04et que ça va démarrer
16:05un peu par la tech
16:06et qu'ensuite,
16:07ça va un petit peu aller chercher
16:07typiquement les banques
16:08ou d'autres secteurs
16:09avec une macro
16:10qui enverrait des signaux
16:11un poil plus faibles
16:12et c'est pour ça
16:13que l'administration américaine
16:14d'ailleurs,
16:14elle cherche à rassurer,
16:15si on voit très bien
16:15Trump, Bessent ou autre,
16:17ils veulent rassurer
16:17sur l'année prochaine
16:18mais on sent qu'il y a
16:19une petite passerelle
16:19entre maintenant
16:20et l'arrivée
16:21d'autres mesures de soutien
16:22à la consommation
16:23qui seront un peu plus tardives.
16:23On avait pris par le temps
16:24mais ça sera bien sûr
16:25à suivre l'année prochaine
16:26avec vous.
16:27Merci beaucoup Alexandre Baradez
16:28qui nous a accompagné ce matin
16:29chef analyste chez IG
16:30avec Antoine Thermont
16:31gérant de portefeuille
16:32chez Apicil Asset Management.
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