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  • il y a 6 semaines
Ce jeudi 11 décembre, Antoine Larigaudrie et Arnaud Dubois, co-fondateur de Matis vous présentent le coffre-fort dans son émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Tout pour investir, le coffre-fort.
00:04Arnaud Dubois, cofondateur de Matisse.
00:06Bonjour.
00:07Antoine, bonjour.
00:07Très heureux de vous faire votre connaissance.
00:10Pareil, oui, c'est vrai que c'est la première fois qu'on se voit.
00:12On va parler d'art et on va surtout faire un petit cocorico.
00:16Des grands marchés d'art, si on regarde les chiffres du premier semestre,
00:20la France vire en tête sur la puissance et la grandeur des opérations qui ont pu avoir lieu.
00:30J'aime beaucoup quand on commence comme ça, parce qu'effectivement, c'est l'arbre qui cache la forêt.
00:34Effectivement, le marché de l'art français se porte très bien.
00:36Il a rencontré une dynamique sérieuse et la France a retrouvé, j'allais dire,
00:41a su mobiliser les collectionneurs en France et à l'étranger ces derniers mois.
00:47Je propose qu'on revienne dessus peut-être un tout petit peu plus tard,
00:50parce que la réalité du marché de l'art français, c'est quand même un marché à 7% du marché de l'art mondial,
00:57soit à peu près 4,5 milliards de transactions annuelles, c'est la quatrième place.
01:03Alors, c'est un marché qui est extrêmement résilient, c'est un marché qui est solide,
01:06c'est un marché qui est extrêmement installé et stable,
01:09mais c'est un marché qui, depuis 2006, aussi à peu près dans ses 4 milliards de transactions,
01:17ses septièmes places, c'est pas si mal.
01:21C'est pas si mal.
01:22Quand on le compare à un marché américain qui sait prendre les rebonds,
01:25mais qui sait aussi prendre les paumes, et je crois que c'est là que c'est intéressant de voir...
01:28C'est beaucoup plus volatile, du coup.
01:30C'est beaucoup plus volatile.
01:31C'est détonné en voyant les chiffres.
01:32Les Etats-Unis, oui, quand on regarde le marché de l'art américain,
01:35entre l'année dernière et cette année, sur le même semestre, on a à moins 1%,
01:38mais le marché britannique ou le marché chinois,
01:41on a une baisse de un quart de leur chiffre d'affaires.
01:44Et je crois que c'est là que la France a un poids à jouer,
01:48qui a un soft power qui est important.
01:50On parle, je vois cette image, de la foire d'Arbazel,
01:53qui a su apporter à Paris une dynamique extrêmement forte.
01:58À ça, vous conjuguez le nouveau paquebot de Sotheby's,
02:03qui s'est installé à Venue Matignon, à côté de Christie's,
02:06dans cette sublime hôtel particulier qui appartient à Patrick Drahi,
02:09comme Sotheby's d'ailleurs.
02:10Vous rajoutez à ça toute la redynamique des galeries internationales
02:16qui se sont installées à Paris.
02:17Dans le quartier Matignon-Saint-Honoré, oui, on a affaire à Paris,
02:22qui a une ville qui a su et qui s'est apporté une nouvelle vision
02:28du marché de l'art en France et dans le monde,
02:30à redonner cette dynamique dans un marché qui, globalement, est plutôt en berne.
02:34D'accord. Et puis, c'est vrai que chez nous, en plus, sur la période,
02:37il y a eu de très belles ventes, des choses un petit peu emblématiques.
02:40Qui ont stimulé le marché ou augmenté l'intérêt, finalement.
02:43Oui. Alors, Christie's est toujours très, très fort pour faire des ventes de collections,
02:46par exemple. Et je pense notamment à ce magnifique tableau de Yves Klein,
02:51qui s'est vendu 18 millions de dollars, qui est un record pour l'artiste.
02:55Une éponge à peu près de la même artiste, une éponge extraordinaire,
02:59s'est vendue à New York un tout petit peu plus tard,
03:03dans des montants qui sont relativement similaires,
03:05qui confortent encore la place de certains artistes français.
03:08Alors, je dis certains parce que ça, c'est une grosse difficulté
03:11que rencontre le marché de l'art français.
03:13C'est un renouveau de ses artistes, pas un renouveau de sa clientèle.
03:16Les collectionneurs sont présents.
03:18Lorsque vous allez en salle de vente à Paris,
03:20vous voyez un marché qui est extrêmement dynamique,
03:22avec les collectionneurs qui en chérissent.
03:24Ils ne sont pas tous au téléphone.
03:25Vous les voyez au téléphone, mais vous les voyez en ligne.
03:28Le marché français est fidèle.
03:30Il est présent. Il est consistant.
03:33Vous prenez la place de la City, par exemple, la place de Londres,
03:35où vous avez un marché britannique, où beaucoup de ventes se font
03:38par téléphone avec des collectionneurs,
03:40qui ne sont pas nécessairement à Londres.
03:42On a affaire à des places qui sont des places d'échange,
03:44où les œuvres rentrent sur le territoire,
03:47qui ont vocation de ressortir,
03:49mais pas de rester sur le territoire britannique.
03:51La France, en ce sens, est extrêmement solide
03:54sur une gamme de marchés,
03:56jusqu'à quelques centaines de milliers d'euros.
03:58Par contre, dès qu'on va atteindre les millions,
04:00les dizaines de millions de dollars, de transactions,
04:03malheureusement, le marché français est encore en peine.
04:07Oui, c'est plus autre part que ça se passe.
04:09Il nous reste une minute, le temps passe très vite.
04:12Ne pas sous-estimer le rôle des fondations
04:14dans la santé de ce marché français.
04:17Alors, les fondations, c'est très amusant,
04:18parce que lorsque vous regardiez la façon dont se formait
04:22la valeur du marché de l'art,
04:24la valeur, j'allais dire, artistico-financière des œuvres,
04:26il y a quelques années, il y a quelques décennies,
04:29pendant très longtemps, c'était le musée qui donnait le là.
04:31Les musées, depuis maintenant, peut-être,
04:35le milieu des années 2000, 90-2000, sont désargentés.
04:38On doit faire face, on doit conjuguer,
04:41on doit faire face à un marché de l'art
04:43qui a rencontré une inflation qui était très forte.
04:48Donc, des moyens financiers diminués pour les musées,
04:51avec de l'autre côté une incapacité à acheter
04:53ces artistes qui sont devenus trop chers, tout simplement,
04:57et bien, les musées ont une place tout à fait particulière,
05:00parce qu'à la fois, ils achètent,
05:03ils peuvent éventuellement vendre,
05:05donc ils sont entre le collectionneur et le musée,
05:07et ils ont, et je pense notamment à la Fondation Vuitton,
05:10mais notamment au fond Galerie Lafayette,
05:13ou bien à la Fondation Pinault,
05:15on a affaire à des collections,
05:18alors, dotations, collections,
05:21c'est pas une collection d'entreprises,
05:22mais c'est des fondations qui ont un pouvoir institutionnel
05:26d'intégrer et de valider,
05:29de faire office de prescripteur de la valeur artistico-financière,
05:33qui est tout à fait admirable et qui est nouveau,
05:37qui n'existait pas ces dernières années.
05:39Demain, potentiellement, la Fondation Vuitton
05:41pourra adouber un nouvel artiste,
05:43bien plus fort que pourra le faire le Centre Pompidou.
05:46Effectivement.
05:47Merci beaucoup Arnaud Dubois, cofondateur de Matisse,
05:50c'est un stade très intéressant sur le marché de l'art français,
05:55qui donc est le plus actif au terme du premier semestre,
05:58chiffre un peu en trompe-l'œil,
05:59mais justement, réécoutez cette chronique,
06:01il y a beaucoup d'indications très très intéressantes.
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