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  • il y a 5 semaines
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00Suite de cette édition spéciale consacrée à la crise agricole avec les barrages d'un côté, l'hôtel de Matignon de l'autre où le Premier ministre tient une réunion, c'est lui qui a récupéré le dossier, Sébastien Lecornu, et il doit faire des annonces dans la soirée.
00:12Donc on a la pression qui est exercée sur les pouvoirs publics sur deux dossiers, à la fois la dermatose nodulaire contagieuse et puis on a aussi le dossier du Mercosur.
00:22Alors la pression ne retombe toujours pas, il suffit d'aller sur l'A10, de retrouver Igor Saïry du côté de Châtellerault dans la Vienne pour s'en rendre compte.
00:31Igor, vous êtes avec des agriculteurs, bien décidé à ne pas bouger.
00:37Déterminé Alain, absolument, je suis sur le rond-point de la Main Jaune à Châtellerault, c'est pas très loin de Poitiers, à environ trois quarts d'heure de route.
00:45Et vous le voyez, il y a bien une bonne centaine d'agriculteurs mobilisés sur ce rond-point avec leurs véhicules, avec leurs tracteurs.
00:51Il va y avoir deux groupes ce soir. Un groupe ici, sur ce rond-point, qui bloque, vous allez voir avec la caméra de Lucille Martin,
00:58qui bloque l'A10 à cet endroit-là, en direction de Poitiers et de Tours, les forces de l'ordre qui supervisent un petit peu, si j'ose dire,
01:05ou qui sécurisent ce périmètre de blocage des agriculteurs. Vous voyez, des véhicules qui empêchent tout le monde de passer.
01:13Et puis il y a un autre groupe qui va partir dans les prochaines minutes, en direction de l'A10, sur un autre tronçon,
01:17pour bloquer totalement cette autoroute en direction de Bordeaux. Vous l'avez dit, ils sont déterminés à faire plier,
01:25en quelque sorte, le gouvernement, notamment sur leur ligne rouge, l'abattage total d'un foyer de contamination à ce virus.
01:33Voilà l'objectif, se faire entendre et froisser le gouvernement, faire en sorte qu'il soit beaucoup plus souple sur ce protocole
01:40qui pose problème, on l'a vu, à la fois aux agriculteurs de l'Occitanie, mais aux agriculteurs de partout en France,
01:45qui se mobilisent de plus en plus en France aujourd'hui.
01:48Voilà, Igor, c'est avec Lucille Martin en direct de la Vienne, à Châtellerault.
01:53Il faut préciser qu'en ce moment même, à Matignon, il y a cette réunion, Guillaume Daray,
01:57qui a commencé à 17h30 avec plusieurs ministres autour de Sébastien Lecornu.
02:01C'est la deuxième réunion de ce genre, dans la même journée.
02:04Des annonces ce soir, attendues, suite à cette réunion.
02:09Mais que peut dire Sébastien Lecornu de plus ?
02:13Il peut donner des garanties en termes de développement de la stratégie vaccinale,
02:15parce que l'une des questions, effectivement, de la vaccination, c'est aussi le nombre de vaccins à disposition.
02:20Il y a une volonté, vous l'avez entendu, effectivement, notamment à l'Assemblée nationale,
02:24dit-il aussi, de territorialiser cette vaccination pour rassurer les agriculteurs.
02:28Donc, d'adapter cette fameuse doctrine que l'on voit depuis plusieurs jours,
02:32qui mêlent à la fois l'abattage et la vaccination sur des zones plus ou moins restreintes.
02:36Mais là, on insiste beaucoup sur la vaccination, maintenant.
02:38On insiste beaucoup sur la vaccination.
02:41Et on voit aussi qu'il y a une volonté, dans cette deuxième réunion, de dire que c'est un chantier prioritaire.
02:45C'est un message politique aussi qu'il envoie.
02:47On parle beaucoup du budget ces 15 derniers jours.
02:49Là, il prend les choses en main.
02:51Ceux qui nous nourrissent, on en fait notre priorité.
02:53Rare qu'on ait deux réunions sur la même thématique dans la journée.
02:56Ça ressemble aussi un petit peu à ce que fait parfois Emmanuel Macron,
02:59c'est-à-dire qu'il réunit ses ministres le matin.
03:00Entre les lunes, le message, c'est pas au niveau.
03:03Je veux d'autres réponses.
03:03On se revoit cet après-midi et on refait le point à ce moment-là.
03:05Alors, Fabienne Thibault est avec nous.
03:07Bonsoir, Fabienne.
03:08Bonsoir.
03:09Pourquoi Fabienne Thibault est là ?
03:10Parce que, Fabienne, vous êtes bien sûr une chanteuse, une artiste franco-canadienne bien connue,
03:14mais vous aussi, vous êtes petite fille de paysans.
03:16Oui, québécois.
03:17Et vous le revendiquez.
03:19Vous êtes même commandeur de l'Ordre du Mérite Agricole,
03:22ambassadrice des territoires ruraux et des races agricoles à petit effectif.
03:27Oui.
03:27Que pensez-vous de cette colère qui a démarré avec l'abattage massif de bêtes
03:34parce qu'il y avait eu une contamination ?
03:37Alors, il est certain que les problèmes sont nombreux, se percutent, s'accumulent
03:43et que nous, moi, je représente un peu les Français qui aiment leurs agriculteurs et leurs éleveurs,
03:52qui ont confiance dans les décisions que prendront tous ensemble, on espère, les politiques et le monde rural, les agriculteurs.
04:04Là, ils ne sont pas ensemble en ce moment-là.
04:05Vous êtes du côté des agriculteurs ?
04:08Ben oui, à ma façon.
04:10Bon, je le connais évidemment.
04:11Pas tous les tenants et les aboutissants.
04:14Moi, j'ai essayé depuis 25 ans, et Christiane me connaît, Christiane Lambert, je suis là,
04:19de témoigner en mots et en musique, d'apporter une sorte de traçabilité affective.
04:26Mais pourquoi va-t-on de crise en crise ?
04:27Parce qu'il y a deux ans, il y avait déjà une crise très forte,
04:31des barrages, on a l'impression de revivre les mêmes images.
04:33On va de crise en crise, on a l'impression que le monde agricole ne s'en sort pas.
04:36Bon, je ne saurais pas le dire, je pense que, j'espère que ça va s'arranger.
04:43Il ne faut pas tuer les paysans, il ne faut pas que la mondialisation tue les paysans.
04:46Non, non, c'est sûr qu'il y a des...
04:47Il ne faut pas que les géants, les gros tuent les paysans.
04:49C'est comme les artistes, on est un petit peu dans les mêmes types de combats,
04:54avec l'intelligence artificielle, avec toutes ces...
04:58On sent que ça nous échappe, beaucoup de choses nous échappent.
05:02C'est un monde qui peut mourir, ce monde agricole ?
05:06Vous avez connu, vous l'avez...
05:07Christiane, qu'est-ce d'un pain au soir ?
05:11Christiane Lambert, elle est là pour rapprocher des réponses.
05:14Il ne faut pas.
05:15Oui, vous dites, il y a deux ans, il y avait déjà une crise, ce n'était pas la même.
05:19La difficulté en agriculture, c'est qu'une fois, c'est un problème sanitaire,
05:22c'est le cas en ce moment.
05:24Il y a eu des moments où c'était le climat, avec des sécheresses historiques,
05:28des gels historiques.
05:29Il y a eu aussi des taxations de Trump qui réitèrent.
05:34Rappelez-vous quand on était venu à propos des taxes Trump sur le vin
05:37qui avait mis en grande difficulté notre secteur,
05:40puisqu'il y a beaucoup d'exportations vers les Etats-Unis.
05:43Aujourd'hui, la géopolitique prend une place beaucoup plus importante.
05:46L'agression de la Russie sur l'Ukraine,
05:48Poutine l'a fait au nom de l'alimentation,
05:50pour représenter 30% du commerce du blé mondial.
05:53Et il montre, s'il en était besoin,
05:55que l'agriculture et l'alimentation, c'est stratégique.
05:58C'est la psychose des frigos vides.
05:59Et ça a bouleversé énormément de choses.
06:03L'inflation alimentaire, qui a poussé les consommateurs
06:05à changer leur mode de consommation.
06:07Et au milieu de tout ça, il y a des agriculteurs producteurs de lait,
06:10de viande, de porc, de vin, de fruits, de légumes,
06:12qui n'ont pas tous les mêmes conjonctures,
06:15les mêmes difficultés.
06:16Mais à tour de rôle, ces secteurs connaissent des problèmes de vie.
06:19Vous êtes ensemble, ce soir, sur ce plateau, ou pas ?
06:22Avec la coordination rurale, avec la FNSEA ?
06:27On est ensemble, ou pas ?
06:29Sur le plateau, déjà, oui.
06:30Oui, mais pas sur les barrages.
06:33Dans la lune.
06:35Je ne veux pas vous diviser, simplement savoir
06:36s'il y a une unité sacrée autour des problèmes.
06:39Au-delà de la division, je pense que ce n'est pas tellement là le sujet.
06:41Mais la FNSEA, on ne la voit pas sur les barrages.
06:44Si, Olivier, vous n'allez pas aux endroits où aller.
06:46On a les jeunes agriculteurs qui sont là, on a la FNSEA qui bouge.
06:48Vous avez vu le drapeau, là, il y était.
06:49Les revendications, je pense.
06:50Mais au début, vous n'y étiez pas.
06:51Attendez, pour ceux qui nous regardent, il faut quand même expliquer.
06:54Au début, Arnaud Rousseau, votre président, dit
06:58« Moi, je fais confiance au consensus scientifique
07:00et à la stratégie mise en place par le gouvernement ».
07:03Là, on voit effectivement certains membres de la FNSEA
07:05rejoindre la coordination rurale et la confédération paysanne,
07:09mais ce n'est pas le mot d'ordre de la FNSEA.
07:11Non, mais le mot d'ordre de la FNSEA, aujourd'hui,
07:13là où on se rejoint, c'est sur les problèmes économiques globaux.
07:16Je veux dire, ce qui se passe dans le sud-ouest, finalement,
07:18on a une crise sanitaire qui arrive dans des territoires sinistrés économiquement.
07:22C'est complètement différent, malheureusement, de nos collègues Savoie.
07:24Et je pense que mon collègue Christian Convert, ici présent, le sait très bien.
07:29On était dans une zone à forte valeur ajoutée grâce à des AOP
07:32parce qu'on a su protéger les territoires
07:34et valoriser le produit et la production des agriculteurs.
07:37Aujourd'hui, malheureusement, dans le sud-ouest,
07:40on vit des crises climatiques, on vit des crises économiques.
07:43Et derrière, on a des producteurs qui sont en train de perdre leurs vaches.
07:45Certes, c'est un désastre pour eux.
07:48Mais on a aussi des viticulteurs à qui on leur demande d'arracher les vignes.
07:51On leur promet quoi d'autre ?
07:52À rien.
07:53Donc le gouvernement, aujourd'hui, va d'annonce en annonce
07:56s'en promettre un cap à l'agriculture de demain.
07:59Si on veut produire...
07:59Mais on disait ça il y a deux ans.
08:01Le président Macron a dit quoi il y a deux ans ?
08:03Il a dit, bon, allez vous amuser sur les autoroutes,
08:05faites vos élections chambres, je viens vous reparler.
08:08Il n'est jamais venu nous reparler.
08:09Le seul moment où il est venu parler...
08:10Il y a eu des promesses, Gabriel Attal était alors Premier ministre,
08:12il y a eu des promesses, il est venu vouloir.
08:14Elles sont où les promesses de Gabriel Attal ?
08:15Elles sont parties en même temps que lui ?
08:16Depuis, on a eu trois Premiers-Misses.
08:18Le seul moment où M. Macron a essayé de nous parler,
08:21c'est depuis le Brésil pour nous expliquer
08:22que l'accord Mercosur était sûrement une bonne chose.
08:24Moins de normes, ils avaient dit,
08:25est-ce que depuis deux ans il y a moins de normes ?
08:27Demander à nos collègues agriculteurs,
08:28enfin moi-même agriculteur,
08:29si je veux aller curer un fossé pour l'entretenir,
08:32pour éviter justement des inondations,
08:34c'est toujours pas possible.
08:35Ah si on t'explique que tu peux faire 100 mètres à la pelleteuse
08:37et le reste tu le fais à la pelle.
08:39Mais à qui on va demander de repartir à la pelle à l'ancienne ?
08:42C'est pas possible.
08:43Donc je veux dire, on a un sujet aujourd'hui
08:45de reconnaissance, de volonté de produire
08:48sur le territoire national ou pas.
08:49Et on a un Green Deal qui est toujours présent.
08:51À l'heure du Hamel, est-ce qu'il y a un problème
08:53de dialogue entre Emmanuel Macron et les agriculteurs
08:56puisqu'on va de crise en crise ?
08:58Je ne suis pas sûr que ce soit spécifiquement
09:00entre Emmanuel Macron et les agriculteurs,
09:02sauf à propos du Mercosur, évidemment.
09:05On a eu des présidents qui étaient proches du monde agricole.
09:08Je pense à Jacques Chirac.
09:09On en a eu un.
09:10Il était une star au salon.
09:11On en a eu un qui était proche.
09:13C'était effectivement Jacques Chirac.
09:15On ne peut absolument pas dire ça des autres.
09:17Il y en a qui connaissaient bien les sujets.
09:19Par exemple, Giscard connaissait bien les sujets agricoles.
09:22Mais on ne peut pas dire qu'il était proche des agriculteurs.
09:24Emmanuel Macron, il les connaît ?
09:26Il les connaît certainement en théorie.
09:29Mais ce qui a beaucoup changé à Charnellement...
09:32En pratique, c'est une autre affaire.
09:34Ce qui a beaucoup changé entre la période Jacques Chirac
09:37et la période Emmanuel Macron, on peut dire François Hollande auparavant,
09:42c'est que le contexte économique international a beaucoup changé.
09:46L'agriculture et l'alimentation sont des sujets de compétition.
09:49D'autres pays en ont fait un secteur stratégique,
09:51font, s'avancent.
09:52La Chine a augmenté de 40% son soutien à l'agriculture en 10 ans.
09:58Les Etats-Unis de 86% en 10 ans.
10:01Et l'Europe a baissé de 19% et s'apprête à baisser encore.
10:04La prochaine enveloppe PAC 2028-2024, ce sera 20% en moins.
10:09En moins, tout à fait.
10:09C'est ce qu'on va combattre 2018 à Bruxelles.
10:12Le combat n'est pas terminé.
10:14Au moment où les superpuissances mettent le paquet,
10:17nous, on décide plutôt de réduire les nouveaux...
10:19J'ai été présidente européenne pendant 4 ans.
10:22Il y a eu, pendant le premier mandat d'Ursula von der Leyen,
10:25le Green Deal et Farm to Fork.
10:27Je vois, en venant ici, que sur les voitures automobiles,
10:31il y a la levée et l'arrêt de dire
10:33fin des moteurs thermiques en 2035, on arrête,
10:37on pourra continuer à en produire.
10:38Et l'Union Européenne vient à l'instant de proposer
10:40d'autoriser sans limite de temps certains pesticides
10:42afin de simplifier les...
10:44Il y a un retournement à Bruxelles
10:46parce que la guerre a montré la fragilité de la dépendance.
10:50Ne pas produire et être dépendant des autres pays,
10:53c'est extrêmement dangereux.
10:54Et en même temps, comme vous le dites,
10:55l'agriculture est aussi un élément qui est utilisé
10:57comme mesure de rétorsion.
10:58Vous parliez de la Chine.
10:58Aujourd'hui même, on apprend que les Chinois
11:00vont taxer le porc européen, le beurre,
11:02entre 5 et 20%, aussi comme une mesure de rétention
11:05face aux menaces de taxation qu'on voulait faire
11:08sur la question des automobiles.
11:11Ils ont plutôt réduit la taxation,
11:12ce qui est plutôt une meilleure nouvelle,
11:13parce qu'on était à 20% et 62%.
11:14Mais ce matin, on entendait même des agriculteurs
11:16qui nous disaient que c'est trop.
11:17Bien sûr que c'est trop.
11:18Mais c'est 10, là où c'était 20 et 62.
11:21Donc je pense que les Chinois mesurent aussi
11:23qu'ils ne peuvent pas se passer des approvisionnements.
11:25Donc vous dites que l'Europe doit plus que jamais
11:28soutenir ses agriculteurs.
11:30Mais là, qu'on comprenne bien ce soir,
11:32en attendant le Mercosur, mais sur cette dermatose,
11:34parce que c'est ça le cœur du sujet, là.
11:37Si Sébastien Lecornu annonce un renforcement
11:40de la vaccination, d'extension,
11:43est-ce que les barrages vont se lever ?
11:44Est-ce que vous dites à ce moment-là ?
11:45Ce que vous avez commencé, je vous rejoins.
11:49Vous parlez de la culture.
11:50Donc il n'y aurait pas eu de l'exception culturelle.
11:53Je pense qu'on n'en serait pas du tout au même niveau.
11:55C'est pour ça qu'on a demandé, dès le départ,
11:59c'est ce qui nous fait quand même une différence,
12:01c'est qu'on sait très bien que si on n'a pas
12:03une exception agriculturelle,
12:04si on veut laisser l'agriculture dans ce libre-échange,
12:07on ne fera pas le poids.
12:08On ne fera pas le poids face au Brésil,
12:09on ne fera pas le poids face à l'Ukraine.
12:12Après, l'approche de cette crise, la dermatose,
12:16il y a quelque chose qui nous a séparés au départ.
12:18J'espère que maintenant, on va plutôt se réunir.
12:21Ça ressemble un peu à l'origine du GNR il y a deux ans,
12:24qui était soutenu au départ, malgré tout, par la FNSEA,
12:28qui à la fin est revenu quand même sur nos positions.
12:31Là, il y avait des différences au départ d'appréciation.
12:35Aujourd'hui, les agriculteurs, ils sont agriculteurs,
12:38avant d'être syndicalistes.
12:39Donc on a envie de sortir de cette crise,
12:42tous, de la meilleure manière.
12:44Donc la vaccination, sur tous les protocoles,
12:47on ne va pas refaire toute l'histoire.
12:48On l'avait dit dès le départ,
12:50que vacciner Paris-Lau, chaque fois par 50 kilomètres,
12:54ce n'était pas bon.
12:55Et ça s'est révélé vrai, puisque la maladie s'est étendue.
12:58Donc dire le protocole a marché, tout est sous contrôle,
13:01ce n'est pas vrai.
13:02Donc aujourd'hui, il y a une tension maximum.
13:04Je pense qu'on est tous d'accord pour dire qu'il ne faut pas que ça dure.
13:07On ne va pas laisser les agriculteurs jusqu'à Noël sur le terrain.
13:10Donc on attend quelque chose du Premier ministre,
13:13puisque la ministre n'a pas été en capacité d'apporter des réponses
13:17si ce n'est que de tendre les choses sur le terrain.
13:20Donc maintenant, on verra ce que le Premier ministre va dire.
13:22On espère que ça sera à la hauteur pour calmer,
13:26parce que ce qu'il faut, c'est calmer pour tout le monde.
13:28Donc ce qui est demandé, le protocole qui est fait,
13:30pour le coup, je ne vais pas me l'approprier,
13:32puisqu'il a été fait par des chambres d'agriculture.
13:34– Parce qu'on tienne compte de vos propositions.
13:35– Il a été fait par des chambres d'agriculture
13:37où tous les syndicats ont signé pour une modification du protocole
13:41qui n'est pas si substantielle que ça.
13:42– C'est un syndicat qui se rend reçu vendredi.
13:43– Voilà, où c'est l'approche et cet arrêt des abattages totaux
13:48avec une mise en quarantaine, enfin quelque chose qui est assez bien étudié
13:52et qui ne remet pas en cause la propension de la maladie.
13:58– Sous-titrage Société Radio-Canada
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