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  • il y a 2 mois

Avec Christophe Foltzenlogel, juriste à l'ECLJ

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##ACTU_DU_JOUR-2025-12-16##

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News
Transcription
00:00Tandis que l'Etat vient d'être condamné à un eurosymbolique pour avoir tardé à organiser des séances d'information et d'éducation à la sexualité à l'école,
00:07le programme Evars fait encore couler de l'encre et un organisme a même décidé de saisir les instances de l'ONU
00:12pour défendre les droits des parents opposés à cet enseignement.
00:16On en parle avec Christophe Foltsen-Logel, juriste au Centre Européen pour le Droit et la Justice. Bonjour Monsieur.
00:21Bonjour.
00:22Bonjour Christophe Foltsen-Logel. Donc vous êtes membre de European Center for Law and Justice.
00:28J'ai un anglais dramatique mais je voulais expliquer ce que signifie E-C-L-J. Quelle est la fonction de cet organisme ?
00:36C'est une association de droits communs qui est en fait là pour défendre les droits des parents,
00:45plusieurs droits fondamentaux auprès des institutions principalement européennes et onusiennes.
00:51Et donc là en fait ce qu'on fait c'est qu'on reprend en quelque sorte le recours que juristes pour l'enfance
00:57et d'autres associations de défense des droits des parents avaient porté devant le Conseil d'État
01:02contre le programme Evars pour, et bien comme ils ont perdu devant le Conseil d'État,
01:07on essaye d'avoir gain de cause auprès des Nations Unies.
01:10En quoi consiste le programme Evars ?
01:12Alors Evars ça veut dire éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle.
01:19Donc très concrètement c'est trois séances obligatoires chaque année de la maternelle au lycée
01:24pour apprendre aux élèves à être bien élevés vis-à-vis des autres,
01:30à faire part de leurs émotions, à avoir des relations saines avec les autres
01:36et puis à avoir une vie sexuelle épanouie.
01:40Et donc pour ça il faut un ensemble de connaissances sur la biologie,
01:46sur la sexualité, la différence homme-femme et puis les questions contemporaines.
01:50Ça c'est la présentation un petit peu gentille et générale du gouvernement,
01:54mais en fait derrière ça il y a tout un ensemble, toute une idéologie woke
01:59qui est instillée et enseignée aux enfants avec vraiment une volonté d'influencer leur morale,
02:08leur choix dans une direction qui n'est pas forcément celle que les parents veulent donner à leurs enfants.
02:14Et c'est ça vraiment qui est au cœur de la requête qu'on a adressée au comité des droits
02:18des économiques, sociaux et culturels des Nations Unies,
02:20c'est que c'est les parents qui sont les premiers éducateurs qui doivent être en charge de l'éducation de leurs enfants.
02:26Et là on a un programme qui pose des jugements moraux sur des questions sociétales extrêmement débattues et controversées
02:34et qui prétend outrepasser les parents pour soi-disant le bien des élèves.
02:39Donc si on comprend bien, le programme EVAR c'est un programme public agréé par l'éducation nationale dans les programmes scolaires
02:46et lorsque vous avez cherché à, j'allais dire, souligner des aspects contestables au niveau de l'éducation sexuelle,
02:54le Conseil d'État a considéré que tout allait bien ? Sur quel argument ?
02:59C'est ça, tout va très bien Madame la Marquise.
03:02Parce qu'en fait, il faut bien comprendre que c'est une attaque en règle contre la famille et la parentalité.
03:09C'est une volonté globale de l'État et de l'éducation nationale de prendre la main sur l'éducation des enfants
03:16pour, comme disait un prédécédent ministre de l'Enseignement, arracher les enfants aux déterminismes sociaux.
03:23Donc au fondement vraiment de la justification ministérielle de ce programme, c'est de dire,
03:29dans les familles, il y a des abus sexuels parfois, certaines familles ne font pas correctement leur travail,
03:37on est dans une société hyper sexualisée, il faut que les enfants soient formés correctement
03:43et en fait on ne peut pas faire confiance aux familles, donc c'est nous, État, qui allons prendre la main
03:48et donc on va imposer trois séances chaque année d'éducation sexuelle à vos enfants
03:53et peu importe ce que vous en pensez, vous êtes obligés d'y aller.
03:58Vous ne pouvez pas déroger, que vous soyez scolarisé dans le public ou le privé, peu importe,
04:03vous n'avez pas le droit de contester ce programme, même vous pouvez être poursuivi si vous contestez
04:07ou si vous essayez de retirer vos enfants de ces cours.
04:11Et bien en fait, pour le Conseil d'État, qui n'est pas très attaché aux libertés fondamentales,
04:15on l'a vu depuis le Covid, en fait il n'y a pas de problème, c'est le bien en fait,
04:19l'éducation sexuelle, c'est sûr, c'est important et c'est sûr, il faut le reconnaître et le dire,
04:25il y a 80% ou je ne sais pas, plein de choses qui sont très bien dans ce programme,
04:29mais il y a un ensemble d'enseignements très précis qui vraiment posent des jugements moraux.
04:37Quels sont justement les principes, les concepts pédagogiques qui sont invoqués ou qui inspirent ce programme ?
04:44Il y a des éléments particulièrement contestables ou qui peuvent inquiéter les parents ?
04:49Écoutez, il y a un peu plus de 10 ans, en 2013, la ministre Najava Lobelkacem avait dit
04:55qu'il y avait une pseudo-théorie du genre qui n'existait pas.
04:58Écoutez, aujourd'hui, ce n'est plus une théorie, effectivement, c'est une vérité républicaine
05:03dont l'enseignement est obligatoire et indispensable.
05:06Il n'y a pas de débat ou d'opposition légitime.
05:09Les enfants doivent savoir, en troisième et en seconde, qu'il y a une différence entre sexualité et expression de genre,
05:16que les personnes intersexes existent, que c'est normal, que la science dit que c'est très bien, etc.
05:21On accuse tout le temps les parents qui sont contre ce programme d'inventer, de faire de la fiction,
05:27mais j'ai devant moi, là, et je vous le montre, le livret d'accompagnement du programme.
05:31Donc, il y a le petit logo, c'est le programme officiel.
05:34Il est clairement marqué dedans qu'il faut expliquer aux élèves les différences entre expression de genre et identité de genre.
05:42Là aussi, vous vous souvenez peut-être, il y a quelques années, Daniel Schneiderman avait eu le malheur de dire
05:46« Monsieur a un homme en t-shirt blanc ».
05:48Oui, épisode truculent.
05:50Truculent, ça, maintenant, c'est enseigné officiellement dans les programmes,
05:55et les parents n'ont pas le droit de le contester, c'est scientifique.
05:59Je ne sais pas si vous vous demandez...
06:02Donc, binaire, binaire et non-binaire, on intègre ça au programme scolaire, transgenre,
06:08un homme n'est pas un homme, une femme n'est pas une femme, bon...
06:12Est-ce qu'une femme peut avoir des érections, Perigo-Legas ?
06:15Ah ben, c'est toute la question, et là, on nous le suggère ou non ?
06:18Oui, on pense que...
06:19Ah ben oui, c'est vrai, c'est vrai.
06:21Le clitoris et le pénis ont une même origine embryologique, avec de nombreux points communs.
06:26Et puis, pour montrer, je cite encore, les similitudes entre le pénis et le clitoris,
06:31le document 3 peut être mobilisé, ainsi que les planches anatomiques du collectif entre les jambes.
06:37Voilà, ça, c'est le programme officiel.
06:39Et encore une fois, bon, je le dis en souriant un petit peu...
06:42Que ce soit les chevaliers du fiel ou les humoristes qui fassent un skate sur cette thématique,
06:48je trouverais ça tout à fait acceptable.
06:50Mais là, vous m'expliquez que c'est enseigné à nos enfants sous cette forme-là.
06:54Voilà, et encore une fois, ce qu'on défend, et c'est ça qui est important de comprendre,
06:58c'est qu'il y a le contenu et le principe.
07:01Et ce qui n'est pas normal, en fait, c'est que l'État impose une éducation morale
07:06qui peut s'opposer aux convictions des parents.
07:10Et il prétend que les parents n'ont pas le droit d'avoir des convictions opposées à ce programme.
07:15Et c'est là, pour nous, toute l'atteinte qu'il y a vis-à-vis des droits fondamentaux.
07:19C'est qu'on veut rappeler, et on veut que l'ONU rappelle,
07:21que ce sont les parents qui sont les premiers et principaux éducateurs,
07:24qu'ils ont le droit au respect de leurs convictions,
07:27et qu'ils ont le droit de les transmettre à leurs enfants.
07:30Et là, l'imposition de ce programme, y compris aux établissements privés,
07:34contrevient complètement à ce droit fondamental, et c'est juste inacceptable.
07:39À ce jour, qui sont les organismes et les associations qui se sont insurgés,
07:43qui se sont indignés, en tout cas qui ont fait un recours, j'allais dire, légal ?
07:47C'est une majorité d'associations de parents d'élèves,
07:50ou vous vous sentez assez minoritaire ?
07:52Est-ce que tout le monde a bien compris l'enjeu du problème ?
07:55Je pense que oui.
07:56Ce qu'il y a, c'est qu'il y a évidemment une grosse hypocrisie sur le sujet.
07:59Donc il y a, en tête de lance, juriste pour l'enfance,
08:02qui avait formellement déposé le recours, avec derrière le syndicat de la famille.
08:07Je voudrais aussi mentionner SOS Éducation,
08:09qui a fait un travail vraiment remarquable,
08:12de collecte de témoignages de parents pendant les cours,
08:16parce que dès avant ce programme Evars officiel,
08:19il y avait déjà des cours d'éducation sexuelle,
08:21mais c'était plus libre et c'était moins régulier.
08:24Là, c'est vraiment trois séances imposées, indérogeables, obligatoires.
08:28Et donc votre collègue disait en introduction que les enfants sont soumis au risque
08:34ou au traumatisme du programme Evars.
08:37Mais si vous lisez les témoignages des parents,
08:40il y a de vrais traumatismes,
08:41parce qu'en fait, il y a des élèves qui posent des questions vulgaires,
08:44les professeurs répondent,
08:46et en fait, ils disent des choses tout à fait choquantes à des enfants.
08:50Et il y a vraiment des enfants qui ressortent traumatisés de ces cours.
08:53Et je pense que, voilà, je disais juste la presse,
08:55j'ai aussi imprimé le communiqué, vous voyez,
08:58de tous les syndicats de gauche de l'éducation nationale,
09:03ça date de mars 2020, de mars, oui.
09:05Et eux, ils trouvent ça très bien.
09:07Issus Sud, etc.
09:09Et alors eux, vous voyez, ils disent,
09:11bon, c'est chouette que l'État ait publié le programme Evars,
09:15même s'il y a eu quelques reculs dommageables.
09:18Voilà, dommageables à cause de ces parents conservateurs,
09:21réactionnaires et proches de l'extrême droite.
09:23Donc je pense qu'en fait, tout le monde comprend
09:25qu'il y a bien un combat idéologique
09:27entre, d'une part, les progressistes,
09:30ceux qui trouvent que c'est très bien d'instruire
09:33ou d'éduquer les enfants aux idées woke,
09:35et qui veulent aller de l'avant.
09:37Et c'est aussi le gros risque avec ce programme actuellement,
09:39c'est qu'en fait, il y a des tiers intervenants
09:41d'associations extérieures aux établissements
09:44qui peuvent venir dans les écoles
09:47pour dispenser ces fameuses trois séances
09:49d'éducation à la sexualité.
09:52Et on a déjà là aussi plusieurs témoignages
09:55de jeunes femmes.
09:57Je pense notamment à Julia Torlet,
10:00présidente et porte-parole de S.Homophobie,
10:03qui a été invitée à l'université d'été
10:05de la France insoumise,
10:06et qui a dit qu'elle se faisait un plaisir de tricher
10:08pour justement parler de sa transidentité,
10:12de son lesbianisme aux jeunes élèves.
10:15Il y a Lolita Rivet, une professeure des écoles
10:17qui est récemment aussi sur un média,
10:19sur YouTube, a expliqué qu'aux enfants de maternelle,
10:22elles leur disaient de toucher leur partie intime
10:25et que ça faisait, je cite,
10:27ça donne des sensations super agréables.
10:29On a tous ces témoignages d'intervenants extérieurs
10:32qui disent qu'ils vont aller encore plus loin
10:34ou aussi loin que possible lors de ces séances.
10:38Et nous, on nous accuse d'être réactionnaires
10:41ou d'avoir de fausses inquiétudes.
10:43On nous dit que ces programmes sont parfaitement établis
10:46en respectant toutes les normes de développement des enfants.
10:49Mais en fait, il y a un vrai risque pour les enfants
10:52d'avoir un enseignement qui n'a aucune qualité.
10:55Christophe Fosson-Leggel,
10:56tous les recours ont été épuisés au niveau français,
10:59au niveau européen, pour que vous ayez à l'ONU.
11:01Ça veut dire que toutes les instances,
11:03aujourd'hui nationales et européennes,
11:05ont donné leur quitus pour ce programme Evars.
11:08Oui, alors là, on attaque formellement vraiment le programme.
11:12On attaque l'arrêté ministériel qui crée le programme.
11:15Maintenant, il va y avoir d'autres enjeux
11:18et il pourrait y avoir d'autres recours en France.
11:21Je pense notamment à la disposition de livres choquants
11:25dans les fameuses CDI,
11:27les centres de documentation des établissements,
11:29puisque là aussi, les parents peuvent parfois
11:32demander le retrait de livres qu'ils considèrent comme inadaptés.
11:35et s'il y a un refus, il peut y avoir une poursuite.
11:39Quelle peut être la conséquence d'une décision de l'ONU ?
11:41Est-ce qu'ils peuvent freiner le programme,
11:43le remettre en cause,
11:44demander à la France et à l'Europe de revoir le programme ?
11:47Ils ont ce pouvoir ou ça sera juste symbolique ?
11:49Oui, en soi, ils ont vraiment ce pouvoir.
11:52Maintenant, c'est un pouvoir diplomatique,
11:53donc la France peut ne pas obéir.
11:58Mais ils peuvent vraiment demander à la France
12:00de suspendre l'application de ce programme.
12:02C'est ce que nous, on demande pour qu'ils voient bien
12:05toutes les problématiques,
12:07toutes les questions morales qui sont abordées dans ce programme,
12:09toutes les dérives qu'il y a déjà et qu'il y aura.
12:13Et ensuite, ils peuvent demander à la France
12:15de revoir sa copie, en quelque sorte,
12:17de réviser le programme,
12:19de rester sur des questions plus biologiques,
12:22plus fondamentales, plus cohérentes,
12:26et de délaisser le programme
12:27de tout ce qui concerne le genre.
12:31Bien compris, Christophe Fouxton-le-Jeune.
12:34Merci pour ce témoignage.
12:34Évidemment, on suit ce dossier.
12:36On n'hésitera pas à vous rappeler.
12:37Vous nous donnerez la suite de cette démarche.
12:39Vous restez avec nous.
12:40Nous allons recevoir le sénateur Vincent Louau.
12:42Sous-titrage Société Radio-Canada
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