- il y a 6 semaines
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00Les regards étaient concentrés à Bruxelles, aujourd'hui Bruxelles, où les agriculteurs avaient décidé de converger pour mettre la pression sur les Européens
00:12et faire en sorte que le Mercosur, le traité du Mercosur, ne soit pas signé.
00:16Alors le Mercosur, je le rappelle, c'est 4 pays, c'est l'Argentine, c'est l'Uruguay, le Paraguay et le Brésil.
00:22On va retrouver Igor Saïri sur place à Bruxelles pour BFM TV.
00:25Igor, avec ça, il y a la manifestation qui est terminée, qui se termine, la dispersion se fait dans le calme.
00:33Oui, absolument Alain, je suis là où se sont concentrées toutes les tensions.
00:38Cet après-midi, pendant environ 1h30, c'est place du Luxembourg, il y a juste devant moi le Parlement européen.
00:45Et juste devant le Parlement européen, vous avez un bâtiment annexe où les gens s'inscrivent, généralement les visiteurs, pour pouvoir visiter ce Parlement.
00:53Et bien ce bâtiment a été caillassé à un moment donné.
00:57C'est peut-être le moment le plus chaud, si j'ose dire, de cet après-midi.
01:02Et vous le voyez, il y a actuellement les pompiers de Bruxelles qui sont en train d'éteindre les derniers incendies
01:09qui ont pris feu autour, si vous voulez, de bennes qui ont été versées par des tracteurs,
01:14avec notamment du fumier et des pneus.
01:16L'odeur est encore assez prégnante sur cette place, qui est interdite à la circulation d'ailleurs.
01:22La police est en train de quitter les lieux.
01:24On va pouvoir s'approcher, Alain, venez avec moi.
01:26Et il y avait environ 13 000 agriculteurs de l'Europe entière.
01:31En réalité, il y avait beaucoup de pays qui étaient présents cet après-midi
01:33pour montrer qu'ils étaient soudés, qu'il n'y avait pas de corporatisme
01:37et mettre la pression évidemment sur les chefs de gouvernement européens
01:40pour ne pas signer ce traité du Mercosur.
01:44Ursula von der Leyen est censée le signer samedi.
01:47Eh bien, eux ont dit, les agriculteurs, qu'il ne fallait surtout pas
01:51parce que ça les désavantagait beaucoup trop par rapport aux pays d'Amérique du Sud
01:54qui participent à ce Mercosur.
01:56Vous voyez ces images, les stigmates sont encore assez importants évidemment.
02:00Mais la tactique policière belge est bien différente de celle appliquée en France
02:05car il n'y a pas eu véritablement d'affrontement.
02:07Les policiers venaient et reculaient pour se cacher,
02:11éviter que les tensions n'augmentent,
02:13si bien qu'il n'y a pas forcément eu beaucoup de violences à proprement parler,
02:18pas beaucoup eu d'affrontements entre les agriculteurs et les policiers.
02:23Notons quand même qu'il y a eu la présence de quelques individus de l'ultra-gauche
02:29qui ont participé à ce cortège et aux tensions
02:33mais qui étaient bien en deçà de ce qu'on peut imaginer.
02:37Beaucoup d'agriculteurs étaient là aussi, les jeunes agriculteurs
02:40mais aussi des gens de la FNSEA qui sont venus aussi au contact des policiers
02:45pour créer des scènes de violence mais encore une fois qui n'ont duré qu'une heure et demie au total.
02:49– Igor Saheri en direct de Bruxelles, donc les tracteurs vont revenir en France
02:53pour ceux qui se sont déplacés mais à la coordination rurale,
02:55vous allez maintenir les barrages ?
02:56Parce que quand même, les pouvoirs publics, le ministre des Transports,
03:00n'empêchez pas les mouvements de véhicules, de marchandises,
03:03n'empêchez pas les gens d'aller chez eux ou d'aller voir leur famille.
03:06– Le dernier week-end avant Noël est important pour les livraisons là.
03:09– En fait à la coordination rurale, la manifestation dépasse le cadre uniquement du Mercosur,
03:15il concerne aussi la DNC.
03:16– Bien sûr. – On doit rencontrer Sébastien Lecornu demain.
03:19– Est-ce que vous allez lever les barrages demain, ce week-end ?
03:21– Si le Premier ministre nous apporte des éléments satisfaisants,
03:26oui, la manifestation, la mobilisation…
03:28– Il y a cette rencontre demain avec les syndicats, entre Sébastien Lecornu et les syndicats.
03:32– Qui sera importante et qui sera déterminante pour la suite du mouvement.
03:35– Et si jamais on obtient un délai sur le Mercosur, ça permettra aussi de calmer l'attention ?
03:39– Oui et puis sur la DNC aussi, et puis sur la DNC,
03:42et puis quelques assurances aussi de négociations à venir sur la PAC.
03:46– Vous avez conscience quand même qu'il y a des transporteurs qui sont un peu en difficulté pour les livrer dans le sud-ouest ?
03:51– Ça ne nous fait pas plaisir de manifester, nous on a aussi du travail, la saison elle avance.
03:56Moi j'ai dû revenir chez Moïr pour travailler aussi, il faut s'occuper des bêtes,
04:01tenir des manifestations comme ça, ce n'est pas un plaisir, ce n'est pas une fin en soi.
04:07– Il y a demain Sébastien Lecornu, Premier ministre, qui verra les représentants des syndicats à l'hôtel de Matignon,
04:14mais aujourd'hui il était dans l'Ariège, et il a été les rencontrés discrètement, à huis clos, loin des caméras,
04:20des éleveurs qui ont vu leur cheptel être abattus, partiellement ou en totalité,
04:26et Célia Vallée est sur place pour BFM TV, et justement, vous pouvez nous raconter ce qui s'est passé avec les éleveurs et le Premier ministre.
04:33– Ce rendez-vous n'a servi à rien, le Premier ministre se moque de nous,
04:38voilà ce que retient l'un des frères vergers avec qui nous avons pu nous entretenir, avec Margot Sèvres.
04:44Ses deux frères ont rencontré le Premier ministre ce matin, Sébastien Lecornu,
04:49qui campe sur ses positions à propos du protocole de l'abattage complet des cheptels.
04:53Le Premier ministre nous a envoyé les CRS, ils ont gazé tout le monde, autant les gens que les animaux,
04:59et pour se justifier, il parle de la présence de personnes fichées S, ils ont tout détruit,
05:04il y a encore des bombes lacrymogènes de partout dans la ferme, fin de citation.
05:08Alors on lui a demandé quelle était la suite pour lui et pour son exploitation,
05:12et bien ils vont devoir désormais attendre jusqu'à 4 à 5 mois pour désinfecter, nettoyer
05:17et faire disparaître toutes les traces de DNC qu'il y a dans l'exploitation.
05:21Ensuite, ils vont pouvoir reprendre des bovins, mais quel type de bovins vont-ils avoir grâce aux indemnisations de l'État ?
05:28Quelles génétiques ? Est-ce qu'ils seront d'une bonne lignée ?
05:30Ça, ils en doutent pour l'instant.
05:32En tout cas, ils saluent l'accélération de la vaccination qui est actuellement en place.
05:38Eux qui la demandaient depuis août dernier, la vaccination,
05:41ils auraient bien aimé bénéficier de ces vaccins qui sont désormais disponibles.
05:46Voilà, c'est un homme ému et en colère à la fois que l'on a rencontré aujourd'hui avec Margot Sèvres.
05:52Après ce rendez-vous avec le Premier ministre, un rendez-vous qui s'est déroulé en toute discrétion à la sous-préfecture de Pamier.
06:00L'île à la trousse, alors.
06:01Les frères Verger, visiblement, n'ont pas été convaincus par Sébastien Lecornu,
06:05qui avait décidé de les rencontrer, ces éleveurs qui ont été touchés par l'abattage de leurs troupeaux,
06:10en toute discrétion, sans caméra à huis clos et sans prévenir.
06:13C'est ce que nous dit Matignon, donc les équipes de Sébastien Lecornu,
06:18à Loïc Besson du service politique de BFMTV,
06:20le conflit qui s'agissait, je cite, d'un déplacement privé, hors protocole,
06:24que le Premier ministre a souhaité ce moment hors à huis clos,
06:29pour des échanges directs humains et chaleureux avec les deux éleveurs durement touchés
06:33par cette situation, effectivement, de ce que l'on entend.
06:38Ça ne s'est pas très bien passé du côté des frères Verger, visiblement.
06:40Il s'est assuré...
06:40Plus important, c'est demain aussi, c'est les rendez-vous de demain.
06:42De voir... En gros, la vérité, c'est que Sébastien Lecornu,
06:47il y allait avec des caméras, je pense qu'il savait très bien
06:50qu'il n'avait pas autre chose de plus qu'apporté que de la compassion
06:53à ses agriculteurs et qu'il ne fallait peut-être pas non plus
06:55en faire étalage et communication avec des caméras.
06:58Mais ça sert à quoi, dans sa stratégie politique ?
07:01Ça sert à montrer de l'empathie au moment où les agriculteurs,
07:03l'un des éléments qui ressortent au-delà de la contestation du protocole,
07:06c'est de dire qu'on n'est pas entendu, on ne nous comprend pas,
07:09on ne nous considère pas.
07:10Mais pardon, il y a deux ans, on a vu un autre Premier ministre
07:14s'appeler Gabriel Attal sur une botte de foin,
07:16aux côtés de Jérôme Baille, faisant des promesses.
07:19Je fais l'impression que les agriculteurs en ont soupé
07:22de ces déplacements de Premier ministre, de ministre,
07:25avec des promesses et des messages compassionnels.
07:28J'ajoute juste d'un point, parce qu'Alain évoquait vraiment,
07:31le plus important, c'est demain, vous évoquez les rencontres syndicales
07:33pour lui abattir, puisque Sébastien Lecornu va recevoir les représentants
07:36de chacun des quatre syndicats agricoles dans ses bureaux à Paris.
07:42Est-ce que les agriculteurs en ont soupé ? Oui.
07:44Et d'ailleurs, les politiques avec lesquelles on échange au Palais Bourbon
07:48et ailleurs nous le disent, ils nous disent en fait,
07:50le problème là maintenant, c'est que dans notre rapport aux agriculteurs,
07:53on est systématiquement sur de la gestion de crise
07:55et on ne donne plus à voir, on arrive plus à montrer
08:00qu'il y a une vision de l'agriculture qui est défendue
08:02avec une vision à long terme, etc.
08:04Et ils disent de gestion de crise en gestion de crise,
08:06où d'un côté, vous avez les effets du dérèglement climatique
08:09qui fait que la viticulture, par exemple, ne va pas bien,
08:13que l'on se retrouve avec ce type de virus en France,
08:15parce qu'il y a des moustiques qui arrivent à remonter de zones chaudes.
08:18De l'autre, la guerre mondiale où certains secteurs
08:21sont à l'abri de la moindre décision, du moindre tweet de Donald Trump
08:24ou de Xi Jinping, ils disent en réalité,
08:27il ne faudrait pas qu'à un moment,
08:29on ait totalement perdu la main sur les politiques publiques.
08:32Vous êtes sensible à cette visite de Sébastien Lecornu ?
08:36Non, nous on attend demain, sincèrement,
08:38on comprend bien que là, il ne pouvait pas faire d'annonce
08:40puisque je pense qu'il les réserve pour les visites syndicales demain,
08:43mais je suis d'accord, la vision stratège de l'État,
08:46elle est complètement perdue.
08:47Cette maladie, on la connaît depuis 50 ans,
08:49on applique toujours le même protocole
08:51qu'il y a 10, 15, 20, 30, 40 ans.
08:55Je suis désolé, en 40 ans, la science...
08:56Mais ça a fonctionné, regardez, en Savoie,
08:59ils ont éradiqué cette maladie
09:00et aujourd'hui, ils sont en train de reformer leurs bétails.
09:05Je suis d'accord, mais ce n'est pas parce que cette stratégie a fonctionné
09:08qu'on ne peut pas en trouver une,
09:09beaucoup plus légère, beaucoup moins violente,
09:11qui peut tout aussi bien fonctionner,
09:13qui coûte moins cher,
09:14et qui est moins traumatisante pour les éleveurs,
09:16mais moins traumatisante pour l'éleveur,
09:18moins traumatisante financièrement pour les deniers de l'État,
09:21moins traumatisante pour toute la population
09:23qui voit toute cette viande...
09:25Mais quelle certitude vous avez
09:26que la maladie ne va pas circuler
09:27si vous n'abattez pas...
09:28Mais je n'ai pas dit...
09:29Regardez par exemple,
09:30cet éleveur qui a vu ces bêtes
09:33le 12 décembre
09:34qui ont été effectivement abattues,
09:37les relevés sanitaires
09:39prouvent que parmi ces bêtes,
09:41alors qu'au départ,
09:42il n'y avait qu'une seule bête contaminée,
09:43eh bien au final,
09:44il y en avait trois.
09:45Oui, mais bien sûr,
09:46beaucoup plus.
09:47Oui, mais bien sûr,
09:48mais ce que je veux dire,
09:49c'est que...
09:49Mais c'est un patrimoine génétique,
09:50c'est pas seulement une question de commerce.
09:52Comment vous évitez que la maladie continue
09:53de se propager ?
09:53L'objectif, c'est bien évidemment...
09:54Oui, mais Gatène,
09:55si je peux répondre...
09:57Oui, mais à Cheptel,
09:57ça ne se fait pas comme ça,
09:59à Cheptel,
09:59c'est des années de travail,
10:00de génétique...
10:01Mais bien évidemment,
10:02je ne minimise pas du tout.
10:03La seule chose que je suis en train de dire,
10:05c'est comment éradiquer cette maladie.
10:07Si effectivement,
10:07vous voulez que tout le Cheptel français
10:09soit atteint,
10:10eh bien vous aussi,
10:11vous continuez.
10:11Si je peux répondre,
10:13là,
10:14on trouve une bête malade,
10:16on éradique tout le Cheptel.
10:17Depuis 50 ans,
10:18on utilise la même stratégie.
10:20Pourquoi ?
10:21Parce qu'on utilise
10:21le principe de précaution
10:22et parce qu'on n'a pas mis
10:23de moyens,
10:24strictement zéro,
10:25pour essayer de concevoir
10:26des tests
10:27qui permettent de savoir
10:28si une bête,
10:29elle est contaminée
10:30ou si au moins,
10:31elle est contagieuse ou pas.
10:33Si l'État avait mis des moyens
10:35pour concevoir,
10:36en se disant,
10:36effectivement,
10:37il y a du réchauffement climatique,
10:38c'est une maladie
10:39qui risque d'arriver,
10:40il faut qu'on soit en mesure
10:41d'avoir des tests
10:41qui permettent de savoir
10:42si la vache,
10:44elle est contagieuse ou pas.
10:45Si on avait fait ça,
10:46on aurait abattu
10:47que les bêtes
10:48qui sont contaminées
10:49et qui sont contagieuses
10:50et vaccinées les autres.
10:52Et il n'y avait plus de présence
10:53ou nettement moins de présence
10:54de vaccins.
10:54On peut au moins se dire
10:55mettons en place
10:56des expérimentations,
10:58mettons en place des tests,
10:59mais ça,
10:59ça demande des moyens.
11:00L'État ne met plus de moyens.
11:01Il ne fait qu'éteindre le feu maintenant.
11:03Il y a quand même 6 millions d'euros
11:04qui ont été mis sur la table
11:05depuis juin dernier.
11:06On ne peut pas dire
11:06que les...
11:07Pardon,
11:08on ne peut pas dire
11:08qu'on n'est pas d'argent sur la table.
11:10Mais non,
11:10mais c'est des programmes de recherche.
11:11Ça va coûter 20 millions d'euros
11:11tous ces vaccins
11:12qui sont mis à disposition
11:13des agriculteurs aujourd'hui.
11:15Donc,
11:15c'est-à-dire que rien n'est mis sur la table.
11:16Non,
11:16mais si on avait mis
11:17au lieu de mettre
11:17ces 20 millions
11:18pour gérer l'urgence maintenant,
11:20si on les avait mis
11:20dans de la recherche
11:21il y a 10 ans
11:22pour faire des tests...
11:23Mais avec Dessy,
11:23on referait le monde, monsieur.
11:24C'est ce qu'on lui demande maintenant
11:25de mettre les moyens
11:26pour que si ça revient...
11:27Parce que cette stratégie
11:29d'abattage complet,
11:31peut-être que là,
11:32ça va marcher.
11:33Si la maladie revient
11:34dans 6 mois,
11:34dans 1 an,
11:35plus personne ne la supportera.
11:37Et si là,
11:37maintenant,
11:37on ne réfléchit pas maintenant...
11:39Les Balkans ont été les premiers.
11:39Les Balkans ont été les premiers
11:45300 000 bêtes abattues.
11:46Pardon,
11:46mais pour écrire
11:47ça a fonctionné.
11:48D'un mollet débat...
11:49Bah oui,
11:49si on abattu les bêtes,
11:50forcément,
11:50ça fonctionne.
11:52Il est temps de chercher...
11:53Il est temps de chercher...
11:54Sincèrement,
11:55en France,
11:55en 2025,
11:56il est temps de chercher
11:57des stratégies
11:58qui sont moins barbas,
12:00moins destructrices.
12:00Pour donner un élément
12:01de chronologie...
12:02Je vais juste apporter
12:03juste un élément
12:04vraiment factuel de chronologie.
12:06Vous dites,
12:06il est temps de renouveler
12:07le protocole.
12:08L'abattage total,
12:09on le met en place
12:09dès les années 60
12:10au moment de la fièvre afteuse.
12:11Et donc,
12:12on le fait pour fièvre afteuse,
12:13on le fait pour la brucellose,
12:14etc.
12:15On se débarrassait
12:15de beaucoup de maladies
12:15comme ça, oui.
12:16Vous avez raison.
12:16Vous dites,
12:17j'imagine,
12:17c'est en gros,
12:18en 60 ans,
12:18on aurait eu le temps
12:19de trouver d'autres choses.
12:20Pardon, monsieur Douze.
12:21Non, non,
12:21je vous en prie.
12:22En fait,
12:23effectivement,
12:23de toute façon,
12:24ces situations
12:24sont un drame humain
12:26et aussi un drame économique.
12:28Il faut quand même dire
12:28les choses comme elles sont.
12:29Vous avez raison,
12:30quand on est amené
12:31à dépeupler,
12:33c'est-à-dire
12:33à voir son cheptel euthanasier,
12:35c'est toute une histoire,
12:42extrêmement difficile.
12:43Il y a beaucoup d'émotions
12:44derrière ça.
12:45Par contre,
12:46il faut qu'on garde
12:46quand même la tête froide.
12:48Le protocole
12:49dont on parle,
12:50d'abord,
12:50vous avez raison.
12:51On a une accélération
12:52aujourd'hui
12:53de ce type de situation,
12:55ce qu'on appelle
12:55les maladies vectorielles.
12:56Pourquoi ?
12:57Parce que le réchauffement climatique
12:58fait que nous n'avons plus
12:58de rupture de cycle.
13:00Parce que, justement,
13:01le fameux temps
13:02dont on parle,
13:03il ne devrait pas s'exprimer
13:04à l'époque où on est.
13:05En tout cas,
13:05il y a 10 ou 15 ans,
13:06il ne s'exprimait pas.
13:07Il ne fait pas ses froids.
13:08Il était en dormance
13:12Le deuxième,
13:12c'est que pour qu'un protocole
13:13fonctionne,
13:15ou en tout cas,
13:16d'abord,
13:16nous sommes sous contrainte
13:17européenne
13:17par rapport à un respect
13:18du protocole
13:19qui protège à la fois
13:21l'aspect sanitaire
13:22des élevards
13:23Mais l'aspect aussi économique.
13:24Attendez,
13:24et aussi l'économie.
13:25Ben oui,
13:26c'est pas que le sanitaire.
13:27Alors, à quoi ça servirait ?
13:27Je pose cette question
13:28de protéger
13:29le côté sanitaire
13:31d'un troupeau
13:32en détruisant finalement
13:34tout l'aspect économique.
13:34A rien.
13:35Donc, il faut qu'on soit
13:36mesuré entre les deux.
13:37Le troisième point,
13:37c'est que pour que
13:38le protocole fonctionne,
13:40on doit respecter
13:41au moins trois choses.
13:43La première,
13:44c'est effectivement
13:44le dépeuplement total
13:45du foyer infecté.
13:47La deuxième,
13:49c'est la vaccination
13:49d'un périmètre.
13:51Elle est élargie,
13:51du coup.
13:52Pour le coup.
13:53Et le troisième,
13:55qui est très important,
13:56c'est la réglementation
13:57de la circulation.
13:58Oui, oui.
13:58Exactement.
13:59Ça n'a pas été toujours respecté.
14:01Si on veut que le protocole fonctionne,
14:03il faut que ces trois règles
14:04soient respectées.
14:05Et si ça a fonctionné
14:06dans les Savoies
14:08et dans les différents autres,
14:09c'est parce que ces règles
14:10ont été respectées.
14:12Effectivement,
14:12ce qui se passe aujourd'hui
14:13dans le sud-ouest
14:14est particulier dans le sens
14:15où on a eu
14:16un développement,
14:17une multiplication des foyers
14:18qui dépasse certainement
14:21ce qu'on avait vu par ailleurs.
14:23Il y a eu de l'imprudence
14:24de certains élèves ?
14:25Il y a des bêtes
14:25qui ont circulé ?
14:26Je suis incapable de dire
14:27que ce soit.
14:28Je ne suis pas un enquêteur.
14:30Je n'étais pas sur place.
14:31En tout cas,
14:32on a une multiplication des foyers
14:34qui est plus importante
14:36que ce qu'on avait jusqu'ici.
14:37Les temps et les mouches,
14:38ils ne circulent pas
14:39sur plusieurs dizaines de kilomètres.
14:41Je pense aussi,
14:43mais c'est à travers
14:43les témoignages
14:44que l'on peut avoir.
14:45Je dis juste
14:46qu'on est aujourd'hui
14:47sur quelque chose
14:48qui est effectivement
14:48probablement un peu irrationnel,
14:50qui est inédit.
14:54Je pense que la vaccination
14:55des dix départements
14:56est sans doute
14:57une bonne chose.
14:58Moi, ce que j'entends par ailleurs,
14:59je suis éleveur dans l'Ouest,
15:01c'est que beaucoup d'éleveurs
15:02se disent aujourd'hui
15:02« Nous sommes encore zone indemne
15:04et nous voudrions de rester. »
15:06Beaucoup d'éleveurs
15:07ne souhaitent pas
15:08avoir cette vaccination.
15:09C'est pour ça
15:09qu'il y a un débat
15:09dans la profession
15:10et il faut que ce débat ait lieu,
15:11bien entendu.
15:12Il faut que nous trouvions
15:13le moyen de le trancher.
15:14Il y a des autorités
15:15et des cercles de discussion
15:16pour ça.
15:17Mais en tout cas,
15:18il faut que nous soyons
15:19responsables et raisonnables.
15:20Nous souhaitons tous
15:21nous débarrasser
15:23de cette maladie.
15:23d'accord.
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