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  • il y a 10 mois
Retrouvez Le 18/19 de Guillaume Paul en replay.

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00:00Le 18-19, Guillaume Paul.
00:30Alors, les oppositions, on a eu beaucoup de projets dans lesquels on entend parler de réindustrialisation.
00:34Tout le monde dans l'absolu a le mot « réindustrialisation » à la bouche.
00:37J'ai l'impression que la définition n'est pas la même et les moyens d'y parvenir ne sont pas les mêmes partout.
00:41Comment est-ce que vous regardez ça, finalement, ce mot que tout le monde achète aujourd'hui ?
00:44Déjà, c'est une bonne nouvelle que tout le monde en parle.
00:47Je me disais, en venant sur ce plateau, rappelez-vous, il y a 15-20 ans,
00:51on ne parlait pas forcément de la nécessité de maintenir en France une industrie forte.
00:57Beaucoup disaient qu'après tout, ne plus avoir d'usine dans ce pays, ce n'était pas si grave,
01:01qu'on serait un pays de service.
01:03L'usine sans salarié.
01:04La fameuse usine sans salarié.
01:05Et aujourd'hui, il y a quand même un vrai consensus national.
01:08J'étais cet après-midi au Sénat, par exemple.
01:11Eh bien, il y a un vrai consensus national pour dire que c'était une erreur.
01:14Et ça nous a sauté au visage en 2020, parce qu'on s'est rendu compte qu'on n'était même plus capable de faire des masques
01:19et qu'il était nécessaire d'avoir une base productive dans notre pays.
01:24Et à la suite de ça, je crois que le consensus s'est aujourd'hui renforcé
01:29et que c'est important qu'il y ait ce consensus.
01:31Parce qu'en face de nous, on a des gens qui ne veulent vraiment pas nous faire de cadeaux.
01:34Et je pense qu'on en parlera pendant cet échange.
01:36Mais je crois qu'aujourd'hui, il y a une volonté partagée de réindustrialiser.
01:40Il y a un consensus autour de la réindustrialisation.
01:42Pourtant, les chiffres, vous avez vu les derniers chiffres comme nous, ne sont pas favorables.
01:46Le chiffre de la Direction Générale de l'Entreprise, qui se sont tombés il y a quelques heures,
01:49qui fait un travail de fourmi à la DGE, il répertorie jour après jour les ouvertures et les fermetures de sites.
01:56Et ils nous disent que sur les six premiers mois de l'année, on a eu 44 ouvertures de sites,
02:01mais 82 fermetures, quasiment le double.
02:05L'an dernier, c'était quasiment l'équilibre 60-61.
02:07Ça veut dire finalement que le ralentissement qu'on a commencé à observer l'an dernier,
02:12il se poursuit aujourd'hui, Sébastien Martin.
02:13Je ne vais pas me cacher la situation, elle n'est pas satisfaisante.
02:17Je veux juste quand même préciser que nos chiffres incluent certes les ouvertures et fermetures,
02:22mais aussi les agrandissements de sites.
02:23Alors il y a des extensions, absolument.
02:24Non mais c'est important.
02:25Vous savez, je vais vous donner un exemple, chez moi, vous le savez, je suis élu à Châlons-sur-Saône.
02:30Il y a par exemple Framatome, qui fait un agrandissement de 40 000 m².
02:34Un agrandissement de 40 000 m², c'est quand même à peu près l'équivalent de 4 ou 5 usines
02:40qui sortent de terre, mais qui là sont considérés comme un agrandissement.
02:44Donc si on met avec les agrandissements de sites, on reste sur un solde positif.
02:48Ce n'est pas pour dire que la situation est bonne, mais il faut la regarder en face,
02:52et moi je la regarde en face, ça veut dire qu'il faut se battre deux fois plus
02:54dans une situation qui est sans doute deux fois plus difficile qu'elle ne l'était hier,
02:58et c'est aussi pour ça que j'ai accepté cette mission.
03:00Il faut se battre, d'autant que la DGE dit également,
03:02les investissements étrangers ont baissé de 7% l'an dernier,
03:05et le contexte n'est pas favorable à les droits de douane.
03:08Les tensions commerciales, et l'incertitude politique, bien sûr.
03:13Bien évidemment, des chiffres ont été publiés,
03:16cette instabilité politique, elle a coûté 0,3 point de croissance.
03:20Et pour être concret, c'est quoi 0,3 point de croissance ?
03:22C'est 9 milliards, c'est sans doute plusieurs milliers d'emplois
03:26à côté desquels on est passé.
03:28Et je crois que dans le moment actuel, vous savez,
03:30nos concitoyens, ils ont bien ça en tête.
03:33Ils voient bien que l'instabilité, elle n'est pas que politique,
03:36elle a aussi des conséquences économiques,
03:38qu'elle peut freiner des choix d'investissement,
03:41qu'elle peut dire à certains, je verrai plus tard.
03:43Je verrai plus tard, ce sont des points de croissance qui sont loupés,
03:45ce sont des usines qui ne s'ouvrent pas,
03:47ce sont des investissements qui ne sont pas faits.
03:48Et je crois qu'on a effectivement besoin aussi d'écouter la population
03:52qui dit maintenant, il y a le temps de s'entendre et de pouvoir avancer.
03:54Comment vous comprenez qu'on n'est pas enclenché en 2020, 2021 ?
03:58La réindustrialisation, si vous savez, c'était le grand récit de l'après-Covid,
04:02ça a été finalement le chantier des espoirs non aboutis.
04:04Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
04:06Qu'est-ce qu'on a oublié en 2023, 2024, 2025,
04:09qu'on avait commencé à mettre sur le tapis en 2020 ?
04:11Non, les choses ont bien été engagées, même avant d'ailleurs.
04:13Vous savez, moi je suis un élu territorial.
04:16En 2018, il y a eu la logique des territoires d'industrie,
04:19pour dire que partout en France, il fallait que l'État,
04:22les industriels et les élus se mobilisent pour organiser du foncier,
04:26pour avoir des vrais sites industriels clés en main,
04:28qui est quelque chose auquel je crois beaucoup.
04:31Et puis après, post-Covid, il y a quand même eu les effets du plan de relance.
04:34Il y a quand même eu des mesures fiscales,
04:36il y a quand même eu France 2030,
04:37il y a eu la baisse de la CVAE,
04:39il y a eu la mise en place du crédit d'impôt industrie verte.
04:41Un certain nombre de mesures qui ont conforté quand même l'attractivité de la France,
04:45même si, il faut le dire, aujourd'hui la situation est difficile,
04:49mais on reste un pays qui est capable d'attirer sur son territoire des usines.
04:54À Chalons-sur-Saône, je suis en train d'ouvrir neuf usines.
04:57Donc ça veut bien dire que c'est possible.
04:58Et vous êtes inquiet de ce qui se passe justement du côté de l'Assemblée nationale,
05:01pour en revenir à la discussion budgétaire,
05:02avec ce qu'on observe depuis quelques jours,
05:05c'est-à-dire une hémorragie sur le plan fiscal,
05:07l'accumulation des taxes,
05:09autre imposition sur les multinationales,
05:10ce qui s'est joué encore hier soir sur les rachats d'actions,
05:13et la supertaxe sur les dividendes.
05:15Comment est-ce qu'on peut effectivement prener le matin,
05:17mais tout parti confondi, tout bord confondi,
05:19la réindustrialisation et empiler les taxes sur les...
05:21C'est vrai que c'est un peu les montagnes russes.
05:23Quand on a des jours où on constate
05:25qu'il y a un débat de très bonne qualité
05:28à l'Assemblée nationale sur la question du budget,
05:31et puis parfois, sur une mesure, ça s'enflamme.
05:35C'est pas que sur une mesure, mais depuis quelques jours.
05:37On aboutit, par exemple, à cette taxe sur les multinationales
05:39qui, on le sait, est inapplicable,
05:41et qui envoie de mauvais messages aux investisseurs.
05:45Et je crois que le Premier ministre a été très clair.
05:47Le débat parlementaire doit avoir lieu,
05:49mais le gouvernement aussi est là pour être le garant
05:52du fait qu'on ne doit pas toucher à notre outil productif
05:55et à ce qui fait encore la puissance industrielle de la France.
05:57L'autre chiffre sur lequel je voulais vous amener,
05:59on ne va pas parler que de chiffres,
06:00mais il y a eu cette étude aussi,
06:01vous avez vu passer ça sans doute,
06:03de la Tax Foundation,
06:04qui est l'un des plus gros instituts de recherche fiscale
06:05des États-Unis, qui dit, voilà,
06:07on va regarder ce qui se passait dans les 38 pays de l'OCDE,
06:10et la France est le pays qui a le système fiscal
06:13le moins compétitif.
06:14Nous sommes 38e sur 38.
06:16Eh bien, je crois que c'est ce qui devrait aussi inciter
06:19les parlementaires à être prudents
06:22dans les décisions qu'ils seront amenés à prendre
06:24dans les prochains jours,
06:26et à ne pas trop surcharger la barque
06:30et ce qui pèse aujourd'hui sur les épaules
06:31des chefs d'entreprise,
06:33parce que sinon, effectivement,
06:34derrière tout ça,
06:36aura des conséquences vraiment réelles,
06:38pas simplement dans un amendement.
06:39On était 36e l'année dernière,
06:41on est passé 38e du fait de la surtaxe,
06:43alors qu'on croyait provisoire,
06:45d'impôts sur les sociétés,
06:46qui va être en partie reconduite.
06:47Oui, mais je pense que vous savez aussi
06:49quelle est la réalité de notre situation budgétaire.
06:52Je crois que chacun est conscient
06:53qu'il faut faire des efforts
06:54qui doivent être mesurés.
06:56La priorité doit être plus dans la réduction
06:57de la dépense que dans la hausse des recettes.
07:00Mais je crois que chacun, aujourd'hui,
07:01peut avancer en responsabilité dans ce débat.
07:03Vous êtes en pause,
07:04vous êtes ministre depuis maintenant quelques semaines.
07:06Qu'est-ce que concrètement vous proposez
07:08pour aider les industriels,
07:10pour simplifier la vie et le développement
07:12de l'industrie en France ?
07:14Dans les grands principes, vous savez,
07:17je crois d'abord...
07:18Vous nous dites qu'on n'a pas tout essayé
07:20pour sauver l'industrie française,
07:21comme on disait Naguère,
07:22la même chose du chômage.
07:23Je crois que dans les grands principes,
07:24il y a tout ce qu'on s'est dit
07:25sur la réglementation,
07:27sur la fiscalité.
07:29Mais je crois aussi à une réindustrialisation
07:31par le terrain,
07:33par notre capacité que l'on a
07:35à aider les industriels
07:36à faire face parfois
07:37à des complexités administratives
07:40qui existent.
07:41Et moi, je compte bien m'appuyer aussi
07:43sur les élus locaux,
07:43que ce soit les intercommunalités
07:45ou les régions,
07:47pour qu'on ait des vrais sites
07:49prêts à accueillir les entreprises.
07:51Les sites clés en main,
07:52ce qu'on appelle les sites clés en main.
07:53Les fameux sites clés en main,
07:53des vrais sites industriels clés en main.
07:55Un vrai site industriel clés en main,
07:56ça veut dire quoi ?
07:57Ça veut dire qu'un industriel,
07:58il sait qu'il n'a que son permis de construire
08:00et son autorisation ICPE.
08:02Ça, il sait le maîtriser, l'industriel.
08:04Par contre, quand l'industriel,
08:05il est confronté à un vase-galo romain
08:07ou à une espèce protégée,
08:09c'est le début de la catastrophe.
08:11Là, il se retrouve en face de l'ADREAL,
08:13il se retrouve en face de l'autorité environnementale,
08:16dans des procédures qu'il n'avait pas imaginées
08:18et qu'il ne connaît pas.
08:19Et là, c'est la catastrophe.
08:20C'est pour ça qu'on doit travailler mieux en amont
08:22pour faciliter les choses,
08:23d'une part avec les élus locaux,
08:25et que moi, je vais rencontrer
08:26dans les tout prochains jours
08:27l'ensemble des préfets de ce pays
08:29parce que je veux savoir
08:31où il y a des projets qui sont bloqués
08:34pour des histoires
08:35de complexité administrative.
08:38Je veux savoir pourquoi
08:39dans une entreprise
08:40qui veut s'agrandir,
08:43ça fait trois fois
08:44qu'on lui demande la même chose.
08:45Je veux savoir
08:46pourquoi un projet
08:47qui doit sortir depuis deux ans
08:48ne sort pas depuis deux ans
08:49parce qu'on a trouvé
08:50un problème X ou Y.
08:52Et on viendra m'expliquer à moi
08:53ce qui se passe.
08:55Et on essaiera
08:55de faire bouger les choses.
08:56Et si je dois y mettre
08:57mon poids personnel,
08:59je mettrai mon poids personnel.
08:59Et qu'est-ce que vous pensez
09:00pouvoir faire face à ces sujets
09:01qui sont des sujets récurrents ?
09:02D'abord, il faut aussi
09:04qu'on se batte au niveau européen.
09:05Il y a un certain nombre là
09:07de ce qu'on appelle
09:07des omnibus.
09:09En fait, c'est des textes
09:10qui vont passer
09:10pour essayer de refaire descendre
09:13un peu la pression normative
09:14qui pèse sur les épaules
09:16des entreprises.
09:18Il faut aussi
09:19qu'on soit extrêmement vigilant
09:21à tout ce qu'on nous amène
09:23sur les bureaux des ministres
09:24aujourd'hui en signature
09:25de nouveaux décrets,
09:26nouveaux arrêtés
09:26divers et variés
09:28où parfois on ne fait pas attention
09:29et qu'est-ce qui se passe derrière ?
09:31Ah ben c'est une nouvelle réglementation.
09:32Vous ne battez qu'entre
09:33vos propres administrations ?
09:34Un ministre, il est là
09:36pour diriger son administration.
09:37Il n'est pas là
09:38pour être dirigé
09:38par son administration.
09:40Moi, le premier jour,
09:42j'ai fait le tour
09:42de la direction générale
09:43des entreprises.
09:45J'ai réuni tout le monde
09:45dans une salle
09:46et je leur ai expliqué
09:47ce qu'on allait faire ensemble.
09:48Et donc, bien sûr,
09:49il y a la continuité de l'État.
09:50Bien sûr, il y a des dossiers
09:52au long cours.
09:53Mais les ministres sont là
09:54pour diriger leurs administrations.
09:55On s'est fixé un cap
09:56qui est très clair.
09:57Maintenir l'industrie
09:58dans ce pays
09:58et aussi aller se battre
10:00auprès de l'Union européenne
10:02de sortir de la naïveté
10:03sur un certain nombre de sujets
10:04et notamment la concurrence
10:05internationale asiatique.
10:06Justement, on en vient
10:07à la concurrence internationale
10:08asiatique, notamment.
10:10Alors, on parle
10:11de réindustrialisation en France.
10:12On voit ce que les Allemands
10:13sont en train de faire
10:13de leur côté.
10:14Est-ce que vous avez l'impression
10:14qu'en 2025,
10:16on manque encore
10:16d'un véritable projet économique,
10:19donc par essence politique,
10:21pour faire avancer
10:22les choses véritablement ?
10:23Est-ce qu'il est opportun
10:24de parler réindustrialisation
10:25chacun dans son coin ?
10:26La construction européenne,
10:27ne l'oublions jamais,
10:28c'est d'abord faite
10:29autour de l'économie.
10:31Un comité urbain
10:32du charbon et de l'acier.
10:35Et donc, aujourd'hui,
10:37on a réussi à construire
10:38un immense marché
10:39qui est une force.
10:40Ne l'oublions jamais.
10:41Mais le souhait de la France,
10:43c'est que ça soit
10:44non seulement un immense marché,
10:45mais que ça soit aussi
10:46une immense usine.
10:47Parce que sinon,
10:48s'il n'y a pas d'usine,
10:49le marché sera faible
10:51et pas intéressant.
10:52Et pour ça,
10:53alors qu'on fait face
10:55à ce qui s'appelle
10:56une agression,
10:58à ce qui s'appelle
10:58une agression,
10:59alors qu'on fait face
11:00à certains
11:01qui veulent aussi
11:01remettre en cause
11:02notre modèle européen
11:03et les démocraties européennes.
11:05Il ne faut pas être naïf,
11:06il faut se protéger.
11:08On l'a obtenu
11:09sur l'acier,
11:11il y aura désormais
11:11des droits de douane
11:13à partir d'un certain
11:14volume d'acier
11:15importé
11:15de 50%.
11:17on a travaillé
11:18sur des molécules chimiques
11:19pour protéger
11:20certaines molécules chimiques
11:21et d'autres molécules chimiques
11:22vont être protégées
11:23pour protéger
11:24l'industrie chimique
11:25française et européenne.
11:27Et on le fait aujourd'hui
11:28aussi sur l'automobile
11:29en se battant
11:30pour un concept,
11:31pas qu'un concept,
11:32l'idée de la préférence européenne.
11:33Je pense que nos concitoyens,
11:35ils attendent aussi
11:35que nous nous battions
11:36pour ce qu'il y a,
11:37pour ce qu'à l'intérieur
11:39des productions européennes,
11:40ce ne soit pas
11:41juste made in Europe,
11:42parce qu'on aura
11:43assemblé ici
11:44des choses qui viendraient d'ailleurs.
11:45Mais est-ce qu'on parle
11:45de la même voie
11:45sur tous ces sujets ?
11:46Il ne doit pas échapper
11:47que sur l'échéance de 2035
11:49pour la fin des ventes
11:50de véhicules thermiques.
11:51Il y avait un hiatus
11:51entre la France et l'Allemagne,
11:52ce qui est quand même
11:53par définition dommageable.
11:55Vous savez,
11:55j'avais un échange
11:56juste avant de venir ici
11:58avec des industriels
11:59qui me disaient
11:59qu'il faut de la stabilité.
12:01Alors oui,
12:01s'il faut de la stabilité,
12:02ça veut dire qu'on ne change pas
12:03les dates tous les quatre matins.
12:04Aussi.
12:052035, c'est un signal de marché.
12:07Vous entendez les arguments
12:08des Allemands
12:08qui freinent des cas de fer
12:09depuis des années.
12:10Nous comprenons les arguments
12:11des Allemands.
12:15et des idéologues.
12:16En tout cas,
12:17moi, je ne suis pas venu pour ça.
12:18On est des gens de terrain.
12:20Je suis un élu de terrain.
12:22Et on voit bien
12:22la réalité du marché aujourd'hui.
12:24Et il peut y avoir
12:25l'introduction
12:27d'autres dispositifs
12:29que le 100% électrique
12:30pour parvenir
12:31à une amélioration
12:33des émissions de gaz à effet de serre
12:34dans le domaine
12:35de la mobilité.
12:36Nous ne sommes pas fermés
12:37à tout ça.
12:37Mais il faut simplement aussi
12:39donner un peu de cohérence
12:39parce que moi,
12:40j'aimerais savoir
12:41ce que je vais dire
12:41aux habitants des Hauts-de-France
12:43qui aujourd'hui voient
12:45des projets de Gigafactory
12:46sortir de terre
12:47si on leur dit
12:47le véhicule électrique
12:48c'est complètement terminé.
12:49On ne peut pas leur dire ça.
12:51Donc on doit être cohérent.
12:52On doit à la fois dire
12:53il peut y avoir
12:53des assouplissements.
12:552035 doit rester
12:56un signal de marché.
12:58Mais il faut aussi
12:58se battre
12:59pour la préférence européenne
13:00pour que dans nos véhicules
13:01et dans les véhicules
13:02qui sortiront demain,
13:04eh bien ça soit
13:04des sous-traitants européens
13:06qui équipent ces véhicules
13:07et donc des salariés
13:09européens et français
13:10qui en bénéficient.
13:11Je vois qu'on parle
13:12de deux dossiers d'entreprise
13:13que vous regardez,
13:13on le sait,
13:14de très très près
13:15du côté de Bercy.
13:17Il y a celui
13:17des fonderies de Bretagne.
13:18Alors ancienne filiale de Renault,
13:19ancien équipement anti-automobile
13:20qui est en train
13:21justement de se réinventer,
13:22d'aller vers les obus,
13:23vers l'armement.
13:24Tout à fait.
13:24L'époque s'y prête.
13:25Il se trouve que les fonderies
13:28de Bretagne avaient été reprises
13:29en mai dernier
13:29par un groupe
13:30qui s'appelle Europlasma
13:31qui s'était engagé
13:33à investir 15 millions d'euros
13:34en trois ans.
13:35L'État et les collectivités
13:36doivent par ailleurs
13:37mettre 7 millions.
13:38L'État le fera
13:39et les collectivités aussi
13:40sauf qu'apparemment
13:412 millions
13:41Ils le feront
13:41si chacun respecte
13:42ses engagements.
13:43Si chacun respecte
13:44ses engagements.
13:44Mais pour l'instant
13:45du côté de ce groupe
13:46privé Europlasma
13:46on n'a placé que 2 millions.
13:49Les salariés n'y croient pas,
13:50n'y croient plus.
13:51On parle de 260 salariés.
13:53Où en est la situation
13:53sur ce dossier ?
13:54Moi je comprends
13:56l'inquiétude des salariés
13:57face à des décisions
13:59qui sont prises aujourd'hui
14:01par l'investisseur
14:02qui ne sont pas très lisibles.
14:05Notamment d'avoir
14:07il y a quelques jours
14:08Limogé,
14:10le directeur du site
14:11qui était quelqu'un
14:12de respecté par les personnels,
14:14de quelqu'un de crédible
14:15vis-à-vis des élus.
14:16Moi j'ai eu un échange
14:17avec le maire de Lorient,
14:21avec le président de la région,
14:22avec le député
14:23de la circonscription
14:24qui est par ailleurs
14:25président de la commission
14:25de la défense.
14:26Et donc il va y avoir
14:27le 17 novembre
14:29une rencontre
14:31pour que les choses
14:32soient clarifiées
14:32et que l'investisseur
14:34nous dise
14:34où il a l'intention d'aller,
14:37quelle est la gouvernance
14:38du site,
14:40à nous aussi
14:41avec la direction générale
14:42à l'armement
14:42de faire en sorte
14:43que les commandes
14:44qui doivent être passées
14:45soient passées,
14:46je verrai Catherine Vautrin
14:47la semaine prochaine
14:48à ce sujet.
14:49Mais je crois
14:49qu'on a besoin aujourd'hui
14:51que l'investisseur
14:52nous donne un peu mieux
14:53qu'elle est sa feuille d'euro.
14:54Là on a des salariés
14:55qui disent
14:55il y a mésentente
14:58sur ce que nous avions
14:59exactement à produire,
15:00on nous demande
15:00de jouer les commerciaux
15:01puisque en gros
15:02c'est à nous
15:02en plus d'aller chercher
15:03les clients,
15:03les démarchés
15:04puisqu'on nous promet
15:05des commandes
15:05mais de la part
15:06de quels clients
15:06on ne sait pas.
15:07Non c'est pas
15:08aux salariés
15:08d'aller chercher
15:09les commandes.
15:09C'est pas aux salariés
15:10d'aller chercher
15:11les commandes.
15:12Les choses seront clarifiées
15:13mi-novembre
15:14et mes services
15:14sont extrêmement vigilants
15:16sur ce qui est en train
15:16de se passer là-bas.
15:17Il va y avoir du chômage
15:17parcile en tout cas
15:18pour ces 260 salariés
15:19dans les prochaines semaines
15:20monsieur le ministre.
15:21Il y aura une réunion
15:22le 15 novembre,
15:23le 17 novembre
15:24et on verra à ce moment-là.
15:25Et puis l'autre entreprise
15:25dont on voulait dire à moi
15:26il nous reste 3-4 minutes
15:27c'est Novasco.
15:28Alors ex-Axcométal
15:29on est dans une aciérée électrique
15:33il y a un repreneur
15:34qui s'appelle Métal Blanc
15:35qui apparemment
15:36n'a pas l'intention
15:37de reprendre
15:37une des usines de groupe
15:38qui est située
15:39à Agondange
15:40en Moselle
15:40qui compte là
15:41450 salariés
15:43parce que
15:43le repreneur dit
15:45les débouchés
15:46ne sont pas suffisamment importants
15:47il y a le prix de l'électricité
15:47bien sûr
15:48qui est rédhibitoire
15:49donc on se dirige
15:50vers la liquidation
15:51de ce site.
15:51Il y a deux projets
15:52de repreneurs
15:52mais pas pour ce site-là
15:55à proprement parler.
15:56Sur ce site-là
15:56il y a un autre investisseur
15:58qui se positionne
15:59sur ce site-là
15:59peut-être pas
16:01pour toute l'activité
16:02et c'est au tribunal
16:04de commerce
16:05d'examiner
16:06demain
16:07bien évidemment
16:08à partir de demain
16:09il ne rendra pas
16:10sa décision demain
16:11ensuite il a un certain
16:12délai
16:13à observer
16:14pour rendre
16:14sa décision
16:16moi ce que je sais
16:18c'est qu'on va se battre
16:20jusqu'au bout
16:20sur ce sujet-là
16:22vous savez
16:23moi je suis élu
16:24d'un territoire
16:24qui a connu
16:25la fermeture
16:25d'une usine
16:26comme Kodak
16:26avec 2500 salariés
16:27donc je sais
16:28ce que ça veut dire
16:28un site industriel menacé
16:30et un site industriel
16:31qui est bien
16:31et on a su rebondir
16:32pour autant
16:33et je verrai
16:35la semaine prochaine
16:36l'ensemble des élus locaux
16:37de ce territoire
16:38pour voir
16:40comment les choses
16:41se passent
16:41envisager
16:42toutes les possibilités
16:43sur ce site
16:44mais en tout cas
16:44moi j'ai dit
16:46à chacun de mes interlocuteurs
16:47que jusqu'à la dernière minute
16:48on allait se battre
16:49pour ce site-là
16:50et il faut aussi
16:51qu'on ait
16:53on a eu un très bon dialogue
16:54avec les organisations
16:55syndicales
16:57il faut que jusqu'à la dernière minute
16:59on essaye de trouver des solutions
16:59je vais peut-être vous choquer
17:00ça fait 4 fois
17:01en l'espace de 10 ans
17:02que ce site se retrouve
17:03en redressement judiciaire
17:04et un député local
17:05disait récemment
17:06au total
17:06l'État aura investi
17:07dans ce site
17:08près de 200 millions d'euros
17:10en l'espace de 10 ans
17:11vous savez
17:12donc on ne découvre pas la lune
17:13la question c'est
17:14pardon je vais le dire comme ça
17:15jusqu'à quel point
17:16faut-il s'acharner
17:17véritablement
17:18écoutez moi
17:19tant qu'il y a
17:21des possibilités
17:22sur ce site
17:23je veux qu'on les examine
17:24je veux qu'on les regarde
17:25je veux qu'on voit
17:26quelles sont les possibilités
17:28d'accompagner
17:29ou pas
17:29l'État a tenu parole
17:31sur ce site
17:32depuis le début
17:33comme vous l'avez dit
17:34il y a eu des millions d'euros
17:35qui ont été posés
17:36sur la table
17:37un groupe britannique
17:38pardon
17:38qui s'appelle Greybull
17:39qui devait investir
17:4090 millions d'euros
17:41qui ne les a pas fait
17:42il a mis un million et demi
17:43sur ce qu'il fallait faire
17:44est-ce que vous voulez
17:45aller demander des comptes
17:46qui avaient promis 85 les amis
17:47voulez-vous aller demander des comptes
17:48à cet actionnaire
17:49à ce groupe britannique
17:50mais l'actionnaire
17:50en réalité
17:51cet actionnaire
17:51cet investisseur
17:52en réalité il est parti
17:54il n'est plus là
17:55et donc aujourd'hui
17:57bien sûr qu'on peut lui demander
17:58des comptes
17:58mais en fait
17:59il n'a pas fait
17:59ce qu'il avait promis
18:00et demain
18:01il va partir
18:02bon
18:03et il est déjà parti
18:04donc aujourd'hui
18:05moi ce qui m'intéresse
18:05c'est de penser l'avenir
18:07avec les élus locaux
18:08avec les organisations syndicales
18:10j'ai vu d'ailleurs la CGT
18:11encore ce matin
18:12c'est extrêmement difficile
18:13je ne veux pas me cacher
18:14c'est extrêmement difficile
18:15je ne sais pas si on y arrivera
18:16dernière question
18:17il nous reste 30 secondes
18:18est-ce que tout ça ne repose
18:19ce sujet en tout cas
18:20ne repose pas la question
18:21qu'avait illustré
18:21le rapport du Sénat
18:22sur les aides aux entreprises
18:23au-delà du montant
18:24qui était sujet à caution
18:25la conditionnalité des aides
18:27la conditionnalité des aides
18:28monsieur le ministre
18:29j'entends tout ça
18:31mais moi je vois
18:33le monde dans lequel on vit
18:34je vois le monde
18:35dans lequel on vit
18:36en réalité
18:37toutes les aides
18:38qui sont apportées
18:39aux entreprises
18:39parfois sur des fonds
18:41qui ont été spécifiques
18:42pour accompagner
18:43la décarbonation
18:44est-ce que ça
18:45ça doit être mis en question
18:46je ne parle pas du chiffrage
18:46de ce rapport
18:47un certain nombre d'aides
18:48qui sont apportées aux entreprises
18:49parce que vous avez qui
18:50en face de nous
18:50vous avez
18:52les chinois d'un côté
18:53le monde asiatique
18:55d'un côté
18:56comme les américains
18:57de l'autre
18:58qui subventionnent
18:59massivement
19:00massivement
19:01leurs entreprises
19:02et nous
19:03de notre côté
19:04on devrait dire
19:05que non
19:05la puissance publique
19:06ne doit pas soutenir
19:08son tissu économique
19:09et les emplois
19:09qui vont avec
19:10je crois au contraire
19:10que si
19:11ça ne veut pas dire
19:12qu'il faut faire n'importe quoi
19:13ça ne veut pas dire
19:14qu'il ne faut pas
19:15demander des comptes
19:16ça ne veut pas dire
19:16qu'il ne faut pas demander
19:17de la réciprocité
19:18mais arrêtons
19:19avec ces questions
19:20qui sont parfois
19:21traitées de manière
19:22idéologique
19:23aujourd'hui
19:24dans le commerce international
19:26et dans la guerre internationale
19:28dans laquelle
19:28elle se passe
19:29sur un certain nombre
19:30de sujets
19:31nous avons la responsabilité
19:32d'être présents
19:33donc ce groupe britannique
19:34vous considérez
19:35qu'il n'y a pas de compte
19:35à lui demander
19:35je ne dis pas
19:37qu'il n'a pas de compte
19:38à rendre
19:40je ne dis pas ça
19:41et bien sûr
19:41qu'il doit rendre des comptes
19:42et que les voies de recours
19:43doivent être utilisées
19:44contre ces gens-là
19:46mais je dis juste
19:47pour autant
19:48ne nous disons pas
19:49que la puissance publique
19:50n'a pas à être présente
19:51dans ces débats-là
19:52Merci beaucoup monsieur le ministre
19:53Merci à vous
19:54de passer nous voir
19:54Sébastien Martin
19:55ministre délégué
19:56en charge de l'industrie
19:57avec nous ce soir
19:57sur BFM Business
19:58Merci beaucoup monsieur le ministre
19:59de passer nous voir
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