00:00BFM Bourse, on refait la séance.
00:03Avec Adrien Henry pour Képler Chevreux, rebonsoir Adrien.
00:06Bonsoir Guillaume.
00:06En fin de compte avec nous et Antoine Larigauderie.
00:07Antoine, donc Bruxelles enterre, enterre l'interdiction de vente des véhicules thermiques en 2035.
00:13Le nouvel objectif que fixe Bruxelles au fonds de structure, c'est de réduire de 90% leurs émissions de CO2.
00:19Mais ils pourront continuer de vendre des véhicules thermiques.
00:21L'interdiction est enterrée.
00:23Oui, c'est globalement le meilleur des deux mondes si on peut dire.
00:28Parce que réduire de 100% les émissions, ce n'était pas possible.
00:32Pour des raisons techniques, pour des raisons politiques.
00:36Et principalement parce que l'Europe est bien obligée de prendre en compte les désirs du consommateur.
00:43Et pour l'instant, le consommateur n'a absolument pas envie de passer au 100% électrique.
00:47On arrive, et c'est quand même une prouesse, à 20-25% de parts de marché sur les nouvelles immatriculations sur les derniers mois en France.
00:54C'est pas mal du tout.
00:54Mais au-delà, on commence à mordre sur des considérations techniques qui ne vont pas.
01:00Alors c'est très bien parce qu'on va avoir l'électrique, on va avoir l'hybride rechargeable, on va avoir l'hybride normale qui continue d'être une véritable référence.
01:10Donc on va vers une réduction progressive des émissions de CO2.
01:14Il y aura encore des véhicules thermiques vendus légalement après 2035 en Europe, les rechargeables, les hybrides rechargeables.
01:21Et vous disiez en discutant comme ça pendant la pub que le diesel aussi pourra continuer de vivre avec ce qu'annonce aujourd'hui Bruxelles.
01:28Mais je remarque dans le texte que vous m'avez lu sur la prise de décision qu'on reparle du diesel.
01:33C'est une filière qu'on a tuée il y a 5-6 ans.
01:37On a décidé qu'il n'était plus question du diesel parce que les gens ne les entretenaient pas.
01:41Et résultat, au bout d'un moment, ça faisait des microparticules.
01:43Mais techniquement, un moteur diesel émet moins de CO2 qu'un moteur essence classique.
01:48Donc si on combine avec ça les progrès qui ont été faits sur l'hybride, sur les prolongateurs d'autonomie, sur l'hybride rechargeable,
01:57on va arriver à des voitures qui émettent nominalement un minimum de CO2.
02:03On se remet sur le chemin de l'optimisation et plus de la révolution à marche forcée qui était essentiellement politique et beaucoup plus que technique.
02:09Un peu de pragmatisme effectivement de Bruxelles.
02:11Alors les titres automobiles n'ont pas réagi en clôture.
02:13Renault qui perdait 2% a terminé à moins 1,9%.
02:16Stellantis gagne 0,16%.
02:17Et Opé Mobility, Adrien, alors ils font des réservoirs à essence.
02:20La Opé Mobility, c'est l'ancien plasticomium, gagne 2,5% pour le coup en clôture.
02:25Oui, on a faim.
02:26Finalement, la baisse Renault, la hausse Stellantis.
02:29Renault était certainement l'un des groupes les plus exposés à l'électrique en France.
02:33Donc finalement, en baisse, c'est assez légitime.
02:36Stellantis est en hausse.
02:38Un groupe qui est très exposé aux Etats-Unis et à l'Europe.
02:41Et puis Opé Mobility, effectivement, qui bénéficie un peu de cette annonce.
02:45Et qui aussi est très exposé aux Etats-Unis.
02:47C'est un de ses premiers marchés pour Opé Mobility.
02:51Et donc, finalement, ce changement de tendance réglementaire, ça arrive en Europe.
02:56C'était un petit peu attendu, entre guillemets, ces dernières semaines.
02:58Mais le changement de réglementation, c'est aussi le cas aux Etats-Unis.
03:02C'est-à-dire que Trump pousse d'autant plus pour l'utilisation des véhicules thermiques.
03:07Et donc, effectivement, on a des nouvelles de la part de la réglementation qui sont positives, effectivement, pour l'industrie automobile thermique.
03:16Est-ce que ça vous pousse à revoir votre façon d'anticiper le potentiel du secteur auto en bourse ?
03:20Est-ce qu'on va vers une renaissance de ce secteur où, vu le signal de la clôture, à part Opé Mobility, c'est assez moyen, il n'y aura pas de renaissance ?
03:27Je pense que c'est un call tactique.
03:29En gros, il ne faut pas penser que les gens vont retourner chez leur concessionnaire dès demain pour acheter tout de suite un véhicule neuf.
03:35Ce n'est pas ça qu'on dit.
03:37Donnez-moi de l'essence, j'ai besoin d'essence.
03:38Voilà, ce n'est pas ça l'objectif.
03:40L'objectif, il est plutôt que les niveaux de valorisation ne sont pas.
03:43Il y a des acteurs qui sont très bien exposés à la tendance actuelle, et je pense notamment à Stellantis.
03:4840% du chiffre d'affaires aux Etats-Unis, 40% du chiffre d'affaires en Europe, quasiment 0% du chiffre d'affaires en Chine.
03:55Là, vous avez un constructeur automobile qui est très bien exposé à la tendance actuelle.
03:58On le voit, il monte en bourse par rapport à Renault.
04:00Et puis, vous avez des acteurs aussi dans les équipementiers qui, comme vous l'avez dit, Opé Mobility,
04:04on a une opinion positive sur cette valeur-là depuis peu.
04:08et donc, effectivement, qui va certainement bénéficier de ce changement un peu de paranie.
04:13Et donc, Opé Mobility, avec les annonces du jour de Bruxelles,
04:15l'officialisation que les véhicules thermiques resteront légaux à la vente au-delà de 2035,
04:20finalement, Opé Mobility gagne 2,9%.
04:23Bon, il n'y a pas que l'auto qui anime la séance et les enjeux de ce milieu de semaine.
04:26Tiens, le carton de l'année à la Bourse de Paris, c'est Abivax.
04:29Cette biotech, elle gagne 1 400, 1 500% depuis le 1er janvier.
04:32On n'est plus à 1 000 près.
04:33On n'est plus à 1 000 près, d'accord.
04:34Eh bien, ce groupe, aujourd'hui, Abivax, a reculé en clôture moins 9%
04:39parce qu'ils ont creusé leurs pertes sur les 9 premiers mois de l'année à Abivax.
04:42Quel potentiel lui trouvez-vous ?
04:44Les annonces du jour, comment les accueillez-vous chez Kepler ?
04:47Déjà, une biotech qui perd de l'argent, ce n'est pas nouveau sur le marché.
04:51Les biotechnologies, elles sont plutôt habituées justement à dépenser beaucoup.
04:55Donc, elles consomment de la trésorerie.
04:57Elles ont un niveau de trésorerie jusqu'à temps.
04:59Là, Abivax, c'est plutôt une bonne visibilité pour une biotechnologie
05:02parce qu'ils ont une visibilité au moins jusqu'au quatrième trimestre 2027.
05:06Ça laisse quasiment deux ans de retour sur les phases de test des médicaments
05:12pour voir effectivement où est-ce qu'on en est.
05:13Donc, ça, c'est plutôt positif.
05:15Après, la baisse d'aujourd'hui, je pense que c'est le reflet
05:17de personnes, d'investisseurs qui sont rentrés sur le dossier
05:21juste parce qu'effectivement, c'est un carton en bourse
05:23et qui n'ont pas forcément en tête le sous-jacent et visent uniquement la spéculation.
05:29Mais fondamentalement, rien n'a changé.
05:31Les annonces du jour, le fait qu'ils creusent leurs pertes, ce n'est pas un souci.
05:33Et le fait qu'ils aient de quoi financer leurs recherches jusqu'à fin 2027,
05:36c'est bien ou c'est court 2027 ?
05:38C'est très positif.
05:39Nous, le prochain catalyseur qu'on voit, donc 2027, c'est deux ans.
05:42Dans une biotech, déjà dans n'importe quelle entreprise,
05:45avoir une visibilité à deux ans, c'est plutôt pas mal.
05:47Mais alors déjà, là, vous êtes dans une biotech,
05:50donc effectivement, il y a un profil risqué parce qu'ils peuvent rater effectivement leur phase.
05:55Là, ils ont des phases 3 en cours, donc ils sont quand même sur la fin d'un développement.
05:59Et donc nous, on anticipe le prochain catalyseur pour le titre potentiel.
06:02C'est plutôt deuxième trimestre 2026.
06:04Vous avez un résultat de phase 3 sur un de leurs tests immunologiques au niveau digestif, il me semble.
06:11Et donc, en gros, c'est plutôt un événement qui devrait être positif.
06:14Et de quoi financer les recherches jusqu'à fin 2027 ?
06:17Encore pour deux ans, à l'échelle d'une biotech, c'est un millénaire.
06:19C'est beaucoup.
06:20Ce n'est pas ça, mais en tout cas, ça leur donne un avantage vis-à-vis d'autres acteurs,
06:25mais vis-à-vis de leur pipeline.
06:27Et ça leur donne un avantage dans l'aspect spéculation, dans le sens où s'ils sont rachetés,
06:31là, il y a un intérêt en tout cas.
06:35C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il y a des dires effectivement sur la valeur.
06:39Ça rend la marie encore plus belle.
06:40Tout à fait, exactement.
06:41Et donc, ça leur donne effectivement un peu de temps.
06:44Oh, les cours du pétrole, c'est l'un des autres marqueurs de ce milieu de semaine.
06:47On n'est que mardi, début de semaine.
06:49Le cours du pétrole, les cours sont à des plus bas de 5-6 ans, encore en baisse,
06:52avec peut-être, on verra la paix, on verra vraiment entre l'Ukraine et la Russie,
06:56mais peut-être un peu plus d'offres russes à venir sur le marché, si paix il y avait.
06:59Et si les cours restent à ce niveau, voire continuent de baisser,
07:01qu'est-ce qu'on fait de notre type Total Energy ?
07:03C'est un auditeur, Ambre, qui nous écrit là-dessus.
07:04Que dois-je faire de mes types Total Energy qui baissent encore moins de 2,9% ce soir ?
07:08Bon, déjà, la question, c'est pourquoi est-ce qu'il y avait encore du Total Energy ?
07:11C'est peut-être la question.
07:13Non, nous, on est plutôt négatif sur les prix du pétrole, effectivement.
07:17En gros, si le conflit entre l'Ukraine et la Russie disparaît,
07:23en fait, on va revenir aux fondamentaux du marché pétrolier.
07:26C'est quoi les fondamentaux du marché pétrolier ?
07:28C'est l'offre et la demande.
07:29La demande, aujourd'hui, on vous dit qu'elle est assez stagne.
07:32OK, l'offre, par contre, elle, elle augmente.
07:34Et donc, elle augmente dans les pays de l'OPEP et elle augmente aux États-Unis.
07:38Trump, son objectif, c'est de gagner à mi-terme l'élection de l'année prochaine,
07:41principale élection.
07:42Donc, pour ça, il faut booster la consommation américaine.
07:44Et une des manières de booster la consommation américaine,
07:46c'est de venir abaisser les prix du pétrole,
07:50parce que ça va leur donner plus de pouvoir d'achat.
07:52Et donc, vous allez être dans un environnement qui risque de rester comme ça
07:55pour l'année prochaine.
07:56Donc, nous, on n'est pas du tout étonnés de cet environnement-là.
07:58Voilà, et ce n'est pas fini, la baisse de toute l'énergie à vous.
08:00Non, ça peut tomber encore, oui, tout à fait.
08:01Un secteur favori pour 2026, comme ça ?
08:03La santé.
08:04La santé ?
08:04Oui, toujours la santé.
08:05Nous, on aime bien la santé.
08:07Quatre éléments.
08:09Un, c'est une tendance structurelle.
08:11Plus de maladies.
08:14Plus de maladies.
08:15Youpi !
08:16Non, enfin, en tout cas, c'est bien pour eux.
08:18Du vieillissement de la population.
08:20On a des valorisations qui sont attractives en Europe.
08:22On a une tendance qui s'est calmée avec Donald Trump.
08:24Et on a des acteurs comme Novo aujourd'hui qui reflètent,
08:27même s'il y a de la volatilité, qui reflètent un intérêt pour nous.
08:30D'accord.
08:31Donc, une valeur comme ça dans le stock ?
08:32Novo Nord 10.
08:33Novo Nord 10.
08:33Oui, Novo Nord 10.
08:34J'ai mis le risque.
08:35Oui, bien sûr, tout à fait.
08:36C'est en retard, effectivement, Novo Nord 10.
08:38C'est ça.
08:39C'est une année vraiment pourrie en bourse, on peut le dire.
08:41C'est tout à fait.
08:42Donc, un niveau d'entrée intéressant, selon nous.
08:44Voilà, pour nous tous qui nous suivez.
08:46Et merci à vous, Adrien, et à vos équipes,
08:48qui est plaire chevreux, de jouer le jeu chaque mardi
08:49pour guider nos auditeurs sans leur apporter de conseils spécifiques.
08:53Ce n'est pas de la roco, mais voilà, ce sont vos listes de valeurs préférées.
08:56Et tout ça est public, bien sûr.
08:57Merci de nous avoir accompagnés, Adrien.
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