00:00Sur la question des mineurs isolés, qui sont des gens qui sont arrivés parfois depuis plusieurs mois, plusieurs années, parfois
00:05qui viennent d'arriver,
00:06qui sont arrivés par des voies migratoires, qui se sont déclarés mineurs, leur minorité a été contestée, d'accord ?
00:12Et à partir de là, ils entrent dans un processus, dans une espèce de vide juridique.
00:16Ils n'ont droit à rien, ils se retrouvent à la rue, c'est les mineurs du parc de Belleville,
00:21c'est ceux qui ont occupé la gaieté lyrique ou la maison des métallos.
00:24Et on ne peut pas les laisser comme ça à la rue pour autant, en leur disant il n'y
00:27a rien à faire pour vous.
00:28On ne sait pas en attendant que la procédure aboutisse.
00:31Ensuite, vous parlez des OQTF, il y a beaucoup d'OQTF qui ne sont pas exécutés parce qu'il n
00:35'y a pas d'accord avec le pays d'origine et que ce n'est pas possible d'exécuter les
00:39OQTF.
00:40Et donc les gens ne sont pas en crâne, ne sont pas en centre de rétention, ils sont à la
00:45rue, ils n'ont le droit à rien.
00:46Est-ce qu'on laisse les gens à la rue avec droit à rien dans cette misère que vous avez
00:50montrée ?
00:51Ou est-ce qu'on fait un minimum, c'est-à-dire construire des centres d'hébergement de premier accueil,
00:55construire des centres d'hébergement plus durables ?
00:57Notamment, il y a des familles, il y a des femmes avec des enfants qui sont à la rue.
01:00Donc humainement, il faut agir.
01:02Le gouvernement auquel appartient Mme Dati n'a rien fait depuis 10 ans.
01:07Ça dure en fait depuis 10 ans.
01:08Depuis 10 ans, Emmanuel Macron a décidé qu'il n'y avait pas de politique de solidarité pour ces personnes
01:15-là et qu'on les laissait à la rue.
01:17Je tiens aussi à dire que oui, Paris est une destination pour les réfugiés et les exilés, mais aussi un
01:24point, c'est une voie, il se trouve sur une voie migratoire.
01:28Moi, je suis allée à l'ONU, j'ai discuté avec le Haut Comité aux réfugiés, j'ai parlé avec
01:33l'Office des migrations internationales, j'ai discuté avec eux, je leur ai dit on a un problème à Paris,
01:37pouvez-vous nous aider ?
01:38Parce que le gouvernement refuse de faire.
01:41Ils m'ont dit il faut que l'État nous sollicite, j'ai dit je prendrai une décision, je vous
01:44appellerai officiellement en tant que maire de Paris, je solliciterai l'aide de l'ONU pour agir pour ces personnes.
01:49Car oui, ça relève normalement de la compétence de l'État, pour autant on ne laisse pas la misère.
01:54Et ce que je reproche moi à la majorité d'Anne Hidalgo et à laquelle appartient Emmanuel Grégoire, c'est
01:58d'avoir rien fait pendant toutes ces années-là.
02:01Aujourd'hui nous avons toutes ces personnes à la rue et dans cette situation.
02:04Mais vous êtes co-responsable de la situation tous les deux.
02:07Hier ou avant-hier, pendant 12 ans, c'est la misère, c'est la misère.
02:11Il n'y a pas d'enfants et de femmes, là il n'y a que des hommes.
02:14Parce que vous ne les voyez pas Madame Dati, vous y allez une fois, elle y va une fois dans
02:19sa vie.
02:20Madame Dati, je vous assure, j'ai fait tellement de manifestations avec les femmes et les enfants.
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