- il y a 4 semaines
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Comment la crise agricole du moment va-t-elle évoluer ?
00:03Sur certains barrages, la plupart on entend, pas question de bouger, on n'est pas prêt de s'en aller.
00:10Et pourtant il y a un cas aujourd'hui où le barrage a été levé après discussion entre les gendarmes et les agriculteurs.
00:15Et c'est Laura Cambo qui en est témoin pour BFM TV.
00:18C'est du côté de la 61 à Villefranche de l'Auraguay.
00:20On a discuté et là les derniers tracteurs sont partis ou en train de partir Laura ?
00:26Oui tout à fait, ça s'est passé il y a environ une demi-heure.
00:31Quelques dizaines de gendarmes sont arrivés à bord de véhicules.
00:35Vous voyez les gyrophares dans le fond.
00:37Ils sont plusieurs à s'être approchés des agriculteurs.
00:40Ils ont commencé à discuter dans le calme avec eux pour leur demander de quitter le terrain.
00:45Peu à peu, les agriculteurs ont accepté de partir.
00:49Certains nous ont glissé, nous n'avions pas vraiment le choix.
00:51Les agriculteurs qui ont donc refusé de rentrer dans la confrontation.
00:56Nous sommes sur un point stratégique ici que les agriculteurs avaient investi depuis hier matin.
01:01Point stratégique car il y a certes cette portion de l'autoroute A61 entre Narbonne et Toulouse.
01:08Mais parce qu'il y a également un chemin de fer plus loin qui avait été bloqué.
01:12Et bien ce chemin de fer désormais, les palettes qui étaient dessus ont été levées.
01:16Les trains circulent de nouveau et puis vous le voyez sur ces images de Margot Vizade.
01:21Il y a peu à peu les tracteurs qui sont en train d'enlever les toutes dernières bottes de foin.
01:26Il y avait plus loin également une route départementale.
01:29Le trafic a également repris.
01:31Je suis passée il y a quelques minutes à côté de ces agriculteurs qui étaient très en colère.
01:36Puisqu'ici ils parlent non seulement de la dermatose, la dermatose au cœur de toutes les colères ici dans l'Occitanie.
01:42Mais il y a beaucoup de céréaliers.
01:44Alors ici nous avons parlé à beaucoup d'agriculteurs qui s'inquiètent à propos du Mercosur.
01:49Alors là ils sont en train de lever le camp.
01:51On peut très clairement le voir.
01:52Mais ils disent qu'ils veulent continuer à rester mobilisés.
01:55Ils sont en train de discuter entre eux pour voir comment continuer à manifester à présent.
02:00Donc là nous sommes sur l'A61 du côté de Villefranche-de-Loreillais avec le barrage qui s'est levé dans le calme.
02:05En revanche on tient bien sur l'A61 à Carcassonne dans l'Aude où nous retrouvons Rebecca Blanc-Lelouch pour BFM TV.
02:14Et alors ce sont les scènes du soir que l'on voit bien sûr les feux de palette pour se tenir chaud.
02:18Oui tout à fait.
02:22Il y a des feux un peu partout ici qui sont disposés au niveau du rond-point Carcassonne-Ouest.
02:27Et ici il y a une petite particularité qu'on a remarquée avec Morgane Dumont et avec les agriculteurs avec qui on a pu échanger.
02:32Et bien ils nous disent que leur motivation ce soir, leur colère, elle dépasse le Mercosur, elle dépasse la dermatose.
02:39C'est un ensemble de choses. On nous parle de détresse. On est avec Damien Honoré, vous êtes président du syndicat des Vignerons.
02:46Et en fait ce que vous nous dites depuis tout à l'heure finalement, c'est que c'est toute l'Occitanie qui est sinistrée pour tout un tas de raisons.
02:53Tout à fait oui. Là ça s'exprime plutôt un ras-le-bol général sur l'agriculture.
02:58Puisqu'il y a deux ans déjà il y a eu ces manifestations qui avaient été organisées sur l'Occitanie et bien au-delà qui n'ont pas porté malheureusement ses fruits.
03:06On est une région quand même qui souffre beaucoup des aléas climatiques, puisqu'il y a un changement climatique qui est encore plus prononcé chez nous et surtout sur notre département de l'Ordre.
03:15Donc il y a une baisse de production sur l'ensemble des productions, que ce soit céréales, viticoles ou ce que vous voulez.
03:20Il y a des charges qui augmentent, qui explosent depuis une paire d'années.
03:23Donc on assiste à une augmentation de charges de près de 30% sur nos exploitations.
03:27On n'arrive pas à répercuter ce prix-là sur le prix de vente de nos produits.
03:30Donc aujourd'hui on n'arrive plus à vivre d'innément de notre métier.
03:33Donc ça c'est la première chose.
03:35On a aussi des freins à la production.
03:37Quand je dis les freins à la production, c'est des contraintes administratives, environnementales qu'on nous impose.
03:43Et à côté de ça, on veut faire rentrer des produits qui viennent d'autres pays.
03:46On veut faire rentrer des produits qui viennent concurrencer sur le marché, où la règle du jeu n'est pas la même pour tout le monde.
03:52Donc on ne peut pas être compétitif.
03:54Aujourd'hui on a des exploitations qui sont complètement à l'agonie.
03:56Donc voilà, on exprime aussi notre ras-le-bol général pour l'agriculture.
03:59Merci beaucoup Damien.
04:01Voilà, c'est un ras-le-bol général qui est entendu ici depuis tout à l'heure.
04:04Et on nous parle...
04:05Voilà, les agriculteurs nous disent en fait, nous on veut une aide directe tout de suite parce que nous sommes trop en situation de détresse actuellement.
04:11Voilà, Rebecca Blanc-Lelouch avec Morgane Dumont du côté de l'eau de Carcasse.
04:14Claire Juillet, vous qui êtes secrétaire générale de la coordination rurale 71 à Saône-et-Loire, vous êtes d'ailleurs éleveuse bio de bovins dans des appartements.
04:23Madame Genevard dit, bon, maintenant peut-être qu'il faut lever les barrages parce que les vacances de Noël arrivent, les fêtes de famille, il va falloir laisser les gens pouvoir se déplacer tout simplement.
04:34Alors vous croyez que nous on a envie d'aller passer nos fêtes de fin d'année sous des ponts d'autoroute ?
04:40Franchement, qui peut croire ça ?
04:42Alors, Madame Genevard, elle est très gentille de nous alerter sur le fait que certaines personnes, à peu près que la moitié des Français d'ailleurs, qui partent en vacances, ont envie d'aller retrouver leur famille tranquillement et c'est bien normal.
04:59Je ne suis pas sûre que les agriculteurs soient responsables de la situation dans laquelle elle nous a mis.
05:06– Oui, mais pardon, mais Madame, aujourd'hui la vaccination, c'est ce que vous demandiez, elle va être appliquée, 700 000 vaccins prévus dans toute cette zone du Sud-Ouest, on fait venir d'ailleurs des camions des Pays-Bas pour pouvoir vacciner, on mobilise des vétérinaires, qu'est-ce que vous voulez de plus ?
05:23– Alors c'est bizarre, pourquoi il y a des vaccins aux Pays-Bas qui, à mon avis…
05:27– Parce que c'est l'usine du labo qui fabrique aux Pays-Bas les vaccins pour l'ADN.
05:32– Oui, parce que nous, effectivement, comme d'habitude, on n'est plus en capacité de produire des vaccins.
05:38– D'accord, mais maintenant que les vaccins arrivent…
05:39– Alors je vais vous répondre plus sérieusement, 16 millions de bovins en France à peu près, 900 000 doses de vaccins.
05:47– On ne va pas vacciner 16 millions de bovins ?
05:49– Pourquoi ?
05:50– Vous voulez vacciner 16 millions de bovins ?
05:51– Mais nous, on demande la vaccination généralisée.
05:53– Mais tous les éleveurs ne le demandent pas, parce que sinon le pays n'est plus indemne et on ne peut plus vendre ses…
05:57– Vous me permettez de parler pour ma paroisse ?
06:00– Oui, oui.
06:00– En effet, tous les éleveurs ne le demandent pas, tous les syndicats ne le demandent pas.
06:05– Pour le coup, la coordination rurale et la confédération paysanne, on est d'accord depuis le début,
06:13stop à l'abattage total et…
06:15– Vaccination massive.
06:16– Et vaccination massive.
06:18Alors, il y a quand même… Là, il se trouve que le feu a pris en Occitanie,
06:23donc on étend la zone vaccinale en Occitanie,
06:26parfois dans des départements qui n'étaient même pas ni en zone réglementée,
06:30ni en zone de surveillance, ni en zone vaccinale.
06:32Moi, je vais parler pour la situation que je connais.
06:34le département de Saône-et-Loire, on a un tiers du département en zone vaccinale,
06:39même si on n'a pas eu par chance encore de foyers déclarés chez nous.
06:45On aurait pu penser que dans toutes les zones, et en particulier, je pense à tout l'Est de la France,
06:50on sait le Doubs, le Jural, la Savoie, etc., pourquoi on ne vaccine pas les Vosges ?
06:55Je veux dire, pourquoi la ceinture vaccinale ne s'étend pas autour des foyers qui ont été connus ?
07:00Non. En fait, ce dont on se rend compte…
07:02Au début, c'était 50 km autour. Là, on a élargi.
07:05On élargit tellement qu'il y a tout le département des Landes qui n'a jamais été concerné.
07:11Et Dieu merci, je n'étais pas en train de me réjouir.
07:13C'est une réaction pour calmer la colère dans le Sud-Ouest ? C'est ce que vous dites ?
07:18Tout à fait. C'est-à-dire qu'on lâche petit bout par petit bout pour ne pas avoir l'air de céder sur des positions totales.
07:25Péricault Légas, bonsoir. Est-ce que c'est la bonne stratégie, celle énoncée désormais par la mise de la culture ?
07:30Vacciner tout le Sud-Ouest ?
07:31Comme d'habitude, six mois trop tard. C'est très français.
07:34Six mois trop tard ?
07:35Oui, la maladie est arrivée en juin. On avait tous les éléments.
07:38C'est une maladie qui existe en Afrique depuis très longtemps. On connaît tous les paramètres.
07:42Surtout la non-infectiosité, c'est nos otiques.
07:45Donc, il n'y a pas de transmission à l'homme.
07:47Pour autant, il aurait dû tout de suite déployer un système vaccinal pour protéger le cheptel dans toutes les zones à risque.
07:53On voit à peu près où elles sont. Réchauffement climatique.
07:56Là, on est en hiver. Il ne fait pas assez froid. Il aurait fait beaucoup plus froid.
07:59Peut-être que les insectes vecteurs auraient été éliminés.
08:01Mais si la maladie tient jusqu'au printemps et qu'il y a un redout, là, on repart sur une expectative.
08:06Donc, vaccination. Pourquoi on a attendu le mois de décembre et attendre les barrages et les détresses et les troupeaux abattus pour vacciner ?
08:15Si ce n'est parce que ce gouvernement n'est pas...
08:17Ce n'est pas qu'il est incompétent, c'est qu'ils ne savent pas et qu'ils sont incapables de prendre des décisions.
08:21Ils sont dépassés. Ce n'est pas qu'elle est nulle, Mme Gennevard. Elle est dépassée.
08:25Ce gouvernement est dépassé.
08:26D'accord, mais avant Paris, il y a ce qui se passe localement.
08:29Le ministère de l'Agriculture, c'est un ministère sérieux.
08:31Ce n'est pas fait pour des enjeux.
08:32Non, ce gouvernement a été désigné sur des répartitions de partis politiques.
08:36Il faut que les LR aient temps.
08:38On n'a pas pensé aux agriculteurs, à l'agriculture, à l'économie.
08:42On a pensé partis politiques, combinaisons à l'Assemblée nationale.
08:44Oui, mais en Haute-Savoie, on a mis en place ce fameux protocole, abattage systématique, et visiblement, on a maîtrisé la situation.
08:53Vous avez d'autres théories qui disent, si on ne le vaccine pas, on prend un risque énorme de contamination générale.
08:59Mais le taux de mortalité étant très faible, il paraît qu'on aurait pu prendre le risque 5%.
09:05De 800 000 bovins par an.
09:06De 800 000 bovins, voilà.
09:07Et donc, ensuite, il y a les critères de commercialisation.
09:12C'est un troupeau vacciné, c'est pour ça que la FNSS n'en voulait pas, puisqu'elle exporte.
09:15On ne vaccine pas.
09:16Donc, on est dans une situation inestrictable.
09:18Il ne faut pas vacciner parce que ce n'est pas commercialisable.
09:20Et si on vaccine tout, il faut avoir des...
09:23Jean-Baptiste, c'est ça qui est un peu compliqué, parce qu'il faut vacciner pour ne pas abattre les bêtes.
09:29Mais si on vaccine trop, effectivement, on ne peut plus vendre à l'extérieur.
09:31Mais je peux en placer une ?
09:33Merci.
09:34Donc, ce n'est pas un problème commercial à la base, pour moi.
09:38C'est un problème sanitaire.
09:39Je ne suis pas là pour défendre Annie Gennevard.
09:43On a siégé pendant 5 ans sur des banques complètement opposées et opposées l'un ou l'autre.
09:46Et la FNSS ?
09:46Je ne suis pas là pour ça.
09:47Je ne suis pas là pour défendre la FNSS.
09:48Tu le défends quand même.
09:49Je m'en fous.
09:50Ce n'est pas le sujet.
09:51Juste, je suis éleveur.
09:52Enfin, je ne suis plus éleveur, mais j'ai été éleveur pendant 17 ans.
09:55Mon père était éleveur.
09:56Mon grand-père était éleveur.
09:57Ils m'ont raconté toute l'expérience.
09:59Vous auriez accepté l'abattage ?
10:00Mais ça aurait été horrible.
10:01Ça aurait été horrible.
10:02Et même aujourd'hui, j'ai transmis ma ferme à mon ancien salarié.
10:06Si le troupeau, enfin, j'ai du mal à considérer que ce n'est pas encore mon troupeau, est abattu,
10:11je ne sais pas si je vais être nécessairement en colère.
10:14Parce que c'est le bon protocole ?
10:15Parce que vous avez un choix.
10:17Le protocole, ce n'est pas un protocole politique, c'est un protocole sanitaire.
10:20Ce protocole, il a déjà été utilisé sur la fièvre afteuse.
10:23Il a déjà été utilisé sur la grippe aviaire.
10:27Ça a permis d'éradiquer ces maladies.
10:2820 millions de canards abattus.
10:30Oui, mais est-ce que ça change de l'essai d'épidémie ?
10:33Il y a 20 millions de canards qui ont été abattus, Jean-Baptiste.
10:36C'est un débat.
10:37C'est une catastrophe.
10:38Mais si la DNC devient endémique, c'est-à-dire s'insade sur le territoire,
10:42c'est 800 000 bovins par an qui vont mourir.
10:44800 000.
10:45Mais si, 5% c'est 800 000.
10:47Je vais vous répondre parce qu'on va faire ce qu'on a fait du temps de la fièvre afteuse,
10:51de la précédente vague de fièvre afteuse.
10:53Oui, c'est ce qu'on a fait.
10:53C'est-à-dire qu'il n'y a pas de vaccins pour la fièvre afteuse.
10:57Donc, ce n'est pas exactement le même contexte.
10:58Pardon ?
10:59Non, il n'y a pas de vaccinification.
11:00Vous rigolez ?
11:01J'étais éleveur à l'époque, donc je ne sais à peu près ce que je dis.
11:03Ah, vous étiez éleveur dans les années 60 ?
11:05Non, la fièvre afteuse, c'était les années 2000, la dernière crise.
11:07Oui, alors, on va remonter le temps.
11:10Parce que la crise de la fièvre afteuse de 2000,
11:17je me prenais les deux crises de la vache folle successives plus la fièvre afteuse.
11:21Alors, la crise de la fièvre afteuse, elle a été importée par des...
11:24Elle venait des Grands-Bretagnes.
11:26Exactement, et il y a eu, par chance, une toute petite circonscription de foyer.
11:30Mais parce qu'on en a reçu totalement et qu'on avait...
11:32Moi, je vais vous dire pourquoi, parce que la crise de la fièvre afteuse de 2000...
11:35Je peux ?
11:36Oui.
11:36La crise de la fièvre afteuse de 2000 est à l'origine de mon engagement syndical.
11:40Parce qu'un matin, je me suis réveillée, je venais, c'était tout neuf, mon troupeau,
11:44il n'avait même pas deux ans.
11:45Donc, j'ouvre ma radio et j'entends Luc Guyot, à l'époque, dire que ce n'est pas bien grave...
11:50Président de la FNSE.
11:51Parce que, de toute façon, quand on abat, les gens seront indemnisés.
11:55Et moi, je me suis dit... Pardon ?
11:57Non, ça, c'est de la connerie, parce qu'il n'y a aucune indemnité qui rembourse l'abattage d'un cheptel.
12:00Il n'y a aucune valeur économique qui permet de...
12:01Je vous dis ce que je...
12:03Je finis...
12:03C'est ce qu'on dit.
12:05Mais Mme Genevard, c'est ça qu'il y a...
12:06Oui, mais c'est l'argument quand même qui est donné.
12:08C'est ce que j'ai entendu.
12:09Vous serez indemnisés.
12:10Mais moi, je n'élève pas pour qu'on m'indemnise.
12:12Je n'élève pas pour qu'on...
12:14Pour tendre la main, pour qu'on me donne de l'argent.
12:16Alors, je vais vous dire, parce que la crise de la fièvre after...
12:19Moi, à l'époque, il n'y avait pas les réseaux sociaux, les téléphones portables, les compagnies.
12:23J'ai pris une petite imprimante, j'ai porté une pétition chez ma boulangère,
12:28et ça a fait des petits, etc.
12:29On a fait une réunion à la mairie de ma commune,
12:33où sont arrivées 2000 personnes,
12:35dans un patelin où il y avait à peine 300 habitants.
12:37Et dedans, il y avait un vieux vétérinaire,
12:40qui m'a dit, ce n'est pas normal ce qui se passe.
12:42Parce que dans les années 60, la fièvre afterse, elle est arrivée chez nous.
12:46Elle s'est développée partout.
12:47Comment on en est venu à bout ?
12:49Par la vaccination.
12:50C'était Pasteur qui fournaissait...
12:51Il n'y a pas de vaccin efficace contre la fièvre afterse, il faut arrêter.
12:53Non, non, il y a un...
12:54Bon, là, la restaurant, on va revenir à ce qui se passe actuellement, là.
12:57En tout cas, il n'y a pas qu'un modèle.
12:59Il n'y a pas qu'un modèle, c'est ce que dit Perico Légas.
13:02On a un choix, on a un choix qui peut être politique, là, maintenant, aujourd'hui.
13:05Donc, soit on maintient...
13:06Économique.
13:08Politique.
13:08Soit on maintient la stratégie actuelle,
13:10avec l'abattage systématique, les vaccinations autour.
13:13Et là, on a une petite chance d'éradiquer la maladie.
13:15Je ne dis pas que ça va réussir.
13:16Peut-être que ça ne réussira pas, mais on peut peut-être l'éradiquer.
13:18Soit on fait la vaccination totale sur tout le territoire.
13:21Ça, c'est possible.
13:22C'est possible.
13:22Mais à ce moment-là, on fait comme ce qu'on a fait il y a 10 ans avec la fièvre cataralovine.
13:27C'est-à-dire qu'on va laisser se développer la maladie sur tout le territoire
13:30et elle va redevenir endémique au territoire français.
13:33Et tous les ans, vous devrez vacciner contre la DNC
13:35parce que tous les ans, elle va revenir et elle va entraîner des résultats économiques.
13:41Donc, il vaut mieux tenter l'éradication totale.
13:42Dans les pays africains, pourquoi ça ne marche pas ?
13:44Mais ça me fait marrer.
13:45Une dernière chose et après, je vous laisse parler.
13:47C'est gentil.
13:47Dans les pays africains, pourquoi le vaccin, il ne marche pas ?
13:50Parce que vous avez un réservoir faune sauvage, c'est-à-dire les buffles sauvages,
13:53qui est un réservoir pour cette maladie.
13:56En France, ça n'existe pas.
13:57Donc, une fois que vous l'avez réindiqué des élevages,
13:59elle n'existe plus, la maladie.
14:01Par contre, en Afrique, ils ne s'en débarrasseront jamais.
14:02Je peux vous dire qu'en Algérie et en Tunisie,
14:04les conséquences économiques sur l'élevage,
14:05elles sont non négligeables malgré le vaccin.
14:07Alors, Marie Chantret, Mme Genevard a lancé un peu cet appel aujourd'hui.
14:10Bon, il est temps peut-être de lever les barrages.
14:14On a mis en place un dispositif pour vacciner massivement
14:17les régions qui sont mobilisées.
14:20Visiblement, les agriculteurs, pour eux, ce n'est pas suffisant.
14:22En tout cas, ceux qui sont mobilisés, parce qu'ils ne sont pas tous.
14:24Et ils ne cessent de le répéter à nos micros,
14:26même si on a vu quand même ce soir qu'un barrage était élevé,
14:29avec une grande mensuétude quand même des autorités, des gendarmes.
14:33On a eu cette scène en direct quasiment de fumier déversé,
14:37quasiment sur le camion.
14:39On laisse faire.
14:40Et puis après, il y a eu un dialogue constructif tout à l'heure avec les gendarmes.
14:42Absolument.
14:43Et Laurent Nunez l'a encore redit.
14:44C'est la doctrine.
14:45Après, il ne faut pas que ça déborde, que ça aille trop loin.
14:49On observe ça de très près.
14:50Vous parliez d'Anne Nunez-Genevard.
14:51Moi, ce que j'observe aussi, c'est que depuis 24 heures,
14:54c'est aussi et surtout le Premier ministre qui a repris la main,
14:57avec deux réunions hier,
14:59qui a quand même intimé les préfets à un peu accélérer sur le terrain,
15:04à faire que le message porté aux agriculteurs soit sans doute un peu mieux diffusé,
15:08pour que ça soit un peu mieux compris,
15:09parce que c'est ça aussi ce à quoi on assiste.
15:12C'est une polarisation du débat,
15:14sans doute aussi des informations transformées.
15:19Et c'est ça aussi qui inquiète beaucoup les autorités,
15:21parce que les réseaux sociaux, on en parle.
15:24Peut-être aussi qu'il y a un grossissement,
15:27une espèce de focale qui est mise,
15:29et des syndicats qui ne sont pas tous sur la même ligne.
15:31Donc là, c'est quand même, vous parlez d'Annie Genevard,
15:34c'est Sébastien Lecornu qui est en première ligne,
15:36et qui recevra les syndicats vendredi, c'est important,
15:39et peut-être un déplacement dans le week-end.
15:41La dernière fois que le phénomène s'est produit, c'était très grave.
15:43Marc Fénault était ministre de l'Agriculture,
15:45Gabriel Attal a décidé...
15:46C'est il y a deux ans.
15:47Il est allé sur place,
15:48on se souvient de la conférence de presse...
15:49On se souvient, assis sur une botte de foin...
15:51On a eu des promesses gouvernementales de la République,
15:53que les problèmes seraient résolus,
15:55pris à Valcourt,
15:55que l'État prendra tous les moyens pour que ça ne se reproduise pas.
15:58Rien.
15:59Mais vous dites que c'est la solution, là ?
16:00Il faut que l'aille sur place ?
16:01Non, quand le Premier ministre s'en occupe, c'est pire.
16:03Il en fait encore moins.
16:04D'ailleurs, les agriculteurs ont souvenir de ça,
16:05et c'est pour ça qu'ils sont mobilisés aussi.
16:07C'est le Premier ministre, ça suffit, c'est le Premier ministre,
16:09donc ça va être résolu.
16:10C'est la parole qui ne vaut rien.
16:11Les promesses n'ont pas été tenues d'il y a deux ans ?
16:13Il n'y en a qu'une qui a été tenue,
16:14et d'ailleurs, c'était maintenant une promesse,
16:16c'est l'histoire de la taxe sur le GNR,
16:18qui avait été négociée d'ailleurs.
16:20Qui était déjà actée.
16:22Ils vous promettent qu'ils vous promettent
16:24qu'ils vous promettent tenir la promesse qui a été faite dans cinq ans.
16:26Mais sur le reste, sur la simplification et autres...
16:28Vous rigolez, la simplification, vous voulez un exemple ?
16:31La simplification, formidable, on nous promet mon émerveille.
16:33Je fais comme tout le monde,
16:34je remplis mon dossier PAC avant le 15 mai.
16:39Il se trouve que j'ai repris 5,5 hectares de terrain
16:43dans le courant de la...
16:45Enfin, un peu avant,
16:46donc je les mets dans ma déclaration PAC.
16:48Au mois d'août, je reçois un courrier en me disant
16:50« Madame, vous avez 10 jours pour nous fournir l'ensemble des justificatifs
16:54qui prouvent que vous avez le droit d'exploiter les terrains supplémentaires
16:57que vous avez déclarés dans votre PAC. »
17:01C'est-à-dire que je le fais deux fois.
17:04Mais voilà, c'est ça la simplification administrative.
17:05Donc la bureaucracie est toujours là.
17:07C'est-à-dire que, en fait, moi,
17:08quand j'entends simplification administrative,
17:10ça me fait peur.
17:11Parce que ça veut dire concrètement qu'à chaque coup,
17:13on va m'en rajouter une couche.
17:15Oui, mais ça c'est vrai.
17:16Alors, justement, vous êtes d'accord avec ça ?
17:18Les députés, je peux vous confirmer qu'effectivement,
17:21quand on parle de simplification, en général,
17:22on finit par complexifier.
17:23C'est complication, voilà.
17:24Et ce dont manque le monde agricole aujourd'hui,
17:26c'est des gens qui ont une vision de moyen et long terme.
17:28Je veux dire, une exploitation, ça se pilote à 10 ans,
17:30ça ne se pilote pas aux prochaines élections, à 5 ans.
17:31Et donc, on a aujourd'hui des hommes politiques...
17:33Sauf que les ministres changent, les premiers ministres aussi.
17:36Des hommes politiques qui pensent aux prochaines élections,
17:37mais qui n'ont pas de vision au court terme et à long terme
17:39sur l'agriculture.
17:40C'est un modèle qui a été fait pour le marché commun
17:43à 7, à 6, avec une pertinence communautaire.
17:46Notre agriculture a été codifiée comme ça.
17:48On l'expose à la mondialisation
17:51dans une concurrence déloyale et faussée.
17:54Merci, messieurs-dames.
17:56Merci, messieurs-dames.
17:57Ce sera sûrement au cœur de la discussion
17:59et des thèmes qui seront abordés ce soir.
18:01Avec Maxime.
18:01Oui, avec Maxime Switexte à 21h,
18:03la colère des agriculteurs.
18:05Et Maxime est d'ores et déjà en direct
18:06du blocage de l'A64.
18:08Les questions ne vont pas manquer, Maxime.
18:12Oui, bonsoir.
18:12Tout le monde en est effectivement
18:13au cœur de la mobilisation.
18:15Ça a été ici le premier point de blocage.
18:17Cette année, c'était déjà le cas il y a deux ans,
18:18ce pont sur l'autoroute A64.
18:20On est au sud de Toulouse.
18:21On a décidé ce soir d'installer
18:23le forum BFM sur cette autoroute,
18:26au pied de ce pont.
18:27Et vous voyez derrière moi
18:28ces balleaux de paille qui ont été installés.
18:30On a reformé la même arène
18:31que pour un forum classique.
18:32Et on va installer tout à l'heure
18:34à partir de 21h
18:35un certain nombre d'agriculteurs,
18:37évidemment des éleveurs,
18:38mais pas uniquement parce qu'on ira
18:39au-delà des problèmes de l'élevage ce soir.
18:41Et on va les faire dialoguer
18:42avec des élus, avec des Français
18:44qui n'ont pas forcément grand-chose
18:45à voir justement avec l'agriculture,
18:47mais qui consomment comme tout le monde.
18:49Est-ce qu'ils ont les moyens, eux,
18:50de consommer français,
18:51de consommer local ?
18:52On va en parler ce soir.
18:53On va tout mettre sur la table.
18:55Les agriculteurs sont là,
18:57sont en train d'arriver ici.
18:58Vous entendez peut-être
18:59les klaxons derrière moi
19:00de tous les Toulousains et autres
19:02qui passent derrière
19:03et qui soutiennent le mouvement.
19:04On est aussi venu vérifier
19:06à quel point ce mouvement
19:07était soutenu.
19:08Et c'est toute cette solidarité
19:09qu'on va vous raconter aussi ce soir
19:11autour de ces blocages des agriculteurs.
19:13On mettra tout sur la table,
19:14c'est promis, au milieu de l'arène,
19:15tout à l'heure,
19:16à partir de 21h,
19:17en direct sur BFM TV.
19:18C'est un forum sur le terrain ce soir.
19:21C'est un forum !
19:24Je n'ai pas osé la faire,
19:27mais vous l'avez faite.
19:28On ose tout ici.
19:29Il y a des choses
19:29dont on pourrait se passer.
19:30Merci Maxime.
19:31Rendez-vous ce soir
19:32à 21h.
19:33– Sous-titrage Société Radio-Canada
Écris le tout premier commentaire