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  • il y a 7 semaines
Lieutenant-colonel Erwan Coiffard, porte-parole de la Gendarmerie Nationale, Antoine Rostand, président de Kayrros, Nicolas Zibell, président de Crosscall, et Adjudant Donatien Mombazet, porteur du projet « D3T : détecteur de drones et localisation en temps réel du télé-pilote », étaient les invités de François Sorel dans Tech & Co, la quotidienne, ce mardi 16 décembre. Ils se sont penché sur l'objectif des Rencontres AGIR, et les avancées de la Gendarmerie dans le secteur de la tech sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:01Tech & Co, la quotidienne, les invités.
00:05Voilà, sujet très intéressant, comment justement la gendarmerie accélère dans la tech.
00:10On va en parler avec nos invités, tout ça à l'occasion des rencontres Agir 2025
00:15qui ont eu lieu le jeudi 2 décembre dernier, c'était au Beffrois de Montrouge.
00:19Et on va en parler avec nos invités.
00:21Lieutenant-colonel Erwan Coiffard est avec nous.
00:23Bonsoir lieutenant-colonel.
00:24Bonsoir.
00:25Vous êtes porte-parole de la gendarmerie nationale.
00:27Adjudant Vincent Beck est avec nous.
00:30Bonsoir mon adjudant.
00:31Soir.
00:31Vous êtes, je crois, avec un autre collègue porteur de ce projet Détroit T
00:36qui est détecteur de drones et localisation en temps réel du télépilote.
00:41Et vous avez été lauréat du prix de l'innovation 2025-2026, donc de ces rencontres Agir.
00:47On va vous découvrir et découvrir votre innovation dans un instant.
00:50Et puis, on va dire deux entreprises privées qui travaillent avec la gendarmerie
00:55que vous connaissez peut-être.
00:56Cross Call, Nicolas Zibel est avec nous.
00:58Bonsoir Nicolas.
00:59Bonsoir.
00:59Vous en êtes le président.
01:01Et vous êtes là parce que vous équipez les gendarmes de téléphones spécifiques,
01:05durcis, sécurisés.
01:07Et vous allez nous expliquer comment on fait un smartphone pour les gendarmes.
01:10Finalement, ça va être très intéressant.
01:12Tout à fait.
01:12Ça sera dans quelques instants.
01:15Et puis, nous accueillons aussi Antoine Roustan.
01:17Bonsoir Antoine.
01:18Bonsoir.
01:18Vous êtes président de Kéros.
01:20Kéros qui est dans le domaine du satellite.
01:23En fait, vous êtes une société française duale d'IA géospatiale.
01:28Et évidemment, on peut imaginer que toutes les données que vous récoltez après sont utilisées par la gendarmerie.
01:33Vous allez nous expliquer tout ça.
01:34Exactement.
01:35Mais, lieutenant-colonel, commençons par vous.
01:38Un mot sur ces rencontres Agir 2025.
01:40Qu'est-ce que c'est que les rencontres Agir ?
01:42C'est un salon qui a maintenant cinq ans, qui naît tout simplement du terrain.
01:46Sur le terrain, souvent, il y a un besoin.
01:48Le gendarme, dans son ADN, a ce goût de l'innovation.
01:51Et la gendarmerie a eu l'idée de développer un salon, qui est le salon de la demande publique.
01:56C'est-à-dire qu'au lieu de rassembler des entreprises ou des particuliers qui ont et qui offrent des biens ou des services,
02:02on rassemble les administrations publiques, en avant l'agent Armerie, qui exprime un besoin
02:07et on permet aux entrepreneurs de venir rencontrer ces gendarmes par rapport à l'expression de besoins
02:12et de faire se rencontrer tout simplement l'offre, la capacité d'innovation avec le besoin de l'agent Armerie.
02:18Donc, vous êtes là pour partager des besoins et que des sociétés créent, en fait, répondent à vos besoins.
02:25C'est ça l'idée ?
02:26Tout à fait.
02:26On est vraiment dans une idée de catalyseur.
02:29On essaie de faire se rencontrer l'innovation, l'idée, la capacité pour développer des produits.
02:35Et c'est quelque chose qu'on ouvre de plus en plus dorénavant, puisque c'est un salon qui, comme je le disais, a cinq ans
02:40et qui maintenant s'ouvre à d'autres administrations et même à des délégations étrangères.
02:43Alors, j'imagine que vous avez un devoir de réserve, vous ne pouvez pas nous raconter,
02:46mais on évoque dans Tech & Co tous les soirs la révolution de la tech et de l'intelligence artificielle
02:52dans des secteurs, dans tous les secteurs, en fait, de l'industrie et de la société.
02:56Est-ce que vous, votre corporation, est impactée par l'IA ?
03:00Est-ce que vous la vivez ? Est-ce que vous voyez cette transformation ?
03:03Est-ce que vous avez des outils, des exemples à nous donner ?
03:06Là, généralement, il est à l'image de la société.
03:07C'est-à-dire qu'elle est impactée par l'IA, mais elle s'en saisit également.
03:10Donc, on a des applications métiers qui intègrent pleinement l'IA.
03:14On a des applications du quotidien au niveau de nos systèmes de fonctionnement.
03:20Et effectivement, dans le cadre de l'IA, nous sommes ici sur une chaîne de télévision.
03:23Nous pouvons en parler.
03:25C'est aussi quelque chose qui intègre l'information, la désinformation.
03:29Donc, on a un panel très large de l'utilisation de l'IA par les personnes que je pourrais dénommer comme nos adversaires
03:34et quelque chose qu'on intègre, nous, pleinement également, pour continuer et poursuivre notre évolution.
03:39Oui.
03:39Alors, on est aussi à la radio, donc télévision et radio, en effet.
03:43Et c'est vrai que l'IA, pour vous, c'est votre meilleur ami, mais aussi votre meilleur ennemi.
03:47Parce que finalement, voilà, les cyberattaques, enfin tout ça, ça peut être aussi issu de l'intelligence artificielle.
03:55Tout à fait.
03:56C'est des réponses qui se font technologiques.
04:00C'est des réponses technologiques qu'il faut mettre en place.
04:01Des réponses technologiques.
04:02On ne peut pas en faire fi.
04:05C'est pour ça que je le disais, on l'embrasse pleinement.
04:07On n'est pas spectateur, on est acteur.
04:10Et c'est aussi la raison pour laquelle on crée ce salon.
04:12Parce qu'en tant que service public, on a certaines connaissances, mais on a également des besoins.
04:17Et donc, on se tourne vers des entrepreneurs qui, eux aussi, l'ont intégré pour se faire rencontrer,
04:22comme je le disais tout à l'heure, le besoin et la capacité d'innovation.
04:24Parlez-nous du besoin, justement, et de ce prix de L'Oréal Innovation 2026.
04:29Après, on va donner évidemment la parole à l'adjudant Vincent Beck.
04:32Mais justement, en parlant de besoin, parlez-nous de drones et de cette détection de drones
04:36et de télépilotes qui est quelque chose d'important.
04:38En tout cas, ça part d'un besoin et vous avez une solution avec des 3T, je crois.
04:44Donc, dans le cadre du salon Agir, il y a différents prix qui sont remis.
04:48Ça nous permet également de mettre en avant, justement, cette capacité d'innovation.
04:51Il y a un prix également qui est un prix de la prévention.
04:53Et donc là, l'adjudant, effectivement, est ici représentant l'Oréal du prix de l'innovation
04:58avec cette capacité qui a été développée vis-à-vis des drones.
05:01On le sait, c'est un véritable sujet.
05:03Vous parliez de l'IA.
05:03Le drone est aussi une évolution technologique qui remplit pleinement bon nombre de sollicitations
05:08pour nous, missionnelles, qu'on rencontre sur le terrain.
05:12Et donc, c'est un besoin qui vient du terrain.
05:13L'adjudant l'expliquera très bien, je pense.
05:15Alors, en plus, l'adjudant Vincent Beck est venu avec à la fois son magnifique trophée,
05:20superbe, et une espèce de machine avec l'autocolle en détroité.
05:25Alors, expliquez-nous ce que vous avez mis au point.
05:27Alors, avec le camarade qui est affecté avec moi au niveau de mon unité,
05:32on a développé dans le cadre de notre mémoire de fin d'études,
05:35un détecteur de drones et de télépilotes en temps réel
05:37afin de répondre aux besoins qu'on a pu rencontrer sur le terrain.
05:39Et votre camarade, c'est Donatien Montbasé ?
05:41Donatien Montbasé, tout à fait, qui n'a pas pu être présent ce soir.
05:43Mais heureusement, vous êtes là.
05:45Donc, on a décidé de faire une chose qui est facile d'utilisation,
05:49qui ne nécessite pas d'industrialisation et qui a vocation à combler les manques
05:54qu'il peut y avoir actuellement au niveau de la solution de détection drone portable,
05:57même s'il existe déjà des solutions aux gendarmeries.
05:59Alors, expliquez-nous ce que ça fait, pour être clair.
06:01C'est-à-dire que vous allumez ce truc.
06:03On l'allume.
06:03Attention, cet appareil hyper technologique avec un très bel écran.
06:08Vous avez trouvé une interface très simple
06:12qui permet à l'utilisateur de scanner son environnement
06:15et donc de matérialiser en temps réel dès lors qu'il détecte le drone
06:18la position du télépilote sur une carte.
06:21Alors, attendez, pour qu'on comprenne bien.
06:23Moi, je suis dans mon coin, je suis en train de piloter un drone.
06:25D'accord ?
06:26Vous, vous êtes gendarme.
06:28Ce que je fais, je n'ai pas le droit de le faire.
06:30Vous mettez en route votre truc, votre système,
06:32et automatiquement, vous allez pouvoir me géolocaliser,
06:36moi, avec ma télécommande, en fait, de drone, c'est ça ?
06:39C'est tout à fait ça, oui.
06:40Waouh, c'est impressionnant.
06:42Et comment vous faites ça ?
06:43Ça, vous comprendrez bien que pour des raisons de confidentialité,
06:45je ne répondrai pas ce soir.
06:47J'en ressentais quand même.
06:48Et concrètement, c'est quelque chose que vous demandiez, ça, le fait de pouvoir localiser précisément.
06:53Et justement, la question, c'est précis, en fait ?
06:55Vous arrivez à avoir une localisation précise ?
06:56C'est une ordonnée GPS, donc c'est au mètre près.
06:58D'accord.
06:58Parce qu'en fait, l'appareil, j'imagine, envoie des ondes que vous arrivez à localiser, c'est ça ?
07:05Avec une triangulation, des choses comme ça ?
07:08Grosso modo, on peut voir ça comme ça, oui.
07:10C'est un besoin à terrain.
07:11Et effectivement, l'intérêt pour nous, il y a la machine, mais il y a l'opérateur, il y a la personne qui la pilote.
07:17Et on est toujours dans une démarche de judiciarisation.
07:20C'est-à-dire qu'on va essayer de trouver le télépilote pour pouvoir derrière, tout simplement, interpeller la personne et la remettre à la justice.
07:27Donc, c'est aussi l'intérêt de ce moyen qui est développé, c'est de pouvoir localiser la personne,
07:32puisqu'on est souvent dans une utilisation, par rapport à l'exemple que vous preniez,
07:35on a moins vocation à venir chercher le télépilote amateur et dans une zone dans laquelle il sait qu'il n'a pas à être,
07:43que les personnes qui utilisent le drone comme un moyen et comme un vecteur,
07:46souvent pour déplacer d'autres choses ou tout simplement pour porter une atteinte qui est plus importante.
07:51Aujourd'hui, parce qu'évidemment, quand on pense drone de sécurité, on pense au conflit en Ukraine, par exemple.
07:57Mais aujourd'hui, en France, c'est un vrai sujet, la surveillance par drone illégale.
08:03En fait, on a entendu des histoires de livraison de produits illicites dans les prisons par drone et choses comme ça.
08:10C'est pour justement pallier à ça ?
08:12C'est une des applications possibles.
08:13En tout cas, effectivement, quelle que soit la raison pour laquelle le drone est utilisé,
08:18à partir du moment où il est utilisé dans un cadre légal qui ne le permet pas.
08:22Et donc, ça peut être pour une livraison, ça peut être aussi pour déplacer un moyen qui serait beaucoup plus dangereux.
08:27On va, nous, pouvoir localiser la personne, indépendamment d'une action qui existe aussi et que l'agent mort y maîtrise,
08:33qui sera la neutralisation du drone.
08:34Mais là, on n'est pas sur ce sujet-là.
08:35Non, non, non, c'est pour retrouver l'auteur, en fait, du méfait.
08:40Et ça existe déjà, ça ?
08:42Ou est-ce que c'est vraiment une innovation, j'allais dire, française qui n'a pas d'équivalent dans le monde ?
08:48Alors, pour dans le monde, je ne prononcerai pas, mais néanmoins, c'est une innovation qui est 100% gendarmerie,
08:52du boîtier au code.
08:53Donc, c'est un boîtier en impression 3D fait par notre maker, au niveau de notre unité.
08:57Et ce dispositif, à notre connaissance, nous n'en avons pas encore vu, en tout cas en France,
09:01ou déployable comme on est capable de le faire.
09:03Voilà, et la bonne nouvelle, c'est qu'il ne marque aucun drone détecté.
09:06On n'est pas surveillé, à part quelques caméras qui nous filent actuellement.
09:10Messieurs, vous restez avec nous.
09:12Parce que Antoine Roustan et Nicolas Zibel étaient présents à ces Journées Agir, aussi.
09:17Alors, ils sont conviés, je laisserai répondre sur leur présence, mais oui, ils sont conviés,
09:21puisque ce sont des entreprises, sont partenaires de longue date de la gendarmerie.
09:24Et on va commencer par Crosscall, alors qu'il est une marque que certains utilisateurs de smartphones
09:30et de les randonneurs, les sportifs connaissent, puisque vous avez ce marché, on va dire B2B,
09:35spécialisé dans la sécurité, mais vous vendez aussi les téléphones pour le grand public, les téléphones durcis.
09:40Expliquez-nous un petit peu ce que vous avez eu en place, comme partenariat avec la gendarmerie.
09:44Déjà, nous sommes partenaires de la gendarmerie depuis de nombreuses années.
09:47Je crois qu'il y a un peu plus de six ans.
09:50Et en fait, ce que l'on fait, c'est que non seulement on va au salon Agir pour écouter les demandes,
09:54mais on est en contact permanent avec non seulement des entités qui font des marchés publics,
09:59mais avec des utilisateurs.
10:02Et grâce à ces rencontres, on est capable de définir des moyens, définir des attentes.
10:06Et donc, ça nous permet de faire évoluer nos produits.
10:08Et donc, on conçoit des produits qui sont spécifiques aux attentes de la gendarmerie.
10:11Ils peuvent ressembler de l'extérieur peut-être à un produit que vous pourriez avoir pour le grand public.
10:16Il est durci, il est résistant et il vous permet d'être vraiment dans des conditions, dans des circonstances assez incroyables.
10:22Mais par exemple, le software est très particulier.
10:25On travaille avec l'INSEE, donc l'Agence de l'État pour la sécurisation du software.
10:29Ce n'est pas un produit qui travaille avec un operating system normal.
10:32Il a été sécurisé.
10:33Les applications qui sont sur le téléphone sont des applications spécifiques à la police et à la gendarmerie.
10:38Donc, il y a toute une série de choses qui sont faites pour que le produit réponde exactement aux besoins de la gendarmerie.
10:44Ça, c'est très important.
10:45Et ensuite, une fois qu'on a défini ce produit, on définit également une série d'accessoires.
10:50Et pourquoi on définit des accessoires comme celui-ci ?
10:52Ça, c'est ce qu'on appelle le XCOM.
10:53C'est un accessoire qui permet de l'utiliser comme une poire de communication, avec des boutons dédiés, avec des modes d'usage particuliers.
11:00Et par exemple, on était avec la gendarmerie partenaire de la sécurisation des Jeux Olympiques.
11:04Il y en avait plus de 30 000 utilisateurs qui utilisaient ce produit.
11:08Et ça permettait d'avoir une communication fluide entre tous les opérateurs en même temps, grâce à la gendarmerie et à tous les partenaires, on va dire, de réseaux qui nous ont accompagnés dans cette opération.
11:16Parce que c'est intéressant, c'est un peu comme un main libre spéciale, finalement.
11:20C'est un main libre spéciale, tout à fait.
11:21C'est-à-dire que c'est connecté au téléphone.
11:23Mais au lieu que le gendarme ou les forces de l'ordre prennent leur téléphone à la main, en fait, ils ont un raccourci avec lequel ils peuvent discuter, c'est ça ?
11:34Tout à fait.
11:35Alors, ils peuvent discuter.
11:36Ils peuvent discuter dans des environnements très bruyants.
11:38Ils peuvent discuter dans des environnements assez complexes parce qu'il faut arriver à bien déceler la nature du message qui est donné.
11:46Et ça permet surtout d'avoir une très forte autonomie.
11:48Donc, vous pouvez le garder pour une journée entière sans aucune difficulté.
11:51Et vous pouvez le connecter avec un fil ou avec des Bluetooth sécurisés.
11:55D'accord.
11:56Et ça, c'est un produit que vous n'avez conçu que pour la gendarmerie, en fait ?
11:59Il a été conçu que pour la gendarmerie.
12:00Il a été déployé pour la gendarmerie.
12:02Et il a été fait, quelque part, en co-construction au salon Agir, je crois, il y a un peu plus de trois ans maintenant.
12:09Le temps colonel, c'est un produit dont vous vous servez au quotidien.
12:12Au quotidien.
12:12C'est ce smartphone nouvelle génération.
12:15Avant, vous faisiez comment, en fait ?
12:16Alors, ce smartphone, il accompagne une transformation de la gendarmerie
12:20qui est de permettre aux gendarmes d'avoir un ordinateur de poche,
12:24puisqu'on a, via ce téléphone, accès à nos applications métiers.
12:27Donc, là où, préalablement, vous aviez éventuellement un téléphone, une tablette, la radio,
12:33en fait, on réduit l'ensemble de ces moyens à une seule entité, tout simplement, un seul objet.
12:40Et on se facilite la vie.
12:42Comme tout citoyen, c'est une application, une transposition concrète
12:45de l'évolution que la gendarmerie a, pour être toujours adaptée à son temps.
12:48Mais est-ce que vous pouvez passer, par exemple, des coups de fil perso avec ce truc-là ?
12:51Ou est-ce que c'est un terminal pour les gendarmes, en fait ?
12:56On peut appeler en interne comme en externe.
12:58C'est un téléphone.
12:58D'accord, c'est un téléphone.
12:59Mais vous avez accès...
13:00Complètement sécurisé.
13:01Vous avez accès, par exemple, par une application très concrète,
13:03on va avoir accès à l'annuaire gendarmerie.
13:04Donc, on va pouvoir appeler n'importe quel numéro,
13:06même si quelqu'un qu'on ne connaît pas, en allant le chercher par cet annuaire.
13:09D'accord.
13:09De la même façon qu'on peut, par un pavé numérique,
13:11taper les numéros de la personne qu'on souhaite appeler à l'extérieur de ce réseau.
13:15En fait, on est vraiment sur un réseau ouvert,
13:16en même temps qu'on a accès aux applications métiers,
13:18on peut prendre des photos, enfin, tout ce que vous auriez avec un smartphone.
13:21Évidemment, c'est connecté en 4G, 5G, forcément.
13:24Et vous en avez fabriqué combien aujourd'hui, pour les gendarmes,
13:28pour la gendarmerie, d'une manière générale ?
13:30Écoutez, ça faisait l'occasion d'un marché public.
13:34C'est un marché public qui a servi à la fois la gendarmerie et la police nationale.
13:37Ok.
13:37Donc on a eu un marché, c'est à peu près 300 000 gendarmes et policiers
13:42qui ont été équipés avec nos téléphones.
13:44Parce qu'après, le challenge pour vous, c'est tout ce qui touche le service après-vente,
13:48l'accompagnement, les mises à jour, parce que c'est un téléphone qui,
13:51comme tous les téléphones, doit se mettre à jour, non ?
13:53Mise à jour de sécurité.
13:54Tout à fait.
13:55Alors, déjà, ce qu'il faut bien comprendre, c'est que l'accompagnement, il est quotidien.
13:58On a des équipes dédiées au quotidien pour accompagner la gendarmerie,
14:01à la fois sur site, parce que la réparation se feront dans les centres spécialisés de la gendarmerie,
14:06et se feront également avec un suivi permanent.
14:10Donc ça, c'est très important.
14:12Et avec nos partenaires technologiques, on s'assure d'un maintien software
14:17pendant toute la durée de vie du produit.
14:19Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que non seulement les applications sont spécifiques à la gendarmerie,
14:23mais il y a également des spécificités autour de la sécurité du produit
14:25qui supposent un suivi très particulier.
14:28Je ne peux pas en dire plus ce soir, mais il y a des éléments qui sont importants à bien maîtriser.
14:30C'est cette sécurisation du produit du premier jour de l'utilisation jusqu'au dernier jour.
14:35Oui, on imagine qu'évidemment, il y a des clés de cliptage, etc.
14:40Merci beaucoup, Nicolas.
14:41On va donner la parole maintenant à Antoine Roustan, président de Kéros,
14:45qui évidemment collabore avec la gendarmerie.
14:48Alors, peut-être un mot sur Kéros.
14:50Rappelons ce que vous faites dans le domaine du spatial, s'il vous plaît.
14:53En fait, il y a plein de satellites qui prennent énormément de photos de toute la Terre.
14:57Tous les jours, en fait, l'intégralité de la masse terrestre et des océans
15:02est couverte par des dizaines de satellites.
15:05Donc, on a une quantité absolument gigantesque d'images
15:08qui est créée par des satellites européens, américains ou commerciaux,
15:12donc publics et commerciaux.
15:13Et en fait, ça donne une quantité de données gigantesque.
15:16Et nous, ce qu'on fait chez Kéros, c'est qu'on la traite avec de l'IA.
15:18Donc, on est capable d'absorber tout ça
15:20et d'aller détecter des mouvements, des objets,
15:24plein de choses qu'on fait pour la gendarmerie que je pourrais expliquer.
15:26Donc, nous, on a une boîte de software, on fait de l'IA
15:28sur de l'imagerie satellite,
15:31sur des problématiques de souveraineté ou de matières premières.
15:35– Lieutenant-Colonel Erwan Coiffard,
15:37comment est venue, justement, cette collaboration avec Kéros ?
15:42Parce que, justement, ça partait d'un besoin.
15:44Vous avez besoin de…
15:45– Je vais peut-être vous laisser l'expliquer.
15:46Alors, effectivement, parce que ça rejoint tout à fait la question de tout à l'heure.
15:49Vous voyez, vous parliez de l'IA.
15:50Là, on est dans une application IA
15:52que la genre de maurie ne pourrait pas maîtriser en propre.
15:53Et c'est aussi l'intérêt de ces rencontres agir
15:56et l'intérêt de ces rencontres, tout simplement,
15:57entre une capacité et un besoin.
16:00– Antoine, est-ce que vous pouvez nous donner des exemples, justement,
16:03de choses dont la localisation est importante pour la gendarmerie ?
16:07Ou même, peut-être, pour la police nationale, j'imagine ?
16:09– Alors, on travaille en mer, on va faire la détection de trafic de pétrole
16:16ou de trafic de stupéfiants.
16:17On peut voir quand il y a des bateaux qui se mettent à couple.
16:20On va détecter ça.
16:21Donc, ça va permettre de cibler, ensuite, des actions de la gendarmerie.
16:24On peut détecter de la pêche illégale
16:25quand des bateaux coupent leurs transpondeurs.
16:28On peut les détecter au radar.
16:30Donc, ça, c'est la partie maritime.
16:32On a une activité autour des feux.
16:34Donc, on va faire des cartes de risque de feu.
16:37Et pour la gendarmerie, on travaille sur est-ce qu'on peut aider dans les enquêtes
16:40pour savoir quel a été le mécanisme de déclenchement du feu,
16:42pour savoir si c'est d'origine crée.
16:44– Oui, c'est-à-dire que vous allez remonter le temps,
16:46retrouver les premières photos où l'on voit peut-être les prémices,
16:49en fait, d'un incendie, des choses comme ça,
16:51et de voir d'où ça part.
16:52– Voilà, c'est formidable.
16:53Ce qu'on fait, c'est qu'on peut remonter dans le temps
16:54jusqu'en années 70, à peu près.
16:56– Ah oui.
16:57– Et donc, rien ne nous échappe, en fait.
16:58À partir du moment où on sait ce qu'on veut chercher, on le trouve, généralement.
17:02– Les photos, les premières photos satellites datent des années 70 ?
17:05– Oui, c'est l'ANTSAT, les Américains.
17:06– C'est dingue.
17:07– C'est incroyable.
17:07– Et aujourd'hui, on arrive à avoir une résolution qui doit être…
17:09– On est à 3 mètres sur l'intégralité du globe,
17:12et après, bien sûr, les moyens propriétaires de l'État vont à 30 cm ou en dessous,
17:16mais disons que nous, ce que l'on traite,
17:18c'est des images qui sont prises sur l'intégralité du globe.
17:21Donc, on peut, en Guyane, par exemple, pour la gendarmerie,
17:23on va détecter l'orpaillage illégal, avec un radar,
17:27parce qu'il y a beaucoup de nuages, donc ce n'est pas de l'optique, c'est un radar.
17:30Et dès qu'un arbre est coupé en Guyane, on est capable de le voir,
17:33et ce qui permet de détecter des mines avant qu'elles soient détectées par d'autres moyens.
17:37Et il y a pas mal de mines, alors là, c'est opérationnel aujourd'hui,
17:40il y a pas mal de mines qu'on détecte bien avant les moyens traditionnels grâce à ça,
17:43et c'est aujourd'hui opérationnel pour la lutte contre l'orpaillage.
17:47– Typiquement, comment collaborez-vous lorsque, reprenons l'exemple de ces deux bateaux
17:52qui se rapprochent peut-être pour échanger de la marchandise illicite,
17:55vous détectez ça automatiquement, ou alors la gendarmerie vous dit
17:59surveillez-moi ce périmètre ou ces deux bateaux,
18:01et vous envoyez après l'information, comment ça se passe en fait ?
18:04– Non, nous on couvre des zones très importantes,
18:07on couvre toute la Guyane, enfin on couvre des très grandes zones,
18:10et on va dire, quand il y a un incident, on va dire, voilà, il se passe ça.
18:14Donc ça, c'est l'aspect monitoring.
18:15On a d'autres sujets où on nous demande d'aller investiguer sur une problématique
18:20liée par exemple à des crimes contre l'humanité.
18:22Donc là, on va regarder, à Gaza, on va essayer d'identifier
18:27combien de temps les camions sont restés bloqués,
18:30et on va pouvoir ainsi quantifier s'il y a eu blocage ou pas.
18:34Dans des charniers, on va pouvoir déterminer quand le charnier a été ouvert ou creusé.
18:40Donc là, on nous dit, regardez ce sujet-là, dans le cadre d'enquête internationale ou locale,
18:46et on va pouvoir donner des éléments complémentaires, évidemment, en plein d'autres choses,
18:49ce n'est pas suffisant, mais qui permettent de corroborer, de les valider ou invalider cette hypothèse.
18:57Donc là, on nous donne un sujet et on le creuse.
19:01Passionnant tout ça.
19:02Merci à tous les quatre d'être venus sur le plateau Tech&Co pour nous expliquer comment,
19:07et bien voilà, la gendarmerie notamment, embrasse la technologie,
19:12et j'imagine qu'il y a énormément d'autres exemples,
19:14peut-être qu'on aura l'occasion de se voir sur le plateau pour en découvrir d'autres.
19:17Avant la sixième édition, justement.
19:18Parce que c'est très intéressant, avec beaucoup de plaisir.
19:20Merci beaucoup, lieutenant-colonel Erwann Carfou-Coiffard, vous êtes porte-parole de la Gendarmerie nationale.
19:25Merci aussi à l'adjudant Vincent Beck, porteur de ce projet détroité,
19:29donc cette machine incroyable qui arrive à détecter des drones
19:32et la localisation en temps réel du pilote du drone.
19:35Merci aussi à Nicolas Zibel, président de Cross Call,
19:38pour justement la fourniture de ces terminaux sécurisés pour la gendarmerie et la police nationale.
19:44Et merci à Antoine Roustan, président de Kéros.
19:46Merci bien.
19:47Merci à vous.
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