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  • il y a 2 mois
Chaque week-end, Emilie Broussouloux vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Puisque moi je voudrais qu'on parle des fast-foods, c'est un sujet qui va forcément vous concerner,
00:05puisque figurez-vous que 9 Français sur 10 fréquentent les fast-foods, c'est-à-dire la restauration rapide,
00:11et elle est en ce moment même dans le collimateur de l'Assemblée Nationale.
00:14Ce sont les députés écologistes qui ont déposé un amendement au budget 2026 pour taxer ces fast-foods.
00:20Quel montant ? Qui serait concerné ? Pour quels résultats ? On voit tout ça avec Isor de la Gorce.
00:25A proximité des écoles, leurs enseignes fleurissent.
00:31Et à l'heure du déjeuner, entre un plat de la cantine et un menu dans un fast-food, pour ces lycéens, le choix est vite fait.
00:37Parce que c'est quand même meilleur honnêtement, je préfère largement manger au KFC par exemple qu'à la cantine de mon lycée.
00:43On a le temps, on va manger au fast-food, ça nous plaît, c'est pas très cher.
00:48Je trouve que c'est pas mal d'avoir installé des lycées à côté de fast-food, parce que ça va proposer une offre de restauration le midi plus facile.
00:54Aujourd'hui, la restauration rapide, c'est deux restaurants sur cinq en France.
00:59Alors pour limiter son développement et répondre à un enjeu sanitaire, des députés proposent de taxer les grandes enseignes de fast-food.
01:0750 000 euros réclamés à l'ouverture d'une franchise et 10 000 euros chaque année d'exploitation.
01:12L'addition double si le restaurant s'installe à moins de 300 mètres d'un établissement scolaire.
01:17100 000 euros à l'ouverture, puis 20 000 euros par an. Un coup de frein selon ce professionnel du secteur.
01:23On est aussi également en train de tirer sur des petits entrepreneurs, puisque un franchisé c'est une TPE en grande majorité.
01:28C'est des petits entrepreneurs qui ont économisé et ont investi toutes leurs billes en s'appuyant sur la force évidemment d'une marque qui leur permet aussi de garantir une certaine rigueur.
01:37Si l'amendement n'est pas examiné ce soir, les députés pourront le faire la semaine prochaine.
01:42Et pour en parler, Sabrina Sebeil nous a rejoint. Bonsoir.
01:47Vous êtes députée écologiste et sociale des Hauts-de-Seine. Vous avez d'ailleurs porté cet amendement. Quel était le but de cette taxe ?
01:54Alors le but de cette taxe est d'alerter aujourd'hui sur la malbouffe et son augmentation en réalité dans plusieurs de nos territoires et des installations maintenant qui sont à peu près partout sur le territoire national.
02:04On a vu par exemple que KFC, ils ont ouvert leur 600e restaurant. McDo a pour ambition d'en ouvrir un par semaine.
02:11Et donc on voit bien à quel point en fait ça se démultiplie. Et en réalité, nous n'avons pas de vrais moyens aujourd'hui de limiter l'installation de ces fast-food sur les différents territoires,
02:19puisque les maires ne peuvent pas le faire en réalité. Et puis surtout, ils viennent en concurrence directe avec d'autres types de restaurations qui disparaissent des quartiers.
02:28Ce qu'on appelle d'ailleurs parfois des déserts alimentaires, puisqu'il n'y a plus aucune alimentation saine qui est proposée aux habitants de certains quartiers dans les villes.
02:36Et donc nous voulions alerter là-dessus. Vous savez, aujourd'hui en France, on a 17% de personnes en situation d'obésité. Ça fait 8 millions de Français. Un enfant sur 5.
02:44Est-ce qu'on s'attaque à l'obésité en taxant les fast-food ?
02:47L'objectif, c'est d'alerter sur la question sanitaire autour de cette consommation excessive de fast-food.
02:52Parce que quand vous avez, par ailleurs, c'est pour ça que c'est doublé à proximité des établissements scolaires,
02:56parce qu'on sait qu'en moyenne, quand c'est pas très loin d'un établissement scolaire, les enfants, les collégiens, les lycéens,
03:03ils vont à peu près 3 fois par semaine. Donc en réalité, ça a un impact sur la santé, sur l'obésité, sur plein de choses.
03:08Mais en même temps, ils n'ont pas toujours le choix. Ils n'ont pas toujours le choix. On va en parler dans un instant.
03:12Je voudrais juste être sûre qu'on soit tous d'accord sur la définition du fast-food.
03:17Paul Boivin. Alors, cette taxe, elle ne concerne pas que les grandes entreprises,
03:24comme McDonald's, Burger King, aux tacos.
03:27La restauration rapide, c'est aussi les sandwicheries, les saladeries, les crêpes, les tacos, les pizzerias de quartier.
03:36C'est tout ça, en fait, juste pour qu'on soit bien sûr de ce dont on parle.
03:39Absolument. Une bonne intention, ce n'est pas une bonne loi. Vous devriez parfaitement le savoir.
03:43On entend parfaitement l'argument et ce que vous développez.
03:46Néanmoins, par cet amendement, il faut savoir qu'en touchant toute la franchise de la restauration,
03:52vous incluez, de fait, les boulangeries franchisées, qui sont une grande part des magasins de proximité.
03:57Et là, vous ne pouvez pas dire qu'il n'y en a pas partout sur le territoire.
03:59Mais c'est vrai que ça semble dingue que les boulangeries soient dans le collimateur de cette taxe.
04:04Je pense que c'est totalement involontaire. A mon avis, ce n'était pas du tout prévu.
04:07Non, et d'ailleurs, c'est sous-amendé. Elles sont sorties, les boulangeries.
04:10Écoutez, je n'avais pas l'information. Je vous suis ravi.
04:12Vous avez bien fait de venir. Ça nous fait une bonne nouvelle.
04:14Vous n'avez pas perdu votre soirée.
04:15Mais néanmoins, sur le fait, c'était effectivement une de nos énormes craintes.
04:21Moi, ce que je ne comprends pas, c'est si c'est pour des raisons purement sanitaires et de prévention.
04:26Déjà, je ne vois pas en quoi taxer, on va en citer plusieurs McDonald's, Burger King, Otakos ou autres,
04:33ferait de la prévention pour les élèves.
04:35Ça va juste soit augmenter les prix, soit effectivement faire une petite addition supplémentaire pour les enseignes.
04:39Mais si c'est purement pour des questions sanitaires, je ne comprends pas pourquoi seulement s'attaquer aux franchisés.
04:43Le petit kebab de quartier qui n'est pas franchisé, je ne comprends pas.
04:46Il est tout aussi, voire pire en termes de santé qu'un McDonald's ou qu'un Burger King.
04:52Il n'est pas concerné par cette mesure-là.
04:54Je ne comprends pas pourquoi celui-là, et il y en a pléthore en France, n'est pas concerné par cette mesure sanitaire, si elle est sanitaire.
05:00À mon sens, elle est juste fiscale.
05:01Non. Alors, effectivement, là, elle est fiscale parce qu'elle intervient dans le cadre du projet de loi de finances, évidemment.
05:08Mais en réalité, il y a bien un objectif sanitaire derrière.
05:11Et l'objectif, d'ailleurs, c'est plutôt d'ouvrir le débat sur la question de l'installation de ces chaînes, en fait, en réalité, un peu partout.
05:17Vous savez, un kebab, quand il va ouvrir dans un quartier, il va ouvrir là et puis pas ailleurs.
05:21Par contre, les chaînes de restauration rapide, elles, elles ouvrent partout.
05:24Et y compris à proximité, je vous l'ai dit, d'établissements scolaires.
05:28Et là, on n'est plus du tout dans la même chose.
05:29Mais en réalité, l'objectif, vraiment derrière, d'abord, si on taxait avec cette fiscalité,
05:34on pourrait faire déjà beaucoup plus de prévention, y compris sur le volet alimentaire, sur les risques sanitaires.
05:39Je l'ai dit tout à l'heure, vous avez un enfant sur cinq aujourd'hui, globalement,
05:42qui est soit en situation de surpoids, obésité, avec des conséquences, le diabète, plein de pathologies.
05:47C'est une maladie qui coûte très cher à l'État, d'ailleurs.
05:49Qui coûte absolument cher, mais surtout, c'est une maladie qui reflète les inégalités sociales.
05:54Parce que l'obésité touche d'abord et avant tout les populations les plus précaires
05:58qui, justement, consomment ces aliments parce qu'ils sont les plus faciles à accéder, surtout financièrement.
06:05Je voulais évoquer le pouvoir d'achat parce que je vous remontre exactement ce qui est proposé dans cette taxe.
06:11Une taxe de 50 000 euros au moment de l'implantation du fast-food, de 10 000 euros supplémentaires chaque année.
06:18Et puis ces montants, ensuite, peuvent être doublés selon la proximité de l'enseigne avec une école.
06:22Gilles Raveau, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il peut y avoir des répercussions sur les Français ?
06:28Ça veut dire que si cette taxe est mise en place, les Français vont payer leur sandwich plus cher ?
06:34Le but, c'est d'utiliser ce qu'on appelle le signal prix pour modifier les comportements.
06:38Et en fait, et ça c'est très difficile à accepter pour nos cerveaux supérieurs de Français,
06:42les prix structurent absolument nos vies.
06:46L'endroit où vous vivez est guidé par le prix de l'immobilier.
06:49Votre argent est guidé par votre salaire.
06:52Et on a mille exemples qui montrent que le signal prix est extrêmement efficace,
06:56y compris en négatif, les gilets jaunes, l'augmentation du prix de l'énergie,
06:59les gens ont réagi très fortement.
07:01Le tabac, le tabac est taxé, la consommation a baissé.
07:04L'essence est taxée.
07:06Vous savez que dans les années 70, par rapport aux années 70,
07:08les taxes sur le litre d'essence, c'est une équipe de paire 4.
07:11Ça a forcé les constructeurs à construire des voitures beaucoup plus efficaces.
07:15Donc ça marche ?
07:16Bien sûr que ça marche.
07:17Mais pour déjeuner où ?
07:19Non mais attendez, ça marche s'il y a des produits de substitution, entre guillemets.
07:21Non, justement.
07:22Attendez, il faut bien que les jeunes mangent quelque part.
07:25Il y a des cantines en France.
07:26Cet argument en France est vraiment faible.
07:27Il y a beaucoup de cantines à l'école.
07:29D'accord, si vous me permettez de vous donner ma pensée.
07:31Déjà, faire de soi-disant de la prévention en parlant du budget,
07:36c'est vraiment complètement à côté.
07:37En plus, c'est totalement amateur, votre texte,
07:40parce que ce matin, madame, votre collègue,
07:42qui défendait aussi, dont je ne me souviens plus le nom,
07:44lui, disait bien que ça a inclué les boulangeries,
07:47parce que l'argument était,
07:49on préfère que ce soit des boulangeries indépendantes
07:51plutôt que des franchisées,
07:53parce que ce n'est pas normal que le pain ait le même goût partout.
07:56Vous vous rendez compte ?
07:57Donc je veux dire, il faut voir quand même que ce matin,
07:59vous pensiez inclure les boulangeries,
08:00et tout à coup, hop, il n'y a plus les boulangeries,
08:02pour montrer l'amateurisme quand même de la mesure.
08:05Ensuite, on mélange tout.
08:07Parce que, certes, l'obésité est liée au niveau de vie,
08:11mais c'est souvent parce que c'est des habitudes à la maison,
08:13de consommation,
08:14ce n'est pas seulement parce que les jeunes vont manger,
08:17soi-disant, dans des fast-foods.
08:19Vous parlez du diabète,
08:20il faut bien connaître le sujet pour bien en parler.
08:22Le diabète, pour beaucoup,
08:23c'est quelque chose qui est, dès l'enfance,
08:27qui n'est pas lié à l'alimentation.
08:29Je suis nutritionniste, madame,
08:30je pense que j'ai travaillé en diabétologie,
08:32donc je pense que quand même savoir,
08:34le diabète de type 1,
08:35je ne veux pas dire de type 2,
08:36mais même le type 2,
08:37de toute façon,
08:38il se déclare dans l'âge beaucoup plus allé,
08:40est lié au poids de manière générale,
08:42et pas seulement à la consommation de sucre.
08:43Et si vous pensez,
08:44parce que vous allez priver de jeunes,
08:45d'avoir un McDo pas loin,
08:47dans des zones,
08:47comme vous dites, ça se tale partout.
08:49Mais heureusement qu'il y a de l'activité économique
08:51qui revient dans certains endroits.
08:53Parce que là où vous voulez enlever des McDo,
08:55il n'y a pas autre chose qui va se mettre.
08:56Il n'y aura rien,
08:57et puis c'est tout.
08:57Et si vous croyez que ça va changer
08:58les habitudes des jeunes,
08:59aucunement.
09:00Moi, je pense qu'en fait,
09:01c'est la course à la taxe,
09:03parce que c'est une obsession dans ce budget.
09:05Une obsession.
09:06Chaque jour, vous allez voir,
09:07la semaine prochaine,
09:08on va se revoir,
09:09et quelqu'un d'autre
09:10aura trouvé une autre taxe magique.
09:12Ce qui est totalement faux.
09:13Et je reviens juste sur le tabac,
09:14je rappelle quand même
09:15qu'une cigarette sur deux
09:16est fumée de manière
09:18en contrebande aujourd'hui
09:19parce qu'on a taxé le tabac.
09:21Et qui achète
09:21les cigarettes de contrebande ?
09:22Les gens qui ont le moins d'argent.
09:24Au déprimant de leur santé.
09:25Aurore Malval.
09:26Moi, en fait,
09:27je trouve qu'il y a quand même
09:28quelque chose qui est intéressant,
09:29au-delà d'ailleurs de la taxe
09:31et de ses effets économiques,
09:33c'est de remettre le sujet
09:34de la malbouffe
09:35et de viser,
09:37de stigmatiser justement
09:38ces enseignes
09:39et ce mode de consommation.
09:41J'essayais de me souvenir
09:43un peu comment McDo avait changé.
09:46Moi, je me souviens en 99,
09:47quand José Bové démonte
09:48le McDo de Millau
09:49et prend justement la tête
09:51de cette lutte
09:52et le héros français
09:53et même mondial
09:54de cette mondialisation
09:55en fait de l'alimentation
09:57et de cette lutte
09:57contre la malbouffe
09:58pour ne pas perdre
09:59les spécificités aussi
10:00nationales et régionales
10:02de notre alimentation.
10:03Il y avait cette idée
10:04que McDo était
10:05cette entreprise mondialisée.
10:06Et McDonald's a changé
10:07totalement sa stratégie
10:09pour le marché français
10:09avec des graclettes,
10:13j'en sais pas,
10:13en essayant,
10:13avec un code couleur différent,
10:17avec du vert,
10:17avec une volonté
10:18de montrer
10:18que c'est une entreprise
10:19qui est soucieuse
10:20de l'environnement
10:21et pourtant,
10:23je ne suis pas vraiment sûre
10:24que le rapport énergétique
10:27du Big Mac
10:27en termes de calories,
10:28lui,
10:29ait drastiquement changé
10:30et que les sucres ajoutés
10:32qui sont dans tous ces produits
10:33ultra transformés
10:34soient moins nocifs
10:35aujourd'hui qu'avant.
10:36Donc, rien par rapport
10:37au fait qu'on ait un débat,
10:38qu'on parle aujourd'hui,
10:39que ce terme revienne
10:40et qu'on se dise
10:41que ce n'est pas dépassé.
10:43Quand on voit
10:44que l'obésité
10:45depuis les années 90
10:46a augmenté
10:47peut-être de 4 points
10:48chez les cadres
10:49mais de 10
10:50chez les ouvriers
10:50et les employés,
10:51ce n'est pas anodin.
10:53Donc, c'est dû à quoi ?
10:54C'est dû
10:55au fast-food ?
10:55C'est dû à une certaine
10:56normalisation,
10:57je pense aussi,
10:58de cette malbouffe
10:58qui n'est plus à peu comme telle.
10:59Mais c'est aussi dû
11:00au soda,
11:01aux boissons sucrées ?
11:02Et la sédentarité ?
11:05Je ne cible pas seulement McDo.
11:06C'est vrai qu'on parle de...
11:07On pourrait reparler
11:08même de la façon
11:09dont tous les fast-food
11:10ont regagné
11:11des parts de marché.
11:12Comment Burger King
11:13est devenu très hype
11:14en France ?
11:15Comment Quick
11:16même est venu
11:17comme un peu un ancêtre
11:18chez qui on est mal.
11:19Je les cite tous.
11:20Mais aujourd'hui,
11:21on a un marché
11:22vraiment mondialisé.
11:23Même des franchises françaises
11:24comme Otakos,
11:25c'est pareil.
11:26On a ce côté
11:27où l'aspect sanitaire
11:29et en fait aussi
11:31de cette idée
11:32de la malbouffe
11:33et de l'alimentation globalisée
11:35avaient totalement disparu.
11:37Jean Raveau,
11:37vous avez des chiffres pour nous ?
11:39Non, je n'ai pas des chiffres.
11:40Ah, je suis déçue.
11:41Ouais.
11:42Bon, écoutez.
11:43Non, mais j'ai un raisonnement
11:45par contre qui est basique
11:46mais qui quand même
11:47il faut avoir en tête.
11:47C'est que,
11:48de façon objective,
11:50il y a des gens
11:51qui gagnent de l'argent
11:52en vendant des choses.
11:54Et un énorme...
11:55Le problème de la santé publique,
11:56c'est quoi ?
11:57C'est que vous ne faites
11:57que des perdants
11:58en termes d'activité économique.
12:00C'est que si les gens,
12:01si demain,
12:02on arrête d'être sédentaire,
12:03on va tous à pied
12:05ou au vélo,
12:06au travail,
12:07on est tous végétariens,
12:08qu'on cuisine chez nous,
12:09etc.
12:10Effectivement,
12:10c'est une catastrophe économique.
12:11C'est-à-dire que vous supprimez
12:12des dizaines,
12:13peut-être des centaines
12:14de milliers d'emplois
12:14chez les fast-food,
12:16chez les cardiologues,
12:17chez les médecins,
12:18etc.
12:18Donc ce que je veux dire,
12:19c'est que la santé publique
12:20qui est dans l'intérêt de tous
12:21et surtout,
12:22si on fait le lien
12:23justement avec les débats budgétaires,
12:24il y a une alerte
12:25mais qui est même plus
12:25qu'une alerte
12:26sur la jeunesse occidentale.
12:28Quand vous allez aux Etats-Unis,
12:29les gens sont obèses,
12:30c'est ce qui nous attend.
12:31Il y a un test,
12:32par exemple,
12:32vous savez qu'on a tous fait
12:33en sixième,
12:33la course de 20 minutes.
12:34On a des statistiques
12:35depuis plus d'un siècle.
12:37Les jeunes aujourd'hui
12:37sont très en dessous
12:39de nos parents,
12:39de nos grands-parents.
12:40Nos enfants sont de moins mobiles,
12:42nos enfants de plus en plus riches
12:43sont de moins en moins capables
12:45d'utiliser leur corps.
12:46Or, ces enfants-là,
12:48ils vont devoir travailler
12:4850 ans
12:50pour se payer leur retraite.
12:51Comment est-ce qu'ils vont faire
12:51alors qu'ils vont tous être obèses
12:53justement à 45 ou 50 ans ?
12:55Et donc là,
12:56on a une énorme difficulté,
12:58c'est que la prévention,
12:59ça fait des économies
13:00pour tout le monde
13:01mais que personne n'encaisse.
13:03Alors que, effectivement,
13:04l'absence de prévention,
13:05le libre choix,
13:06la publicité,
13:07le libre marché,
13:08ça nourrit au propre
13:10et au figuré
13:10des millions de gens
13:11qui ont envie que ça continue.
13:12Et donc là,
13:13il y a une très forte difficulté
13:14pour les politiques
13:15de nous imposer à nous-mêmes
13:17ce qui est bon pour nous.
13:18Donc c'est une logique paternaliste
13:19de l'État
13:20qui est effectivement difficile
13:21à mettre en place.
13:22Mais si on ne la met pas en place,
13:24et je pense que c'est très très difficile
13:25dans notre monde marchand
13:27de la mettre en place,
13:28on sait ce qui nous attend.
13:29On le sait tous,
13:30on va aux États-Unis.
13:32Ça, c'est l'avenir
13:33de demain pour la France.
13:34Il ne faut pas croire
13:34qu'il y aurait une exception française
13:35qui fait les statistiques
13:37d'obésité sur les jeunes
13:40aujourd'hui,
13:40c'est les Américains
13:41d'il y a 30 ans.
13:42C'est un argument
13:42qui ressort,
13:43Mme Sebaille,
13:44que vous pouvez entendre aussi
13:46cette vision un peu paternaliste
13:47finalement
13:48de certaines personnalités politiques.
13:50Notamment quand on voit
13:51que c'est vrai
13:51que les Français
13:52sont très friands
13:53des fast-foods.
13:54quand je regarde
13:56notamment des chiffres
13:56sur le McDonald's,
13:58il y en a 24
13:59par million d'habitants
14:00et en gros,
14:01c'est chez nous
14:02qu'il y en a le plus
14:02en Europe.
14:04Il n'y en a pas plus
14:05ailleurs en Europe.
14:07Je vous ai dit
14:08l'objectif de McDonald's,
14:09ils ont annoncé
14:09qu'ils voulaient en ouvrir
14:10un par semaine
14:10en France.
14:11Donc ça vous donne
14:12à peu près l'étendue
14:13de la multiplication
14:14de cette réaction.
14:15Mais si c'est une envie
14:16des Français par exemple ?
14:18Oui,
14:18mais la réalité
14:19c'est qu'il faut,
14:20je pense qu'il y a
14:21plusieurs choses.
14:21D'abord,
14:22sur les chiffres,
14:23vous avez aujourd'hui
14:24quasiment un Français sur deux
14:25qui est en surpoids
14:25voire obésité.
14:26Donc c'est quelque chose
14:27qui est en constante augmentation.
14:29Vous avez un lien direct
14:30effectivement avec la malbouffe,
14:32avec les fast-foods,
14:33la consommation
14:33et c'est vrai
14:34que c'est beaucoup plus global.
14:34Vous pouvez intégrer les sodas,
14:36les produits ultra-transformés
14:37et à titre personnel
14:38ça fait deux ans
14:39que je travaille sur une proposition
14:40de loi cadre autour
14:41de l'obésité
14:42dans laquelle il y a
14:44effectivement la question
14:45de l'affichage
14:45de l'ultra-transformé.
14:47Vous savez qu'aujourd'hui
14:47quand vous achetez
14:48des carottes râpées,
14:48vous avez du sucre ajouté
14:49à l'intérieur.
14:50Quand vous achetez
14:50des petits pots pour des nourrissons,
14:52vous avez du sucre ajouté
14:53à l'intérieur.
14:54Et ça ce n'est pas normal
14:55parce qu'en réalité
14:56le sucre a un pouvoir
14:56addictif extrêmement important
14:58et donc dès l'enfance,
15:00dès l'âge du nourrisson,
15:01on habitue le palais
15:02en France au sucre.
15:04Donc ça c'est aussi
15:04quelque chose
15:05sur lequel il faut travailler
15:06et nous travaillons
15:07pour aller sur une génération
15:08qui serait zéro sucre,
15:10en tout cas sur laquelle
15:11il faudrait aller absolument
15:12pour des raisons
15:12de santé publique.
15:14Ensuite,
15:14vous avez cette question
15:15d'installation des fast-foods.
15:17Alors, moi je suis assez surprise
15:19de voir une nutritionniste
15:19qui défend les fast-foods.
15:21Je ne défends pas,
15:21j'essaie d'avoir
15:21une position équilibrée.
15:23La position équilibrée,
15:24c'est de pouvoir discuter
15:26autour de ce sujet,
15:27d'amener la question
15:28de l'alimentation,
15:29y compris de l'offre alimentaire.
15:31Aujourd'hui,
15:31on ne dit pas
15:32qu'il faut interdire
15:33les fast-foods.
15:34On dit qu'il faut réguler
15:35leur installation.
15:36D'ailleurs,
15:36c'est assez transpartisan
15:37puisque vous voyez au Sénat,
15:38c'est une sénatrice,
15:39Les Républicains,
15:40qui a déposé une proposition de loi
15:41pour réguler l'installation
15:42des fast-foods.
15:43Parce qu'aujourd'hui,
15:43les élus n'ont pas de levier
15:45pour réguler l'installation
15:46des commerces
15:47sur leur territoire.
15:48Et donc,
15:48vous vous retrouvez
15:48avec des villes
15:49où, oui,
15:50la seule offre alimentaire,
15:52ce sont des kebabs,
15:53du poulet,
15:54des fast-foods.
15:56Et donc,
15:56il n'y a aucune offre alimentaire.
15:57Pourquoi ?
15:58Je vais juste répondre
15:59parce que vous m'avez
16:00parce que les prix
16:01sont adaptés aussi
16:03à la population
16:04qui vit dans ces territoires.
16:06Et donc,
16:06qu'est-ce que vous mettez
16:07à la place ?
16:07Eh bien,
16:08il faut permettre
16:09justement de l'installation
16:10de restauration,
16:12de commerce,
16:13de bouche
16:13qui soit au même prix
16:14et de meilleure qualité.
16:15Et bien,
16:16ça se travaille.
16:16Mais alors,
16:17bien sûr,
16:17ça se travaille.
16:17Paul Boivin,
16:18je ferai juste un instant,
16:19Laurent Sailly,
16:19mais Paul Boivin,
16:20est-ce que ça,
16:21vous pouvez l'entendre ?
16:22Je sais que vous avez écrit
16:22une lettre,
16:23enfin,
16:23vous faites partie de ceux
16:24qui étaient très en colère
16:25contre cette taxe,
16:26taxe,
16:28vous avez écrit une lettre
16:30notamment aux députés
16:30pour leur dire
16:31arrêtez ce cirque.
16:32Est-ce que vous comprenez aussi
16:34qu'il y a un enjeu
16:34de santé publique ?
16:35Ah mais totalement.
16:36Il n'y a aucun débat
16:37là-dessus sur ce sujet-là.
16:38Et d'ailleurs,
16:38c'est ce qu'on a mis
16:39dans le courrier
16:39que vous avez certainement lu
16:40et que les députés ont reçu,
16:42c'est justement
16:43faites confiance aussi
16:44à certains secteurs
16:45et c'est le cas
16:45de la boulangerie
16:46parce qu'on représente aussi
16:47les industriels de la boulangerie,
16:48pas uniquement les réseaux
16:49de magasins.
16:50On souhaite s'engager,
16:51on l'a déjà fait sur le sel,
16:52sachez que la baguette
16:53que vous consommez aujourd'hui
16:54elle est 20% moins salée
16:55parce qu'il y avait
16:56un enjeu de sécurité aussi
16:57de sanitaire
16:58et de santé publique
16:59majeure sur le sel.
17:00Le deuxième sujet,
17:01c'est le sucre.
17:02C'est clair.
17:02Et on va s'engager là-dessus
17:03et on le souhaite
17:04et ça fait deux ans
17:05qu'on travaille avec nos adhérents
17:06dans les mois prochains
17:07à avoir un accord collectif
17:09de réduction de taux de sucre.
17:11Alors c'est énorme
17:12les enjeux industriels
17:12sont monstrueux
17:13parce que le sucre
17:13est un formidable aussi
17:14stabilisateur,
17:15formidable conservateur
17:16en plus d'être
17:17un agent exhausteur de goût
17:18et en plus
17:18dans la pâtisserie,
17:19dans la viennoiserie.
17:20Et puis on s'est habitués
17:20à en manger.
17:21Et ça se déshabitue
17:22progressivement.
17:23Tout à fait.
17:24Donc on est partisan
17:24de la politique des petits pas
17:25en concertation.
17:27Encore une fois,
17:27en concertation.
17:28Mais c'est cela
17:29que je ne comprends pas
17:32justement.
17:33Et donc là,
17:34on est peut-être en train,
17:34si ça se trouve,
17:35de sous-amender
17:36cette proposition-là.
17:37J'aimerais bien...
17:38J'aimerais que cette discussion
17:41permette justement
17:42un sous-amendant.
17:43Mais comment dire...
17:44Il faut voir aussi
17:45la logique économique
17:46lorsqu'on dit...
17:47Puisqu'on citait Mc Donald's,
17:48Mc Donald's décide
17:49d'implanter une entreprise
17:51par semaine,
17:51autant d'emplois
17:52qui vont avec.
17:53Ça, il faut aussi
17:54le mettre dans l'équation.
17:56Il me semble que j'avais noté
17:5728 000 agriculteurs
17:58qui vivent exclusivement
17:59grâce à Mc Donald's
18:00aujourd'hui en France.
18:01Mc Donald's France
18:02a un partenariat
18:02avec le pays et l'État
18:04qui est assez,
18:05pour le coup,
18:06inédit
18:07dans le domaine
18:08des fast-foods.
18:0975 % des matières premières
18:11qui sont produites
18:12exclusivement en France.
18:13100 % des pommes de terre
18:14qui servent à faire les frites.
18:15Ça, c'est quelque chose
18:15qui a évolué
18:16au fil des années.
18:16Rassurez-moi,
18:16vous n'êtes pas consultant
18:17pour Mc Donald's.
18:18Non, non, du tout.
18:19En fait, j'ai séché
18:20parce que pour Mc Donald's,
18:21j'imagine que ça peut être
18:22le reste.
18:22La même chose,
18:23là où je veux en venir,
18:24c'est qu'on peut effectivement
18:26se mettre d'accord
18:27sur le fait qu'il y a
18:27un problème d'enjeu
18:29de santé publique,
18:30mais qu'en revanche,
18:30ce n'est pas taxer
18:31l'ouverture d'un magasin
18:32ou même l'existence
18:33et l'exploitation d'un magasin
18:34qui va résoudre ce problème,
18:35mais en revanche,
18:36c'est un partenariat
18:37accru avec Mc Donald's
18:40pour expliquer,
18:41on aimerait en revanche
18:42à l'horizon 2030,
18:43qu'il y ait tant de pourcents
18:44de matières grasses
18:45ou de sucre en moins,
18:47etc.
18:47Et en revanche,
18:48on ne vous taxera pas
18:48là-dessus, etc.
18:49Je vais travailler
18:50avec l'entreprise
18:50plutôt que de la sanctionner
18:51en disant que vous devez
18:52on vous taxe.
18:53Ça y est,
18:53on a envie de répondre
18:54parce qu'elle a été piquée.
18:55C'est vrai qu'on le rappelle juste,
18:56vous êtes ancienne nutritionniste
18:58et c'est vrai que la question
18:59de madame la députée,
19:00c'était
19:00pourquoi est-ce que vous défendez
19:02les McDo
19:03en tant qu'ancienne nutritionniste ?
19:04Alors, je ne défends pas
19:05les McDo,
19:06simplement,
19:06je n'aime pas le mensonge.
19:08Et en fait,
19:09il faut être réaliste.
19:10L'éducation nutritionnelle,
19:11ça ne passe pas par la taxe.
19:13Pourquoi il y a
19:14des jeunes obèses ?
19:15Un, c'est la sédentarité.
19:17La sédentarité,
19:18nos gamins,
19:19ils sont derrière leurs écrans,
19:20enfermés chez eux.
19:22Ce n'est pas seulement
19:22parce qu'ils vont à McDo,
19:24mais je pense qu'il faut
19:25lutter contre ça.
19:26Et la meilleure évolution
19:28qu'on puisse faire,
19:29c'est encourager,
19:30aider et effectivement
19:31faire de la vraie
19:32prévention positive.
19:34Vous savez,
19:34sur TikTok,
19:35il y a de peau
19:36beaucoup plus maintenant
19:37de vidéos
19:38sur des gens qui cuisinent.
19:40Et c'est ça
19:41qu'il faut encourager.
19:42La taxe le résout.
19:42Il y a aussi des troubles
19:43du comportement alimentaire.
19:44Oui, mais ça,
19:45c'est des pathologies spécifiques
19:48et qui doivent être
19:49traitées spécifiquement.
19:50Donc moi,
19:50je pense que la taxe,
19:51c'est une excuse.
19:52C'est parce qu'on a envie
19:53de se faire une multinationale.
19:55La réalité,
19:55c'est ça.
19:56Parce que comme
19:56le disait Victor Hérault,
19:58quand il s'agit
19:59d'endroits de malbouffe
20:01qui sont pris
20:02par des individuels
20:04où c'est plein de gras,
20:05beaucoup moins contrôlés
20:07au niveau de l'hygiène
20:07et de la composition,
20:09personne ne s'attaque
20:10au type qui va s'installer
20:11avec une baraque à friture
20:13où vous avez des huiles
20:15qui sont utilisées
20:17un tas de fois
20:17alors que chez McDo,
20:19c'est réglementé
20:19ou d'autres enseignes.
20:21Vous allez avoir
20:22au niveau
20:23de l'hygiène alimentaire
20:24aucun contrôle
20:25parce que le type
20:25va venir avec sa baraque à frites,
20:27son machin,
20:27son truc.
20:28Mais on a envie
20:29de s'attaquer à McDo
20:29parce que c'est une,
20:31c'est l'image
20:31de la multinationale
20:33et c'est ça
20:33que la gauche attaque
20:34et c'est pour ça
20:35que j'aime bien
20:36l'équilibre.
20:37Moi je pense que
20:37moi les jeunes
20:38j'ai envie
20:38de leur dire
20:39voilà,
20:41remettez-vous à la cuisine,
20:42bougez,
20:42faites des choses
20:43mais c'est pas en les taxant,
20:44les jeunes iront autant
20:45à McDo
20:45que s'ils ne sont pas taxés
20:47et je reviens juste
20:48au territoire,
20:49il y a plein de jeunes
20:50qui dans leur territoire
20:51effectivement
20:52ont envie aussi
20:53d'avoir un McDo
20:54comme les parisiens,
20:55comme les gens
20:55qui habitent dans les grandes villes
20:56et on devrait dire
20:57à ces jeunes-là
20:58ah non non,
20:58toi tu n'en auras pas
20:59tu n'iras pas chez McDo
21:00moi je n'aime pas
21:01cette vision de jeunes
21:03qui auraient droit
21:03à des choses
21:04et pas d'autres
21:04parce que
21:05et pour finir
21:05sur l'économique
21:07il y a des familles
21:08et vous devriez les défendre
21:09madame
21:09qui ont des pouvoirs d'achat
21:10tellement bas
21:11que le seul resto
21:12qu'ils peuvent payer
21:12à ces gosses
21:13c'est leur McDo
21:14et ça fait plaisir
21:15rappelez-vous
21:15à la fin du Covid
21:16tout le monde a eu
21:17un mépris de classe terrible
21:18parce que quand on a eu
21:19fini le confinement
21:20les gens se sont rués
21:22je ne vais pas citer
21:23une marque
21:23mais une marque de vêtements
21:25je vais en citer plusieurs
21:28et vous aviez
21:31comme ça
21:31une levée de bouclier
21:32qui disait
21:32regardez les gens
21:33ils vont chez vous
21:33mais on se rend compte
21:34quand même
21:35du pouvoir d'achat
21:35des français
21:36vous croyez
21:36qu'ils allaient se ruer
21:38chez Dior
21:38non mais
21:39vous connaissez
21:42le prix aujourd'hui
21:44des menus à McDo
21:45c'est très élevé
21:47un menu enfant
21:49c'est beaucoup moins cher
21:50qu'une pizza
21:51dans une pizzeria
21:51malheureusement
21:52ça se vaut
21:53ça se vaut
21:54ça se vaut à peu près
21:55franchement
21:55oui oui
21:57pour y aller
21:58vous avez des pizzas
21:59à 5 euros aujourd'hui
22:00des pizzas à 5 euros
22:01dans un restaurant
22:02ou non
22:02pas dans un restaurant
22:03mais dans les fast food
22:03qui sont installés
22:04dans des chaînes
22:05vous avez des pizzas à 5 euros
22:06vous en avez
22:07sur plusieurs territoires
22:08moi j'en ai en tête
22:09allez-y au ramal
22:10non mais je voulais dire
22:11vraiment le prix du McDo
22:12c'est pas cher
22:13et je parle pas
22:14des McDo parisains
22:15pour le coup
22:15moi j'y vais
22:16je raconte ma vie
22:17je vais sur l'autoroute
22:18parfois
22:18en plus je vais chez McDo
22:21c'est cher
22:25pour trois personnes
22:26même avec un enfant
22:27c'est facilement
22:29plus de 40-50 euros
22:31quand on prend
22:31trois menus
22:32y compris avec un menu enfant
22:33donc je pense
22:34que l'argument
22:35du prix
22:36il y a cette fausse impression
22:38que c'est pas cher
22:40parce qu'on a cette idée
22:41aussi qu'autrefois
22:42c'était pas cher
22:43mais les prix ont
22:45beaucoup augmenté
22:45d'ailleurs je pense
22:46que ça tient aussi
22:46à la stratégie de McDo
22:47qui rémunère
22:48plus justement
22:49les agriculteurs
22:51qui le fait travailler
22:51et ça je vais certainement
22:52pas dire que c'est un mal
22:54mais c'est vrai que le fast-food
22:55a une fausse image
22:57enfin en tout cas
22:57le fast-food franchisé
22:58comme ça
22:59une fausse image
22:59de pas cher
23:00moi j'avais une question
23:01pour vous
23:02quand vous avez commencé
23:03vous avez dit
23:03cette loi va permettre
23:05de donner des outils
23:08aux mairies
23:09aux élus
23:09pour l'implantation
23:11en quoi ça va leur permettre
23:12de réguler cette implantation
23:13parce que ça c'est crucial
23:14effectivement
23:14vous n'avez pas des quartiers
23:15où il n'y a plus que ça
23:17où ils ne peuvent pas décider
23:18dans des espaces à lotir
23:20quel type de magasin
23:21ils accueillent
23:22alors justement en fait
23:23là le débat autour de la taxe
23:27permet d'ouvrir le débat
23:28autour de la question
23:29de l'alimentaire
23:30et surtout de ces bombes caloriques
23:31parce qu'on a parlé
23:31des tacos tout à l'heure
23:32enfin tacos c'est une bombe calorique
23:34pour les personnes
23:34qui les consomment
23:35c'est peu cher effectivement
23:36mais ça a des conséquences
23:38dramatiques
23:38et donc dans la foulée
23:40de ces taxes
23:42je vous l'ai dit
23:42ça fait plusieurs mois
23:43que nous travaillons
23:44d'ailleurs en transpartisan
23:45avec plusieurs parlementaires
23:46sur une proposition
23:47de loi cadre
23:47qui travaille notamment
23:49sur la question
23:49des déserts alimentaires
23:50et donc de proposer
23:51une loi qui interdise
23:52les déserts alimentaires
23:53dans les territoires
23:54pour permettre une diversité
23:56d'offres alimentaires
23:57et faire en sorte
23:58que vous n'ayez pas
23:58dans certains quartiers
23:59des enfilades
24:01de restauration de poulet
24:03de tacos
24:04comment vous voulez interdire
24:05les déserts alimentaires
24:05comment vous pouvez obliger
24:07des gens à qui
24:07vous demandez toujours
24:08plus de taxes
24:09parce que quand vous voulez
24:10taxer le travail à fond
24:11c'est à cause de vous
24:12que dans les restaurants
24:13on ne peut plus payer les serveurs
24:14parce qu'à force de vouloir
24:16augmenter le coût du travail
24:17en augmentant les impôts
24:18des entreprises
24:19en augmentant tout ça
24:20vous êtes dans une dynamique
24:21contraire au développement
24:23économique
24:23parce que vous voulez
24:24toujours accabler
24:26l'entreprise
24:26mais pourquoi aujourd'hui
24:27c'est difficile
24:28de ne pas être une chaîne
24:29et d'aller dans un territoire
24:30et de monter son petit bar
24:32ou son petit restaurant
24:33c'est parce que le travail
24:34est hyper
24:35mais vous voulez quoi
24:36à la place de McDo
24:37alors vous proposez quoi
24:38pour ces quartiers
24:38où il n'y a que
24:39de l'alimentation
24:40bas de gamme
24:42je ne parle pas
24:45de les taxes
24:45ils s'en moquent
24:45de réguler
24:47l'installation
24:47de ces commerces de bouche
24:48c'est pas tout à fait
24:49la même chose
24:50et par ailleurs
24:51vous avez évoqué le Covid
24:52mais ça serait intéressant
24:52de reparler du Covid
24:53moi je me rappelle
24:54de ce moment du Covid
24:55quelles étaient les personnes
24:57qui étaient en réanimation
24:58la grande majorité
24:59des personnes
25:00qui étaient en réanimation
25:00c'était des personnes
25:01en situation d'obésité
25:02qui avaient aussi
25:03des facteurs de comorbidité
25:04c'est ça aussi la réalité
25:05mais d'accord
25:06à un moment
25:07moi je veux bien
25:08qu'on dise
25:08oui vous êtes dogmatique
25:10vous proposez d'interdire
25:11de taxer etc
25:12donc moi je vous le demande
25:13aujourd'hui vous allez
25:14dans certains quartiers
25:15où la seule offre alimentaire
25:17ce sont des bons calories
25:18merci beaucoup
25:19alors je suis navrée
25:20mais il faut qu'on avance
25:21je vous rassure
25:23je vous rassure
25:24on va passer à un débat
25:25tout aussi électrique
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