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  • il y a 7 semaines
DB - 04-12-2025

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00:00...
00:00Bonjour, monsieur le directeur.
00:22J'ai vérifié les expoditions au Canada.
00:30Tout est parti en temps utile.
00:31Bon, merci, Marguerite.
00:32Je suis au bureau, j'ai un travail fou.
00:34Bon courage, monsieur le Président.
00:35Merci.
00:38C'est vous, la nouvelle hôtesse ?
00:40Oui, monsieur.
00:42C'est très bien.
00:46C'est lui, le patron ?
00:47Oui.
00:48Je l'imaginais, Thibault Garth.
00:50Il me plaît bien.
00:51Vous n'êtes pas la seule, malheureusement, il est marié.
00:53Dommage.
00:54Elle est propriétaire de ce laboratoire.
00:56Une jolie femme qui lui a donné deux beaux enfants
00:58et sa place de directeur général.
01:00Alors on se demande ce qu'il irait chercher ailleurs.
01:03Vous êtes d'accord ?
01:04Oui.
01:05Bon.
01:05Je peux avoir le dossier ?
01:07Oui.
01:10Merci.
01:12Il n'y a pas eu d'autres coups de téléphone ?
01:14Non.
01:17Vous avez bien marqué la commande de la parfumerie de la vie humaine.
01:20Oui, madame.
01:20Bonjour, Marguerite.
01:21Bonjour, Rélie.
01:21Comment allez-vous ?
01:22Bien.
01:23On ne vous voit plus bien ?
01:24Oh, croyez-moi, Marguerite.
01:26Je n'ai plus de travail à la maison que du temps où je m'écoute.
01:28Je n'avoue pas.
01:29Comment vont les enfants ?
01:30Bien.
01:30Très bien.
01:31Pierre a oublié sa serviette.
01:32Je pensais qu'il en aurait été besoin.
01:33Je l'ai bien mettrai.
01:34Non.
01:35Merci.
01:36S'il n'est pas trop occupé, je lui dirai.
01:38Merci, marguerite.
01:39Je t'emmène trois jours à mon congrès d'Amsterdam.
01:52T'es contente ?
01:52Il y avait quelqu'un ?
01:57Maintenant, tu es folle.
01:59Sois gentille.
02:01Va voir.
02:01Monique, je vous en prie.
02:15Qu'est-ce qu'il lui a pris ?
02:16Mais rien.
02:18Elle a cherché des fiches de l'hésiteur dans mon bureau.
02:20Des fiches ?
02:21Vous l'avez envisée à la maison.
02:25J'ai voulu la prendre, mais monique...
02:26C'est idiot.
02:29Qu'est-ce qu'elle a dit ?
02:30Rien, elle est partie très digne.
02:31Je suis désolée pour vous, comme pour elle, monsieur Pierre.
02:34Oui, je sais, marguerite.
02:36Merci.
02:53Bonsoir, mon chéri.
02:55Comment ça va ?
02:56Mal.
02:59Ah.
03:01Je me fais du souci pour toi.
03:04Tu m'as tellement parlé de cette corvée de congrès à Amsterdam.
03:12Je m'en doutais.
03:14Mais maintenant, j'ai la preuve.
03:17Je sais pourquoi tu ne voulais aucun prix que je vienne avec toi.
03:20Bon, écoute, monique, tu ne vas pas recommencer.
03:21Si.
03:22Si, justement.
03:25Et ne t'imagine pas que tu vas pouvoir tout arranger une fois de plus avec des promesses jamais tenues.
03:31Assieds-toi.
03:32J'ai à te parler.
03:37Je t'écoute.
03:38Si je me suis mariée avec toi, c'est que je t'aimais.
03:46Moi aussi, il me semble.
03:48Non ?
03:50Peut-être.
03:51Je suis arrivée à me demander si ce n'est pas plutôt la place de directeur général que je t'offrais en cadeau de mariage que tu as épousé.
04:01Je t'aime, tu le sais très bien.
04:09D'accord, j'ai eu quelques petites faiblesses.
04:12Mais je n'ai jamais attaché d'importance.
04:15Moi, beaucoup.
04:16A reconnaître que j'ai toujours été discret.
04:19Surtout en t'affichant avec une employée du laboratoire familial.
04:25Depuis le temps que je te demande de renoncer à cette fille,
04:28si tu ne l'as pas encore fait,
04:30c'est que tu y tiens beaucoup.
04:36N'oublie pas le constat d'adultère.
04:40J'ai toujours la possibilité de ressortir contre toi.
04:44N'oublie pas non plus que je suis seule propriétaire du laboratoire.
04:49Puisque mon père a eu la prudence
04:50d'exiger un contrat en séparation de biens.
04:55Je trouve ça très moche de ta part de me menacer comme ça.
05:00Qu'est-ce que tu veux ? Dis-le.
05:03Divorcer à tes torts et garder les enfants.
05:06Tu plaisantes, non ?
05:07Non.
05:09C'est la solution la plus sage.
05:12Tu pourras refaire ta vie avec elle.
05:15Et moi la mienne.
05:16Avec un laboratoire et une place de directeur général à offrir,
05:25j'espère trouver quelqu'un de bien.
05:27Ce ne soit pas ridicule.
05:29Tu sais parfaitement que je ne pourrais jamais envisager
05:31de vivre sans toi et des enfants.
05:32Prouve-le.
05:37Comment ?
05:38C'est très simple.
05:40En acceptant mes conditions.
05:42Le renvoi immédiat de cette fille.
05:45Et plus de soi-disant congrès
05:46ni de sortie de soir sans moi.
05:50Naturellement, tu es libre
05:51de préférer la séparation.
05:55Moi, tu m'en as trop fait.
05:57Ma décision est prise.
05:58Jamais je n'aurais pensé que je te rendais si malheureuse.
06:04Tu aurais dû m'en parler plus tôt.
06:07C'est encore ta sacrée dignité qui t'en empêchait.
06:11Tu souviens que je ferai ce que tu voudras.
06:15J'en doute.
06:18Mais si c'est vrai,
06:19écris-le-moi.
06:22D'accord.
06:24Et tout de suite.
06:28Je peux avoir le dossier ?
06:53Il faudrait répondre à cette demande
06:58de licence de ce laboratoire brésilien.
07:01Oui, bien, j'y réfléchirai, Marguerite.
07:03Mais pas tout de suite.
07:04J'ai un rendez-vous important à deux heures et demie.
07:10Vous me regardez d'un oeil aussi réprobataire que Monique.
07:15Puisque vous nous connaissez depuis notre enfance,
07:18dites-moi franchement ce que vous pensez.
07:19Honnêtement, à la place de Monique,
07:26je vous aurais aussi demandé de choisir.
07:29Mais je l'ai fait, Marguerite.
07:30Et de bon cœur, croyez-moi.
07:33Et je pensais qu'elle se rapprocherait immédiatement de moi.
07:34Mais avant d'y consentir,
07:35elle attend que vous ayez fait vos preuves.
07:37Faut coûter un mois, je comprendrai.
07:40Il y en aura bientôt trois qu'elle me repousse.
07:43Moi, je peux pas vivre en moine.
07:45Pensez à vos enfants.
07:46Et puis, au laboratoire, ce serait stupide.
07:49Moi, j'en suis très conscient.
07:54En attendant que Monique se décide,
07:56je compte sur votre discrétion.
08:00De mon côté, soyez sans crainte,
08:02je ne prendrai aucun risque.
08:04Je serai de retour à cinq heures.
08:05Merci.
08:06Depuis quand êtes-vous là?
08:26Je viens d'avoir cinq minutes après
08:27qu'on ait reçu l'appel au commissariat.
08:28Vers 16h15.
08:30Bon, prenez l'identité de tous les gens
08:31qui rentrent ou sortent de l'immeuble.
08:33Hein?
08:33Merci.
08:36Merci.
08:37Merci.
08:38Merci.
08:39Merci.
08:40Merci.
08:41Où allez-vous, monsieur?
09:04Au champ.
09:04Sous-titrage Société Radio-Canada
09:09Monsieur?
09:22Monsieur?
09:26Monsieur?
09:38Monsieur?
09:41Me battre pied, s'il vous plaît.
09:44C'est idiot, je les ai laissés dans le coffre à gants de ma voiture,
09:46dans la rue juste derrière.
09:47Vous pouvez aller les chercher, j'en ai pour une minute.
09:48Non, non, impossible, je les ordre.
09:50Si vous voulez bien m'accompagner dans la loge du cancierge,
09:52je vais téléphoner au commissaire pour savoir ce qu'on peut faire.
09:54Alors, qu'est-ce qui se passe?
10:06Une jeune fille morte, peut-être un crime.
10:08Vous permettez que j'utilise vos téléphones pour rappeler l'inspecteur?
10:10Je vous en prie, je vais vous appeler l'appartement de l'inventure.
10:12Qu'est-ce que vous faites là, vous?
10:17Je croyais vous avoir dit de surveiller les entrées.
10:19Je le faisais, monsieur le commissaire,
10:20mais je suis interpellé monsieur qui n'avait pas de papier.
10:22Après, il sort dans ma voiture.
10:24Alors, je téléphonais pour savoir ce qu'on devait faire.
10:26Bon, merci.
10:27Allez, continuez votre réflexion.
10:28Bien.
10:29Monsieur le commissaire, donnez-vous l'appel d'entrée.
10:31Pardon?
10:31Et vous, monsieur?
10:33Voyons, monsieur, vous entrez dans l'immeuble ou vous en sortiez?
10:36Ni là, ni l'autre, monsieur.
10:37Je n'ai jamais mis les pieds ici.
10:40Ah, excusez-moi, mais moi, je vous ai vu par cette porte-là.
10:44Celle qui me permet de surveiller l'entrée de service.
10:49Moi?
10:50Oui, vous.
10:52Vous avez regardé dehors et vous êtes reparti vers l'escalier principal.
10:57Oui, l'escalier principal.
10:58Non, non, mais en faisant le tour, on peut regagner le hall.
11:02Où j'ai vu d'ailleurs réapparaître monsieur une minute plus tard.
11:04Alors, il a regardé encore une fois dehors et il s'est décidé à sortir.
11:11Tout ça est impossible, vous devez vous tromper, ce n'était pas moi.
11:14Écoutez, je suis Pierre Villiers, des laboratoires Villiers.
11:16Le laboratoire ou pas, je suis désolé, mais c'est bien vous que j'ai vu, là.
11:20Ne soyez pas ridicule, j'étais au consulat.
11:22Au consulat?
11:23Oui, en face, pour discuter de l'exportation d'un de mes produits.
11:27Je suis désolé de vous contredire encore une fois, mais ça, c'est pas...
11:30Ah non, le concierge du consulat est un de mes amis et ce matin, il me disait
11:33nous serons fermés tout l'après-midi, alors...
11:35Oui, alors ça, je le sais aussi, puisque je me suis justement cassé le nez
11:38et que je retournais à ma voiture.
11:40Ah oui, ça, peut-être, oui.
11:42Mais n'empêche que c'est bien vous que j'ai vu sortir.
11:45Et moi, je vous répète que ce n'était pas moi.
11:47Non, un instant, un instant.
11:48Vous êtes certain de reconnaître monsieur?
11:50Oh, et alors?
11:51Il porte la cravate que ma femme voulait m'offrir pour mon anniversaire,
11:54même que je lui en ai fait la remarque.
11:56Vous voulez que je l'appelle, elle est dans l'escalier.
12:00C'est vraiment réhurissant, je comprends vraiment pas ce qu'il...
12:02Bon, si vous voulez bien m'accompagner, monsieur,
12:04nous reparlerons de tout cela un peu plus longuement.
12:06Ben, mes papiers...
12:08Oui, tu ne vous inquiétez pas, on s'en occupera.
12:10Merci, monsieur.
12:11Vous en priez?
12:11Souillez gentil de monter au service du huitième.
12:13Mon collègue voudrait vous poser quelques questions.
12:15Bien, monsieur le commissaire.
12:17Vous en prie, monsieur.
12:18Vous dites, monsieur, alors qu'il sortait de l'immeuble.
12:32Oui, enfin, j'ai eu l'impression qu'il en sortait, monsieur le commissaire.
12:35De toute façon, trois personnes au moins vous ont vues.
12:37Écoutez, toute cette histoire ne tient pas à dire.
12:39Alors, poursuivre votre traction jusqu'à ce que je vous fasse relever, hein?
12:42Bien, monsieur le commissaire.
12:48Ah, oui, je voudrais que nous disiez quand vous avez nettoyé le sol du couloir pour la dernière fois.
12:55Ah, c'est facile, ce matin, entre 11h et 11h30, hein?
12:59C'est... c'est pour les traces de pas, là.
13:02Oui, oui.
13:04Je voudrais bien les suivre jusqu'à l'appartement, seulement voilà, elle s'arrête ici.
13:09La femme de ménage de mademoiselle Ravin passe la serpillière sur le talier tous les jours avant de partir.
13:15À trois heures.
13:16Alors, les traces ont été faites entre 11h et 15h.
13:21L'assassin est entré par la cuisine.
13:24N'allez pas si vite.
13:25Puisque les traces s'arrêtent ici, on ne peut pas savoir si l'homme a été plus loin dans le couloir.
13:29Puis avec toutes ces chambres de bain.
13:36Moi, je vous remercie.
13:37Christiane Ravin, cri cri pour les intimes, occupait un appartement ravissant.
13:48Mais elle ne disposait d'aucun revenu bien défini.
13:51On imagine facilement quels étaient ses moyens d'existence, non?
13:54Si, peut-être, mais je ne vois vraiment pas pourquoi vous me parlez de ça.
13:59Vous auriez pu être une des relations de cette cri cri et nous donner quelques renseignements.
14:04Mais vous ne pouvez tout de même pas me demander d'inventer des histoires sur une personne dont j'ignorais totalement l'existence.
14:09Alors que veniez-vous faire dans cet immeuble?
14:10Je n'y ai jamais mis les pieds.
14:22Vous voulez bien poser votre pied gauche sur cette feuille.
14:27Si vous y tenez absolument.
14:36Vous n'avez jamais mis les pieds dans cet immeuble.
14:38Mais les concierges vous ont formellement reconnus.
14:42Et la semelle de vos chaussures correspond exactement aux traces laissées par un visiteur devant le mont de charge.
14:47J'en ai dit tout simplement que monsieur chaussait comme moi du 43.
14:51Et portait comme vous des souliers ferrés.
14:53Mais il s'agit d'un homme de goût, puisqu'il sait choisir ses chaussures.
14:56J'apprécie votre immeuble.
14:58Mais votre condition sociale ne vous met pas au-dessus des lois.
15:01Écoutez, je vous ai déjà répondu plusieurs fois.
15:03Et comme je trouve que ça suffit, je ne répondrai plus qu'en présence de mon avocat.
15:06Pour ça, il faut être inculpé.
15:10Le juge d'instruction s'en chargera.
15:13Emmenez-le.
15:13Voyez-moi mon cher Pierre, vous vous entêtez dans un système de défense absurde.
15:32Alors vous aussi, vous me croyez coupable.
15:33Non, on ne dit pas cela.
15:36Mais il est manifeste que vous ne dites pas la vérité quand vous prétendez n'avoir jamais été dans cet immeuble.
15:41Le contraire a été établi formellement par la police et par les témoignages.
15:45Ni est-ce fait me paraît une absurdité.
15:48Car vous pouviez très bien vous rendre dans cet immeuble sans pour autant être le meurtrier.
15:51Oui, bien je suis navré, mais je continuerai à affirmer contre vents et marées que je n'y ai jamais mis les pieds.
15:56La police finira bien par arrêter le coupable.
15:59Je n'aurai plus à subir ces interrogatoires stupides.
16:02Vous savez, quand ils tiennent un présumé coupable, ils sont beaucoup moins ardents pour en trouver un second.
16:07Et pendant ce temps-là, la sassin peut s'enfuir.
16:09J'en prends le risque.
16:10Si vous continuez à temporiser, vous allez vous retrouver en cours d'assise, Pierre.
16:13Pensez un peu à votre femme, à vos enfants et à votre affaire.
16:17Oh, je ne les oublie pas, bien au contraire.
16:21Et à ce propos, Monique va très certainement vous rendre visite.
16:25Je compte beaucoup sur vous pour la rassurer.
16:28Son nom ne sont en aucun cas mêlés à cette affaire.
16:30Bien.
16:33Réfléchissez tout de même à ce que je vous ai dit.
16:36Allez, je viens de vous voir à quelque chose.
16:39Je vous remercie.
16:40Vous étiez dans la police avant d'ouvrir cette agence à votre compte, hein,
16:48qui marche d'ailleurs merveilleusement, toutes mes félicitations.
16:50Merci, Maître.
16:52Je connais par les journaux l'histoire de l'affaire Villiers.
16:55Ah oui.
16:56Ma conviction, bien entendu, est que ce bon Villiers est innocent.
16:59Oui, il est assez cavaleur, mais je le crois incapable d'un pareil forfait.
17:01Cependant, je suis persuadé qu'il y a quelque chose qui nous cache.
17:04Et vous souhaiteriez que je le découvre ?
17:07Oui.
17:07Car si je demande au juge d'instruction de rechercher qui sont les locataires de l'immeuble
17:11dans lequel Villiers a été arrêté,
17:13je crains qu'il en déduise que je ne crois pas mon client
17:16quand il prétend n'y avoir jamais mis les pieds, vous comprenez ?
17:19Oui, je vais passer tous les locataires au peine fin.
17:21Vous avez ça, y compris ceux du huitième étage et des chambres de bonne.
17:24Vous pouvez faire ça rapidement ?
17:26Je m'en occupe immédiatement, Maître.
17:28Merci, Barnier.
17:37Je pense que nous pouvons compter sur vous, mademoiselle.
17:48Mais moi, je ne demande qu'à vous aider, monsieur le juge.
17:51Vous êtes au service de mademoiselle Christiane Ravin depuis deux ans.
17:54Si.
17:55Avant de prendre la décision de vous confronter au suspect,
17:59j'aimerais m'assurer que vous serez capable de reconnaître un des hommes
18:01qui venait voir votre patronne.
18:03C'est impossible. La mademoiselle ouvrait toujours la porte elle-même
18:07quand elle recevait ces messieurs.
18:09Elle ne voulait pas que je les voie.
18:11Mais pourtant, vous m'aviez déclaré avoir aperçu quelques hommes dans l'appartement.
18:15Si, si, mais c'était des livreurs.
18:18Ah.
18:21Bien. Je vous remercie, mademoiselle.
18:24À votre service.
18:30Pas.
18:33Je crois que l'instruction ne sera pas facile.
18:36Enfin, bref, aucun délégataire de cet immeuble ne présente l'intérêt pour cette affaire, quoi.
18:40Si, au quatrième étage, une vieille dame millionnaire a une ravissante secrétaire
18:44qui monte tous les jours dans sa chambre du huitième
18:47pendant que sa patronne fait sa sieste de deux à quatre.
18:51Villiers dans une chambre de bonne me fait l'idée de me séduire.
18:53Et si j'ajoute que cette Nicole Pavot a été pendant deux ans la secrétaire de votre client
19:02et qu'il lui cherche un petit appartement.
19:08Ah.
19:10Je l'ai invitée à dîner.
19:12Elle m'a raconté que c'est madame Villiers qui l'avait fait renvoyer.
19:14Elle était jalouse des entretiens un peu trop bulliers de son mari avec sa collaboratrice.
19:20Et bien entendu, il se revoyait.
19:24Elle a fini par me l'avouer entre deux sanglots,
19:26mais sous le sceau du secret.
19:28Elle semble l'aimer.
19:29Ah, quelle petite gourde, il fallait immédiatement aller dire ça à la police.
19:32Il avait tellement insisté pour que sa femme n'en sache rien
19:34que Nicole craignait que son amante ne lui pardonne pas.
19:36Oui, ben, si elle veut leur l'intérêt à se décider, vite.
19:38Il ne marchera jamais.
19:44Ou alors, il faudrait que Villiers le lui demande.
19:51Bon, je vais aller le voir à la prison.
19:54Vous m'attendez ici, je reviens après la visite.
20:08Bonjour, de bonnes nouvelles ?
20:14Ah oui, je sais tout.
20:16On a arrêté le coupable ?
20:17Ah, hélas, non.
20:19Mais je sais que vous alliez voir mademoiselle Pavot.
20:24Il ne faut absolument pas qu'on le sache.
20:27Ma femme m'a menacé de divorcer si je revoyais Nicole.
20:30Si elle mettait sa menace à exécution, je pourrais dire idiot au laboratoire.
20:32Oh, Pierre, cessez d'être idiot.
20:34La guillotine à la prison à perpétuité, c'est tout de même plus grave, non ?
20:38Alors, accordez-moi votre confiance et autorisez votre ami à faire une déposition.
20:41Non, jamais.
20:42Je suis innocent, tout s'arrangera.
20:44Et n'oubliez pas que vous êtes tenu par le secret professionnel.
20:47Je vous interdis de dire quoi que ce soit.
20:48Très bien, alors laissez-moi vous dire.
20:49Comprenez-moi si vous le pouvez.
20:51J'aime ma femme et mes enfants.
21:03Non, pas encore, mademoiselle Pavot.
21:05Donnez de ces nouvelles ce soir, si vous voulez bien m'accorder un dîner.
21:08À huit heures devant votre immeuble.
21:11C'est entendu.
21:15Alors, maître.
21:16Eh bien, Villiers tient à sa femme et en a peur tout à la fois.
21:19Il craint d'être ruiné.
21:20Enfin bref, il a refusé.
21:22Parlez au juge d'instruction.
21:24Secret professionnel, mon vieux.
21:26Parlez à madame Villiers.
21:28Secret professionnel.
21:30Tentez encore une fois de persuader votre client.
21:32Lise alors, à l'incompétence professionnelle, j'ai tout essayé.
21:35Alors, fiez-vous au hasard.
21:41Et souhaitez-moi bonne chance.
21:44Qu'est-ce que ça veut dire ?
21:46Il est encore trop tôt pour vous répondre.
21:47Qu'est-ce que tu fais ici ?
21:58Si tu as parlé de moi, jamais je ne peux le battre.
21:59Oh, mais enfin Pierre !
22:01T'es une dégoût de foule quand je ne veux plus te voir.
22:03Curieuse façon de manifester votre reconnaissance.
22:04Qu'est-ce que c'est que celui-là ?
22:05Mais de quoi je m'emmène ?
22:07Venez, Nicole.
22:10Maître Valence.
22:11Bonjour, mon cher maître.
22:19Bonjour, monsieur.
22:20Monsieur.
22:22Tout expliqué sur la présence de votre client dans l'immeuble,
22:25j'ai décidé de le relâcher.
22:27Non, mais ce n'est pas trop tôt.
22:28Ça fait une éternité que je veux dire.
22:29Non, je vous en prie.
22:31Votre amie se réservait de parler aux assises
22:33si la lumière ne se faisait pas auparavant.
22:35Vous pouvez la remercier d'être venu aujourd'hui.
22:37Elle vous a évité un beau scandale.
22:39Comment ça ?
22:40L'instruction est secrète.
22:42D'aucun s'en plaigne.
22:43En ce qui vous concerne,
22:44vous pouvez vous en réjouir.
22:47Vous pourrez jouer les martyrs auprès de votre femme
22:49et clamer partout que la justice est mal faite.
22:52Il y a tout de même des erreurs judiciaires, monsieur le juge.
22:55Reconnaissez, mon cher maître,
22:56comme vous êtes parfois à les commettre.
22:59Et, Nicole ?
23:00Oui, alors ça, mon cher, c'est votre problème.
23:01D'ailleurs, pourquoi me demander un conseil
23:02puisque de toutes les façons, vous ne le suivrez pas.
23:04Le juge a dit, on nous aide parfois à faire erreur judiciaire.
23:13C'est vrai.
23:15Certains d'entre vous objecteront si j'étais accusé d'un crime
23:20et si en disant la vérité, j'avais la possibilité de me disculper,
23:26je dirais cette vérité, même si elle devait avoir pour moi des conséquences graves.
23:30Ce n'est pas certain.
23:32On rencontre au palais de justice nombre de gens qui agissent
23:36comme l'homme que vous venez de voir sur le film.
23:40Leur raisonnement est simple.
23:42Je suis innocent.
23:44Il ne peut par conséquent rien m'arriver.
23:47Par contre, si je dis la vérité,
23:52il va y avoir pour moi des conséquences extrêmement graves
23:55sur le plan professionnel, conjugal, sentimental, matériel.
23:59Par conséquent, je mens.
24:01Bien entendu, ces mensonges seront découverts
24:04et la police et la justice vont répondre au raisonnement mauvais
24:09de ce suspect par un autre raisonnement qui n'est guère meilleur
24:13et qui consiste à dire,
24:15quand un homme est innocent, il n'a rien à cacher.
24:19À partir du moment où il est pris en flagrant délit de mensonge,
24:22c'est qu'il est coupable.
24:24C'est une erreur.
24:25Et les juges d'instruction chevronnés le savent bien.
24:28Certes, ils continueront à interroger
24:31et à interroger souvent celui qui ne leur a pas dit la vérité au début,
24:37mais ça ne les empêchera pas de suivre les autres pistes
24:40et surtout, ça ne les amènera pas à mettre l'homme en prison
24:44car ils savent qu'à l'intérieur d'une même affaire,
24:48on peut être à la fois innocent et menteur.
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