Passer au playerPasser au contenu principal
Pascal Praud et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00:00Bonjour à tous et bienvenue sur Europe 1 jusqu'à 10h et sur ses news jusqu'à 10h et demi lors des pros.
00:00:07Avec un esprit critique, on pourrait y voir un plan de communication.
00:00:11La semaine dernière, le général Mandon passe la première lame.
00:00:14Allons enfants de la patrie, le jour de guerre est arrivé.
00:00:18Et ce matin, Emmanuel Macron donne un entretien pour relancer le service militaire volontaire.
00:00:24Étrange expression puisqu'il est déjà dit obligatoire et que si une guerre approche,
00:00:29mieux vaut que tout le monde soit préparé.
00:00:32Le service militaire est un sujet sur lequel chacun a un avis.
00:00:34Entre souvenirs de jeunesse, regrets qu'il n'existe plus ou impératifs qu'il soit rétabli.
00:00:40C'est pratique parce qu'il permet de parler d'autre chose.
00:00:43Et on en revient à cette habitude de brouiller les cartes que maîtrise le président de la République.
00:00:48C'est vrai, nous sommes devenus méfiants avec le temps.
00:00:51Est-ce qu'Emmanuel Macron exagère la menace russe pour instiller la peur ?
00:00:58Est-ce une façon pour lui de retrouver la place qu'il préfère, celle qui attire tous les regards, le centre du jeu ?
00:01:05Ou au contraire, faut-il croire ce président qui envisage une guerre mondiale et souhaite nous protéger ?
00:01:10Comment évaluer le risque russe et démêler le vrai du faux entre le danger de guerre avec Vladimir Poutine
00:01:18et l'art de la diversion avec Emmanuel Macron ?
00:01:21« L'excès du langage est un procédé coutumier à celui qui veut faire diversion »,
00:01:26écrivait François Mitterrand dans « L'Abeille et l'Architecte » en 1978.
00:01:32Chacun aura son avis, eu égard à ces huit années vécues en Macronie,
00:01:37un faux ou un toxe de guerre lasse.
00:01:41Il faut parfois refuser de trancher.
00:01:429h, Alice Sommerer
00:01:44Bonjour Pascal, bonjour à tous.
00:01:58Aujourd'hui, nous célébrons la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.
00:02:03Cette journée a été instaurée le 25 novembre 1999 par l'ONU.
00:02:07Dans le monde, ce sont 50 000 femmes qui meurent chaque année à la suite de violences.
00:02:12Hier soir, Waïd Ben Faiza est donc retourné à la prison de Vendin-le-Vieil.
00:02:17Il avait obtenu une permission de sortie pour passer un entretien.
00:02:20La promesse d'embauche qu'il a obtenue est décisive.
00:02:22Elle pourrait lui permettre de demander une libération conditionnelle
00:02:25et d'être libérable 4 ans avant la date de fin de sa condamnation.
00:02:30Et puis selon le dernier baromètre,
00:02:31Odoxa, Jordan Bardella remporterait l'élection présidentielle de 2027.
00:02:35Quel que soit son adversaire, il consolide son statut de personnalité politique préférée des Français.
00:02:40Il domine largement les intentions de vote au second tour
00:02:43avec 53% face à Édouard Philippe, 58% face à Raphaël Glucksmann
00:02:47et 74% face à Jean-Luc Mélenchon.
00:02:52Merci beaucoup Alice.
00:02:53Et nous sommes ce matin avec Charlotte Dornelas,
00:02:57avec Joachim Lefloc qui imade,
00:02:58avec Anna Jakubovic, avec Joseph Massescaron, avec Thomas Bonnet.
00:03:01Alors, beaucoup de téléspectateurs à juste titre et d'auditeurs d'Europe 1
00:03:05nous disent mais où est Vincent Hervouet ?
00:03:07Et notamment sur ces sujets étrangers.
00:03:10Et bien Vincent, il va revenir je pense cette semaine.
00:03:12Et voilà, il y a parfois des grippes qui sont compliquées.
00:03:16On lui souhaite évidemment le meilleur rétablissement.
00:03:19Comment ?
00:03:19Il manque.
00:03:20Eh bien bien sûr qu'il manque et vraiment nous l'aimons tendrement.
00:03:23Et puis nous apprécions surtout la qualité de ses analyses.
00:03:27On peut l'entendre d'ailleurs régulièrement sur Europe 1
00:03:29puisqu'il a maintenu le fil sur Europe.
00:03:32Et on peut le lire sur JD News.
00:03:33Et on peut le lire sur JD News bien évidemment.
00:03:35Mais cette grippe s'est prolongée.
00:03:37Donc il va revenir je pense cette semaine.
00:03:40Je pense qu'il devait être là ce matin.
00:03:42Et il a préféré garder encore 24 heures le repos.
00:03:46Emmanuel Macron ce matin.
00:03:48Donc c'est ce que, voilà, on s'interroge.
00:03:52Quelle est la part du vrai, du faux ?
00:03:54Est-ce que la menace est telle qu'elle est dite ?
00:03:57Mais si la menace est telle, il faut faire la circonscription générale.
00:04:01Non mais il faut être clair.
00:04:02Service militaire pour tous, tout de suite.
00:04:06Ou alors on raconte des salades.
00:04:07C'est toujours pareil d'ailleurs.
00:04:09Ou il y a une vraie menace et on dit
00:04:10service militaire pour tout le monde demain matin
00:04:12parce que la guerre est là.
00:04:14Ou alors on fait du cirque.
00:04:16Donc après, chacun choisit son camp.
00:04:18Écoutons ce qu'a dit le président de la République.
00:04:21Il est très clair que nous devons renforcer le pacte armée-nation.
00:04:26Et qu'au moment où la guerre s'hybride, ce que je suis en train de vous dire,
00:04:29il est très important qu'un maximum de nos compatriotes
00:04:32comprennent ce que sont nos armées,
00:04:34comment ça marche,
00:04:35participent à la réserve que nous avons aussi mis en place
00:04:37et qui est très importante parce qu'elle apporte des compétences à nos armées
00:04:40et que nous raffermissions en quelque sorte la nation.
00:04:44Et c'est dans ce contexte-là qu'on prend plusieurs initiatives,
00:04:46dont celle de la transformation du service national universel
00:04:50vers une nouvelle forme.
00:04:52Et j'aurai l'occasion de l'évoquer dans les jours à venir.
00:04:53Monsieur le Président...
00:04:54C'est donc, vous voyez bien, totalement délié.
00:04:56Et je pense qu'il faut vraiment, en tout cas,
00:04:58tout de suite supprimer toute idée confuse
00:05:01qui consisterait à dire qu'on va envoyer nos jeunes en Ukraine.
00:05:04Ce n'est pas du tout le sens de cette affaire.
00:05:06Bon.
00:05:07Comment vous décodez cette première intervention ?
00:05:09Charlotte Dornelas ?
00:05:10Évidemment, ça tombe sur moi.
00:05:13Mais non, mais...
00:05:14Parce que la dernière phrase,
00:05:15en fait, la dernière phrase est extraordinaire, comme toujours.
00:05:17Mais bon...
00:05:19Tant mieux, tant mieux, cela dit.
00:05:20Vous vous rempilez ou pas ?
00:05:21Non, mais c'est vrai qu'on peine à voir
00:05:24un peu quel est le but exact.
00:05:25Parce que raffermir la nation, c'est assez vague.
00:05:28Pourquoi pas ?
00:05:28Je suis pour, mais je ne sais pas par où ça commence,
00:05:31en fait, très exactement.
00:05:33Et je ne sais pas par quoi on raffermit, en effet,
00:05:36d'abord l'attachement à la nation,
00:05:38puis la nation elle-même.
00:05:39Donc, je ne sais pas très bien quels sont les contours
00:05:41et le but, surtout, du service national.
00:05:43S'il s'agit de prendre le plus de volontaires possibles,
00:05:46de les former à la chose militaire,
00:05:48au cas où elles seraient nécessaires dans des conflits.
00:05:51Il nous dit la guerre s'hybride.
00:05:53Donc, je ne sais pas exactement à quoi il pense.
00:05:56Je n'y vois aucun inconvénient.
00:05:58Mais il faudrait savoir, en fait, pourquoi c'est fait.
00:06:00Parce que, par ailleurs, l'armée est toujours...
00:06:02Enfin, les militaires, ils sont toujours un peu sceptiques
00:06:05sur le côté, la baguette magique du service militaire.
00:06:08Je vais vous dire, ce qui m'ennuie,
00:06:10c'est ce qu'on avait vu sur le Covid.
00:06:12C'est, on parle de ça, vous voyez,
00:06:14les 9h05, on commence à parler de ça
00:06:16et on ne parle pas d'autre chose.
00:06:18Donc, c'est ça qui m'ennuie.
00:06:19Et comme je ne peux pas mesurer la dangerosité de M. Poutine
00:06:26vis-à-vis de la France aujourd'hui, en tout cas,
00:06:28je peux la mesurer vis-à-vis de l'Ukraine.
00:06:30Je peux la mesurer, pourquoi pas, dans ce qu'il peut.
00:06:33Et comme je suis devenu d'une défiance,
00:06:36voire d'une méfiance XXL de M. Macron,
00:06:40je suis dans cet état-là.
00:06:42Je dis, voilà, est-ce qu'une nouvelle fois,
00:06:44il veut nous emmener sur un terrain qui est le sien ?
00:06:46Que l'on garde, par ailleurs, son esprit critique
00:06:48sur les objectifs de tous nous improviser.
00:06:50Il faut l'avoir, je jure.
00:06:51C'est une bonne chose.
00:06:52Mais il y a en politique ce qu'on appelle les séquences.
00:06:53Thomas Bonnet.
00:06:54Les séquences.
00:06:55Donc, ça commence la promesse de vente de sans rafale,
00:06:57le général Mandon, le kit de survie,
00:07:00le service militaire.
00:07:01C'est un plan, ça s'appelle un plan de com' en fait.
00:07:03On a bien compris le plan de bataille.
00:07:04Et alors, moi, ce que je note quand même,
00:07:05c'est une formule employée ce matin par Emmanuel Macron
00:07:07en parlant de la Russie.
00:07:08Elle est très loin des débats qu'on a.
00:07:10Qu'est-ce que ça veut dire ?
00:07:11Bien que nous, on n'a pas le droit d'avoir les débats qu'on a
00:07:13parce qu'ils ne sont pas à la hauteur des enjeux.
00:07:15Et comme l'espace médiatique ne réagira qu'à l'aune d'une chose,
00:07:19est-ce que ça, ça peut empêcher le Rassemblement National
00:07:22d'être au pouvoir ?
00:07:23C'est la seule ligne.
00:07:25C'est la seule ligne.
00:07:26Et il l'a bien compris, Emmanuel Macron.
00:07:28Et il l'utilise, il l'instrumentalise complètement.
00:07:31Il a bien compris que quand on parle de ça,
00:07:33on ne parle pas d'autre chose.
00:07:34Et comme tout le monde médiatique se base là-dessus,
00:07:39vous serez traité de municois.
00:07:40Si simplement vous dites municois, municois, municois.
00:07:43Donc on comprend le jeu.
00:07:45On n'est pas loin d'un jeu un peu pervers, si vous me permettez.
00:07:48Écoutez le deuxième passage du président de la République
00:07:50sur la dangerosité de Vladimir Poutine.
00:07:55Je pense qu'il ne faut pas paniquer les Français
00:07:56parce que je vois beaucoup de gens
00:07:57qui sont dans cette logique de défaite
00:08:00ou qui veulent faire peur,
00:08:01qui voudraient dire qu'on va tout de suite envoyer des troupes.
00:08:03C'est faux.
00:08:03Dans les scénarios qui sont étudiés par tous les Européens,
00:08:06d'ailleurs beaucoup de pays de l'Union européenne et de l'OTAN
00:08:10ont indiqué qu'aujourd'hui une des principales menaces
00:08:12pour nos pays est la Russie.
00:08:13Elle est très loin de tous les débats qu'on a.
00:08:15Elle produit des sous-marins, des missiles, des tanks
00:08:18et elle finance des armées chez les tiers
00:08:22pour les envoyer sur le front ukrainien
00:08:23ou demain pour nous menacer encore une fois si nous sommes faibles
00:08:26parce qu'elle a toute une batterie d'équipements
00:08:28et nous sommes à portée de ces équipements.
00:08:31Les missiles interbalistiques, nous sommes tous exposés à ces derniers.
00:08:34Donc voilà la réalité de la menace.
00:08:36Donc nous, nous aurions tort d'être faibles face à cette menace.
00:08:40Et donc si nous voulons nous protéger, nous Français,
00:08:45ce qui est ma seule obsession,
00:08:47nous devons montrer que nous ne sommes pas faibles
00:08:50avec la puissance qui nous menace le plus.
00:08:51– Bon, là encore, tout ça peut…
00:08:54– Il y a un changement, ça commence par, c'est une des menaces.
00:08:58– Joseph Masses-Carrant.
00:08:59– Et personne ne peut dire que ce n'est pas une des menaces.
00:09:01D'ailleurs, ne serait-ce que pour une seule raison
00:09:03dont on ne parle jamais et dont Emmanuel Macron ne parle jamais,
00:09:07c'est qu'aujourd'hui, l'économie russe est fondée
00:09:09sur une économie de guerre.
00:09:10Et à ce moment-là, comment vous passez d'une économie de guerre
00:09:13à une économie dite normale ?
00:09:14Ça, c'est un véritable problème.
00:09:15C'est le premier point.
00:09:16Et il passe de ça à, à la fin de son discours,
00:09:18vous avez noté, il dit, c'est la principale menace.
00:09:21Donc déjà, il y a un glissement dans son discours.
00:09:24Et il est très difficile de le suivre.
00:09:27– Joseph Masses-Carrant.
00:09:28– Joachim Lefloquimad.
00:09:30– Moi, je ne suis pas naïf du tout sur la menace multidimensionnelle
00:09:33que peut représenter la Russie.
00:09:34C'est un pays que je connais très bien, j'y ai vécu, j'y ai étudié.
00:09:37Maintenant, je suis quand même frappé par le décalage d'Emmanuel Macron.
00:09:40C'est qu'il est maximaliste à un moment où on n'a jamais été aussi proche
00:09:43d'un cessez-le-feu.
00:09:44On a l'impression, à l'entendre, qu'il voudrait qu'on prolonge
00:09:46la guerre indéfiniment contre la Russie,
00:09:49sans but de guerre clair,
00:09:50sans moyens pour la conduire et sans volonté de l'opinion publique,
00:09:52y compris en Ukraine, où vous avez trois fois moins de personnes
00:09:54qui veulent le prolongement de la guerre par rapport à 2022.
00:09:58J'ai du mal à voir quelconque forme de rationalité géopolitique
00:10:00dans le discours d'Emmanuel Macron.
00:10:02Je vois surtout la rationalité d'un homme qui est prêt à tout
00:10:04pour garder la lumière, garder les projecteurs sur lui,
00:10:07quitte peut-être à jouer à la politique de la peur dont on parlait souvent
00:10:10et à mettre le doigt dans un engrenage
00:10:12qui pourrait déboucher sur on ne sait quoi pour la France demain.
00:10:14– Non mais pour reprendre ce que vous dites,
00:10:16enfin, le lièvre, pardonnez-moi,
00:10:18pour reprendre le lièvre qu'a levé sur Europe 1, Vincent Hervouet,
00:10:22c'est-à-dire la question également, puisqu'on parle de l'Ukraine,
00:10:25la question de la prévarication des gouvernements ukrainiens
00:10:30est un vrai problème.
00:10:31Ce n'est pas un problème anecdotique.
00:10:32Pour une simple raison,
00:10:34toutes les armes que l'on envoie à une Ukraine,
00:10:35que Emmanuel Macron veut envoyer en Ukraine,
00:10:38qu'est-ce qu'elles vont devenir après la guerre ?
00:10:40Je rappelle juste qu'avec ce qui s'est passé au Kosovo,
00:10:43les armes, on les a, on les a dans nos banlieues aujourd'hui.
00:10:46Donc ça, c'est une vraie question.
00:10:47– Et puis il y a des choses qui ne sont absolument pas abordées
00:10:49manifestement dans l'espace médiatique,
00:10:50c'est le niveau de corruption de l'Ukraine.
00:10:52– Oui, c'est ce que je dis, la vraie question.
00:10:53– Bien sûr, moi je le dis corruption
00:10:55parce que c'est plus clair pour les gens,
00:10:56vous envoyez des termes que les gens ne comprennent pas,
00:11:01donc je suis obligé de faire le service après-vente.
00:11:02Mais le niveau de corruption du pouvoir ukrainien,
00:11:07je veux dire, c'est un sujet tabou, manifestement,
00:11:09dans l'espace médiatique.
00:11:10C'est ça qui est invraisemblable.
00:11:13Donc les journalistes devraient faire leur job.
00:11:16Et effectivement, c'est un sujet.
00:11:18– Ah oui, que vont devenir les armes ?
00:11:20– C'est un sujet.
00:11:21– C'est un sujet.
00:11:22Alors évidemment, notre place de présentateur,
00:11:25quand on n'enquête pas sur le terrain,
00:11:26moi je n'ai pas d'informations particulières à vous donner
00:11:29sur ce niveau de corruption.
00:11:30Je lis simplement à droite, à gauche,
00:11:33des choses qui ne sont pas,
00:11:35parfois dans des journaux d'ailleurs,
00:11:37j'allais dire,
00:11:39on trouve ça plus dans le Figaro évidemment
00:11:41que dans d'autres journaux,
00:11:43mais c'est intéressant d'enquêter là-dessus.
00:11:47Je vous vois silencieux, monsieur Jakubowicz.
00:11:50Ce n'est pas votre habitude.
00:11:53– Je ne suis pas un grand spécialiste du sujet.
00:11:55– Personne ne l'est.
00:11:58– Je suis.
00:11:58– Permettez-moi de dire, je ne suis pas un spécialiste.
00:12:00– Alors, je suis pour le service national.
00:12:04– Oui.
00:12:04– Et je suis contre la guerre.
00:12:06– Oui.
00:12:08– Et vous pouvez dire quelque chose ?
00:12:10– Et j'ajouterais honnêtement,
00:12:12toute proportion gardée bien sûr,
00:12:13qu'à l'heure actuelle, aujourd'hui,
00:12:16les propos de monsieur Macron me font plus peur que la Russie.
00:12:19– Oui mais…
00:12:20– Ça ressemble quand même à…
00:12:22– C'est des jeunes réponses.
00:12:23– Ça ressemble quand même à une immense manœuvre de détournement.
00:12:27– Moi je suis, je ne sais pas, ça arrive comme un cheveu sur la soupe là.
00:12:33Alors, je n'irai pas sur vos théories,
00:12:35pardon, rassemblement national, etc.
00:12:38Là-dessus, je ne vous suivrai pas forcément, mais…
00:12:40– Il n'y a pas de théorie, ça c'est rien.
00:12:42– Non, non, disons que c'est pour faire obstacle…
00:12:44– Mais pas du tout, ce n'est pas ce que j'ai dit.
00:12:46– Alors, j'ai mal compris.
00:12:46– J'ai dit que l'espace médiatique analysera ses propos
00:12:51à l'aune d'un seul critère, est-ce que ça favorise ou non le rassemblement national ?
00:12:57– C'est vrai ou pas ce que je dis ?
00:13:00– Moi je ne suis pas d'accord avec ça.
00:13:02– Pourquoi ?
00:13:02– Mais peu importe, je ne vois pas le rapport en moins personne.
00:13:04– Vous ne voyez pas le rapport ?
00:13:05– Le rapport est très simple, vous ne voyez pas la musique tout de suite après,
00:13:08d'accompagnement, qui est sur le mode,
00:13:10le rassemblement national roule pour Poutine.
00:13:12Là on le voit partout, et pas simplement sur les réseaux sociaux.
00:13:15On l'entend chez les éditorialistes, les experts en expertologie.
00:13:18– D'accord, donc c'est les traîtres quoi, en fait, ceux qui font allégeance à l'ennemi.
00:13:23– C'est un moyen, c'est pas la réduction à l'éclairage, c'est la réduction à Poutine.
00:13:26– J'entends, j'entends.
00:13:27– Jean-Franier, en même temps, ça peut éclairer également les téléspectateurs,
00:13:30puisque j'imagine que comme moi, certains n'avaient pas compris.
00:13:32– Et la position que vous avez vous mettra dans le camp des municois.
00:13:36– D'accord, ça je sais ce que c'est.
00:13:38– Ce que vous venez de dire, c'est que vous craignez les paroles d'Emmanuel Macron
00:13:42vous font davantage peur que la Russie, ça c'est municois.
00:13:46– Ah ouais ?
00:13:47– Ah bah ça sera analysé comme tel.
00:13:49– Bienvenue au camp.
00:13:50– Alors je suis municois, mais bienvenue au camp.
00:13:52– Mais en fait, c'est vous l'écoute.
00:13:55– C'est vous l'écoute.
00:13:56– Sans le savoir, en fait.
00:13:58– Vous feignez, mais dans nos petits échanges, j'adore,
00:14:01vous feignez parfois, comment dire, c'est comme si je vous apprenais quelque chose.
00:14:05– Monsieur Jourdain de Munich, en fait.
00:14:08– Mais je vous apprends rien quand même.
00:14:10Je vous apprends rien.
00:14:11Vous feignez de voir les évidences.
00:14:14– Non mais moi, enfin vous savez, je suis assez primaire sur ce sujet.
00:14:17– Moi j'entends le président de la République, pardonnez-moi, je vais être un peu triable,
00:14:20mais ça fout la trouille quoi.
00:14:21– Oui, mais c'est fait pour ça.
00:14:23– C'est fait pour, c'est fait pour.
00:14:24– Mais c'est fait pour ça.
00:14:24– Et c'est vrai que là où je vous suis, c'est sur le détournement quoi.
00:14:28Je veux dire, ça arrive comme un cheveu sur la soupe là.
00:14:30– Oui, pas tout à fait, parce qu'il y a quand même, tout ça est séquencé.
00:14:32– C'est bon, je suis mauvais.
00:14:33– Pardonnez-moi, le cheveu sur la soupe, c'est s'il avait dit ça ce matin, tout seul.
00:14:38Mais comme l'a dit très bien Thomas Bonnet, c'est séquencé.
00:14:42Ça commence par les rafales, ça se poursuit par Mandon et ça vient avec lui.
00:14:46– Est-ce que vous pensez que M. Mandon a pris la parole sans avoir l'accord de...
00:14:50– Ça justement, je suis en train de vous dire.
00:14:52C'est une séquence.
00:14:53M. Mandon, vous croyez qu'il a dit ça devant les maires ?
00:14:55Les maires, ils se sont dit, mais qu'est-ce que ça vient faire ?
00:14:58– Tout ça, ça s'appelle un plan de com'.
00:15:01Les rafales, Mandon, le kit de survie et l'interview dans un avion.
00:15:04– Oui, bien, tu peux nous arriver d'être d'accord.
00:15:06– Ben oui.
00:15:07– Et je le dis, il va dans une base militaire, le président de la République.
00:15:09– Et je dis base militaire.
00:15:11– On va annoncer le service.
00:15:12– Et faites attention, dimanche, il peut être dans le bunker.
00:15:14– Ceci étant, le...
00:15:16– Est-ce qu'il ne ferait pas du brainwashing ?
00:15:18– Comment ?
00:15:19– Est-ce qu'il ne ferait pas du brainwashing ?
00:15:20– Ah ben là, parce que...
00:15:23Et la phrase, vous pouvez la répéter Thomas Bonnet que vous avez dite ?
00:15:25– Donc il parle de la Russie,
00:15:27elle est très loin des débats qu'on a.
00:15:28– Voilà, les débats qu'on a, pour lui, ce n'est pas son problème.
00:15:32Le quotidien des Français, ce n'est pas le plus.
00:15:34– Mais c'est sûr qu'il se voit bien en chef de guerre, ça c'est sûr.
00:15:36Je pense qu'effectivement, c'est un rôle...
00:15:38– C'est sûr qu'il va mettre un treillis.
00:15:39– Il aime bien le costume.
00:15:40– Il ne va pas hésiter à mettre un treillis.
00:15:42– Donc voilà.
00:15:43– J'avoue que le ton qui est employé, ce ton martial, est glaçant.
00:15:48– Je suis d'accord avec vous, mais ça...
00:15:50– Il y a la forme, il y a le fond, il y a aussi la forme.
00:15:52– Ça plonge.
00:15:53– Cette façon péremptoire d'annoncer des choses, de les...
00:15:57– Mais ça plonge !
00:15:58– Moi je sais, vous ne savez pas, moi je sais, et je vous dis.
00:16:01Et c'est ainsi que ça va se passer.
00:16:03Jusqu'à présent, on ne peut pas dire qu'il ait eu raison sur tout.
00:16:06– Non, mais il a surtout eu tort, surtout.
00:16:09– Depuis 8 ans, on dit...
00:16:10– Ça met l'observateur dans une situation très délicate.
00:16:16– Ah ben c'est très compliqué.
00:16:17– Je ne sais pas si je suis observateur, mais...
00:16:19– Oui, mais l'observateur que nous sommes, ça le met dans une situation très compliquée,
00:16:22parce que critiquer le président de la République en temps de guerre,
00:16:24t'as pas envie, t'as pas envie quand même, d'être dans cette position-là.
00:16:29Je vous assure, là t'es piégé.
00:16:31– Non mais il ne nous annonce pas la guerre avant l'année prochaine,
00:16:34donc on peut gager qu'il ne sera plus dans une...
00:16:37– Ah si, ah si !
00:16:37– Ah ben attendez, mais...
00:16:39– On est à portée de tir balistique, pardon moi, on ne rassure pas des masques.
00:16:43– Bien sûr !
00:16:44Alors là, il y a une citation que je voulais vous montrer,
00:16:46il y a une citation que je voulais vous montrer,
00:16:48mais alors c'est...
00:16:50Là, son propos a été déformé, il a été sorti de son contexte.
00:16:54Il ne peut pas expliquer à tous les Français qu'on va les sacrifier,
00:16:57ça n'a aucun sens.
00:16:58– À chaque fois, oui.
00:16:59– En fait, moi j'en ai ras le vol pour nous prêter.
00:17:00– Ils n'ont pas été sortis du contexte,
00:17:02parce que ça faisait 2 minutes ou 2 minutes 30.
00:17:04– On dit ça à chaque fois.
00:17:05– Et à chaque fois maintenant, l'explication, c'est de dire ça a été déformé.
00:17:07Non, c'est toujours la même chose.
00:17:10– Le chef d'état-major a persisté et signé.
00:17:12– C'est toujours la même chose, on ne comprend rien.
00:17:14– Est-ce qu'on peut nous expliquer pour quelles raisons,
00:17:16enfin moi encore une fois, pardon, mais là ce n'est pas le faux candide,
00:17:19c'est le vrai candide,
00:17:20est-ce qu'on peut nous expliquer pourquoi les Russes feraient ça,
00:17:22là actuellement, pourquoi ils attaqueraient la France ?
00:17:25Pourquoi ?
00:17:27Quelle est la raison ?
00:17:28Pour une extension territoriale ?
00:17:31– Mais parce que c'est dans l'ADN russe, monsieur…
00:17:34– De venir occuper la France ?
00:17:35– Ils sont venus en 1815, au moment de…
00:17:38– D'accord.
00:17:39– Avec les Cousains.
00:17:39– Les Cousains qui ont fait bois.
00:17:41– Ils sont venus…
00:17:42– On est allés chez eux avant.
00:17:43– En fait, effectivement, c'est napoléonien.
00:17:47– Je souris, je souris, mais…
00:17:50– Mais est-ce qu'on ne pourrait pas commencer par ça ?
00:17:52Par nous dire, pourquoi est-ce qu'ils feraient ça ?
00:17:55– Ah mais moi je sais ce que je vais vous répondre.
00:17:56On va vous répondre.
00:17:58Les mêmes nous disaient qu'ils n'envahiraient pas l'Ukraine.
00:18:01Muni quoi ? Muni quoi ?
00:18:03Djakobovic, Djakobovic, Muni quoi ?
00:18:06Vous nous disiez la veille de l'Ukraine qu'il n'envahirait pas.
00:18:09Pourquoi il l'a fait ? Il le fera ?
00:18:11– Mais lui, il le disait.
00:18:11– Il y a quand même des liens entre l'Ukraine,
00:18:16territoriaux, historiques,
00:18:18entre l'Ukraine et la Russie.
00:18:20Ils ne se battent tout simplement.
00:18:22– Djakobovic, vous filez un mauvais coton.
00:18:29– Capitulaire.
00:18:29– Vous filez un mauvais coton.
00:18:31– Je vous le dis.
00:18:32– Chambéron.
00:18:32– Sur le raffermissement du sentiment national,
00:18:35évidemment, l'objectif est louable.
00:18:37Emmanuel Macron aurait été beaucoup plus crédible dans ce discours
00:18:41s'il n'avait pas laissé l'école naviguer à vue pendant 8 ans,
00:18:43s'il n'avait pas préalablement expliqué qu'il n'y a pas de culture française,
00:18:46s'il n'avait pas joué à la carte de la repentance
00:18:48face à tout un tas de régimes hostiles, à commencer par l'Algérie.
00:18:51– Je crois qu'il m'aide.
00:18:55Voilà ce qu'on pouvait dire sur ce sujet.
00:18:57Qu'est-ce que vous voulez que je dise de plus ?
00:18:59Ça nous met dans une position difficile.
00:19:00Je vous le répète, tu n'as pas envie de critiquer
00:19:02un président de la République en temps de guerre.
00:19:05Pourquoi ? Parce que le journalisme,
00:19:08il y a une limite quand même au journalisme,
00:19:10c'est que tu ne peux pas jouer, me semble-t-il,
00:19:12contre ton propre pays.
00:19:13Donc il y a une sorte de devoir de réserve.
00:19:17Je n'ai pas envie de porter une parole.
00:19:20– Et on peut interroger précisément pour son pays aussi.
00:19:23– Comment ?
00:19:23– L'interrogation peut être faite évidemment pour son pays.
00:19:26Il peut y avoir des inquiétudes légitimes,
00:19:28même à l'approche, on va dire,
00:19:31ou à l'annonce de la guerre prochaine.
00:19:33Par ailleurs, Emmanuel Macron,
00:19:34il y a un endroit où il est très incohérent,
00:19:37c'est qu'il nous dit en effet dans cette phrase
00:19:39« La Russie est très loin de nos débats ».
00:19:40Oui, d'ailleurs de manière assez générale.
00:19:43Il y a beaucoup de pays dans le monde qui sont loin de nos débats
00:19:44puisqu'ils ont les leurs.
00:19:45C'est un peu la base.
00:19:46Et lui, en revanche,
00:19:49qu'il dise ça avec l'air de dire
00:19:51« Du coup, moi aussi,
00:19:52vous êtes gentil avec vos débats nationaux,
00:19:54mais moi je suis déjà partie ailleurs dans ma tête »,
00:19:56sachant que c'est le président, je pense,
00:19:58qui a été le plus dans le détail
00:19:59de la norme,
00:20:02du texte,
00:20:03de l'alinéa,
00:20:04sur à peu près tous les sujets.
00:20:05On se souvient du grand débat,
00:20:06c'était la caricature ultime.
00:20:08Mais il rentre en permanence dans des sujets
00:20:10où on se demande ce qu'il vient faire là
00:20:11et si c'est vraiment de son niveau
00:20:13de président de la République.
00:20:13Et subitement, il nous explique
00:20:15que tous les débats que nous avons
00:20:16ces derniers jours,
00:20:18à savoir quand même, en l'occurrence,
00:20:19la sécurité, le narcotrafic,
00:20:20qui sont des guerres avec des armes de guerre,
00:20:22enfin il y a tout ce qu'il faut,
00:20:23et sur le territoire français,
00:20:25avec des morts également,
00:20:26sur le territoire français,
00:20:27c'est bien réel.
00:20:28Il a l'air de nous expliquer
00:20:29que comme ça n'intéresse pas la Russie,
00:20:31on est prié de fermer la parenthèse.
00:20:33C'est un peu original
00:20:34pour un président de la République.
00:20:35Bon, voilà ce qu'on pouvait dire sur ce sujet.
00:20:37L'autre sujet du jour, ce matin,
00:20:40c'est Jordan Bardella
00:20:42qui est annoncé gagnant
00:20:43dans tous les cas de figure.
00:20:45Et ce qui est intéressant,
00:20:46c'est que plus le monde intellectuel,
00:20:50artistique parle,
00:20:52et plus M. Bardella monte.
00:20:55Et je pense que la parole
00:20:56des uns et des autres
00:20:58est contre-productive
00:20:59pour une raison simple,
00:21:01c'est que les gens qui votent
00:21:03pour le Rassemblement National
00:21:04ne sont pas confrontés
00:21:06à la même vie
00:21:07que ceux qui prennent la parole
00:21:09pour le contrer.
00:21:10Les artistes, les intellectuels,
00:21:12et les gens pour qui
00:21:13les problèmes de pouvoir d'achat
00:21:16ne sont pas les mêmes,
00:21:17pour qui les problèmes d'immigration
00:21:18ne sont pas les mêmes,
00:21:19et les problèmes de sécurité
00:21:20ne sont pas les mêmes.
00:21:21Donc, c'est ça qui me frappe,
00:21:23c'est que cette parole
00:21:23est contre-productive.
00:21:25Et les gens qui votent
00:21:26pour le Rassemblement National,
00:21:27il y a un argument majeur
00:21:29du Rassemblement National,
00:21:30c'est qu'il n'a jamais été au pouvoir.
00:21:31Donc, ces gens qui sont confrontés
00:21:32à un problème XXL,
00:21:34de pouvoir d'achat,
00:21:35d'immigration, de sécurité,
00:21:37il se dit,
00:21:38ceux qui sont au pouvoir
00:21:39depuis des années
00:21:40ne répondent pas
00:21:40à cette problématique,
00:21:42il est possible
00:21:43que je tente
00:21:44la solution
00:21:45du Rassemblement National.
00:21:47L'argument majeur,
00:21:48le fait qu'on n'ait jamais essayé...
00:21:49Je pense que c'est l'argument
00:21:50numéro un, bien sûr.
00:21:52Il devrait d'ailleurs
00:21:52se taire ces gens-là
00:21:54parce qu'en fait,
00:21:55c'est contre-productif.
00:21:56Je suis d'accord avec vous.
00:21:57Je pense que ce qui est marquant
00:21:59dans ce sondage,
00:21:59qu'il faut prendre avec précaution,
00:22:00on est à 18 mois
00:22:01de la présidentielle,
00:22:01des sondages,
00:22:02on en a vu d'autres.
00:22:03Mais là, pour la première fois,
00:22:05l'argument du centre,
00:22:07donc d'Edouard Philippe en clair,
00:22:08qui consiste à dire
00:22:09je suis le rempart
00:22:10face à l'attention
00:22:10au pouvoir du Rassemblement National,
00:22:13cet argument-là tombe.
00:22:14Parce que la preuve,
00:22:15Jordan Bardella
00:22:16est donné vainqueur
00:22:16face à Edouard Philippe.
00:22:18Donc là, ça complique
00:22:18et ça change toute la campagne
00:22:19parce qu'il n'y a plus
00:22:20de vote utile,
00:22:21il faut voter pour Edouard Philippe
00:22:22pour faire barrage
00:22:23à Jordan Bardella.
00:22:23Alors attention,
00:22:24parce que ça,
00:22:25c'est un an et demi
00:22:26avant une présidentielle.
00:22:27Après une campagne,
00:22:28on ne sait pas comment
00:22:29M. Bardella
00:22:30qui est quand même très jeune,
00:22:31comment il va prendre les coups.
00:22:32Où Mme Le Pen d'ailleurs ?
00:22:34Comment la campagne
00:22:36peut se dérouler ?
00:22:36Première chose.
00:22:37Comment l'opposition
00:22:40peut fédérer,
00:22:42évidemment,
00:22:43par exemple,
00:22:44tiens,
00:22:44Alain Jakubovic,
00:22:46la question,
00:22:46la question que j'adore.
00:22:47J'adore cette question
00:22:53parce qu'en fait,
00:22:54il faut toujours choisir.
00:22:55Moi, par exemple,
00:22:55entre Jean-Luc Mélenchon
00:22:56et les talibans,
00:22:57je choisis Jean-Luc Mélenchon.
00:22:59Il faut toujours choisir.
00:23:01Ben oui.
00:23:02Pardonnez-moi
00:23:03de le dire comme ça.
00:23:04Le docteur pro
00:23:05ressort les forceps.
00:23:07Je pense que...
00:23:09C'est idiot ce que je dis.
00:23:11Est-ce que c'est idiot
00:23:12de dire qu'il faut toujours choisir ?
00:23:13Il y a toujours pire.
00:23:15Non mais est-ce que...
00:23:16Soyez élégants.
00:23:18Est-ce que c'est idiot
00:23:19de dire qu'il faut toujours choisir ?
00:23:21Il y a toujours un candidat
00:23:22qui est pire que l'autre.
00:23:24Et répondez à ma question.
00:23:25Mais écoutez, je...
00:23:26Non mais alors,
00:23:27je vais pas vous...
00:23:27Je vais poser la question différemment.
00:23:29Est-ce que quoi qu'il arrive,
00:23:31vous voterez pour quelqu'un
00:23:32au deuxième tour, par exemple ?
00:23:33Ou est-ce que vous,
00:23:34vous pouvez imaginer
00:23:35voter blanc ?
00:23:35Quelle est votre position là-dedans ?
00:23:36Je l'ai toujours fait.
00:23:39À mon âge avancé.
00:23:42Mais la question peut se poser.
00:23:45J'en sais rien.
00:23:46J'anticipe pas...
00:23:47C'est une question de principe.
00:23:47J'anticipe pas.
00:23:48Moi, je vois des choses...
00:23:50J'essaye de sortir de la logique
00:23:53des partis, des nantes.
00:23:54C'est pas mon truc.
00:23:55Moi, j'essaye d'envisager
00:23:57ce qui, je l'espère,
00:23:59sera le mieux pour notre pays
00:24:00et pour la France.
00:24:01Et c'est vrai que j'ai du mal
00:24:03à imaginer que ça puisse être
00:24:04un jeune homme de 30 ans
00:24:05totalement inexpérimenté.
00:24:07et faut-il que notre pays
00:24:08soit dans un État
00:24:10que je comprends
00:24:11et que je partage
00:24:12vraiment
00:24:12de ne plus en pouvoir
00:24:16pour remettre son sort
00:24:18à un jeune homme
00:24:19en dehors de toute autre considération.
00:24:21Et reine,
00:24:22tout ce que vous voulez.
00:24:23Pardon,
00:24:23on a déjà donné
00:24:24il y a quelques années.
00:24:25Vous prouvez ?
00:24:25Vous prouvez que le problème numéro un,
00:24:27c'est 30 ans.
00:24:27Vous prouvez que le problème,
00:24:32c'est 30 ans ?
00:24:33Ah oui.
00:24:33C'est un problème majeur.
00:24:35C'est un problème majeur.
00:24:37Je veux dire,
00:24:37moi,
00:24:37j'ai envie peut-être
00:24:39que c'est un problème générationnel.
00:24:41Moi,
00:24:41j'aspire à un pater familias,
00:24:44à quelqu'un
00:24:44qui nous amène
00:24:45son expérience,
00:24:46sa sagesse.
00:24:47Non,
00:24:48je ne suis pas candidat
00:24:49à la présidente de la République.
00:24:51C'est que les vieux
00:24:51veulent la vieux.
00:24:52Non,
00:24:53mais ce n'est pas forcément
00:24:53une question d'âge non plus.
00:24:55Il faut savoir
00:24:56ce que...
00:24:57d'expérience.
00:24:59Un minimum d'expérience.
00:25:00Je veux dire,
00:25:01encore une fois...
00:25:02Donc Marine Le Pen,
00:25:03vous irez ?
00:25:03Pardon ?
00:25:04Donc Marine Le Pen,
00:25:04vous irez ?
00:25:05Marine Le Pen,
00:25:06en tout cas,
00:25:06coche cette case.
00:25:07Voilà.
00:25:08Indubitablement.
00:25:08On avance.
00:25:10Là,
00:25:10vous filez un très mauvais coton.
00:25:12Franchement,
00:25:12à la Gékovi.
00:25:13À la Gékovi,
00:25:14ce qui vote Marine Le Pen,
00:25:15là,
00:25:16franchement.
00:25:16Première demi-heure,
00:25:17je ne veux pas faire mon Macron,
00:25:19mais vous détournez un petit peu
00:25:20mon propos quand même.
00:25:21Excusez-moi.
00:25:22Bon,
00:25:22on marque une pause.
00:25:23Je veux dire simplement
00:25:23qu'elle coche cette case
00:25:24indubitablement
00:25:25dans l'expérience.
00:25:26On marque une pause,
00:25:27c'est une info importante.
00:25:28On n'est pas responsable
00:25:29de l'âge qu'on a
00:25:30à le droit d'aider son pays
00:25:30même si on a 30 ans
00:25:31et de s'engager pour celui-ci.
00:25:33Bien sûr,
00:25:33il est président de la République.
00:25:34On va marquer une pause.
00:25:35Pourquoi pas
00:25:35si les Français le souhaitent
00:25:36majoritairement ?
00:25:37On va marquer une pause
00:25:37après avoir attaqué fortement
00:25:39le président de la République,
00:25:40avoir dérivé vers
00:25:41une pensée municoise.
00:25:44Alain Jakubovic
00:25:45votera donc Marine Le Pen.
00:25:46C'est une information
00:25:47assez importante
00:25:48pour l'ancien président
00:25:49de la LICRA
00:25:49que je vous demande
00:25:51de prendre avec le but.
00:25:54Vous faites carrément
00:25:55les questions,
00:25:56les réponses, etc.
00:25:56Mais pas du tout,
00:25:57je vous écoute.
00:25:58Eh bien, je vous réponds non.
00:25:59Voilà, comme ça
00:25:59que les choses soient claires.
00:26:01Démenti.
00:26:02C'est bien.
00:26:03L'info,
00:26:04comment on dit le truc ?
00:26:05C'est une...
00:26:06Ça fait deux infos.
00:26:08Ça fait deux infos.
00:26:09Il vote pour Marine Le Pen.
00:26:10Première info,
00:26:10démenti,
00:26:11ça fait deux infos.
00:26:11Allez, c'est bon.
00:26:13La pause à tout de suite.
00:26:15L'info en continue.
00:26:17Heure 31
00:26:17et nous sommes avec
00:26:18Soumaya Labidi.
00:26:19Bonjour Soumaya
00:26:20qui nous rappelle les titres.
00:26:24Bonjour Pascal et bonjour à tous.
00:26:27Un père de famille de 56 ans
00:26:29blessé à Nîmes hier soir
00:26:30après un violent kidnapping
00:26:32à la sortie de son travail
00:26:33suivi d'un homejacking.
00:26:36Trois individus cagoulés
00:26:37l'ont forcé à aller conduire
00:26:38à son domicile
00:26:40pour le cambrioler.
00:26:42Les voleurs sont en fuite.
00:26:43Ils sont repartis
00:26:43avec la voiture de la victime
00:26:45et un butin estimé
00:26:46à un million d'euros.
00:26:48Nouveau séjour hospitalier
00:26:49pour Brigitte Bardot.
00:26:51D'après la presse locale,
00:26:52la fervente militante
00:26:53de la protection animale
00:26:54est arrivée
00:26:55il y a une dizaine de jours
00:26:56à l'hôpital Saint-Jean
00:26:57de Toulon
00:26:58où elle serait actuellement
00:26:59hospitalisée.
00:27:01Et puis,
00:27:02nouvelle nuit d'attaque
00:27:02aérienne massive
00:27:03en Ukraine
00:27:04et en Russie.
00:27:05Bilan,
00:27:05au moins trois morts
00:27:06dans la région russe
00:27:07de Rostov
00:27:08et au moins six
00:27:08côté ukrainien.
00:27:10De nouvelles attaques
00:27:11dénoncées par Kiev
00:27:12et qualifiées,
00:27:12je cite,
00:27:13de réaction terroriste
00:27:14de Vladimir Poutine
00:27:15au plan de paix américain.
00:27:17On envoie,
00:27:17vous avez raison,
00:27:18sommeil à tous nos messages
00:27:20de tendresse
00:27:20pour Brigitte Bardot,
00:27:22pour Bernard,
00:27:23son mari,
00:27:23tous les amis
00:27:24de Brigitte Bardot.
00:27:25Je pense à Max Guasini
00:27:27qui dirige
00:27:27la fondation Brigitte Bardot,
00:27:29tous les amoureux
00:27:30évidemment des animaux.
00:27:32L'engagement
00:27:33de Brigitte Bardot
00:27:34dans les années 70
00:27:35pour la cause animale,
00:27:36c'était la première
00:27:37à un moment
00:27:37où on parlait peu
00:27:38de la cause animale.
00:27:39Donc vraiment,
00:27:41nous lui souhaitons
00:27:42le meilleur
00:27:42ces prochaines heures.
00:27:45Monsieur Borloo
00:27:45était là ce matin.
00:27:47Monsieur Borloo,
00:27:47c'est toujours intéressant.
00:27:49Il emploie un mot
00:27:49que je trouve formidable
00:27:50qui résume la société française.
00:27:52Il dit qu'on est
00:27:52un pays de contrôleurs.
00:27:54Et ça, c'est vrai.
00:27:55C'est-à-dire qu'il n'y a plus
00:27:55que des contrôleurs maintenant.
00:27:57Et on paye des contrôleurs
00:27:58pour contrôler.
00:27:59Bon, il faudrait peut-être
00:28:00payer des gens pour faire.
00:28:02Alors nous, par exemple,
00:28:02on est contrôlés
00:28:03en permanence.
00:28:04L'ARCOM,
00:28:04c'est des contrôleurs.
00:28:05C'est un pays de contrôleurs.
00:28:07Et ça, je trouve
00:28:07que le mot est très,
00:28:09en plus,
00:28:10il est commensé par tout le monde.
00:28:12C'est un métier
00:28:12de contrôleur.
00:28:13J'ai appris, par exemple,
00:28:17tu veux inviter ton salarié
00:28:20dans ta loge de football.
00:28:22Il faut le dire.
00:28:24Et ça peut être
00:28:24un conflit d'intérêts.
00:28:26Tu invites un sponsor,
00:28:27il faut le dire.
00:28:29Il faut l'écrire, etc.
00:28:30Et tout est comme ça.
00:28:32Mais sur des choses infimes.
00:28:33Ce que je vous cite là,
00:28:34c'est évidemment
00:28:34des choses absolument dérisoires.
00:28:36T'es un pays de contrôleurs.
00:28:37Jean-Louis Barleau
00:28:38était tout à l'heure,
00:28:39donc avec Sonia Mabrouk.
00:28:40Et il est intervenu
00:28:42sur le sondage
00:28:43de Jordan Bardella.
00:28:45Écoutez-le.
00:28:47Si la question,
00:28:49c'est Jordan Banner
00:28:50ou Jean-Luc Mélenchon,
00:28:51ce sont les résultats
00:28:54de nos inconséquences.
00:28:56Voilà.
00:28:56Moi, je ne fais pas
00:28:57la peur des pestes,
00:28:59tout ça,
00:28:59c'est absolument ridicule.
00:29:01Donc, je vous...
00:29:03Pour l'instant,
00:29:04le Rassemblement National
00:29:05est le marteau
00:29:06qui sert à virer
00:29:08le cercle
00:29:09de la prétendue raison.
00:29:11C'est exactement ça
00:29:12ce qui se passe.
00:29:12Bon.
00:29:13Moi, je n'ai rien contre.
00:29:14Ça m'est complètement égal.
00:29:15Simplement,
00:29:16je pense que le modèle
00:29:17c'est ce modèle
00:29:19qui est cuit.
00:29:20Donc, on va...
00:29:21Et on peut le faire.
00:29:23Il suffit de faire
00:29:25ou un référendum
00:29:26ou il y a cette demande
00:29:28à l'élection présidentielle.
00:29:31Voulez-vous
00:29:31une République fédérale ?
00:29:33Vous savez que
00:29:33le mot fédérer,
00:29:34c'est un beau mot.
00:29:35C'est faire ensemble.
00:29:36Oui, il faudra l'expliquer.
00:29:37Et ça vient de fidèle.
00:29:38Parce que certains,
00:29:38sur le plan européen,
00:29:39n'y croient pas.
00:29:41Je veux bien qu'il change.
00:29:42Alors, j'aime bien
00:29:42Jean-Louis Borloo.
00:29:43Je trouve que c'est
00:29:43un agitateur d'idées.
00:29:44C'est intéressant.
00:29:44On a mille ans de jacobinisme.
00:29:46Bon, c'est notre histoire
00:29:47de Philippe Lebel
00:29:48jusqu'à aujourd'hui,
00:29:48le centralisme.
00:29:49On avait une constitution
00:29:50parfaite du général de Gaulle.
00:29:52Donc, parce qu'elle est mal utilisée
00:29:54peut-être en ce moment,
00:29:54on veut changer
00:29:55mille ans d'histoire
00:29:56et notre constitution
00:29:57et faire une république fédérale
00:29:58comme en Allemagne
00:29:59ou en Suisse.
00:30:00Bon,
00:30:00c'est pas notre histoire.
00:30:01C'est plus compliqué en histoire.
00:30:03Vous ne pouvez pas dire,
00:30:04par exemple,
00:30:04vous ne pouvez pas dire
00:30:04que, bien sûr,
00:30:06il y a un centralisateur,
00:30:07la monarchie a été centralisatrice,
00:30:08mais elle n'a pas été
00:30:08que centralisatrice.
00:30:10Je vous rappelle
00:30:10que lorsque, par exemple,
00:30:11Louis XIV voulait faire
00:30:12la guerre d'Espagne,
00:30:13le Parlement de la langue
00:30:14d'encroussillon disait
00:30:14« Ne comptez pas sur nous ».
00:30:16Ah oui, mais attendez.
00:30:17Vous ne pouvez pas résumer.
00:30:18Moi, je veux bien
00:30:18qu'on résume,
00:30:19mais la question...
00:30:21Vous ne trouvez pas,
00:30:21par exemple,
00:30:22que la Vème République,
00:30:23c'est une réponse
00:30:23à mille ans d'histoire,
00:30:24une sorte de république monarchique ?
00:30:26Non, pas du tout.
00:30:27C'est quelque chose
00:30:27qui est adapté
00:30:28par le général de Gaulle,
00:30:29qui a été fait
00:30:30pour le général de Gaulle.
00:30:31Pour le général de Gaulle
00:30:32ou pour la France ?
00:30:33D'abord,
00:30:33pour le général de Gaulle.
00:30:35Et vous ne trouvez pas
00:30:35qu'elle résume
00:30:36l'histoire de France ?
00:30:37Non, l'histoire de France
00:30:39ne se résume pas
00:30:40au général de Gaulle.
00:30:41Pardonnez-moi.
00:30:41Non, ce n'est pas du tout
00:30:42ce que je dis.
00:30:43Ni aux institutions...
00:30:44J'ai du mal.
00:30:45Ni aux institutions...
00:30:46Vous ne trouvez pas
00:30:47que c'est une synthèse...
00:30:49Vous ne trouvez pas
00:30:50que cette Vème République
00:30:51est une synthèse
00:30:52précisément de l'histoire de France.
00:30:54Qu'elle résume
00:30:55tout ce que nous voulons.
00:30:56Non.
00:30:56Non, pourquoi ?
00:30:58Parce que...
00:30:59C'est à la fois
00:30:59un régime parlementaire
00:31:00avec un Premier ministre
00:31:01qui gouverne
00:31:01et au-dessus,
00:31:03comment dire,
00:31:04ce double échelon
00:31:05qui existe nulle part
00:31:06dans le monde.
00:31:06C'est un en même temps
00:31:07qui n'est pas tenable.
00:31:09Mais il a été tenable.
00:31:11Oui, parce que...
00:31:12Vous n'êtes pas gaulliste.
00:31:15Je ne suis pas...
00:31:17Je ne vais pas brûler un cierre
00:31:18ce matin devant...
00:31:20Excusez-moi.
00:31:21D'abord,
00:31:21vous devriez brûler des cierres.
00:31:22pour votre âme
00:31:23et puis ensuite,
00:31:24vous devriez...
00:31:25C'est ce que je fais,
00:31:26mais pour le général de Gaulle.
00:31:27Je vais vous dire,
00:31:28s'il y a un truc
00:31:29qui marche encore en France,
00:31:30même s'il a été dévoyé,
00:31:31c'est la Vème République.
00:31:32C'est le seul truc
00:31:34qui marche en temps
00:31:34et qui nous permet
00:31:35de tenir de vous.
00:31:36En ce moment,
00:31:36en effet,
00:31:37ça marche.
00:31:37Mais on n'est plus
00:31:38dans le cadre originaire
00:31:39de la Vème République.
00:31:40Joachim Flock-Ibad !
00:31:42Ce n'est pas la Vème République
00:31:42qui a échoué,
00:31:43ce sont les politiciens
00:31:44qui se sont emparés
00:31:45des incisions depuis
00:31:46et les dévoiements...
00:31:47C'est un argument qu'on dit,
00:31:48ce n'est pas le communiste
00:31:49qui a échoué,
00:31:49c'est les gens...
00:31:50Je vous fais juste
00:31:52une petite parenthèse
00:31:56parce qu'il y a
00:31:56Jean-Yves Leuedé
00:31:57qui nous écoute
00:31:58du côté de la Bôle
00:31:59et qui a été directeur
00:32:00de la communication
00:32:00de la Fédération Française
00:32:01de Football.
00:32:02Pour vous dire,
00:32:02le pays de contrôleurs,
00:32:03parce qu'il y a plein de gens
00:32:04qui nous écoutent
00:32:04et parfois,
00:32:04je donne leur message.
00:32:06Il me dit,
00:32:06pour info,
00:32:07la Fédération Française
00:32:08de Football
00:32:08a été redressée
00:32:09par l'URSSAF
00:32:10parce que les salariés
00:32:11étaient invités
00:32:11au match.
00:32:13Non mais...
00:32:14Ben oui.
00:32:14Et c'est ça
00:32:14un pays de contrôleurs.
00:32:16Donc c'est dérisoire
00:32:16l'exemple que je vous donne.
00:32:18Mais c'est la France.
00:32:20C'est que l'URSSAF
00:32:20a considéré
00:32:21qu'inviter
00:32:22un salarié au match
00:32:23invité,
00:32:23donc il ne payait pas.
00:32:25En fait,
00:32:25il ne payait pas
00:32:25le salarié
00:32:26de la Fédération Française
00:32:28de Football.
00:32:28Donc tu l'invitais,
00:32:29donc tu es redressé.
00:32:31Pays de contrôleurs.
00:32:32Merci Jean-Yves Leuedé
00:32:33qui va pouvoir
00:32:33aller au marché de la Bôle.
00:32:35Je ferme la parenthèse.
00:32:36Vraiment,
00:32:37après notre émission.
00:32:38Le mot de Borloo est excellent.
00:32:39Le mot de Borloo...
00:32:39Contrôleur !
00:32:40C'est excellent.
00:32:41Ah, je suis d'accord avec lui.
00:32:42Ce n'est pas simplement
00:32:43l'administration,
00:32:44c'est le fait que toute personne...
00:32:45C'est un état d'esprit.
00:32:46Oui,
00:32:46qui détient un micro-pouvoir
00:32:47va l'exercer contre vous.
00:32:48Contrôleur.
00:32:49Oui.
00:32:49On est un pays de contrôleurs.
00:32:50Génial.
00:32:51Géniale expression.
00:32:52À mettre avec
00:32:52ouvrir le capot,
00:32:53changer de logiciel.
00:32:55Les petits hommes gris.
00:32:56Petits hommes gris.
00:32:57Petits hommes gris.
00:32:57Peuvent être des contrôleurs d'ailleurs.
00:32:59Comment ?
00:32:59Les petits hommes gris
00:33:00peuvent être des contrôleurs.
00:33:01Les petits hommes gris
00:33:02sont des contrôleurs.
00:33:03Ils sont formés à l'ENA.
00:33:04Ils sont des contrôleurs
00:33:05les petits hommes gris.
00:33:06Ça me va m'en rassurer.
00:33:07Que vouliez-vous dire ?
00:33:09Non, non,
00:33:09je suis d'accord avec vous.
00:33:10Avec qui ?
00:33:11Avec ce que vous disiez tout à l'heure.
00:33:12La Ve République,
00:33:13elle procède d'un imaginaire
00:33:15et d'une histoire
00:33:15qui est que c'est l'État
00:33:16qui a fait la nation française
00:33:17et que c'est l'État
00:33:18qui a toujours permis
00:33:19à celle-ci
00:33:20de se redresser
00:33:20au lancement des crises.
00:33:22Je veux dire
00:33:22qu'on passe une République fédérale
00:33:24mais vous faites ça comment ?
00:33:25Peut-être que notre système,
00:33:28il faut simplement
00:33:28quelqu'un qui incarne
00:33:30de l'autorité,
00:33:31qui prend des décisions
00:33:32et en fait,
00:33:33tu rétablis 3-4 choses.
00:33:35Tu rétablis le député-maire.
00:33:36Tu rétablis effectivement
00:33:37un pouvoir de décentralisation
00:33:39qui existe.
00:33:40Tu mets en ordre de marche
00:33:42cet État, ce pays.
00:33:44Voilà.
00:33:45Et la primauté de la loi
00:33:46sur le droit.
00:33:47La loi qui est l'émanation
00:33:48du peuple souverain.
00:33:49Bon.
00:33:51Rien à dire, monsieur le président ?
00:33:52Sur la Constitution.
00:33:53Oui, sur la Constitution.
00:33:54Je veux dire,
00:33:55les rédacteurs
00:33:56de cette Constitution...
00:33:57Michel Debray.
00:33:58Non mais,
00:33:59vous vous rendez compte
00:34:01qu'ils ont réglé
00:34:01les problèmes il y a...
00:34:0358.
00:34:03Ils se présentent aujourd'hui.
00:34:04Ils ont prévu
00:34:05tous les cas de figure.
00:34:06Oui.
00:34:07C'était des visionnaires.
00:34:08Franchement,
00:34:09aujourd'hui,
00:34:10on n'a plus
00:34:10le même législateur,
00:34:12quand même,
00:34:12pour rédiger
00:34:13ce qu'ils ont rédigé,
00:34:14la situation de blocage
00:34:1649-3,
00:34:17la situation dans laquelle
00:34:18on est aujourd'hui
00:34:19qui est inédite,
00:34:20eux,
00:34:20ils l'avaient prévu
00:34:21en 58.
00:34:21C'est ahurissant.
00:34:23Ah, je vous fais d'ailleurs
00:34:23une parenthèse.
00:34:24C'est ahurissant quand même.
00:34:25C'était des visionnaires.
00:34:26Je vous fais des parenthèses.
00:34:27Le budget,
00:34:28tout ça,
00:34:28c'est de l'enfumage.
00:34:29C'est réglé.
00:34:30Ça sera par ordonnance.
00:34:31Donc,
00:34:32tout ce que vous entendez
00:34:33en ce moment,
00:34:33c'est de l'enfumage.
00:34:34Ça sera réglé
00:34:35par ordonnance.
00:34:36La décision a été prise.
00:34:37Simplement,
00:34:38monsieur le corps
00:34:38du salu.
00:34:39C'est l'application
00:34:39de la Constitution ?
00:34:40Ordonnance.
00:34:41Ordonnance.
00:34:42Ordonnance.
00:34:42Le budget passera
00:34:43par ordonnance.
00:34:44Vous voyez,
00:34:449h40,
00:34:45on est le combien ?
00:34:46Le 25 novembre.
00:34:48Le 25 novembre.
00:34:49Le budget passera
00:34:50par ordonnance.
00:34:51Faites vos jeux.
00:34:52J'en prends le pari.
00:34:53Information Pascal.
00:34:54Le budget passera
00:34:55par ordonnance.
00:34:56Ils l'ont dit,
00:34:57ils font de l'enfumage,
00:34:59comme toujours,
00:34:59monsieur le corps nu.
00:35:00Faites de l'enfumage,
00:35:01etc.
00:35:02Ça passera par ordonnance.
00:35:03Tous les préfets
00:35:04sont déjà au courant.
00:35:05C'est le 49-3 détourné.
00:35:07C'est le 49-3 détourné.
00:35:08Donc la décision
00:35:09est un moment
00:35:10dans la Ve République
00:35:11qui est assez fou.
00:35:13Joachim Leploc.
00:35:14C'est un moment
00:35:14complètement fou.
00:35:16Vous avez remarqué
00:35:17que ce budget
00:35:17n'est le budget de personne.
00:35:19Ce n'est pas le budget
00:35:20du gouvernement,
00:35:21ce n'est pas le budget
00:35:21de l'exécutif,
00:35:22ce n'est pas le budget
00:35:22de l'opposition.
00:35:23Non, c'est le budget
00:35:24de personne.
00:35:25C'est le budget de l'IFOP.
00:35:27La seule différence,
00:35:27c'est que comme le fait
00:35:28à remarquer à Benjamin Morel,
00:35:30dans le 49-3,
00:35:31il y a un vote,
00:35:31il y a la possibilité
00:35:32d'une censure,
00:35:32ce qui n'est pas le cas
00:35:33avec les ordonnances
00:35:33qui sont beaucoup
00:35:34moins démocratiques.
00:35:35C'est pire que le 49-3.
00:35:37Les gens ne savent pas
00:35:38ce que c'est les ordonnances.
00:35:39Il n'utilisait pas le 49-3.
00:35:40Il n'a pas dit
00:35:40qu'il n'utilisait pas
00:35:41les ordonnances.
00:35:42La décision a été prise.
00:35:43Docteur Lecorn.
00:35:45Mais c'est l'application
00:35:46de la Constitution ?
00:35:47Mais la Constitution,
00:35:48rien que la Constitution,
00:35:49toute la Constitution.
00:35:50Oh là là,
00:35:51que le procédure.
00:35:52Bon,
00:35:52Élexi porte plainte
00:35:53contre l'IFOP.
00:35:54Alors ça,
00:35:55c'est intéressant.
00:35:56Parce que maintenant,
00:35:57c'est l'IFOP
00:35:57qui est d'extrême droite.
00:35:58En fait,
00:35:58l'IFOP est d'extrême droite.
00:35:59CNews est d'extrême droite.
00:36:01Je veux dire,
00:36:01c'est fou le nombre
00:36:02des jogues.
00:36:03Après la publication
00:36:04d'un sondage
00:36:05sur la radicalisation
00:36:06croissante d'une partie des filles.
00:36:09L'IFOP fait face
00:36:10à de nombreuses critiques.
00:36:11C'est formidable.
00:36:12Mais c'est terrible
00:36:13parce que l'IFOP,
00:36:13la prochaine fois,
00:36:14ils vont y visiter
00:36:14à publier un sondage.
00:36:16C'est ça les conséquences.
00:36:17C'est que tu te fais cibler.
00:36:19La prochaine fois,
00:36:20ils diront,
00:36:20tiens,
00:36:20je ne vais peut-être pas
00:36:20faire un sondage
00:36:21sur les musulmans de France.
00:36:23L'Institut annonce
00:36:24vouloir poursuivre en justice
00:36:25deux députés LFI,
00:36:26Bastien Lachaud
00:36:27et Paul Vannier.
00:36:28Quatre conseils départementaux
00:36:29du culte musulman
00:36:31ont déposé plainte contre X
00:36:32auprès du tribunal judiciaire
00:36:33de Paris.
00:36:34Alors,
00:36:35M. Vannier,
00:36:35c'est un député B,
00:36:37c'est un député LFI
00:36:39du Val d'Oise
00:36:40et il a dit
00:36:40« Sondage ifobre,
00:36:41je dévoile la supercherie islamophobe.
00:36:43Une fois le plus,
00:36:44les musulmans sont désignés
00:36:45comme l'ennemi de l'intérieur.
00:36:46J'ai dénoncé la malcapue
00:36:47puant qui vise à faire
00:36:48de millions de nos compatriotes
00:36:49des islamistes
00:36:49et des terroristes en puissance. »
00:36:51Ce n'est pas du tout
00:36:51ce que dit le sondage,
00:36:52d'ailleurs, évidemment.
00:36:53« On interroge n'importe comment,
00:36:54a dit Bastien Lachaud,
00:36:55n'importe qui,
00:36:56avec un échantillon ridicule. »
00:36:57C'est le principe d'un sondage.
00:36:59« Et ensuite,
00:36:59on laisse croire
00:37:00que toute cette bouillie
00:37:01décrit la société
00:37:01alors qu'ils ne font que la tordre
00:37:03pour construire un récit anxiogène
00:37:05qui flatte l'idéologie
00:37:05d'extrême droite. »
00:37:06Bon.
00:37:08Bussini Nora a dit
00:37:09« Suite au tweet
00:37:09du député LFI
00:37:10Paul Vannier
00:37:11qui a surligné
00:37:11l'adresse de la rédaction
00:37:12d'écran de veille
00:37:13avec au-dessus mon nom,
00:37:16la rédaction où je pige
00:37:17et où je vais très peu
00:37:18en tant que journaliste indépendante
00:37:19et l'IFOP
00:37:20sont menacés de mort
00:37:20comme le détaille
00:37:21Géraldine Vosmer. »
00:37:23Ça, c'est important
00:37:24parce qu'en fait,
00:37:25la rédaction pour laquelle
00:37:26pige Nora Bussini,
00:37:27il y a eu un tweet
00:37:28de Paul Vannier
00:37:29qui a surligné l'adresse
00:37:30au point qu'il y a eu
00:37:31des menaces de mort,
00:37:32qu'il y a dû avoir
00:37:33un renforcement de la sécurité
00:37:34à l'adresse précisément.
00:37:37Donc, c'est très grave.
00:37:38Et alors,
00:37:38ce qu'il faut dire aussi,
00:37:39c'est que Nora Bussini,
00:37:40dans le cadre de ses travaux,
00:37:41notamment,
00:37:42elle a fait un livre,
00:37:43évidemment,
00:37:43où elle parle
00:37:44de l'antisémitisme
00:37:45qui peut avoir lieu
00:37:46à la France Insoumise,
00:37:47elle a témoigné
00:37:47dans la commission
00:37:48d'enquête parlementaire
00:37:49sur les liens
00:37:50entre les partis politiques
00:37:51et l'islamisme.
00:37:52Donc, il y a aussi,
00:37:53sans doute,
00:37:53une part de vengeance
00:37:54de la part de ses élus.
00:37:55Et elle paye
00:37:55d'avoir témoigné,
00:37:56d'avoir eu le courage
00:37:57de témoigner.
00:37:57Non, mais donner l'adresse,
00:37:58c'est fou.
00:37:58C'est comme si c'était...
00:37:59Joseph Massesca.
00:38:00C'est comme si
00:38:00il ne s'était rien passé
00:38:02à Charlie Hebdo.
00:38:04Mais vraiment,
00:38:04oser faire ça.
00:38:05On est dans un climat,
00:38:06je vous assure,
00:38:07on est dans un climat
00:38:08d'opposition.
00:38:09Je sais qu'on va recevoir
00:38:09Jean Séville,
00:38:10il y a un lien
00:38:10et notre ami
00:38:11Jean-Christophe Buisson
00:38:12qui ont écrit
00:38:13Les guerres civiles.
00:38:14Ça existait,
00:38:14Les guerres civiles
00:38:15en France, hélas ?
00:38:16Très bon livre.
00:38:16Oui, très bon livre.
00:38:17J'y ai collaboré.
00:38:18Ah bon ?
00:38:19C'est très bien.
00:38:20Mais on est dans un climat
00:38:21aujourd'hui.
00:38:22Les gens,
00:38:23c'est très compliqué.
00:38:24C'est très compliqué
00:38:25parce que si l'IFOP,
00:38:27parce que l'IFOP
00:38:28fait un sondage,
00:38:29interroge les uns
00:38:31et les autres
00:38:31sur ce qu'ils ont,
00:38:35comment ils perçoivent
00:38:36la société française,
00:38:37ce qu'ils ont envie
00:38:37de faire sur le voile,
00:38:38pas le voile, etc.
00:38:39Et que l'IFOP
00:38:40est accusé
00:38:42d'islamophobie,
00:38:45c'est ennuyeux quand même.
00:38:46Et ce mot islamophobique
00:38:47a été mis en place
00:38:49et un marqueur
00:38:50des frères musulmans.
00:38:51Non mais c'est surtout
00:38:52que l'IFOP
00:38:53fait les mêmes sondages
00:38:55qu'il s'agisse
00:38:55des musulmans,
00:38:56qu'il s'agisse
00:38:56des jeunes
00:38:57où ils font un travail
00:38:58remarquable
00:38:59en interrogeant
00:38:59les jeunes.
00:39:00Ils le font tous les 10 ans,
00:39:01je parle sous le contrôle
00:39:02de l'équipe,
00:39:03avec des résultats
00:39:04qu'on devrait lire,
00:39:06prendre un stabilo
00:39:06tellement c'est passionnant.
00:39:08Et là,
00:39:09en fait,
00:39:09on voudrait casser
00:39:10toute une argumentation
00:39:11qui depuis...
00:39:11Le même panel
00:39:12a été utilisé
00:39:12par la grande mosquée
00:39:13de Paris.
00:39:14Là,
00:39:14ils se plaignent du panel.
00:39:15Mais le même panel
00:39:16a été utilisé par la grande mosquée.
00:39:17Charlotte,
00:39:17ce climat
00:39:18qui va exister
00:39:19et qu'on sent
00:39:20en France,
00:39:22ce n'est pas nouveau
00:39:22bien sûr,
00:39:23mais ce climat
00:39:23qui va arriver
00:39:24jusqu'en 2027,
00:39:26quelles peuvent être
00:39:27les conséquences...
00:39:28Il est effectivement détestable.
00:39:30Et là,
00:39:30je vois poindre une guerre
00:39:31qui me paraît plus
00:39:32inquiétante
00:39:34que celle dont nous parlions
00:39:35tout à l'heure
00:39:35parce que,
00:39:36de fait,
00:39:36quand un député...
00:39:37Moi, honnêtement,
00:39:38il y a des débats
00:39:38qui ont été soulevés
00:39:39autour de ce sondage,
00:39:40pas du tout sur la méthodologie.
00:39:42En effet,
00:39:42le panel avait déjà été utilisé.
00:39:44D'ailleurs,
00:39:44pour demander
00:39:45aux musulmans
00:39:47de France
00:39:47par le biais
00:39:48de la grande mosquée de Paris
00:39:49s'ils sentaient
00:39:50une musulmanophobie
00:39:51dans la société
00:39:52et les chiffres
00:39:52n'avaient pas du tout
00:39:53été contestés
00:39:54ni le panel
00:39:54ni la méthodologie.
00:39:56En revanche,
00:39:57moi, par exemple,
00:39:57dans le sondage,
00:39:58il y a des questions...
00:40:00En fait,
00:40:00tout à l'heure,
00:40:00vous disiez
00:40:01qu'on est un pays de contrôleurs.
00:40:02C'est vrai,
00:40:02on est un pays crispé.
00:40:04Moi, j'en peux plus, en fait.
00:40:05On ne peut plus rien dire
00:40:06sans que ce soit des hurlements.
00:40:07Je ne peux pas vous laisser dire ça
00:40:08et ça, c'est impossible.
00:40:09Et ça, d'ailleurs,
00:40:09je vais saisir le tribunal.
00:40:10Est-ce qu'il est possible
00:40:11de se parler entre adultes ?
00:40:13Donc, est-ce qu'il est possible
00:40:14qu'un député dise,
00:40:15par exemple,
00:40:16dans le sondage,
00:40:17il y a des questions
00:40:17qui méritent discernement
00:40:24et moi, cette assertion
00:40:25m'a, par exemple, étonnée.
00:40:28Évidemment,
00:40:29ça ne relève pas du tout
00:40:30de la même chose.
00:40:31On peut prier tous les jours
00:40:31sans aimer les terroristes
00:40:33et je ne vois pas
00:40:34à quel moment
00:40:34on met tout ça
00:40:34dans le même panier.
00:40:36Donc, que des députés disent
00:40:36attention,
00:40:37il faut le lire
00:40:37avec discernement,
00:40:39ça m'intéresse beaucoup.
00:40:40Que des députés
00:40:41interrogent l'intérêt
00:40:44que peuvent avoir
00:40:45les Émirats Arabes Unis
00:40:46puisque c'est eux
00:40:47qui les ont interrogés
00:40:48sur ce sondage-là,
00:40:50pourquoi pas ?
00:40:51D'où vient ?
00:40:51Est-ce qu'il y a un lien ?
00:40:52Est-ce que ça existe ?
00:40:53Je n'ai pas de problème
00:40:54avec ça.
00:40:55Simplement, à la fin,
00:40:56que disent les résultats ?
00:40:59Est-ce que ce n'est pas important ?
00:41:00Au bas résultat,
00:41:01là, vous avez des députés,
00:41:02franchement,
00:41:02qu'un député
00:41:03mette l'adresse
00:41:04et prenne le temps
00:41:05de la surligner,
00:41:07mais qu'est-ce qu'il cherche ?
00:41:08Qu'est-ce qu'il cherche ?
00:41:09Si ce n'est, en effet,
00:41:10faire taire
00:41:11au risque d'avoir des morts
00:41:12quand même
00:41:12parce que c'est quand même
00:41:13un risque qu'on le sait
00:41:14avéré aujourd'hui
00:41:16et qui empêche absolument
00:41:18le débat de fond
00:41:19qui est intéressant
00:41:20autour de cette question
00:41:21parce qu'il interroge
00:41:22par ailleurs
00:41:22tous les choix politiques
00:41:23précédents.
00:41:24C'est moins une communauté
00:41:25qui est visée
00:41:26que des choix politiques
00:41:27absolument inconséquents
00:41:29pour la cohésion nationale.
00:41:30Mais Charlotte,
00:41:31moi j'entends ce que vous dites,
00:41:32mais d'où vient
00:41:32cette intimidation ?
00:41:35Elle vient toujours
00:41:35de la gauche
00:41:36et de l'extrême-gauche.
00:41:37Pourquoi je pose la question
00:41:38entre LFI et l'ARN ?
00:41:40Parce que l'ARN
00:41:42depuis deux ans
00:41:43ne se conduisent pas pareils.
00:41:44Je fais effectivement
00:41:45une hiérarchie
00:41:45entre la France insoumise
00:41:47et le Rassemblement national.
00:41:48Je ne vois pas
00:41:49du député
00:41:50du Rassemblement national
00:41:51faire ce qu'a fait
00:41:52M. Vannier.
00:41:52Donc je le dis.
00:41:54C'est mon travail
00:41:54de journaliste.
00:41:55Point.
00:41:56Je témoigne d'une réalité.
00:41:58Je dis effectivement
00:41:58qu'il y a une manière
00:42:00d'enflammer le débat
00:42:02et comment dire
00:42:04à LFI.
00:42:06Il y a une manière
00:42:07aujourd'hui
00:42:08de jeter de l'huile
00:42:09sur le feu
00:42:10à LFI.
00:42:11Je suis absolument d'accord.
00:42:12Et à chaque fois
00:42:12que j'utilise cette expression,
00:42:13je rappelle que
00:42:14jeter de l'huile sur le feu,
00:42:15c'est qu'il y a le feu.
00:42:17C'est important
00:42:17de le signaler.
00:42:18Et que je fais,
00:42:19ben oui,
00:42:19et je fais une hiérarchie
00:42:21entre la France insoumise
00:42:22et le Rassemblement national.
00:42:23Et je m'étonne
00:42:24quand je pose la question
00:42:25que tout le monde
00:42:25ne la voit pas.
00:42:26Mais alors certains
00:42:27ne la voient pas
00:42:28en disant
00:42:28ah oui mais
00:42:28je ne veux pas.
00:42:30Je préfère me masquer
00:42:33et me cacher les yeux.
00:42:34sur la responsabilité
00:42:36par rapport à la violence.
00:42:37Ça ne fait pas de moi
00:42:37un électeur
00:42:38du Rassemblement national ?
00:42:39J'ajoute simplement
00:42:40à votre explication
00:42:43avec laquelle je suis
00:42:44absolument d'accord
00:42:45encore une fois.
00:42:45Et qui ne serait pas d'accord ?
00:42:46D'ailleurs tous ceux
00:42:47qui nous écoutent
00:42:47ils sont tous d'accord en fait.
00:42:49Mais j'ajoute simplement
00:42:49que quand LFI
00:42:50déclenche en général
00:42:52elle aussi
00:42:53pour détourner l'attention
00:42:54la moindre polémique,
00:42:55se rue sur un député,
00:42:57une phrase,
00:42:58un journal,
00:42:59en général
00:43:00il y a beaucoup de gens
00:43:00qui te suivent
00:43:01au-delà des frontières
00:43:02de LFI.
00:43:03Ce qui leur a donné
00:43:03une puissance
00:43:04de pourrissement
00:43:06du débat
00:43:06absolument d'un.
00:43:07Mais qui pourrit le débat
00:43:08sinon la France insoumise ?
00:43:10Mais avec l'aide
00:43:10encore une fois
00:43:11de la nature
00:43:12et toujours pour la même raison
00:43:14parce que l'important
00:43:15pour tous ces gens-là
00:43:17le monstre abominable
00:43:20ce n'est pas la France insoumise
00:43:21c'est le Rassemblement national.
00:43:23Donc toute la grille
00:43:24de lecture
00:43:25est faite comme cela.
00:43:27Donc M. Vanier
00:43:28ce qu'il dit
00:43:28mais si c'était
00:43:29comment dire
00:43:30un député
00:43:31du Rassemblement national
00:43:32ça ferait la une
00:43:32de tous les canards
00:43:33de tous les journaux
00:43:34c'est invraisemblable
00:43:35ce qu'il a fait
00:43:36de surligner
00:43:36mais là ça passe crème
00:43:38c'est le privilège rouge
00:43:40et même les gens de gauche
00:43:42tu ne les entends pas
00:43:43tu n'as pas une voix
00:43:44capable de dire
00:43:45à gauche
00:43:45attention danger
00:43:46ils se taisent tous
00:43:48c'est eux les municois.
00:43:50Prof agrégé d'histoire géo
00:43:51M. Vanier
00:43:52c'est le monsieur éducation
00:43:53de la France insoumise
00:43:53donc ça en dit long
00:43:54sur cette dangerosité.
00:43:55Mais c'est eux les municois
00:43:55ceux qui ne réagissent pas
00:43:57non pas Vanier
00:43:57Vanier
00:43:58je ne leur fais jamais
00:43:59le reproche à eux
00:44:00parce qu'ils sont dans leur rôle
00:44:01ils veulent le chaos
00:44:02ils veulent la révolution
00:44:02c'est leur truc
00:44:03mais toute la gauche
00:44:05qui ne réagit pas
00:44:06toute la gauche
00:44:08bien pensante
00:44:09toute la gauche
00:44:09de Glucksmann
00:44:10à François Hollande
00:44:11qui ne dit rien
00:44:11c'est eux
00:44:12que tu peux taxer de municois
00:44:14parce que le danger
00:44:15il est là
00:44:15il est là
00:44:16il est sur ce tweet
00:44:17qu'on a cité tout à l'heure
00:44:18c'est des faits
00:44:19je n'invente rien
00:44:19ce sont des faits
00:44:21en fait Glucksmann
00:44:22quand même prend ses distances
00:44:23on ne peut pas
00:44:23on peut lui faire
00:44:25un certain nombre de reproches
00:44:26en l'occurrence
00:44:26sur LFI
00:44:27il a quand même marqué
00:44:28la distance
00:44:28je pense que lui
00:44:29il va prendre ses distances
00:44:29avec les électeurs
00:44:30c'est encore autre chose
00:44:31c'est possible
00:44:32mais avec LFI
00:44:33c'est sûr
00:44:33parce que je vous l'ai dit
00:44:34la semaine dernière
00:44:34je pense que le meilleur
00:44:36candidat
00:44:36tiens je fais le deuxième pari
00:44:37c'est François Hollande
00:44:38curieusement
00:44:39le meilleur candidat
00:44:40de la gauche républicaine
00:44:41c'est François Hollande
00:44:41parce que quand tu as vu
00:44:42la semaine dernière
00:44:43Glucksmann
00:44:45c'était pas convaincant
00:44:46c'était pas du tout convaincant
00:44:47honnêtement
00:44:50mais il n'est pas fait pour ça
00:44:52d'ailleurs
00:44:52moi je ne lui en veux pas du tout
00:44:53et si la question
00:44:54de la sécurité
00:44:55il n'est absolument pas fait
00:44:56pour être homme politique
00:44:57vraiment alors ça
00:44:58il faut qu'il fasse autre chose
00:44:59et si la question
00:45:00des retraites
00:45:01devient un sujet principal
00:45:02oui vous avez raison
00:45:03Hollande peut passer
00:45:05par un soupirail
00:45:05mais je pense que c'est le meilleur
00:45:07mais il a pour le défaut
00:45:08François Hollande
00:45:09on le sait tous
00:45:10mais il est plus intelligent
00:45:11il est plus politique
00:45:12il est plus habile
00:45:13et il est plus doué
00:45:14que les autres
00:45:15alors effectivement
00:45:16il ne fera pas grand chose
00:45:17c'est tout
00:45:18ou il augmentera les impôts
00:45:20il n'est pas jeune
00:45:21donc peut-être qu'il plaît
00:45:22ah oui
00:45:22ah mais non
00:45:24mais je pense qu'il aime bien
00:45:25vous l'aimez bien
00:45:26François Hollande
00:45:27mais répondez
00:45:29si vous pensez
00:45:31j'adore son humour
00:45:32voilà
00:45:33et c'est un homme
00:45:34effectivement
00:45:35extrêmement intelligent
00:45:36et qui a
00:45:37effectivement beaucoup d'humour
00:45:38on ne peut pas dire
00:45:39qu'effectivement
00:45:40il ait été un grand président
00:45:41de la République
00:45:42non
00:45:42je vous
00:45:43il en convient même
00:45:46lui-même
00:45:46d'ailleurs
00:45:47c'est une preuve
00:45:47de son intelligence
00:45:48puisque il ne s'est pas représenté
00:45:49donc il faut bien croire
00:45:52bah oui
00:45:53mais en tout cas
00:45:54il est meilleur
00:45:54écoutez
00:45:54franchement
00:45:55il est meilleur
00:45:55que Glucksmann
00:45:56mais bon
00:45:57il y a tellement
00:45:58c'est comme
00:45:58il ne faut pas vrai
00:45:59Cristiano Ronaldo
00:46:00je vous trouve très sévère
00:46:02à l'égard de Glucksmann
00:46:03mais il n'est pas fait pour ça
00:46:05mais c'est un honnête homme
00:46:07et pardon
00:46:08mais quand on est honnête homme
00:46:10on ouvre la barre
00:46:11on ne t'en veut pas
00:46:12le président de la République
00:46:12vous avez raison
00:46:13c'est un mauvais homme politique
00:46:14parce qu'apparemment
00:46:15il faut être tordu
00:46:16mais pas du tout
00:46:17mais pardonnez-moi
00:46:18il n'est pas tordu
00:46:19mais c'est pas une question
00:46:21de tordu
00:46:21je l'ai vu l'autre soir
00:46:24il n'a pas ses qualités
00:46:25il n'a pas de charisme
00:46:27il n'a pas
00:46:27c'est pas
00:46:28bien sûr
00:46:28c'est vrai
00:46:29mais non
00:46:30mais c'est vrai
00:46:31c'est pas ça simplement
00:46:33ce qu'on oublie
00:46:33c'est que quand Hollande
00:46:34a dû prendre des décisions
00:46:35pour éliminer un certain nombre
00:46:37de terroristes
00:46:37il a pris cette décision
00:46:38voilà
00:46:39et ça je ne suis
00:46:41pardonnez-moi
00:46:42Raphaël Glucksmann
00:46:42ne les prendra
00:46:43on va se réconcilier
00:46:44je ne suis pas
00:46:45je ne suis pas d'accord
00:46:46avec vous
00:46:46il a été
00:46:47on va se réconcilier
00:46:47Hollande peut-être
00:46:48Hollande a pris cette décision
00:46:49il a su prendre cette décision
00:46:49Hollande sait ce que c'est que la guerre
00:46:51on va se réconcilier
00:46:52Hollande président
00:46:53on va se réconcilier
00:46:54bon
00:46:55est-ce que le carillon d'Europe 1 arrive
00:46:57à 9h52
00:46:58parce que
00:47:00ah bah oui
00:47:02suffisamment
00:47:03c'est ce que prouveux
00:47:04Dieu le veut
00:47:04que dites-vous
00:47:05sur l'air ambiant
00:47:08dont on parlait
00:47:09Charlotte
00:47:10elle est magnifique
00:47:11le fait de dénoncer
00:47:17les gens
00:47:18tels que ça se fait
00:47:19ça s'est fait
00:47:19un professeur d'université
00:47:20vous en avez parlé
00:47:21qui balance
00:47:23des termes
00:47:24de génocidaire
00:47:25qu'il faut boycotter
00:47:26on est dans un monde
00:47:28qui est terrifiant
00:47:31et qui vient
00:47:34et ça vient d'où ?
00:47:36et ça vient d'où ?
00:47:38de
00:47:38de
00:47:39de
00:47:40de l'être humain
00:47:41non
00:47:42quand ça vient de la droite
00:47:44c'est la bête qui monte
00:47:45mais quand ça vient de la gauche
00:47:45c'est l'être humain
00:47:46non mais arrêtez
00:47:47ça va
00:47:47un peu de courage
00:47:49c'est vrai
00:47:50vous avez fait une bonne première partie
00:47:51la deuxième
00:47:51c'est quelque chose
00:47:53qui manque
00:47:53c'est quelque chose
00:47:54qui manque
00:47:55un peu de courage
00:47:55mais il faut beaucoup de courage
00:47:56pour un homme comme vous
00:47:58qui vient de la gauche
00:47:58de dire ça
00:47:59il faut beaucoup de courage
00:48:00intellectuel
00:48:00je viens de la gauche
00:48:02pour vous
00:48:03vous étiez président de la LICRA
00:48:05mais pas la LICRA
00:48:06exactement à droite
00:48:08c'est pas là où je la place
00:48:09c'est vraiment
00:48:10on a besoin de reprendre
00:48:11les fondamentaux ensemble
00:48:12mon cher
00:48:13je suis primaire
00:48:13vraiment
00:48:14vous avez vraiment besoin
00:48:15d'une mission d'histoire
00:48:16là pour le coup
00:48:17bon d'accord
00:48:18je retire
00:48:19vous avez raison
00:48:19très bien
00:48:20c'est un peu caricatural
00:48:21c'est un peu caricatural
00:48:22c'est pas mon genre
00:48:23Thomas Hill
00:48:26comment ça va Thomas
00:48:28vous vous rendez compte
00:48:29on est le 25 novembre
00:48:30dans un mois
00:48:31à cette heure-là
00:48:32à cette heure-là
00:48:33vous faites les cadeaux
00:48:35la veille ou le matin
00:48:36pour les enfants
00:48:36toujours la veille
00:48:38Noël passe chez vous
00:48:39la veille
00:48:39le 24 au soir
00:48:41et les enfants
00:48:42ils ont quel âge ?
00:48:449 et 13 ans
00:48:45je crois que c'est
00:48:46le 10e fois
00:48:46qu'on le dit
00:48:47vraiment souvent
00:48:489 et 13 ans
00:48:48mais oui
00:48:48non mais bon
00:48:499 et 13 ans
00:48:50et alors là
00:48:51vous avez déjà
00:48:53vous avez déjà fait
00:48:53les cadeaux de Noël
00:48:54ou pas ?
00:48:55rien du tout
00:48:55je suis du dernier moment
00:48:57vous savez
00:48:58j'ai beaucoup de mal
00:49:00à faire en avance
00:49:01ah oui
00:49:01à se projeter
00:49:02à me projeter
00:49:04absolument
00:49:04alors là c'est particulier
00:49:06parce que cette année
00:49:06figurez-vous que nous allons
00:49:07en Bavière
00:49:08et non
00:49:09je vais être obligé
00:49:10de voyager léger
00:49:11vous avez l'esprit municois
00:49:13voilà on y revient
00:49:15comme monsieur
00:49:17j'ai entendu vos débats
00:49:18mais l'esprit municois
00:49:20mais c'est curieux
00:49:22de passer
00:49:22vous avez de la famille
00:49:23en Bavière peut-être ?
00:49:24oui j'ai une soeur
00:49:25qui habite en Bavière
00:49:25figurez-vous
00:49:26non
00:49:27donc elle est mariée
00:49:28avec un monsieur allemand
00:49:29elle est mariée
00:49:29avec un anglais
00:49:30donc je ne sais pas
00:49:31elle est mariée
00:49:31en un anglais
00:49:32votre soeur vit donc
00:49:33à Munich
00:49:34avec un anglais
00:49:34voilà
00:49:35un espion
00:49:38on dirait une mauvaise blague
00:49:39on dirait une mauvaise blague
00:49:40bon ben c'est bien
00:49:41non mais c'est bien
00:49:42c'est bien
00:49:42mais voilà
00:49:43et donc je vais faire
00:49:449h de route
00:49:45on est très en retard
00:49:45me dit Marine Lançon
00:49:47le programme
00:49:47je vous embrasse
00:49:48le programme
00:49:49bon il est parti
00:49:50il est parti
00:49:51il est 9h55
00:49:53on marque une pause
00:49:54on va parler de Jean-Luc Mélenchon
00:49:55Mélenchon
00:49:56le bruit et la fureur
00:49:57portrait d'un révolutionnaire
00:49:59c'est Rodolphe Karte
00:50:00qui a écrit ce sujet là
00:50:01et puis on parlera
00:50:02du rapport
00:50:03de la droite sénatoriale
00:50:04de Laurent Wauquiez
00:50:05le prisonnier est rentré hier soir
00:50:07pour la soupe
00:50:07à 21h
00:50:08et puis on parlera
00:50:09pourquoi pas
00:50:10et il a réussi
00:50:11son troisième embauche
00:50:12c'est quand même
00:50:13une drôle d'idée
00:50:13à propos de Mélenchon
00:50:14d'appeler un livre
00:50:15le bruit
00:50:17le bruit et le fureur
00:50:18non
00:50:18et la fureur
00:50:19le bruit
00:50:20ça vous avez fait exprès
00:50:23pour faire une petite blague
00:50:24pas du tout
00:50:24on est à une époque
00:50:26où finalement
00:50:27il n'y a pas de gens
00:50:27donc on peut dire
00:50:28c'est l'humour de l'onde
00:50:30c'est l'humour
00:50:31humour de Jake Lebovis
00:50:32attendez
00:50:33allez allez on est en retard
00:50:35à tout de suite
00:50:36à 10h02
00:50:39Sommayal Abidi
00:50:40nous rappelle les titres
00:50:42Emmanuel Macron
00:50:45s'explique sur le retour
00:50:46du service militaire
00:50:47il ne s'agit pas
00:50:48d'envoyer nos jeunes
00:50:49en Ukraine
00:50:50est-il assuré ce matin
00:50:51au micro de RTL
00:50:52un nouveau service national
00:50:54volontaire
00:50:55dont le chef de l'état
00:50:55précisera les contours
00:50:57ce jeudi
00:50:57giflé devant son établissement
00:51:00la principale du collège
00:51:02Henri Matisse à Nice
00:51:03est en arrêt maladie
00:51:04des faits qui remontent
00:51:05au 16 octobre dernier
00:51:06lorsque la mère d'un élève
00:51:08est descendue de sa voiture
00:51:09et a agressé la fonctionnaire
00:51:11qui lui demandait
00:51:11de laisser passer des élèves
00:51:13sur le passage piéton
00:51:14le procureur de la république
00:51:16a été saisi
00:51:17et puis le président américain
00:51:19Donald Trump
00:51:19a signé hier
00:51:20un décret
00:51:21enclenchant un processus
00:51:22au terme duquel
00:51:23les branches des frères musulmans
00:51:25dans certains pays
00:51:26doivent être désignés
00:51:27comme organisations
00:51:28terroristes étrangères
00:51:29sont concernés
00:51:30le Liban
00:51:31la Jordanie
00:51:32l'Egypte
00:51:32pays où le mouvement
00:51:33a été fondé
00:51:34merci beaucoup
00:51:37Soumaïa
00:51:38Mélenchon le bruit
00:51:39et la fureur
00:51:39portrait au pluriel
00:51:41d'un révolutionnaire
00:51:41on est avec Rodolphe Karte
00:51:42et vraiment
00:51:43c'est un livre assez remarquable
00:51:44que je vous propose
00:51:46de lire
00:51:47pourquoi pas
00:51:48je ne sais pas
00:51:48si ça s'offre
00:51:49le soir de Noël
00:51:50un cadeau empoisonné
00:51:53pour lancer
00:51:53les débats politiques
00:51:54à table
00:51:54le bruit et la fureur
00:51:58et notre ami
00:51:59Alain Jakubowicz
00:52:00soulignait ce titre
00:52:01célébrissime
00:52:02qui fait référence
00:52:03à Macbeth
00:52:04et à Shakespeare
00:52:06et il est justifié
00:52:08par Mélenchon
00:52:08lorsqu'il dit
00:52:09je suis le bruit
00:52:09et la fureur
00:52:10le tumulte
00:52:11et le fracas
00:52:11celui de notre temps
00:52:13de notre époque
00:52:14c'est l'heure
00:52:14des caractères
00:52:15et cette salle
00:52:16est remplie de mauvaises têtes
00:52:17disait-il
00:52:18je crois
00:52:18dans un meeting
00:52:20et ça
00:52:21c'est une stratégie
00:52:22assumée
00:52:23de saturer
00:52:23l'espace public
00:52:25oui oui
00:52:25il a pris exemple
00:52:26notamment sur les leaders
00:52:27sud-américains
00:52:28on sait qu'il a un vrai
00:52:29tropisme sud-américain
00:52:30notamment avec
00:52:31Hugo Chavez
00:52:31et c'est vrai
00:52:32qu'il a fait
00:52:33science
00:52:34cette stratégie
00:52:35donc
00:52:36de conflictualité
00:52:38de rentrer dans l'art
00:52:40de foncer tel le bélier
00:52:41et ensuite
00:52:41de voir les dégâts
00:52:42comment on se passe
00:52:44et oui
00:52:44c'est sa stratégie
00:52:45aujourd'hui
00:52:46à mon avis
00:52:46c'est une stratégie
00:52:47qui
00:52:48on va dire
00:52:50à court terme
00:52:50peut parfois
00:52:51occasionner certains dégâts
00:52:52mais je pense
00:52:53à moyen
00:52:53et à long terme
00:52:54peut occasionner aussi
00:52:55un phénomène de résistance
00:52:57et de coagulation
00:52:58autour de lui
00:52:59et d'ailleurs
00:52:59on le voit
00:53:00avec les nombreuses purges
00:53:01qu'il a fait
00:53:01au sein de son parti
00:53:02à chaque fois
00:53:03qu'il a pris des positions
00:53:04assez radicales
00:53:05par exemple
00:53:05sur la Palestine
00:53:06récemment
00:53:07ou même par exemple
00:53:08sur l'économie
00:53:09avec vraiment une gauche
00:53:10anticapitaliste
00:53:11et de rupture
00:53:11et bien justement
00:53:12ça lui permet d'épurer
00:53:13au sein du parti
00:53:14et comme on le sait bien
00:53:15le parti se renforce
00:53:16en s'épurant
00:53:17du côté des gauchistes
00:53:18oui alors c'est possible
00:53:20mais quand même
00:53:20en termes d'intention de vote
00:53:22il a perdu en route
00:53:24des électeurs
00:53:26c'est à dire qu'aujourd'hui
00:53:27en intention de vote
00:53:28Thomas
00:53:29il est à 11-12
00:53:30entre 10 et 12
00:53:31et à la dernière présidentielle
00:53:32il était à combien ?
00:53:33vous parlez à la fin
00:53:35ou dans les intentions de vote ?
00:53:36non à la dernière présidentielle
00:53:38il racle le second tour
00:53:39à 400 000 voix
00:53:40il est à...
00:53:41au début
00:53:42il était aussi
00:53:43entre 10 et 12
00:53:44là on voit bien
00:53:45par exemple
00:53:46si demain
00:53:48il y avait une législative
00:53:49est-ce que
00:53:50le nouveau front populaire
00:53:52pourrait se
00:53:53coaliser de nouveau ?
00:53:56certains disent que oui
00:53:57d'ailleurs
00:53:57que M. Glucksmann
00:53:59irait à la...
00:54:00pas M. Glucksmann
00:54:00d'ailleurs
00:54:00mais M. Fort
00:54:01et M. Vallot
00:54:02iraient à la soupe
00:54:03d'autres disent quand même
00:54:04ils ont pris leur distance
00:54:05François Hollande
00:54:06qui est du PS
00:54:07tout ça a pris ses distances
00:54:08donc vous ne pensez pas
00:54:09qu'il a perdu des voix en route ?
00:54:14je ne suis pas forcément d'accord
00:54:16parce que
00:54:17souvent quand on revient
00:54:18sur les dernières années politiques
00:54:19on dit
00:54:19le parti qui monte en puissance
00:54:21c'est le Rassemblement National
00:54:22ce qui est vrai
00:54:23mais l'autre parti
00:54:24ou en tout cas
00:54:24l'autre personnalité
00:54:25qui monte en puissance aussi
00:54:26c'est Jean-Luc Mélenchon
00:54:27en 2012
00:54:28à sa première présidentielle
00:54:29Jean-Luc Mélenchon
00:54:30fait déjà 11%
00:54:31en 2017
00:54:32il échoue à l'accession
00:54:33en second tour
00:54:34à 600 000 voix près
00:54:35et en 2022
00:54:36à 400 000
00:54:36400 000
00:54:37ça la fois beaucoup
00:54:38mais aussi très peu
00:54:39et si vous voyez
00:54:40les dernières élections européennes
00:54:42il a fait un meilleur score
00:54:44que les dernières élections européennes
00:54:45alors que normalement
00:54:46donc ça marche
00:54:46donc ça marche
00:54:47selon vous en tout cas
00:54:49en tout cas
00:54:50il l'assume
00:54:50même si ça éloigne
00:54:51j'imagine des gens
00:54:52qui ont une sensibilité de gauche
00:54:55je vais le dire comme ça
00:54:56comme Alain Jakubowicz
00:54:57ou comme la gauche
00:54:59des gens comme
00:54:59ça va de François Hollande
00:55:01à l'ancien
00:55:02mais ça ne les éloigne pas
00:55:03dans un second tour Pascal
00:55:04comment ?
00:55:04ça ne les éloigne pas
00:55:05si Jean-Luc Mélenchon
00:55:06est la seule alternative
00:55:07au fait que le Rassemblement National
00:55:08ne gagne pas
00:55:09non mais c'est vrai
00:55:10à un moment donné
00:55:11il y a un
00:55:11sinon qu'au premier tour
00:55:13ils n'iront pas voter pour lui
00:55:15donc ils abaisseront
00:55:16forcément son niveau
00:55:17s'il était plus
00:55:18en fait
00:55:19s'il était plus fédérateur à gauche
00:55:21je pensais que ça marcherait moins
00:55:22oui mais aujourd'hui
00:55:22on voit qu'il y a
00:55:23deux pôles à gauche
00:55:24qui ne feront pas d'alliance
00:55:26c'est la gauche de rupture
00:55:27avec Mélenchon
00:55:28et la gauche
00:55:28social-démocrate
00:55:30réformiste
00:55:30de Raphaël Guxman
00:55:31et au milieu
00:55:31vous avez tout un lot
00:55:32de petits candidats
00:55:33j'allais dire Guxman
00:55:35non
00:55:35Ruffin
00:55:36Fort
00:55:37Clémentinotin
00:55:38etc
00:55:39et eux sont concassés
00:55:40contre ces deux gauches
00:55:42irréconciliables
00:55:43et Jean-Luc Mélenchon
00:55:43ce rapport de force
00:55:44il l'assume
00:55:45et vraiment
00:55:46il fonce de l'eau
00:55:47mais ma question
00:55:48s'il était plus fédérateur
00:55:50vous pensez que ça marcherait moins bien
00:55:51mais là-dessus
00:55:52vraiment une des forces
00:55:54de Jean-Luc Mélenchon
00:55:55c'est qu'il a fait sien
00:55:55cette maxime
00:55:57stratégique
00:55:58militaire
00:55:58c'est qu'il faut toujours
00:55:59faire prévaloir
00:56:00la stratégie
00:56:00sur la tactique
00:56:01Jean-Luc Mélenchon
00:56:02la stratégie
00:56:03son angle stratégique
00:56:05c'est la conquête du pouvoir
00:56:06ensuite la tactique
00:56:07il va
00:56:07comment dire
00:56:08s'adapter
00:56:08au fur et à mesure
00:56:09des échéances
00:56:10mais par exemple
00:56:11au premier tour
00:56:12je pense qu'il va adopter
00:56:13une position
00:56:14anti-système
00:56:15c'est d'ailleurs
00:56:16peut-être ce qui va lui permettre
00:56:17d'accéder au Songoutour
00:56:18d'ailleurs on le voit
00:56:19il commence à avoir
00:56:20des positions un peu plus
00:56:21radicales sur l'Union Européenne
00:56:23il parle de nationalisation
00:56:24parce que
00:56:25un électorat
00:56:26qui va essayer de séduire aussi
00:56:27pour accéder au second tour
00:56:28c'est l'électorat abstentionniste
00:56:30qui penche un petit peu
00:56:31parfois entre l'ERN
00:56:32et la France insoumise
00:56:33sur un certain nombre de sujets
00:56:34et je pense que
00:56:35s'il accède au second tour
00:56:36là vous verrez
00:56:37très tacticien
00:56:38il va se recentrer
00:56:40il va jouer le mythe
00:56:42et agiter le chiffon
00:56:43antifasciste
00:56:44comme il sait très bien le faire
00:56:45et par exemple
00:56:46en 2021
00:56:46je ne sais pas si vous vous en souvenez
00:56:48on avait eu une tribune
00:56:49de Philippe Devilliers
00:56:50dans Valeurs Actuelles
00:56:50pour dire qu'il fallait
00:56:51un sursaut d'âme
00:56:52Jean-Luc Mélenchon
00:56:53s'était présenté
00:56:54comme le sauveur
00:56:55de la République
00:56:56en disant
00:56:56il faut s'opposer
00:56:57aux sécessionnistes
00:56:58et quelques semaines après
00:56:59on avait eu pareil
00:57:00une tribune des généraux
00:57:01et là pareil
00:57:02Jean-Luc Mélenchon avait dit
00:57:03il vaut foutre un grand coup
00:57:04de balai dans l'appareil militaire
00:57:05il sait se faire
00:57:06le dernier rempart
00:57:07aussi de la République
00:57:08alors c'est peut-être du chiquet
00:57:09je veux bien le comprendre
00:57:11mais par contre
00:57:11on sent que stratégiquement
00:57:12il est capable
00:57:13du jour au lendemain
00:57:15de retourner sa stratégie
00:57:16si ça lui permet
00:57:17la conquête du monde
00:57:17alors les quartiers populaires
00:57:19et vous citez Raphaël Arnaud
00:57:20c'est intéressant
00:57:20l'élection de Raphaël Arnaud
00:57:21est une parfaite démonstration
00:57:23du travail préparatoire
00:57:24de LFI
00:57:24concernant les électorats
00:57:25arabo-musulmans
00:57:26ce qui fait la bascule
00:57:27au second tour
00:57:28c'est le vote des quartiers
00:57:29déclare à Mediapart
00:57:30Aurélie Crea
00:57:31présidente du pôle
00:57:33LGBTI
00:57:34plus
00:57:35du Vaucluse
00:57:36et pendant cette élection
00:57:37les actions pour faire voter
00:57:38les quartiers populaires
00:57:39ont été particulièrement efficaces
00:57:41le 20 septembre 2023
00:57:43devant l'institut
00:57:43de la Boétie
00:57:44Mélenchon affirmait
00:57:45que les banlieues
00:57:45votaient à 80%
00:57:46pour nous au premier tour
00:57:47mais qu'ils étaient
00:57:48seulement 30% à y aller
00:57:49malgré une gauche locale
00:57:51forte et hostile
00:57:52à sa candidature
00:57:53Arnaud est donc parvenu
00:57:54au second tour
00:57:55grâce à ce provillage
00:57:56la théorie de Mélenchon
00:57:58si les quartiers émigrés
00:57:59islamisés
00:58:00votent au niveau
00:58:01du reste du pays
00:58:02nous l'emporterons
00:58:03à fonctionner à plein
00:58:04pour l'ancien chef
00:58:05des milices antifascistes
00:58:07de Lyon
00:58:07et c'est vrai que Raphaël Arnaud
00:58:08vous le connaissez sans doute
00:58:09puisque vous êtes lyonnais
00:58:10c'est une élection
00:58:11qui a pu surprendre
00:58:12bien évidemment
00:58:13mais aujourd'hui
00:58:15par exemple
00:58:15il serait réélu
00:58:16de la même manière
00:58:16vous pensez ?
00:58:17je pense
00:58:18le but de Mélenchon
00:58:20pendant la
00:58:20on va dire
00:58:21la période
00:58:22du conflit
00:58:23israélo-palestinien
00:58:24c'était de capitaliser
00:58:25un électorat
00:58:26avoir une base électorale
00:58:27aujourd'hui
00:58:28le seul parti
00:58:28qui a une vraie base électorale
00:58:30qui a un butin de guerre électorale
00:58:31c'est le rassemblement national
00:58:32avec on va dire
00:58:34les classes périphériques
00:58:35classe moyenne
00:58:36populaire
00:58:36blanche de la France périphérique
00:58:38aujourd'hui
00:58:38le seul autre candidat
00:58:40qui a capitalisé
00:58:40un électorat
00:58:41c'est Jean-Luc Mélenchon
00:58:43avec cet électorat
00:58:44des banlieues
00:58:45le bloc central
00:58:46a un électorat
00:58:47il est plus de 65 ans
00:58:48c'est un gros électorat
00:58:49oui mais il est largement divisé
00:58:50vous voyez
00:58:51aujourd'hui
00:58:52moi j'écoutais
00:58:53un jugement
00:58:54d'Aquilino Morel
00:58:55Aquilino Morel
00:58:56pour moi
00:58:56c'est vraiment quelqu'un
00:58:57qui a un sens aigu de la politique
00:58:58c'était un ancien conseiller
00:58:59de François Hollande
00:59:00on l'a reçu plusieurs fois ici
00:59:01c'est un homme
00:59:02d'abord sympathique
00:59:03et effectivement
00:59:04qui a une qualité
00:59:04d'expertise intéressante
00:59:05et Aquilino Morel
00:59:06le disait très bien
00:59:07aujourd'hui
00:59:07le bloc central
00:59:09n'arrive pas
00:59:09à faire émerger
00:59:10une figure
00:59:11pour faire contrepoids
00:59:12d'un côté
00:59:13à Jean-Luc Mélenchon
00:59:14et de l'autre
00:59:14à Marine Le Pen
00:59:16ou en tout cas
00:59:16au candidat
00:59:17au candidat
00:59:18rassemblement national
00:59:18qui ira aux présidentielles
00:59:19vraiment
00:59:21le bloc central
00:59:21est en panique
00:59:22c'est un canard
00:59:23donc terminez sur
00:59:23Raphaël Arnaud
00:59:24parce que je vous ai coupé
00:59:25oui alors là
00:59:25disons que
00:59:26ça fait partie
00:59:27de la stratégie
00:59:27de la conflictualité
00:59:28dès les années 90
00:59:29on a toute une partie
00:59:30des socialistes
00:59:31Jean-Luc Mélenchon
00:59:32Cambadélis
00:59:33des anciens Trotskis
00:59:34qui avaient
00:59:34comment dire
00:59:35théorisé la notion
00:59:37de harcèlement démocratique
00:59:38à l'époque
00:59:39le Front National
00:59:40commence à monter
00:59:40et le harcèlement démocratique
00:59:42ça consiste à faire quoi
00:59:43des contre-manifestations
00:59:44à faire des pétitions
00:59:45à faire des demandes
00:59:47d'interdiction
00:59:48et aujourd'hui
00:59:49Jean-Luc Mélenchon
00:59:49disons que cette violence
00:59:50il va l'assumer
00:59:51dans le côté
00:59:52avec les instruments juridiques
00:59:54mais de l'autre côté
00:59:55on a ce côté
00:59:56un peu satellite
00:59:57des personnages
00:59:58comme Raphaël Arnaud
00:59:59ancien groupuscule
01:00:00antifasciste
01:00:01qui eux
01:00:01insument une violence
01:00:02directe
01:00:03une action physique
01:00:04et d'ailleurs
01:00:05de Logu
01:00:06de Logu aussi
01:00:07et moi
01:00:08dans le livre
01:00:09je reprends un exemple
01:00:10aussi
01:00:10c'était une conférence
01:00:11qu'avait donnée
01:00:12donc Raphaël Arnaud
01:00:13avec différents journalistes
01:00:15dont Mathieu Mollard
01:00:15de Street Press
01:00:17un journal
01:00:18d'extrême gauche
01:00:18et dans cette réunion
01:00:21la question c'était
01:00:22et si le RN
01:00:23arrive en 2027
01:00:24au pouvoir
01:00:25et à un moment
01:00:26il y a un petit énervé
01:00:27du public
01:00:27qui apostrophe
01:00:29Raphaël Arnaud
01:00:29qui dit
01:00:30il faut s'en prendre
01:00:30directement
01:00:31et Raphaël Arnaud
01:00:32dit
01:00:32ou en tout cas
01:00:33crache à balda
01:00:33en disant
01:00:34je ne peux pas dire ça ici
01:00:35ce qu'il faut bien comprendre
01:00:36c'est que
01:00:36cette proportion
01:00:37à la violence
01:00:38ce deux poids deux mesures
01:00:39qu'on a toujours
01:00:40avec la gauche
01:00:41eux l'assume totalement
01:00:42oui
01:00:43enfin c'est des
01:00:44je pense qu'il ne faut pas
01:00:45le sous-estimer
01:00:46vous savez
01:00:47l'action
01:00:47l'AFA
01:00:49donc l'action fasciste
01:00:50banlieue
01:00:51les gens qui passent à l'action
01:00:52ils ne le disent pas
01:00:53exactement
01:00:53c'est comme celui
01:00:55qui vous menace
01:00:55d'un coup de poing
01:00:56ils ne vous le donnent jamais
01:00:57donc ces gens-là
01:00:58je pense que
01:00:59bon
01:01:00ils peuvent être forts
01:01:01comme ça
01:01:01dans la parole
01:01:02mais
01:01:02oui mais
01:01:04vous-même
01:01:05vous avez souligné
01:01:06plusieurs fois
01:01:06dans le passé
01:01:07que le fait
01:01:08de mettre
01:01:09une épée de Damoclès
01:01:09en disant si le Rassemblement National
01:01:11est élu
01:01:11voilà
01:01:12il risque de se passer
01:01:13le désordre dans la rue
01:01:14le chaos
01:01:14deux trois choses
01:01:16et on reviendra évidemment
01:01:17avec votre livre
01:01:17mais vous savez toujours
01:01:18cette dernière demi-heure
01:01:19on essaye de jongler
01:01:20avec toutes les actualités
01:01:21Laurent Wauquiez
01:01:22ce qu'a dit Laurent Wauquiez
01:01:23hier sur le voile
01:01:24écoutez
01:01:24quand on a moins de 18 ans
01:01:27qu'on est mineur
01:01:28qu'on est sous l'autorité
01:01:29d'un adulte
01:01:30et qu'en réalité
01:01:30vous avez des jeunes filles
01:01:32je le redis
01:01:33parce qu'il y a des témoignages
01:01:34très choquants
01:01:34y compris d'écoles primaires
01:01:36où on nous explique
01:01:38que dans des écoles primaires
01:01:39musulmanes
01:01:39il peut y avoir des gamines
01:01:40qui ont 5 ans, 7 ans
01:01:41qui portent le voile
01:01:42bon bah stop
01:01:43donc il n'y a pas d'excuses
01:01:45de j'ai envie
01:01:46je suis adolescente
01:01:47je fais ceci
01:01:48je fais cela
01:01:48il y a une règle
01:01:49on applique la règle
01:01:50on la fait respecter
01:01:52on cherche à savoir
01:01:53s'ils ont autorisé ou interdit
01:01:54non
01:01:54on ne convoque pas les parents
01:01:56on ne fait pas de etc
01:01:57on fait juste une sanction
01:01:58tiens
01:01:58il y a une règle
01:01:59la règle c'est
01:02:00il n'y a pas de port du voile
01:02:01pour les mineurs
01:02:01si quelqu'un ne respecte pas la règle
01:02:04il y a une sanction
01:02:04et une contravention
01:02:05c'est simple
01:02:06enfin
01:02:06je ne comprends même pas
01:02:08qu'on se pose la question
01:02:08sous prétexte que c'est le voile
01:02:10ce sera interdit
01:02:11avec une amende
01:02:12pour les parents
01:02:13c'est intellectuel
01:02:13avec une amende
01:02:14pour les parents
01:02:15dont une mineure porte le voile
01:02:16bon
01:02:16qu'en pensez-vous ?
01:02:17est-ce que c'est possible ?
01:02:18est-ce que c'est une bonne chose ?
01:02:19est-ce que c'est...
01:02:20je ne sais pas comment il peut...
01:02:21il veut interdire
01:02:22le voile des enfants
01:02:25dans les écoles musulmanes
01:02:27et c'est ce qu'il a dit là
01:02:28il a dit dans les écoles musulmanes
01:02:29il veut l'interdire partout
01:02:29partout
01:02:30partout
01:02:30je veux dire
01:02:31le port de voile dans la...
01:02:32c'est interdit dans le public
01:02:34mais pas dans le sous-contrat
01:02:35et dans le hors-contrat aujourd'hui
01:02:36ben oui bien sûr
01:02:36mais enfin dans une école musulmane
01:02:38le fait que des petites filles
01:02:39portent si tel est le souhait
01:02:42de leurs parents
01:02:42enfin je veux dire
01:02:42c'est...
01:02:43à l'école publique
01:02:44on est d'accord
01:02:45mais dans une école musulmane
01:02:46c'est-à-dire qu'en...
01:02:47Thomas Bonnet
01:02:47mutatis mutandis
01:02:49comme on dit chez nous
01:02:50on interdirait aux petits garçons
01:02:51de porter une fille
01:02:52pas dans une école juive
01:02:53honnêtement
01:02:54je ne fais pas le parallèle automatique
01:02:56mais je veux dire que
01:02:57le fait de cette émission
01:02:59dans quelque chose
01:03:00qui est autorisé
01:03:00encore une fois
01:03:01ces écoles
01:03:02elles ne sont pas interdites
01:03:04elles sont souvent sous contrat
01:03:06je veux dire
01:03:07on va aller jusqu'où ?
01:03:09C'est le principe même
01:03:10de voiler le mineur
01:03:11Je ne me fais pas ici
01:03:12de défenseur du loi
01:03:13je pense que chacun
01:03:14l'aura compris
01:03:15mais je veux dire
01:03:16que cette espèce
01:03:16de surenchère là aussi
01:03:17une surenchère répond
01:03:19on met en face
01:03:20une autre surenchère
01:03:21jusqu'où ?
01:03:23jusqu'à quand ?
01:03:23Enfin je veux dire
01:03:24on fait comment ?
01:03:25On fait comment ?
01:03:26C'est que certains voyaient déjà
01:03:27une forme de surenchère
01:03:28dans la loi de 2004
01:03:28et le fait est qu'elle a eu
01:03:29des effets salutaires
01:03:30pour tout le monde
01:03:31en particulier
01:03:31pour les jeunes filles musulmanes
01:03:32qui ont vu le résultat scolaire
01:03:34augmenté après la loi de 2004
01:03:35il y a une étude d'Éric Morin
01:03:36qui le prouve
01:03:37donc moi je serais le premier
01:03:38à vouloir conduire
01:03:38ce cas législatif
01:03:39maintenant il y a deux ans
01:03:40Non mais c'est l'exemple
01:03:41que vient de dire Alain Jakubovit
01:03:42c'est juste
01:03:43est-ce que dans une école musulmane
01:03:45dans une école musulmane
01:03:47une...
01:03:47voilà
01:03:48parce qu'à ce moment-là
01:03:48si vous faites ça
01:03:49et son parallèle
01:03:50n'était pas faux
01:03:52avec la kippa
01:03:53Le problème il est en amont
01:03:54c'est l'emballement quantitatif
01:03:55Ça n'a pas du tout
01:03:56la même signification
01:03:56Oui ça n'a pas la même signification
01:03:57Le voile n'a pas la même signification
01:03:59que le fait de porter une kippa
01:04:00Pardonnez-moi
01:04:01quand vous sexualisez
01:04:02le corps de la fille
01:04:03parce que c'est ça la question
01:04:05ça n'a rien à voir
01:04:06C'est vrai
01:04:06Non mais il a raison
01:04:07Comment vous pouvez mettre ça
01:04:08sur le même niveau ?
01:04:10Moi je me mets simplement
01:04:12à la place des parents
01:04:14Charlotte Dernelas
01:04:15Je me mets simplement
01:04:16à la place des parents
01:04:17c'est tout
01:04:18Je veux dire que je
01:04:19je pense que c'est
01:04:22Non mais bon
01:04:23Charlotte vous voulez dire quelque chose ?
01:04:24Non mais la question depuis
01:04:25enfin la question
01:04:27est le traitement des conséquences
01:04:29de la politique migratoire
01:04:30Ça n'est que ça
01:04:31la seule question
01:04:32Donc on arrive
01:04:33et d'ailleurs on rejoint
01:04:34la question
01:04:35du sondage
01:04:36tout à l'heure
01:04:37On n'a plus de solution
01:04:38Non mais le nombre évidemment
01:04:39Je veux dire
01:04:40vous pouvez interdire
01:04:40tout ce que vous voulez
01:04:41au bout d'un moment
01:04:41le nombre
01:04:42On peut pas
01:04:42Un mot sur Marseille
01:04:44parce qu'à la suite
01:04:45des récents événements
01:04:46survenus à Marseille
01:04:47plusieurs maires de famille
01:04:48envisagent de quitter la ville
01:04:49J'ai entendu ce matin
01:04:50dans le journal de 6h30
01:04:51sur Europe 1
01:04:52un comment dire
01:04:54un reportage formidable
01:04:54de Stéphane Burgatte
01:04:56qui est le correspondant
01:04:57permanent
01:04:58d'Europe 1
01:04:59à Marseille
01:05:00et qui a interrogé
01:05:01à la fois une maire
01:05:02et une représentante
01:05:04d'association
01:05:05après ce qui s'est passé
01:05:06la semaine dernière
01:05:07Écoutez ces deux témoignages
01:05:09que je trouve
01:05:10sans doute représentatifs
01:05:11de beaucoup d'habitants
01:05:12de Marseille
01:05:13Écoutez
01:05:13Je vous dis la vérité
01:05:15je suis seule avec deux garçons
01:05:16et je pense à partir
01:05:17de Marseille
01:05:17avant que le premier
01:05:18passe au collège
01:05:19il faut que je parte d'ici
01:05:20j'ai peur qu'ils tournent mal
01:05:21mes garçons et moi
01:05:21avant que ça arrive
01:05:22il faut que je parte d'ici
01:05:23parce que je peux pas rester ici
01:05:24avec deux garçons
01:05:25les élever seuls
01:05:25avec tout ce qui se passe
01:05:26moi j'ai jamais vu ça
01:05:27puisqu'il y a un acte fort
01:05:28et que c'est un avertissement
01:05:30qui est lancé
01:05:30j'en prends acte
01:05:31et moi personnellement
01:05:31je me retire
01:05:32de tout engagement
01:05:33pour le moment
01:05:33plus personne n'est à l'abri
01:05:34mon cap a été franchi
01:05:36c'est une question de survie pour nous
01:05:37tous ceux qui militent
01:05:38qui s'affichent à visage découvert
01:05:39peuvent être des cibles potentielles
01:05:41je comprends
01:05:41qu'il y en ait de nombreux
01:05:42qui vont garder le silence
01:05:43dorénavant
01:05:43Vous avez une maire
01:05:45et une représentante d'association
01:05:46la représentante d'association
01:05:47elle dit
01:05:47je me retire
01:05:48l'intimidation
01:05:50et la maire a dit
01:05:50moi faut que je quitte le quartier
01:05:51parce que j'ai deux garçons
01:05:52et c'est les mères
01:05:54qui vont peut-être
01:05:54comme toujours sauver
01:05:55sinon la France
01:05:57sauver la société
01:05:58elles sont formidables
01:05:59ces mères
01:06:00ce qu'elle dit cette dame
01:06:01elle dit
01:06:01moi j'ai deux garçons
01:06:02il faut que je m'en aille
01:06:03mais j'ai peur qu'ils tournent mal
01:06:03mes garçons
01:06:04parce que voilà
01:06:05que c'est difficile
01:06:06pour une mère seule
01:06:06d'élever
01:06:07bien sûr que c'est difficile
01:06:09bien sûr
01:06:10donc j'ai voulu me faire écouter
01:06:12ces deux témoignages
01:06:13j'ai trouvé formidables
01:06:13ces deux témoignages
01:06:14les parents de manière générale
01:06:15sont confrontés
01:06:16dans certains quartiers
01:06:17à un attrait
01:06:18de l'argent
01:06:19de l'appartenance
01:06:20d'où la nécessité
01:06:21de réinstaurer
01:06:23une appartenance
01:06:24en France
01:06:24Emmanuel Macron nous parle
01:06:25de raffermir la nation
01:06:28qu'il le fasse
01:06:29par les cours d'histoire
01:06:30qu'il le fasse
01:06:31par la célébration
01:06:32de l'histoire de France
01:06:33et qu'il réattache
01:06:34les petits français
01:06:36de manière générale
01:06:37à la France elle-même
01:06:38parce que le sentiment
01:06:39d'appartenance
01:06:39certes il y a l'argent
01:06:40mais le fait d'appartenir
01:06:42à un groupe
01:06:43est effectivement très fort
01:06:45dans tous ces réseaux-là
01:06:46et d'ailleurs
01:06:47ça marche pareil
01:06:48avec l'islamisme
01:06:48elles sont formidables
01:06:50ces mères vous avez raison
01:06:51mais il y a une question
01:06:51qui se pose quand même
01:06:52c'est où sont les pères
01:06:53dans tout ça
01:06:53et le fait est que
01:06:54l'absence de figures
01:06:55d'autorité
01:06:56d'interdits
01:06:56de repères
01:06:57précipite un certain
01:06:57nombre de jeunes
01:06:58dans la délinquance
01:06:58et je rappelle
01:06:59qu'au moment des émeutes
01:07:00qui ont suivi la mort
01:07:00de Naël
01:07:01il y avait 60%
01:07:02des jeunes représentés
01:07:03dans les violences
01:07:04qui venaient
01:07:04de familles monoparentales
01:07:05et vous avez évidemment raison
01:07:06la famille a explosé
01:07:07c'est aussi un souci
01:07:09oui mais là encore une fois
01:07:10il faut quand même
01:07:12qu'on arrive à réfléchir
01:07:13en prenant un peu de recul
01:07:14où sont les pères
01:07:15on a posé cette question
01:07:16après les émeutes
01:07:17moi ça m'intéresse beaucoup
01:07:17dans un pays
01:07:18qui a passé 10 ans
01:07:19de nous expliquer
01:07:19qu'un père, une mère
01:07:20tout ça c'est la même chose
01:07:21que tout est interchangeable
01:07:22que le féminin, le masculin
01:07:24les femmes sont des hommes
01:07:25comme les autres
01:07:25et circuler
01:07:26il n'y a rien à voir
01:07:26et bien non en fait
01:07:27dans l'éducation
01:07:29cette altérité
01:07:30est nécessaire
01:07:31cette altérité
01:07:32parce qu'il y a un besoin
01:07:33d'ouverture
01:07:34un besoin de protection
01:07:35c'est pas figé
01:07:36c'est simplement
01:07:37mais là encore une fois
01:07:38on a verrouillé le débat
01:07:40en disant
01:07:41soit vous êtes d'accord
01:07:42soit vous êtes phobes
01:07:43de ce que vous voulez
01:07:44et résultat
01:07:47même jusque dans l'éducation
01:07:49on ne se pose pas
01:07:50la question
01:07:50on n'éduque pas
01:07:51exactement de la même manière
01:07:52un petit garçon
01:07:53et une petite fille
01:07:54dans le rapport
01:07:54à la violence
01:07:55dans le rapport
01:07:55à l'appartenance
01:07:56dans le rapport
01:07:57à la famille
01:07:57à la société
01:07:58bon ben résultat
01:07:59en effet à la fin
01:08:00on se dit
01:08:00où sont les pères
01:08:01et d'ailleurs
01:08:01dans tous les tribunaux
01:08:02vous pouvez poser la question
01:08:03c'est vrai
01:08:03tout le temps
01:08:04dans les émeutes
01:08:05et ailleurs
01:08:05Charlotte Présidente
01:08:06je dis Charlotte Présidente
01:08:09je n'ai dit que cela
01:08:10alors France Télévisions
01:08:11alors que la commission
01:08:13d'enquête sur la neutralité
01:08:14de l'audiovisuel public
01:08:15commence ce mardi
01:08:16France 2
01:08:16va donc diffuser
01:08:18complément d'enquête
01:08:18finalement sur la chaîne
01:08:19sur nous
01:08:21voilà
01:08:21c'est pour dire du bien de nous
01:08:23voilà
01:08:23et oui j'ai décidé
01:08:24de complètement maintenant
01:08:26j'ai changé
01:08:28comment dire
01:08:30de philosophie
01:08:31vis-à-vis de tout cela
01:08:32castigate
01:08:33ridendo
01:08:34morès
01:08:35ça sera désormais
01:08:36ma ligne de conduite
01:08:38pour changer
01:08:38les mœurs
01:08:39sous les critiques
01:08:40prenons cela
01:08:41par le sourire
01:08:42et le rire
01:08:42voilà
01:08:43c'est une nouvelle
01:08:43c'est une nouvelle
01:08:44ligne d'ériture
01:08:45je change
01:08:45castigate
01:08:47ridendo
01:08:48vous pouvez pas
01:08:49vous étonner
01:08:51de ce phénomène
01:08:52il y a
01:08:53une émergence
01:08:54il y a
01:08:55le rôle
01:08:55que joue
01:08:57votre chaîne
01:08:57aujourd'hui
01:08:58dans la société
01:08:59le rôle que vous jouez
01:09:00vous-même
01:09:00à l'intérieur
01:09:01de cette chaîne
01:09:01vous-même
01:09:02qui dites
01:09:03c'est des journalistes
01:09:05qui font l'actualité
01:09:05c'est eux qui choisissent
01:09:06les thèmes
01:09:07c'est vous qui choisissez
01:09:08les thèmes
01:09:08je suis désolé
01:09:09parce que
01:09:10quand vous commencez
01:09:11votre émission
01:09:11en disant
01:09:11vous vous rendez compte
01:09:12ça fait 5 minutes
01:09:13qu'on est sur ce thème
01:09:14oui d'accord
01:09:14mais qui est-ce qui a décidé
01:09:15de le mettre
01:09:15à l'ordre du jour
01:09:16si ce n'est pas vous
01:09:17encore une fois
01:09:19c'est pas une critique
01:09:20et je ne suis pas méchant
01:09:21avec vous
01:09:21d'accord
01:09:23mais objectivement
01:09:24vous qui aimez
01:09:25énoncer des constats
01:09:26c'est un constat
01:09:27c'est quand même
01:09:28les médias
01:09:29qui font l'actualité
01:09:30si en partie
01:09:32si
01:09:32ce sont des choix
01:09:33je suis désolé
01:09:34ce sont des choix
01:09:35mais
01:09:35je peux vous répondre
01:09:37en fonction
01:09:39de toute une série
01:09:40de critères
01:09:40qui ne sont pas les mêmes
01:09:41sur le service public
01:09:42et dans le privé
01:09:43je peux vous répondre
01:09:45est-ce que je peux vous répondre
01:09:46mais je vous en prie
01:09:47mon cher
01:09:47moi je dis
01:09:48que ce n'est pas moi
01:09:48qui décide de l'actualité
01:09:50c'est pas moi
01:09:50qui décide de notre émission
01:09:51c'est l'actualité
01:09:52c'est quoi notre émission
01:09:53ce matin
01:09:53c'est Emmanuel Macron
01:09:55ça a été l'ouverture
01:09:56c'est moi qui décide
01:09:57de la parole d'Emmanuel Macron
01:09:57c'est vous qui ont commencé
01:09:58à dire
01:09:59c'est quand même curieux
01:10:00qu'on passe
01:10:01il est 9h en terre
01:10:03et qu'on soit obligé
01:10:05de
01:10:05non on n'oblige rien du tout
01:10:06pardonnez-moi
01:10:07vous avez encore
01:10:08vous déformez ma parole
01:10:09j'ai dit
01:10:09pendant qu'on parle de la guerre
01:10:10on ne parle pas d'autre chose
01:10:11et c'est le thème d'Emmanuel Macron
01:10:12qu'est-ce que nous avons fait ce matin
01:10:14elle s'impose à nous l'actualité
01:10:15dans 9 cas sur 10
01:10:16en partie oui
01:10:17en partie
01:10:18ce matin
01:10:18nous avons fait quoi
01:10:19nous avons commencé par Emmanuel Macron
01:10:21qui est le président de la république
01:10:22ne prenez pas comme une critique
01:10:23mais je ne vous dis pas
01:10:24que c'est une critique
01:10:24je vous dis que
01:10:25nous témoignons de la réalité
01:10:27point
01:10:27c'est ce que j'ai fait
01:10:28à ce moment
01:10:29la réalité
01:10:30par définition
01:10:31elle a sa part de subjectivité
01:10:34Charlotte Dornelas
01:10:35Charlotte Président
01:10:36Charlotte Président
01:10:38je vote aussi
01:10:40vous dites l'actualité
01:10:41vous votez pour Charlotte Dornelas ?
01:10:43waouh
01:10:43non mais vous savez
01:10:45je n'attendais pas
01:10:45non mais attendez
01:10:46vous êtes sérieux ?
01:10:47pardon ?
01:10:48non mais là c'est
01:10:49je vous souviens
01:10:52ces analyses
01:10:52sont des analyses
01:10:53que je considère
01:10:54Charlotte
01:10:54que je ne partage pas nécessairement
01:10:56vous votez pour elle
01:10:57mais vous venez de dire
01:10:59que vous votez pour elle
01:11:00vous votez pour elle
01:11:01ça fait deux voix
01:11:04tout va bien
01:11:05Charlotte et moi
01:11:06vous vous serez le directeur de campagne
01:11:08et moi je ne sais pas ce que je serai
01:11:09je donnerai à l'entrée
01:11:11je fais à l'entrée les tickets
01:11:12j'aimerais que toutes les analyses
01:11:14sur tous les médias
01:11:15soient de ce niveau
01:11:16bien sûr
01:11:17après qu'on soit d'accord
01:11:18sur le fond ou pas
01:11:19Charlotte Dornelas
01:11:20terminé
01:11:21vous disiez tout à l'heure
01:11:21l'actualité s'impose à nous
01:11:22vous prenez l'exemple
01:11:23de l'interview du président de la république
01:11:26qui de fait est une actualité
01:11:27qui s'impose à vous
01:11:28simplement
01:11:28là où Maître Jacobowitz
01:11:30a raison aussi
01:11:31c'est que
01:11:32dans le flot de l'actualité
01:11:34il y a des choix à faire
01:11:36oui
01:11:36mais non mais
01:11:37Pascal c'est important
01:11:37puisque c'est là
01:11:38ce que se fait la guerre médiatique
01:11:39en ce moment
01:11:39bien sûr
01:11:40qui a le droit
01:11:41de choisir ou non
01:11:41sur votre part
01:11:42qui a le droit
01:11:43qui a le droit
01:11:45qui a le droit
01:11:48qui a le droit
01:11:50et qui a le gauche
01:11:52alors
01:11:52bon
01:11:53donc c'est complément d'enquête
01:11:54non mais c'est tout
01:11:56castiga
01:11:57vous ne m'aurez plus
01:11:59donc je ne critique plus
01:11:59voilà
01:12:00donc complément d'enquête
01:12:02donc ils vont dire du mal de nous
01:12:03bah écoutez
01:12:03voilà
01:12:04alors moi j'ai refusé d'aller
01:12:05dans les fauteuils rouges
01:12:06j'ai eu Lilia Melconian
01:12:07formidable
01:12:08vraiment journaliste
01:12:10j'ai eu Tristan Ouelles
01:12:11merveilleuse personne
01:12:12du service public
01:12:13je les aime
01:12:14ils sont merveilleux
01:12:15tous les deux
01:12:15et ils vont faire une émission
01:12:17formidable
01:12:17et je l'ai vraiment
01:12:18Tristan Ouelles
01:12:20je l'ai eu plusieurs fois
01:12:21et Charles a l'oncle
01:12:22écouté l'on
01:12:23parce que lui
01:12:23commence précisément
01:12:26commence aujourd'hui
01:12:27une émission d'enquête
01:12:28écouté l'on
01:12:29écouté l'on
01:12:30écoutons-le
01:12:31écoutons-le
01:12:32écouté l'on
01:12:33on constate
01:12:34et des millions de français
01:12:36sont là pour le voir
01:12:37qu'il y a un certain nombre
01:12:38d'entorses
01:12:39au principe de pluralisme
01:12:40au principe d'indépendance
01:12:41au principe de neutralité
01:12:43à quoi vous pensez par exemple ?
01:12:44je pense à l'affaire
01:12:45Patrick Cohen et Thomas Legrand
01:12:47qui est loin d'être
01:12:48un cas isolé
01:12:48parce qu'il y a eu
01:12:49d'autres affaires
01:12:50d'autres entorses
01:12:51à ses principes
01:12:52sur les dernières semaines
01:12:53malheureusement
01:12:54on a par exemple
01:12:55sur le plateau de France 5
01:12:56il y a quelques jours
01:12:57fait une comparaison odieuse
01:12:59entre Jordan Bardella
01:12:59et Jordan Hitler
01:13:00et Adolf Hitler
01:13:02on a aussi
01:13:02il y a quelques mois
01:13:04transmis
01:13:05des chiffres du Hamas
01:13:07sur France Inter
01:13:07sans indiquer la source
01:13:09qu'il provenait du Hamas
01:13:10on a parlé d'otages palestiniens
01:13:12sur les chaînes
01:13:13de France Info
01:13:14on a entendu
01:13:15des dirigeants
01:13:16de l'audiésiel public
01:13:17comme par exemple
01:13:19madame Adèle Vendrede
01:13:20directrice de France Inter
01:13:21nous expliquait
01:13:21que France Inter
01:13:22devait être une radio
01:13:23résolument progressiste
01:13:24qui est une rupture fondamentale
01:13:27avec cet objectif
01:13:28de neutralité
01:13:29et de pluralisme
01:13:29et en plus de ça
01:13:30à ces différentes entorses
01:13:32avec ces principes
01:13:33de neutralité
01:13:34on ajoute
01:13:34une gestion financière
01:13:35catastrophique
01:13:36qui fait peser
01:13:37un risque
01:13:38de faillite
01:13:38pour certains groupes
01:13:40bon comme j'ai envie
01:13:40de sourire un peu
01:13:41et que l'actualité
01:13:43est particulièrement rude
01:13:44figurez-vous
01:13:44qu'il y a 30 ans
01:13:45Léon Zitrone est mort
01:13:46c'est incroyable d'ailleurs
01:13:48et Léon Zitrone
01:13:49alors vous êtes plus jeune
01:13:50vous ne l'avez pas connu
01:13:51mais c'était une vraie figure
01:13:52de la
01:13:53comment dire
01:13:54de la télévision française
01:13:56et à l'époque
01:13:56effectivement
01:13:57il y avait deux chaînes
01:13:59ou trois chaînes
01:14:00donc Drucker
01:14:01Zitrone
01:14:02la France entière
01:14:03connaissait Roger Coudert
01:14:04connaissait Thierry Roland
01:14:05il y avait très peu
01:14:07de vedettes
01:14:08comment ?
01:14:09Guilux
01:14:09et Fogelder
01:14:12et je vous propose
01:14:15d'écouter
01:14:15deux séquences
01:14:16mythiques
01:14:17de notre ami
01:14:19Léon Zitrone
01:14:19d'abord quand il a
01:14:20cassé ses lunettes
01:14:21alors on l'a vu
01:14:22dix fois
01:14:23mais c'est
01:14:24mille fois peut-être
01:14:25mais Guy
01:14:26j'ai cassé
01:14:27mes lunettes
01:14:28écoutez
01:14:28Allo Guilux
01:14:31Guy
01:14:31je vous demande
01:14:32infiniment pardon Guy
01:14:33oui
01:14:34je n'y vois plus rien
01:14:35je n'ai rien à l'oeil
01:14:36mais l'on m'a cassé
01:14:37mes lunettes
01:14:38par conséquent
01:14:39nous allons voir
01:14:40comment nous allons faire
01:14:41le tir à la corde
01:14:42malheureusement
01:14:43sans lunettes
01:14:44je ne peux rien faire
01:14:45on va essayer d'y parer
01:14:46par conséquent
01:14:47nous allons improviser
01:14:48mais malheureusement
01:14:50je n'ai plus tout à fait
01:14:51tous mes moyens
01:14:53c'est
01:14:54c'est comme ça
01:14:56ce sont les risques du métier
01:14:57je vous demande pardon Guy
01:14:59il ne faut pas non plus
01:15:00je voudrais aussi rassurer
01:15:02les miens qui sont
01:15:03devant leur écran
01:15:03et leur dire que finalement
01:15:04en dehors du fait
01:15:06qu'on m'a cassé mes lunettes
01:15:07et que je n'y vois rien
01:15:08tout va bien
01:15:09mais c'est Claude Savary
01:15:10qui vraisemblablement
01:15:12va commenter dans un instant
01:15:13le tir à la corde
01:15:15vous savez
01:15:15tout fait sens
01:15:16parce qu'il y a quelque chose
01:15:17de bon enfant
01:15:17même les gens autour
01:15:18vous voyez
01:15:19ils ne sont pas là
01:15:20en train de crier
01:15:21parce que maintenant
01:15:22quand tu es à une vedette
01:15:23de télévision
01:15:24tout le monde est autour
01:15:26en train d'urler
01:15:26là il y a une sorte
01:15:27de savoir-vivre
01:15:28c'est ça qui est assez drôle
01:15:29d'ailleurs tout fait sens
01:15:30et puis le deuxième extrait
01:15:31que je voulais vous montrer
01:15:32qui est encore plus drôle
01:15:33c'est un bras de fer
01:15:34vous connaissez cet extrait ?
01:15:36c'est-à-dire qu'il y a deux types
01:15:37qui s'affrontent pour un bras de fer
01:15:39je trouve que c'est un peu
01:15:39pardon mais
01:15:40puisque vous saluez
01:15:41Léon Zitron
01:15:42je trouve que ces scènes
01:15:43sont un peu caricaturales
01:15:44quand on sait
01:15:44le travail qu'il a fait
01:15:46pour la télévision française
01:15:47notamment dans les commentaires
01:15:48officiels
01:15:49mais non mais c'est
01:15:50là vous présentez un clown
01:15:52oui mais non
01:15:53mais tout le monde le connaît
01:15:54vous le dites vous-même
01:15:56personne ne le connaît
01:15:57aujourd'hui
01:15:57alors montrez-le
01:16:00commentez les courses
01:16:01par exemple
01:16:02Madame Monsieur Bonchoir
01:16:04je vais vous proposer
01:16:05un instant
01:16:06un deuxième passage
01:16:07de Léon Zitron
01:16:08lorsqu'il commente
01:16:09avec un bras de fer
01:16:10messieurs vous êtes prêts ?
01:16:13vous êtes prêts ?
01:16:16non non non
01:16:16ne commencez pas
01:16:17monsieur je vous en prie
01:16:18vous avez raison
01:16:18de vouloir gagner
01:16:19pour Saint-Amand
01:16:20mais laissez-moi
01:16:20vous donner le départ
01:16:21on peut y aller messieurs
01:16:22alors vous commencerez
01:16:24à mon top
01:16:24ne tirez pas
01:16:25ne tirez pas
01:16:26soyez gentils monsieur
01:16:27ne tirez pas
01:16:27chut
01:16:28messieurs
01:16:29messieurs
01:16:30messieurs
01:16:31messieurs
01:16:32mesdames et messieurs
01:16:34les téléspectateurs
01:16:34soyez gentils
01:16:35nous avons un peu
01:16:36de désordre ici
01:16:37mesdames et messieurs
01:16:38de la foule de Saint-Amand
01:16:39je vous demande
01:16:40s'il vous plaît
01:16:41d'avoir la grande gentillesse
01:16:42de ne pas crier
01:16:44de manière qu'au moins
01:16:45ces messieurs
01:16:46puissent m'entendre
01:16:46leur donner le top de départ
01:16:47ce n'est pas facile
01:16:49je vous remercie à l'avance
01:16:50alors voulez-vous monsieur
01:16:51poser votre coude
01:16:52et vous le vôtre
01:16:54voulez-vous vous poser
01:16:56mais non monsieur
01:16:57on ne joue pas encore
01:16:58non vous êtes trop loin
01:17:00alors
01:17:01posez
01:17:02posez non non non
01:17:03ça paraissait simple
01:17:04répétition cet après-midi
01:17:05monsieur
01:17:05il a les bras trop long
01:17:07il a les bras trop long
01:17:08je ne peux pas lui couper le bras
01:17:08alors
01:17:09messieurs si ça ne va pas
01:17:15je vais être obligé
01:17:15d'annuler l'épreuve
01:17:16voulez-vous poser le coude
01:17:18voulez-vous poser le coude
01:17:19alors qu'est-ce qu'il vous manque
01:17:23une autre table
01:17:24non non non non
01:17:25messieurs si vous ne vous êtes pas
01:17:2810 lux
01:17:29ces messieurs ont de la difficulté
01:17:31pour poser le coude
01:17:32ils ont eux-mêmes choisi la table
01:17:34je vous propose
01:17:35d'annuler le jeu
01:17:36mais
01:17:38bon alors
01:17:42d'abord Alain Jakubovic
01:17:43a raison
01:17:43Léon Zitron
01:17:44ce n'est pas que ça
01:17:45ça m'a fait sourire
01:17:45pardonnez-moi
01:17:47on a le droit
01:17:48un peu de sourire
01:17:48cher Alain
01:17:49mais ne faites pas
01:17:50de cette tête d'enterrement
01:17:51il est mort il y a 30 ans
01:17:52donc
01:17:53bon
01:17:54mais c'était
01:17:55moi j'ai travaillé en plus
01:17:57avec Léon Zitron
01:17:57j'ai eu cette chance
01:17:58en 1988
01:17:59à 2h du matin
01:18:01il faisait les Jeux Olympiques
01:18:02de Calgary
01:18:02il avait dans sa poche
01:18:04du
01:18:05comment dire
01:18:06du rose bif
01:18:07qui sortait
01:18:08hop
01:18:08et il gommait
01:18:10boum
01:18:10il l'a remetté dans sa poche
01:18:11je l'ai vu de mes yeux vu
01:18:12donc
01:18:13mais c'est vrai que c'était des légendes
01:18:14mais quand tu as rentré
01:18:15à 23 ans
01:18:16et que tu voyais Léon Zitron
01:18:17mais c'était toute ton enfance
01:18:19parce qu'effectivement
01:18:20il a accompagné
01:18:22d'abord il a présenté le journal
01:18:23et puis il accompagnait
01:18:24les grandes cérémonies
01:18:25les mariages
01:18:26effectivement
01:18:27avec un ton inégalé
01:18:29c'était le Stéphane Bern
01:18:30de l'époque
01:18:31tous les grands événements
01:18:32oui mais il était tout seul
01:18:33oui bien sûr
01:18:34c'est-à-dire qu'il prenait l'antenne
01:18:35pendant 3 heures
01:18:35et avec des fiches partout
01:18:37et il y avait un ton
01:18:38il y avait une couleur
01:18:39et c'est vrai qu'il était formidable
01:18:41bon
01:18:42il est 10h30
01:18:43on est très en retard
01:18:44ce Maya l'a bidi
01:18:45et puis on essaiera
01:18:45de rappeler 2 ou 3 choses
01:18:47sur ce livre
01:18:48Mélenchon
01:18:49le bruit et la fureur
01:18:50Demors hier soir
01:18:55après un refus
01:18:56d'obtempérer
01:18:56dans le Val d'Oise
01:18:57les filles
01:18:58ont percuté
01:18:58un poids lourd
01:18:59sur l'A15
01:19:00au niveau de Pierre Lé
01:19:01leur véhicule circulait
01:19:02feu éteint
01:19:03lorsque les policiers
01:19:04ont tenté
01:19:05de les contrôler
01:19:06dit cette proposition
01:19:08de la droite sénatoriale
01:19:09pour lutter
01:19:09contre l'antrisme islamiste
01:19:11principale mesure
01:19:12du travail
01:19:13de cette trentaine
01:19:13de sénateurs
01:19:14l'interdiction
01:19:15du port du voile
01:19:16pour les accompagnatrices
01:19:17scolaires
01:19:18le respect du principe
01:19:19de laïcité dans le sport
01:19:20ou encore
01:19:21rendre obligatoire
01:19:22la neutralité
01:19:23des élus
01:19:24et puis une page
01:19:25s'est tournée
01:19:26au zoo de Beauval
01:19:27l'unique couple
01:19:28de pandas géants
01:19:29hébergés en France
01:19:30a quitté le centre-val
01:19:31de Loire
01:19:31tôt ce matin
01:19:32comme vous pouvez le voir
01:19:33sur ces images
01:19:34direction leur Chine natale
01:19:36un retour
01:19:37un peu plus tôt
01:19:38que prévu
01:19:39pour raison médicale
01:19:40Merci Somaïa
01:19:41il nous reste quelques minutes
01:19:42dans l'arène Mélenchon
01:19:43le bruit et la fureur
01:19:44Mélenchon face au débat
01:19:46sur l'identité nationale
01:19:47et vous écrivez
01:19:48Rodolphe Carte
01:19:50comme d'habitude
01:19:51avec Mélenchon
01:19:51seuls les français
01:19:52n'ont pas le droit
01:19:52de revendiquer
01:19:53et protéger
01:19:53le noyau ethno-culturel
01:19:55constitutif de leur nation
01:19:56Oui d'ailleurs
01:19:58lui se présente
01:19:59c'est assez intéressant
01:20:00comme un immigré
01:20:01de Franche-Comté
01:20:02quand il arrive sur Paris
01:20:03et oui
01:20:04parce qu'il a fait des études
01:20:05à l'on le saunier
01:20:06et c'est vrai qu'il dit
01:20:07Paris est une métropole
01:20:09on va dire
01:20:10cosmopolite
01:20:11où on a des immigrés
01:20:12comme moi
01:20:13de Franche-Comté
01:20:13des immigrés provençaux
01:20:14des immigrés corse
01:20:15mais aussi
01:20:16des immigrés maliens
01:20:17marocains
01:20:17algériens
01:20:18et donc il place
01:20:19sur un même socle d'égalité
01:20:21des français
01:20:22de toutes les origines
01:20:23et donc vraiment
01:20:24c'est sa conceptualité
01:20:25et c'est vrai
01:20:26que c'est intéressant
01:20:26de voir l'opposition
01:20:28parce que quand les français
01:20:29revendiquent
01:20:30comment dire
01:20:30un lien historique
01:20:31avec des générations
01:20:32le droit
01:20:33à un peuple
01:20:34d'être sur sa terre
01:20:35c'est vrai que là
01:20:36il se montre
01:20:36beaucoup plus critique
01:20:37mais par contre
01:20:38quand il faut défendre
01:20:38le droit
01:20:39des Calédoniens
01:20:40par exemple
01:20:40à rester sur leur terre
01:20:41ou même d'autres pays
01:20:43à travers le monde
01:20:44c'est vrai que là
01:20:44il se fait assez
01:20:45défenseur
01:20:46d'une identité préservée
01:20:48donc c'est intéressant
01:20:48de voir ce deux poids
01:20:49deux mesures
01:20:49et on cherche toujours
01:20:50à percer la psychologie
01:20:51de quelqu'un
01:20:52c'est un cynique
01:20:53c'est un opportuniste
01:20:54c'est un convaincu
01:20:56c'est un
01:20:56pardonnez-moi de le dire
01:20:57comme ça
01:20:57c'est un méchant
01:20:58comment vous le qualifiez
01:21:00Jean-Luc Mélenchon ?
01:21:01si on reprend
01:21:01la question juste avant
01:21:03de l'identité
01:21:03Mélenchon naît au Maroc
01:21:05en 1951
01:21:07deux parents
01:21:07d'origine italienne
01:21:09et espagnole
01:21:10donc Mélenchon
01:21:11ne naît pas
01:21:11sur le territoire
01:21:12historique français
01:21:13ni deux parents
01:21:14on va dire
01:21:14de sans français
01:21:15c'est quand même
01:21:16une chose à avoir en tête
01:21:17parce que lorsqu'il débarque
01:21:18dix ans plus tard
01:21:19en Normandie
01:21:20à Ifto
01:21:20pour lui c'est un vrai
01:21:21traumatisme psychologique
01:21:23et là-dessus
01:21:24c'est pas moi qui glose
01:21:25c'est vraiment
01:21:25des compagnons du lycée
01:21:27qui le disent
01:21:28il y a la revanche
01:21:29il y a l'amertume
01:21:29il y a la frustration
01:21:30il y a la rancœur
01:21:31il y a toutes ces passions tristes
01:21:33qui l'animent
01:21:33là en tout cas
01:21:34naît vraiment
01:21:35une détestation
01:21:36à l'époque
01:21:37du Normand
01:21:37enraciné
01:21:38paysan
01:21:39et d'ailleurs
01:21:39c'est intéressant
01:21:40parce que
01:21:41dernièrement
01:21:42ce week-end
01:21:42il a fait un meeting
01:21:43à Aubervilliers
01:21:44et il parle de ces néo-ruraux
01:21:46il veut parler aux néo-ruraux
01:21:48et ces néo-ruraux
01:21:49il les dépeint
01:21:49non pas comme on pourrait le faire
01:21:50parfois à droite
01:21:51comme des paysans
01:21:53ou des agriculteurs
01:21:54non il les met même
01:21:54en opposition
01:21:57donc c'est intéressant
01:21:57de voir aussi
01:21:58qu'il veut parler à une France
01:21:59mais qui n'est pas celle
01:22:00auxquelles on est attaché
01:22:01je rappelle votre livre
01:22:02Mélenchon le bruit et la fureur
01:22:03et je pense que vous allez revenir
01:22:04vous allez revenir
01:22:06parce qu'on n'a pas assez parlé
01:22:07de Jean-Luc Mélenchon
01:22:09et c'est important
01:22:09pourquoi pas
01:22:10d'en parler plus longuement encore
01:22:12pour le moment
01:22:13c'est Jean-Marc Morandini
01:22:14cher Jean-Marc
01:22:15c'est à vous
01:22:15on va parler dans un instant
01:22:16de ce qui s'est passé
01:22:17dans un supermarché à Caen
01:22:18où le propriétaire
01:22:19en avait assez de vols
01:22:20à l'étalage
01:22:21résultat il a mis les photos
01:22:22de deux voleurs
01:22:23qui avaient cambriolé
01:22:24dans la journée
01:22:25la femme qui était
01:22:27sur cette photo
01:22:28elle est revenue
01:22:28elle a remboursé
01:22:29et quant au jeune garçon
01:22:30qui était mineur
01:22:31il a fait une lettre d'excuse
01:22:32et ses parents
01:22:32sont venus rembourser
01:22:33alors c'est interdit par la loi
01:22:34de faire ça
01:22:35mais pourtant ça semble marcher
01:22:36donc est-ce qu'il ne faudrait pas
01:22:37faire évoluer la loi ?
01:22:39Je vois que M. Jakubovic
01:22:40c'est évidemment
01:22:40et à juste titre
01:22:42sans doute un peu
01:22:43la justice privée
01:22:44on ne peut pas tolérer ça
01:22:46dans un état de droit
01:22:47Changeons la loi
01:22:48Changeons la loi
01:22:49Bon, écoutez
01:22:50en tout cas
01:22:50on va changer d'émission
01:22:52à l'instant
01:22:53puisque c'est Jean-Marc
01:22:54qui va prendre la suite
01:22:56Jérémy Guilleux
01:22:57était à la réalisation
01:22:57Rémi était à la vision
01:22:58merci à Raphaël Lissac
01:22:59Marine Lançon
01:23:00Héloïse Tertret
01:23:01toutes ces émissions
01:23:02sont à retrouver
01:23:02sur cnews.fr
01:23:04à ce soir
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations