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  • il y a 13 heures
Retrouvez notre soirée spéciale "Marine Le Pen Candidate", présentée par Maxime Switek sur BFMTV, ce mardi 7 juillet 2026

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00:00:00Bonsoir Julie, bonsoir à toutes et à tous, soirée spéciale sur BFM TV puisque vous l'avez compris, Marine Le
00:00:04Pen est donc ce soir candidate à l'élection présidentielle, elle vient de la lancer.
00:00:08Marine Le Pen a pourtant été condamnée aujourd'hui pour détournement de fonds publics, condamnation en appel, notamment à porter
00:00:14un bracelet électronique, mais elle a décidé de se pourvoir en cassation.
00:00:18Sa peine est donc suspendue. Question centrale ce soir, y a-t-il tout de même un risque pour que
00:00:24cette candidature soit empêchée ?
00:00:26Les avocats de Marine Le Pen seront nos premiers invités dans une seconde, mais donc ce soir, quatrième candidature à
00:00:33l'élection présidentielle pour Marine Le Pen.
00:00:36Je suis candidate à l'élection présidentielle.
00:00:38Et vous ne changerez pas d'avis ?
00:00:40Non, je ne changerai pas d'avis, non. Ma conviction a été très rapidement faite puisque j'avais indiqué, vous
00:00:45le savez, que je ne ferai pas campagne sous bracelet électronique.
00:00:50Mais comme j'ai la possibilité de faire un pourvoi en cassation, ce qui n'était pas obligatoirement le cas
00:00:55des autres hypothèses, et que le pourvoi en cassation suspend les effets de l'arrêt, je ferai donc campagne sans
00:01:03bracelet électronique.
00:01:04Marine Le Pen candidat, je vous le disais dans une seconde, les avocats de Marine Le Pen avec nous en
00:01:09plateau.
00:01:09J'accueille avant cela Marie Chantré. Bonsoir Marie, salut, service politique de BFM. Bruno Jeudy, Yves Tréhard, bonsoir à tous
00:01:16les deux.
00:01:17Vincent Vantiguem, bonsoir Vincent.
00:01:18Notre journaliste police-justice qui a suivi tout le procès, les procès, notamment de Marine Le Pen.
00:01:24La question, elle est simple, c'est celle que l'on posera dans un instant aux avocats de Marine Le
00:01:27Pen.
00:01:27Est-ce qu'elle ne le prend pas ce soir face aux Français un risque colossal, Marine Le Pen ?
00:01:32Je vais reprendre ces mots, nous verrons.
00:01:34Nous verrons, c'est sa réponse.
00:01:35C'est sa réponse ce soir à la question de Gilles Boulot, qui lui pose très clairement cette question.
00:01:39Si la cassation ne va pas dans votre sens, encore une fois, nous n'avons pas le calendrier judiciaire fixé,
00:01:45mais ça devrait être, je parle sous votre contrôle Vincent, au début de l'année 2027, en janvier, c'est
00:01:50une justice rapide.
00:01:52Ça paraît loin, mais c'est une justice rapide.
00:01:55Effectivement, elle le dit, nous verrons, et les Français en seront juges.
00:01:58Elle redit et recloute qu'il n'y a pas de scénario du tel où je ne peux pas me
00:02:03présenter,
00:02:04mais ce scénario existe néanmoins judiciairement, et on y reviendra.
00:02:08Aujourd'hui, elle prend son risque.
00:02:09Elle prend son risque.
00:02:10Oui, tout à fait.
00:02:11Moi, je pense qu'elle est en cohérence avec son discours,
00:02:14son discours qui a toujours été celui de l'exemplarité, qu'on le veuille ou non,
00:02:20c'est-à-dire qu'elle a toujours eu des discours extrêmement rugueux, rudes,
00:02:24vis-à-vis de ce qu'on appelle la délinquance en général,
00:02:28elle n'a jamais été tendre non plus avec la justice.
00:02:31Et donc, je ne crois pas qu'elle puisse se présenter devant les Français
00:02:34en disant, bon, je reconnais ma culpabilité,
00:02:38mais c'est à vous maintenant de trancher, premièrement.
00:02:41Et deuxièmement, elle a tenu des propos, certes à caractère plus technique que moraux,
00:02:46vis-à-vis de Marie Chantret d'ailleurs,
00:02:48quand elle a répondu en disant que c'était impossible de faire campagne
00:02:53avec un bracelet électronique,
00:02:54eh bien là, elle dit, ben voilà, je vais faire campagne sans bracelet électronique.
00:02:59Je rappelle qu'elle va se présenter face aux Français
00:03:02alors que sa condamnation est suspendue,
00:03:05c'est-à-dire que là, elle est présumée innocente.
00:03:07Ce qui n'aurait pas été le cas si elle avait accepté sa condamnation.
00:03:10Donc, elle joint, contrairement, et d'ailleurs pour faire face aux reproches
00:03:15qui ont été faits par une grande partie des partis de gauche,
00:03:18notamment, on entendait Mme Aubry tout à l'heure,
00:03:22c'est de dire, mais moralement, vous ne pouvez pas me reprocher
00:03:26ce que vous me reprochez là, puisque, justement, je fais cassation
00:03:29et je refuse ma condamnation.
00:03:32Bonsoir Laurent Jacobelli.
00:03:34Bonsoir.
00:03:34Merci d'être avec nous député du Rassemblement national
00:03:36et donc porte-parole de la candidate Marine Le Pen.
00:03:39Ce soir, je vous repose la même question
00:03:41et on va détailler, évidemment, tout ce qui s'est passé aujourd'hui.
00:03:43Cette condamnation lourde, à nouveau, pour Marine Le Pen,
00:03:46pour ses co-accusés, pour le parti, le Rassemblement national,
00:03:48à nouveau condamnée.
00:03:49Mais donc, Marine Le Pen dit, je suis innocente,
00:03:51je n'accepte pas cette condamnation, je me pourvois en cassation.
00:03:55On a bien compris qu'il y avait un risque, Laurent Jacobelli,
00:04:00un risque que Marine Le Pen, à un moment donné de cette campagne,
00:04:03soit empêchée et se retrouve à devoir porter un bras électronique.
00:04:06Ce risque-là, vous le prenez ce soir, vous l'acceptez.
00:04:08Non mais il n'y a techniquement pas de risque.
00:04:10Aujourd'hui, Marine Le Pen est présumée innocente,
00:04:12elle est d'ailleurs innocente dans les faits.
00:04:14Le jugement a été très clair, il dit dans ce jugement
00:04:17que la liberté de candidature doit être maintenue.
00:04:20C'est très important, c'est une progression énorme
00:04:22que nous a donnée la Cour d'appel.
00:04:24Eh bien, chiche, oui, évidemment,
00:04:26le droit de se présenter de Marine Le Pen va être utilisé
00:04:30parce qu'elle est innocente, elle ne portera pas le bracelet
00:04:32et elle sera face aux Français.
00:04:34C'est aux Français de choisir.
00:04:35Mais ça, c'est la méthode Coué.
00:04:36Vous dites chiche, c'est la méthode Coué
00:04:38parce que la Cour de cassation peut parfaitement décider
00:04:40dans quelques mois maintenant
00:04:41que Marine Le Pen doit porter un bras électronique
00:04:44avant la présidentielle.
00:04:45Le temps moyen pour que la Cour de cassation
00:04:47se prononce, c'est deux ans.
00:04:49Il y avait une possibilité qu'elle se prononce plus tôt
00:04:51parce qu'il y avait une inéligibilité provisoire
00:04:54qui était prononcée sur Marine Le Pen.
00:04:56Ça y est, la Cour d'appel a rendu son éligibilité à Marine Le Pen.
00:04:59Donc tout cela n'a plus lieu d'être.
00:05:01Donc on peut continuer à faire des scénarii improbables.
00:05:03Ce soir, Marine Le Pen est candidate à la présidence de la République.
00:05:07Jordan Bardella est candidate pour être son Premier ministre.
00:05:09Elle n'aura pas de bracelet.
00:05:11Elle est innocente et présumée comme tel.
00:05:12Donc vous jouez la montre, en fait.
00:05:14Ce que vous êtes en train de nous expliquer,
00:05:15c'est que vous tablez sur le fait
00:05:16que la Cour de cassation se prononcera
00:05:18après le scrutin présidentiel.
00:05:20Ce serait étonnant, du coup, qu'elle change ses calendriers.
00:05:22Et je ne vois pas pourquoi elle le ferait.
00:05:24Mais on ne table sur rien.
00:05:26Marine Le Pen est innocente comme tous citoyens.
00:05:28Si, vous jouez la montre, Vincent, tout à fait raison.
00:05:31Vous dites, en gros, entre les lignes,
00:05:33que la Cour de cassation, si elle se prononce avant,
00:05:36elle prendra en otage, finalement, l'élection.
00:05:39Parce que si elle se prononce en défaveur de Mme Le Pen,
00:05:42ça voudra dire que Mme Le Pen ne peut plus se présenter.
00:05:44Il y a quelques mois de l'élection présidentielle,
00:05:46ça paraît quand même...
00:05:48Elle essaie de piéger les juges un peu.
00:05:49Non, mais il n'y a pas de piège.
00:05:51Elle est injusticiable comme les autres.
00:05:53Je l'ai assez entendue, notamment de la part des oppositions.
00:05:56Donc, j'imagine bien qu'on ne peut pas lui dénier
00:05:58le droit d'aller en cassation.
00:06:00Elle utilise ce droit.
00:06:01Elle veut prouver son innocence.
00:06:03Le parti, d'ailleurs, Rassemblement National,
00:06:05fera la même chose parce qu'il voudra prouver son innocence.
00:06:08Et, quand même, les Français vont pouvoir
00:06:11se prononcer sur notre programme.
00:06:13L'espoir de l'alternance va pouvoir être incarné
00:06:15par le duo Marine-Jordan-Bardella.
00:06:17Ah ! Finalement, c'est une bonne nouvelle pour tout le monde
00:06:19et c'est surtout une bonne nouvelle pour la démocratie.
00:06:21Attendez, une vérification, Laurent Jobb-Coboli.
00:06:22Vous venez de dire qu'il n'y a pas de scénario.
00:06:24Et c'est ce que disait tout à l'heure Marine Le Pen.
00:06:26Il n'y a pas de scénario selon lequel
00:06:29je ne serai pas candidate à l'élection présidentielle in fine,
00:06:31selon lequel, par exemple, je devrais porter un bras électronique.
00:06:35Vérification à Vincent Matiguem, il n'y a pas de scénario ?
00:06:37Si, il y a des scénarios, il faut bien le dire.
00:06:40Et d'ailleurs, les plus hauts magistrats de France,
00:06:41le premier président de la Cour de cassation
00:06:43et le procureur général de la Cour de cassation
00:06:45ont tous les deux indiqué que l'examen de cette affaire se referait
00:06:48avant la fin de l'année 2020.
00:06:49Je suis d'accord avec vous.
00:06:50À l'époque, il y avait la question de l'inéligibilité qui était en débat.
00:06:53Mais le débat reste sensiblement le même aujourd'hui
00:06:56avec le port de ce bracelet électronique.
00:06:57Qu'est-ce qui peut se passer, cet examen, à la fin de l'année ?
00:06:59Une décision qui tombe, les délibérés de la Cour de cassation,
00:07:02c'est entre trois semaines et un mois, au mois de janvier.
00:07:04Et si la Cour de cassation vient confirmer la décision qui est rendue aujourd'hui,
00:07:08qu'est-ce que ça veut dire ?
00:07:09Ça veut dire que Marine Le Pen devra être équipée d'un bracelet électronique.
00:07:12Après, on peut tabler sur le fait que ça se...
00:07:14Ça traîne, ça traîne, etc., bien sûr.
00:07:17Et sur le fait que votre candidate sera élue
00:07:19et que donc elle bénéficiera d'une immunité,
00:07:21on pourrait donc se retrouver dans l'hypothèse
00:07:23d'une présidente de la République condamnée
00:07:26qui doit attendre la fin de son mandat présidentiel
00:07:28pour être équipée d'un bracelet électronique,
00:07:30la peine à laquelle elle a été condamnée.
00:07:31Moi, je veux bien qu'on continue toute la campagne,
00:07:33imaginez les pires scénarios possibles.
00:07:35Cette durée pour que la Cour de cassation se prononce de quelques mois,
00:07:40dans l'histoire, il n'y en a pas.
00:07:40Donc, il y a un moment...
00:07:41Mais la Cour d'appel, il n'y en avait pas non plus.
00:07:43Non, mais peut-être, mais...
00:07:44Et il y en a eu un avec le cas de Marine Le Pen.
00:07:46On peut très bien avoir une invasion d'extraterrestres,
00:07:48on peut avoir plein de choses,
00:07:49mais on peut aussi débattre du fond.
00:07:51Aujourd'hui, on a une candidate qui porte un projet.
00:07:53Ce projet, elle ne le porte pas seule,
00:07:54elle le porte avec, notamment,
00:07:56celui qui sera son Premier ministre, Jordan Bardella.
00:07:58Notre pays, il a besoin de sécurité,
00:08:00notre pays, il a besoin de pouvoir d'achat,
00:08:01notre pays, il a besoin de sérénité et de paix civile.
00:08:03Mais vous concédez qu'elle prend son risque, quand même.
00:08:05Là, j'entends que vous développez des arguments politiques.
00:08:07On est sur l'aspect vraiment juridique de cette affaire.
00:08:11Elle prend son risque, quand même, ce soir, Marine Le Pen.
00:08:14D'abord, elle est juriste elle-même.
00:08:14Vous imaginez bien qu'elle a pris conseil.
00:08:17Et Marine Le Pen n'est pas du jour à reculer devant l'obstacle.
00:08:20Ce n'est pas le premier qui se met face à elle.
00:08:23Elle a une volonté de faire.
00:08:24Elle a une volonté de faire.
00:08:25Et je vais vous dire, ça devrait rassurer tout le monde.
00:08:27Parce que d'avoir quelqu'un qui a autant de volonté,
00:08:30autant de combativité pour redresser le pays demain,
00:08:32c'est ce dont nous aurons besoin.
00:08:33Je pense qu'elle montre bien qu'elle a la trempe d'être présidente de la République.
00:08:37Juste une chose.
00:08:37Il y a un double étonnement de ma part, ce soir.
00:08:40D'abord, j'ai le sentiment que ça va un peu
00:08:42à contrario de tout ce qu'elle lisait pendant la campagne.
00:08:44C'est-à-dire que, pendant la campagne, pardon, pendant ces derniers mois,
00:08:47Marine Le Pen a toujours expliqué aux électeurs,
00:08:49à ceux qui nous regardent ce soir, aux téléspectateurs,
00:08:52qu'elle ne prendrait pas le risque précisément.
00:08:54Et que s'il y avait le moindre risque,
00:08:57qu'elle soit empêchée d'une manière ou d'une autre,
00:08:58alors ce serait Jordan Bardella.
00:09:00Oui.
00:09:01Ce soir, elle fait l'inverse.
00:09:02Nous avons fait le diagnostic qu'il n'y avait pas de risque.
00:09:05Voilà.
00:09:05Et c'est pour ça que Marine Le Pen va concourir à l'élection présidentielle.
00:09:09Elle est tout à fait en ligne avec ce qu'elle dit depuis le début.
00:09:13Si je suis en position d'être candidate et de faire campagne,
00:09:16je serai candidate.
00:09:17Sinon, je travaillerai avec Jordan Bardella.
00:09:19Et j'ai un autre étonnement ce soir.
00:09:22C'est que Marine Le Pen se pourvoit en cassation.
00:09:24Oui.
00:09:25Est-ce que de ce fait-là, ce suspense Bardella Le Pen, Bardella Le Pen,
00:09:28il était nécessaire depuis tous ces mois,
00:09:30puisque précisément, à la seconde où la décision tombe,
00:09:33sans avoir lu les 349 pages de l'arrêt,
00:09:37on décide de se pouvoir en cassation.
00:09:38Donc Marine Le Pen va être candidate,
00:09:40veut être candidate et a toujours voulu être candidate.
00:09:42Elle a pris cette décision aujourd'hui
00:09:44parce que la Cour d'appel lui a rendu son éligibilité.
00:09:48Ce qui n'était pas évident au début, ce qui n'était pas sûr.
00:09:49Donc c'est un élément extrêmement important.
00:09:51Donc Marine Le Pen, elle a été non seulement très précautionneuse
00:09:54en travaillant à une alternance et une alternative
00:09:57si jamais elle était empêchée d'être candidate,
00:09:59mais aujourd'hui, elle respecte sa parole
00:10:00et son engagement vis-à-vis des Français.
00:10:02Celui d'être demain présidente de la République
00:10:04pour les sortir de cet état macroniste terrible.
00:10:07Et elle prend son risque.
00:10:08Elle ne prend pas son risque, mais elle prend son courage à deux mains.
00:10:10Non, parce que je ne veux pas reprendre votre expression,
00:10:12vous vous interprétiez mal,
00:10:13mais c'est quelqu'un de très courageux.
00:10:15C'est comme le diagnostic est fait.
00:10:16Pas du tout comme le diagnostic est fait.
00:10:17Eh bien, elle va au combat comme elle l'avait prouvé.
00:10:20Si je peux me permettre, elle avait travaillé cette hypothèse
00:10:24que son illigibilité soit réduite de 5 à 2 ans,
00:10:29ce n'est pas le cas.
00:10:30Elle l'a travaillée depuis très longtemps
00:10:32avec des spécialistes de la question
00:10:34pour savoir si elle devait faire cassation dans ce cas-là.
00:10:37Alors, sur le plan politique, elle devait le faire
00:10:40parce que sinon, ça veut dire qu'elle reconnaissait sa culpabilité.
00:10:42Et sur le plan judiciaire, elle a étudié, mais au cordeau.
00:10:46Au cordeau, ça a été étudié depuis longtemps.
00:10:49Et vous le savez, ça a été étudié pour dire qu'elle devait faire cassation.
00:10:55Vincent ?
00:10:55Une question, parce que vous parlez beaucoup des propositions politiques
00:10:58et on comprend bien que la campagne est lancée.
00:11:00C'est parti.
00:11:00– Mais sur le fondement juridique, je vais en rester sur ce terrain-là,
00:11:04sur quel fondement, justement, vous allez vous baser en cassation ?
00:11:06Qu'est-ce que vous contestez dans la décision qui a été rendue aujourd'hui ?
00:11:09Et ne me dites pas qu'elle est innocente.
00:11:11Sur quel fondement, véritablement ?
00:11:12– Moi, je vais laisser les avocats…
00:11:14– Qui seront avec nous dans un instant.
00:11:15– Voilà, ils vous expliquent ça beaucoup mieux que moi.
00:11:18En revanche, mais vous l'avez dit dans la première partie de votre phrase,
00:11:20ça y est, la campagne est partie.
00:11:21Maintenant, on va parler du projet,
00:11:22on va parler de ceux qui veulent soutenir Marine Le Pen.
00:11:25Je les invite d'ailleurs à s'inscrire sur notre site,
00:11:28marinelepen.com, pour soutenir notre candidate.
00:11:30Jordan et elle vont dès demain faire un déplacement commun.
00:11:34La campagne est lancée, ça fait longtemps qu'on la prépare.
00:11:37On va exposer notre projet,
00:11:38et c'est sur le projet que les électeurs choisiront.
00:11:41Ils auront le choix en âme et conscience.
00:11:43C'est ça, la démocratie.
00:11:44– Marie, je vous donne la parole dans un instant.
00:11:46On me dit qu'on a l'affiche de campagne, paraît-il.
00:11:49Vous l'avez vu, sans doute, avant nous, oui, forcément.
00:11:52On a cette affiche qui va apparaître,
00:11:54puisque Marine Le Pen vient de tweeter,
00:11:56pour la France, la renaissance.
00:11:58Moi, ça me fait penser à Emmanuel Macron, immédiatement, renaissance.
00:12:00– Ah oui, mais non, il ne faut pas évoquer toujours les mauvais souvenirs.
00:12:03La renaissance, c'est la renaissance de la France.
00:12:05Faire renaître l'instruction, faire renaître la croissance,
00:12:09faire renaître la paix civile, c'est ça que ça veut dire pour nous.
00:12:11Puis la renaissance, c'est aussi une belle période historique,
00:12:14la renaissance où tout un tas d'artistes, de génies se sont dévoilés.
00:12:19Ça veut dire quoi ?
00:12:20Ça veut dire que la France, elle n'est pas mort,
00:12:21que la France, elle va revivre.
00:12:23C'est pas parce qu'elle a été anesthésiée, voire détruite,
00:12:25par des années de mauvaise gouvernance,
00:12:27qu'elle est condamnée.
00:12:28Oui, la France va renaître.
00:12:30– C'est la renaissance de la France ou de Marine Le Pen ?
00:12:32– C'est la renaissance de la France.
00:12:33Marine Le Pen n'a qu'un objectif,
00:12:34c'est se consacrer à l'intérêt général de la France.
00:12:37– Marie ?
00:12:38– Vous étiez cet après-midi, Laurent Jacobelli, au siège,
00:12:40à ses réunions.
00:12:42Il se dit, murmure peut-être,
00:12:45et vous étiez là pour en témoigner peut-être,
00:12:46que cette décision a été prise très rapidement
00:12:49et que Marine Le Pen, Jordan Bardella se sont isolés,
00:12:53qu'elle lui a fait connaître sa décision.
00:12:56Est-ce que les choses se sont passées comme cela
00:12:58dans ce siège du 16e arrondissement ?
00:13:00– Évidemment, Marine Le Pen et Jordan Bardella
00:13:02se sont parlés comme ils se parlent tous les jours
00:13:04et comme ils continueront de se parler pendant la campagne.
00:13:08Évidemment, très vite, l'hypothèse qu'on ne veut que ce soir est apparue,
00:13:11mais elle a été travaillée.
00:13:13C'est pour ça, quand vous me dites, est-ce que vous êtes sûrs de vous,
00:13:15il y a eu beaucoup de travail, notamment avec les avocats,
00:13:18donc tout ça a été étudié dans tous les sens.
00:13:20– Et avant d'avoir l'arrêt de la cour d'appel,
00:13:23puisque l'arrêt a été rendu public cet après-midi,
00:13:26donc vous avez travaillé avant d'avoir l'arrêt que vous contestez.
00:13:29– Non, comme Marine Le Pen est arrivé, il avait été énoncé,
00:13:32on s'avait aidé bien.
00:13:33– Donc vous avez travaillé sur les 369 pages de l'arrêt de la cour d'appel
00:13:36en trouvant les moyens juridiques que vous contestez ?
00:13:39– Pas moi, mais les avocats.
00:13:40Moi j'en suis tout à fait incapable, et je vous le dis très franchement.
00:13:43Et donc on a parlé du lancement de campagne avec le déplacement de main,
00:13:46de l'affiche, etc. On s'est mis au travail.
00:13:49– Mais est-ce qu'il y a eu débat, Laurent Giacobéli ?
00:13:51Parce qu'on sait qu'il y a depuis toujours la possibilité d'être empêché,
00:13:55cette option du bracelet électronique,
00:13:57et certains disaient, même s'il y a bracelet électronique,
00:14:00Marine Le Pen, vous devez y aller.
00:14:02Est-ce qu'il y a eu débat autour de cette question ?
00:14:04– Ça a été très clair.
00:14:06Marine Le Pen et tous ses conseils ont eu la certitude très vite
00:14:10qu'il n'y aurait pas de bracelet.
00:14:12Donc elle est éligible, il n'y a pas de bracelet.
00:14:14On avait donné la grille de lecture à tout le monde.
00:14:16C'était public, Marine Le Pen l'avait dit,
00:14:18Jordan Bardella l'avait dit.
00:14:19Donc on a vu si la conclusion logique était applicable,
00:14:22et ça on l'a vu avec les avocats, elle est applicable.
00:14:24Marine Le Pen est candidate,
00:14:26elle défendra notre programme dès demain.
00:14:28– Alors plusieurs choses, on parlera du programme dans un instant,
00:14:30et notamment de vos déclarations à vous, Laurent Jacobelli,
00:14:33sur ce que vous promettez aux Français,
00:14:34on verra ça dans une seconde.
00:14:36On va l'entendre Marine Le Pen sur le ticket,
00:14:38ticket gagnant, dit-elle, avec Jordan Bardella,
00:14:40mais juste une réaction ce soir du côté des Républicains,
00:14:42Marine Le Pen prend la démocratie en otage
00:14:45et fragilise nos institutions.
00:14:47Parce qu'il va y avoir cette épée de Damoclès
00:14:49au-dessus de sa tête, au-dessus de la campagne présidentielle,
00:14:52dans les mois qui viennent.
00:14:53– Ah, c'est triste de voir ce que sont devenus les Républicains.
00:14:55Je pense que ceux qui ont mis la démocratie en danger,
00:14:57en tout cas dans l'esprit des Français,
00:14:59c'est ceux qui se déclareront dans l'opposition,
00:15:01comme les Républicains ont accepté des ministères
00:15:03avec Emmanuel Macron.
00:15:04C'est difficile d'avoir un pied dedans, un pied dehors.
00:15:06Je comprends bien qu'il soit rageux ce soir.
00:15:08Peut-être espérait-il que le Rassemblement national
00:15:11irait moins bien ce soir qu'il n'était hier,
00:15:13et peut-être ont-ils un peu peur pour leur avenir.
00:15:15Écoutez, moi j'ai pas grand-chose…
00:15:16– Pourquoi il aurait été moins bien le Rassemblement national
00:15:18si ça avait été Jordan Bardella ?
00:15:19– Non, pas du tout, mais ils espéraient qu'il y ait des querelles
00:15:21et des choses comme ça.
00:15:22Or, il n'y a rien, on est très unis,
00:15:23et la campagne va se passer,
00:15:25et il arrivera ce qui devra arriver.
00:15:27Monsieur Retailleau, eh bien, prêtera allégeance à Édouard Philippe.
00:15:30Bon, écoutez, si eux estiment que c'est redorer le blason de la démocratie
00:15:34que de faire ça, moi je ne le crois pas.
00:15:35Nous, au contraire, on défend la démocratie.
00:15:37Et ce sont les juges de la Cour d'appel eux-mêmes qui le disent,
00:15:40en levant tout doute sur la possibilité d'une candidature de Marine Le Pen.
00:15:46– Et en expliquant qu'il voulait laisser le libre choix aux électeurs,
00:15:50le libre choix final aux électeurs.
00:15:52On va l'écouter Marine Le Pen, elle l'a beaucoup insisté tout à l'heure,
00:15:55c'est nos confrères de TF1, ce sera une campagne en duo, en binôme,
00:15:59elle et Jordan Bardella.
00:16:00– Nous offrons aux Français un binôme.
00:16:03Un binôme, président de la République et Premier ministre,
00:16:06s'ils nous font confiance, et que ce binôme, il a une véritable solidité,
00:16:12il est très fort de ses convictions, de l'habitude que nous avons
00:16:15de travailler ensemble depuis des années maintenant.
00:16:18Nous avons les solutions, nous les exprimons d'ailleurs aux Français
00:16:21tout au cours de la campagne, et je pense que ce binôme est gagnant,
00:16:28c'est un ticket gagnant en quelque sorte.
00:16:29– Il fallait que Marine Le Pen, comment dire,
00:16:33s'attache forcément les services de Jordan Bardella
00:16:36et de sa popularité, elles ne pouvaient pas s'en passer
00:16:39d'une certaine manière dans cette campagne ?
00:16:40– Mais pourquoi l'aurait-elle fait ?
00:16:42D'abord, ils font un duo complémentaire, ils travaillent très bien ensemble,
00:16:46Jordan Bardella et Marine Le Pen, on voit bien les sondages,
00:16:48alors ce ne sont que des sondages, mais ce sont les deux personnalités
00:16:51politiques préférées des Français.
00:16:52Nous, on a une chance infinie par rapport aux autres partis politiques,
00:16:55c'est qu'on a deux leaders qui s'entendent bien, qui sont populaires.
00:16:57Les autres, ils ne s'entendent pas, ils se tapent entre eux
00:16:59et ils sont impopulaires.
00:17:00– Le problème, c'est qu'ils ne sont pas d'accord entre eux, Laurent Jacobelli.
00:17:03Sur un certain nombre de sujets, ils ne sont pas d'accord entre eux,
00:17:05vous le savez très bien.
00:17:05– Vous voulez venir ?
00:17:06– Oui, mais sur les retraites, par exemple, il faut l'expliquer aux Français.
00:17:09Marine Le Pen défend la même réforme, 60-62 ans,
00:17:12en fonction de l'entrée dans le travail, si je puis dire.
00:17:17– C'est du travail.
00:17:18– Jordan Bardella a expliqué fin mai qu'en réalité,
00:17:22la barrière d'âge n'avait plus grand sens
00:17:23et qu'il fallait une nouvelle réforme.
00:17:25Ce n'est pas moi qui le dis, c'est lui qui le disait.
00:17:27– Nouvelle réforme, et quelle arrivée, cette réforme ?
00:17:30– Est-ce qu'on peut être honnête intellectuellement ?
00:17:32Marine Le Pen…
00:17:33– J'essaie de l'être.
00:17:34– Je ne vous faisais pas ce pensais.
00:17:35Marine Le Pen a toujours été très claire.
00:17:37L'âge limite de retraite sans annuité définie, ça ne sert à rien.
00:17:41Donc c'est, si vous avez commencé à travailler avant 20 ans,
00:17:4460 ans et 40 annuités, sinon, au fur et à mesure,
00:17:49ça va jusqu'à 62 ans et 42 annuités.
00:17:53Jordan Bardella avait parlé de l'âge légal de retraite.
00:17:56Pourquoi ? Parce qu'Edouard Philippe, sa seule proposition,
00:17:58c'est de décaler l'âge de la retraite.
00:18:00Mais ça ne veut rien dire.
00:18:01Ça ne veut rien dire dans un pays où les jeunes commencent à travailler
00:18:03à 27 ans alors que c'est 23 ans en Allemagne,
00:18:05donc il y a moins d'années de cotisation,
00:18:07et où à 60 ans, les seniors sont chômeurs,
00:18:10alors qu'ailleurs, ils travaillent encore.
00:18:12Donc il y a ces problèmes-là à régler,
00:18:13mais nous, nous proposons une réforme des retraites sociale
00:18:18qui comprend qu'après le travail, on a besoin de repos,
00:18:20qui est finançable si on met en place les actions qu'il faut.
00:18:23Oui, mais vous savez que c'est les actions qu'il faut mettre en place.
00:18:25Je m'attendais.
00:18:26Non, non, mais c'est complètement irréaliste.
00:18:28Non, non, non, mais ça, c'est vraiment le point faible.
00:18:31Économiquement, notamment, un de vos points faibles,
00:18:33c'est que vous ne pouvez pas dire ça,
00:18:35alors qu'il y a beaucoup moins de naissances,
00:18:37comme vous le savez, dans notre pays.
00:18:38Comme vous le savez aussi, les gens vivent de plus en plus âgés.
00:18:42Et c'est tant mieux.
00:18:43Et donc il y a une charge qui est énorme,
00:18:44et ce n'est pas en réduisant les dépenses sociales,
00:18:48notamment sur l'immigration,
00:18:49que vous allez compenser les besoins au niveau des retraites.
00:18:53J'ajoute Yves que nous serions le seul pays à s'entêter,
00:18:57à vouloir faire croire aux Français,
00:18:58que sans travailler plus,
00:19:00sans repousser l'âge de départ à la retraite,
00:19:01on va être capable de maintenir le système de retraite par la partition.
00:19:05Même vos amis italiens,
00:19:06ils sont en train de discuter d'un départ plus tardif, 67 et plus.
00:19:10Vous avez raison, il faut travailler plus.
00:19:12Mais ça veut dire qu'il faut qu'il y ait plus de gens qui travaillent.
00:19:14Donc il faut mettre les jeunes au travail,
00:19:16ça veut dire revoir notre système d'éducation,
00:19:18redonner ces lettres de noblesse au travail manuel,
00:19:20pour que les jeunes aient le même âge d'entrée sur le marché de travail qu'en Europe,
00:19:24pour qu'ils cotisent 4 à 5 années de plus.
00:19:26Il va falloir s'attaquer au problème du chômage des seniors,
00:19:29parce que je rappelle qu'il y a 4 seniors sur 10
00:19:32qui arrivent à la retraite en étant soit malades, soit chômeurs,
00:19:35et il va falloir s'occuper de la natalité, c'est vrai,
00:19:38on est dans les zones couples.
00:19:39Je rappelle qu'en France, il y a un écart de 0,5 point
00:19:42entre le taux réel d'enfant par couple et le désir d'enfant.
00:19:45Ça, ça passe par des exonérations fiscales.
00:19:47On va mettre tout ça en place avant de demander un effort aux Français.
00:19:49Merci beaucoup Laurent Jacobini d'avoir été avec nous ce soir,
00:19:51soirée spéciale sur BFM TV.
00:19:53On accueille nos invités suivants
00:19:55et on attend vraiment leurs explications.
00:19:58Ce soir, Maître Sandra Chirac-Colaric, Maître Rodolphe Bosslu,
00:20:01bonsoir à tous les deux,
00:20:02et merci d'être avec nous en direct ce soir sur BFM TV.
00:20:04Vous êtes les avocats de Marine Le Pen.
00:20:08Est-ce que vous lui avez conseillé ce soir de se pourvoir en cassation
00:20:12et donc d'être candidate à la présidentielle pour une quatrième fois ?
00:20:18Alors, il y a deux sujets.
00:20:20Lui conseiller d'être candidate, c'est mal connaître Marine Le Pen,
00:20:23penser qu'elle va écouter ses avocats.
00:20:25Vous voyez ça, c'est une décision qui nous échappe.
00:20:27Et sur la première partie de la question ?
00:20:28Sur la première partie, en revanche, on est un peu plus outillé, effectivement.
00:20:32Et on a constaté d'abord que la décision lui permettait d'être candidate.
00:20:39Ça, c'est la première décision.
00:20:41Et je l'indique, la présidente a beaucoup insisté pendant le délibéré
00:20:46en expliquant, mais je crois que ça a dû être dit sur votre antenne,
00:20:49sur le fait que la liberté pour les électeurs d'avoir les candidats,
00:20:54que le processus démocratique faisait, qu'elle considérait que la probité
00:20:59ou l'atteinte à la probité était suffisamment réparée
00:21:02par les 15 mois d'inégibilité et que, elle l'a dit expressis verbis,
00:21:09l'inégibilité était purgée.
00:21:11Donc, à partir de ce moment-là...
00:21:13Ce sujet-là, il était réglé ?
00:21:15Il était réglé.
00:21:16Il y en a un autre.
00:21:16Il y en a un autre.
00:21:17L'autre, c'est le pourvoi.
00:21:19Et à partir du moment où le pourvoi était possible,
00:21:23nous lui avons conseillé.
00:21:24Pourquoi ?
00:21:25Pour une raison très simple, c'est que nous considérons
00:21:28qu'il y a dans ce dossier un point de droit extrêmement technique
00:21:33que nous souhaitons pouvoir confier,
00:21:37en tous les cas demander à la Cour de cassation de trancher.
00:21:41On est d'accord, maître, je parle au pluriel,
00:21:44vous n'êtes absolument pas certain ce soir, 21h22,
00:21:46nous sommes le 7 juillet, de la réponse finale de la Cour de cassation.
00:21:51Ah ben ça...
00:21:51Nous ne sommes pas les juges de la Cour de cassation.
00:21:53On est d'accord.
00:21:53Donc, vous faites de fait courir un risque, ce risque-là aussi à Marine Le Pen.
00:22:00Quand vous êtes, comme Marine Le Pen, convaincue depuis le début
00:22:04que la pratique parlementaire qui lui est reprochée
00:22:07et qui a fait l'objet aujourd'hui de la condamnation pour détournement de fonds publics
00:22:12n'était pas susceptible de constituer l'infraction de détournement de fonds publics,
00:22:17vous imaginez bien que, comme tout justiciable,
00:22:20elle veut utiliser les voies de recours qui lui sont offertes
00:22:25et, en l'occurrence, de solliciter l'avis de la Cour de cassation.
00:22:29En clair, vous lui conseillez et c'est elle qui prend le risque.
00:22:31Vous avez dû consulter beaucoup d'avocats conseillers
00:22:38qui sont vers habitués de la Cour de cassation.
00:22:42Vous avez des avis qui vous permettent d'appuyer cette possibilité d'une cassation ?
00:22:49Bien sûr, bien sûr que nous avons pris la tâche de confrères à la Cour de cassation
00:22:55pour, justement, faire un audit de ce que pourrait être le recours, bien sûr.
00:22:59Vous confirmez donc que c'est sur le fondement de ce fameux article 432.15
00:23:03que vous fondez ce pourvoi. Il faut l'expliquer.
00:23:05On explique, oui, en un mot. Je l'ai sous les yeux, mais je vous laisse l'expliquer.
00:23:09Oui, je ne vais pas le lire parce qu'il est assez complexe.
00:23:11C'est l'article qui définit ce qu'est un détournement de fonds publics
00:23:13et depuis le départ, dans cette affaire, vous contestez le fait
00:23:16qu'il puisse être appliqué, reproché à un parlementaire européen
00:23:20puisque dans le texte, on le reproche à une personne chargée
00:23:23d'une mission de service public et non pas à une personne investie
00:23:26d'un mandat électif comme d'autres délits tels que la corruption.
00:23:29C'est là-dessus que vous comptez aller ?
00:23:31Ça, c'était la première question.
00:23:32Au-delà de cela, c'est un article qui pose plusieurs problèmes de droit.
00:23:36C'est-à-dire qu'on n'est pas simplement sur la qualité de l'auteur du délit.
00:23:40On est également sur la nature des fonds, sur la remise des fonds,
00:23:43sur cette qualité d'ordonnateur qui serait imputée effectivement
00:23:47aux députés européens, ce qui n'est pas le cas et c'est le Parlement européen.
00:23:50Donc, on est vraiment sur des angles aujourd'hui qui sont extrêmement sérieux
00:23:53et solides pour qu'on puisse effectivement conseiller un pourvent en cassation.
00:23:57On n'est pas simplement, encore une fois, sur un artifice de procédure.
00:24:00C'est vraiment un article qui pose une réelle difficulté.
00:24:03Je rappelle ce pourquoi, pardon, je rappelle juste avant de vous donner la parole,
00:24:05Yves, ce pourquoi Marine Le Pen a été condamnée à nouveau aujourd'hui.
00:24:09Encore une fois, elle conteste ce pourvent en cassation.
00:24:10Elle a été condamnée tout simplement parce que la justice a considéré
00:24:15que le Rassemblement national avait rémunéré un certain nombre de ses permanents
00:24:19grâce au fonds du Parlement européen.
00:24:22Il y avait une condamnation en premier appel.
00:24:24Il y a une condamnation aujourd'hui.
00:24:25Marine Le Pen, le comtesse, dit ce soir « je suis innocente ».
00:24:27Donc, elle se pourvue en cassation.
00:24:28Le comtesse, c'est 2,8 millions d'euros détournés sur 11 ans, sur 3 législatures.
00:24:34C'est 1,9 million.
00:24:39Maître Moussé, il y avait une autre possibilité que la cassation.
00:24:43C'était éventuellement, puisque Marine Le Pen est éligible au terme de cet arrêt,
00:24:48il y avait la question du bracelet.
00:24:50C'était peut-être de laisser, justement, appliquer la peine du bracelet
00:24:56et pouvoir être candidate dans six mois, normalement, d'accepter le bracelet
00:25:03et ensuite, éventuellement, bénéficier d'un aménagement de cette peine,
00:25:07ce qui était peut-être plus simple.
00:25:09Est-ce que Marine Le Pen n'a pas été piégée par ses propres déclarations antérieures,
00:25:12notamment celle faite à côté de Marie Chantray,
00:25:15où elle avait dit qu'elle ne serait pas candidate avec un bracelet ?
00:25:18Or, elle peut l'être aujourd'hui.
00:25:19Il y avait une nuance, c'est vrai qu'elle avait dit
00:25:22qu'elle ne serait pas candidate avec un bracelet,
00:25:23mais c'était dans la perspective qui est un peu complexe.
00:25:26Je vais essayer d'être pédagogue et didactique,
00:25:28parce que franchement, ce n'est pas des matières faciles.
00:25:30Parce qu'elle imaginait qu'elle serait ou qu'elle pourrait être
00:25:34l'objet d'une peine d'inéligibilité de deux ans.
00:25:38Dans l'hypothèse où vous aviez une peine d'inéligibilité de deux ans,
00:25:41vous bénéficiez des 15 mois qui avaient été exécutés sous l'exécution provisoire,
00:25:47mais il y en avait neuf autres mois qui, pour être exécutés,
00:25:51ne devaient pas faire l'objet d'un pourvoi.
00:25:53Puisque quand vous faites un pourvoi, vous suspendez la peine,
00:25:56elle devait donc renoncer à son pourvoi
00:25:59pour faire cette exécution de l'inéligibilité.
00:26:02Et c'est pour cela, et dans cette perspective-là,
00:26:04qu'elle avait dit, je ne vais pas renoncer à un pourvoi et repartir.
00:26:11Donc elle trouvait la situation très complexe.
00:26:13Mais là, on est dans...
00:26:15Vous savez, les avocats, on essaye d'imaginer quelles vont être les décisions,
00:26:20on imagine beaucoup de scénarios, et on est toujours un peu surpris.
00:26:24Et là, on s'est trouvé avec une situation
00:26:26où, précisément, il y a un feu vert, si vous me passez l'expression,
00:26:31un peu triviale sur l'éligibilité, qui est claire,
00:26:36et toujours une situation avec une condamnation
00:26:40avec un bracelet électronique pour partie.
00:26:44– Est-ce qu'en dehors, et avec les considérations purement judiciaires
00:26:48dont vous parlez, techniques donc,
00:26:51est-ce qu'elle a pu évoquer avec vous
00:26:54le caractère moral de la condamnation ?
00:26:57Puisqu'une condamnation, par définition,
00:27:00elle est d'ailleurs tous ses opposants politiques,
00:27:03lui oppose cela, en disant,
00:27:07vous avez détourné des fonds publics,
00:27:09donc, moralement, vous êtes condamnable.
00:27:11Or là, en se pourvoyant en cassation,
00:27:14la condamnation est suspendue,
00:27:16elle est toujours réputée innocente.
00:27:18– C'est ce qu'elle clame, en fait.
00:27:19– C'est ça.
00:27:20– C'est ce qu'elle clame.
00:27:21– Mais vous avez raison,
00:27:23dans l'hypothèse qui était énoncée à l'instant
00:27:27où elle aurait exécutée avant,
00:27:30elle était donc définitivement condamnée.
00:27:34Je pense que, enfin là,
00:27:36c'est une appréciation d'un avocat
00:27:38qui n'est pas homme politique.
00:27:39– Mais qui la connaît bien.
00:27:40– Mais qui la connaît bien.
00:27:41D'abord, c'est quelqu'un qui ne lâche rien
00:27:44et qui considère qu'elle est innocente
00:27:47et qui ne veut pas se priver d'un recours.
00:27:50Il est possible, elle l'exerce.
00:27:52Et vous me dites les conséquences sur un terrain politique
00:27:55ou sur un terrain de morale.
00:27:57Il est certain que si elle avait reconnu sa culpabilité à ce niveau-là,
00:28:03elle ne serait pas dans la même situation qu'aujourd'hui
00:28:05où elle dit toujours que ce point de droit doit être examiné.
00:28:09Si ce point de droit est reconnu par la Cour de cassation,
00:28:13eh bien, nous aurons sans doute une autre décision.
00:28:15– C'est quoi votre calendrier en tête ?
00:28:18Parce qu'on sait que la Cour de cassation a annoncé
00:28:20qu'il pouvait se livrer à un examen rapide.
00:28:23À votre place, il y a un instant,
00:28:25Laurent Jacobelli a dit maintenant
00:28:26qu'il n'y a plus de raison d'aller vite pour la Cour de cassation
00:28:28et les délais moyens, c'est 18 mois, 2 ans.
00:28:31Quel est votre point de vue là-dessus ?
00:28:32Quand est-ce que la Cour de cassation pourrait examiner ce pourvoi
00:28:34et avec quelles conséquences ?
00:28:36– Je pense que, en fait, Marine Le Pen ne demande pas.
00:28:42Parce que, je reviens un petit peu en arrière,
00:28:45quand la première décision a été rendue,
00:28:47ce qui a précipité le calendrier
00:28:49et qui a fait ce qu'on n'avait jamais vu,
00:28:52qu'une Cour d'appel soit saisie,
00:28:54séance tenante dans des délais qui n'étaient pas les délais habituels,
00:28:57c'est l'exécution provisoire.
00:28:59Et c'est à ce moment-là…
00:29:00– Du fait qu'elle soit inéligible.
00:29:01– Du fait qu'elle soit inéligible, pardon.
00:29:03Et c'est à ce moment-là que le président de la Cour de cassation
00:29:08ou le président de la Chambre criminelle
00:29:09avait indiqué qu'en raison de cet caractère exécutoire de inéligibilité
00:29:16et de l'émoi ou du trouble que cela suscitait,
00:29:20il s'engageait à rendre une décision de la Cour de cassation
00:29:24en janvier ou février de l'année.
00:29:25– En janvier, oui, absolument.
00:29:26– La situation est différente aujourd'hui.
00:29:29Nous n'avons plus d'exécution provisoire.
00:29:31Et j'indique que la Cour d'appel aurait pu prononcer une exécution provisoire.
00:29:37Ce qu'elle n'a pas souhaité faire.
00:29:39Donc on revient dans une situation qui est disons plus classique…
00:29:44– Que de mémoire, le procureur n'avait pas réclamé.
00:29:46– Non.
00:29:46– Exécution provisoire, et je vous en remercie de le dire,
00:29:48que les procureurs n'avaient pas réclamé et dont ils avaient considéré
00:29:52que sont prononcés en première instance étaient disproportionnés.
00:29:56– Juste une question, Vincent et Sophie étaient nos yeux et nos oreilles
00:30:01dans cette Cour d'appel.
00:30:02Ils vous ont vu vous entretenir très vite,
00:30:05une fois à l'arrêt connu avec votre cliente.
00:30:07Vous avez rejoint le siège.
00:30:09J'aimerais, pardon, avoir la coulisse de…
00:30:12Comment cette décision s'est prise ?
00:30:15Parce qu'il y a le judiciaire que vous représentez,
00:30:18il y a le politique aussi.
00:30:20On nous dit que Marine Le Prède a pris très vite sa décision
00:30:24de vous suivre donc dans cette option, ce pourvoi,
00:30:27et donc de se présenter à la présidentielle.
00:30:31Qu'est-ce que vous pouvez nous dire de ces moments-là très précisément ?
00:30:33– Je vais vous décevoir énormément.
00:30:35Je ne peux rien vous dire.
00:30:36Et Sandra, pas davantage, tu me confirmes.
00:30:38– On est lié par le secret professionnel.
00:30:40– Le secret professionnel, mais que c'est allé vite,
00:30:42qu'elle a vite tranché.
00:30:44– Je pense qu'il y a, comme on le disait tout à l'heure,
00:30:47il y a deux dimensions.
00:30:48Il y a une dimension judiciaire,
00:30:50et ça évidemment, on est une force d'appui,
00:30:53sinon de proposition,
00:30:55et puis il y a une dimension politique.
00:30:57Et là, pardon de le dire,
00:30:58mais Marine Le Pen n'a pas besoin de Sandra et Rodolphe.
00:31:01– Et la force judiciaire a travaillé depuis très longtemps
00:31:04à tout ce qui était imaginable.
00:31:06– Je voudrais revenir, moi, une seconde sur le calendrier
00:31:09parce que vous avez dit que la Cour d'appel a avancé
00:31:11en raison de l'émoi suscitée par l'exécution provisoire.
00:31:13Là où surtout avançait en raison de la proximité
00:31:15de l'élection présidentielle, en disant
00:31:17il faut purger ça avant le premier tour.
00:31:18C'était aussi un petit peu l'idée de la Cour de cassation.
00:31:22Là, vous êtes en train de nous dire,
00:31:23maintenant, il n'y a plus d'urgence,
00:31:25vu qu'il n'y a plus d'inéligibilité.
00:31:27C'est-à-dire qu'il faut aller vite avec la Cour d'appel
00:31:29quand ça vous arrange,
00:31:30et plutôt aller lentement avec la Cour de cassation
00:31:32quand ça vous dérange.
00:31:32– Alors, on est à l'origine d'aucun calendrier,
00:31:35que ce soit l'audiencement devant la Cour d'appel
00:31:37ou ce qui a été dit, effectivement, pour la Cour de cassation.
00:31:40Nous, nous subissons, entre guillemets,
00:31:42en tous les cas, on répond à la convocation de la justice.
00:31:46Maintenant, sur ce calendrier, s'il est accéléré ou pas,
00:31:50nous, aujourd'hui, ce que nous disons,
00:31:51c'est qu'effectivement, vu que cette inéligibilité
00:31:53et ce caractère exécutoire n'est plus le sujet de ce dossier,
00:31:57il n'y a aucune raison que Marine Le Pen soit traitée différemment,
00:32:00qu'un citoyen lambda.
00:32:01Alors, non pas aujourd'hui qu'on dise qu'il faille aller vite,
00:32:04mais il faut juste simplement que les juges de la Cour suprême
00:32:08prennent le temps, parce que ce dossier est très complexe
00:32:10et que les problèmes que nous soumettons,
00:32:13pour nous, sont effectivement solides.
00:32:15Et 12 à 18 mois, pour nous,
00:32:17ce n'est pas forcément un délai court pour pouvoir réfléchir
00:32:19et rendre une décision pensée.
00:32:22Mais ce que ça veut dire, si la Cour de cassation
00:32:26audience cette affaire à la fin de l'année,
00:32:28vous n'allez pas déployer des moyens dilatoires
00:32:30pour faire retarder les choses ?
00:32:31Vous plierez à cet examen la décision qui sera rendue
00:32:33trois semaines ou un mois après ?
00:32:35De toute façon, on n'aura pas le choix, on va être clair.
00:32:38Oui, mais alors justement, on va l'entendre, Marine Le Pen,
00:32:39dans une seconde, chez le confrère de TF1 ce soir,
00:32:42parce que vous disiez tout à l'heure
00:32:44en tant qu'avocat, avant cette décision,
00:32:46on a été obligé d'imaginer des scénarios
00:32:48et la justice nous surprend toujours.
00:32:50C'est ce que vous avez dit.
00:32:51Si la justice va plus vite, comme le dit à l'instant
00:32:53Vincent Antigam, qu'en janvier, elle confirme la condamnation
00:32:56qu'il y a bracelet électronique,
00:32:58ce qui est une hypothèse réelle.
00:33:00Elle semblait l'écarter tout à l'heure, Marine Le Pen.
00:33:02Cette hypothèse, elle existe, M. Boslu.
00:33:04Qu'elle existe, ça ne fait pas de doute.
00:33:06Je dis simplement que les choses sont toujours un peu moins simples
00:33:09qu'on ne les présente.
00:33:11Je m'explique.
00:33:11Il y a une décision définitive.
00:33:13Je rentre dans votre hypothèse.
00:33:15Il y a une décision définitive en janvier ou février.
00:33:18Il faut donc qu'un juge à l'application des peines soit désigné
00:33:21dans le ressort du domicile de Mme Le Pen,
00:33:25et puis qu'il y ait un premier rendez-vous,
00:33:27que soit envisagé un certain nombre de choses.
00:33:29Pour un bracelet électronique, il y a évidemment la décision
00:33:34d'aller au domicile de la personne considérée
00:33:37pour savoir comment techniquement, matériellement,
00:33:40les choses vont se mettre en œuvre.
00:33:42Donc tout ça prend un certain temps,
00:33:45et ce n'est pas du dilatoire que de le dire,
00:33:48c'est juste la réalité telle qu'elle s'impose dans nos dossiers.
00:33:52Et je vais vous dire, dans nos dossiers respectifs,
00:33:54avec Sandra ou à mon cabinet,
00:33:56on a des décisions qui prennent un certain temps.
00:33:59Même s'il y a un délai pour que le juge d'application soit saisi,
00:34:03après, c'est bien sûr.
00:34:05Mais bien sûr, mais tout ça...
00:34:06Donc vous jouez la montre.
00:34:07Mais on ne joue pas la montre.
00:34:09On est dans une institution judiciaire,
00:34:11et il y a simplement, à un moment donné, ce qu'elle est.
00:34:15Et moi, je ne joue pas la montre.
00:34:17Je suis dans le réel.
00:34:18Dans le réel judiciaire.
00:34:19Mais vous reconnaissez ce soir, tous les deux,
00:34:21une part forcément, fatalement, d'incertitude.
00:34:24Mais s'il n'y avait pas d'incertitude, il n'y aurait pas d'avocat.
00:34:27Parce que pendant cette question...
00:34:29Oui, mais on verra de Marine Le Pen...
00:34:33On va l'entendre, Bruno Jeudy.
00:34:34On va l'entendre, Marine Le Pen,
00:34:35parce que cette incertitude lui a été soumise tout à l'heure
00:34:38par Gilles Boulot sur TF1.
00:34:40Et voilà la réponse de Marine Le Pen.
00:34:42Si la cour de cassation ne va pas dans votre sens,
00:34:45sachant qu'en première et en seconde instance,
00:34:47les juges n'ont pas été dans votre sens,
00:34:49donc ce n'est pas de la politique ni de la justice-fiction,
00:34:51qu'est-ce qui se passe ?
00:34:52Mais nous verrons.
00:34:52Si vous êtes reconnue définitivement coupable...
00:34:54Mais monsieur Boulot...
00:34:55Qu'est-ce qui se passe ?
00:34:55Monsieur Boulot, nous verrons.
00:34:57Ah non, vous ne pouvez pas dire...
00:34:58Nous verrons.
00:34:59Si, si, nous verrons.
00:34:59La septième puissance mondiale peut-elle être gouvernée par une...
00:35:02Présidée par une femme qui aurait...
00:35:04Si, si, nous verrons.
00:35:04... cette épée d'avocatrice.
00:35:05Et les Français en seront juges, monsieur Boulot.
00:35:07Nous verrons et les Français en seront juges.
00:35:10C'est drôle, tout de même, de considérer les Français
00:35:14comme incapables de prendre une décision.
00:35:17Les Français seront juges.
00:35:19Parce que, très bonne nouvelle ce soir,
00:35:22précisément, ils vont avoir la liberté de choisir
00:35:25ce qui, jusqu'à aujourd'hui, n'était pas le cas.
00:35:29En fait, vous êtes en train de piéger, d'une certaine façon,
00:35:32les magistrats de la cour de cassation.
00:35:33Non mais vous nous prêtez des intentions.
00:35:35Vous êtes formidable, Yves Tréhard, moi j'adore.
00:35:37Je piège Jean Strait, j'accélère un calendrier,
00:35:40j'en ralentis un autre.
00:35:41Non, non, non, malheureusement pas.
00:35:43J'aimerais avoir tout ce pouvoir.
00:35:45Vraiment, j'aimerais être...
00:35:47Pas vous, mais...
00:35:49Non mais avouez quand même que dans le timing,
00:35:51pour un peu, nos téléspectateurs voient,
00:35:55en gros, pour voir le résultat,
00:35:57on pourrait l'avoir en janvier.
00:35:59Faire simple.
00:36:00Donc c'était énorme épée de Damoclès
00:36:02sur peut-être la principale candidate
00:36:04de cette présidentielle,
00:36:05puisque aujourd'hui, alternativement,
00:36:08ils sont tous les deux en tête des sondages.
00:36:11Donc on aurait éventuellement, en janvier,
00:36:14cette énorme épée de Damoclès,
00:36:15d'une décision de cassation,
00:36:17avec une élection 18 avril, le premier tour.
00:36:20Vous voyez qu'il y a quand même une forme de pari à se dire,
00:36:23et même de pression sur les magistrats, peut-être,
00:36:26qui sortiront-ils la candidate au mois de janvier
00:36:30d'une élection qui a lieu quelques semaines plus tard ?
00:36:32C'est un peu ce que joue la candidate ?
00:36:35Non, mais si on part du principe,
00:36:36qui ne me semble pas totalement extravagant quand même,
00:36:40que le pourvoi en cassation
00:36:42doit être examiné dans les délais habituels,
00:36:47la question ne se pose absolument pas.
00:36:52Merci à tous les deux.
00:36:53Dans un instant, on va accueillir nos prochains invités,
00:36:56François Ruffin et Edwige Diaz.
00:36:57Premier débat dans cette soirée spéciale sur BFM TV.
00:37:02Vous réfutez le terme de Paris ce soir.
00:37:06Là aussi, nous verrons.
00:37:08On verra tous ce qui se passera.
00:37:09C'était la réponse tout à l'heure de Marine Le Pen.
00:37:11Merci à tous les deux, en tout cas,
00:37:12Maître Chirac-Lari et Maître Rodolphe Bostu,
00:37:14d'avoir été avec nous ce soir,
00:37:15dans cette soirée spéciale sur BFM TV.
00:37:17Vous l'avez compris, quatrième candidature
00:37:19à l'élection présidentielle de Marine Le Pen.
00:37:21Elle l'a annoncé ce soir.
00:37:22Oui, je suis candidate.
00:37:24Malgré la condamnation aujourd'hui,
00:37:27elle se pourvoie en cassation.
00:37:28Elle redit ce soir son innocence.
00:37:30Et on va faire rentrer ce soir nos deux invités.
00:37:32S'ils sont là, nos prochains invités ce soir,
00:37:35François Ruffin et Edwige Diaz.
00:37:37Voilà, François Ruffin nous rejoint.
00:37:40Et Vincent Antigam, il est en train de rester là aussi.
00:37:41Il n'y a pas de problème.
00:37:45Vous revenez dans deux minutes.
00:37:46Très bien. Bonsoir, François Ruffin.
00:37:47Bonsoir à vous.
00:37:47Merci d'être avec nous, Edwige Diaz,
00:37:49pour le Rassemblement national dans un instant.
00:37:50Comment vous réagissez ce soir
00:37:51à ce nouvel rond de Marine Le Pen ?
00:37:54Moi, je veux dire qu'on imagine mal
00:37:58le général de Gaulle,
00:38:00non seulement mis en examen,
00:38:03mais condamné pour détournement de fonds,
00:38:06pour corruption,
00:38:08pour emploi fictif,
00:38:10se présenter devant les Français
00:38:12pour une campagne présidentielle.
00:38:14et je pense que ce n'est pas dans cet esprit-là
00:38:16qu'a été écrite la Constitution de la Ve République.
00:38:21Il faut revenir aux faits quand même,
00:38:22parce que là, on est déjà dans le coup d'après.
00:38:24Mais lisons le jugement.
00:38:25Une organisation a été mise en place.
00:38:28Les pratiques de détournement de fonds
00:38:29ont perduré sur plus de 11 années
00:38:31sous l'impulsion déterminante
00:38:32de M. Le Pen, dirigeant historique du parti,
00:38:34et de Marine Le Pen,
00:38:36qui a pris sa suite.
00:38:37La Cour souligne la gravité
00:38:38des détournements de fonds,
00:38:39et surtout qu'ils ont été commis par des élus,
00:38:41en charge de l'intérêt général,
00:38:43et dont il a attendu une probabilité totale.
00:38:45Et on sait, on voit que,
00:38:47ça a été en fait, pour le traduire autrement
00:38:49que dans les mots de la Cour,
00:38:51des distributions d'emplois fictifs
00:38:52à à peu près tout l'entourage
00:38:54comme des pains au chocolat.
00:38:55Pour la sœur, la belle-sœur,
00:38:58le compagnon, le chauffeur,
00:39:01le garde du corps,
00:39:02le majordome de son père.
00:39:03Voilà qui a bénéficié.
00:39:05Et ce n'est pas des emplois fictifs au SMIC.
00:39:07C'est 10 000 euros le temps plein,
00:39:105 000 euros le mi-temps.
00:39:11Alors Edwige Diaz,
00:39:12je viens de nous rejoindre.
00:39:12Bonsoir, merci d'être avec nous,
00:39:14députée du Rassemblement national.
00:39:15Qu'est-ce que vous répondez à François Ruffin ?
00:39:17Déjà, je voudrais avoir un message d'affection
00:39:18pour tous mes collègues
00:39:20qui vont pouvoir continuer de défendre les Français
00:39:23dans les instances dans lesquelles il siège.
00:39:25Je pense bien sûr à Catherine Griset,
00:39:27Julien Audoul, Timothée Houssin
00:39:28et bien sûr Louis Alliot.
00:39:30Et moi, je suis très heureuse
00:39:32que Marine Le Pen puisse défendre les Français
00:39:35à l'occasion de la prochaine élection présidentielle.
00:39:39Mais surtout, c'est la non-application.
00:39:41Attendez, attendez, attendez.
00:39:42Edwige Diaz en Suisse, François Ruffin.
00:39:43Oui, pardon de le dire
00:39:44parce que c'est quand même les électeurs
00:39:45qui sont au cœur de cette décision.
00:39:48Je voudrais dire aussi merci
00:39:49à tous les Français patriotes
00:39:51qui nous ont inondé de messages
00:39:53ces derniers jours
00:39:53et qui nous demandent ce soir
00:39:55de continuer de les défendre.
00:39:57Et donc moi, j'invite tous vos auditeurs,
00:39:59tous les patriotes français
00:39:59à se connecter sur la plateforme
00:40:01Marine Le Pen 2027,
00:40:03précisément parce que nous allons avoir besoin
00:40:05de cette force, de cette puissance
00:40:07pour faire campagne.
00:40:08On a bien compris que la campagne
00:40:09commencée ce soir,
00:40:10c'est ce que Marine Le Pen a dit.
00:40:11Mais vous ne répondez toujours pas
00:40:12à ce que vous dit François Ruffin ce soir.
00:40:13Eh bien écoutez, la meilleure réponse
00:40:14que je fais à M. Ruffin,
00:40:17ce sont les Français qui décideront.
00:40:19M. Ruffin, il est dans son rôle,
00:40:21ça sera un opposant à Marine Le Pen.
00:40:24On peut voir parmi les propos
00:40:26de nos opposants,
00:40:27de la rancœur, de l'aigreur,
00:40:29parce qu'en fait, tout cela dissimule
00:40:30de la peur.
00:40:31Mais moi, je leur dis,
00:40:32calmez-vous, chers collègues,
00:40:34le temps du débat va arriver,
00:40:35et la campagne est lancée.
00:40:37Moi, l'appel que je veux lancer,
00:40:38c'est la mobilisation
00:40:39de tous les patriotes français
00:40:40pour que Marine Le Pen
00:40:41remporte l'élection présidentielle
00:40:43de l'année prochaine.
00:40:43Rancœur, aigreur et peur,
00:40:44François Ruffin.
00:40:45Moi, je suis d'accord,
00:40:47les Français trancheront.
00:40:49C'est ça.
00:40:49Je suis démocrate.
00:40:51Ça veut dire que
00:40:52c'est comme l'arbitre au foot.
00:40:54Il a toujours raison
00:40:55et même quand il a tort,
00:40:56il a raison.
00:40:57Donc c'est le peuple qui tranchera.
00:40:58Mais ça n'empêche pas
00:40:59de regarder ce qui s'est passé
00:41:01et de dire que, voilà,
00:41:02le salut là,
00:41:03je salue tous mes collègues
00:41:04qui ont été condamnés,
00:41:06qui sont corrompus,
00:41:07qui ont pratiqué
00:41:08du détournement de fonds,
00:41:09qui ont bénéficié
00:41:10d'emplois fictifs,
00:41:11mais qui siègent à l'Assemblée,
00:41:12qui siègent dans les conseils municipaux.
00:41:14Bravo à eux.
00:41:14Ben non, je ne suis pas d'accord.
00:41:16Et je pense que la question
00:41:16de la corruption et de la probité
00:41:18doit être l'un des thèmes
00:41:19de la campagne présidentielle.
00:41:20Et je le dis,
00:41:21ce que je réclame finalement,
00:41:23c'est l'application
00:41:24du programme de Marine Le Pen.
00:41:25Qui a dit
00:41:26quand allons-nous mettre en place
00:41:28l'inégigibilité à vie
00:41:29pour les élus condamnés
00:41:31durant leur mandat ?
00:41:32Marine Le Pen.
00:41:33François Ruffin,
00:41:33c'est précisément peut-être
00:41:35la raison pour laquelle
00:41:36Marine Le Pen va en cassation.
00:41:38Parce que si elle va en cassation,
00:41:40vous ne pouvez pas dire
00:41:41qu'elle a été condamnée
00:41:42puisque sa condamnation
00:41:43est suspendue
00:41:44et qu'elle est présumée innocente.
00:41:46Très bien,
00:41:46mais il y a des jugements
00:41:47quand même,
00:41:47M. Tréhard,
00:41:48qui sont rendus.
00:41:48Les faits sont là.
00:41:50Et d'ailleurs,
00:41:50devant la barre,
00:41:53ils n'ont même pas été contestés
00:41:54par Marine Le Pen
00:41:55et par la Kyrielle
00:41:58de députés
00:41:59qui la suivait.
00:41:59Donc, les faits,
00:42:00ils sont là.
00:42:01On va peut-être trouver
00:42:02un machin de bidule
00:42:03pour ouvrir une porte
00:42:04et s'en sortir
00:42:05par la porte de derrière.
00:42:06Voilà ce qui peut se passer.
00:42:08Bon, on n'y croit pas.
00:42:09Mais je le redis,
00:42:10Marine Le Pen
00:42:11a été la plus dure
00:42:12sur ces questions-là
00:42:13pendant des années et des années.
00:42:14Les Français,
00:42:15en ont marre
00:42:16qu'il y ait des affaires.
00:42:17Ils en ont marre
00:42:17des élus
00:42:18qui détournent de l'argent.
00:42:19Ce n'est pas moi,
00:42:20François Ruffin,
00:42:21qui le dit.
00:42:21C'était Marine Le Pen
00:42:22qui l'a...
00:42:22C'est pour ça qu'elle ne peut pas
00:42:23se présenter devant eux
00:42:24en ayant cette condamnation.
00:42:26Mais elle se présente devant eux,
00:42:27mais moi, je dis,
00:42:28les Français vont en tenir compte.
00:42:30Ils vont en tenir compte
00:42:31non seulement du fait
00:42:32que...
00:42:33Est-ce qu'on peut faire confiance
00:42:34à des responsables politiques
00:42:35qui ont pratiqué
00:42:36le détournement d'argent
00:42:37pendant des années et des années,
00:42:38pendant 11 ans,
00:42:39d'une part ?
00:42:40Et est-ce qu'on peut...
00:42:41C'est un peu ce que disent
00:42:43les magistrats de la Cour d'appel
00:42:44en disant
00:42:44que c'est la responsabilité du peuple.
00:42:46Vous ne m'avez pas entendu
00:42:47remettre en cause
00:42:48le jugement et la décision
00:42:49qui a été prise
00:42:50par les magistrats aujourd'hui.
00:42:52Mais en revanche,
00:42:53ce sont les Français
00:42:54qui trancheront,
00:42:55mais en connaissance de ça,
00:42:57est-ce qu'on peut donner
00:42:58le pouvoir
00:42:59à des gens
00:42:59qui ont pratiqué
00:43:00le détournement de fond
00:43:01de manière régulière
00:43:02et surtout
00:43:02qui se contredisent,
00:43:04qui nous ont dit
00:43:04pendant des années,
00:43:05le slogan de Jean-Marie Le Pen,
00:43:08tête haute,
00:43:09main propre,
00:43:09maintenant,
00:43:10ils ont les mains sales,
00:43:11normalement,
00:43:11ils devraient avoir
00:43:11la tête basse.
00:43:13Edwige Diaz.
00:43:13Oui, je laisse,
00:43:14M. Ruffin,
00:43:15dérouler
00:43:16parce que je comprends
00:43:17sa crainte.
00:43:18Ce débat présidentiel
00:43:20relèguera la gauche
00:43:21à ce qu'elle représente,
00:43:23c'est-à-dire
00:43:23à pas grand-chose.
00:43:24Vous voyez,
00:43:24là, j'arrive
00:43:24de l'Assemblée nationale.
00:43:25Nous venons de voter
00:43:27un texte
00:43:28pour assurer
00:43:29la présomption
00:43:30de légitime défense
00:43:31des forces de l'ordre.
00:43:32Moi, ce que j'ai vu ce soir,
00:43:33c'est une gauche
00:43:33qui a montré
00:43:34son vrai visage.
00:43:36La gauche a déposé
00:43:37des amendements
00:43:37pour dire
00:43:38la police tue,
00:43:40pour dire que
00:43:40la police favorise
00:43:42les violences.
00:43:43Et quand l'Assemblée nationale,
00:43:44c'est-à-dire
00:43:45quand le peuple
00:43:45a voté en faveur
00:43:46de la présomption
00:43:47de légitime défense
00:43:48des policiers,
00:43:49nous avons vu
00:43:50dans les tribunes
00:43:51de l'Assemblée nationale
00:43:52des militants
00:43:53de gauche
00:43:54s'opposer
00:43:55à cette décision
00:43:57du peuple.
00:43:57Nous avons vu
00:43:58des racailles
00:43:58en tribune
00:43:59qui ont été soutenues
00:44:00par les députés
00:44:01de gauche.
00:44:02Vous avez vu
00:44:03des racailles
00:44:04vous traiter
00:44:04des députés
00:44:06élus
00:44:06comme vous
00:44:07à l'Assemblée nationale
00:44:07de racailles ce soir ?
00:44:08Non, non, non, non,
00:44:08ce n'est pas ça que je dis.
00:44:09Dans les tribunes,
00:44:10dans les tribunes,
00:44:12il y a un public
00:44:12qui s'est comporté
00:44:13comme de la racaille.
00:44:14Et ils ont été
00:44:15encouragés
00:44:16par les députés de gauche.
00:44:17Donc, vous voyez,
00:44:18le débat
00:44:18de l'élection présidentielle,
00:44:20ce sera
00:44:20qui soutient les racailles,
00:44:22qui défend le peuple,
00:44:24qui se comporte bien,
00:44:25qui se comporte mal,
00:44:26qui soutient les forces
00:44:26de l'autre,
00:44:27qui ne nous les soutient pas.
00:44:28On soit Ruffin pour répondre
00:44:28et ensuite on écoute Marine Le Pen.
00:44:29Je ne souhaite des racailles
00:44:30ni en tribune
00:44:31de l'Assemblée nationale,
00:44:32mais pas en réalisant non plus.
00:44:33Vos collègues
00:44:33les ont très bien applaudis
00:44:34Vous en avez marre,
00:44:35mais ces racailles,
00:44:36on va vous en débarrasser.
00:44:37Ça, c'était Nicolas Sarkozy.
00:44:38Je vais vous dire,
00:44:39moi, l'affaire
00:44:40qui me choque le plus
00:44:41des derniers temps,
00:44:42c'est l'affaire Nicolas Sarkozy
00:44:43parce que là,
00:44:43on n'est pas
00:44:44dans un crime d'argent,
00:44:46on est dans un crime de sang
00:44:47avec 54 Français
00:44:49qui ont péri
00:44:50lors de la tempête.
00:44:50Vous parlez du dossier libyen
00:44:51qui n'est pas exactement
00:44:52le dossier qui nous occupe ce soir.
00:44:53Non, mais je vais vous dire
00:44:55pourquoi on en est là ?
00:44:56Comment on a pu tomber s'il va ?
00:44:57Comment il est possible
00:44:59qu'une candidate
00:45:00à l'élection présidentielle
00:45:01et dont je reconnais
00:45:02qu'elle a de bonnes chances
00:45:03de l'emporter
00:45:04puisse faire campagne
00:45:06en étant pourtant condamnée ?
00:45:07Mais parce qu'en fait,
00:45:08c'est la justice
00:45:08qui va donner le droit.
00:45:10D'une certaine manière,
00:45:11Marine Le Pen vous répond ce soir
00:45:13et on va l'écouter
00:45:13parce qu'elle va jusqu'au bout
00:45:15du processus judiciaire.
00:45:16Non, mais j'entends.
00:45:16Elle vous dit...
00:45:17Attendez, on va l'écouter,
00:45:20je suis innocente,
00:45:22donc je me pourvois en cassation
00:45:24et je clamerai,
00:45:25je plaiderai mon innocence
00:45:26jusqu'au bout
00:45:26où on l'écoute sur TF1 ce soir.
00:45:28La Cour doit pouvoir
00:45:30exprimer son avis
00:45:31sur l'application de ce texte
00:45:33au fait de la cause
00:45:34et moi je tiens
00:45:35que nous sommes innocents
00:45:37de cette infraction
00:45:38de détournement de fonds publics
00:45:40pour lesquels
00:45:41nous avons été condamnés.
00:45:43Marine Le Pen vous répond,
00:45:44François Ruffin.
00:45:46Très bien.
00:45:47Vous savez, je vous demande moi
00:45:48comment c'est devenu acceptable
00:45:50qu'en France,
00:45:52une candidate à l'élection présidentielle
00:45:53qui vient d'être condamnée
00:45:55pour détournement de fonds
00:45:56en première instance
00:45:57et en appel
00:45:58puisse faire campagne.
00:45:59Comment on en est arrivé là ?
00:46:00Eh bien, c'est parce que,
00:46:02au fond,
00:46:03il y a eu 10 ans
00:46:04où auparavant,
00:46:06quand on était un ministre
00:46:07mis en examen,
00:46:08on démissionnait.
00:46:10Emmanuel Macron nous a promis
00:46:12la République exemplaire
00:46:13et cette pratique est finie.
00:46:15Et je veux dire,
00:46:16on a eu 25 ministres
00:46:17pris dans les enfers
00:46:18jusqu'au secrétaire général
00:46:19de l'Elysée à l'exicolaire.
00:46:20On a un ancien président...
00:46:22On est pris dans les affaires,
00:46:22ça ne veut pas dire condamnés.
00:46:23Oui.
00:46:23On a,
00:46:25comme président du conseil constitutionnel,
00:46:27Richard Ferrand
00:46:27qui n'a échappé à la justice
00:46:28que par la prescription.
00:46:30On a Nicolas Sarkozy
00:46:32contaminé pour trois affaires
00:46:34et qui est pourtant
00:46:34invité à l'Elysée
00:46:36par Emmanuel Macron.
00:46:37Ce que je veux dire,
00:46:38c'est ce que dit
00:46:39l'ONG Transparency International.
00:46:41La France dégringole
00:46:42dans l'intice de la corruption.
00:46:44La France risque
00:46:44de perdre le contrôle
00:46:45de la corruption
00:46:46et l'ONG parle
00:46:48d'une léthargie politique
00:46:49qui pourrait coûter très cher.
00:46:50Ce que je veux dire,
00:46:51c'est qu'on en est là
00:46:52parce qu'au fond,
00:46:53ça a été rendu acceptable
00:46:55par une accoutumance
00:46:56aux affaires
00:46:57ces dix dernières années.
00:46:58Une chose par rapport
00:46:59à ça,
00:47:00Edwige Diaz.
00:47:00On parle depuis tout à l'heure,
00:47:01depuis le début
00:47:02de cette édition spéciale,
00:47:02du risque qu'il y a.
00:47:04Il y a un risque
00:47:04pour Marine Le Pen
00:47:05à un moment donné
00:47:05d'être empêchée
00:47:06et de ne pas pouvoir
00:47:07se présenter
00:47:08à l'élection présidentielle
00:47:09parce qu'il y aurait,
00:47:10par exemple,
00:47:10un bracelet électronique.
00:47:11Elle avait toujours dit
00:47:12« Je ne présenterai pas
00:47:13ce bracelet »
00:47:14et ce risque-là,
00:47:15ce soir,
00:47:15il n'est pas totalement écarté.
00:47:17Il pourrait revenir
00:47:17dans, on va dire,
00:47:19six, huit mois,
00:47:20quelque chose comme ça.
00:47:22Si elle est condamnée,
00:47:24Marine Le Pen,
00:47:25si elle est condamnée,
00:47:26est-ce qu'elle se présentera
00:47:28quoi qu'il arrive
00:47:30à l'élection présidentielle ?
00:47:31Si elle est définitivement condamnée ?
00:47:33Ce n'est pas à moi
00:47:34de vous répondre
00:47:35sur ce sujet-là.
00:47:36Moi, ce que j'ai vu ce soir,
00:47:38c'est ce que je savais déjà,
00:47:39c'est-à-dire une femme
00:47:40qui a du cran,
00:47:40une femme qui n'abandonne jamais
00:47:42et qui n'abandonnera
00:47:43jamais les Français.
00:47:45Et franchement,
00:47:46c'est pour ça que je vous disais
00:47:47tout à l'heure
00:47:47que j'ai reçu
00:47:47beaucoup de messages
00:47:48de la part de personnes
00:47:50qui sont attachées
00:47:51à la démocratie.
00:47:52Et M. Ruffin
00:47:53a le droit
00:47:54de ne pas être d'accord
00:47:55avec la justice.
00:47:56Il présentera
00:47:57son programme
00:47:58aux Français
00:47:58et on verra
00:47:59si les Français
00:48:01lui donnent raison
00:48:01ou pas.
00:48:02Mais en tout cas,
00:48:03on a vu
00:48:04que Marine Le Pen
00:48:05est résolument
00:48:06une femme hors du commun
00:48:07et c'est pour ça
00:48:08que je pense
00:48:08sincèrement d'une part
00:48:09qu'elle a...
00:48:10C'est normal
00:48:10qu'elle fasse partie
00:48:11des personnalités politiques
00:48:13préférées des Français
00:48:13et je pense que c'est
00:48:14pour cette raison
00:48:15qu'elle remportera
00:48:16l'élection financière.
00:48:16Juste derrière,
00:48:16Jordan Bardella.
00:48:17Juste une chose,
00:48:18vous ne répondez pas
00:48:19à la question
00:48:20de est-ce qu'elle pourrait
00:48:20se présenter
00:48:21même si elle est condamnée
00:48:23définitivement
00:48:24au mois de janvier.
00:48:24Je vous posais la question
00:48:25parce que face
00:48:26à cette même question,
00:48:27il y a quelques mois,
00:48:28face à moi,
00:48:29Jordan Bardella
00:48:31disait en réalité
00:48:32il y a une règle
00:48:32de principe
00:48:33un candidat ARN
00:48:34ne devrait pas pouvoir
00:48:35se présenter
00:48:35s'il est condamné.
00:48:36Il disait
00:48:37c'est la règle numéro 1
00:48:38et elle vaut pour tout le monde.
00:48:39En fait,
00:48:40Marine Le Pen
00:48:40n'est pas une justiciable
00:48:42au-dessus des lois
00:48:42mais elle n'est pas non plus
00:48:43une justiciable
00:48:44en dessous des lois.
00:48:45Elle continue
00:48:46de dire qu'elle est innocente.
00:48:48Moi,
00:48:48à titre personnel,
00:48:49c'est ce que je crois.
00:48:49Beaucoup de Français
00:48:50croient cela
00:48:51et donc elle utilise
00:48:53le droit français
00:48:54parce que nous sommes
00:48:55des démocrates,
00:48:56des républicains,
00:48:57respectueux de la justice
00:48:58et donc c'est pour ça
00:48:59que ce soir
00:49:00elle se pourvoit en cassation.
00:49:01Mais je le dis,
00:49:03j'espère vraiment
00:49:04que nous allons remporter
00:49:04l'élection présidentielle
00:49:06l'année prochaine
00:49:06parce que la France
00:49:07en a besoin.
00:49:08Il faut opérer une rupture.
00:49:09On ne peut plus
00:49:10continuer avec les macronistes.
00:49:11On ne peut pas non plus
00:49:12donner les clés du pays
00:49:14à l'extrême gauche
00:49:15radicalisée,
00:49:16particulièrement violente.
00:49:17Donc je le redis,
00:49:18pardonnez-moi d'insister
00:49:19mais je demande vraiment
00:49:21aux Français
00:49:21de se connecter
00:49:22sur la plateforme
00:49:23marinelepen.com
00:49:24qui nous laisse
00:49:25leurs coordonnées
00:49:26pour que les fédérations
00:49:27du RN
00:49:27les recontactent
00:49:28parce que la campagne
00:49:29commence ce soir
00:49:29et nous avons besoin
00:49:32de tous les Français
00:49:32pour remporter
00:49:33l'élection présidentielle.
00:49:34Un élu du Réunion
00:49:34sur le plateau
00:49:35qui vient pour faire
00:49:35la pub du...
00:49:36Non mais écoutez monsieur,
00:49:37je veux dire,
00:49:38nous répondons
00:49:39à une aspiration populaire.
00:49:40Vraiment,
00:49:40je peux vous montrer
00:49:41mon téléphone.
00:49:41Nous avons reçu
00:49:42des centaines de messages
00:49:43toute la journée aujourd'hui
00:49:44des gens qui veulent
00:49:45savoir comment aider.
00:49:46Donc je réponds
00:49:47sur votre plateau
00:49:48comment nous pouvons
00:49:49aider Marine Le Pen
00:49:50en se connectant
00:49:51sur la plateforme,
00:49:52en adhérant à RN,
00:49:53en faisant un don
00:49:53pour nous permettre
00:49:54de financer cette campagne.
00:49:55Il y a une chose
00:49:55qui m'étonne François Ruffin.
00:49:57Et en s'inscrivant
00:49:57sur liste électorale.
00:49:58Il y a une chose
00:49:58qui m'étonne François Ruffin,
00:49:59c'est que vous avez reconnu
00:50:00il y a quelques minutes
00:50:01sur ce plateau
00:50:01qu'elle avait de grandes chances
00:50:02de gagner.
00:50:03Comment vous partez
00:50:03dans une élection présidentielle
00:50:05en expliquant ce soir
00:50:06que Marine Le Pen
00:50:07qui vient de déclarer
00:50:07sa candidature
00:50:08il y a quelques minutes
00:50:09ou un peu plus d'une heure
00:50:10maintenant,
00:50:11a de grandes chances
00:50:12de gagner ?
00:50:12Non, je n'ai pas dit
00:50:13de grandes chances,
00:50:13je dis qu'elle a des chances
00:50:14de gagner.
00:50:15Oui, évidemment.
00:50:16Je regarde la situation
00:50:17politique aujourd'hui,
00:50:17je vois une émergence
00:50:19du Rassemblement National
00:50:20au fil de ces 40 dernières années.
00:50:23Il y a une histoire
00:50:24qui est là.
00:50:24Je suis là pour me battre.
00:50:25Je dis, il n'y a pas de fatalité,
00:50:26nous pouvons l'emporter.
00:50:27Mais évidemment
00:50:28que c'est une candidature
00:50:29qui est sérieuse,
00:50:31qui est importante
00:50:31et qui dédie des choses
00:50:32sur notre pays.
00:50:33Je ne suis pas là
00:50:34pour nier ça.
00:50:35Maintenant, je dis que
00:50:36quand on me dit
00:50:37que voilà, c'est le changement,
00:50:39ben non, c'est la continuité.
00:50:40C'est le système
00:50:41qui en fait se poursuit.
00:50:42C'est le système
00:50:43des affaires qui continue.
00:50:44Est-ce que ça plaide pas
00:50:45François Ruffin
00:50:46pour que la gauche se regroupe
00:50:47et on sait que celui
00:50:49qui a dans les études d'opinion
00:50:51le plus de chance,
00:50:52c'est Jean-Luc Mélenchon
00:50:55qui fait la course
00:50:56en tête à gauche
00:50:57pour faire vite.
00:50:58Est-ce que ça plaide pas
00:50:59pour que justement,
00:51:00eh bien, il y a un regroupement
00:51:01de toutes les forces de gauche ?
00:51:02Jean-Luc Mélenchon
00:51:03qui a été condamné
00:51:04pour rébellion aussi.
00:51:05Je plaide pour le regroupement
00:51:07de toutes les forces de gauche.
00:51:09Vous le savez bien.
00:51:10Et par le biais d'une primaire
00:51:11qui permettra
00:51:12qu'il y ait un départage
00:51:13entre les figures de la gauche,
00:51:14qu'il y ait un débordement
00:51:15avec 1, 2, 3 millions de personnes
00:51:16qui viennent trancher ça
00:51:17et qu'on y remette
00:51:19de la démocratie.
00:51:20Et effectivement,
00:51:21j'ai connu un temps
00:51:22où on avait un Jean-Luc Mélenchon
00:51:23qui était très actif.
00:51:25Vous dites remettre
00:51:26de la démocratie,
00:51:27ça veut dire qu'aujourd'hui
00:51:28à gauche,
00:51:28il n'y a pas de démocratie ?
00:51:29Je pense que...
00:51:30C'est au peuple de trancher.
00:51:32C'est au peuple de trancher
00:51:33qui doit être son porte-revoix,
00:51:34qui doit être son candidat,
00:51:35qui a des chances
00:51:36de franchir le seuil
00:51:37du premier tour,
00:51:38mais aussi d'aller affronter
00:51:39Marine Le Pen
00:51:40ou Jordan Bardella
00:51:42qui sont objectivement
00:51:43aujourd'hui dans les classements
00:51:44d'opinion,
00:51:45les deux personnalités politiques
00:51:46préférées des Français.
00:51:47Je ne suis pas là, moi,
00:51:48pour nier la réalité,
00:51:50mais je suis là
00:51:50pour combattre ça.
00:51:52Parce que oui,
00:51:52je considère qu'ils ne défendront pas
00:51:54les intérêts des ouvriers,
00:51:56ils ne défendront pas
00:51:57les intérêts des auxiliaires de vie,
00:51:58ils ne défendront pas
00:51:59les intérêts des caristes.
00:52:00Et puis, là, aujourd'hui,
00:52:02ils font tout le contraire
00:52:03de ce qu'ils ont dit
00:52:04pendant des décennies.
00:52:05Pendant des décennies,
00:52:07ils ont dit
00:52:07« Chez nous, il n'y aura pas d'affaires. »
00:52:09Maintenant, ce n'est pas
00:52:09les casseroles,
00:52:10c'est une batterie de cuisine.
00:52:11Le Rassemblement National
00:52:12est le seul parti
00:52:13qui a été condamné deux fois
00:52:14puisqu'il avait été condamné déjà
00:52:15pour les élections législatives
00:52:17de 2012.
00:52:18J'avais fait un schéma à l'époque
00:52:19qui montrait comment
00:52:20l'argent du Rassemblement National,
00:52:22il passait de France
00:52:23au Caraïbes,
00:52:23à Hong Kong.
00:52:24Bref, c'était la mondialisation heureuse
00:52:26par le biais du financement
00:52:28d'une campagne électorale.
00:52:29Il y a eu ensuite
00:52:30les prêts russes.
00:52:31Et puis, ça, c'était 2017.
00:52:33Et maintenant, on a...
00:52:33Je comprends que vous fassiez 3%,
00:52:34vu les bêtises que vous racontez.
00:52:37Franchement, je pense que ça ne vous sert pas
00:52:38de raconter ça à la télé.
00:52:40Ce ne sont pas des bêtises, Mme Diaz.
00:52:41Mais après, continuez,
00:52:42vous êtes un bon agent électoral.
00:52:44Ce ne sont pas des bêtises, Mme Diaz.
00:52:46C'est votre curriculum vitae judiciaire.
00:52:49Non, en fait, monsieur.
00:52:49Parce que vous voyez,
00:52:50les Français ne sont pas débiles.
00:52:51Si on était des escrocs,
00:52:52ils ne nous feraient pas massivement confiance.
00:52:54Et moi, je les remercie vraiment
00:52:55de nous faire confiance
00:52:55parce qu'ils sont très lucides,
00:52:57vous voyez, sur la situation.
00:52:58Je le dis, Mme Diaz,
00:52:58vous avez été condamnés.
00:52:59Vous avez des casseroles.
00:53:01Mais non, on n'en a pas, monsieur, en fait.
00:53:03Mais si, bien sûr que si.
00:53:04Mais vous pouvez dire ce que vous voulez.
00:53:06Ce n'est pas parce que vous allez répéter
00:53:07mille mensonges
00:53:08que ça va devenir une réalité.
00:53:09Parce que ce qu'on est partant
00:53:11de Coupe du Monde,
00:53:12je demande la VAR.
00:53:13Est-ce que le Rassemblement National
00:53:14a été condamné
00:53:15dans le financement
00:53:17des élections législatives de 2010
00:53:18pour abus de viens sociaux ?
00:53:20Oui, vous avez été condamné pour ça.
00:53:22Pardon, la VAR,
00:53:23c'est Vincent Vantiguem, en l'occurrence.
00:53:25C'est RGN.
00:53:25Effectivement, il y a eu une condamnation
00:53:26sur les kits de campagne.
00:53:28C'est une vieille condamnation
00:53:29qui a été rendue définitive depuis.
00:53:31Et puis aujourd'hui,
00:53:32il y a cette condamnation,
00:53:33même si elle fait l'objet
00:53:33d'un pourvoi en cassation
00:53:35dont on a déjà parlé.
00:53:36Par contre, sur les pré-russes,
00:53:37je ne vois pas de quelle condamnation
00:53:39à laquelle vous faites référence.
00:53:41Il y a peut-être un problème
00:53:43d'ordre moral ou politique.
00:53:44Un gros problème d'ordre moral.
00:53:46Vous allez chercher de l'argent
00:53:47chez Vladimir Poutine.
00:53:48Moi, je me fie juste
00:53:49sur l'aspect judiciaire.
00:53:51Vous allez me laisser répondre
00:53:52sur le financement
00:53:54des campagnes électorales.
00:53:57Jamais nous n'avons été financés
00:53:58par Vladimir Poutine.
00:54:00Par contre, il y a un vrai problème.
00:54:01C'est qu'Emmanuel Macron
00:54:02avait indiqué qu'il mettrait en place
00:54:03une banque de la démocratie.
00:54:04Il l'avait dit en 2017.
00:54:05Il ne l'a jamais fait.
00:54:07Et donc, c'est pour ça
00:54:07que tout à l'heure,
00:54:08je me suis permis
00:54:08de lancer un appel
00:54:10aux donateurs,
00:54:11aux patriotes de ce pays
00:54:12qui peuvent bénéficier
00:54:13d'une déduction fiscale
00:54:14de 66 %,
00:54:15précisément pour nous aider
00:54:16à financer notre campagne électorale.
00:54:17Parce que nous sommes dans une impasse financière.
00:54:23Pour l'instant,
00:54:23aucune banque française
00:54:24ne nous prête.
00:54:26Vous n'avez pas de candidat ?
00:54:28Pardon, le RN,
00:54:30bien sûr qu'il va avoir un candidat.
00:54:32Bien sûr que nous allons avoir
00:54:33nos 500 parrainages.
00:54:35Et je remercie par avance
00:54:36les maires qui vont nous l'accorder
00:54:37dans les prochaines semaines.
00:54:38Mais vous dites ce soir
00:54:39qu'il y a toujours un doute
00:54:40sur le fait que des banques
00:54:40vous prêtent encore
00:54:41pour cette présidentielle-là ?
00:54:42Pour l'instant,
00:54:43nous n'avons pas de prêt.
00:54:44Donc je le dis,
00:54:45nous devrions avoir un prêt
00:54:46parce que nous sommes crédités
00:54:48de plus de 5%
00:54:49des intentions de vote.
00:54:50C'est-à-dire que nous allons être en bourse.
00:54:52Nous avons un candidat
00:54:53et vraisemblablement,
00:54:54nous aurons nos parrainages
00:54:55grâce aux maires
00:54:56qui vont nous donner leur parrainage.
00:54:58Donc pourquoi il n'y a aucune banque
00:55:00qui veut nous prêter ?
00:55:01Vous voyez, c'est pour ça
00:55:02que je fais appel
00:55:03aux donateurs de notre pays
00:55:05parce qu'après les ennuis judiciaires,
00:55:09nous sommes en train d'avoir
00:55:10les ennuis financiers.
00:55:11Ce n'est quand même pas normal.
00:55:12Nous sommes le premier parti de France.
00:55:15Nous sommes potentiellement
00:55:16donnés gagnants
00:55:17de l'élection présidentielle
00:55:18mais nous allons faire campagne.
00:55:19Je vous rassure,
00:55:20tous nos délégués départementaux
00:55:21seront dès cette semaine
00:55:23sur le terrain
00:55:24pour une grande campagne
00:55:25de lancement
00:55:25de la campagne présidentielle précisément.
00:55:28Et donc oui, je le dis,
00:55:29là, il y a quelque chose
00:55:30d'assez curieux.
00:55:31Mais vous savez,
00:55:31la politique, nous savons
00:55:32que c'est une succession d'épreuves
00:55:35et donc je fais confiance
00:55:36à notre parti
00:55:37pour trouver une issue positive
00:55:39à ce programme.
00:55:40François Ruffin ?
00:55:41Non mais c'est une blague.
00:55:42Le Rassemblement National
00:55:43bénéficie de dizaines
00:55:44de millions d'euros
00:55:44d'argent public
00:55:45parce qu'ils ont été candidats
00:55:47aux élections légitatives
00:55:49et parce qu'ils ont
00:55:49un grand groupe parlementaire.
00:55:51Là, on peut demander
00:55:51la barre aussi.
00:55:52Mais donc,
00:55:53il y a du financement
00:55:55par le biais de la République
00:55:57et en plus,
00:55:59à côté,
00:56:00vous avez été chercher
00:56:01donc ces détournements fonds,
00:56:02ces corruptions,
00:56:03ces emplois fictifs.
00:56:04Ce n'était pas sur la même période.
00:56:05Ce n'est pas vrai.
00:56:06Ce n'est pas vrai.
00:56:07Plus vous parlez,
00:56:08plus vous faites preuve
00:56:08de mauvaise foi.
00:56:09Moi, j'essaye d'arbitrer vos débats.
00:56:11C'est vous qui faites
00:56:12les preuves de mauvaise foi.
00:56:13Vous bénéficiez
00:56:14le Rassemblement National
00:56:16bénéficie.
00:56:16qu'il ne l'a pas donnée.
00:56:17J'ai dit qu'il n'y a
00:56:18aucune banque française
00:56:20qui nous prêtait.
00:56:21Donc, en fait,
00:56:21on est en train de trouver
00:56:22des moyens légaux
00:56:23cette campagne présidentielle.
00:56:23le Rassemblement National
00:56:24bénéficie de dizaines de millions
00:56:26d'euros d'argent public.
00:56:27Mais attendez,
00:56:28là-dessus,
00:56:28pardon François Ruffin.
00:56:3114 millions et demi
00:56:32que le Rennes touche par an.
00:56:34Oui, mais Bruno,
00:56:36il faut tout dire.
00:56:39Un candidat comme Jean-Luc Mélenchon,
00:56:41dans son parti,
00:56:43il a aussi
00:56:43un certain nombre de députés,
00:56:44etc.
00:56:45Il y a de l'argent public
00:56:46qui rentre.
00:56:46Ce n'est pas pour ça
00:56:47qu'il ne va pas aller chercher
00:56:48des prêts pour aller faire
00:56:49sa campagne.
00:56:50Ça marche pareil
00:56:50dans tous les partis.
00:56:51Il n'y a pas besoin
00:56:51de faire des appels
00:56:52sur les plateaux télé
00:56:53pour les donateurs.
00:56:54Mais vous faites ce que vous voulez
00:56:55dans votre parti.
00:56:56Qu'importe.
00:56:56Vous savez,
00:56:57moi, je voulais dire,
00:56:58moi, je suis préoccupé.
00:56:59Je suis préoccupé
00:57:00pour mon pays.
00:57:01Je suis préoccupé
00:57:02de cette acceptation
00:57:03de la corruption.
00:57:04Et je me demande
00:57:06comment ça se fait
00:57:07que je le dis premièrement,
00:57:08il y a une loi du silence.
00:57:09Mais là, vous le dites
00:57:10à qui ?
00:57:10Aux électeurs ?
00:57:11Oui, je le dis
00:57:11aux électeurs.
00:57:12Je le dis à vous.
00:57:13Je vous interroge.
00:57:14Comment ça se fait
00:57:15qu'on en arrive là ?
00:57:17Comment ça se fait
00:57:17qu'on en arrive
00:57:18à cette accoutumance,
00:57:20finalement,
00:57:21aux affaires
00:57:21dans la vie publique ?
00:57:23Mais pourquoi vous parlez
00:57:23d'accoutumance
00:57:24alors que précisément
00:57:25depuis,
00:57:26tout au long de cette journée
00:57:27et bien d'autres,
00:57:28on a parlé au fond,
00:57:29et Vincent Antigua
00:57:30est là pour en témoigner,
00:57:31de ce qui a été fait,
00:57:32de la raison de la condamnation
00:57:33du Rassemblement national
00:57:34et de 12 prévenus
00:57:35aujourd'hui,
00:57:36dont Marine Le Pen.
00:57:37Il y a dix ans,
00:57:40quand François Fillon
00:57:42est candidat,
00:57:43il est mis en examen,
00:57:44il arrête sa campagne
00:57:45et ça va de soi
00:57:48aujourd'hui.
00:57:49Non, non,
00:57:49il est mis en examen,
00:57:50il se présente
00:57:50au premier tour
00:57:51de l'élection présidentielle,
00:57:52je suis désolé,
00:57:53et il passe pas
00:57:56le cut,
00:57:58enfin pardon,
00:57:58il passe pas la barre
00:57:59pour aller au deuxième tour.
00:58:01Mais il est mis en examen,
00:58:02contrairement à ce qu'il avait dit,
00:58:03d'ailleurs,
00:58:03il continue sa campagne.
00:58:06Mais sur le premier tour,
00:58:08on a affaire à une condamnation,
00:58:10en première instance,
00:58:11en appel,
00:58:12et on se dit,
00:58:13bon ben voilà,
00:58:13tout va continuer comme avant.
00:58:15Non, il y a un problème
00:58:16aujourd'hui.
00:58:17Il y a un système judiciaire,
00:58:19M. Ruffin,
00:58:19il y a un système judiciaire
00:58:20qui vous permet
00:58:21de faire appel,
00:58:22de vous pourvoir en cassation,
00:58:24c'est ainsi que va la justice.
00:58:25Donc,
00:58:26tant que vous n'êtes pas condamné
00:58:27définitivement,
00:58:28vous êtes présumé innocent.
00:58:28Il y a un système judiciaire
00:58:29et il y a la décence
00:58:30et le bon sens,
00:58:31M. Tréhard.
00:58:32Ça, c'est autre chose.
00:58:33Ben oui,
00:58:33mais il y a la décence
00:58:34et le bon sens.
00:58:35Et pendant des années,
00:58:37il était naturel
00:58:37qu'un ministre mis en examen,
00:58:40démissionné,
00:58:40et voilà.
00:58:41Même si c'est écrit nulle part.
00:58:43Mais ça n'était écrit nulle part,
00:58:44mais c'était une pratique,
00:58:45c'était une tradition.
00:58:46Et je vois,
00:58:47moi,
00:58:47je vous le redis,
00:58:48ce que dit
00:58:49l'ONG Transparency International
00:58:51sur la dégradation
00:58:53de la France
00:58:54dans les classements
00:58:55de lutte contre la corruption,
00:58:56au fond,
00:58:57moi,
00:58:57je regarde moins
00:58:58l'affaire Marine Le Pen,
00:59:00je la regarde
00:59:00comme un symptôme.
00:59:01Je la regarde
00:59:02comme un symptôme.
00:59:03Ce qui m'a apparaît
00:59:03le plus préoccupant aujourd'hui,
00:59:05c'est qu'on ait plus de 500
00:59:06aux fonctionnaires ministres
00:59:08qui, à peine,
00:59:09ils quittent leur cabinet.
00:59:11Qu'est-ce qu'ils vont faire derrière ?
00:59:13Ils vont faire du lobbying,
00:59:14ils vont faire des affaires publiques,
00:59:15ils s'en mettent
00:59:16Christophe Castaner,
00:59:17ancien ministre de l'Intérieur
00:59:18qui se met au service de Chine
00:59:19et tous les régulateurs
00:59:21sous les ministres
00:59:22qui se mettent au service
00:59:23d'Amazon,
00:59:24Apple,
00:59:24Facebook et compagnie.
00:59:25Et donc,
00:59:26c'est devenu
00:59:26une pratique industrielle,
00:59:28ce qu'on appelle
00:59:28les portes tournantes,
00:59:29ce qu'on appelle
00:59:30le pantouflage,
00:59:31le rétro-pantouflage,
00:59:32c'est devenu
00:59:32une pratique industrielle,
00:59:34c'est comme un continent
00:59:35où il y a quelques noms
00:59:36d'affaires
00:59:37qui apparaissent au-dessus
00:59:38et c'est Marine Le Pen,
00:59:40c'est Nicolas Sarkozy,
00:59:41c'est la partie émergée
00:59:42de l'exbergue
00:59:42et vous avez
00:59:43la partie qui est en dessous,
00:59:45qu'on ne voit pas,
00:59:46dont on ne discute pas,
00:59:49l'érosion de la nation
00:59:50et ça provoque
00:59:51en vérité des conséquences,
00:59:52c'est qu'on ne prend pas
00:59:54des décisions
00:59:54pendant tout ce temps-là
00:59:55pour l'intérêt national,
00:59:56pour l'intérêt général
00:59:57mais bien souvent
00:59:58pour l'intérêt des multinationales.
00:59:59Encore une image
01:00:00à vous soumettre,
01:00:00François Ruffin
01:00:01et Edwis Diaz,
01:00:02ce soir,
01:00:03immédiatement après
01:00:04le 20h tout à l'heure,
01:00:05Marine Le Pen
01:00:06publie cette affiche de campagne
01:00:07« Tout était prêt »
01:00:08pour la France,
01:00:09la renaissance
01:00:11face à cette image-là.
01:00:12Qu'est-ce que vous voyez-vous
01:00:13dans cette image-là
01:00:14et dans ce slogan-là ?
01:00:15Elle devient se présenter
01:00:16en madone blanche
01:00:18alors qu'en vérité
01:00:19son costume est bien taché.
01:00:20Et pour moi,
01:00:21je vois un écho
01:00:22à tête haute,
01:00:24main propre.
01:00:24Non, c'est plus blanc ça.
01:00:25C'est plus blanc.
01:00:26Il y a déjà eu
01:00:27deux condamnations,
01:00:28l'une pour abus
01:00:29de biens sociaux
01:00:30et l'autre ce soir
01:00:31pour corruption,
01:00:32détournement de fonds
01:00:33et emplois fictifs.
01:00:33Edwis Diaz,
01:00:34justement ?
01:00:35Oui, moi je vois
01:00:36une femme
01:00:37qui n'a pas procédé
01:00:38à de l'enrichissement personnel,
01:00:40qui n'a pas fait
01:00:40non plus de corruption.
01:00:42Je vois une femme
01:00:43du peuple,
01:00:44une femme d'État,
01:00:45une personne combative
01:00:46qui a toute mon affection
01:00:48et qui a le soutien
01:00:49de millions de Français.
01:00:51Voilà ce que je vois
01:00:52sur cette affiche
01:00:53et je peux vous le dire,
01:00:54la France va en être recouverte
01:00:55parce que nous sommes
01:00:56le premier parti de France.
01:00:57Nous avons plus de
01:00:58150 000 adhérents
01:00:59et je demande
01:01:00à nos adhérents
01:01:01et à ceux qui ne le sont pas encore
01:01:02mais qui vont le devenir,
01:01:03je leur demande
01:01:04d'aller coller
01:01:04cette affiche
01:01:05sur les panneaux
01:01:06d'expression libre.
01:01:07Je leur demande aussi
01:01:07d'aller distribuer les tracts
01:01:09sur les marchés
01:01:10dès ce week-end
01:01:11parce que je vous le dis,
01:01:12la campagne présidentielle
01:01:13elle commence
01:01:13et nous avons besoin
01:01:14d'en terminer
01:01:15avec le macronisme
01:01:17et nous avons aussi besoin
01:01:18d'éviter le pire
01:01:19de l'extrême gauche radicalisée.
01:01:21299 jours
01:01:21me semble-t-il ce soir
01:01:22avant le deuxième tour
01:01:23de l'élection présidentielle,
01:01:25299 jours.
01:01:26Edwizias,
01:01:26vous restez avec nous.
01:01:27François Ruffin,
01:01:27je vous remercie
01:01:28d'avoir été avec nous
01:01:29ce soir en direct
01:01:29sur BFM TV.
01:01:31On va la réentendre
01:01:32Marine Le Pen,
01:01:32vous l'avez compris,
01:01:33elle est donc candidate
01:01:34ce soir à l'élection présidentielle.
01:01:36Elle l'a annoncé ce soir,
01:01:37Marine Le Pen a pourtant
01:01:37été condamnée aujourd'hui
01:01:39pour des tournements
01:01:39de fonds publics,
01:01:40condamnations en appel,
01:01:42notamment à porter
01:01:43un bracelet électronique,
01:01:44mais elle se pourvoie
01:01:45en cassation,
01:01:46elle conteste à nouveau
01:01:47cette condamnation,
01:01:48sa peine est donc suspendue
01:01:49et ce soir,
01:01:50quatrième candidature,
01:01:51elle l'a annoncé
01:01:52chez nos confrères de TF.
01:01:53Je suis candidate
01:01:54à l'élection présidentielle.
01:01:56Et vous ne changerez pas d'avis ?
01:01:58Non, je ne changerai pas d'avis.
01:01:59Ma conviction a été
01:02:00très rapidement faite
01:02:01puisque j'avais indiqué,
01:02:02vous le savez,
01:02:03que je ne ferai pas campagne
01:02:06sous bracelet électronique.
01:02:08Mais comme j'ai la possibilité
01:02:10de faire un pourvoi en cassation,
01:02:11ce qui n'était pas obligatoirement
01:02:12le cas des autres hypothèses,
01:02:14et que le pourvoi en cassation
01:02:16suspend les effets de l'arrêt,
01:02:19je ferai donc campagne
01:02:20sans bracelet électronique.
01:02:22Marine Le Pen,
01:02:23candidate en duo,
01:02:25elle l'a dit,
01:02:26avec Jordan Bardella
01:02:26et tous les deux,
01:02:27Milan Arjela,
01:02:28sont ce soir au siège du parti ?
01:02:32Absolument,
01:02:32Maxime Marine Le Pen
01:02:33qui est retournée ici
01:02:34au siège du parti
01:02:35peu avant 21h.
01:02:36Elle était accompagnée
01:02:37toujours de Jordan Bardella.
01:02:39Ils sont toujours
01:02:40en ce moment même
01:02:40au siège du parti,
01:02:42entourés de plusieurs cadres,
01:02:43par exemple comme
01:02:44Sébastien Chenu,
01:02:45Louis Alliot,
01:02:46car se tient en ce moment même
01:02:47avec tout l'état-major
01:02:48du Rassemblement national.
01:02:50Une réunion de travail
01:02:51sur la campagne.
01:02:53Marine Le Pen,
01:02:53il faut le savoir,
01:02:54a déjà passé une très grande
01:02:55partie de sa journée
01:02:56ici au siège
01:02:57du Rassemblement national
01:02:58car c'est ici même
01:02:59qu'elle a pris sa décision
01:03:01en tout début d'après-midi
01:03:02de se présenter
01:03:03à l'élection présidentielle
01:03:04de 2027.
01:03:05Elle a multiplié
01:03:06les réunions
01:03:06d'abord avec ses avocats,
01:03:08ses conseillers,
01:03:09puis en tête à tête
01:03:10avec Jordan Bardella.
01:03:11Du côté du Rassemblement national,
01:03:13on nous fait savoir
01:03:14que cette décision
01:03:15de se présenter
01:03:16à l'élection présidentielle
01:03:17pour Marine Le Pen
01:03:18n'a souffert
01:03:19d'aucune contestation.
01:03:20L'autre partie
01:03:21de l'après-midi
01:03:22ici au siège
01:03:23du Rassemblement national
01:03:24a été consacrée
01:03:25à l'organisation
01:03:26de la campagne,
01:03:27campagne présidentielle
01:03:28qui débute à présent,
01:03:29qui débute aujourd'hui
01:03:30avec notamment
01:03:31un déplacement
01:03:32dès demain matin
01:03:33à La Flèche,
01:03:34une municipalité
01:03:35conquise par le Rassemblement national
01:03:37lors des dernières municipales.
01:03:39Un moyen également
01:03:40d'afficher la dynamique
01:03:41sur ces derniers mois
01:03:42du Rassemblement national.
01:03:44Marine Le Pen
01:03:44qui sera d'ailleurs
01:03:45toujours accompagnée
01:03:46de Jordan Bardella
01:03:47car elle l'a réaffirmée
01:03:48aujourd'hui
01:03:49lors de son interview télévisée.
01:03:51Jordan Bardella
01:03:51sera son Premier ministre
01:03:53si jamais Marine Le Pen
01:03:54est élue présidente
01:03:55de la République
01:03:55dans dix mois.
01:03:56Milan Argelas,
01:03:57Colline Guilmar
01:03:58en direct ce soir
01:03:59du siège du RN
01:03:59dans cette soirée spéciale
01:04:00sur BFM TV.
01:04:01Bonsoir Prisca Tevenot.
01:04:02Bonsoir.
01:04:02Merci d'être avec nous
01:04:03députés ensemble
01:04:04pour la République.
01:04:05Est-ce que c'est le pire
01:04:06des scénarios pour vous ?
01:04:08Un duo,
01:04:08Marine Le Pen
01:04:09candidate à la présidentielle,
01:04:10Jordan Bardella
01:04:11candidate,
01:04:11candidat pardon,
01:04:13au poste de Premier ministre.
01:04:13Est-ce que c'est le pire
01:04:14des scénarios pour vous ?
01:04:15Non, ce qui pourrait être pire
01:04:16c'est qu'après avoir
01:04:18détourné de l'argent public
01:04:19le Rassemblement national
01:04:20nous confisque
01:04:20la campagne
01:04:21de l'élection présidentielle
01:04:22de 2027.
01:04:23Regardez,
01:04:23ça fait maintenant
01:04:24plusieurs heures
01:04:24qu'on est cantonné
01:04:26à commenter
01:04:26une décision judiciaire
01:04:27et savoir si
01:04:28oui ou non
01:04:29Marine Le Pen
01:04:30sera avec un bracelet électronique
01:04:32sur la campagne présidentielle.
01:04:33Enfin je veux dire
01:04:34à un moment
01:04:34ça n'a pas de sens.
01:04:36Je pense que
01:04:37pour déjà
01:04:37aller sur cette campagne
01:04:38au-delà du fond
01:04:39et du projet
01:04:40dont on va parler
01:04:41je l'espère
01:04:41il y a une question
01:04:42de probité
01:04:43et là Marine Le Pen
01:04:44confirme qu'elle n'a
01:04:44ni parole
01:04:45ni morale.
01:04:46Elle-même le disait
01:04:47je ne parle pas
01:04:48de ce qu'on pouvait dire
01:04:48dans mon camp
01:04:49ou dans d'autres camps
01:04:50elle-même le disait
01:04:51quand un élu
01:04:52est condamné
01:04:53dans le cadre
01:04:54de l'exercice
01:04:54de son mandat
01:04:55il doit être inéligible
01:04:56à vie.
01:04:57Jordan Bardella
01:04:58le disait aussi
01:04:58lui-même
01:04:59sur votre plateau
01:05:00casier judiciaire
01:05:01vierge
01:05:01et là qu'est-ce qu'on apprend
01:05:03c'est du jusqu'au boutiste
01:05:04pourquoi ?
01:05:04Pas pour la France
01:05:05pour son égo personnel
01:05:06et son ambition propre
01:05:08et ça ça interroge
01:05:09énormément.
01:05:10Elle n'est pas condamnée
01:05:10Ok je sais
01:05:11elle n'est pas condamnée
01:05:12Elle n'est pas condamnée
01:05:12elle est encore présumée
01:05:13innocente
01:05:13puisque c'est pour nous
01:05:14qu'elle s'assure
01:05:15Très bien
01:05:16en fait on va juste
01:05:16rappeler aussi
01:05:17ce qui a été dit
01:05:18au cours des derniers mois
01:05:19et des dernières semaines
01:05:19je pense qu'elle a changé
01:05:21sa cutie sur ses arguments
01:05:23dans le cadre de l'appel
01:05:24mais souvenez-vous
01:05:26même les représentants
01:05:26du Rassemblement National
01:05:27venaient sur les plateaux
01:05:28pour expliquer que
01:05:29oui il y avait eu
01:05:30effectivement de l'argent
01:05:32utilisé
01:05:32mais qu'ils ne savaient pas
01:05:33et que tout le monde
01:05:34faisait pareil
01:05:35donc je veux dire
01:05:36à un moment
01:05:36il faut aussi du bon sens
01:05:37arrêtons de prendre
01:05:38les gens qui ne sont pas
01:05:39on comprend tout à fait
01:05:40ce qui se passe
01:05:41il y a un problème
01:05:42de détournement d'argent
01:05:43on ne parle pas
01:05:43de quelques dizaines d'euros
01:05:44on parle de millions d'euros
01:05:46à des fins personnelles
01:05:48pour enrichir
01:05:49un système en place
01:05:50et aujourd'hui
01:05:51Pas d'enrichissement personnel
01:05:52a dit le tribunal
01:05:54enrichissement partisan
01:05:56Enrichissement partisan
01:05:57et détournement
01:05:58de plus de 2 millions d'euros
01:06:00donc à un moment
01:06:01je veux dire
01:06:01comment on va faire
01:06:02dans la campagne présidentielle
01:06:03comment le Rassemblement National
01:06:04va faire dans la campagne présidentielle
01:06:05quand on va parler
01:06:06de justice
01:06:07de lutte contre la délinquance
01:06:09elle va faire quoi
01:06:10elle va dire
01:06:11tant mort
01:06:11je ne peux pas parler
01:06:12parce que je suis concernée
01:06:13à un moment
01:06:14on a besoin
01:06:15de ce débat de fond
01:06:15et Marine Le Pen
01:06:17il y a un certain nombre
01:06:18de sujets
01:06:18sur lesquels
01:06:18elle ne pourra plus s'exprimer
01:06:19Edwige Diaz
01:06:20Oui je remercie
01:06:22ma collègue Thévenot
01:06:23de s'inquiéter
01:06:23Je suis là pour vous
01:06:23vous inquiétez
01:06:24de savoir comment
01:06:26on va faire campagne
01:06:27bon
01:06:27moi ce que je vois
01:06:28c'est que
01:06:29les macronistes
01:06:30vont essayer
01:06:31de détourner la tension
01:06:32pourquoi ?
01:06:34parce qu'ils ont
01:06:34premièrement
01:06:35déserté les bancs
01:06:36de l'Assemblée Nationale
01:06:36il suffit de voir
01:06:37les statistiques
01:06:38vous savez quand on est député
01:06:39en fait on est classé
01:06:40par ordre d'assiduité
01:06:42les députés macronistes
01:06:43ils ont tous déserté
01:06:44quand ils n'ont pas
01:06:45essayé de se recaser
01:06:47il y a d'ailleurs
01:06:47un article qui est sorti
01:06:48il y a quelques jours
01:06:49en fait sur
01:06:50la fuite
01:06:51des députés macronistes
01:06:52mais en fait
01:06:53c'est normal
01:06:53ils n'ont pas d'argument
01:06:54ils n'ont plus d'idée
01:06:56c'est la guerre des chefs
01:06:57au sein
01:06:58de leur parti
01:06:59et puis surtout
01:07:00ils essayent de faire oublier
01:07:01leur bilan
01:07:02donc on va entendre
01:07:03les approximations
01:07:05les fausses accusations
01:07:07de la part du bloc central
01:07:08mais très sincèrement
01:07:10on ne pourra pas
01:07:11leur en vouloir
01:07:11pardon ce que vous dites
01:07:12Prisca Temno
01:07:12c'est absence de probité
01:07:14et confiscation
01:07:14du débat démocratique
01:07:16ben écoutez
01:07:17moi je n'ai pas l'impression
01:07:17parce que vous voyez
01:07:18en fait le débat démocratique
01:07:20se passe aussi
01:07:20à l'Assemblée nationale
01:07:21où nous sommes particulièrement présents
01:07:24contrairement
01:07:25à Mme Temno
01:07:26et à ses amis
01:07:27vous avez raison Mme Diaz
01:07:28donc oui nous sommes particulièrement présents
01:07:29vous êtes très absents
01:07:30Mme Le Pen
01:07:31justement pendant
01:07:32de nombreux mois
01:07:33de nombreuses semaines
01:07:34a déserté les bancs
01:07:35mais je la comprends
01:07:35parce qu'elle devait préparer ça
01:07:36arrêtez arrêtez
01:07:37elle devrait préparer
01:07:38elle est présente
01:07:40à tous les élèves
01:07:41pardon vous ne pouvez pas dire ça
01:07:43parlons
01:07:44allons sur le fond des sujets
01:07:46on va parler justice
01:07:47de lutte contre la délinquance
01:07:48comment va-t-elle faire
01:07:49elle va se positionner comment
01:07:50Marine Le Pen
01:07:51contrairement à ce que vous avez dit
01:07:52pour la lutte contre la délinquance
01:07:54qu'est-ce qu'elle va dire
01:07:54je pense que
01:07:55tout le monde le sait dans ce pays
01:07:56Marine Le Pen est une femme
01:07:57qui n'a pas d'égo
01:07:58en fait elle s'est toujours
01:08:00battue pour les Français
01:08:01je l'ai dit
01:08:02elle ne les abandonnera
01:08:04jamais
01:08:04ça c'est la force
01:08:05du Rassemblement national
01:08:06c'est qu'on ne se bat pas
01:08:07mais ce n'est pas la réponse
01:08:08non mais elle peut
01:08:09taper à côté
01:08:10en tout cas moi ce que j'ai vu
01:08:12c'est qu'elle a dit
01:08:12que Mme Le Pen
01:08:14avait un égo
01:08:15pardon en fait
01:08:16c'est faux
01:08:16il n'y en a pas
01:08:17par contre on ne peut peut-être
01:08:17pas dire la même chose
01:08:18de M. Philippe
01:08:19de M. Attal
01:08:20de M. Rotaillot
01:08:22en fait
01:08:22toutes les personnes
01:08:23qui vont être
01:08:24issues du bloc central
01:08:26et peut-être que vous-même
01:08:27vous aurez du mal à choisir
01:08:28en effet entre blanc bonnet
01:08:29et bonnet blanc
01:08:29ce n'est pas facile
01:08:30est-ce que justement
01:08:31le fait que
01:08:32on sait qu'à gauche
01:08:33à l'extrême gauche
01:08:34vous avez
01:08:36Jean-Luc Mélenchon
01:08:37qui a organisé
01:08:38sa campagne
01:08:39qui est en ordre
01:08:40de bataille
01:08:41maintenant l'extrême droite
01:08:42elle est aussi
01:08:44en ordre de bataille
01:08:44est-ce que ce n'est pas
01:08:45vous là
01:08:46où vous avez
01:08:47de multiples candidats
01:08:49dans le bloc central
01:08:50qui êtes en danger
01:08:52je n'ai qu'un candidat
01:08:53c'est Gabriel Attal
01:08:54et d'ailleurs
01:08:54c'est le candidat
01:08:55vous avez aussi
01:08:56Edouard Philippe
01:08:57et vous avez Bruno Rotaillot
01:08:58je vous réponds
01:08:58vous me posez une question
01:08:59et je vous réponds
01:09:00de façon extrêmement
01:09:01transparente et honnête
01:09:02je n'ai qu'un candidat
01:09:03qui s'appelle Gabriel Attal
01:09:04et d'ailleurs
01:09:05je n'ai pas un candidat
01:09:06qui s'appelle Gabriel Attal
01:09:07simplement comme ça
01:09:08pour faire beau
01:09:08sur les plateaux télé
01:09:09c'est qu'il a un projet
01:09:10très concret
01:09:10qu'il a commencé
01:09:11à délivrer
01:09:12à dévoiler aux français
01:09:13au travers de sa candidature
01:09:144 chantiers principaux
01:09:16l'école, les salaires
01:09:17l'IA, les frontières
01:09:19avec 2 dettes à résoudre
01:09:20la dette climatique
01:09:21et la dette publique
01:09:22avec 2 concurrents
01:09:23oui mais encore une fois
01:09:25je le dis assez simplement
01:09:26il y aura des sujets
01:09:26sur lesquels on devra débattre
01:09:28mais débattre du fond
01:09:28et pas débattre
01:09:30des affaires judiciaires
01:09:31des uns et des autres
01:09:31pardonnez-moi
01:09:32ce que vous dit Yves Tréhard
01:09:33c'est que Marine Le Pen
01:09:35ce soir
01:09:36est la candidate
01:09:37du Rassemblement National
01:09:38Jean-Luc Mélenchon
01:09:39est le candidat
01:09:40de LFI
01:09:41plutôt bien placé
01:09:42tous les deux
01:09:42dans les sondages
01:09:43Marine Le Pen
01:09:43bien au-dessus évidemment
01:09:44chez vous c'est plus compliqué
01:09:46c'est ce que vous dit Yves Tréhard
01:09:47c'est que pour vous
01:09:48on ne sait pas
01:09:48qui sera au final
01:09:49votre candidat
01:09:49mais nous le sujet
01:09:50alors déjà oui
01:09:51on a des candidats
01:09:52et on a un candidat
01:09:53Gabriel Attal
01:09:54ensuite on verra
01:09:55ce que la cour de cassation
01:09:56dira
01:09:57parce que potentiellement
01:09:58si Marine Le Pen
01:09:59est retoquée
01:10:00elle aura un bracelet
01:10:01à la cheville
01:10:02et donc là
01:10:03se posera la question
01:10:04de est-ce qu'elle est
01:10:04encore candidate
01:10:05ou pas
01:10:06au regard de ce qu'elle dira
01:10:06mais ce que vous posez
01:10:08comme question
01:10:08plutôt pertinente
01:10:10et essentielle
01:10:10que beaucoup de français
01:10:11se posent
01:10:11c'est que oui
01:10:12nous avons aujourd'hui
01:10:12deux extrêmes
01:10:13dans notre pays
01:10:14qui sont extrêmement
01:10:15hauts dans les sondages
01:10:16et la meilleure manière
01:10:17c'est un peu de faute aussi
01:10:18oui je sais
01:10:19le réchauffement climatique
01:10:20c'est de notre faute
01:10:21les ventilateurs
01:10:22c'est de notre faute
01:10:22et parlons du fond
01:10:23la meilleure manière
01:10:24de combattre aujourd'hui
01:10:26je le fais
01:10:27la meilleure manière
01:10:28de combattre aujourd'hui
01:10:29les extrêmes
01:10:29c'est de parler du fond
01:10:30de parler de sujets d'avenir
01:10:32de parler de sujets d'ambition
01:10:33et de pas feuilletonner
01:10:34sur des sujets judiciaires
01:10:36qui pardon
01:10:36ne concernent
01:10:37que des cadres politiques
01:10:39du rassemblement national
01:10:40vous n'auriez pas échoué
01:10:41vous voulez parler
01:10:42de la lutte contre le chômage de masse
01:10:43vous voulez parler
01:10:44de la réindustrialisation
01:10:46du pays
01:10:46la délinquance
01:10:47la délinquance
01:10:47ah bah oui
01:10:48regardez madame Diaz
01:10:49quand on parle de délinquance
01:10:51elle sourit
01:10:51elle a raison
01:10:51le droit d'achat
01:10:52la dette abyssale
01:10:53il y a quand même
01:10:54un maximum de juillets
01:10:54mais vous savez
01:10:55je suis d'accord avec vous
01:10:58sur la délinquance
01:10:59par exemple
01:10:59je pense que la probité
01:11:00est importante
01:11:00et ceux qui se présentent
01:11:01pour l'élection présidentielle
01:11:02doivent aussi
01:11:03s'appliquer cette règle
01:11:04c'est pour ça que madame Diaz
01:11:06sourit parce qu'elle est un peu
01:11:06gênée par votre question
01:11:07mais ensuite
01:11:09vous parlez de l'argent
01:11:10pardon
01:11:11de parler Yves
01:11:11c'est pas de cette délinquance
01:11:12c'est la délinquance du quotidien
01:11:13et ensuite vous parlez
01:11:14vous parlez de la dette
01:11:15mais c'est extrêmement important
01:11:16cette dette
01:11:16on en parle justement
01:11:17avec Gabriel Attal
01:11:18de cette dette
01:11:19et vous savez
01:11:21un des premiers sujets
01:11:22de la dette
01:11:22c'est la réforme des retraites
01:11:24c'est une des premières
01:11:26dépenses de l'Etat
01:11:27on a proposé des choses
01:11:29qui se sont opposées à nous
01:11:30le Rassemblement National
01:11:32et la France Insoumise
01:11:33main dans la main
01:11:34pendant près de deux ans
01:11:35et quand
01:11:37la réforme a été abrogée
01:11:38est-ce qu'ils ont proposé
01:11:39une autre solution ?
01:11:40Non
01:11:40encore une fois
01:11:41nous avons été les seuls
01:11:41à proposer une autre solution
01:11:43avec la capitalisation
01:11:44donc allons sur le fond
01:11:45vous avez raison
01:11:46parlons du fond
01:11:47encore et toujours
01:11:49la seule qui fait que
01:11:50parler de décision de justice
01:11:51c'est vous
01:11:52madame Tech
01:11:53c'est vous
01:11:54pour le coup
01:11:55qui êtes obsédé par ça
01:11:56vous nous dites
01:11:56il faut parler du fond
01:11:57vous nous parlez
01:11:57que de la décision
01:11:58de justice
01:11:59je vois aussi
01:12:00que vous êtes très tendu
01:12:01mais pour le coup
01:12:02je vous comprends
01:12:03parce que
01:12:04vous dites
01:12:04moi j'ai un seul candidat
01:12:06c'est Gabriel Attal
01:12:07vous dites que
01:12:07vous êtes unis derrière lui
01:12:08il me semble avoir entendu
01:12:09que Maude Bréjon
01:12:10qui fait quand même partie
01:12:11du gouvernement
01:12:12qui est adhérente
01:12:12à la République En Marche
01:12:13donc à votre parti
01:12:14est en train de soutenir
01:12:15Edouard Philippe
01:12:16donc je comprends
01:12:16que ça doit être très compliqué
01:12:17au sein de vos rangs
01:12:18c'est vrai que nous
01:12:19nous n'avons pas ce problème là
01:12:20nous avons deux leaders
01:12:21qui s'entendent très bien
01:12:23Marine Le Pen
01:12:23et Jordan Bardella
01:12:24Jordan Bardella
01:12:26qui est donc candidat
01:12:27au poste de Premier ministre
01:12:28si on a compris
01:12:29ce que disait tout à l'heure
01:12:30Marine Le Pen
01:12:31et qui sort à l'instant
01:12:32du siège du parti
01:12:34sans un mot
01:12:35voilà pour cette image
01:12:36je vous rends la parole
01:12:37Edouard Philippe Diaz
01:12:37oui
01:12:38sur le fond
01:12:39évidemment
01:12:40que nous
01:12:40nous souhaitons aborder
01:12:41cette campagne
01:12:42en parlant du fond
01:12:43et puis en fait
01:12:44il va falloir faire
01:12:45déjà un diagnostic
01:12:46mais ce diagnostic
01:12:47vous savez
01:12:47les français
01:12:47ne nous ont pas attendu
01:12:49pour le faire
01:12:49Gabriel Attal
01:12:50qui a été ministre
01:12:51d'Emmanuel Macron
01:12:52depuis le début
01:12:53partout où lui-même
01:12:54a été ministre
01:12:55mais en fait
01:12:56d'une manière générale
01:12:57partout où les macronistes
01:12:58ont mis leur nez
01:12:58et bien ça s'est dégradé
01:13:00moi je vois une économie
01:13:01qui s'effondre
01:13:02vous voyez dans ma région
01:13:02en Nouvelle-Aquitaine
01:13:03ce sont 17 entreprises
01:13:04qui ferment chaque jour
01:13:05l'agriculture n'en peut plus
01:13:07les gilets jaunes
01:13:08étaient dans la rue
01:13:08à cause du manque
01:13:10de pouvoir d'achat
01:13:11l'immigration explose
01:13:12l'insécurité aussi
01:13:13et en fait ce bilan
01:13:15qui est celui
01:13:16des macronistes
01:13:16depuis 10 ans
01:13:17et bien moi
01:13:18si j'étais eux
01:13:18et bien je demanderais
01:13:19pardon aux français
01:13:20parce que oui
01:13:21les macronistes
01:13:22ont fait du mal aux français
01:13:23et je pense qu'ils seront
01:13:24lourdement sanctionnés
01:13:25l'année prochaine
01:13:26dans les urnes
01:13:27et ce ne sera
01:13:27que justice
01:13:28Lisa Aleph
01:13:29les réactions ce soir
01:13:32venant des différents camps
01:13:33et des différents partis
01:13:34à cette condamnation
01:13:35de Marine Le Pen
01:13:36mais à ce pourvoi
01:13:37et donc à cette candidature
01:13:38quatrième candidature
01:13:39pour Marine Le Pen
01:13:39Vous éviouquiez beaucoup
01:13:41mesdames Gabriel Attal
01:13:42on va commencer par sa réaction
01:13:43ancien premier ministre
01:13:44je vous le rappelle
01:13:45candidat donc à la présidentielle
01:13:46il dit j'appartiens
01:13:47à une nouvelle génération politique
01:13:48pour qui l'exemplarité
01:13:50et la probité
01:13:50sont probablement
01:13:51les valeurs les plus importantes
01:13:52il y a une dimension morale
01:13:54à se présenter
01:13:55alors même qu'on a été condamné
01:13:56et qu'on a un casier judiciaire
01:13:58avec de la prison ferme
01:13:59réaction également
01:14:00du côté du parti
01:14:01Les Républicains
01:14:02avec Haughtman Nassrou
01:14:03le secrétaire général
01:14:03Marine Le Pen
01:14:04prend la démocratie en otage
01:14:06et fragilise les institutions
01:14:07un revirement de plus
01:14:08qui abîme la confiance
01:14:09des français
01:14:10envers la politique
01:14:12soutien de Marine Le Pen
01:14:13désormais
01:14:13Eric Ciotti
01:14:14maire de Nice
01:14:14est président du parti UDR
01:14:16la candidature de Marine Le Pen
01:14:17est une bonne nouvelle
01:14:18pour la démocratie française
01:14:19sa combativité
01:14:20et son courage
01:14:20inspire des millions de français
01:14:22et l'amèneront
01:14:23à la victoire
01:14:24elles ont forgé
01:14:24une femme d'état
01:14:25la seule à pouvoir
01:14:25protéger les français
01:14:26et enfin
01:14:27réformer la France
01:14:28en restaurant
01:14:29l'ordre et la liberté
01:14:30Florian Philippot
01:14:31ex numéro 2
01:14:32du Front National
01:14:32qui a depuis fondé
01:14:33son parti
01:14:34Les Patriotes
01:14:34Marine Le Pen
01:14:35va en cassation
01:14:36donc incertitude totale
01:14:37au Rassemblement National
01:14:38jusque février 2027
01:14:40au moins
01:14:41candidate
01:14:41mais pas forcément
01:14:43jusqu'au bout
01:14:43c'est fou
01:14:44dit-il
01:14:45Eric Zemmour
01:14:46président du parti Reconquête
01:14:47Marine Le Pen
01:14:48est candidate à la présidentielle
01:14:49il est sain
01:14:49que ce soit aux français
01:14:50de trancher
01:14:51et non aux juges
01:14:51avec elle
01:14:52les différences sont claires
01:14:53car elle les assume
01:14:54et les revendique
01:14:55le débat aura donc lieu
01:14:56devant le pays
01:14:56c'est tout ce que nous demandions
01:14:58et enfin
01:14:58Marion Maréchal
01:14:59nièce de Marine Le Pen
01:15:00présidente du parti
01:15:02Identité Liberté
01:15:03elle a posté une photo
01:15:04de Jordan Bardella
01:15:05que vous voyez là
01:15:05avec Marine Le Pen
01:15:06main dans la main
01:15:06avec cette légende
01:15:07et maintenant
01:15:08tous ensemble
01:15:08jusqu'à la victoire
01:15:09Merci les élèves
01:15:10pardon
01:15:11c'est ce que vous disiez
01:15:12Edwige Lez
01:15:12à l'instant
01:15:13vous devriez demander
01:15:13pardon aux français
01:15:14notamment pour l'explosion
01:15:15de la dette
01:15:15Moi ce que j'entends
01:15:16non attendez
01:15:17l'explosion de la dette
01:15:18il y a je vous le redisais
01:15:18la réforme des retraites
01:15:19et puis aussi
01:15:20les dépenses engrangées
01:15:21pour protéger les français
01:15:22et je pense qu'autour de la table
01:15:23tout le monde était favorable
01:15:24pour avoir fait énormément
01:15:25de plateaux à cette période là
01:15:26pour qu'on dépense toujours plus
01:15:27pour protéger les français
01:15:28donc attention à ne pas avoir
01:15:29la mémoire courte
01:15:30Moi ce que je note
01:15:31dans vos propos
01:15:32Madame Diaz
01:15:32c'est qu'en fait
01:15:34vous déclarez là
01:15:35qu'effectivement
01:15:35vous avez une candidature
01:15:36pour la campagne de 2027
01:15:38Marine Le Pen
01:15:39et que vu la hargne
01:15:41avec laquelle
01:15:41vous êtes en train
01:15:42de parler
01:15:43des dix dernières années
01:15:44mais aussi de parler
01:15:45de Gabriel Attal
01:15:46en tant que candidat
01:15:47vous avez officiellement déclaré
01:15:49que la campagne
01:15:50se ferait face à nous
01:15:51et bien sachez que nous
01:15:52serons là
01:15:53présents face à vous
01:15:54pour débattre
01:15:55point par point
01:15:56sur l'ensemble des sujets
01:15:57qui sont les défis
01:15:58du quotidien des français
01:15:59mais aussi les ambitions
01:16:00que nous devons porter
01:16:01en tant que français
01:16:02européens
01:16:03et face à des puissances
01:16:04étrangères
01:16:05qui aujourd'hui
01:16:05ne nous veulent pas
01:16:06que du bien
01:16:07et pourtant
01:16:07dont vous êtes
01:16:08les alliés principaux
01:16:08Mais c'est absolument
01:16:09faux de dire ça
01:16:10mais je veux dire
01:16:10vous pouvez continuer
01:16:11de raconter n'importe quoi
01:16:12On n'a pas peur du débat
01:16:13Si vous êtes
01:16:13nos adversaires politiques
01:16:14et nous l'assumons
01:16:15et nous n'avons pas peur
01:16:16du débat
01:16:16Non mais en fait
01:16:16c'est les français
01:16:17qui vont choisir
01:16:17D'ailleurs je le dis
01:16:19avec beaucoup d'humilité
01:16:20nous ne sommes pas assurés
01:16:21d'aller au second tour
01:16:22d'ailleurs nous allons faire
01:16:23campagne dès demain
01:16:25pour d'abord
01:16:26passer le cap
01:16:27du premier tour
01:16:29et ensuite essayer
01:16:29de remporter
01:16:30ce second tour
01:16:31Donc vous voyez
01:16:32nous abordons cette campagne
01:16:33avec sérénité
01:16:34puissance
01:16:35force
01:16:36et surtout
01:16:36avec un soutien populaire
01:16:37oui que nous ressentons
01:16:38et en fait
01:16:39cette exigence
01:16:41à l'égard de nous-mêmes
01:16:42nous la devons
01:16:44pour les millions
01:16:45d'électeurs
01:16:45qui nous font confiance
01:16:46Je vous dis
01:16:47j'ai reçu beaucoup
01:16:47de messages de soutien
01:16:48aujourd'hui
01:16:49et vraiment
01:16:49ça nous a
01:16:50beaucoup touchés
01:16:51Est-ce que vous êtes rassurée
01:16:51que Mme Le Pen
01:16:52soit candidate
01:16:53soit votre candidate
01:16:54Ah bah écoutez
01:16:55moi je le souhaitais
01:16:56je me suis engagée
01:16:57il y a 12 ans
01:16:58alors que j'étais toute seule
01:16:59pour aller coller
01:17:00des affiches
01:17:01de Marine
01:17:01Oui je me suis engagée
01:17:03pour elle
01:17:03à l'époque je ne connaissais pas
01:17:04Jordan
01:17:05enfin voilà
01:17:06mais je le dis
01:17:07moi je me suis engagée
01:17:07il y a
01:17:08Elle a plus le sens
01:17:08que Jordan Bardella
01:17:09de figurer au deuxième tour
01:17:10Mais c'est leur choix
01:17:11en fait
01:17:11ils ont décidé cela ensemble
01:17:13et nous ce que nous proposons
01:17:14aux Français
01:17:14c'est un ticket gagnant
01:17:15Marine Le Pen
01:17:16présidente de la République
01:17:17Jordan Bardella
01:17:18premier ministre
01:17:19deux postes
01:17:20avec des responsabilités
01:17:22immenses
01:17:23et une entente
01:17:24une cordialité
01:17:25puis surtout
01:17:26une convergence
01:17:27dans la vision
01:17:27des choses
01:17:28C'est parce qu'on l'a toujours
01:17:29vu
01:17:29Mais si
01:17:30mais absolument
01:17:31mais non
01:17:31mais dites pas ça
01:17:32mais ça fait des années
01:17:35que je viens
01:17:35sur vos plateaux télé
01:17:36que je vous fais
01:17:37la démonstration
01:17:38de la chose inverse
01:17:39et que vous répétez
01:17:40la même chose
01:17:41non mais c'est parce que
01:17:41vous vous répétez
01:17:42tous
01:17:43mais franchement
01:17:43les gens le savent
01:17:45tout ça
01:17:46et oui je le dis
01:17:47moi je me suis engagée
01:17:47il y a 12 ans
01:17:48pour Marine Le Pen
01:17:49et Jordan Bardella
01:17:50vous voyez ça me fait
01:17:51un grand point commun
01:17:52avec lui
01:17:52lui aussi s'est engagé
01:17:53pour Marine Le Pen
01:17:54donc je le dis
01:17:55oui je suis très heureuse
01:17:56comme beaucoup de français
01:17:57que Marine soit notre candidate
01:17:59à l'élection présidentielle
01:18:00et croyez-nous bien
01:18:02nous allons la soutenir
01:18:03nous allons faire campagne
01:18:04ensemble
01:18:05pourquoi ?
01:18:05Parce qu'en fait
01:18:06les français le méritent
01:18:07À contre
01:18:07Triscate
01:18:07Sur ce point là précisément
01:18:10sur le duo
01:18:11Le Pen-Bardella
01:18:12qu'est-ce que vous dites
01:18:13vous ce soir ?
01:18:13Vous entendez à l'instant
01:18:14tout bas dire
01:18:15ils ne sont pas d'accord ?
01:18:16Oui ça s'est vu
01:18:17à de nombreuses reprises
01:18:18et pardon
01:18:19plus fois Yves Tréhard
01:18:20sur ce point là
01:18:21il y a effectivement
01:18:22deux stratégies politiques
01:18:23différentes
01:18:24puisqu'il y a deux idéologies
01:18:25derrière
01:18:25sur les retraites
01:18:27sur les enjeux économiques
01:18:29on le voit
01:18:30à l'Assemblée nationale
01:18:31et puis sur
01:18:32tout un tas de sujets
01:18:33où ils n'ont cessé
01:18:34d'être en désaccord
01:18:35au cours des dernières semaines
01:18:36et des derniers mois
01:18:37même souvenez-vous
01:18:37pendant la campagne
01:18:39suite à la dissolution
01:18:40et des législatives
01:18:41donc oui
01:18:42il y a deux stratégies
01:18:43différentes
01:18:44pour malheureusement
01:18:45la même tragédie
01:18:46pour les français
01:18:46et donc c'est aussi ça
01:18:48qu'on va pouvoir voir
01:18:48sur les semaines à venir
01:18:49sur le débat de fond
01:18:50comment ça va se passer
01:18:51est-ce qu'ils vont passer
01:18:52leur temps à se contredire
01:18:53ne vous inquiétez pas pour nous
01:18:55et justement
01:18:55non mais je ne m'inquiète pas
01:18:56je pose des questions
01:18:57et justement je le dis
01:18:58rentrons dans ce débat-là
01:18:59nous nous sommes prêts
01:18:59à débattre avec vous
01:19:00nous sommes volontaires
01:19:01Gabriel Attal
01:19:02l'a déjà signifié
01:19:03à de nombreuses reprises
01:19:04maintenant qu'elle est déclarée
01:19:05allons-y
01:19:05allons sur le débat de fait
01:19:06c'est-à-dire un groupe
01:19:07de participer au débat
01:19:09à l'Assemblée nationale
01:19:09et nous sommes ici
01:19:11évidemment prêts
01:19:12à organiser
01:19:13tous les débats possibles
01:19:14on l'a déjà fait ce soir
01:19:15dans cette émission spéciale
01:19:16merci à toutes les deux
01:19:17d'être venus ce soir en direct
01:19:18sur BFM TV
01:19:19on fait une toute petite pause
01:19:20dans cette soirée spéciale
01:19:22et on se retrouve dans un instant
01:19:23Marine Le Pen
01:19:24candidate à 4ème élection
01:19:26candidature
01:19:26pardon
01:19:27à l'élection présidentielle
01:19:27malgré sa condamnation
01:19:29aujourd'hui
01:19:29par la cour d'appel
01:19:31elle se prouve en cassation
01:19:32sa peine est donc suspendue
01:19:33et elle est candidate
01:19:33on en reparle dans un tout petit instant
01:19:34parce qu'il y a peut-être encore un risque
01:19:37on regarde la porte du siège
01:19:39du Rassemblement National
01:19:40qui est en train de sous vous
01:19:41ça n'est pas Marine Le Pen
01:19:42ne vous inquiétez pas
01:19:43vous ne raterez rien
01:19:44on jette un oeil
01:19:45on garde un oeil sur cette porte
01:19:47sur le siège du RN
01:19:48à tout de suite
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