- il y a 5 semaines
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00Bonsoir à tous, l'édition spéciale consacrée à la colère des agriculteurs continue bien sûr sur BFM TV.
00:05Bonsoir Olivier.
00:05Bonsoir Alain, bonsoir à tous.
00:07D'autant qu'on peut avoir ce soir des annonces précises.
00:10Vont-elles calmer ou non ? Les agriculteurs ça en le verra.
00:13Mais le Premier ministre doit faire des annonces à partir de 17h30.
00:17Et puis nous sommes sur tous les points de blocage aujourd'hui à travers la France.
00:21Nous sommes dans la Vienne, nous sommes dans les Raux, en Haute-Garonne.
00:23Nous sommes du côté des Yvelines dans un cortège sur la 64.
00:27Et bien évidemment à l'hôtel de Matignon puisque le dossier a été récupéré par le Premier ministre Sébastien Lecornu.
00:34Donc tout de suite on va faire le point du côté de la 64.
00:37Retrouvez Marion Russel en direct pour BFM TV parce que les agriculteurs attendent toujours que le gouvernement leur donne des garanties Marion.
00:47Oui des garanties, alors ils en espèrent aussi peut-être avec la réunion que Sébastien Lecornu va organiser cet après-midi.
00:53Et puis la rencontre avec les organisations professionnelles agricoles prévues vendredi.
00:56Ce sont les dernières annonces mais ici en tout cas la mobilisation ne fléchit pas.
01:00Tout le monde est encore bien présent et compte rester s'il le faut tant qu'il n'y aura pas de mesures concrètes.
01:05Ils ont été plutôt très déçus par la venue d'Annie Gennevard hier dénonçant le manque de réponses.
01:11Je suis avec Gérard, vous êtes vos agriculteurs céréaliers dans la région.
01:14Alors vous n'êtes pas concerné par la DNC mais vous êtes concerné par d'autres problèmes du monde agricole.
01:18Le fait que le Premier ministre semble se saisir maintenant du dossier, que ça remonte à Matignon, que ce ne soit plus seulement la ministre de l'Agriculture,
01:25est-ce que c'est un signe positif ? Est-ce que vous y voyez peut-être une sortie de crise ? Est-ce que vous l'espérez en tout cas ?
01:30Tout à fait. Comme il est arrivé il y a deux ans, enfin en 24 ici, quand M. Attal est venu, ça a dénigré Marc Rousseau ou aujourd'hui Mme Gennevard.
01:41Mais hier soir on était très déçus. On était très déçus et il y a des problématiques qui sont lourdes et je le respecte pour sa responsabilité à elle.
01:50Mais d'autre côté, l'ampleur, et on voit aujourd'hui le mouvement, même on vient de voir des soutiens par rapport à nous,
01:55le mouvement qu'on a démarré, des céréaliers du Nord, en dehors d'ADNC, des revendications qu'on a faites sur les céréaliers,
02:02les céréaliers du Nord sont sur les réseaux sociaux et nous poussent vraiment et ils se mobilisent avec nous et tout,
02:08parce que c'est un problème général et on est retombé plus grave encore qu'en 24.
02:13Est-ce que le fait qu'il y ait une réunion vendredi avec les organisations professionnelles agricoles, vous seriez prêt à suivre ces discussions autour de la table ?
02:23Est-ce que vous espérez qu'au tour de la table ça va avancer concrètement ?
02:25Je l'espère vraiment parce que c'est dommage qu'on ait renouvelé, réitéré cette action,
02:32c'est pas avec plaisir qu'on le fait et d'embêter les citoyens, et encore qu'on le fait modérément,
02:36mais il faut vraiment réagir.
02:39On sait qu'on a une situation de crise très importante, le pays qui traverse, en général, dans toutes les situations,
02:44on voit même dans l'industrie et tout, mais nous la professeure agricole, et notamment ici nous le 31,
02:49ce printemps dernier, ça a été une année très cruelle pour le département,
02:52il y a des gens sur le fond du département, ils se sont retrouvés trois fois sinistrés,
02:57le 3 mai, le 19 mai et le 15 septembre, et à chaque fois ils ont perdu tout,
03:05et notamment au 15 septembre, alors là ils n'ont que des oeufs pour pleurer et ils sont certains ruinés.
03:09Et donc s'il n'y a pas des mesures d'urgence, là je parle un peu pour nous le 31 et d'autres départements,
03:15à côté le 65, tout ça, les quatre départements, le 81 et tout ça qui ont été, et nos départements autour,
03:21il y a eu 50 000 hectares, rien que sur notre département qui a été touché,
03:24et qui n'a aucune mesure de faite, plus après cette crise de la DNC, il faut vraiment réagir très vite,
03:31parce qu'a priori, j'ai entendu tout à l'heure, il y a déjà un agriculteur qui s'est suicidé tout à l'heure,
03:35a priori, c'est dans les réseaux, je ne garantis rien.
03:38Et là, il y a aussi beaucoup de débats autour de la DNC, vous n'êtes pas concerné directement,
03:43mais on parle de protocole scientifique, on parle de suivre ces protocoles, ces normes, etc.
03:48Est-ce que vous ne croyez pas que c'est la bonne solution de les suivre,
03:51enfin de suivre ce qu'on appelle les experts, est-ce que vous vous y croyez à cette expertise,
03:54ou vous, vous avez aussi été confronté à un problème avec ces protocoles ?
03:59Là, je n'ai pas assez de recul pour répondre.
04:03Là, je n'ai pas assez de recul.
04:06Vous espérez des réponses concrètes dès vendredi ?
04:09Oui, par contre, il faut vraiment du concret, vite, et là, on analysera.
04:13Mais après, de dire par rapport aux experts, non, je ne saurais pas vous dire.
04:17Merci beaucoup. En tout cas, on entend cette colère.
04:19Les agriculteurs qui sont présents aussi nous l'ont dit, s'il faut passer Noël ici, ce sera le cas,
04:22ce sera à contre-cœur, bien sûr, mais ils ne comptent pas lâcher, ils espèrent des réponses.
04:26Et c'est ce signal qu'envoie Sébastien Lecornu,
04:29eh bien, c'est peut-être le début d'entrevoir la fin de cette mobilisation,
04:32mais pour l'instant, il n'est pas question de fléchir, pas question de quitter les lieux.
04:36On se prépare à passer une nouvelle nuit, ici, sous la 64.
04:39Voilà, Marion Russel avec Nassim Gomery sur la 64, du côté de Carbone.
04:44Christian Convert, bonsoir.
04:45Vous êtes l'ancien secrétaire général de la coordination rurale.
04:48C'est l'un des deux syndicats en pointe dans ce mouvement.
04:51L'invité de Marion Russel parlait d'un agriculteur qui se serait suicidé dans cette crise sanitaire.
04:57Vous avez des précisions ?
04:59J'ai confirmation de ça.
05:00J'en ai une information.
05:02Donc, un agriculteur qui a mis fin à ses jours dans le département du 47,
05:06et un autre qui avait mis fin à ses jours, d'ailleurs, ça n'a pas été dit plus que ça,
05:10donc qui était de la famille d'un agriculteur qui avait eu le troupeau abattu,
05:14qui était aussi agriculteur et qui a mis fin à ses jours en rentrant chez lui il y a quelques jours.
05:19Et c'est lié à la crise de la dermatose ?
05:22C'est lié au contexte.
05:24Alors, c'est sûr que quand ça vous arrive sur un truc de dermatose,
05:28si c'est de la famille proche ou si c'est vous directement,
05:31je pense qu'on a déjà évité quand même par l'accompagnement une ou deux situations de ce type-là.
05:36Voilà.
05:37Mais bon, moi, ce que je peux dire par rapport à ce qui vient d'être dit quand même,
05:40c'est qu'on a un gouvernement, je ne sais pas si c'est des amateurs ou des provocateurs,
05:45puisque je ne vais pas remonter bien loin en arrière,
05:47mais je vais remonter sur une dizaine de jours.
05:49Donc, ça a commencé quand même ces violences dans le département du Doubs,
05:52sur un troupeau qui était vacciné depuis 38 jours.
05:56Et nous, ce qu'on demandait ce jour-là, c'était de dire,
05:59écoutez, le troupeau est vacciné depuis 38 jours,
06:02donc nous, vous enlevez la bête malade et on demande des tests sur l'ensemble du troupeau et on s'en va.
06:07On a dit ça aux forces de l'ordre et qui ont dit, c'est assez logique ce que vous demandez.
06:12Donc, on a eu un refus et il y a eu cette première confrontation.
06:16Ce n'est pas nous qu'on a attaqué, c'est les CRS qui ont fait leur boulot,
06:21puisqu'ils ont dû obéir à des ordres.
06:23On ne s'attendait vraiment pas à ça contre nous.
06:25Donc, ça, ça a été quand même la première alerte.
06:27Bon, on nous dit, ça sera la dernière.
06:29Quelques jours après, ça sort un troupeau dans le département...
06:33C'était les Hauts-de-Pyrénées.
06:35Non, c'était l'Ariège.
06:37Alors là, c'est le déchaînement total.
06:39200 bêtes, on redemande exactement la même chose.
06:41C'était déjà la même chose qu'on demandait au mois de juillet,
06:43de dire, écoutez, il y a une bête qui est positive,
06:46on vous demande de tester les 199 autres,
06:49pour qu'on ait quand même un recul de vision.
06:50– Les tests qui ne sont pas toujours très fiables.
06:52On peut avoir cette maladie du côté des bêtes sans symptômes.
06:55– Bon, je ne sais pas quel pourcentage,
06:57mais si on en teste 200, ça donne quand même une indication.
07:00Si les 199 tests reviennent négatifs, il y a un problème.
07:04Si les 199...
07:05– Dans d'autres pays, on a essayé cette méthode,
07:07ça ne fonctionne pas, c'est ce que disait les vétérinaires.
07:09– Oui, oui, il y a combien d'années.
07:12Bon, il faudra m'expliquer tout ça.
07:14Voilà, donc, deuxième affront.
07:16La ministre revient hier soir,
07:18donc la pression monte, c'est de la provocation.
07:19Donc, quand on nous provoque à ce niveau-là,
07:21c'est obligé que ça monte dans le contexte actuel.
07:23– Là, il y a plutôt un appel au dialogue.
07:24– Non, mais attendez, la ministre va hier soir sur le terrain.
07:28C'est les plus costauds du syndicat qui étaient là-bas.
07:30– Madame Genvard, elle était à Toulouse, oui, hier.
07:33– Oui, oui, alors quand tous ces leaders là-bas
07:35ressortent de la réunion quasiment en pleurant,
07:38il dit qu'il n'y a plus rien à faire.
07:39Elle est allée faire une provocation là-bas hier soir.
07:41C'est de la provocation que ça s'appelle.
07:43C'est un ministre qui se déplace, qui n'a rien à apporter.
07:45– Elle a dit priorité au vaccin.
07:46– Et M. Lecornu l'a redit cet après-midi à l'Assemblée.
07:50– Il faut vacciner et élargir.
07:52– Oui, mais ça, on lui demande depuis le départ.
07:54Depuis le départ, le problème…
07:55– Si vous le demandez, vous l'obtenez là.
07:57– Mais oui, mais attendez, depuis le mois de juillet,
07:59dès qu'ils ont mis leur protocole en place,
08:00mais c'est évident, ce n'est pas compliqué à comprendre.
08:03Le protocole tel qu'il était là,
08:05c'est un rayon obligatoire autour d'un cas.
08:08Et celui qui est juste en dehors,
08:10juste à côté, il dit quoi ?
08:12Il dit ça va m'arriver ?
08:14– Alors moi, je veux être vacciné,
08:15ah non, toi, tu n'as pas le droit.
08:16Mais ça, on lui demande depuis le mois de juillet,
08:17ça, donc là, elle est tant mieux,
08:19mais ça ne va pas faire.
08:20– Il est expliqué également
08:21que les bêtes vaccinées sont invendables.
08:25– Oui, à l'exportation.
08:27– Bon, donc, là, vous évoquez,
08:31il y a deux, là, c'est déjà un autre problème.
08:32Il y a un problème sanitaire,
08:33mais là, vous dérivez sur un problème économique.
08:36– Mais c'est lié.
08:37– Alors, c'est lié,
08:38mais c'est lié dans un cadre de protocole européen
08:41tel qu'il a été écrit avant qu'on ait la maladie
08:44sur notre territoire,
08:46sur le territoire de l'Europe.
08:47Aujourd'hui, il y a trois pays concernés.
08:49Donc le protocole, il était là,
08:50il était là avant que la maladie soit chez nous.
08:53Aujourd'hui, ces protocoles peuvent être aussi rediscutés.
08:56– Ils sont en train d'être rediscutés.
08:57– Ah oui, en attendant, on continue ce bazar.
09:00La ministre, elle avait aussi cette possibilité de discuter.
09:03Le protocole, il est européen,
09:04mais ça n'empêche pas des accords bilatéraux.
09:06– Pour vous, le gouvernement s'est réveillé trop tard ?
09:08– Oui, oui.
09:11Déjà, les vaccins, on ne les avait pas,
09:12alors qu'ils avaient été prévenus quand même
09:13par l'autorité européenne qu'il fallait avoir des vaccins
09:16parce que la maladie arrivait.
09:17Les vaccins, ils les ont eus de manière assez limitée.
09:19Donc après, il y a eu cette politique
09:21en suivant les foyers à mesure qu'ils se développaient.
09:24On a dit dès le départ que pour nous,
09:26le protocole d'abattage total tel qu'il le développait,
09:30ce n'était pas bon
09:30et que ça n'allait pas nous amener des solutions suffisantes.
09:34Alors aujourd'hui, on dit que c'est parce qu'il y a eu
09:35des déplacements d'animaux, mais rien n'est prouvé.
09:38– En tout cas, il y a des contrôles maintenant.
09:39– Les contrôles, ils sont depuis le début.
09:42Depuis le début, quand on a eu ce truc-là,
09:43on avait l'interdiction de déplacer les animaux.
09:46Je suis dans cette zone.
09:47– Vous êtes bien d'accord qu'il faut…
09:49– Des 20 à 50 kilomètres,
09:51mais on n'a pas vendu un animal.
09:52Un animal, il a un passeport, il a une boucle d'oreille,
09:55c'est comme vous la carte d'identité.
09:56Tout est tracé.
09:58Donc, s'il y a eu des mouvements illicites,
10:01bien sûr qu'ils doivent être condamnés.
10:03Ça n'a pas été prouvé, ça jusque-là.
10:04– J'ai une question pour vous,
10:06sur la stratégie d'abattage total, pardon,
10:08mais nos interlocuteurs nous disent,
10:10mais enfin, on a toujours fait ça,
10:11sur la fièvre afteuse, sur la brucellose,
10:13on a toujours fait ça,
10:14y compris au moment de la fièvre afteuse,
10:15on ayant vacciné des bêtes,
10:16et ça n'a pas empêché la propagation du virus,
10:19et on a abattu.
10:21Pourquoi ?
10:21Qu'est-ce qui explique pour vous
10:22que cette stratégie, à un moment,
10:24n'ait pas soulevé autant de colère,
10:25et qu'aujourd'hui, ça s'enflamme ?
10:28– On est fait comme ça,
10:30on a appris ça depuis le départ de notre métier,
10:33toute maladie qui se transmet à l'homme,
10:35on doit avoir des procédés qui sont radicaux,
10:38puisqu'effectivement, la maladie,
10:39si elle se transmet à l'homme,
10:40c'est une zoonose,
10:42il n'y a pas de discussion.
10:43– Ce n'est pas le cas de la DNC, ce n'est pas une zoonose.
10:44– Ce n'est pas le cas de la DNC,
10:45et d'autant plus qu'il n'y a même pas 15 jours,
10:49le protocole par rapport à la fièvre afteuse
10:51a été changé.
10:52Aujourd'hui, on est passé à l'abattage sélectif
10:54pour la fièvre afteuse,
10:56ce qui, nous, nous surprend à la limite.
10:58Mais moi, quand j'avais vu qu'ils ont pris ça
10:59il n'y a même pas 15 jours,
11:00j'ai dit ça va suivre pour la DNC,
11:02c'est tellement logique.
11:03Et aujourd'hui, il y a ce blocage-là,
11:05parce que je pense que ça a été tellement avancé
11:08que chacun a peur de se dédire dans son action.
11:11Mais c'est normal, ça évolue,
11:13on n'est plus au mois de juillet,
11:14au mois de juillet, la maladie arrivait,
11:16on n'avait pas de vaccin,
11:16là maintenant, on a un peu de recul,
11:18ce n'est pas possible de laisser les agriculteurs
11:20dans une confrontation pareille.
11:22On ne va pas les faire passer Noël sur le terrain,
11:24ça serait quand même gravissime.
11:25– Alors, dans un instant,
11:26on sera avec Anthony Lebose,
11:27du côté de l'hôtel de Matignon,
11:29pour voir comment le gouvernement
11:30peut calmer la situation des agriculteurs,
11:34leur colère.
11:35Mais on va d'abord retrouver Sandrine Lefeur,
11:37elle est agricultrice,
11:38elle est dans le Finistère,
11:39elle est présidente de la commission
11:40de développement durable à l'Assemblée,
11:42et elle est députée ensemble pour la République.
11:45Bonsoir, madame la députée Sandrine Lefeur.
11:47J'allais dire, dans quel camp êtes-vous ?
11:50Vous êtes agricultrice,
11:52est-ce que vous entendez la colère
11:53de vos collègues, ou pas ?
11:55– Bonsoir, déjà je crois qu'il n'y a pas de camp
11:59à avoir sur ce sujet,
12:01effectivement, je suis aussi agricultrice,
12:03j'ai aussi des bovins sur mon exploitation agricole,
12:06je compatis avec la souffrance des éleveurs
12:10qui ont chez eux l'abattage total,
12:13je crois que néanmoins, cet abattage total,
12:17bien qu'il soit difficile à vivre pour les agriculteurs,
12:21a fait ses preuves, notamment dans d'autres pays.
12:25J'aimerais qu'une autre solution soit possible, évidemment.
12:28– Madame la députée, soyons claires,
12:29si dans votre exploitation, un animal était contaminé,
12:33vous accepteriez que les bêtes saines soient abattues ?
12:39– La problématique, c'est qu'on ne peut pas savoir
12:41si une bête, elle est saine ou pas.
12:43On le sait quand elle est infectée,
12:45quand elle a les symptômes qui apparaissent,
12:49mais une bête qui n'a pas de symptômes
12:50peut être atteinte comme elle ne peut pas être atteinte.
12:54Et la sérotologie, les prises de sang,
12:57ne peuvent pas nous permettre de savoir
12:58si une bête est atteinte ou pas.
13:00Donc par mesure de sécurité, effectivement,
13:03il faut pouvoir faire l'abattage total sur les exploitations.
13:06Mais ce qui manque aujourd'hui dans cette histoire,
13:09pour moi, c'est un vrai soutien psychologique
13:11aux éleveurs qui sont touchés par l'abattage total.
13:16On a de l'indemnisation financière
13:18et il faut avoir un soutien psychologique,
13:21un vrai accompagnement pour les éleveurs
13:22parce que c'est une véritable souffrance
13:24de voir son troupeau abattu,
13:26qu'on a constitué sur des générations,
13:28et de voir ses abattiments vides du jour au lendemain.
13:30– J'entendais une personne qui disait,
13:32par exemple, abattre sur place,
13:34c'est quand même insoutenable pour l'éleveur.
13:37Est-ce qu'on ne pourrait pas au moins déplacer
13:38les animaux dans un abattoir proche,
13:41même si le déplacement n'est pas recommandé ?
13:42Et pourquoi l'éleveur assiste à cela ?
13:45– Vous avez raison et je me suis fait de la même réflexion.
13:48Je me suis dit, comment je réagirais
13:49si j'avais un abattage total sur mon exploitation ?
13:52J'aimerais que l'abattage ne se passe pas sur mon exploitation
13:55parce que c'est une souffrance supplémentaire à cela.
13:58Mais la réalité, c'est que si on déplace les animaux,
14:00il y a un risque pour nos voisins.
14:02Et donc c'est nécessaire que l'abattage se fasse sur l'exploitation.
14:06Mais encore une fois, moi je le redis,
14:08l'important, c'est l'accompagnement psychologique,
14:10moral des agriculteurs qui font face à cette situation.
14:14Et c'est là où, je crois, on pêche collectivement.
14:16– Il ne faut peut-être pas envoyer les camions centaures,
14:17il ne faut peut-être pas envoyer d'hélicoptères.
14:18Ça a beaucoup choqué ça aussi,
14:20ce déploiement de force peut-être un peu exagéré en Ariège.
14:24D'ailleurs, Sébastien Lecornu a dit cet après-midi
14:26« Désormais, la stratégie sanitaire du gouvernement
14:28ne se fera pas par la force ».
14:30Donc on voit bien qu'il y a quand même une prise en compte
14:32peut-être de choses qui ont choqué.
14:34– Mais ça, vous avez complètement raison
14:36et je partage complètement.
14:37D'une part et d'autre, il y a des exagérations sur ce sujet-là.
14:42On voit des agriculteurs, des syndicats agricoles
14:45qui tentent de faire de la polémique,
14:48un peu de populisme aussi sur ce sujet-là,
14:50alors qu'il ne faut pas, il faut vraiment apaiser la situation,
14:52retrouver un dialogue.
14:53Et puis on voit des centaines de CRS
14:56qui arrivent dans des fermes, dans des exploitations agricoles,
14:58ce qui n'aide pas à l'apaisement
15:02et ce qui n'est pas acceptable sur les exploitations.
15:04Donc ça va dans les deux sens.
15:05Il faut vraiment retrouver du dialogue, de l'apaisement,
15:07du respect, de l'écoute.
15:08Mais surtout écouter les scientifiques et les vétérinaires
15:11qui travaillent depuis des années sur ces maladies-là.
15:13Moi, j'ai fait partie du groupe de travail de santé-environnement.
15:16Donc c'est important qu'on écoute les experts et les scientifiques.
15:18Vous savez, moi, je ne suis pas vétérinaire,
15:19je suis agricultrice, je suis députée.
15:20Mais c'est vraiment les vétérinaires et les experts
15:22qui ont la réponse et qui peuvent aider les politiques
15:24à prendre des décisions concernant cette maladie
15:27et l'éradiquer le plus rapidement possible.
15:29Mais madame la députée,
15:30il y a à la fois la crise de cette dermatose
15:33et puis il y a le Mercosur aussi.
15:34Parce qu'on a l'impression que la crise de la dermatose,
15:36en fait, c'est une espèce de catalyseur de la colère.
15:39Question, c'est le Mercosur.
15:40Il faut dire non ?
15:42Alors le Mercosur, c'est encore un autre sujet.
15:44Il est lié, on l'entend sur les barrages.
15:46Non, non, non.
15:47Le Mercosur, c'est un autre sujet.
15:49Ça n'a rien à voir avec la DNC.
15:50Que la colère soit présente pour le Mercosur,
15:52moi, je l'entends.
15:53Je suis contre cet accord.
15:55Je l'ai déjà exprimé à ma position sur ces antennes.
15:57Et effectivement, on a aussi la crise légumière en Bretagne.
16:02Donc toutes ces crises-là sont un catalyseur d'énervement,
16:05de colère.
16:06Mais je crois qu'il ne faut pas mélanger les sujets.
16:08Le sujet de la DNC est un sujet vraiment sérieux
16:11qui apporte un vrai risque sanitaire pour nos élevages.
16:15On entend les deux sujets.
16:16Sur les deux barrages.
16:17Et d'ailleurs, Marine Le Pen a dit à Emmanuel Macron
16:21qu'il ne faut pas repousser le Mercosur,
16:23il faut dire non.
16:24A-t-elle raison ?
16:25Alors écoutez, si on parle du Mercosur, c'est un autre sujet.
16:28Moi, sur les échanges commerciaux,
16:30allez dire à un agriculteur qu'on est contre les échanges commerciaux.
16:33Ça veut dire que demain, on ne peut plus exporter nos produits,
16:36on ne peut plus vendre nos produits.
16:38Il y a énormément de produits agricoles qui sont exportés.
16:40Donc oui aux accords de libre-échange.
16:42Par contre, le Mercosur, l'accord du Mercosur,
16:45aujourd'hui en l'état, il n'est pas acceptable
16:47parce que les clauses miroirs ne peuvent pas être respectées.
16:50Donc moi, je suis opposée au Mercosur tel qu'il est aujourd'hui.
16:53Même avec les clauses miroirs, ce n'est pas acceptable.
16:57Vous n'avez pas répondu. Il faut le repousser ou le reporter ?
17:00Il faut dire non.
17:01C'est-à-dire, il faut dire non ou est-ce qu'il faut gagner du temps
17:03comme semble vouloir le faire le gouvernement et l'exécutif ?
17:07Mais ce n'est pas gagner du temps.
17:08C'est poursuivre les échanges.
17:10Si aujourd'hui les échanges sont stoppés,
17:12il n'y a plus de négociations possibles,
17:13alors il faut dire non.
17:15Mais moi, je suis favorable à ce qu'on poursuive les échanges,
17:17à ce qu'on mette vraiment en place des clauses miroirs
17:19et surtout qu'on n'accepte pas les mécanismes de régulation.
17:22C'est là le vrai piège aujourd'hui
17:24que demandent les pays du Mercosur.
17:26Parce qu'avec les mécanismes de régulation,
17:28c'est la porte ouverte à l'importation de plus de bœufs en Europe
17:33qui ne respectent pas nos normes.
17:34– Merci Madame la députée Lefeur,
17:36merci d'avoir été avec nous, avec Clément Grosdenier.
17:38Mais juste un dernier mot, vous ne faites pas confiance aux vétérinaires ?
17:41– Non mais…
17:42– La question…
17:43– Oui, non mais il y a deux…
17:44– Vous faites confiance aux vétérinaires ?
17:44– Oui, total.
17:45– Votre collègue, elle a dit, moi je ne suis pas vétérinaire,
17:48je fais confiance aux vétérinaires.
17:49Vous leur faites confiance ?
17:50– Bien sûr qu'on leur fait confiance,
17:51mais les avis scientifiques ne sont pas unanimes.
17:53– Non, non, non, mais le vétérinaire, celui qu'ils vont voir,
17:55celui que vous connaissez dans votre exploitation…
17:56– Bien sûr, le vétérinaire fait partie de la maison.
17:58– Alors, s'il vous dit…
17:59– Ce n'est pas lui qui nous dit.
18:01– Si, c'est eux aujourd'hui, les vétérinaires sur ce plateau,
18:03ils disaient hier, il faut vacciner, il faut aller le plus loin possible.
18:05– Non mais c'est notre vétérinaire,
18:07notre vétérinaire, on a totale confiance avec,
18:09mais le vétérinaire, quand on a un arrêté d'abattage,
18:11c'est la préfecture qui vous envoie l'arrêté,
18:13le vétérinaire, il est réquisitionné pour venir cliquer…
18:16– Il ne dit pas différemment des vétérinaires qui sont…
18:18– Non, mais les scientifiques au niveau européen,
18:20enfin vous êtes journaliste d'investigation quand même,
18:22vous devez regarder, la Fédération des vétérinaires européens
18:27et l'évolution des maladies suite à un certain nombre de choses,
18:30l'évolution du climat, il faut changer nos protocoles.
18:32Ils disent ça aujourd'hui, ce n'est pas moi qui le dis.
18:34– Alors, on va à Matignon retrouver Anthony Lebeau pour BFM TV
18:37parce qu'on attend des annonces du Premier ministre, Anthony.
18:41– Oui, et des décisions seront prises ce soir.
18:46C'est ce qu'a dit le Premier ministre Sébastien Lecornu
18:48à l'Assemblée nationale cet après-midi face aux députés.
18:51Ce soir donc, après cette deuxième réunion en moins de 24 heures
18:55qui va être organisée à Matignon pour tenter de calmer
18:57la colère des agriculteurs.
18:58Cette réunion va commencer dans 20 minutes à 17h30.
19:02Huit ministres sont toujours conviés,
19:04huit préfets des départements concernés participeront également
19:07à cette réunion.
19:08Et un message a été martelé par Sébastien Lecornu,
19:11le Premier ministre, il faut accélérer la vaccination des animaux.
19:16C'est l'urgence absolue, a dit Sébastien Lecornu.
19:18Écoutez-le.
19:18– L'urgence absolue, précisément, c'est d'accélérer cette vaccination.
19:24Ce n'est pas un problème d'argent, ce n'est pas un problème d'acquisition.
19:26Les commandes ont bien été passées.
19:28Maintenant, on a un problème d'aller vers et de disponibilité de ces doses
19:32au plus près, justement, de nos élevages.
19:34Et donc un certain nombre de décisions seront prises dans quelques instants.
19:37Et je vous annonce que je vais mobiliser l'ensemble des vétérinaires de nos armées
19:41puisque les armées françaises disposent de vétérinaires militaires
19:45qui vont être dépêchés dans les zones
19:47pour permettre justement d'accélérer cette vaccination
19:50et permettre de répondre aux besoins du terrain.
19:52– Voilà, Matignon demande aussi un état des lieux,
19:55des contrôles, des transferts illégaux d'animaux.
19:59Sébastien Lecornu a également évoqué l'élaboration
20:01d'un plan spécifique d'accompagnement pour les petits élevages.
20:04Voilà, en gros, ce qui sera évoqué lors de cette réunion
20:07qui va commencer dans moins de 20 minutes.
20:09Maintenant, on sent bien que c'est Sébastien Lecornu
20:11qui s'est saisi du dossier, qui est remonté en première ligne
20:14au front de cette crise des agriculteurs
20:16parce que les propos de la ministre de l'Agriculture, Annie Gennevar,
20:18n'a pas réussi finalement à calmer la colère des agriculteurs.
20:22D'ailleurs, Sébastien Lecornu l'a redit aussi face aux députés.
20:24Il recevra les organisations professionnelles du secteur
20:27en cette fin de semaine pour évoquer à la fois cette crise sanitaire
20:30mais aussi le Mercosur, ce traité de libre-échange
20:32avec l'Amérique du Sud qui est largement rejeté par la France
20:35mais bien sûr, surtout par les agriculteurs.
20:38– Alain Duhamel, est-ce que le gouvernement va trouver
20:41les mesures et les mots quand on voit le degré de colère ?
20:44– Ils y brouillent bien en ce moment le gouvernement ?
20:45– Disons que ça a commencé sans doute assez lentement
20:48et puis qu'il y a eu effectivement, ce qui alors là psychologiquement
20:51est complètement aberrant, un déploiement de forces spectaculaires
20:55qui n'était pas du tout adapté à la situation.
20:57Là, c'était incontestablement une erreur qui a été commise.
21:01Pour le reste, on sait très bien, j'en ai vécu assez,
21:04que les crises agricoles sont vraiment difficiles à gérer,
21:08que les agriculteurs sont une des professions,
21:10peut-être même la profession qui est toujours la plus vulnérable,
21:14la plus dépendante de ce qui se produit,
21:16qui peut être commerciale, qui peut être financier,
21:19qui peut être climatique, qui peut être sanitaire.
21:22Et donc, que d'une certaine manière, un agriculteur,
21:25c'est quelqu'un qui est toujours en danger.
21:27En plus, on sait très bien, et malheureusement,
21:29ça fait partie du contexte, mais c'est la réalité,
21:32que globalement, alors il y a certains secteurs agricoles,
21:37heureusement, qui fonctionnent bien,
21:38mais que globalement, l'agriculture française aujourd'hui
21:42est en difficulté.
21:44Et que de ce point de vue, entre les cas individuels,
21:46entre le risque nouveau qui se produit maintenant,
21:50entre un environnement économique qui est morose,
21:54et avec en plus le Mercosur,
21:57qui serait un grand avantage pour les industriels
22:00et pour les services,
22:02mais qui serait un grand risque pour les agriculteurs,
22:05puisqu'il n'y aurait pas de véritable réciprocité
22:07dans les contrôles et dans les critères,
22:11je veux dire, cette situation, elle est difficile.
22:14Et je le répète, toutes les crises agricoles
22:18sont extrêmement délicates à gérer,
22:21difficiles, dangereuses,
22:23parce que du désespoir,
22:26de l'hostilité et quelquefois de la violence,
22:29j'espère que non,
22:30mais quelquefois c'est arrivé,
22:31on le sait très bien,
22:33et que dans ces cas-là,
22:34il faut être rapide,
22:37je parle du gouvernement,
22:39psychologue,
22:42et disposer,
22:45et en l'occurrence c'est le critère,
22:47disposer du nombre de vaccins souhaitables
22:49à l'endroit nécessaire.
22:51Et ces critères-là,
22:53je ne suis pas sûr qu'ils aient été respectés.
22:56– On voit quand même qu'il y a une inflexion
22:59du côté du gouvernement,
22:59maintenant on mise beaucoup sur la vaccination
23:01et on veut la généraliser,
23:02ce qui n'était pas le cas au départ,
23:03puisqu'au départ la vaccination
23:04c'était uniquement dans un rayon de 50 km
23:06autour de la bête contaminée,
23:09donc la vaccination c'est le maître mot,
23:11d'ailleurs Sébastien Lecornuil a déjà martelé,
23:14cette nouvelle réunion,
23:15il y a déjà eu une plutôt dans la journée.
23:16– Absolument, 10h30 ce matin.
23:18– Donc une nouvelle réunion à 17h30,
23:20pourquoi deux réunions,
23:22et qu'est-ce qu'on peut attendre
23:23des annonces gouvernementales ce soir ?
23:27– Il y a une part, qu'on ne peut pas nier,
23:30de communication, très clairement,
23:32de reprise en main aussi du dossier
23:33par le Premier ministre Sébastien Lecornu,
23:36on a suivi de près hier sur ce même plateau
23:39la visite à Toulouse de la ministre de l'Agriculture,
23:42Annie Gennevar,
23:43qu'on a d'ailleurs interviewé ici même en direct,
23:45ça s'est passé avec quand même quelques tensions,
23:49et vraisemblablement,
23:50les retombées de ce déplacement,
23:52de cette réunion de près de deux heures,
23:53n'a pas eu les résultats escomptés.
23:55D'où cette reprise en main de Sébastien Lecornu,
23:58cette réunion ce matin,
24:00cette prise de parole dans l'hémicycle tout à l'heure,
24:03Alain Duhamel parlait à juste titre
24:04des altercations avec les forces de l'ordre
24:07en fin de semaine dernière.
24:09Le Premier ministre a reconnu lui-même
24:11que ces images étaient choquantes,
24:13avaient pu choquer,
24:14et qu'il n'était en aucun cas question
24:16de faire intervenir la force.
24:17Et on le voit d'ailleurs…
24:18– C'est le préfet de l'Ariache
24:19qui va se faire remonter les bretelles peut-être ?
24:20– Sans doute,
24:21visant aussi entre les lignes,
24:23certains militants,
24:25je cite le Premier ministre,
24:26d'extrême-gauche,
24:27qui se sont infiltrés finalement
24:29entre les forces de l'ordre.
24:29– Il a dénoncé la violence
24:30de militants de l'ultra-gauche.
24:31– Exactement.
24:32– Donc pas des paysans,
24:33voilà, de militants qui viennent.
24:35– Absolument.
24:35Mais ce qu'on constate,
24:36et ce que fait le constat politique aujourd'hui,
24:39c'est le soutien de l'opinion publique
24:40aux agriculteurs.
24:42Et on voit la très grande mensuétude,
24:44on voit ces autoroutes bloquées,
24:45on voit ces automobilistes
24:46qui sont obligés de faire des détours.
24:48– On ne les débloque pas les autoroutes ?
24:49– Non, on les laisse,
24:50il y en avait cinq tout à l'heure.
24:51– Là, on les tas,
24:52encore une fois,
24:53il faut voir combien de temps
24:54et si ça s'installe dans la durée.
24:55Mais on demande aux automobilistes
24:57s'ils sont gênés,
24:58ils disent,
24:59oui, c'est un désagrément,
25:01mais on soutient nos agriculteurs.
25:02Et ça, le politique l'entend.
25:03– Comme l'an dernier.
25:03– Exactement.
25:04Et donc là,
25:05l'objet de cette réunion de ce soir,
25:06c'est sans doute, en effet,
25:07des décisions vont être prises,
25:09peut-être une prise de parole
25:10de qui, on ne le sait pas encore,
25:11Sébastien Lecornu,
25:12Annie Gennevard,
25:13une nouvelle fois,
25:14pour en effet, je pense,
25:16étendre cette vaccination,
25:17sans doute des commandes
25:18de nouvelles doses.
25:19Et vous l'avez dit
25:20et diffusé en son,
25:21la réquisition,
25:23si je puis dire,
25:24de vétérinaires militaires
25:26qui permettraient sans doute
25:27de vacciner,
25:28même si je vois que
25:29l'agriculteur
25:30qui est à côté de moi…
25:31– Ils ne sont pas des milliers.
25:33– Ils sont 80, visite.
25:34– 80,
25:35ils ne vont pas avoir Noël.
25:37– C'est pas énorme.
25:37– On continue dans la communication.
25:39Les vétérinaires,
25:40il n'y a pas besoin de réquisitionner,
25:41je pense, ceux de l'armée,
25:42je ne savais même pas
25:43qu'il y en avait,
25:43je l'apprends aujourd'hui.
25:44– Je crois que tout le monde l'apprend.
25:45– Je pense que la vérité,
25:46quand même, des vétérinaires,
25:47on a tous un vétérinaire sanitaire
25:49sur nos exploitations
25:50et on a vu à la vitesse
25:52où ça allait,
25:52surtout à l'hiver,
25:53quand les animaux sont dedans,
25:55on vaccine en deux temps,
25:56trois mouvements,
25:56si je peux me permettre.
25:58Et la ministre de l'Agriculture,
25:59aujourd'hui,
25:59n'était pas ministre,
26:00elle était professeure
26:01à l'Assemblée.
26:02Et c'est là qu'il y a le problème.
26:03C'est que c'est des sachants
26:04qui veulent nous expliquer
26:06tout sur tout.
26:07Sauf qu'entre le savoir
26:08et le terrain,
26:10il faut des fois faire un lien.
26:11Voilà.
26:12Et c'est ça qui n'a jamais été fait
26:13jusque-là.
26:14Et c'est ça qu'il faut faire.
26:15Alors moi, je pense
26:16qu'on peut s'en sortir
26:17puisque le protocole alternatif
26:19qui a été présenté,
26:20je vois qu'il a repris
26:21déjà trois, quatre points
26:22de ce protocole.
26:23– D'ailleurs, c'est un protocole
26:24qui va être examiné.
26:25Madame Genevard l'a annoncé hier.
26:26C'est-à-dire qu'elle va demander
26:28à les scientifiques
26:28de se prononcer
26:29sur vos propositions.
26:30– Pendant ce protocole-là,
26:31il y a déjà plus d'un mois.
26:32En fait, on reprend les positions
26:34qu'on lui a toujours données.
26:36– Donc la vaccination
26:36ça va dans le bon sens.
26:37– Aujourd'hui, est-ce qu'il y a
26:38objectivement une urgence
26:40à abattre
26:41quand on est en plein hiver,
26:42que les animaux sont dedans,
26:44qu'il n'y a pas de mouche ?
26:45Alors si on dit
26:45on enlève l'animal vacciné
26:46et on prend le temps
26:47d'analyser,
26:49on n'analyse pas
26:50depuis le début
26:51sur tous les autres.
26:52On analyse
26:53et pendant ce temps,
26:54ça pose les choses
26:55et on va
26:56vers le nouveau protocole.
26:57Rien que de dire ça,
26:59ça désamorce.
26:59On ne demande pas la Lune,
27:00on ne demande pas d'argent.
27:02On demande
27:03une application
27:03pragmatique
27:05entre le savoir
27:07et le terrain.
27:08– On va aller du côté
27:09de Molette
27:09dans les Yvelines
27:10retrouver Noémie Vira
27:11pour BFMTV
27:12parce qu'elle suit
27:13Noémie
27:13un cortège d'agriculteurs
27:15bien évidemment
27:15où là encore
27:16et on voit derrière vous
27:18on voit les flammes
27:19pour la soirée
27:20et des agriculteurs
27:21motivés
27:22de toutes les manières.
27:23– Oui,
27:26des agriculteurs
27:27toujours motivés
27:28désormais
27:28ils attendent
27:29des réponses concrètes
27:30de la part du gouvernement.
27:31Nous sommes exactement
27:32au rond-point de Molette
27:33toujours sur la RN12
27:35à proximité de Houdan
27:36et vous voyez
27:37sur les images
27:38de Rémi Soula
27:39ces pneus
27:40qui brûlent
27:42plusieurs bennes
27:42de fumier
27:43ont été déversés.
27:45Vous voyez
27:45ces images
27:46impressionnantes
27:48cette fumée noire
27:49visible à plusieurs kilomètres.
27:51L'image est vraiment
27:51spectaculaire.
27:53le feu il est encerclé
27:54par les tracteurs
27:54symbole d'un ras-le-bol
27:56assumé.
27:57D'ailleurs les agriculteurs
27:58préviennent
27:59ils resteront ici
28:00sur ce rond-point
28:01jusqu'à 23h minuit.
28:04La pression continue.
28:06On a entendu
28:06jusqu'ici en venant
28:08jusqu'ici dans le cortège
28:09plusieurs automobilistes
28:10klaxonner
28:11en signe de soutien
28:12ces agriculteurs
28:13qui sont massivement
28:15soutenus par les Français.
28:16D'ailleurs
28:16un automobiliste
28:17nous a dit tout à l'heure
28:18s'il faut bloquer Paris
28:20on les soutient
28:21on sera là avec eux.
28:23Voilà Noémie Vira
28:24en direct de Molette
28:25dans les Yvelines
28:26pour BFMTV
28:26on y reviendra
28:27bien évidemment
28:27parce qu'il faut garder
28:28un oeil sur l'hôtel
28:29de Matignon
28:30sur la réunion
28:31qu'il y a autour
28:31du Premier ministre
28:32qui n'a pas commencé
28:32à 17h30
28:33bien sûr
28:33à partir de 17h30
28:35avec peut-être
28:36des annonces
28:37en fin d'après-midi
28:37dans la soirée
28:38on va voir ça
28:39mais nous sommes avec
28:40Ulysse Tévenon
28:40Ulysse Tévenon
28:41il est journaliste
28:42il a enquêté sur
28:42le monde agricole
28:43il a écrit
28:44le sens du bétail
28:44aux éditions
28:46Flammarion
28:46et là on entend
28:47quand même
28:48bonsoir Ulysse
28:49une espèce
28:49de rupture
28:51entre le monde agricole
28:52et la vaccination
28:54comme si
28:55presque ça nous rappelle
28:57le temps du Covid
28:57quoi
28:58ouais ouais
29:00tout à fait
29:00sur les réseaux
29:01il commence à y avoir
29:02effectivement
29:02une grande défiance
29:03un peu un mouvement
29:04de complosphère
29:05surtout que je l'avais révélé
29:07sur votre antenne
29:09il y a quelques jours
29:10moi quand j'ai commencé
29:11à enquêter cet été
29:12on entendait
29:12des vétérinaires
29:13qui étaient opposés
29:14à la stratégie
29:15d'abattage total
29:16de dépeuplement
29:17et on ne les a pas
29:18entendus longtemps
29:19on ne les entend plus
29:19aujourd'hui
29:19parce qu'ils ont tous
29:20reçu un courrier
29:21comme celui-ci
29:22de l'ordre national
29:23des vétérinaires
29:24en fait c'est une plainte
29:25disciplinaire
29:25il y en a plusieurs
29:26qui l'ont reçu
29:26j'ai plusieurs copies
29:27et je suis en mesure
29:28de vous dire
29:30qu'il y a certains passages
29:31qui sont copiés-collés
29:32donc c'était des vétérinaires
29:33qui s'étaient exprimés
29:34dans les médias
29:35par écrit
29:36dans des vidéos
29:37et pour critiquer
29:39la stratégie
29:40mise en place
29:41notamment le dépeuplement
29:42et on leur disait donc
29:43force est de constater
29:45que vos propos
29:46manque de basse
29:47scientifiques
29:47sont approximatifs
29:48et péremptoires
29:49leur donnant
29:49un caractère déloyal
29:51malhonnête
29:52scientifiquement non étayée
29:53dans l'objectif
29:54d'induire le public
29:55en erreur
29:56etc
29:56donc c'était très distrédible
29:58c'est le président
30:00de l'ordre national
30:01des vétérinaires
30:02et donc c'est une plainte
30:03disciplinaire
30:03et donc il y a plusieurs
30:05vétérinaires
30:05il ne supporte pas
30:06le débat scientifique
30:07si je comprends bien
30:08en tout cas
30:09il ne supporte pas
30:10que publiquement
30:11des vétérinaires
30:12effectivement
30:12critiquent
30:13la politique en place
30:14voilà c'est ça
30:16et donc
30:17il y a
30:17j'ai vu deux types
30:19de réactions
30:19face à cette information
30:20il y a des personnes
30:21qui disent
30:21et bien heureusement
30:22qu'on porte plainte
30:23contre des vétérinaires
30:24irresponsables
30:25qui balancent
30:26des fake news
30:27et il y a une autre partie
30:28de la population
30:29qui crie au complot
30:30qui crie à la censure
30:32et ça rappelle
30:33effectivement
30:34certains épisodes
30:36du temps du Covid
30:37donc on voit
30:38que le climat
30:40est très tendu
30:40le débat
30:41moi je trouve
30:42ne porte pas spécialement
30:43sur la vaccination
30:43d'ailleurs
30:44la coordination rurale
30:45demande la vaccination
30:46et la génération
30:46de la vaccination
30:47il porte plutôt
30:48sur la stratégie
30:49de l'abattage
30:50systématique
30:51du troupeau
30:52c'est ça
30:53qui est en question
30:53d'ailleurs
30:54Sébastien Lecornu
30:55n'en parle plus
30:55maintenant
30:56il mise tout
30:56sur la vaccination
30:57on voit bien
30:57qu'on a quand même
30:58changé de discours
30:59depuis quelques jours
31:01oui oui tout à fait
31:02d'ailleurs les personnes
31:04qui sont critiques
31:05vétérinaires ou autres
31:06disent
31:07c'est la vaccination
31:08tous les textes le disent
31:09l'EFSA qui dépend
31:10de l'Europe
31:10l'AFAO qui dépend
31:11de l'ONU
31:12disent
31:13abattage total ou partiel
31:15le résultat est le même
31:16il est dit dans ses textes
31:18si il y a une bonne
31:19couverture vaccinale
31:20massive et efficace
31:21donc tout le monde
31:22appelle à la vaccination
31:23c'est vraiment
31:24l'abattage total
31:25qui fait débat
31:26pour tout un tas
31:27de raisons
31:27et surtout pour
31:28la violence symbolique
31:29que ça représente
31:30mais pas que
31:31en fait ce que
31:32les agriculteurs
31:32attendent simplement
31:33qu'on vous dise
31:34on vous fait confiance
31:35localement
31:36c'est ça que vous attendez
31:38mais bien sûr que c'est ça
31:39là ce qui se passe
31:40donc là c'est bien
31:41mis en évidence
31:42et je l'ai redit hier
31:43je crois que c'est sur
31:44ce plateau aussi
31:45vous comprenez bien
31:46qu'il y a une confiance
31:47quand même entre le vétérinaire
31:48et l'exploitant
31:49c'est normal
31:50alors aujourd'hui
31:51on ne nous dit pas
31:52on ne nous a jamais donné
31:53de date qu'on demande
31:54de dire combien de temps
31:55après de la vaccination
31:55on arrête d'abattre
31:56si la vaccination est efficace
31:58à un moment on arrête
31:58d'abattre
31:59nous par exemple
32:00on est 4 mois
32:01après la vaccination
32:01est-ce que si ça sort un cas
32:03on abat
32:04il n'y a pas de réponse
32:05donc vous comprenez bien
32:07que si vous êtes mon vétérinaire
32:08même vous
32:09même si vous seriez
32:09pour l'abattage total
32:10si j'ai 250 bêtes
32:12et que je vous dis
32:13demain matin
32:14viens voir
32:15j'en ai une qui est malade
32:16elle a de la fièvre
32:17et des nodules
32:17tout mon cheptel
32:19a été vacciné
32:20il y a 4 mois
32:21vous me faites le prélèvement
32:23ou pas ?
32:26ça veut dire quoi ?
32:27et bien
32:27si vous me faites le prélèvement
32:28il y a de grandes chances
32:30que ça vienne positif
32:31donc je tue avant Noël
32:34mes 250 bêtes
32:35ça va quand même
32:37vous poser question
32:37si vous êtes vétérinaire
32:38que vous avez vacciné
32:40que vous dites
32:40normalement
32:40votre couverture vaccinale
32:42est bonne
32:42aucun vaccin
32:44n'est sûr à 100%
32:45voilà
32:45donc
32:46là vous démontrez
32:47quand même
32:49cette rupture de confiance
32:50que nous
32:52elle est nécessaire
32:52ça serait bien plus logique
32:54dans ce cas là
32:55de dire effectivement
32:56à partir d'une certaine date
32:58on arrête l'abattage total
32:59c'est ce qu'on demande
33:00et que ces cas là
33:01à la limite
33:02puissent être déclarés
33:03parce que si jamais
33:04c'est des animaux
33:05qui sont effectivement
33:06porteurs asymptomatiques
33:07et qui peuvent révéler
33:09la maladie
33:10il faudrait peut-être
33:11mieux qu'on le sache
33:12nous
33:12elle est vétérinaire
33:14et ça on n'y arrive pas
33:16mais vous vous rendez compte
33:17c'est la base du truc ça
33:18vous me suivez ?
33:21oui mais bien sûr
33:22c'est soit nous
33:23on est complètement bêtes
33:24soit
33:26mais ça marche
33:26c'est pour ça qu'on dit
33:27que ça marche pas le truc
33:28donc vous ne voulez pas
33:30protocole
33:30et ce qui est frappant
33:33c'est que
33:33s'agissant de la Savoie
33:35et de la Haute-Savoie
33:36ça avait marché
33:37la technique qui a été utilisée
33:39puisqu'il y a des
33:40donc vous n'avez pas écouté
33:42la fin de ma phrase ?
33:43je vous écoute toujours
33:45religieusement
33:45moi aussi
33:47mais bon c'est très bien
33:47j'en suis heureux
33:49c'est réciproque
33:50bon
33:50écoutez
33:51dans ce que vous dites
33:52ça a marché
33:52vous le savez pas
33:53c'est ce que disent
33:56les sachants
33:58sauf que sur le terrain
34:00bon
34:01il y a des éleveurs
34:02qui vont parler
34:02ils sont d'accord
34:04de parler de manière anonyme
34:05et tout
34:05il y a certains animaux
34:06qui représentent
34:07des signes cliniques
34:08aujourd'hui
34:09dans certains élevages
34:10mais ça n'a peut-être
34:11rien à voir
34:12est-ce que c'est positif
34:13ou est-ce que c'est
34:14un restant
34:15d'autant plus
34:16que la technique
34:17qui avait été
34:17donc la technique
34:18qui avait été utilisée
34:20en Savoie
34:20et en Haute-Savoie
34:21attendez
34:22ressembler
34:24c'est ce que j'allais dire
34:25ressembler
34:26à ce qui a été fait
34:28en Italie
34:29en Grèce
34:30et ailleurs
34:30et donc
34:31il y a des cas
34:33dans lesquels
34:33ça peut fonctionner
34:34et puis il y a des cas
34:35dans lesquels
34:35c'est inadapté
34:36et le sentiment qu'on a
34:37c'est que ça a bien fonctionné
34:39en Savoie
34:40et en Haute-Savoie
34:40et que c'est inadapté
34:42dans le sud
34:43la vaccination marche
34:44c'est sûr
34:44mais c'est pas sûr
34:45à 100%
34:46oui mais ça c'est comme
34:47tous les vaccins
34:47mais oui mais oui
34:48donc
34:48c'est que ça atténue
34:50la forme de la maladie
34:50vous comprenez bien
34:51que si vous suivez cette logique
34:52vous gardez peut-être
34:53des animaux
34:54même dans les troupes
34:55promettinées
34:55qui sont potentiellement porteurs
34:57oui d'accord
34:58c'est pour ça qu'on veut
34:59les abattre
34:59mais de toute façon
35:00de toute façon
35:01quelle que soit la réponse
35:03qu'on donne
35:03vaccin, pas vaccin
35:06etc
35:06quelle que soit la réponse
35:07qu'on donne
35:08on sait qu'il y a toujours
35:09des facteurs d'incertitude
35:10qui demeureront
35:11dans ce domaine là
35:12c'est sûr
35:12toujours
35:12on retourne
35:14sur le terrain
35:15de la contestation
35:16de la colère
35:16des agriculteurs
35:17cette fois-ci
35:18pour retrouver
35:19en Haute-Garonne
35:20Angile Ouatta
35:21il est sur la 61
35:22pour BFM TV
35:23c'est pareil
35:24ce sont des points
35:25de blocage
35:26des points de colère
35:27et bien décider
35:28à y rester
35:29Angile
35:29oui bien décider
35:33à y rester
35:33parce qu'on a eu
35:34un petit recensement
35:35tout à l'heure
35:35en début d'après-midi
35:36les leaders
35:37en quelque sorte
35:38qui ont demandé
35:38êtes-vous prêt
35:39à rester
35:39lors des prochaines nuits
35:40lors des prochains jours
35:42et la réponse
35:42était unanime
35:43unanime
35:44oui nous sommes prêts
35:45à rester ici
35:46même la nuit
35:47s'il le faut
35:48pour bloquer ces trois acs
35:49il y a une voie ferrée
35:50il y a une route nationale
35:52et il y a maintenant
35:53une partie de l'autoroute
35:54Vincent
35:54vous êtes céréalier
35:56le Premier ministre
35:57semble avoir repris
35:59un petit peu la main
36:00sur le dossier
36:01est-ce qu'il y a une annonce
36:02qui pourrait faire
36:03que vous leviez le camp ici ?
36:06déjà je ne pense pas
36:08qu'il y ait une annonce
36:09où on va lever le camp
36:10nous on a décidé
36:12de rester ici
36:13pour plusieurs jours
36:15s'il le faut
36:15après voilà
36:17s'ils commencent
36:18à essayer
36:19de vouloir discuter
36:20à revenir
36:21sur certains points
36:22comme déjà
36:23le gros point
36:24pour laisser rallier
36:25le Mercosur
36:25et pour discuter
36:29de revenir
36:31sur l'abattage
36:32des vaches
36:32pour la DNC
36:33là peut-être
36:35qu'on fera quelque chose
36:36mais c'est pas prévu
36:37on me disait
36:38le gros point
36:39pour vous
36:39effectivement
36:39c'est le Mercosur
36:41vous êtes installé
36:42depuis 5 ans
36:43vous m'avez dit
36:43oui 5 ans
36:44vous avez repris
36:44l'exploitation
36:45de vos parents
36:45oui c'est ça
36:46est-ce que parfois
36:47vous regrettez
36:48d'avoir fait ce choix ?
36:50je ne le regrette pas
36:52mais des fois
36:53je me pose la question
36:54que c'est vrai
36:55si j'étais resté
36:57à travailler ailleurs
36:58je serais quand même
37:00plus tranquille
37:00financièrement
37:02je pourrais voir venir
37:04à vos côtés
37:06on se fait klaxonner
37:06il y a des renforts
37:07qui arrivent
37:08on va laisser
37:08ce gros camion passer
37:10mais je vais en profiter
37:10pour venir vers vous
37:11Ophélie
37:11compagne de Vincent
37:13vous êtes restauratrice
37:15on a longuement parlé
37:15tout à l'heure
37:16du Mercosur
37:16une aberration
37:19disiez-vous
37:19tout à l'heure
37:20le Mercosur
37:22c'est un marché ouvert
37:23avec l'Amérique du Sud
37:24vous vous servez
37:25à manger aux gens
37:26vous me disiez
37:27on est capable
37:28de le faire nous-mêmes
37:28on n'a pas besoin
37:29vraiment de ce marché ouvert
37:30exactement
37:31nous on a un restaurant
37:32on est basé sur Castel Londary
37:33donc un atelier MT
37:34et on a
37:35une envie première
37:38c'est de servir
37:38des produits de qualité
37:39à nos clients
37:40donc on marche
37:40avec les bouchers du coin
37:41les producteurs même
37:42de légumes
37:43et si je vous fais
37:45moi demain
37:45une soirée
37:46côte de bœuf
37:47comme on a l'habitude
37:48de faire
37:49avec au lieu de marquer
37:50bœuf de France
37:51et qu'on remarque
37:52soirée
37:52côte de bœuf
37:54Chili
37:55Argentine
37:56ça va peut-être
37:56donner un peu moins envie
37:58et la problématique
37:59c'est que nous
38:00en France
38:01on a tout ce qu'il faut
38:02pour nous
38:02pour nous nourrir
38:05on l'a vu même
38:06et que c'est ce que
38:07les consommateurs
38:08il faut qu'ils comprennent
38:09nous
38:09les agriculteurs
38:11c'est pas un plaisir
38:12de bloquer les gens
38:13c'est vraiment
38:14ils veulent atteindre
38:15les politiques
38:16il faut qu'on comprenne
38:18qu'on mange aujourd'hui
38:19c'est grâce à eux
38:20et quand on boit bovins
38:22on se dit forcément viande
38:23mais il ne faut pas oublier
38:24que ça touche aussi
38:25les vaches laitières
38:26tous ces cheptels-là
38:27et que si on n'a pas de vaches
38:28on n'a pas de lait
38:29on oublie le beurre
38:30on oublie la crème
38:31donc en fait
38:32c'est pas forcément
38:32que le boucher
38:33qui va être impacté
38:34c'est le boucher
38:35c'est nous
38:36premiers restaurateurs
38:37on va vous servir quoi
38:38on va manger quoi
38:39parce qu'avec
38:39cet accord de Mercosur
38:41alors oui
38:41on va faire rentrer
38:42il faut les échanges
38:43mais en fait
38:44le problème
38:44c'est qu'on n'a pas
38:45les mêmes normes
38:46les mêmes normes
38:47ne sont pas applicables
38:48à tout le monde
38:49la règle du jeu
38:50n'est pas la même
38:50pour tout le monde
38:51c'est en creux
38:52ce qui est dit
38:53je vous remercie
38:54à tous les deux
38:54je crois que
38:55la symbolique de votre couple
38:56aussi est extrêmement
38:57importante à comprendre
38:58c'est un couple
38:58qui en réalité
39:00d'une certaine manière
39:00est capable de nourrir les gens
39:02est capable de nourrir
39:03les gens qui se trouvent
39:03autour d'eux
39:04et d'ailleurs
39:05on parlait tout à l'heure
39:06du fait de bloquer
39:07de ne pas embêter les gens
39:08on entend beaucoup
39:09de coups de klaxon également
39:10ce qui est aussi
39:13des gens qui passent ici
39:14le long de cette autoroute
39:15qui est bloquée
39:16mais avec des regards
39:17bienveillants autour
39:17merci Angile Ouata
39:19merci d'avoir été avec nous
39:21avec Nils Cambier
39:22alors justement
39:23on va regarder
39:24puisque ce couple
39:25parlait du Mercosur
39:27et des inquiétudes
39:28c'est l'autre polémique
39:29il y a la dermatose
39:30il y a le Mercosur
39:31et c'est Nargis Hadji
39:33qui va nous résumer ça
39:34parce que les éleveurs
39:35ce qui les inquiète
39:36c'est la concurrence
39:37déloyale Nargis
39:38absolument
39:38et on vient de l'entendre
39:39cette intervenante
39:40parler donc de la viande argentine
39:42par exemple
39:42l'accord prévoit précisément
39:44l'importation
39:45de 99 000 tonnes
39:47de viande bovine
39:48180 000 tonnes
39:50de volaille
39:51par an
39:51entre donc
39:52les pays membres
39:53du Mercosur
39:53et l'Union Européenne
39:55cela
39:56sans droits de douane
39:57mais voilà
39:58ces viandes
39:58elles coûtent déjà
39:59beaucoup moins cher
40:00à produire en Amérique du Sud
40:01un exemple très concret
40:03aujourd'hui
40:04sans la suppression
40:04de ces droits de douane
40:05produire
40:06un kilo de bœuf
40:07brésilien
40:08coûte
40:0960%
40:10moins cher
40:11que le coût de production
40:12en Europe
40:13et donc forcément
40:14cela pourrait forcer
40:15un éleveur français
40:16à brader ses prix
40:17mission impossible
40:18car on le sait déjà
40:19de très nombreux éleveurs
40:21ont déjà du mal
40:22à se payer eux-mêmes
40:23l'autre point de tension
40:24concerne les normes
40:25environnementales
40:26et sanitaires
40:27car les règles
40:28ne sont pas les mêmes
40:29entre l'Union Européenne
40:30et les pays du Mercosur
40:31elles sont plus strictes
40:32en Europe
40:32c'est pour cela
40:33que la France réclame
40:34notamment ses mesures
40:35miroir
40:36sur les pesticides
40:37et l'alimentation
40:38animale
40:39alors qu'on le rappelle
40:40ces derniers temps
40:42les positions du chef
40:42de l'État
40:43ont changé
40:43à plusieurs reprises
40:44dernier revirement
40:46c'était hier
40:47le président de la République
40:48disait que le compte
40:50n'y était pas
40:50pour les agriculteurs français
40:52et bien ce traité
40:53de libre-échange
40:53reste toujours impropulaire
40:55auprès de nos agriculteurs
40:56ils sont près de 80%
40:58à juger
40:58cet accord mauvais
41:00pour leur activité
41:01Merci Nargis Adji
41:02on va retrouver
41:02Igor Saïri
41:03maintenant
41:03dans la Vienne
41:04Igor
41:05parce qu'il y a
41:06une manifestation
41:08devant la permanence
41:10d'un député
41:11d'un député
41:12proche du président Macron
41:14Nicolas Turquois
41:17Alain effectivement
41:18député Modem
41:20sa permanence est ici
41:21au coeur du centre-ville
41:23de Châtellerault
41:24commune de la Vienne
41:25et des agriculteurs
41:27de la coordination rurale
41:28vous le voyez
41:28sur les images
41:30de Lucille Martin
41:31ont déversé
41:32des pneus
41:33des bottes de foin
41:34des bâches
41:35devant la permanence
41:36du député
41:37de la 4ème circonscription
41:38de la Vienne
41:40vous le voyez
41:40ces pneus géants
41:42de tracteurs
41:43sont tagués
41:44au moment où l'on se parle
41:46et je vais aller voir
41:47Stéphane Pelletier
41:48Stéphane Pelletier
41:49c'est le vice-président
41:51de la CR86
41:53de la Vienne
41:53Stéphane
41:54alors d'abord
41:55première question
41:55pourquoi vous avez déversé
41:57tout cela
41:58devant la permanence
41:59de votre député
41:59il y a deux raisons principales
42:01la première
42:02la semaine dernière
42:03il y a eu une forme
42:04d'agression
42:04en expliquant
42:05que notre mouvement
42:05était radical
42:06et qu'on avait agressé
42:07les forces de l'ordre
42:08dans le sud de la France
42:09alors qu'on était juste
42:10en protection
42:11d'un de nos collègues
42:11qui allait se faire abattre
42:12toutes ces bêtes
42:13donc bon
42:14aller sans arrêt
42:15expliquer
42:16et radicaliser
42:17notre mouvement
42:17sachant qu'on est plutôt pacifique
42:19et on casse
42:20on casse assez rarement
42:21toujours moins
42:22que d'autres
42:23ont pu casser par le passé
42:23et la deuxième des choses
42:25en ayant un député agriculteur
42:29on aurait
42:29il est agriculteur lui
42:30oui oui oui
42:31en ayant un député agriculteur
42:32on aurait quand même l'espoir
42:33que le débat agricole
42:34soit relancé
42:35par un de nos représentants
42:37qui connaît très bien
42:38le contexte agricole
42:40les différentes problématiques
42:42donc d'un côté
42:43on a les maladies
42:44sur les animaux
42:45on a une future taxe
42:46qui va nous arriver
42:47pour les grandes cultures
42:49qui est complètement morbide
42:50puisque là on va être défasé
42:51totalement avec le reste du monde
42:53et puis plein d'autres choses
42:55des contraintes environnementales
42:56qui sont devenues abjectes
42:58et complètement indécentes
42:59par rapport à notre revenu
43:00donc on aurait aimé
43:02que justement
43:02lui puisse lancer le débat
43:04au sein de l'hémicycle
43:05mais son silence
43:07est une constante
43:08est assourdissant
43:10il est assourdissant
43:11et même pire
43:11je vois
43:12je suis aussi élu
43:13de chambre d'agriculture
43:14je suis vice-président
43:14de la chambre d'agriculture
43:15de la Vienne
43:16et monsieur Turquois
43:17refuse carrément
43:18de venir siéger
43:19à la place
43:20qui lui est réservée
43:21aux sessions de chambre
43:22donc aux sessions
43:23aux sessions
43:24à la grande messe
43:25de la chambre d'agriculture
43:26ne bougez pas Stéphane
43:27Alain
43:27je voulais vous montrer
43:28quand même
43:28parce qu'on est vraiment
43:29au coeur du centre-ville
43:30de Jatelrault
43:30et l'action est assez spectaculaire
43:32il y a 4 gros tracteurs
43:34en plein centre-ville
43:35dans cette rue pavée
43:36vous le voyez
43:36il y a les commerçants
43:37les habitants
43:38du centre-ville
43:39un peu surpris
43:40par cette action
43:41mais la coordination rurale
43:43obtient plutôt
43:44le soutien des habitants
43:45Stéphane
43:46vous avez un bouquet
43:46de fleurs dans la main
43:47expliquez-moi
43:48ce que vous allez en faire
43:49en fait
43:49le bouquet de fleurs
43:50pour moi
43:50c'est le moyen
43:51de rappeler à Nicolas Turquois
43:53sa double personnalité
43:55il est agriculteur
43:56et député
43:57donc en tant que député
43:58je lui refuse
43:59enfin je lui reproche
44:01son silence
44:01et son silence
44:04aujourd'hui
44:04il devrait être
44:05notre meilleur avocat
44:06au sein de l'Assemblée
44:06donc j'ai fait inscrire
44:08un message
44:08sur la banderole
44:09votre silence politique
44:10tue vos collègues
44:12agriculteurs
44:12et aujourd'hui
44:14c'est bien ça
44:14aujourd'hui
44:15plus un politique
44:16ne souhaite
44:17prendre la défense
44:18du monde agricole
44:19alors si Nicolas Turquois
44:20ne le fait pas
44:21personne ne le fera
44:21Nicolas Turquois
44:23est en train
44:24d'écouter à l'antenne
44:25de BFM TV
44:25ce que vous lui dites
44:27actuellement
44:27qu'est-ce que vous lui dites
44:28là maintenant
44:29tout de suite Stéphane
44:30et maintenant
44:31de venir ici
44:32Nicolas
44:32Nicolas
44:33il faut que tu deviennes
44:34notre avocat
44:35on est voisin de champ
44:37on a les mêmes problématiques
44:38il y a juste une rivière
44:40qui nous sépare
44:40tu as les capacités
44:42je sais que tu es
44:43tu es en capacité
44:44de tenir un argumentaire
44:45il faut que tu défendes
44:46le milieu agricole
44:47le milieu qui était le tien
44:48avant que tu sois député
44:49et le milieu qui sera le tien
44:51quand tu ne seras plus député
44:52tu es notre meilleur avocat
44:53maintenant
44:54il faut que tu plaides
44:56Nicolas Turquois
44:57il va répondre
44:58sans doute
44:59de l'Assemblée nationale
45:00avec nous
45:00allez-y
45:02Nicolas Turquois
45:02bonsoir
45:03monsieur le député
45:03oui bonsoir
45:04alors je ne suis pas sûr
45:05d'avoir pu tout entendre
45:07de l'intervention
45:08je pense que c'est
45:08monsieur Pelletier
45:09Stéphane Pelletier
45:10qui a parlé
45:11je pense reconnaître sa voix
45:13d'abord
45:15je conteste
45:16formellement ce qu'il a dit
45:17parce que
45:18la deuxième question
45:19au gouvernement
45:19cet après-midi
45:20c'était la mienne
45:21pour parler de la détresse
45:22des agriculteurs
45:23et c'est un sujet
45:24auquel je suis extrêmement sensible
45:25je vois bien
45:26dans les campagnes
45:27qui nous entourent
45:28quelle est la détresse
45:28des agriculteurs
45:29et je demandais
45:30à madame la ministre
45:31d'avoir de l'humanité
45:32par rapport à ce qui se passe
45:34parce que
45:34pour des éleveurs
45:35je parlais de la dermatose
45:37pour des éleveurs
45:37un abattage
45:38est une épreuve
45:40c'est un traumatisme
45:41je pense que
45:42l'abattage
45:43est nécessaire
45:44quand l'élevage
45:45est contaminé
45:45mais c'est un traumatisme
45:46et comment on l'accompagne
45:47donc
45:48quand j'entends
45:49dire
45:50je n'évoque pas
45:51la question agricole
45:52je pense que c'est
45:53au contraire
45:54mon quotidien
45:54j'essaye de le faire
45:56j'essaye d'agir
45:56et moi je suis surpris
45:58qu'on puisse
45:59déverser des choses
46:02devant ma permanence
46:03sans avoir
46:04au moins
46:05la délicatesse
46:06de me dire
46:06bon on va le faire
46:07voilà
46:07parce que
46:07je pense que
46:08j'essaye de venir
46:09devant la chambre
46:11d'agriculture
46:11j'essaye d'avoir ce dialogue
46:12il n'est pas toujours facile
46:14mais il n'y a pas
46:16de solution facile
46:16pour l'agriculture
46:17il y a plein de sujets
46:18qu'il faudrait évoquer
46:19et c'est ce que
46:20j'ai essayé d'évoquer
46:21ne serait-ce que
46:22cet après-midi
46:22en pleine assemblée
46:23devant la ministre
46:24la réponse de Stéphane Pelletier
46:29c'est bien
46:30c'est bien que vous ayez
46:31pris la parole
46:32c'est dommage que ce soit
46:34après notre annonce
46:34justement de manifestation
46:36devant votre
46:36devant votre permanence
46:38la deuxième chose
46:40aller au devant
46:41de la chambre d'agriculture
46:42je crois que
46:43depuis quelques années
46:44c'est compliqué
46:45de vous voir
46:46à la chambre d'agriculture
46:46votre siège
46:48lors des sessions
46:49est resté vide
46:50inlassablement
46:50depuis au moins
46:51trois ans
46:51il faut vraiment
46:53il faut vraiment
46:54que le député
46:56renoue
46:56avec
46:57avec le terrain
46:59ses députés
47:01et sénateurs
47:01c'est bien vous
47:02nos relais
47:03c'est bien vous
47:04nos relais
47:04alors maintenant
47:05aller défendre
47:06aller défendre
47:06la position
47:07de madame Gennevard
47:08en disant
47:09s'il y a un animal
47:10qui est contaminé
47:11dans un troupeau
47:12il faut continuer
47:12à abattre le troupeau
47:13je pense que
47:14encore une fois
47:15vous n'avez pas compris
47:16ce qu'on vous demande
47:16vous n'avez pas compris
47:17ce qu'on vous demande
47:18alors je vais remettre
47:21la gerbe
47:22sur le tas
47:23d'immondité
47:23vous pouvez répondre
47:28monsieur le député
47:29alors est-ce que
47:30vous avez vraiment
47:30compris l'enjeu
47:32mais il y a un enjeu
47:34qui est très important
47:35en matière d'agriculture
47:36au-delà même
47:37de la dermatose
47:39il y a
47:39un marasme total
47:41des agriculteurs
47:42parce que
47:42en céréales
47:43les prix sont très bas
47:44les engrais sont élevés
47:46en arboriculture
47:47il y a des problèmes
47:48avec la filière pomme
47:49en viticulture
47:51on voit toutes les difficultés
47:52du bord de lait
47:53l'arrachage
47:54en élevage
47:55il y a cette maladie
47:58qui arrive
47:59sur la maladie
48:01proprement dite
48:02je pense qu'il y a
48:03une erreur fondamentale
48:04par rapport au fait
48:05de dire
48:06on pourrait juste
48:07ne tuer
48:09ne abattre
48:10que les animaux malades
48:11parce que
48:11la contamination
48:12d'un animal à l'autre
48:13se fait par des mouches
48:14et des temps
48:15s'il y a une piqûre
48:17la mouche et le temps
48:17ne va pas cibler
48:18une seule vache
48:19donc
48:20il y a des fois
48:21il y a des délais
48:22il y a une vingtaine de jours
48:23entre la contamination
48:24et l'apparition des symptômes
48:26c'est le risque
48:27de diffuser massivement
48:28cette maladie
48:29qui est mortelle
48:30dans 10% des cas
48:31si c'est la France
48:32qui est contaminée
48:3310%
48:33de nos animaux
48:35c'est plus d'un million
48:36d'animaux
48:36ce serait un drame
48:38absolu
48:39pour notre filière
48:39qui ne s'en remettrait pas
48:40il faut absolument
48:41contenir cette maladie
48:44là où elle est
48:44vaccinée
48:46autour
48:47dans les zones
48:48parce qu'autrement
48:49c'est la fin
48:50de l'élevage français
48:51je vous le dis
48:52donc il faut prendre
48:53des mesures radicales
48:54mais il faut aussi
48:55l'accompagner
48:55de mesures
48:58j'allais dire
49:00d'accompagnement
49:00pour les agriculteurs
49:01notamment
49:02moral
49:03parce que c'est un traumatisme
49:04qu'il faut faire
49:05et donc
49:05avec les agriculteurs
49:07de la Vienne
49:08et d'ailleurs
49:08moi je suis prêt
49:09à les rencontrer
49:10pour discuter
49:10j'ai entendu
49:11de dire
49:12je n'étais pas présent
49:13aux sessions
49:13de la chambre d'agriculture
49:14les sessions sont organisées
49:15les jours
49:16où nous siégeons
49:17à l'assemblée
49:18il faut les organiser
49:19un autre jour
49:20je dois aussi siéger
49:21à l'assemblée
49:21et donc
49:22à chaque fois
49:23que j'ai pu le faire
49:24je suis allé devant eux
49:25et je suis prêt
49:26à le refaire
49:26Stéphane Pelletier
49:30on a le sentiment
49:31que vous êtes
49:32dans un dialogue de sourds
49:33avec le gouvernement
49:34et la majorité gouvernementale
49:35qu'est-ce que vous voulez répondre
49:36à votre député
49:37de ce qu'il vient de dire
49:38il y a deux parties
49:39dans la réponse
49:40la partie des N.C.
49:42le discours démagogique
49:44d'abattage total
49:45ça vous voulez le dire
49:46tenez-le
49:46le reste de votre discours
49:48je l'approuve totalement
49:49et justement
49:51sur la partie économique
49:52sur la partie contrainte
49:53moi je vous demande
49:55justement
49:55de le tenir inlassablement
49:57la misère
49:58n'est pas qu'à l'autre bout du monde
49:59elle est aussi en France
50:01voilà
50:01Merci beaucoup Stéphane Pelletier
50:04devant donc
50:05la permanence
50:06de Nicolas Turquois
50:08et vous le voyez donc
50:08avec
50:09le déversement
50:10de ses pneus
50:11et de ses bottes de foin
50:12à l'instant
50:13ici dans le centre-ville
50:14de Jatelrault
50:15Alain
50:16Nicolas Turquois
50:18vous aurez un peu
50:19de nettoyage à faire
50:19devant votre permanence
50:21en revenant
50:21Oui oui
50:22j'ai vu des photos
50:23oui j'ai vu
50:24pardon mais
50:25c'est quand même
50:26un peu désespérant
50:27de voir des agriculteurs
50:29qui ne sont pas d'accord
50:31et qui s'en prennent ainsi
50:33à votre permanence
50:34alors que vous-même
50:35vous êtes agriculteur
50:36Oui alors après
50:38je pense que c'est une façon
50:40de mettre la pression
50:41parce que parfois
50:42il y a des choses
50:43avec lesquelles
50:43je ne suis pas d'accord
50:44avec eux
50:45et notamment
50:45sur la stratégie
50:47de lutte contre la dermatose
50:48mais sur aussi
50:49un certain nombre
50:50d'autres sujets
50:50moi je suis pour
50:51des questions de dialogue
50:53il y a des éléments
50:54de souffrance agricole
50:56que j'entends
50:56mais totalement
50:57je les vis
50:58je vois
50:59dans mon voisinage
51:01je vois ma propre exploitation
51:03je vois un certain nombre
51:04je connais ces agriculteurs
51:06là pour la plupart
51:07d'entre eux
51:07donc la situation économique
51:09est extrêmement difficile
51:10ça il faut que
51:11nos concitoyens
51:12prennent conscience
51:13Mais vous avez dit
51:13que leur action
51:14était radicale
51:15c'est ça aussi
51:15qui les a agacés
51:16Mais il y a un côté radical
51:19parce que
51:20on n'est pas dans le dialogue
51:22on n'est pas dans le dialogue
51:23Là si ce soir
51:24on était dans le dialogue
51:25bon le problème
51:27c'est qu'ils ont mis
51:27du fumier en même temps
51:28Oui alors
51:29c'est pas du fumier
51:31c'est des pneus
51:32et des bâches
51:32mais bon
51:33je pense pas qu'ils aient
51:33mis beaucoup de fumier
51:34devant ma permanence
51:35au vu des photos
51:35que j'ai vues
51:36mais il y a un côté
51:39il y a un côté
51:39qui va
51:42au contact
51:44qui va
51:44à la provocation
51:46et ça je le regrette
51:47Nicolas Chouval
51:48dernière question
51:49vous allez voir
51:50allez simple
51:51c'est presque un oui ou non
51:52le maire Cossure
51:53vous dites oui ou vous dites non ?
51:55Pour l'instant je dis non
51:56absolument non
51:56Vous aussi
51:57d'accord
51:57Vous êtes d'accord avec eux
51:59Merci d'avoir été avec nous
52:00monsieur le député turquois
52:01et on revient dans un instant
52:02en direct pour cette édition spéciale
52:04on sera de retour
52:05sur tous les points de barrage
52:06qui s'intensifient
52:07la Haute-Garonne
52:08les Yvelines
52:09nous serons du côté de l'Hérault
52:11et du côté de la Vienne
52:12Merci d'avoir regardé cette vidéo !
52:13Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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