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  • il y a 10 mois
Thomas Binet reçoit Steve Burggraf, président de Nautilus Food,
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##OSEZ_ENTREPRENDRE-2025-12-14##

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News
Transcription
00:01Sud Radio, Oser Entreprendre, Thomas Binet.
00:05Rebonjour à tous et vous le savez, comme chaque dimanche, c'est votre parenthèse économique pendant près d'une heure.
00:10Bonjour M. Thomas Binet.
00:12Bonjour Maxime.
00:13Ravi de vous retrouver en ce dimanche et au programme d'Oser Entreprendre.
00:16Eh bien une maison née dans le bruit des sabots qui est devenue d'ailleurs l'un des symboles les plus désirés du luxe mondial.
00:22Aujourd'hui je vous emmène dans les coulisses d'une marque légendaire Hermès,
00:26un univers où le luxe rencontre l'histoire et où chaque sac d'ailleurs cache une anecdote.
00:31Et puis nous recevons un serial entrepreneur, il a pris un produit connu de tous, le burger,
00:36et il en a fait un phénomène qui a dépassé nos frontières avec Big Fernand.
00:39Et il a créé ou repris pas moins de 8 entreprises.
00:42Nous sommes avec Steve Burgraff, aujourd'hui président de Nautilus Food, leader de la conserve de crustacés.
00:48Et pas seulement, il va nous expliquer tout ça dans un instant.
00:51Et on finira en rythme et en tempo avec Jean-François Faure, notre consultant entrepreneurial,
00:56qui va nous parler de start-up sous pression, de croissance étlaire, de patience stratégique, voire d'accélération brutale.
01:02Et si le véritable enjeu, ce n'était pas d'aller moins vite que la musique.
01:06Pour commencer cette émission, mon cher Thomas, on va s'arrêter un instant sur une maison mythique.
01:23Et ça tombe bien, on s'approche des fêtes, c'est le moment.
01:25Hermès, plus qu'un nom, c'est un univers de luxe et de raffinement.
01:29Mais derrière les vitrines prestigieuses et la marque orange, il se cache surtout une sacrée histoire.
01:34Oui, une histoire qui commence dans les écuries, Maxime.
01:37Hermès, au départ, c'est le cuir et le cheval.
01:40En 1837, Thierry Hermès ouvre à Paris un atelier de harnais pour la haute bourgeoisie.
01:46Son exigence est telle qu'il devient rapidement le cellier attitré de l'aristocratie européenne.
01:52Ce n'est qu'au XXe siècle que la maison s'ouvre à la maroquinerie, puis à la mode.
01:56Et là, deux sacs vont entrer dans la légende.
01:59Alors si je m'y connais un peu, on parle naturellement du Kelly et du fameux Birkin.
02:02Exactement. Le Kelly d'abord.
02:04Il existait déjà sous le nom de sac à courroie.
02:07Mais en 1956, Grace Kelly l'utilise pour cacher sa grossesse devant les paparazzi.
02:12La photo fait le tour du monde et Hermès rebaptise le sac en son honneur.
02:17Plus tard, dans les années 80, c'est une rencontre improbable.
02:20Dans un avion entre Jean-Louis Dumas, patron d'Hermès,
02:23et l'actrice Jeanne Birkin, qui donne naissance au Birkin.
02:26Elle se plaint de ne pas trouver un sac assez grand et chic pour voyager avec son bébé.
02:30Trois croquis sur un coin de nappe.
02:32Plus tard, le mythe était lancé.
02:34Il faut dire qu'aujourd'hui, ces sacs sont devenus bien plus que des accessoires.
02:38Ce sont des symboles de pouvoir et de réussite.
02:40Attendre des années pour un Birkin, c'est presque un rite d'initiation dans l'univers du luxe.
02:45Chaque pièce est faite à la main dans les ateliers français de la maison par un seul artisan.
02:50Et Hermès ne mise pas que sur la rareté, la qualité, l'intemporalité.
02:55Le goût du détail sont dans son ADN.
02:57En 2024, la marque a encore battu des records en bourse portés par l'explosion de la demande en Asie
03:03et par des collections qui conjuguent tradition et modernité.
03:07À 188 ans, Hermès reste plus désirable que jamais.
03:10Et ce matin, Thomas, nous recevons quelqu'un qui va nous donner faim
03:18parce qu'il a cofondé Big Ferment, des burgers français haut de gamme.
03:21Il a bousculé aussi les codes de la restauration.
03:23Il a créé des univers très différents.
03:25Mais surtout, il refuse de rentrer dans une case.
03:28Et on aime les personnalités ainsi.
03:29Steve Wurgraaff est aujourd'hui président de Nautilus Food, leader de la concerte de crustacés.
03:34Et c'est votre invité, Thomas.
03:35Bonjour, Steve Wurgraaff.
03:36Bonjour, Thomas.
03:38Vous allez créer Big Ferment en 2011.
03:40Ce sera le début d'un énorme succès.
03:42Comment trouve-t-on l'idée qui amène à la réussite ?
03:46C'est toujours un concours de circonstances.
03:50Dans toutes les sociétés que j'ai créées, je ne me suis jamais inspiré.
03:54L'idée, ça part toujours de l'idée du consommateur.
03:57Moi, en tant que consommateur, je n'avais tout simplement pas trouvé ce que je voulais,
03:59c'est-à-dire un burger qui est la qualité d'un restaurant
04:01et qui se servit aussi vite que dans un fast-food
04:04en se servant de produits 100% français.
04:06Voilà comment l'idée est née.
04:07C'est d'abord l'idée d'un consommateur insatisfait.
04:09Est-ce que vous êtes d'accord avec Marc Simoncini,
04:11qui avait créé Mythique, qui disait
04:13« L'idée, c'est rien, c'est la mise en pratique qui est importante ».
04:16Il a 100% raison.
04:17L'idée, c'est 5% d'une boîte.
04:1995% c'est l'exécution.
04:22On a tous des idées, des bonnes, des mauvaises.
04:24Mais on est très nombreux à avoir de bonnes idées.
04:26En revanche, être capable d'exécuter
04:28et de mettre en route les bonnes idées,
04:30c'est un peu plus compliqué.
04:31Quand vous lancez Big Ferment,
04:33le hamburger à la française,
04:34c'est un pari quand même à contre-courant
04:36par rapport à l'époque dans laquelle on était.
04:38Qu'est-ce qui vous a donné l'assurance ?
04:40Peut-être l'audace d'ailleurs de penser que ça marcherait.
04:43D'abord, les produits franco-français en France,
04:45souvent ça marche.
04:46Et accessoirement, on a des produits
04:47qui sont de très belle qualité.
04:50Nous sommes quand même le pays des boulangers,
04:51le pays du fromage.
04:53Et nous avons des très beaux élevages en France.
04:55Donc en fait, il y avait tout pour faire un bon produit.
04:57Ce qui a fonctionné chez Big Ferment,
04:59c'est d'abord le produit.
05:00Souvent, on m'a taxé de mettre beaucoup de marketing
05:02autour de mes entreprises
05:03et à commencer par Big Ferment.
05:05À la réalité, le meilleur ambassadeur du Big Ferment
05:07a toujours été le produit.
05:08Et je suis un homme produit.
05:10Donc voilà.
05:10Il y avait tout pour que ça fonctionne en France.
05:13Et ça a fonctionné.
05:14Et ça a fonctionné.
05:15Vous revendrez d'ailleurs Big Ferment en 2019,
05:17soit 8 ans après son lancement.
05:19D'autres à votre place, très sincèrement,
05:21auraient capitalisé toute leur vie dessus.
05:23Pas vous.
05:23Vous ennuyez vite ou vous fuyez le confort
05:26d'une situation établie ?
05:27Ni l'un ni l'autre.
05:29D'abord, je mets beaucoup mes équipes.
05:31J'aime bien vendre les entreprises.
05:32Je trouve ça assez esthétique de vendre une entreprise.
05:35C'est un peu comme un match de rugby.
05:37C'est très beau, les belles passes.
05:38Mais c'est sympa aussi de marquer des essais.
05:40Et on aime tous quand il y a des buts au foot
05:41ou des essais au rugby.
05:43Moi, c'est exactement la même chose.
05:44J'aime bien que tout de suite se concrétise
05:46par une vente.
05:47Et accessoirement, c'est vrai que j'aime beaucoup créer.
05:52J'aime beaucoup lancer des projets.
05:53Donc, à un moment,
05:54ce n'est pas que je me lasse de mon entreprise.
05:56C'est que je me lasse de ne pas lancer quelque chose de nouveau.
05:59Donc, voilà.
05:59C'est un peu différent.
06:00Vous dites d'ailleurs que vous avez toujours été entrepreneur,
06:03enfant ou adolescent.
06:05Est-ce qu'il y avait un signe à observer
06:09qui vous permettait de penser
06:10que vous alliez créer votre propre chemin d'entrepreneuriat ?
06:13D'abord, ça commence toujours par des envies de liberté.
06:15Oui.
06:15Accessoirement, j'ai toujours été très...
06:19Pas envieux, mais j'ai toujours aimé les chefs d'entreprise.
06:23Je les considérais comme des aventuriers.
06:25Donc, j'avais très envie de mener une vie d'aventure.
06:28Donc, la vie d'aventure contre un entrepreneur,
06:30ça fonctionne.
06:31Donc, c'est d'abord des envies de liberté,
06:33d'entreprendre.
06:35Et puis, de mettre...
06:36De sortir du cadre ou pas ?
06:37Non, pas forcément.
06:38Non ?
06:38Non, pas forcément.
06:40En tout cas, vivre comme je le sentais,
06:43comme j'avais envie de vivre.
06:43Donc, j'avais envie de manière libre
06:44et de mettre à exécution mes idées.
06:47Donc, ça a démarré en fait comme ça.
06:48C'est le début de l'entrepreneuriat.
06:51Après, il y a toujours des gens
06:52qui vous inspirent dans la vie
06:53et des rencontres qui font que vous vous lancez.
06:57Je me suis lancé rapidement.
06:58Justement, de la création avec Big Fernand,
07:00entre autres, vous passerez à la reprise d'entreprise
07:02en faisant l'acquisition de Nautilis Food en 2022.
07:05C'est quoi précisément cette activité ?
07:07On est donc leader de la conserve de crustacés en France.
07:11On est des gens qui font des produits de la mer transformés.
07:14On est très présents en Jamès
07:15avec notre marque Nautilus et Côté Mer.
07:18Une usine de saumon fumé dedans
07:20qui est présente dans les réseaux bio.
07:22Bref, c'est un groupe établi
07:23qui existe depuis 30 ans,
07:24qui faisait des produits de qualité
07:25et que j'ai repris avec mon associé Mathias Donne
07:27qui était le président de Mondelez.
07:29Donc, c'est aussi une aventure humaine.
07:30Et ce sont donc des produits,
07:32uniquement des produits de la mer
07:33distribués dans différents types de réseaux.
07:37Alors, vous êtes passé de la création à la reprise.
07:39C'est un autre métier quand même, objectivement.
07:41Comment passe-t-on de l'un à l'autre ?
07:43Là encore, c'est une aventure nouvelle.
07:45Moi qui aime bien les aventures,
07:47je trouve ça chouette.
07:49Disons que j'avais envie de redémarrer
07:51sur un socle existant,
07:52ce qui n'est pas toujours simple,
07:54avec une marque.
07:56Parce que, en fait, créer une entreprise,
07:58il faut déjà passer le premier step
07:59qui est du chiffre d'affaires,
08:01du chiffre d'affaires conséquent
08:02pour remonter des équipes.
08:03Voilà, j'ai fait un peu l'économie de tout ça.
08:05Alors, je sais qu'on en parlera peut-être plus tard
08:07du sujet de temps avec le business.
08:09Mais c'est vrai que je voulais gagner un peu de temps.
08:12C'est un exercice différent,
08:13mais qui finalement n'est pas si éloigné.
08:15Il est peut-être un peu plus complexe.
08:17Car, lorsqu'on crée une entreprise,
08:19on commence par bâtir une équipe.
08:21Donc, en fait, un peu à son image,
08:22quand on reprend une entreprise,
08:24on reprend l'existant.
08:25Donc, il faut un peu le façonner.
08:27Il faut un peu de douceur,
08:28un peu de fermeté.
08:29C'est un doux mélange.
08:30Ce n'est pas simple une reprise,
08:31mais c'est passionnant.
08:32Alors, vous parlez de chiffre d'affaires
08:33et de salariés.
08:34Sauf à l'heure de ma part,
08:35c'est à peu près 40 millions d'euros
08:36de chiffre d'affaires
08:36et une centaine de salariés aujourd'hui.
08:38Oui, c'est ça.
08:38C'est 40 millions,
08:39une centaine de salariés.
08:40Et donc, un site de production
08:42qui fait du saumon fumé
08:43avec une usine à côté d'Angers
08:45et un siège à Paris.
08:47Alors, vous semblez naviguer
08:48naturellement entre les succès,
08:49les pivots,
08:50comme on dit dans le jargon,
08:51les nouveaux départs.
08:52Comment vous vivez le risque
08:53quand vous lancez un nouveau projet ?
08:55Steve Buregraf ?
08:56Eh bien, le risque,
08:57c'est ça aussi qui crée l'adrénaline.
09:01Tout le monde n'est pas fait
09:02pour être entrepreneur.
09:03Être entrepreneur,
09:03ce n'est pas une qualité dans la vie.
09:06Je pense qu'il y a des gens
09:07qui sont à la base
09:09plus faibles pour être chez l'entreprise.
09:11Il faut un peu ce goût du risque.
09:14Aujourd'hui, c'est un petit peu
09:15le risque,
09:16c'est un peu l'élément,
09:17presque l'élément moteur au départ.
09:20C'est se mettre en danger
09:21pour vivre des choses
09:22un peu extraordinaires
09:23au sens littéral du terme.
09:25Et je veux dire que l'entrepreneuriat
09:26n'est pas avare sur le sujet.
09:28On a toujours des bonnes
09:30et des mauvaises surprises.
09:31Et en fait, c'est le risque
09:31qui est moteur là-dessus.
09:34Un peu le dépasser.
09:36Mais en fait,
09:36quand on a toujours été entrepreneur,
09:38on n'y pense plus tellement.
09:39Après avoir créé
09:41autant d'univers différents,
09:42vous vous voyez où
09:43dans cinq ans
09:44en créateur
09:44ou en gestionnaire d'entreprise ?
09:46En d'autres termes,
09:47Notilus,
09:47c'est pour la vie maintenant
09:48ou vous avez à voir
09:49la même démarche
09:50que vous avez eue
09:51pour Big Fernand
09:51il y a quelques années ?
09:52Je ne m'inscris jamais
09:53dans un calendrier.
09:54Je laisse vivre l'entreprise.
09:55J'essaie d'abord
09:56de répondre à mes premiers objectifs
09:58qui est d'avoir une société
09:59qui gagne de l'argent,
10:00qui se développe,
10:02une équipe avec laquelle
10:02j'aime travailler
10:03parce que le facteur humain
10:04est très important pour moi.
10:05C'est mon confort de travail
10:06tous les jours.
10:07Donc je n'ai pas de plan
10:08à cinq ans.
10:09Je ne suis pas un financier,
10:10je suis un opérationnel.
10:12Voilà, idéalement,
10:13j'adorais que la société
10:14puisse se développer.
10:15Y aura-t-il d'autres aventures ?
10:17Peut-être,
10:17mais ce n'est pas une certitude.
10:19Voilà, je n'ai pas de plan préétabli.
10:21C'est ça aussi qui est sympa
10:22dans l'entrepreneuriat.
10:23Alors, on va arrêter
10:25notre échange
10:25de ce dimanche matin
10:26sur cette question.
10:27Steve Burgraff,
10:28beaucoup de gens nous écoutent
10:29et rêvent de se lancer
10:30mais n'osent pas
10:31franchir ce pas.
10:32Si vous deviez leur donner
10:33un conseil
10:34de manière à éviter d'échouer,
10:36ça serait quoi le conseil
10:37que vous avez d'ailleurs
10:38peut-être le plus pratiqué ?
10:40Mon premier conseil,
10:41c'est vous n'êtes peut-être
10:42pas fait pour être
10:42chef d'entreprise.
10:43Donc ne vous inquiétez pas de ça.
10:45Il y a des gens
10:45qui font des très belles carrières
10:46en tant que salariés,
10:48qui gagnent très bien leur vie,
10:49qui sont très épanouis.
10:50Donc je le redis,
10:50ce n'est pas une fin en soi.
10:52Il y a beaucoup d'émissions
10:53aujourd'hui, de magazines
10:53qui parlent de ces entreprises
10:54et qui mettent ça un peu
10:55en valeur comme,
10:56entre guillemets,
10:57un peu les héros
10:58des héros des temps modernes.
11:00Donc ne courez pas
11:01après ceci.
11:03Et puis après,
11:03il y a aussi une question
11:04de moment et d'environnement.
11:06Il faut déjà un environnement
11:06qui soit porteur.
11:08Quand je dis porteur,
11:09c'est des gens qui vous entourent,
11:10qui croient en vous
11:11car malheureusement,
11:12vous trouverez toujours des gens
11:14pour vous dire
11:14que ce que vous allez faire
11:15ne va pas fonctionner.
11:16Donc entourez-vous des gens
11:17qui ne croient qu'en vous,
11:19même quelquefois aveuglément.
11:21Merci à vous.
11:21Merci beaucoup,
11:22Steve Borgraf,
11:23d'être passé du côté
11:24d'Oser Entreprendre.
11:25Et je rappelle donc
11:25que vous êtes le président,
11:26entre autres,
11:27de Nautilus Food.
11:28Et pour conclure
11:35cette page d'Oser Entreprendre,
11:36mon cher Thomas,
11:37on va se fixer un rythme,
11:39vous et moi,
11:39presque de tango.
11:40Parce qu'on ne va parler
11:41ni de vitesse,
11:42ni de lenteur,
11:43mais de rythme
11:44et en entreprise.
11:45Comme en musique,
11:46c'est ce qui peut tout changer.
11:47Oui Maxime,
11:48et Jean-François Fauret
11:48est avec nous ce matin.
11:50Jean-François,
11:50vous êtes à la fois
11:51entrepreneur et investisseur
11:52et vous nous dites
11:53que le plus dur
11:54pour une entreprise,
11:55ce n'est pas d'aller vite
11:56ou lentement d'ailleurs,
11:57mais de trouver
11:58son propre tempo.
12:00Exactement Thomas,
12:01regardez Hermès
12:02dont vous avez parlé tout à l'heure,
12:03c'est une montée
12:03en puissance très progressive,
12:05alignée sur un savoir-faire rare
12:06et une clientèle
12:07plutôt patiente.
12:09Et à l'inverse,
12:09juste à côté de moi,
12:10on a Steve Burgraff
12:11qui a su faire croître
12:12Big Fernand
12:12en quelques années
12:13parce que le projet,
12:14le marché,
12:15le moment le demandé.
12:16Et alors le point commun,
12:17ils ont chacun choisi
12:18le bon tempo.
12:19Et ça,
12:20ce n'est pas toujours simple
12:21pour un entrepreneur ?
12:22Alors non,
12:23et je parle d'expérience,
12:24dans les startups,
12:25beaucoup échouent
12:26parce qu'on leur impose
12:27un rythme artificiel.
12:28Prenons le cas des levées de fonds
12:29ou la fameuse rentabilité
12:30à 5 ans.
12:31On pousse à accélérer
12:32même si le produit,
12:33le marché ou les clients
12:34ne sont pas toujours prêts.
12:35Alors que parfois,
12:36l'urgence,
12:37c'est d'attendre.
12:37Mais oui,
12:38comme en musique,
12:39le rythme ne vient pas
12:40de l'instrument
12:40mais de l'intention.
12:42Une même mélodie
12:42peut être jouée
12:43trop vite,
12:44trop tôt
12:45ou sans respiration
12:46et tout devient confus.
12:47Dans un projet d'entreprise,
12:49il y a des moments
12:49où il faut marquer une pause,
12:51laisser retomber une tension,
12:53attendre le bon signal
12:53du marché.
12:54À d'autres moments,
12:55il faut savoir accélérer vite,
12:56surprendre,
12:57profiter d'une ouverture.
12:58Mais alors Jean-François,
12:58qu'est-ce qui compte
12:59le plus en définitive ?
13:00Alors ce qui compte le plus,
13:02c'est un peu comme en photo,
13:03c'est être décisif,
13:03d'être en phase
13:04avec ce que le projet demande,
13:06ce que le client attend
13:06et ce que le marché supporte.
13:08Et pour ça,
13:08il faut parfois se taire,
13:10observer,
13:11écouter
13:11puis jouer juste
13:12en écoutant son intuition.
13:14Merci Jean-François.
13:15Merci beaucoup
13:16mon cher Thomas.
13:18On se retrouve donc
13:18dans un instant
13:19avec Oser Investir.

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