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  • il y a 9 mois
Chaque week-end, Emilie Broussouloux vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:0023h30, il est l'heure de notre duel. Je vous invite à rejoindre les coulisses, merci.
00:06Et j'invite Raquel Garrido et Yves Gégaud à me rejoindre sur ce plateau.
00:11Merci à tous les deux d'avoir accédé notre invitation dans BFM Grand Soir.
00:17Raquel Garrido, vous êtes ancienne députée de la France Insoumise, bonsoir.
00:20Co-fondatrice du mouvement La Prêt, merci d'être avec nous.
00:24La Alliance pour la République écologique et sociale.
00:26Si vous voulez des nouvelles de nous, vous pouvez aller sur le site web l-apres.fr.
00:32C'est la page de publicité.
00:34La page de promotion de la France.
00:35Et en même temps, c'est le jeu, on vous invite pour ça aussi.
00:37Yves Gégaud, bonsoir. Ancien ministre, directeur de la publication de la lettre du Made in France.
00:43Vous êtes aussi candidat à la mairie de Montereau, en Seine-et-Marne.
00:47Vous pouvez aller sur le site de la lettre du Made in France, puisque c'est la page de publicité,
00:52et vous abonner pour 2,90€ par mois.
00:54Le message est bien passé.
00:55Alors, vous venez d'entendre notre débat assez électrique sur l'armement des policiers municipaux.
01:01C'est Laurent Nunez qui a mis le débat sur la table, en tout cas dans les colonnes de la tribune dimanche,
01:07où il dit qu'il est très favorable à l'armement des policiers municipaux,
01:10car ça donnerait un caractère dissuasif plus fort.
01:14Qu'en dites-vous, Raquel Garrido ?
01:15Eh bien, je vais peut-être avoir une unpopular opinion, comme disent les jeunes,
01:21mais moi j'ai quand même la sensation que les mairies, les communes,
01:24qui sont ceux qui peuvent embaucher et créer ces policiers municipaux,
01:27se sont fait avoir quand même, là, en 10 ans, en plus de 10 ans maintenant,
01:32presque 20 ans, des investissements de l'État dans la police nationale.
01:36Je rappelle que c'est Nicolas Sarkozy qui avait ôté à peu près 10 000 fonctionnaires de la police nationale,
01:42et du coup, forcément, ça crée un besoin de sécurité qu'il fallait combler au plan municipal,
01:49ce qui fait que, en fait, de l'argent communal qui avant était utilisé pour autre chose,
01:55les écoles primaires, la culture, l'aide sociale, locale, etc.,
01:58du coup, doit être mis sur la sécurité, alors qu'avant, c'était l'État,
02:03et avec des circonstances où, parfois, cette police municipale est inadaptée.
02:08Je pense, par exemple, à la lutte contre le narcotrafic.
02:10Je pense très fort encore ce soir à Amine Kessassi à Marseille,
02:15qui a un deuxième frère qui a été tué, je pense, à sa maman, à sa famille.
02:19On sait, parce que c'est le narcotrafic,
02:22qui n'accepte pas, en fait, l'engagement d'Amine Kessassi
02:26en faveur du fait qu'on, par la légalisation,
02:29on enlève le business aux narcotrafiquants,
02:32et ils ont tué son frère.
02:33En quoi la police municipale, par exemple, pourrait répondre à cela ?
02:38Je pense qu'il ne faut pas se payer de mots.
02:40Ce n'est pas là que ça se joue.
02:42Yves Gégo, est-ce que, pour vous, au contraire,
02:44est-ce que c'est là que ça se joue aussi ?
02:46Bien sûr, la police municipale a un rôle...
02:48Vous avez été maire, d'ailleurs, pendant plus de 20 ans.
02:51La police municipale a un rôle au côté de la police nationale.
02:54C'est un complément, ce n'est pas l'une à la place de l'autre,
02:56c'est l'une avec l'autre.
02:58On sait bien que la sécurité, c'est d'ailleurs un complément,
03:00y compris avec la justice, sur ce sujet.
03:02Moi, je suis favorable à ce que la police municipale puisse être armée.
03:06Elle l'était, dans votre vie ?
03:07Bien sûr, si le maire le décide.
03:10Si le maire le décide, je pense qu'à partir du moment
03:12où c'est une autorité municipale qui décide des effectifs,
03:15de leur nombre, d'en embaucher beaucoup, pas beaucoup,
03:17de se concentrer sur la sécurité ou sur d'autres sujets,
03:20il faut laisser aussi au maire le soin d'apprécier
03:23s'ils estiment que leurs policiers municipaux doivent être armés.
03:26Je pense que les policiers municipaux sont aussi nobles,
03:29aussi bien formés que les policiers nationaux,
03:30quelquefois même mieux formés que les jeunes policiers nationaux,
03:34et qu'il faut leur donner les moyens.
03:35Dans un monde, on parle de terrorisme,
03:37on voit tous les jours des agressions,
03:39des gens qui sortent des couteaux.
03:41Il faut que le policier puisse aussi se défendre.
03:43Vous, vous êtes pour, mais alors pourquoi, d'après vous,
03:45de nombreuses villes encore refusent d'armer ces policiers ?
03:49Alors, il y a à mon avis d'abord, peut-être des questions idéologiques,
03:53des gens qui ne supportent pas la police,
03:56qui ne supportent pas que la police soit armée,
03:58il y a des débats, il y a eu des...
03:59Je ne crois pas, je ne crois pas que les maires ne supportent pas la police.
04:02Je ne vous ai pas parlé des maires, je vous parlais des gens.
04:04Oui, mais vu que c'est eux qui décident.
04:05Dans un parti que vous connaissez bien qui s'appelle Elle et Fille,
04:08il y a quand même des gens qui disent la police tue,
04:10qui sont très anti-polistes.
04:12Il y a eu des expressions comme ça, mais ça ne répond pas à la question d'Émilie Broussoulou.
04:16Oui, mais ça peut expliquer la raison pour laquelle
04:19certains maires, sous cette pression idéologique,
04:21refusent d'armer leur police municipale sur ce sujet.
04:24Moi, je pense qu'il faut quand même leur laisser la liberté,
04:26parce que c'est les maires qui embauchent,
04:28c'est les maires qui financent cette police municipale,
04:30et que dans ce monde de plus en plus incertain,
04:34dans ce monde où les agressions sont de plus en plus violentes,
04:37ce monde où les agressions armes blanches sont presque un fait courant,
04:43de garantir aux policiers municipaux qu'ils ont les moyens,
04:47par une arme, d'être à la même hauteur qu'un policier national,
04:50ça ne me semble absolument pas choquant et au contraire rassurant.
04:53Il y a aussi d'autres moyens.
04:55Raquel Garedo, il est possible d'investir sur les caméras,
04:57sur des équipes de surveillance aussi.
04:59Il n'y a pas que l'armement des policiers.
05:01Que dites-vous à ceux qui sont inquiets, justement,
05:03de voir plus d'armes en circulation ?
05:05Justement, vous mettez l'argument de la bouche.
05:09Je pense que l'argument principal,
05:11le premier argument des autorités municipales
05:15qui se méfient de l'armement des policiers municipaux,
05:19c'est que les statistiques montrent que plus il y a d'armes, plus il y a de morts.
05:24Et qu'un policier municipal armé...
05:25Donc il faut désarmer tout le monde, selon cette logique.
05:27Non, non, non, non.
05:28Si, si vous êtes cohérente avec vous-même,
05:31il faut retirer les armes de tous les policiers de France.
05:33Et ça ira beaucoup mieux.
05:35Non, comme de toute façon, je ne préconise pas cela.
05:37Ne faisons pas semblant que j'ai dit ça.
05:39La police nationale, elle a le droit à être armée.
05:42Et d'ailleurs, même en réalité,
05:43quand on regarde du côté de la police nationale,
05:45on s'aperçoit que les capacités de s'entraîner à l'armement
05:50sont souvent insuffisantes.
05:51Le nombre de balles disponibles par année
05:53pour aller faire des exercices de tir sont parfois ridicules.
05:58Donc en fait, je ne plaide pas pour un désarmement généralisé.
06:01Ce que je dis, en revanche,
06:04c'est qu'une police municipale armée,
06:08ça met au plan local des armes,
06:10davantage d'armes en circulation,
06:11ce qui est déligéne et dangereux.
06:14C'est ce que vous dites.
06:15Il faut laisser les armes circuler,
06:16les kalachnikovs, les armes dans les caves,
06:19les armes qui circulent en masse, interdites.
06:22Et en face, que les autorités qui représentent la République,
06:25qu'elles soient représentées par une autorité municipale ou nationale,
06:28elles ne soient pas armées.
06:30Vous comprenez bien...
06:31Monsieur Gégaud.
06:32Cher Raquel, vous comprenez bien que pour ceux qui nous écoutent,
06:37pour ceux qui subissent l'insécurité,
06:39vous avez vu aujourd'hui, il y a un sondage qui sort
06:40qui dit que 76% des Français attendent de leur maire
06:44qu'ils fassent des efforts sur la sécurité municipale.
06:46Oui, alors justement, je vous le montre.
06:47Pour ceux-là, vous ne pouvez pas leur dire qu'il faut désarmer les politiques.
06:50Il s'agit de notre sondage, justement.
06:51Je ne suis pas en campagne électorale, candidate à la mairie,
06:54et je ne suis pas sous la pression,
06:55parce que vous parliez de la pression, justement.
06:58Je ne suis pas sous la pression de personne.
06:59Si, visiblement, si,
07:00puisque vous dites que vous avez des requêtes de sécurité,
07:03et c'est vrai, la société...
07:05Moi, j'habite en Seine-Saint-Denis,
07:06nous avons en Seine-Saint-Denis globalement...
07:08Il y a des gens qui ont peur ?
07:09La preuve, qu'il y a un échec du service public de la police.
07:14Aujourd'hui, il y a des guerres entre narcotrafiquants qui aboutissent.
07:17Raison de plus pour ne pas la désarmer.
07:19Mais, pardon, mais personne n'a dit qu'il fallait désarmer la police.
07:21Si, madame Pallot, par exemple.
07:23Écoutez, vous vous débattez avec moi, là, s'il vous plaît.
07:25Je vous dis que vous avez des guerres de narcotrafiquants, vous le savez.
07:30Ça ne m'a pas échappé.
07:31Vous parlez vous-même de circulation d'armes lourdes.
07:33Vous pensez que votre policier municipal, même armé,
07:38il va répondre à cela ?
07:39Il ne faut pas mentir non plus à vos électeurs.
07:41Vos électrices et vos électeurs, ils ont le droit aussi d'avoir un service public de la police qui fonctionne.
07:46Je n'essaye de mentir à personne.
07:47Je dis simplement que mon policier municipal,
07:51si vous me brassez dans la situation d'être maire,
07:54s'il se retrouve face à un petit voyou qui a une kalachnikov,
07:57je préfère qu'il soit armé plutôt que désarmé.
07:59Parce que sinon, je mettrais sa vie en danger.
08:01Et qu'il faut aussi protéger nos policiers.
08:03Je sais bien qu'il y a des gens.
08:05C'est aussi les aider en étant armés à se défendre.
08:10Mais moi, je veux protéger toute la population, pas seulement les policiers.
08:12Mais moi aussi.
08:13Donc je ne réponds pas seulement à des revendications, parfois syndicales, des policiers.
08:17Je veux répondre à...
08:18Pourquoi les syndicats ne sont pas nobles ?
08:19Je veux éradiquer la délinquance.
08:22Les syndicats ne sont pas nobles ?
08:23Vous oubliez l'objectif qui est celui des familles, des voisins, des voisines
08:28qui sont confrontés à la délinquance et à la criminalité.
08:31Je veux éradiquer la délinquance.
08:33Je veux éradiquer la criminalité.
08:35Et on n'a pas les mêmes méthodes.
08:37Sauf que, pardonnez-moi, moi je trouve que c'est un peu facile quand on est maire
08:41de faire semblant, et dans une campagne électorale,
08:44de faire croire aux voisins, aux voisines, aux mamans,
08:48aux familles, que tout va être résolu parce qu'on a armé le policier municipal.
08:53Pourquoi est-ce que vous caricaturez ?
08:54Quand vous faisiez des campagnes électorales, vous étiez aussi caricatural ?
08:57Pas du tout.
08:58J'ai dit ce que je voulais.
08:59Je veux une police nationale qui soit efficace, qui soit outillée.
09:03Et je dis aux maires que vous auriez dû vous battre à l'époque, il y a 20 ans,
09:08lorsque Nicolas Sarkozy a enlevé 10 milliers de policiers des rues de ce pays.
09:13Vous auriez dû vous battre contre cela.
09:14Et au lieu de ça, vous étiez tout content de pouvoir récupérer une espèce de fonction publique locale.
09:20Vous pensiez que ça vous donnait plus de pouvoir.
09:21Et bien, ça n'a pas donné plus de sécurité aux habitants et aux habitants.
09:24Et ça, je pense que la preuve en est faite.
09:25Si ça ne vous ennuie pas que je dise un tout petit mot ?
09:27Allez-y.
09:28Et après, j'en dirai un petit mot aussi, s'il vous plaît.
09:31D'abord, de quelqu'un qui n'a jamais pu se faire élire maire, donner des leçons au maire, c'est toujours savoureux sur ce sujet.
09:37Et si vous aviez été si crédible que ça, je pense que les électeurs devant lesquels vous vous êtes présentés, vous aurez élu comme maire.
09:42Premier élément.
09:43Deuxième élément.
09:43Mais je n'ai jamais été candidate à être maire.
09:45Personne ne s'est réjoui.
09:46Personne ne s'est réjoui de la diminution des effectifs de police.
09:49Qu'ils étaient sous la gauche au pouvoir ou qu'ils étaient sous la droite.
09:53Personne ne s'en est réjoui.
09:54Je dis simplement, aujourd'hui, que ce n'est pas la police municipale qui règle tout.
09:59Mais que dans les villes où il n'y a pas de police municipale, où elle n'est pas armée, la délinquance est plus importante que dans les autres.
10:05Et qu'il faut additionner les forces.
10:07Vous comprenez cette notion d'addition ?
10:09Vous comprenez qu'on ne peut pas toujours dire « ce n'est pas moi, c'est l'autre » ?
10:12Et que de temps en temps, il faut que tout le monde fasse des efforts collectifs.
10:16Et additionner la police municipale, la police nationale et la brancher avec la justice,
10:21c'est le meilleur moyen d'essayer d'éradiquer la délinquance et de répondre à ce qu'attendent les habitants.
10:26Je voudrais revenir aussi avec vous sur l'information de ces dernières heures.
10:29Elle nous vient du Royaume-Uni qui veut plus que jamais lutter contre l'immigration.
10:33Regardez les deux mesures phares qui sont mises sur la table.
10:36Les aides sociales ne seront plus versées automatiquement aux demandeurs d'asile.
10:40Et les réfugiés seront forcés de rentrer dans leur pays d'origine dès qu'il sera jugé plus sûr.
10:46Alors, est-ce que ça vous inquiète, Raquel Garrido, de vous dire que la France pourrait marcher dans les pas de son voisin britannique ?
10:55Je note qu'un peu partout, les forces politiques qui vendent la xénophobie d'État comme étant une solution à leurs problèmes progressent.
11:05Mais ça me semble être une sorte de grande démission intellectuelle, morale, éthique de la part des gouvernants.
11:12Si, que ce soit le peuple anglais, que ce soit les Français ou ailleurs dans le monde, parce que ce sont des problématiques qu'on retrouve partout,
11:20ne peuvent pas s'assurer que les gens vivent dignement de leur travail, puissent vivre en sécurité, nous en parlions à l'instant.
11:29Je trouve que c'est un peu facile de dire que c'est la faute aux immigrés.
11:35C'est une grande ruse qui existe depuis très longtemps, qui est de nous diviser entre nous, ceux qui sont là, les travailleurs, les habitants,
11:44juste par l'ascendance géographique de nous-mêmes ou de nos parents, notre couleur de peau, notre religion et tout ça.
11:51C'est une grande ruse de ceux qui veulent maintenir des sociétés inégales,
11:56où les richesses sont captées entre les mains de certains au détriment de tous les autres,
12:01où il y a énormément d'injustices.
12:03Donc, il faut quand même, malgré tout, avoir l'intelligence de ne pas tomber dans ces panneaux-là.
12:08Et je ne suis pas certaine que le Parti travailliste britannique soit payé de ces slogans qui me semblent au demeurant assez peu efficaces.
12:18Le Parti travailliste tombe dans le panneau, d'après vous, Yves Gégaud ?
12:22Moi, je constate une chose, c'est que les pays qui sont en train de mettre en place des législations renforcées contre l'immigration,
12:29et en particulier l'immigration irrégulière, ce sont des pays qui sont gérés par la gauche.
12:35C'est le Danemark, c'est aujourd'hui les travaillistes, donc la gauche anglaise, sur ce sujet.
12:40Je comprends votre jeune, c'est votre camp politique qui vient mettre en place des mesures dont vous avez dit depuis des années
12:46qu'elles étaient absolument abominables et qu'il ne fallait pas les approcher.
12:50Donc je crois qu'il y a un mouvement qui est européen, qui dépasse même les frontières de l'Europe sur ces questions-là,
12:56qu'il faut être attentif aux droits de l'homme, au respect, au vivre ensemble.
13:00Moi, je suis très attentif à ces sujets-là, mais qu'il ne faut non pas être aveugle.
13:06Et si la gauche anglaise prend ces décisions-là, peut-être qu'il faut aussi que la gauche française se dise
13:11« tiens, il faudrait peut-être qu'on se pose un peu, qu'on réfléchisse et qu'on ne tienne pas en 2021 le même discours qu'en 1981,
13:18parce que le monde a changé, parce que les attentes des gens ont changé,
13:22et parce que les problématiques ne sont plus exactement les mêmes. »
13:24« Mais ce qui ne change pas, c'est d'avoir des hommes et des femmes politiques
13:27qui, parce qu'ils sont inefficaces à résoudre les problèmes des populations, trouvent des beaux qu'émissaires. »
13:33« Mais Raquel, c'est la gauche en l'occurrence, donc elle est inefficace. »
13:37La gauche au gouvernement a souvent été sous la pression de l'extrême droite en France, en Angleterre.
13:42C'est bien que vous allez faire des primaires avec le Parti Socialiste, vous allez avoir des très bons débats entre vous.
13:46Mais bien sûr, bien sûr.
13:48Justement, venons-en, Raquel Garredo.
13:50Parce que le Parti Socialiste, Olivier Faure, a tout à fait remis en cause la politique,
13:53notamment de François Hollande de l'époque.
13:55Je rappelle que si le Parti Socialiste a remis en cause la déchéance de nationalité telle qu'elle était promue par François Hollande,
14:02c'est bien sûr parce qu'il y avait des lignes rouges à ne pas franchir.
14:04François Hollande, pour qui vous aviez voté, d'ailleurs ?
14:06Non, je n'ai pas voté pour François Hollande, non.
14:08Et on ne vous le demandera pas.
14:09Raquel Garredo...
14:10Vous avez échappé que j'ai fait trois campagnes pour Jean-Luc Mélenchon.
14:13C'est vrai, mais au deuxième tour.
14:14Mais quel...
14:15Raquel Garredo, justement.
14:17Oui, contre Sarkozy, vous voulez que je vote Sarkozy.
14:19Vous étiez à Trappes dans les Yvelines hier pour préparer la présidentielle de 2027.
14:27Alors, c'est acté.
14:28Il y aura bien une candidature commune à gauche avec une primaire entre les socialistes, les écologistes,
14:34et les anciens de la France insoumise.
14:36Donc, toute la gauche, sans la France insoumise.
14:39Non, ce n'est pas, pour l'instant, toute la gauche.
14:41C'est un premier regroupement.
14:42Il y a cinq forces politiques, cinq organisations.
14:45Vous le rappeliez, donc, les écologistes, nous, l'après, François Ruffin, Debout, Génération et le Parti Socialiste.
14:54Tout ça a été lancé par Lucie Casté et qui a, dès le départ, invité toute la gauche.
15:00Donc, toute la gauche est invitée.
15:01La porte reste grande ouverte.
15:03Et il le faut parce que c'est, au fond, la seule façon d'arbitrer, on va dire, de façon mature, de façon noble et surtout de façon démocratique,
15:13le choix pour une candidature unique.
15:16Il ne faut quand même pas se payer de nous.
15:18Notre objectif pour l'élection présidentielle de 2027, ce n'est pas d'y participer.
15:22Ce n'est pas comme aux Jeux olympiques.
15:23Ce n'est pas l'important, c'est de participer.
15:25Pour nous, l'important, c'est de gagner.
15:26Et pour gagner, il faut deux choses.
15:29Il faut d'abord qu'on soit unis pour aller au second tour et au second tour, avoir une campagne, un programme, une équipe
15:35qui arrive à obtenir les 15-16 millions de voix qu'il nous faudra pour battre l'extrême droite.
15:40Et donc là, hier, nous avons franchi un pas très important.
15:43Il y avait une convention programmatique, c'était la première, sur l'éducation.
15:46Nous avons parlé, par exemple, de comment on pouvait abolir le séparatisme scolaire,
15:51comment on pouvait donner dans la classe une égale dignité à tous les savoirs.
15:55Ça a été une convention qui était absolument passionnante.
15:59Et à la fin, on a donné déjà un premier élément de date,
16:02puisque c'est bien à l'automne 2026 que cette primaire aura lieu.
16:06Alors maintenant, le 15 décembre, on vous donnera la date précise et les modalités précises.
16:12Oui, bien sûr.
16:12Évidemment, on donnera aussi les informations.
16:14Parce que le mode de scrutin, notamment, vous verrez, est quelque chose qui est très décisif dans les modes de scrutin.
16:19Ça, on l'a vu à New York avec Mamdani, où, justement, la raison pour laquelle Mamdani gagne à la fin,
16:24c'est précisément parce qu'il s'est présenté à une primaire où il y a eu un million de votants,
16:28où tous les candidats anti-Kwomo, pardonnez-moi ceux qui n'ont pas tout à fait suivi Kwomo,
16:33c'était donc le Parti démocrate historique, le droit du Parti démocrate,
16:37toute la gauche du Parti démocrate a pu s'unir, parce que le mode de scrutin le permettait,
16:43le mode de scrutin de la primaire.
16:44Et ensuite, il y a eu deux millions de participants à l'élection elle-même,
16:47et c'est ce qui a permis que Mamdani gagne.
16:50Revenons en France.
16:51Yves Gégaud, quand vous voyez cette union de la gauche,
16:53est-ce que vous dites que la droite n'y coupera pas ?
16:56Non, ce que je me dis, c'est que je comprends.
16:57Moi, je n'ai plus d'engagement politique, plus de carte politique,
17:01et à part un engagement municipal...
17:02On le rappelle, vous êtes sans étiquette.
17:04...à part un engagement municipal dans une ville auquel je suis attaché depuis 40 ans.
17:08Je n'ai plus de...
17:09Je n'ai plus de la ville de Montreux, en l'occurrence, je n'ai plus d'engagement.
17:11Non, je me dis que les gens, ils ne comprennent plus rien.
17:14Il y a 15 mois, vous étiez tous ensemble dans le nouveau Front populaire aux élections législatives.
17:19Vous aviez le même programme, vous aviez le même projet.
17:22Aujourd'hui, vous dites, pour la présidentielle,
17:25on n'est pas tous ensemble parce que...
17:27Et les filles ne veulent pas venir avec nous,
17:28parce qu'on n'a pas mis M. Glucksmann dans la course,
17:31parce qu'on n'a pas mis...
17:33Mais tout ceci apparaît, je ne dis pas que c'est la vérité,
17:37mais apparaît aux yeux de nos citoyens,
17:39comme du tripatouillage pour garder ou pour essayer d'arriver au pouvoir.
17:43Et tant qu'on aura ces jeux politiciens
17:46qui privilégeront la recherche de l'homme ou de la femme providentielle,
17:51de droite comme de gauche,
17:52qu'on ne parlera pas de projet,
17:54qu'on n'aura pas un projet de société,
17:56qu'on n'aura pas une nation qui se dit
17:57qu'est-ce qu'on a envie de faire ensemble,
17:59eh bien je crois que la classe politique sera dévalorisée.
18:02Ce n'est pas un reproche à vous.
18:03Je suis plutôt d'accord avec ce bout d'État.
18:07Malheureusement, il faut bien faire avec le système tel qu'il est,
18:10mais je trouve que ça donne une image déplorable
18:12de gens qui sont capables...
18:14Mais ce n'est pas...
18:15A quel garé d'eau, vous êtes d'accord avec ça ?
18:16Vous avez parlé assez longuement, je vais terminer.
18:19Une image déplorable de gens qui s'entendent un jour,
18:21qui, 15 mois après, ne s'entendent plus,
18:23qui sont prêts à toutes les compromissions,
18:25à aller avec ceux qui étaient les ennemis,
18:27dans un seul but, le pouvoir.
18:30Eh bien moi, je pense que le but noble de la politique,
18:32ce n'est pas le pouvoir, c'est qu'est-ce qu'on va en faire ?
18:35C'est quel est le projet de société ?
18:37Et tant qu'on aura mis l'homme ou la femme providentielle
18:40avant le projet de société, on se trompera et on décevra les gens.
18:43Eh bien vous serez rassuré, Yves Gégaud,
18:45que hier, justement...
18:46Vous avez fait votre programme en une journée.
18:48Ce Front populaire 2027, c'était à l'occasion
18:50de la première convention programmatique,
18:52et la première convention portée sur l'éducation,
18:55qui nous semble être le point numéro un de priorité.
18:58Et donc, en effet, vous avez raison,
19:00que gagner une élection, ce n'est pas prendre le pouvoir.
19:03Prendre le pouvoir, c'est s'assurer que l'oligarchie,
19:06c'est-à-dire ceux qui...
19:07Oligos peut archi-pouvoir,
19:10ceux qui concentrent l'argent, le pouvoir,
19:12finalement, laisse...
19:14C'est pas pour vous seulement, c'est aussi pour...
19:16C'est pour moi, c'est pour moi, vous voulez dire.
19:18On regarde, pour tout le monde.
19:20Vous avez raison de parler d'enseignement,
19:22parce que vous avez une capacité de donner des leçons à tout le monde
19:25qui est assez surprenante.
19:27Vous le faites avec le sourire,
19:29avec une forme d'intelligence.
19:31Mais je pense qu'il faut que vous arrêtez
19:33de prendre les gens pour des demeurés
19:34et de vouloir leur assiner des vérités
19:36comme si vous étiez un enseignant sur ce sujet.
19:40C'est assez désagréable.
19:41Alors, je vous prie de m'excuser si je vous ai paru cuistre,
19:45mais ça ne devient pas d'un mauvais sentiment.
19:48J'essaye de toujours,
19:49et je pense que les gens qui me regardent à la maison le savent,
19:52j'essaye toujours d'utiliser un langage clair,
19:55transparent, compréhensible.
19:55Et il y en a qui arrivent plus ou moins.
19:59Donc, vous serez raturé, disais-je, sur la question programmatique.
20:02Il y aura toute l'année 2025-2026 ces conventions.
20:05La prochaine porte sur l'industrie, l'emploi.
20:08Ensuite, ce sera sur l'international,
20:10les relations internationales, la géopolitique, et ainsi de suite.
20:13Et au-delà.
20:14Et à côté de cela, il y a aussi un travail sur le processus lui-même,
20:17je le disais.
20:17Et le 15 décembre, nous vous dirons comment les millions de Français,
20:21et je parle en principe, pas seulement à eux,
20:23mais d'abord aux 9 millions de Françaises et de Français
20:26qui sont venus dans un élan civique puissant,
20:28soutenir effectivement le nouveau Front populaire en 2024.
20:31Vous le disiez.
20:32Je suis d'accord avec vous pour dire que le dissensus
20:35et même, je vais vous dire, l'agressivité que l'on ressent
20:38au sein du nouveau Front populaire
20:40est quelque chose qui est profondément désarmant
20:42pour cet électorat-là, pour ce peuple-là de gauche.
20:45Et effectivement, ce que nous cherchons à faire,
20:46c'est non pas gommer nos différences,
20:49mais trouver des modalités intelligentes et démocratiques
20:52de les surmonter, ce qui me semble être une noblesse,
20:54si vous voulez, la noblesse de la politique.
20:56Vous avez conscience que si Jean-Luc Mélenchon
20:58ne participe pas à votre opération,
21:00vous aurez deux candidats à gauche,
21:02vous aurez le candidat issu de votre processus
21:04et vous aurez Jean-Luc Mélenchon,
21:05et que vous n'aurez rien réglé,
21:07et que vous aurez fait un tour de piste
21:09avec des mots tout à fait nobles,
21:11avec une vision noble,
21:12mais qui fera que l'électeur, il se dira,
21:14eh bien à gauche, ils ne sont pas capables de se mettre d'accord.
21:16– Et je sais que c'est ce que vous voulez faire conseiller,
21:18mais alors pardon, il se dira,
21:19je ne comprends pas bien où vous voulez en venir.
21:22– Je ne veux en venir au fond nulle part
21:26sur cette question très politicienne.
21:28– Mais ce n'est pas politicien.
21:30Vous avez un mode de scrutin aujourd'hui à deux tours
21:32qui exclut un tiers des Français systématiquement.
21:35– Je ne veux en venir nulle part sur ce sujet,
21:36je veux dire simplement qu'il faut comprendre
21:38et entendre ce que peut-être j'entends mieux
21:40depuis que je ne fais plus de politique
21:42au sens engagement national,
21:43c'est que c'est le rejet fort des gens qui nous écoutent
21:48en disant « voter ne sert à rien »,
21:50ils ne pensent qu'à leur place,
21:51ils changent d'alliance au gré de leurs intérêts politiques
21:55et qu'il faut sans doute réinventer,
21:58mais je n'ai pas dit que j'avais dans ma poche la solution,
22:00sinon je serais quelqu'un de sans doute très puissant,
22:03je ne donne de leçons à personne,
22:05mais je trouve que toutes ces primaires,
22:07et j'aurais peut-être le même discours
22:08si demain primaire il y a droite,
22:10apparaissent comme des stratégies et des magouilles de partis politiques
22:14et pas comme quelque chose de noble,
22:16ce que vous cherchez à faire.
22:17– La primaire à droite est de plus en plus mise sur la table, justement.
22:21– Mais oui, c'est quoi le fond du sujet ?
22:22– C'est même Laurent Wauquiez qui met ça sur la table,
22:24de Sarah Knafow à Gérald Darmanin, là aussi,
22:27– Je vais vous expliquer le fond du sujet,
22:28c'est que nous avions traditionnellement pendant des lustres
22:31deux partis politiques qui étaient toujours au deuxième tour,
22:34en gros les socialistes et ce qui représentait la droite républicaine.
22:38Pendant des lustres, c'était ou l'un ou l'autre,
22:40mais ils s'affrontaient toujours au deuxième tour.
22:42Aujourd'hui, on est en tripartition de la vie politique.
22:46Il y a le Rassemblement national,
22:48il y a la droite et le centre et il y a la gauche.
22:51Et donc la course, c'est de dire,
22:53puisque le deuxième tour n'a que deux candidats,
22:55quel est celui qui va être le troisième ?
22:57Et il ne faut surtout pas être le troisième,
22:58sinon vous êtes éliminé du jeu.
23:00Et donc toutes ces stratégies, toutes ces techniques
23:03sont destinées à essayer de faire en sorte d'être dans les deux premiers.
23:07C'est ça le fond du sujet, ce n'est pas un autre sujet.
23:09Pour gagner, mais bien sûr.
23:10Tout le monde l'a compris, bien sûr.
23:11Donc c'est logique, il y a une...
23:12Je me l'explique à moi-même, j'espère que tout le monde l'a compris.
23:16Je me l'explique à moi-même.
23:17Et j'essaye d'expliquer qu'effectivement,
23:19ces histoires de primaires sont apparues
23:21depuis ce nouveau phénomène politique.
23:23À l'époque où c'était une fois la gauche, une fois la droite,
23:26et où vous étiez tous les deux au deuxième tour,
23:28il n'y avait pas ce débat.
23:29Moi, je trouve que ça donne quand même une mauvaise image...
23:33C'est pour ça que certains proposent de redessiner cette droite,
23:36et pas de la mettre avec le centre.
23:38C'est pour ça que certains proposent de redessiner,
23:41c'est pour ça qu'il faudra, et là je sais qu'on va se retrouver
23:44avec Raquel Garrido, réfléchir à sans doute
23:48une nouvelle proposition institutionnelle, constitutionnelle,
23:51parce que notre système est à bout de souffle, qu'il est usé,
23:54et que les Français s'en détournent,
23:56parce que ce qu'on essaye de faire n'est pas compris par les Français,
23:59qui ne pensent que c'est qu'un jeu politicien pour garder le pouvoir.
24:03C'est ça ce que je ressens.
24:06Concernant les événements de cette semaine...
24:07Je suis sûr qu'on est d'accord là-dessus.
24:08Moi, je suis pour la 6ème République,
24:10je suis pour que les Français se dotent de nouvelles institutions
24:12qui leur permettent d'être souverains, tout simplement.
24:14C'est-à-dire, la question c'est qui décide ?
24:16La réponse, ça doit être nous les Français,
24:18en toute matière, en toute circonstance.
24:19On a la même approche, mais ce ne serait pas exactement la même 6ème.
24:22Et je n'ai aucun problème à faire une constitution avec vous,
24:26quand même nous sommes en désaccord.
24:27Et je crois que c'est ça qui nous manque.
24:29C'est cette bonne volonté de dire,
24:32nous sommes très en désaccord,
24:33mais dans toute société démocratique,
24:34il y a des conflits politiques à arbitrer.
24:37Et il n'y a pas d'autre arbitrage que la démocratie.
24:39Et c'est pour ça que cette proposition profondément démocratique,
24:44lancée par Lucie Casté,
24:45qui s'appelle Front Populaire 2027,
24:47et notre idée, c'est une primaire de débordement,
24:49c'est-à-dire avec des millions d'hommes et de femmes
24:51qui viennent participer,
24:53je pense que c'est la marque d'une certaine éthique
24:55qui nous manque peut-être en monarchie présidentielle,
24:57où tout tourne autour des hommes et des femmes
25:00qui se prétendent des sauveurs suprêmes.
25:02Et là-dessus, il faut tourner la page.
25:03– Juste un mot, pardon, mais sur ce qui va se passer
25:04dès demain à l'Assemblée nationale,
25:07c'est l'examen du budget qui va reprendre.
25:10L'Assemblée nationale, on le rappelle,
25:11a voté la suspension de la réforme des retraites cette semaine.
25:15Yves Gégaud, est-ce que pour vous,
25:16c'était un compromis nécessaire pour espérer avoir un budget ?
25:21– Au titre des jeux d'équilibre de l'Assemblée, sans doute.
25:26Au titre de l'intérêt du pays, absolument pas.
25:29Je pense que ça envoie un message absolument contre-productif
25:33à l'ensemble de ceux qui sont les acteurs de l'économie,
25:37de ceux qui nous prêtent de l'argent,
25:40parce qu'on en dépend, comme on est très endettés, on en dépend.
25:43Nous sommes à rebours de ce que font
25:45tous les autres pays de l'Union européenne.
25:47Tous les autres pays de l'Union européenne demandent
25:50à ce qu'on travaille plus et à ce qu'on travaille plus tard
25:53pour équilibrer les régimes de retraite.
25:55Pourquoi nos régimes de retraite sont-ils déséquilibrés ?
25:57D'abord, parce qu'on vit de plus en plus vieux.
25:59Donc, il y a quelques années, on vivait en retraite 5 ans, 10 ans.
26:03Aujourd'hui, on vit 20 ans, 30 ans et tant mieux.
26:05Mais il faut donc équilibrer les régimes.
26:07Et pour une deuxième raison que personne n'évoque jamais,
26:10je n'entends personne dire ça,
26:11c'est qu'on consomme trop de produits importés.
26:14Et que ceux qui consomment et qui achètent des produits importés
26:17n'ont pas conscience que quand vous achetez un produit chinois,
26:20il n'a pas payé votre retraite.
26:21Parce que l'ouvrier chinois, il ne cotise pas au régime de retraite français.
26:24Et que le patron chinois, il cotise encore moins au régime de retraite français.
26:27Pour vous, c'est le « made in France » qui peut nous sauver aussi ?
26:29Non, c'est un des leviers.
26:31Il faut sans doute travailler plus longtemps.
26:33Il faut avoir une logique peut-être d'économie sur un certain nombre de choses.
26:38Mais il faut aussi consommer plus de produits français
26:41parce que quand vous achetez étranger, vous ne payez pas votre retraite.
26:43Et je m'étonne que personne ne dise ça,
26:46que personne n'explique aux gens qui vont faire la queue au BHV
26:49qu'il ne faudra pas qu'ils s'étonnent demain
26:51s'ils sont obligés de travailler jusqu'à 67, 68 ou 70 ans
26:55parce qu'ils auront participé à ruiner le régime de retraite
27:00en ne consommant pas français.
27:01Parce qu'encore une fois, les ouvriers étrangers
27:04qui fabriquent les produits qui nous viennent chez nous,
27:06ils ne payent pas la cotisation sur les retraites.
27:08Donc il y a un débat national intéressant.
27:10Je trouve que le message envoyé par ce recul
27:14sur une réforme qui a été tellement difficile à accoucher
27:16est un mauvais message
27:18parce que nous allons à rebours de ce qu'il faut faire.
27:20C'est une réforme dont les Français, en majorité, ne voulaient pas.
27:23Oui, bien sûr.
27:2480% des Français étaient d'accord pour enlever la loi Borne.
27:28Je voulais vous dire que...
27:29Je suis d'accord pour dire que les retraites,
27:31c'est d'abord des cotisations
27:32et que quand il y a des problèmes de recettes en matière de sécurité sociale
27:35et de retraite,
27:37la clé doit être toujours d'aller vers l'activité économique
27:40qui amène des cotisations.
27:42Je crois que la gauche le dit.
27:43Elle a proposé d'ailleurs beaucoup d'amendements en ce sens
27:45pendant l'examen du PLFSS.
27:48Elle a proposé...
27:49Pour ce qui est davantage de cotisations.
27:50Vous avez été victime de la zucmanisation des esprits
27:53et de la taxe,
27:55mais pas de plus de production.
27:57Ça c'était pour le PLFSS.
27:57Mais pour ce qui est de la cotisation,
27:59je voudrais vous dire ceci.
28:00Pour qu'il y ait plus de cotisations
28:01et pour qu'il y ait plus de made in France,
28:04il faut du protectionnisme.
28:06C'est-à-dire qu'on doit décider de protéger certaines industries.
28:08Il faut des hausses de salaire.
28:10Parce que plus vous avez hausse de salaire,
28:11plus vous pouvez acheter des produits français
28:13et plus vous payez de cotisations.
28:14Et troisièmement, il faut aussi lutter
28:16contre les délocalisations,
28:18notamment de la propriété intellectuelle.
28:20Et ça, ça passe aussi le cachillon
28:21par le fait de laisser aux ouvriers
28:23la possibilité d'avoir la propriété
28:25de leur travail par un groupe de coopérative.
28:27Merci à tous les deux d'avoir été avec nous
28:28sur ce débat.
28:29Merci.
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