00:00Les franchises médicales, c'était l'annonce d'une circulaire par le gouvernement.
00:05Donc très bien, cette circulaire, si on en croit la ministre des Comptes Publics, ne sera pas prise.
00:11C'est une bonne chose pour les Français, mais c'est indépendant, j'ai envie de dire, du projet de loi de finances de la Sécurité sociale.
00:18Ça n'y figurait pas et ça n'y figure toujours pas.
00:20Enfin, ça entre dans les comptes sociaux quand même.
00:22C'est une facture en moins pour les Français, en plus pour l'État, mais bon voilà.
00:27C'est très bien, mais ça ne dit rien.
00:32Ce n'est pas une inflexion sur la loi de finances de la Sécurité sociale, c'est tout ce que je voulais dire.
00:38Nous, si vous voulez, c'est très simple.
00:39On essaye dans cette embrouillamine des débats budgétaires, on essaye d'avoir des positions et d'avoir un cap clair.
00:47Pour nous, le cap, il tient en trois exigences.
00:50On regarde le budget de la Sécurité sociale et le budget de la nation.
00:53On regarde trois exigences.
00:55Un, le pouvoir d'achat des Français, et notamment des plus modestes.
00:58Deux, les services publics, à commencer par l'hôpital public et l'école.
01:02Est-ce qu'ils vont être confortés, renforcés ou affaiblis ?
01:05Et trois, la justice fiscale, parce qu'on est dans un pays où, selon que vous gagnez beaucoup ou très peu,
01:13vous n'êtes pas égal devant l'impôt et c'est les couches populaires qui contribuent le plus.
01:17Voilà.
01:17C'est nos trois boussoles, si je veux dire.
01:22Est-ce que vous remerciez malgré tout le Parti socialiste qui dit, nous, on a obtenu des choses.
01:26Regardez, les choses ont bougé grâce à nous.
01:29Oui, mais grâce à tout le monde, j'ai envie de dire.
01:33Vous savez, sur les retraites, il faut d'abord remercier les syndicats qui n'ont jamais lâché l'affaire
01:38et qui ont maintenu la pression et les mobilisations sociales.
01:41Et puis, il faut remercier les Français parce que, même deux ans après la loi Borne,
01:4580% d'entre eux sont pour l'abrogation de cette réforme.
01:48Et en l'État, vous votez ou pas, alors ?
01:50En l'État, non, puisqu'on est sur un budget qui, sur le pouvoir d'achat des Français,
01:56va être négatif pour le pouvoir d'achat des classes populaires
01:58et va encore un peu plus abîmer l'hôpital public.
02:01Donc, ce sera sans doute un vote compte, sauf si, d'ici mardi, il y a beaucoup d'évolutions assez improbables.
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