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Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
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00:00Bonsoir à tous et bienvenue à l'heure des pros avec Véronique Jacquier-Richard Millet, Amine El Khatmi, Jules Torres et Johan Ouzahi.
00:07On vous parle souvent de la violence, hyper-violence et je voulais qu'on commence cette émission par ce procès absolument incroyable
00:13qui s'est ouvert aujourd'hui, celui d'un adolescent de 14 ans, suspecté d'avoir tué un chauffeur VTC en octobre 2024 à Marseille.
00:23Il en court 20 ans de prison. Écoutez Mathieu Devesse qui était au tribunal de Paris.
00:27C'est une famille soudée et effondrée qui est sortie de l'audience ici au tribunal pour enfants de Paris peu après 18h.
00:34Il y avait notamment l'épouse, la veuve, la mère et le frère de Nessim, chauffeur de VTC âgé de 36 ans
00:41et qui est donc mort le 4 octobre 2024 d'une balle dans la tête pour avoir refusé d'emmener donc ce jeune de 14 ans
00:48réaliser un contrat, c'est-à-dire tuer un narcotrafiquant marseillais.
00:52Et alors ce premier jour d'audience a été consacré notamment à la personnalité de ce jeune aujourd'hui âgé de 15 ans.
00:59Un jeune qui évoluait dans un contexte familial très compliqué, placé en foyer notamment à l'âge de 9 ans
01:04alors que ses deux parents étaient en prison pour trafic de stupéfiants.
01:08Ce jeune aujourd'hui âgé de 15 ans, il en court jusqu'à 20 ans de prison.
01:12Et la décision, elle, est attendue jeudi, vraisemblablement en fin d'après-midi.
01:17Je vous propose d'écouter l'avocat de ce jeune de 14 ans, en tout cas qui avait 14 ans à l'époque, Eva Bensoussan.
01:25Malgré le portrait que l'accusation a voulu faire de lui, ça reste un enfant.
01:32Et un enfant n'est jamais un monstre.
01:35Et ça n'est sûrement pas un tueur de sang-froid.
01:39Cet enfant, ce jeune, c'est quelqu'un qui a évolué extrêmement positivement pendant un an et demi.
01:49Et le positionnement qu'il avait il y a un an et demi est extrêmement différent de celui qu'il a aujourd'hui.
01:53Il a évolué personnellement, mais il a évolué aussi dans son positionnement, évidemment, par rapport aux faits, par rapport au drame qu'il a causé dans cette famille.
02:03Et ça, il commence à en prendre conscience.
02:05Nous avons l'espoir que le tribunal pour enfants sanctionne de façon exemplaire, en fait, ce mineur.
02:14Finalement, c'est le dernier rempart à la justice, c'est le dernier rempart contre la violence,
02:19quand les parents n'ont pas fait le travail, lorsque l'école a échoué et qu'il y a eu un dysfonctionnement de l'aide sociale à l'enfance.
02:28C'est à la justice à être le dernier rempart et finalement donner une peine exemplaire pour que ce mineur prenne pleinement conscience, en fait, des faits.
02:41Seulement, je m'interroge sur les dispositions actuelles du code pénal des mineurs.
02:45Est-ce qu'elles permettront au tribunal de donner une peine exemplaire ?
02:50Procès unique. Alors, cet adolescent avait expliqué avoir été recruté sur Snapchat.
02:56Il s'était vu proposer 30 000 euros pour exécuter sa mission.
03:03Et il avait ensuite commandé un VTC Bolt pour aller exécuter sa cible.
03:07Mais visiblement, il y a eu un différent avec le chauffeur dont la nature n'est pas très claire d'ailleurs.
03:11Et le mineur l'a abattu d'une balle à l'arrière du crâne durant le trajet.
03:17Alors qu'il allait pour faire un contrat.
03:21Alors, c'est un cas tout à fait exceptionnel.
03:23On ne va pas tirer des généralités de ce cas-là, bien évidemment.
03:27Mais c'est quelque chose...
03:29Et dans cette affaire, le commanditaire de l'histoire qui se trouvait être en prison
03:34a appelé lui-même la police pour dénoncer le gamin.
03:40C'est dire le sentiment d'impunité absolue qu'il faut avoir pour appeler la police depuis une cellule de prison
03:46pour dire, j'ai demandé à un gars d'aller buter un autre et il s'est trompé de cible, il en a flingué un troisième.
03:51Alors, il est 5 heures du matin, effectivement, c'est le 4 octobre 2024.
03:55L'interlocuteur appelle la police, celui dont vous parlez.
03:58Il prétend être incarcéré à la maison d'arrêt d'Exluine et se revendique de la DZ mafia
04:03et il explique avoir commandité le meurtre d'un narcotrafiquant rival
04:07et ce contrat était censé venger la mort d'un adolescent de 15 ans
04:10qui l'avait précédemment envoyé intimider ce concurrent
04:12mais qui avait été repéré et poignardé une cinquantaine de fois puis brûlé vif.
04:17Alors, l'ospération, effectivement, ne s'est pas passée comme prévu.
04:20Son nouveau tueur à gage a abattu une personne sans lien avec la cible
04:23et le commanditeur va donc le dénoncer à la police.
04:26Mais là, on voit vraiment une mexicanisation.
04:28On l'écrirait dans un film, on ne le croirait pas.
04:31On voit une mexicanisation des faits qui est absolument effrayante.
04:36Quand l'avocat de la femme du chauffeur de VTC dit que la justice est le dernier rempart,
04:42ben non, la justice n'est plus le dernier rempart.
04:44La famille n'est plus un rempart, l'école n'est plus un rempart,
04:47faillite de l'école, faillite de la famille, famille évidemment de la justice.
04:52Non mais, Marseille, en revanche, il y a un vrai sujet pour cette criminalité des mineurs
04:55parce que la hausse des faits incriminants des mineurs a augmenté de 18% l'an dernier.
05:02C'est dire que, de toute façon, tout le monde est désemparé pour gérer ce cas-là
05:07parce que vous dites que c'est un cas unique.
05:08Mais il y en a d'autres à une moindre échelle.
05:11Je suis d'accord avec vous, mais au fond, je ne veux pas dire qu'il y a peu de commentaires à faire.
05:15Il y a peu de commentaires qu'on pourrait faire qu'on n'a pas déjà dit.
05:18Non, mais en revanche, il y a un autre sujet dans ce sujet, pardonnez-moi,
05:24c'est la prise en charge de ce jeune dès l'âge de 9 ans,
05:27famille de délinquants, de toxicos et de marchands de drogue.
05:34Et qu'est-ce qui s'est passé entre 9 et 14 ans pour ce gamin ?
05:38La France aussi est en faillite sur la prise en charge de ces mineurs
05:42qui sont complètement déscolarisés et désocialisés.
05:45Donc vous fabriquez des criminels en puissance.
05:48Écoutons ce qu'avait dit la veuve de ce chauffeur VTC.
05:53Elle avait témoigné il y a quelques jours.
05:56Il n'est pas question pour moi de chercher à comprendre les raisons
05:59pour lesquelles ce jeune mineur de 14 ans a tué le père de mes enfants.
06:04les privant à jamais de leur père et de sa présence au quotidien.
06:09Ce qu'il a pu vivre pour en arriver là ne m'intéresse pas
06:13parce que rien, absolument rien, ne pourra combler le vide immense
06:17laissé dans le cœur de mes enfants.
06:22De toute façon, aucune explication ne me conviendra
06:25puisqu'aucune ne pourra jamais rendre à mes enfants
06:28celui qui devait les voir grandir,
06:32les guider et les rassurer.
06:34Je suis terrorisée
06:39à l'idée du jour où ils comprendront réellement
06:42que leur père a été tué
06:44par un enfant
06:48à peine un peu plus âgé que
06:52le fait que ce soit un mineur de cet âge-là
06:57aggrave encore notre souffrance
06:58car mes enfants devront grandir avec une incompréhension profonde
07:03et une injustice qui les hantera toute leur vie.
07:06Que dire ?
07:09Je peux dire quelque chose peut-être qu'on n'a pas tout à fait dit.
07:11Il me semble que l'âge de 14 ans, aujourd'hui, n'est plus un signe d'adolescence.
07:18Je pense que je peux vous parler d'expérience.
07:21Pour m'être retrouvé à Beyrouth, autrefois, en face de palestiniens,
07:24phédéines, phédéines, de l'autre côté de la ligne de démarcation,
07:28il y avait des phédéines de 15 ans, 14 ans.
07:31Vous voyez, donc, l'âge n'a plus rien à voir avec l'affaire.
07:33Il me semble qu'on a importé, maintenant, dans le monde occidental,
07:38des gens, des modèles qui...
07:40Vous parlez de mexicanisation, vous avez raison.
07:42On pourrait parler aussi des enfants guerriers d'Afrique.
07:44Et là, on voit ce genre de choses.
07:46Alors, c'est vrai qu'il y a des circonstances qui font que, parfois,
07:49des jeunes gens ou des jeunes adolescents franchissent plus rapidement les étapes.
07:53Et j'imagine que, dans l'histoire de France,
07:54on doit trouver aussi des séquences où des jeunes gens à 14 ans, 15 ans,
07:59se sont...
07:59Des proches, Barra.
08:00Vous avez dit Barra ?
08:01Barra, oui.
08:02Barra, c'était en Vendée.
08:03Joseph Barra ?
08:04Oui, Joseph Barra.
08:04C'est marrant que vous connaissiez Joseph Barra.
08:06Je ne sais pas, vous prenez pour un couillon ?
08:07Non, mais Joseph...
08:08C'est un héros vendéen, Joseph Barra.
08:10Tout le monde connaît Joseph Barra.
08:12Ah, mais qui avait crié « Vive la République », on apprenait ça.
08:14« Vive le roi », plus exactement, et qui a été tué par des...
08:19La Roche-Jacqueline n'était pas tout jeune.
08:20Oui.
08:21Non, mais c'est bien.
08:24Sur cette question-là, je ne sais pas si on l'a déjà dit dans cette émission,
08:27mais ce qui est intéressant, c'est de voir à quel point les narcotrafiquants
08:30profitent, en effet, de ces jeunes qui sont complètement ensauvagés et désinhibés.
08:34Ils ne choisissent pas des gamins de 14, 13 ou 15 ans sans raison.
08:38C'est-à-dire qu'il y a une justice pénale aujourd'hui qui les protège.
08:40En effet, c'est ce que dit l'avocate.
08:41On ne peut pas juger...
08:42Ce ne sont pas des monstres.
08:44On ne peut pas les juger comme des adultes.
08:46Il y a un sentiment de vulnérabilité chez ces jeunes-là en permanence.
08:49Et vous avez quand même des services, notamment du ministère de l'Intérieur,
08:51qui vous disent aujourd'hui qu'il y a 15 000 adolescents.
08:54Adolescents, donc c'est en dessous de 15 ans, qui sont impliqués dans le trafic de drogue,
08:57qui sont des petites mains du trafic de drogue ou des grosses mains en l'occurrence.
09:00Donc, ça veut dire qu'il y a quand même 15 000 jeunes aujourd'hui en France,
09:03au moment où on parle, qui sont des gens violents
09:06et qui, possiblement, peuvent faire ce genre d'actes.
09:08Autre sujet du jour, la marche qui a eu lieu ce mardi dans le 7e arrondissement de Lyon
09:12à l'initiative de Florence, qui est la mère de Théo.
09:14Et on vous parle de cette affaire depuis plusieurs jours déjà.
09:18Voyez le plateau sur place d'Olivier Madinier.
09:21150 à 200 personnes ont marché dans les rues du 7e arrondissement de Lyon en soutien aux jeunes Théo.
09:31Il y avait dans le cortège des parents, mais aussi des grands-parents inquiets pour l'avenir de leurs enfants, de leurs petits-enfants.
09:39Alors, à l'origine de cette marche, la mère de Théo, il s'agissait pour cette jeune femme
09:44d'alerter les autorités sur l'hyper-violence qui envahit le cœur des villes et, bien sûr, le cœur de l'agglomération lyonnaise.
09:54Il s'agissait aussi de montrer sa colère, sa colère qu'elle exprime depuis plusieurs jours,
09:59puisque les agresseurs de son fils, âgé entre 14 et 17 ans, sont en liberté,
10:06certes avec un contrôle judiciaire, mais ils sont en liberté.
10:09Le jeune Théo qui a été agressé à trois reprises ces cinq dernières mois.
10:14La dernière fois, c'était le 31 janvier dernier.
10:17Théo, encore sous le choc, n'était pas présent à cette marche.
10:21Et puis, vous avez entendu plusieurs fois déjà la mère de Théo.
10:24Comment va Théo ? Elle était tout à l'heure sur l'antenne de CNews.
10:28Psychologiquement, je pense qu'on est dans une phase où c'est le plus difficile,
10:31parce qu'on en a parlé, on en a parlé, mais en fait, là, il est face à la réalité.
10:36Dans une semaine, il est censé reprendre les cours, il ne va pas reprendre le chemin des cours.
10:41On va devoir adapter les choses s'il peut.
10:44Il ne va pas retourner dans son appartement, on va devoir faire déménager ses affaires de son appartement.
10:49Et il ne sait pas son avenir où ça en est, en fait.
10:53Donc là, aujourd'hui, il est face à la réalité.
10:56Il y a eu tous les médias, il y a eu cette marche, mais aujourd'hui, il est face à la réalité.
10:59– Et puis, la mère de Théo a également interpellé, comme elle le fait régulièrement, les hommes politiques.
11:05– Des simples faits divers, M. Macron me l'a bien dit.
11:11Pas directement, mais ça a été sa réponse.
11:14Sauf que les faits divers, aujourd'hui, c'est des faits de société.
11:16Donc il va falloir que chacun se pose les bonnes questions.
11:19Voilà, il lui reste un petit moment de mandat.
11:20On nous parle de jeux vidéo, de tous ces réseaux sociaux, bien sûr, bien sûr.
11:27Mais on se met autour d'une table, à la fin de deux mandats, presque.
11:30Neuf ans, neuf ans qu'il nous dit qu'il allait le faire, il ne l'a pas fait.
11:32Donc aujourd'hui, ce fait de société, il attend combien de temps ? Il ne sera plus là.
11:36Donc on recommence à zéro encore.
11:38C'est bien les municipales, c'est bien les présidentielles, mais c'est maintenant le problème.
11:42À quand on va réagir, se mettre autour d'une table et parler de notre justice avec des lois qui sont obsolètes ?
11:50Point, c'est tout. C'est la question de plein de Français.
11:53Pourquoi il n'y a pas de référendum ?
11:57Posez la question aux Français.
11:59Qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce qu'il faut changer la justice ou pas ? Oui ?
12:02Alors ça, c'est des paroles nouvelles quand même, dans l'espace public.
12:05On les appelle les mères courage.
12:07Mais c'est vrai que la parole s'est libérée.
12:09Et on voit cette mère qui n'a pas peur d'abord.
12:12Il faut saluer son courage.
12:13Et puis qui dit avec des mots les plus simples du monde,
12:17des pensées que le plus grand nombre partagent.
12:19Vous avez raison, mais il faut dire que cette mère, elle est bien seule quand même.
12:23Moi, j'ai du mal à comprendre qu'il n'y ait que 150 à 200 personnes dans ce type de manifestation.
12:27Parce que c'est quand même quelque chose qui est presque vital pour notre pays.
12:31On parle là de l'ultra-violence des jeunes.
12:33On parle là de criminalité.
12:34Il y a des jeunes qui meurent.
12:35Une société qui est ensauvagée.
12:37Une justice qui ne protège plus les Français.
12:38Elle n'est pas ensauvagée, a dit Laurent Nunez.
12:40Si, si. Mais moi, je vous dis qu'elle l'est.
12:41Ah, il a dit non.
12:41Oui, mais moi, je vous dis qu'elle l'est.
12:42Il a dit qu'il y a de la violence des mineurs.
12:44Et la plupart des Français pensent...
12:45En sauvagée, il n'a pas voulu.
12:46Et la plupart des Français pensent que la société est ensauvagée.
12:49Donc, face à cette justice qui ne protège plus,
12:51face aux responsables politiques qui n'agissent plus,
12:53il y a 200 personnes dans les rues de Lyon.
12:55Je vous dis, les Français sont anesthésiés.
12:57J'espère qu'ils ne sont pas résignés.
13:00J'espère qu'ils n'ont pas abdiqué à faire changer les choses.
13:02Ils ont un peu peur.
13:03Mais 200 personnes, Pascal.
13:05Oui, je suis d'accord avec vous.
13:06Mais d'abord, ils ont un peu peur, peut-être.
13:08Mais peur de quoi ?
13:09Un peu peur qu'ils soient repérés par, justement, ces bandes
13:15et qu'il y ait des représailles.
13:16Ça peut exister.
13:17Pascal Praud, il y a une indifférence du pays.
13:20Lorsqu'une enfant de 12 ans fut violée à Courbevoie
13:24il y a quelques mois parce que juive,
13:26je me suis rendu à une manifestation,
13:28nous n'étions pas plus de 100.
13:30Donc, il y a une forme d'indifférence
13:32qui est peut-être le résultat d'une colère,
13:35d'une lassitude, d'une forme d'exaspération
13:40face à des responsables politiques qui parlent
13:42et une impuissance de l'État régler le problème.
13:45Mais force est de constater que le pays ne descend pas dans la rue
13:47lorsqu'il y a des événements de ce type.
13:49Je suis navré de vous le dire.
13:50Ce qui est possible, c'est que l'indignation, aujourd'hui,
13:53provoque moins de manifestations
13:55qu'elles pouvaient provoquer dans les années 70 ou 80
13:59et qu'il y a une forme d'un crime chasse l'autre,
14:04un buzz chasse l'autre, une indignation chasse l'autre
14:07et que les gens sont moins concernés.
14:10C'est possible.
14:10Il y a des milliers de personnes qui, chaque semaine,
14:13se rendent place de la République
14:14pour réclamer qu'on sanctionne davantage l'État d'Israël.
14:19Il n'y a pas grand monde.
14:20Il y a 2 millions de personnes qui sont capables de...
14:22Il n'y a pas grand monde.
14:25En tout cas, il se réunit chaque semaine.
14:26Il y a 2 millions de personnes qui l'étaient en plein été
14:28qui sont capables d'aller signer des grandes pétitions
14:31pour demander à ce qu'on enlève la loi du plomb.
14:33Donc vous voyez, les Français, ils savent se mobiliser quand ils veulent.
14:36Non mais d'abord...
14:36Les pétitions, c'est autre chose.
14:38Il y a des pétitions sur la sécurité toutes les semaines.
14:40D'ailleurs, la maman de Théo a lancé...
14:42Les dernières grandes manifestations, ce sont les Gilets jaunes, sans doute,
14:45qui ont...
14:45Les manifestations contre les retraites.
14:47Les retraites.
14:47Les manifestations contre les retraites.
14:50Il faut dire que c'est ce qui touche au portefeuille, voilà, concrètement,
14:53et que là, on est quand même dans le règne de l'individualisme,
14:56que tout le monde se dit, c'est pas mon enfant,
15:00je reste un peu planqué à la maison.
15:01Il y a quand même de ça, il faut le dire.
15:03Et quand vous parlez de ce phénomène des mères courage,
15:05je crois que la nouveauté, c'est qu'elles savent qu'elles ne vont pas être soutenues.
15:09Mais elles en appellent aux médias, et notamment à CNews.
15:13Regardez la maman d'Elias, regardez la maman de Philippine,
15:16tous ces grands témoignages, c'est sur les plateaux de CNews.
15:18Mais c'est vrai qu'on était tout à l'heure...
15:19Voilà, et elles n'ont pas peur de témoigner,
15:21et là, elles savent qu'elles parlent à des centaines de milliers de personnes.
15:24Voilà, je pense que c'est un peu plus fort que les 200 personnes à Lyon.
15:27On était tout à l'heure, justement, avec la mère de Théo sur l'antenne d'Europe 1,
15:32et on lui a posé la question,
15:33est-ce qu'il y avait des médias, visiblement, il y avait Europe 1, il y avait CNews,
15:37il y avait quelques journalistes locaux,
15:39Le Progrès de Lyon, et sans doute France 3,
15:42et la radio locale, ou les radios locales de Lyon,
15:44mais manifestement, il n'y avait pas les grands médias nationaux
15:47qui ne veulent pas traiter, peut-être, ce sujet,
15:51hormis, effectivement, CNews de l'Europe 1.
15:53On va marquer une pause, alors restez vraiment avec nous,
15:56parce que là, Élise Lucet, commission d'enquête...
15:58Le salaire, le salaire, le salaire, le salaire !
16:03Je vous assure, restez avec nous, Masterclass d'Élise Lucet,
16:08parce que...
16:08Alors, elle a été interrogée, comme elle n'interroge pas les autres.
16:11Là, elle était assise, il n'y avait pas de caméra,
16:14et de caméraman qui courait derrière elle, avec un micro à la main,
16:19mais figurez-vous qu'elle n'a pas répondu aux questions.
16:21C'est fou, parce que vous comprenez, bon, voilà,
16:24les questions, c'est pour les autres, bien évidemment,
16:26ce n'est pas pour moi.
16:27Et puis, il y a une formidable question
16:29qui a été posée par Caroline Parquementier,
16:32et je vous laisse le suspense, vous allez la découvrir tout à l'heure,
16:35parce que ce qu'elle dit est tellement vrai,
16:37tellement vrai, que je vous laisse ce suspense pendant quelques minutes.
16:41Restez avec nous, il est 20h23, ça c'est du teaser.
16:45Après Laurent Delahou, sous Léa Salamé,
16:57Élise Ducey, figure d'emblématique des magazines d'investigation de France 2,
17:00d'envoyer spécial à Cache Investigation,
17:03généralement c'est pour dire du mal de ceux qui réussissent,
17:06il y a eu Bernard Arnault, LVMH, etc.
17:10Elle était interrogée ce mardi par les députés de la commission d'enquête sur audiovisuel public.
17:13Alors, je vous propose d'écouter une question,
17:15la question est plus intéressante que la réponse, je vous jure que c'est vrai.
17:20La question a été posée par Caroline Parmentier, députée du Rassemblement national,
17:25je trouve que la question est formidable.
17:27Donc, écoutons la question, et puis écoutons la réponse de Madame Lusset.
17:33Élise Lusset, est-ce que vous avez pensé à tous les reportages que vous auriez pu faire,
17:38si vous n'aviez pas été aussi obsédés par le Rassemblement national,
17:41Marine Le Pen et Jordan Bardella ?
17:43Vous auriez pu aller dans les banlieues françaises, par exemple,
17:46demander des comptes aux salafistes sur les droits des femmes.
17:49Vous auriez pu enquêter sur la gabagie de l'audiovisuel public,
17:52nous venons d'en parler, les notes de frais ahurissantes,
17:54les utilisations excessives de cartes de crédit professionnelles,
17:58les suites à 1700 euros de Delphine Ernotte pendant le Festival de Cannes,
18:02le déficit chronique de France Télévisions.
18:04Mais surtout depuis 40 ans, vous auriez pu enquêter sur Jack Lang,
18:09oui, ses liens avec Epstein, mais aussi les raisons du maintien à vie de cet intouchable,
18:15à son poste prestigieux.
18:16Le fait que depuis 40 ans, il était soupçonné d'avoir trempé dans plusieurs affaires,
18:21ou bien qu'il soutenait avec d'autres intellectuels de gauche,
18:24une tribune appelant à dépénaliser les rapports sexuels avec les enfants.
18:28Mais cette référence morale et culturelle de la gauche était une icône.
18:33Élise Lusset, je pense que vous ne vous attaquez pas aux vaches sacrées de la gauche.
18:36Beaucoup de responsables culturels, d'artistes et d'institutions
18:40doivent leur carrière et leur financement à Jack Lang, et vous le savez très bien.
18:46Et tous les ministres de la Culture ont dû aller embrasser la bague de Jack Lang.
18:50Est-ce que la rebelle Élise Lusset, qui court en imperméable derrière les méchants,
18:54derrière les riches, n'est pas en réalité une fonctionnaire du service public,
18:59militante de gauche, avec une vérité subordonnée à sa cause,
19:02une militante très chère payée par nos impôts, par les impôts des Français,
19:06pour un salaire de plus de 25 000 euros par mois, ce n'est pas un secret.
19:10Ça avait été révélé par Télestar en 2018.
19:13Peut-être est-ce que ça a changé.
19:15Pour des émissions qui coûtent 400 000 euros chacune,
19:18les Français se demandent comment choisissez-vous vos sujets.
19:22Votre angle est-il journalistique, idéologique, sensationnaliste ?
19:26Qu'est-ce qui préside à ce choix ?
19:28Et est-ce que votre direction intervient dans ces choix ?
19:31Enfin, est-ce que vous n'avez pas le sentiment, quand vous vous regardez dans la glace le matin,
19:35qu'avec vous les méchants sont toujours les mêmes, quitte à verser parfois dans la manipulation ?
19:39Les salafistes dont vous parlez, on a fait des reportages,
19:43je ne sais pas si vous vous souvenez d'un reportage qu'on avait fait d'un envoyé spécial qui est long,
19:47qui s'appelle Les Sœurs.
19:49Et donc Les Sœurs, ça parlait des femmes, justement, des femmes salafistes elles-mêmes.
19:53Donc si vous me dites que nous, à un envoyé spécial, on éviterait de faire des reportages sur les salafistes,
20:02je m'inscris totalement en faux.
20:03Jack Land, j'avais le sentiment d'avoir répondu, mais alors je vais vraiment, je vous réponds avec les vaches sacrées de la gauche,
20:10parce que ça, franchement, là, c'est pas possible d'entendre ça.
20:13Quand j'entends qu'on n'a pas fait un envoyé spécial de reportage sur Gérard Miller,
20:18ben si, on l'a fait.
20:19Quand je vous dis que, pardonnez-moi, mais que Complément d'enquête a déjà réalisé un reportage sur l'affaire Epstein,
20:29et donc va en refaire un deuxième reportage, qui va évidemment s'intéresser à Jack Lang.
20:35Ah oui, maintenant, mais c'est Jack Lang, c'est formidable Jack Lang,
20:39parce qu'il y a des papiers maintenant partout, et des papiers qui sont rudes.
20:42Le papier du monde de ce soir est particulièrement rude.
20:45Pas un mot en 40 ans, pas un mot, et la question de madame...
20:48Alors que tout le monde le savait.
20:49La question de madame Parmentier, elle est formidable,
20:52parce que, d'abord, elle dit les choses telles que beaucoup de Français ont le sentiment
21:00que le service public est à charge, donc elle dit clairement les choses.
21:03C'est pour ça que cette commission, elle est intéressante, parce que les questions sont posées.
21:06C'est-à-dire que de la même manière que des choses ont été dites à M. Cohen,
21:10de la même manière, des choses sont dites à Mme Lucet.
21:13Voilà, vous choisissez effectivement...
21:16Jack Lang, c'est pas une des victimes que vous choisissez.
21:20Préférez attaquer Bernard Arnault, bien sûr.
21:23C'est beaucoup plus facile, sans doute, lorsqu'on est à France Télévisions.
21:27Et le système culturel français, on n'y touche pas. Pourquoi ?
21:30Parce que c'est le public de France Télévisions.
21:33Donc, oui, quand je dis le public, c'est des gens avec qui travaillent France Télévisions depuis toujours.
21:40Parce qu'après, tu vas commencer à parler des avantages aussi qui existent dans ce monde culturel.
21:47Donc, tout cela, on n'en parle pas beaucoup.
21:51Vous avez tout un tas, dans le fameux papier du monde, tout un tas de responsables politiques.
21:55Il y a Rima Abdul Malak, il y a tout un tas de gens qui expliquent, maintenant, aujourd'hui,
22:01à quel point Jack Lang ne payait pas ses notes, à quel point il a pu les harceler par SMS pour tout un tas de choses,
22:08à quel point il a bénéficié de passe-droits.
22:10Lorsqu'Emmanuel Macron, allant à l'encontre de son propre engagement,
22:16a renouvelé à l'âge de 83 ans Jack Lang à la tête de l'Institut du Monde Arabe,
22:21alors qu'il y avait une règle qu'il avait lui-même posée selon laquelle il devait y avoir une limite d'âge
22:25pour les nominations du président de la République.
22:28Ces gens-là n'ont pas protesté à ce moment-là.
22:30Deuxième passage de Mme Leusset, cette fois sur l'indépendance de France Télévisions.
22:37Je pourrais aussi vous dire, sans aucune hésitation,
22:40que le seul endroit où nous, journalistes, pouvons réaliser ces enquêtes,
22:46c'est sur le service public de l'audiovisuel,
22:48sans intervention politique ou économique d'aucune sorte,
22:52parce que notre indépendance est notre totem.
22:55Oui, notre indépendance est notre totem.
22:58Cache investigation ne pourrait pas exister ailleurs qu'à France Télévisions.
23:01On veut donner la parole à absolument tout le monde, partout, tout le temps,
23:06quels que soient leurs milieux sociaux,
23:07et on n'est pas, M. le rapporteur, à la recherche de scandales toutes les semaines.
23:12D'abord, très franchement, vous avez totalement raison, on n'y arriverait pas.
23:15Ce serait impossible.
23:16Il y a des sujets qui ne sont pas traités,
23:18elle n'a jamais fait un sujet sur le service public de l'audiovisuel,
23:21et on se souvient de cet échange avec Sonia Mabouk,
23:26sur le plateau de quelle époque,
23:28ce qu'elle dit n'est évidemment pas vrai.
23:30Il y a des sujets qu'elle n'a pas traités,
23:32qu'elle ne veut pas traiter, qu'elle n'aurait jamais traités.
23:35Et c'est bien, donc l'indépendance de Élise Dusset,
23:37il est à géométrie variable.
23:39Alors, son salaire ?
23:40Bon, son salaire, mais...
23:41D'abord, je comprends qu'on n'ait pas envie de communiquer son...
23:46Elle est fonctionnaire, hein ?
23:46Son salaire.
23:47Elle n'est pas fonctionnaire, pardon.
23:49Elle est payée par le service public.
23:50C'est une représentante du service public.
23:52Alors, c'est drôle, parce qu'elle a tourné...
23:53Il y a 20 ans qu'elle fait des dessous transparents.
23:55On va voir deux extraits.
23:56Elle est tournée autour du pot,
23:57et puis elle ne le dit pas vraiment,
23:58tout en disant,
23:59elle l'a dit, je l'ai dit,
24:00et puis je vous donnerai sous enveloppe.
24:03Paris-Cris.
24:03Paris-Cris.
24:05Oui, bon...
24:06En plus, elle peut gagner ce qu'elle gagne.
24:09Ce n'est pas le sujet, mais elle...
24:11Quand vous traquez les riches en permanence,
24:12quand vous faites la leçon sur les aides publiques aux entreprises,
24:15quand vous parlez en permanence des impôts,
24:17du fait que les gens doivent payer plus d'impôts...
24:18Elle gagne deux fois ce que gagne le président de la République.
24:21Donc, effectivement, on pourrait...
24:22Avec un coup d'émission, on va en parler aussi.
24:24Et son salaire est public ?
24:25Oui, je vais vous le donner.
24:26Alors, on peut le dire.
24:27Alors, écoutons Mme Lucet qui répond sur son salaire.
24:31La première chose que je veux dire,
24:36c'est que par rapport à cette question,
24:37moi, j'ai toujours été plutôt transparente
24:40dans le paysage audiovisuel français.
24:42Ce n'est pas si courant que ça,
24:44d'être transparent par rapport à une rémunération
24:46qu'on travaille dans l'audiovisuel public ou dans le privé,
24:49objectivement.
24:50Après, ce que je veux vraiment vous dire,
24:53c'est qu'aujourd'hui, j'ai 42 ans de métier.
24:57Je ne suis pas aussi jeune que vous.
24:59Je le regrette infiniment.
25:01J'adorerais être aussi jeune que vous.
25:03Mais j'ai 42 ans de métier,
25:05donc 40 ans passés à France Télévisions.
25:08Donc, effectivement, j'ai une rémunération
25:11qui correspond à mon expérience.
25:13J'ai une rémunération qui correspond
25:14à mon temps de carrière, qui est assez long,
25:18et à mon exposition à l'antenne
25:19et à mes responsabilités
25:22en tant que rédactrice en chef de cache investigation
25:25et d'envoyé spécial.
25:27Cette rémunération, et c'est très important,
25:30je pense qu'on le dise aux Français,
25:32elle est visée par un contrôleur d'État.
25:34Un contrôleur d'État qui dépend de Bercy.
25:37Donc, si cette rémunération ne correspondait pas
25:40à ma longévité de carrière,
25:43à mon expérience,
25:45à mon exposition à l'antenne,
25:46cette rémunération serait refusée
25:49par le contrôleur d'État.
25:50Je suis salariée de France Télévisions
25:52et uniquement salariée de France Télévisions.
25:55Ce qui est vrai, ce qu'elle veut nous dire,
25:56c'est qu'à France Télévisions,
25:57c'est comme à La Poste,
25:58que tu n'es jamais viré non plus.
26:00Non, mais c'est une réalité.
26:01On est recasés.
26:01Nous, je n'ai rien contre La Poste.
26:03Je n'ai rien contre La Poste.
26:04Mais elle met 40 ans, en fait,
26:06tu ne vires personne.
26:07Celui qui rentre à France Télévisions,
26:09il n'est jamais viré.
26:09Il reste 40 ans.
26:10Ça se passe comme ça.
26:11On est recasés.
26:12On change de poste.
26:13Tout le monde passe 40 ans.
26:15Sauf si on veut partir.
26:18Sauf si on veut partir.
26:19Mais autrement,
26:20ce n'est pas un exploit
26:22de faire 40 ans à France Télévisions.
26:24Non, non, non.
26:25Généralement,
26:25c'est plutôt la règle.
26:27C'est la règle.
26:27Par contre, si vous avez l'occident
26:29d'avoir l'idée de projeter un livre
26:30avec Jordan Bardella,
26:31là, vous êtes viré.
26:32Ah oui, bien sûr.
26:33Là, vous êtes viré.
26:33Donc, elle n'a pas répondu sur le salaire.
26:35Alors, M. Aloncle va tenter
26:37une deuxième passage.
26:39Je n'ai pas le droit, d'ailleurs,
26:40de vous faire écouter
26:40les sons de M. Aloncle,
26:42toujours pour des raisons
26:43de temps de parole de l'UDR.
26:45Sachez qu'elle ne répondra pas encore.
26:48J'ai toujours été plutôt transparente,
26:50moi, sur ma rémunération.
26:53Ma rémunération vous a été transmise
26:55de manière écrite.
26:56J'ai 42 ans de carrière.
26:58Donc, oui, j'ai 42 ans de carrière.
27:00J'ai des responsabilités.
27:02Je suis exposée à l'antenne.
27:04Je ne suis pas un perdreau de l'année,
27:06comme on dit.
27:07Voilà.
27:08Je n'ai pas de part
27:08de société de production.
27:10Je n'ai pas de société de production.
27:12Je ne touche pas de dividendes
27:13de société de production.
27:15Mon salaire est uniquement payé
27:16par France Télévisions
27:17au bout de 42 ans de carrière.
27:19Voilà.
27:20Donc, je pense vous avoir répondu
27:21extrêmement clairement
27:23à plusieurs reprises.
27:25Vous m'aviez dit que c'était
27:26la dernière fois que vous me posiez
27:27la question, mais vous y revenez.
27:29Je peux comprendre,
27:30mais je pense vous avoir
27:31vraiment apporté
27:32tous les éléments,
27:33d'autant que vous avez,
27:35encore une fois,
27:35tous les éléments
27:36écrits en votre possession.
27:38Je pense que si elle était
27:39rédacte-chef de l'émission
27:40qu'elle fait,
27:42elle dirait que la personne
27:43n'a pas bien répondu
27:44à la question
27:44et qu'il faut lui reposer
27:45une troisième fois
27:46la question.
27:46Non, mais à l'évidence,
27:48elle ne répond pas
27:48à la question,
27:49mais le chiffre qui est paru
27:50dans la tête,
27:50c'est 25 000 euros.
27:52Ce qui est choquant,
27:53je comprends...
27:53C'est deux fois
27:54le président de la Cour des...
27:55Je comprends
27:56que pour les Français,
27:57ça puisse être choquant,
27:58mais dans l'audiovisuel,
27:59c'est un salaire
27:59qui n'est pas rare,
28:00à ce niveau de notoriété.
28:01Oui, oui, je suis d'accord.
28:02C'est un salaire
28:02qui n'est pas rare.
28:03Donc moi,
28:03ce qui me choque,
28:04ce n'est pas le niveau
28:05de salaire d'Élise Lucet,
28:06mais ce qui est choquant
28:07et pour beaucoup de monde,
28:08me semble-t-il,
28:09c'est qu'Élise Lucet
28:10soit payée par les Français
28:12pour nourrir
28:13un projet politique.
28:15Parce que c'est bien
28:15un projet politique
28:16que nourrit
28:16l'audiovisuel public,
28:18que ce soit France Télévisions
28:19ou Radio France.
28:20Le projet politique
28:21de l'audiovisuel,
28:22c'est de rééduquer
28:23politiquement les Français
28:25qui, à leur goût,
28:25votent sans doute
28:26trop à gauche,
28:27trop à droite
28:27ou à l'extrême droite.
28:28Et donc,
28:29en vue de l'élection présidentielle
28:31de 2027 notamment,
28:32ils aimeraient réorienter
28:33un peu le vote des Français.
28:34La réalité est celle-ci.
28:36Enfin, pardon,
28:36elle justifie son salaire,
28:40donc là aussi,
28:41s'agissant d'argent public,
28:43de ses responsabilités
28:44de son exposition.
28:45Pardon,
28:46mais qu'est-ce qui justifie
28:47qu'elle gagne deux fois
28:48le salaire du président
28:49de la République ?
28:49Parce que si on veut comparer
28:50en termes d'exposition,
28:52de responsabilité,
28:53de prise de risque,
28:54il nous semble que
28:54le locataire de l'Élysée
28:56est légèrement plus exposé
28:58et prend légèrement
28:59plus de risques
29:00que madame...
29:01Allez,
29:02changeons de...
29:03Très vite,
29:03vous pouvez vite,
29:04très vite.
29:04Non mais ce chiffre-là,
29:05ce n'est pas la presse
29:06qui l'a donné sans savoir,
29:07c'est Élise Lucet
29:07qui l'a dit elle-même
29:08en 2018.
29:09Et c'est quand même curieux
29:10que des gens
29:10qui depuis 20 ans
29:11vous ont fait
29:12la politique de la transparence
29:13en permanence
29:14sont même jusqu'à aller
29:15demander aux députés
29:16de souffler
29:17dans des tests anti-drogue
29:19à l'Assemblée nationale
29:20pour leur demander
29:21de la transparence là-dessus
29:22qu'elles disent aujourd'hui
29:23non, la transparence
29:24j'ai donnée,
29:24en revanche,
29:25moi je ne veux plus.
29:25Ce qui m'amène à dire
29:26que non seulement
29:27ces émissions
29:27coûtent 200 000 euros
29:28par émission
29:29entre 200 et 300 000
29:31ils le disent
29:32donc j'ai pris
29:32la fourchette basse
29:33et si elle ne le donne
29:34pas aujourd'hui
29:34son chiffre de salaire
29:36c'est sans doute
29:36qu'il est plus élevé
29:37que 25 000 en 2018.
29:38Bon, je salue
29:39nos amis de La Poste
29:40parce que je vois
29:40que ça fait un peu réagir.
29:44Je vous en prie.
29:45S'il vous plaît,
29:46on a ce problème.
29:47Voilà,
29:48c'était une expression
29:50il n'y a pas de souci.
29:54Prenez un service public
29:55qui marche.
29:56Comment ?
29:56Prenez un service public
29:57qui fonctionne.
29:57On dit parfois
29:58mais c'est de ma faute.
29:59On dit des bêtises parfois.
30:02Il faut tourner sa langue
30:03sept fois dans sa bouche.
30:04Pour animer une émission
30:05c'est un peu
30:05il ne m'en va plus.
30:06Un jour comme ça
30:07j'avais dit
30:08comment dire
30:09si tu veux être tranquille
30:10tu te mets libraire
30:11à la boule.
30:12Le syndicat
30:13des libraires de la boule
30:14qui m'appelle
30:15qui m'appelle
30:17en disant
30:18mais vous n'avez pas honte
30:19c'est un métier très difficile.
30:21Je dis oui
30:22pardonnez-moi
30:23c'était bon.
30:25Je ne voulais pas mal
30:27comme on dit.
30:28Bon,
30:29Karine Lemarchand
30:29on n'avait pas vu venir
30:31je ne vais pas vous repasser
30:32de nouveau
30:32la séquence Karine Lemarchand
30:34parce que tout fait polémique
30:35aujourd'hui
30:36mais elle a été quand même
30:37obligée de répondre.
30:38Je trouve qu'elle a répondu
30:38d'ailleurs avec un certain panache
30:40et puis un peu
30:40d'humour
30:42un peu d'esprit
30:42et il en faut
30:44de temps en temps
30:45pour répondre.
30:46Elle se trouvait au cœur
30:47d'une vive polémique
30:48après son passage
30:48sur notre plateau
30:50et elle a gagné
30:51dit-elle 500 euros
30:52parce qu'elle dit
30:53qu'elle savait
30:54qu'elle déclencherait
30:55une polémique
30:55en venant sur CNews.
30:56Donc maintenant
30:57on fait gagner de là.
30:58Alors les gens reviennent
30:59chez nous
30:59et avant de venir
31:00ils disent
31:00je te fais un pari
31:01on va déclencher
31:02une petite polémique
31:03sur CNews.
31:05C'est agréable.
31:06C'est agréable.
31:07Écoutez Karine Lemarchand.
31:08J'ai vu qu'une députée
31:11et les filles
31:11avaient saisi l'ARCOM
31:15pour des propos
31:16que j'ai tenus
31:17sur CNews.
31:18Sur 30 minutes d'interview
31:19ils prennent genre
31:2015 secondes
31:21sorties de leur contexte
31:22où je parle
31:23de mon arrivée à Paris
31:24dans les années 80
31:25où je parle
31:25de mon ressenti.
31:27Je suis noire
31:28à moitié noire
31:29et fière de l'être
31:30et à moitié blanche aussi.
31:32Je suis fière
31:32de ce que je suis
31:33je suis fière
31:33de ce que j'ai accompli
31:34j'assume complètement
31:35qui je suis.
31:36Les gens s'emballent
31:37en ayant vu 15 secondes
31:39alors qu'en plus de ça
31:40moi hier soir
31:41je suis allée sur France Inter
31:41et j'ai parlé de ça.
31:43Ils m'ont posé une question
31:44là-dessus
31:44ils m'ont dit
31:45on a vu sur Twitter
31:45donc je me suis complètement exprimée
31:47mais évidemment
31:48ça ne s'est pas repris.
31:49Non France Inter
31:50vous n'allez pas critiquer
31:51l'émission de France Inter
31:52mais CNews
31:53oui forcément
31:53j'avais parié avec mon équipe
31:55que j'allais avoir
31:56une polémique
31:57en allant sur CNews
31:58et j'avais parié 500 euros
32:00et j'ai gagné
32:01et bien cet argent
32:02voyez
32:02parce que je ne suis pas vénale
32:04je le remets dans l'escarcelle
32:05et par rapport à cette députée
32:07elle est fiste
32:08dont j'ai oublié le nom
32:10je suis désolée
32:10d'ailleurs je ne suis pas sûre
32:11que tout le monde la connaisse
32:12mais bon
32:12je parie que
32:15le fait qu'elle ait saisi l'ARCOM
32:16elle va être déboutée
32:18d'accord ?
32:19Donc si je suis condamnée
32:20par l'ARCOM
32:21pour des propos
32:22que vous pensez
32:23que j'ai tenus
32:24qui durent 15 secondes
32:25dans les 5 heures
32:26de promotion
32:27que j'ai faites
32:27si vous pensez
32:29que je suis raciste
32:30et bien
32:31je vous donne
32:32avec plaisir
32:33c'est 500 euros
32:34pour l'association
32:35antiraciste
32:36de votre choix
32:37Elle a répondu
32:39avec esprit
32:40mais nous sommes donc
32:41des enjeux de Paris
32:42sachez-le
32:43Je disais à Johan
32:43que si on gagnait 500 euros
32:44à chaque fois
32:45qu'on était embarqué
32:46dans une polémique
32:46on serait très riche
32:48on pourrait racheter
32:49les librairies de la boule
32:50Laissez la boule
32:52là où elle est
32:53Emmanuel Macron
32:54va nommer
32:55la ministre
32:55Marie-Amélie de Montchalin
32:56alors j'ai appris
32:57qu'elle s'appelait
32:57mais non
32:58elle s'appelle
32:59Marie-Amélie
33:00Marie-Amélie d'accord
33:01Donc elle s'appelle
33:02Marie-Amélie de Montchalin
33:03Très bien
33:03Mais elle a enlevé
33:04Marie pour faire
33:05peut-être plus peuple
33:07je n'en sais rien
33:07Donc c'est Amélie
33:08C'est Amélie de Montchalin
33:11Mais en fait
33:12c'est Marie-Amélie de Montchalin
33:13C'est joli
33:14Marie-Amélie
33:14Très charmant
33:15Très beau
33:15Donc la ministre
33:17Marie-Amélie de Montchalin
33:19Je sens que je vais lui faire plaisir
33:23en disant ça
33:23et elle est nommée
33:25donc à la tête
33:25de la cour des comptes
33:26de ce mercredi
33:27Alors
33:27pour l'avoir rencontrée
33:29plusieurs fois
33:29c'est quand même
33:30c'est une femme
33:31de qualité
33:32compétente
33:33C'est ce que nous disions hier
33:34Exactement
33:34Franchement
33:35Et si tous les macronistes
33:36étaient comme elle
33:38elle est à un certain niveau
33:40Bon simplement
33:41c'est
33:41c'est le président
33:43qui place ses pions
33:44Elle a les compétences
33:45incontestablement
33:46pour diriger ce genre
33:47d'institution
33:47pour diriger la cour des comptes
33:49ça n'est pas le problème
33:50Le problème
33:51c'est le problème
33:51soulé par bon nombre
33:52de parlementaires
33:53à savoir le fait
33:54qu'Emmanuel Macron
33:55effectivement la nomme
33:56alors qu'il arrive
33:56en fin de mandat
33:57et qu'elle va vraisemblablement
33:58s'installer à la cour des comptes
34:00pour une durée
34:00très très longue
34:01J'ai appris ça
34:03c'est irrévocable
34:04C'est irrévocable
34:05Oui absolument
34:05C'est irrévocable
34:06Et alors
34:06il y a le prix
34:07évidemment
34:08mais alors
34:09il va gagner 12 ou 13
34:10mais t'as un appartement
34:11également
34:11t'as un appartement à vie
34:13puisque c'est un appartement
34:14sur le Luxembourg
34:15et c'est un superbe appartement
34:16Un chauffeur également
34:17Un chauffeur
34:17Mais je ne savais pas
34:19qu'il y avait des places
34:20dans la République
34:21qui étaient à vie
34:22Je savais que ça existait
34:23dans des républiques bananières
34:25de l'océan
34:27C'est très rare
34:28Mais je ne savais pas
34:29qu'en France
34:30je crois que c'est le seul poste
34:31Vous avez des procureurs aussi ?
34:32Non mais
34:33Les procureurs du siège
34:35sont inamovibles
34:36Oui alors
34:37vous avez raison
34:37Oui mais ils sont nommés
34:39de la même manière
34:39ils sont nommés
34:40des procureurs
34:40par le Président de la République
34:41Là c'est un poste
34:43qui est nommé
34:43par le Président de la République
34:44et c'est à vie
34:45Mais c'est d'ailleurs pour ça
34:46que généralement
34:46on nomme des personnes
34:47qui sont en pré-retraite
34:48Ce n'est pas à vie
34:49C'est-à-dire qu'elle
34:50pourra rester longtemps
34:52C'est jusqu'à la retraite
34:52Voilà
34:53Jusqu'à la retraite
34:53Donc là elle resterait
34:54jusqu'en 2053
34:55Mais enfin l'âge qu'elle a
34:56ça veut dire qu'elle est là
34:5730 ans
34:58C'est ce qu'on est en train
35:00de parler
35:00Oui d'accord
35:01C'est ce qu'on vient de dire
35:04Mais vous n'écoutiez pas
35:06peut-être
35:06Vous étiez distrait
35:08Le problème
35:09soulevé par un bon nombre
35:12de parlementaires
35:12c'est qu'elle va être amenée
35:13à juger un budget
35:15qu'elle a elle-même fait
35:18Exactement
35:18Écoutez M. Coquerel
35:19qui échange avec Maude Bréjon
35:22C'était au Parlement
35:23cet après-midi
35:23Je l'affirme
35:25dans cette nomination
35:26rien ne va
35:27La question des qualités
35:29de Mme Monchalin
35:30n'est pas en cause
35:31hormis qu'elle n'est pas
35:32membre du corps
35:32des magistrats financiers
35:34Ministre actuelle
35:35du budget
35:36Elle est l'artisane
35:37et c'est son rôle
35:38des deux derniers projets
35:39de loi de finances
35:40ainsi que de celui à venir
35:41Or jamais personne
35:43n'est passé de la tête
35:44du ministère des comptes publics
35:45à la tête de la plus haute autorité
35:47censée contrôler
35:48les comptes de la nation
35:49Jamais une personne
35:51six mois auparavant
35:51ministre des comptes publics
35:52n'a donné à l'automne
35:54un avis sur le budget
35:55qu'elle a elle-même préparé
35:56difficile d'être davantage
35:58juge et parti
35:59Avec cette nouvelle nomination
36:01et peut-être d'autres à venir
36:02comment ne pas s'interroger
36:04sur un cadenassage
36:05des institutions indépendantes
36:06avant 2027
36:07Amélie de Montchalin
36:09a largement démontré
36:11qu'elle oeuvrait
36:12pour l'Etat
36:12uniquement pour l'Etat
36:14et pas pour les intérêts partisans
36:17Elle n'a jamais hésité
36:19y compris quand c'était douloureux
36:20à dire la vérité
36:21sur les chiffres
36:22à dire la vérité
36:23sur les comptes
36:24et elle continuera
36:25de le faire
36:26demain
36:26en tant que première vice-présidente
36:28de la Cour des comptes
36:29C'est vrai qu'il y a également
36:32le gouverneur de la Banque de France
36:33qui est parti plus tôt
36:35Pourquoi ?
36:35Visiblement avait envie de partir
36:37D'aucuns disent
36:38que c'est Emmanuel Macron
36:39qui prépare le terrain
36:40Mais il prépare quel terrain ?
36:42Le terrain pour embêter
36:43le Rassemblement national
36:44s'il peut arriver
36:45ou une autre force
36:46qui pourrait prendre le poids
36:47Il est là le seul sujet
36:48La Cour des comptes
36:49comment peut-elle ennuyer ?
36:51Vous pouvez faire des rapports
36:52qui contestent
36:53des projets de loi
36:54du gouvernement
36:55Vous pouvez faire des rapports
36:56qui vont à l'encontre
36:57du gouvernement
36:58Pointer l'insincérité
36:59d'un budget
37:00Oui mais quel est le pouvoir
37:02c'est un pouvoir consultatif
37:04la Cour des comptes ?
37:05Oui
37:05C'est remettre en cause
37:06une autorité
37:07C'est une forte autorité
37:08C'est remettre en cause
37:09la probité d'Amélie de Montchalin
37:10quand même
37:11quand on dit
37:11qu'elle peut faire des rapports
37:13etc.
37:13Je pense qu'il ne faut pas
37:14pour l'instant
37:15lui faire ce procès-là
37:15Il faut faire le procès
37:16à Emmanuel Macron
37:17c'est le fait du prince
37:18et il devrait y avoir
37:19à minima
37:20un contrôle du Parlement
37:22par exemple
37:22il me semble que
37:23pour le président
37:23du Conseil constitutionnel
37:25il y a
37:26la commission des lois
37:27du Sénat
37:27Véronique
37:28Moi je veux bien
37:29qu'on ne fasse pas
37:29de procès d'attention
37:30mais elle devra juger
37:31un budget
37:32qu'elle a elle-même
37:33si vous êtes d'accord
37:34qu'elle va être programmée
37:36pour forcément
37:37prendre des rapports à charge
37:38Mais je ne dis pas ça Véronique
37:40Je dis une chose très simple
37:41elle a produit un budget
37:42et c'est elle qui va
37:43contrôler son budget
37:44Oui mais ça ne veut pas dire
37:45que dans 10 ans
37:47Dans 10 ans
37:47elle aura pu faire le budget
37:48ça c'est sûr
37:49mais convenez
37:50c'est toujours pareil
37:51C'est quand même
37:52des pratiques
37:53qui
37:54c'est la République
37:55C'est le fait du France
37:59Il faudrait dire
37:59quand même quelque chose
38:00La République des Copains
38:01et des Coquins
38:01elle existe depuis le début
38:02de la Ve République
38:03C'est le général de Gaulle
38:04qui disait ça
38:05C'est l'État RPR
38:07Marie Le Pen
38:08s'il arrive au pouvoir
38:09elle ne va pas nommer
38:10Éric Coquerel
38:10ou Amélie de Montchalin
38:11à la Cour des Comptes
38:12ou au Conseil d'État
38:13Jean-Luc Mélenchon
38:15quand il va arriver au pouvoir
38:16s'il arrive au pouvoir
38:16il ne va pas nommer
38:18eh bien
38:18M. Tanguy
38:20ou Mme Montchalin
38:21donc évidemment
38:22que quand on est au pouvoir
38:23on place des gens
38:25dans lesquels
38:26on est plutôt proche
38:26Le sujet c'est le cas de Nassaj
38:27c'est qu'il veut empêcher
38:28le Rassembleur National
38:29de gouverner
38:30s'il arrive un jour au pouvoir
38:31C'est le seul sujet
38:32Exactement
38:33et j'ai lu également
38:34l'interview
38:35dans Le Monde aujourd'hui
38:36d'Emmanuel Macron
38:37où c'est
38:38comment dire
38:41il parle de l'Europe beaucoup
38:43la souveraineté européenne
38:45il se pose en futur
38:47président de l'Europe
38:48dans cette interview
38:49c'est tout à fait frappant
38:51nous sommes d'accord
38:52vous avez fait sans doute
38:53parce qu'il vise
38:54la place
38:54il vise la place
38:56de Mme von der Leyen
38:57C'est le mieux
38:57Bon
38:58vous venez d'inventer
38:59Jules Thorey
39:00c'est tout à votre
39:01très bien d'ailleurs
39:02vous avez inventé
39:03un nouveau pied
39:04un nouveau
39:05un nouveau poste
39:06dans la magistrature
39:07parce que procureur du siège
39:09ça n'existe pas
39:09si procureur du siège
39:10non
39:10il y a juge du siège
39:12les procureurs
39:12sont des magistrats
39:13du parquet
39:14ah bah attendez
39:16il y a André Valigny
39:17qui nous écoute
39:17après la cour de cassation
39:18la cour des comptes
39:20est une juridiction
39:21dit également André Valigny
39:22parce qu'André Valigny
39:22ils écoutent tous les soirs
39:24et c'est un peu
39:25maître capello
39:26de notre émission
39:26parce qu'elle peut juger
39:28les responsables publics
39:29sur leur gestion
39:30des données
39:30après la cour de cassation
39:32j'ai failli vous corriger
39:34il n'est pas nommé
39:35par n'importe qui
39:35monsieur Remiettes
39:37il n'est pas nommé
39:37par n'importe qui
39:38c'est d'ailleurs tout le problème
39:39parce que
39:39c'est le même monsieur
39:40qui a remis en place
39:42Gérald Darmanin
39:42vous contestez André Valigny
39:44ah oui
39:44mais je conteste André Valigny
39:46sur beaucoup de choses
39:46notamment le socialisme
39:48il n'est pas vraiment socialiste
39:50il est trumpiste
39:50maintenant
39:51il vous a dit
39:51la dernière fois
39:52monsieur Valigny
39:54il est devenu
39:55il a viré Kazakh
39:56bon
39:57Gautier Lebrette
39:58qui arrive
39:59et qui nous rejoint
39:59à l'instant
40:00écoutez Yael Brown-Pivet
40:02parce que c'est intéressant
40:03Yael Brown-Pivet
40:03il a dit
40:04moi je voulais que ce soit
40:05une femme
40:05le reste
40:06ah oui ça c'est extraordinaire
40:07c'est formidable
40:08déjà
40:10il y a quelque chose
40:11dont je me réjouis
40:12si ce bruit est avéré
40:14c'est que
40:15pour une fois
40:16le président de la république
40:17m'aura écoutée
40:17parce que je voulais
40:18absolument qu'il nomme
40:19une femme
40:20figurez-vous
40:21que la cour des comptes
40:21c'est votre choix
40:22alors c'est pas mon choix
40:23particulier
40:24mais moi je voulais
40:25qu'il nomme une femme
40:25la cour des comptes
40:27est une institution
40:28qui n'a jamais été présidée
40:29par une femme
40:30depuis qu'elle existe
40:30ça fait plus de 200 ans
40:32et donc en fait
40:33moi je suis las
40:34de cette république
40:35où les femmes
40:36n'ont pas toute leur place
40:36donc c'est le choix
40:37du président
40:38et elle a la compétence
40:39évidemment
40:40il n'y a pas de sujet
40:41là-dessus
40:41après c'est le choix
40:42du président
40:43c'est quand même
40:44très étrange
40:45de dire
40:46je voulais que ce soit
40:47une femme
40:47donc ça veut dire
40:48que Marine Le Pen
40:49ça ne l'aurait pas dérangé
40:51en tout cas
40:52c'est un choix
40:53c'est un choix
40:54dans un espace politique
40:58qui est majoritairement
41:01dominé par des hommes
41:02on peut souhaiter
41:03que des femmes
41:04accèdent à telle ou telle
41:05responsabilité
41:06mais ce qu'il doit
41:07comprimer
41:08c'est la compétence
41:08c'est pas le fait
41:09qu'il soit une femme
41:10en tout cas
41:10c'est effectivement
41:11mais on peut aspirer
41:12à plus de parité
41:13bon
41:14Sébastien Le Corneur
41:15a annoncé
41:15qu'il signera en fin de semaine
41:17le décret de publication
41:17de la très attendue
41:18feuille de route énergétique
41:19de la France sur 10 ans
41:20alors ça
41:21ça fait beaucoup réagir
41:22on en a beaucoup parlé
41:22ce matin
41:23l'énergie est probablement
41:24un des dossiers
41:25les plus urgents
41:26parce que les gens
41:27ont le sentiment
41:27que l'on fait ça
41:29en catimini
41:30qu'on ne passe pas
41:31par l'Assemblée Nationale
41:33que c'est un décret
41:34et que surtout
41:36le lobby éolien
41:37et le lobby
41:38des énergies renouvelables
41:40a gagné
41:41donc je vous propose
41:42peut-être
41:43d'écouter
41:43l'échange
41:44entre
41:44Yaël Ménaché
41:46et Maude Bréjean
41:47Maude Bréjean
41:48la porte-parole du gouvernement
41:49c'était aujourd'hui
41:50à l'Assemblée Nationale
41:51comment accepter
41:53que vous imposiez
41:54une trajectoire
41:54engageant notre nation
41:56pour des années
41:56sans légitimité populaire
41:59ni majorité parlementaire
42:00et au prix d'une impasse
42:02économique
42:02financière
42:03et écologique
42:04on ne planifie pas
42:0610 ans d'énergie
42:07sans contrôle démocratique
42:09sans chiffrage complet
42:10et sans retour d'expérience
42:12Je suis très étonnée
42:13de vous entendre
42:14porter autant de commentaires
42:15sur une PPE
42:15que vous n'avez pas encore lue
42:16puisqu'elle n'a pas encore été présentée
42:18et que nous avons eu l'occasion
42:20de dire qu'elle a intégré
42:21les débats qui ont eu lieu
42:22dans cet hémicycle
42:23et les modifications
42:24aux trajectoires
42:25qui ont été publiées
42:26dans le dernier rapport
42:26de RTE
42:27il y a environ un mois
42:28de ça
42:29Ensuite je suis étonnée
42:30de vous entendre
42:31en plateau
42:31parler de souveraineté
42:32de pouvoir d'achat
42:34et refuser ici
42:35qu'on avance ensemble
42:36sur l'énergie
42:37qui sous-tend
42:37la question du pouvoir d'achat
42:39qui sous-tend
42:40la question du prix
42:40des factures d'électricité
42:42et de gaz
42:42et qui sous-tend
42:43la question
42:44de la souveraineté
42:45Quand vous opposant
42:46au développement
42:47des énergies renouvelables
42:50éoliennes inclus
42:51vous faites la part belle
42:52au gaz russe
42:53vous faites la part belle
42:54au gaz de M. Teboun
42:55vous faites la part belle
42:56au GNL de M. Trump
42:58Bon et ce matin
42:59on était avec Fabien Bouglet
43:00Vous voulez dire quelque chose ?
43:02Non mais simplement
43:02moi je suis toujours étonné
43:04quand même
43:04de cette manière
43:05qu'on les macronise
43:06de donner des leçons
43:07à tout le monde
43:08ils ont un bilan quand même
43:09là Maud Bréjon
43:10elle est en train
43:10de donner des leçons
43:11aux parlementaires
43:12j'entendais cet après-midi
43:13M. Nonaise aussi
43:14faire la leçon
43:16au Rassemblement National
43:17qui posait une question
43:18qui était une question
43:19sur l'aide médicale d'État
43:21qui est une question
43:22tout à fait légitime
43:23les macronistes font des leçons
43:25en permanence
43:26y compris dans leur manière
43:27de répondre
43:27dans l'intonation
43:28qu'ils ont
43:29dans les mots
43:29qu'ils utilisent
43:30alors qu'ils ont un bilan
43:31mais ils font comme leur chef
43:32il faut leur dire en fait
43:33mais ils font comme leur chef
43:34c'est délirant
43:35ils font comme leur chef
43:36c'est comme dans les familles
43:37les enfants ils parlent comme leur chef
43:38quand on les écoute
43:39on a l'impression
43:39qu'ils ont tout réussi
43:40qu'ils savent tout mieux
43:41que les autres
43:42bien sûr
43:42et qu'ils vont donner des leçons
43:43à ceux qui prétendent
43:44leur accéder
43:45Emmanuel Macron passe son temps
43:46à faire ça
43:46alors M. Nunez
43:47je voudrais vous le faire écouter
43:48mais je pense qu'on n'aura pas le temps
43:49il est déjà 20h55
43:50mais sa réponse effectivement
43:52aux députés du Rassemblement National
43:54je n'ai jamais vu comme ça
43:55je suis d'accord
43:55c'est vraiment pas
43:56c'est vraiment inadjustable
43:57je vais vous faire la leçon
43:58elle dure combien de temps
44:00d'ailleurs cette réponse
44:01parce que je demande à Benjamin Nau
44:02parce que maintenant
44:03qu'on en a parlé
44:04c'est vrai qu'elle fait
44:05une minute quinze
44:06c'est un peu long
44:06donc écoutez
44:07alors tiens
44:09écoutez-le M. Nunez
44:09vous avez raison
44:10c'est vous qui l'avez demandé
44:12on écoutera après M. Bouglet
44:13donc une question est posée
44:14alors il faut que je repose
44:15quand même
44:16que je mette ça
44:17en perspective
44:18si j'ose dire
44:19une question est posée
44:20que je trouve
44:21sur le ressortissant congolais
44:24qui était réfugié en Grèce
44:26la question est posée
44:27par Alexandre Allegret-Pilot
44:29et il lui dit
44:29ce ressortissant congolais
44:31réfugié en Grèce
44:32il peut venir à Paris
44:33et bénéficier
44:35de soins français
44:37payés par les Etats
44:38c'est le Conseil d'Etat
44:39c'est le Conseil d'Etat
44:40qui a élargi le panier de soins
44:41exactement
44:42et écoutez
44:43la réponse
44:44de M. Nunez
44:45c'est la première fois
44:46que je le vois comme ça
44:47et ça en dit beaucoup
44:48vous avez raison
44:48en trois points
44:51une petite leçon
44:52pour vous apprendre
44:52la vie
44:53la vie sur ces sujets
44:54dont vous parlez
44:54avec beaucoup d'arrogance
44:56et dont vous ne connaissez rien
44:57dont vous ne connaissez rien
44:58la décision du Conseil d'Etat
45:00dont vous avez parlé
45:01effectivement
45:02nous avions un citoyen congolais
45:04qui était réfugié en Grèce
45:05et qui a demandé
45:05à bénéficier
45:06d'un titre de soins
45:07il se trouve
45:07que la préfecture
45:08a commis une petite erreur
45:09elle a voulu comparer
45:10le régime dont il bénéficiait
45:12non pas avec le pays d'origine
45:14mais avec la Grèce
45:15c'est une erreur de forme
45:16que le Conseil d'Etat
45:17a sanctionné
45:17ça n'est pas une erreur de fond
45:19et dans ce genre de situation
45:20le titre de soins
45:21est refusé
45:21deuxième erreur
45:23que vous commettez
45:23il n'y a pas de shopping sanitaire
45:25il n'y a pas de shopping sanitaire
45:26monsieur le député
45:26on a une aide médicale d'Etat
45:28qui vise à éviter
45:29des crises sanitaires
45:30qui vise à éviter
45:31des crises sanitaires
45:32dont le coût
45:33dont le coût
45:34dont le coût est de
45:351,3 milliard
45:361,3 milliard
45:37450 000 bénéficiaires
45:38pour éviter des crises sanitaires
45:40troisième petite leçon
45:42monsieur le député
45:43le titre soin
45:43dont vous parlez
45:44le titre soin
45:45dont vous parlez
45:46il est en baisse continue
45:47savez-vous que 16%
45:48des demandeurs
45:49sont réellement à l'étranger
45:50et que la plupart
45:51sont sur le territoire national
45:52bénéficient de toutes
45:54et quand ils demandent
45:54le renouvellement
45:55font valoir une maladie grave
45:57pour obtenir un titre de soin
45:58voilà en 3 points
45:59je vous fais une petite leçon
46:01en matière de droit au séjour
46:02une petite leçon
46:03et arrêtez de raconter
46:04n'importe quoi
46:051 minute 15
46:073 fois je vous fais de la leçon
46:08il le dit lui-même
46:09cette réponse est inadmissible
46:10surtout il parle de crise sanitaire
46:13mais il n'y avait pas de crise
46:14avant la ME
46:15c'est-à-dire avant Lionel Jospin
46:16je ne connais pas de grave crise sanitaire
46:18dans les rues de France
46:20parce qu'on prenait évidemment en charge
46:22les urgences
46:23on ne laisse personne mourir
46:24sur le trottoir
46:25ce qui est grave en plus
46:27c'est que Laurent Nunez
46:28j'ai beaucoup de respect pour lui
46:29il a une carrière exemplaire
46:30il a été un grand serviteur de l'état
46:32ce n'est pas le sujet
46:32mais il est en train de devenir
46:34un ministre professionnel du mensonge
46:36parce que sur le nombre
46:37de clandestins en France
46:39il a menti aux français
46:40quasiment les yeux
46:41dans les yeux
46:41oui
46:42et là il est en train de mentir
46:44une deuxième fois
46:44en disant
46:45si on supprime la ME
46:46il va y avoir des épidémies
46:48dans toute la France
46:48ça va être la catastrophe
46:49alors que c'est simplement faux
46:51donc je ne comprends pas
46:52ce qu'il se passe
46:53avec Laurent Nunez
46:53parce qu'encore une fois
46:54je vous dis
46:55il a été un grand serviteur de l'état
46:56je ne comprends pas
46:57ce qu'il se passe
46:58avec lui
46:59en tant qu'un ministre
46:59son
47:00mais il est de gauche
47:02vous venez de découvrir
47:04un homme
47:05qui est en surveillance
47:06toujours et tout le temps
47:08et puis
47:08le vernis craque
47:10il est un peu agacé
47:11il est un peu énervé
47:13et il devient
47:14un peu méchant
47:15et un peu de gauche
47:17et parfois ça va ensemble
47:18un peu hargneux
47:20si vous voulez
47:21c'est un petit peu ça
47:23qu'on découvre
47:23dans ce petit vernis
47:24c'est voilà
47:26le vernis craque
47:27c'est toujours intéressant
47:29d'ailleurs
47:29de voir comment
47:30les uns et les autres
47:30parfois
47:31sont lorsqu'ils sont
47:32hop
47:33acculés
47:34il est de gauche
47:35il est 20h59
47:38il est complètement de gauche
47:39mais il a le droit
47:40d'être de gauche
47:41la gauche républicaine
47:42évidemment il n'est pas
47:43la France insoumise
47:43bon il est 20h59
47:45avant Mickaël Dorian
47:45qu'est-ce que vous nous dites
47:46vous me paraissez en colère
47:47non mais là
47:48c'est insupportable
47:50vous savez qu'on a
47:51une grave crise
47:51de la natalité en France
47:53et bien qu'est-ce qu'on met
47:54devant nos élèves
47:55en terminale
47:56on leur met un manuel
47:57de SVT
47:58avec les solutions
48:00de réduction
48:00des émissions carbone
48:01première solution
48:02proposée
48:03avoir un enfant
48:04de moins
48:05et bien on marche
48:06sur la tête
48:06dans ce pays
48:06on est chez les fous
48:07donc on va en parler
48:08dans un instant
48:08on dit aux gosses
48:09en terminale
48:10ne faites pas d'enfants
48:10pour sauver la planète
48:11donc et là
48:12ça ce manuel
48:13typiquement
48:14c'est un manuel de gauche
48:15et on va pouvoir en parler
48:16d'ultra gauche
48:18d'ultra gauche
48:18on peut être de gauche
48:20et aimer les enfants
48:20on peut être de gauche
48:23je vais réfléchir
48:24à cette phrase
48:25on peut être de gauche
48:26et aimer les enfants
48:27sorti de son contexte
48:28il est 21h
48:32et nous sommes
48:32avec Mickaël Dorian
48:33c'est l'éditeur
48:34du manuel
48:35l'éditeur
48:36c'est important
48:37c'est le groupe Editis
48:38et bien vous faites bien
48:39de le rappeler
48:40le Mickaël Dorian
48:44s'il vous plaît
48:45Mickaël Dorian
48:46pour les infos
48:46Bonsoir Pascal
48:51et bonsoir à tous
48:52le parquet de Grenoble
48:52lance un appel à témoin
48:54après l'interpellation
48:55d'un homme de 79 ans
48:56soupçonné d'avoir agressé
48:57sexuellement 89 mineurs
48:59les faits auraient été commis
49:00dans plusieurs pays
49:01entre 1967 et 2022
49:03le procureur a rendu public
49:05l'identité du suspect
49:06afin de permettre
49:07à d'éventuelles victimes
49:08de se manifester
49:08âgé de 79 ans
49:10Jacques Laveugle
49:11est également soupçonné
49:11du meurtre
49:12dans les années 70 et 90
49:13de sa mère et de sa tante
49:15il est actuellement
49:15en détention
49:16provisoire
49:17dans l'actualité également
49:18l'ouverture du procès
49:19de l'adolescent suspecté
49:20d'avoir tué
49:21un chauffeur VTC
49:22à Marseille
49:23en route
49:23pour exécuter
49:24un contrat de tueur
49:26à gage lié au narcotrafic
49:27l'adolescent de 14 ans
49:28au moment des faits
49:29avait en octobre 2024
49:30abattu froidement
49:31Nessim Ramdam
49:32chauffeur VTC
49:33et père de 3 enfants
49:35plus d'un an après
49:36la famille
49:36et l'accusé
49:37se retrouvent au tribunal
49:39des enfants de Marseille
49:40comment pratiquer l'islam
49:42tout en respectant
49:42les règles de la République
49:43c'est tout l'objet
49:44du guide de plus de 900 pages
49:45publié par la Grande Mosquée
49:47de Paris
49:47intitulé
49:48Musulmans en Occident
49:49cet ouvrage est présenté
49:50par Shem Sedinafiz
49:51le recteur de la Grande Mosquée
49:53comme une sorte de code
49:54de la route
49:54dit-il
49:55afin que les musulmans
49:56puissent vivre sereinement
49:57leur foi en France
49:58il faut qu'on explique
49:59l'islam à la République
50:00et qu'on explique aux musulmans
50:01la République
50:02ajoute-t-il
50:03les exportations de vins
50:05et spiritueux français
50:05en net recul
50:06les tensions géopolitiques
50:07et commerciales
50:08ont plombé en 2025
50:09le marché qui recule de 8%
50:11aux Etats-Unis
50:12leur premier marché international
50:14sont lourdement affectés
50:16avec un repli des ventes
50:17de 21%
50:18soit 3 milliards d'euros
50:19de pertes
50:20les raisons
50:20l'instauration de droits de douane
50:22auxquels s'ajoutent
50:22depuis un an
50:23un taux de change euro-dollar
50:24très défavorable
50:26Emmanuel Macron
50:27veut reprendre le dialogue
50:28avec Vladimir Poutine
50:29un dialogue bien organisé
50:31avec les Européens
50:31mais sans trop d'interlocuteurs
50:33dit-il
50:34en décembre dernier
50:34le président français
50:35avait annoncé
50:36vouloir renouer
50:37des échanges directs
50:38avec son homologue russe
50:39afin de ne pas déléguer
50:40ce dialogue aux Etats-Unis
50:41les Etats-Unis
50:42dont les discussions
50:43avec Moscou
50:44ont repris depuis le retour
50:45de Donald Trump
50:46à la Maison Blanche
50:46il y a un an
50:47et puis une femme
50:48et sa fille de 11 ans
50:49ont été tuées
50:50dans des bombardements russes
50:51sur la ville de Slovansk
50:52dans la région de Donetsk
50:5316 personnes
50:54ont également été blessées
50:56les autorités ukrainiennes
50:57ont publié les images
50:58de plusieurs bâtiments en feu
50:59avec des fenêtres soufflées
51:01dans le sud du pays
51:02des responsables
51:03pro-russes
51:03de la région de Zaporizhia
51:04ont par ailleurs
51:05déclaré que deux personnes
51:07avaient été tuées
51:08par les forces ukrainiennes
51:09au cours des dernières 24 heures
51:11Merci beaucoup
51:12Mickaël Dorian
51:13Martin Radelet
51:14était avec nous
51:14à la réalisation
51:15Mathéo était à la vision
51:17Jean-François Couvlard
51:18était au son
51:19ont participé
51:20à cette émission
51:21Benjamin O
51:22Lucas Busutil
51:23et Tess
51:24l'a fait taire
51:25et on va donc
51:26vous laisser
51:26ce soir
51:27avec l'excellent
51:28Gautier Lebrecht
51:30qui est en place
51:31jusqu'à minuit
51:32nous vous suivrons
51:34et nous vous écouterons
51:35Jean-Claude Dacier
51:37est avec vous ?
51:37Il est dans les starting blocks
51:38C'est bien
51:43vous faites un joli duo
51:45à demain matin
51:47Sous-titrage Société Radio-Canada
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