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  • il y a 8 minutes
À quatre jours du second tour des élections municipales, dimanche 22 mars, les candidats encore en lice à Paris, Sophia Chikirou (LFI), Rachida Dati (Union de la droite et du centre) et Emmanuel Grégoire (Union de la gauche), débattent sur BFMTV, en partenariat avec Le Figaro et La Tribune dimanche.

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Transcription
00:0050% de l'hébergement d'urgence est aujourd'hui occupé, et vous le savez, M. Grégoire, par des gens
00:07qui n'ont pas de papier et qui ont vocation à ne pas rester sur le territoire.
00:10Donc pour vous, ils doivent quitter le territoire ?
00:12La mairie de Paris ne souhaite pas qu'ils quittent ses comptements. Ils sont avec une association, il y a
00:21une application...
00:23Attendez, attendez, attendez, attendez, attendez, attendez, ces associations fournissent les tentes et ils les laissent dans cet état.
00:29C'est indigne. Pourquoi ? Encore une fois, c'est la morale. Moi, je vais vous dire...
00:34Bruno Jeudy vous demande, puisque vous pointez ces associations, elles sont subventionnées par la mairie de Paris, est-ce que
00:40vous supprimerez ces subventions ?
00:41Sur les subventions, je vais vous dire, on peut en parler.
00:44Est-ce que vous supprimerez ces subventions ?
00:46Attendez, je termine ma phrase et après je vous réponds à cette question.
00:49Sur ces personnes, je demanderai au préfet de région de pouvoir, évidemment, prendre en charge ces personnes dans de l
00:56'hébergement en Ile-de-France
00:58qui n'ont pas vocation à rester...
00:59Ça, on a compris ce que vous demanderez à la préfecture.
01:01Vous parlez de ces associations qui ont d'ailleurs été citées par Sophia Chiquirou et par Emmanuel Grégoire.
01:06Je termine, je vais vous répondre.
01:07Allez-y.
01:08Voilà. Ces personnes n'ont pas vocation à rester sur le territoire parisien.
01:12Il y a de l'hébergement tout à fait digne en Ile-de-France.
01:15Aujourd'hui, Mme Hidalgo et M. Grégoire ne souhaitent pas.
01:18Ils préfèrent qu'ils restent dans cet état, dans cette misère de manière...
01:22On se souvient de nombreux moments où il y a eu des évacuations.
01:24Moi, si demain, je suis maire de Paris, avec le préfet de région, nous trouverons des hébergements qui existent,
01:29qui sont vacants dans toute l'Ile-de-France.
01:31Je finis.
01:32Et l'espace public sera, évidemment, de nouveau à disposition des Parisiens.
01:37Les associations, évidemment, beaucoup confortent cette implantation de manière indigne
01:43et dont nous ne conforterons pas ces subventions à ces associations.
01:46Vous couvrez les subventions de ces associations qui ont été citées par Serge Chirou et Emmanuel Macron.
01:51Paris est un département.
01:52C'est le seul département de France où la minorité n'est pas évaluée, elle est présumée.
01:57Donc, si je dis...
01:58C'est totalement faux.
01:59C'est la réalité.
02:00C'est totalement faux.
02:00Je vais préciser pour que ceux qui nous écoutent comprennent bien de quoi il s'agit.
02:04Un mineur isolé a évidemment pas les mêmes droits tout à fait qu'un majeur.
02:09Mais il y a la question de la présomption.
02:12Et non de minorité, c'est-à-dire qu'on peut dire être mineur.
02:16La question, c'est est-ce qu'on peut vérifier ou pas, notamment sur des questions médicales.
02:21Tous les départements le font, sauf Paris, où ils présument de la minorité alors qu'ils sont majeurs.
02:28C'est totalement faux.
02:29Et donc, ces mineurs présumés...
02:30Vous m'autoriserez à dire un petit mot là-dessus.
02:32Présumés mineurs, où sont...
02:34Le problème, c'est qu'il y a beaucoup de questions à vous poser.
02:35Mais cela dit, prenez le temps.
02:37C'est un moment unique et c'est formidable que vous puissiez le faire.
02:40Où sont-ils placés, ces mineurs, ces personnes qui se disent mineurs ?
02:46Ils sont placés dans des foyers de la protection de l'enfance avec des vrais mineurs.
02:51On a bien compris.
02:53Non, mais attendez, nous avons des problèmes d'agression sexuelle dans les foyers de la protection des mineurs.
02:58C'est scandaleux.
02:59Non, c'est une réalité à Paris.
03:00Vous allez finir votre phrase et après je vais vous dire pourquoi c'est scandaleux.
03:02Vous allez comprendre.
03:02Mettre à masse à des centaines de mineurs qui sont maltraités, violés, agressés sexuellement dans les foyers de la protection
03:10de l'enfance.
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