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  • il y a 3 mois
Ce jeudi 30 octobre, Frédéric Rozier, co-responsable de la gestion de portefeuille chez Mirabaud, et Yannick Lopez, directeur des gestions Taux et Solutions de Trésorerie, OFI Invest, se sont penchés sur le maintien du taux directeur de la BCE à 2%, le dépassement des 5 000 milliards de dollars de capitalisation boursière de Nvidia, la performance d'Airbus au 3ème trimestre, et la hausse de 61% du bénéfice net de TotalEnergies, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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00:00BFM Bourses, vos placements, nos conseils sur BFM Business.
00:06Et donc la BCE a rendu son verdict alors que la Fed a baissé cetôt hier soir.
00:09Du côté de la BCE, c'est un troisième statu quo d'affilée.
00:11Frédéric Rosier nous rejoint. Bonjour Frédéric.
00:13Bonjour.
00:13Gérant pour Mirabeau. Yannick Lopez aussi avec nous,
00:15directeur des gestions obligataires d'Ophie Investem.
00:17Bonjour Yannick.
00:18Bonjour.
00:19Juste Aude, vous avez écouté la conférence de presse aussi de Christine Lagarde,
00:22là comme ça en quelques bullet points, on va dire.
00:24Qu'est-ce qui ressort du propos de la BCE ?
00:26Ça a l'air quand même très plat.
00:28J'ai le communiqué, il reste très court.
00:31C'est assez étonnant par rapport à le nombre d'actualités qu'on a eues hier,
00:35notamment aussi pour la réserve fédérale.
00:36La BCE ne bouge pas, que ce soit au niveau des taux, au niveau de son bilan.
00:41On continue comme ça, on est bien positionné, mais ce n'est pas fixe.
00:44Notre position n'est pas fixe, ça dit quand même Christine Lagarde.
00:46On reste data dependent.
00:47Elle est trop restrictive, elle aurait dû baisser les taux ou pas la BCE d'après vous ?
00:50C'est amusant parce que je me suis amusé à utiliser un peu l'intelligence artificielle,
00:54ça va être le sujet.
00:54J'ai lui demandé, trouve-moi le changement de ton ou qu'est-ce qu'il y a d'hiver du communiqué précédent.
01:01Il m'a sorti le feuille blanche.
01:03C'est extraordinaire, c'est-à-dire que, alors que sur la Fed, vous en avez parlé avec John,
01:07il y a eu des petites modifications, une dissension au niveau des gouverneurs,
01:10le mot croissance a été un peu évoqué.
01:14Donc il y a deux, trois petits mots qui ont changé quand même par rapport au communiqué précédent de la Fed
01:18sur la BCE, incapable de distinguer la moindre divergence sur des banalités, inflation,
01:25l'impact de la situation géopolitique et ainsi de suite.
01:30Donc c'est quasiment le même, à mon avis, ils ne sont pas fatigués à faire un nouveau communiqué.
01:33Ils ont juste vu l'ancien.
01:34Et elle, elle a parlé d'une unanimité absolue.
01:36Donc t'es vraiment d'accord, à mon avis, à Florence, ils ont mangé des pâtes.
01:39– Oh là là, ça balance là !
01:41Yannick, on vous retrouve spécialiste, exégète que vous êtes des discours de banquiers centraux.
01:46Il y a du nouveau quand même, un peu dans le discours de la BCE,
01:48les perspectives ouvertes ou vraiment rien ?
01:51– Rien, je ne sais pas, c'est toujours intéressant quand même.
01:54On arrive toujours à trouver quelques petits éléments, mais je suis assez d'accord.
01:59Ce n'est pas une réunion qui fera date.
02:03C'est une BCE qui a déjà fait le job.
02:06C'est une BCE qui insiste sur le fait qu'elle se trouvait en bonne situation.
02:12Effectivement, elle a rajouté la notion en disant, attention, c'est une bonne situation.
02:15Ça veut dire qu'on est fixé définitivement sur cette situation.
02:20Mais c'est vrai qu'elle a baissé de plus de 200 points de base depuis son pic.
02:25La croissance, vous l'avez vu ce matin, donne quelques petits signaux positifs.
02:31Là où il y a des signaux négatifs, je pense à l'Allemagne qui est malheureusement bien partie
02:36pour faire presque une année blanche encore cette année, il y a des choses dans les tubes
02:41avec le fameux plan de relance.
02:44Donc tout ça fait qu'elle l'a dit, les risques sur la croissance sont…
02:50Elle n'a pas voulu dire tilter à la hausse, mais elle a expliqué que les risques qui pèsent à la baisse
02:57sont en train de s'affadir. Donc ça veut dire que la balance est en train de pencher
03:02légèrement vers la droite. Mais oui, c'est une réunion un peu tiède, un peu entre deux.
03:08Oui, on est dans une réunion de transition. Le marché parie toujours sur peut-être
03:11encore une baisse de taux au mois de décembre. D'un mot, elle est trop restrictive ou pas
03:15sur les taux actuels ? Il y a un vrai débat là-dessus autour de la politique monétaire de la BCE.
03:19Trop restrictive. Est-ce que vous êtes dans le camp de ce qu'ils pensent, Yannick ?
03:23Non, je ne pense pas qu'elle soit trop restrictive. Je pense qu'effectivement, on a encore en tête
03:32les niveaux de taux jusqu'où elle est allée à la fin de la décennie dernière. Mais je pense que
03:39c'était un contexte extraordinairement particulier. Et personnellement, je pense que le régime
03:45d'inflation va être structurellement différent de ce qu'on a connu de la décennie précédente.
03:51Donc, je pense qu'avoir des taux directeurs autour de sa cible d'inflation moyen terme
03:57ne me paraît pas absurde. Et donc, non, je pense qu'elle est à quelques points de base
04:05près, je pense, sur un niveau tout à fait cohérent.
04:08Peut-être sur les taux, mais sur le bilan, on réduit en Europe le bilan beaucoup plus rapidement
04:14qu'aux États-Unis. Et eux, ils vont s'arrêter. Donc là, ça peut envoyer, ça envoie d'ailleurs
04:18un message restrictif au marché. – Oui, vous avez raison. Mais après, pourquoi
04:23la Fed a décidé d'arrêter son quantitative tightening ? C'est qu'elle a vu qu'il y avait
04:26de la tension sur les taux de repo. Elle a vu que les taux dépassaient les taux de
04:35rémunération de la réserve, des réserves bancaires, et se rapprochaient de la borne
04:40haute des Fed Funds. Et ça, la Fed, elle n'aime pas. Et donc, elle a considéré que
04:45malgré optiquement des réserves extrêmement amples dans le système, c'est-à-dire autour
04:50de 3 trillions aux États-Unis, c'est que manifestement, le système a besoin de cette
04:58amplitude, de cette ampleur de réserve. Et donc, il était temps, effectivement, d'arrêter
05:02de réduire ses réserves excédentaires. Et donc, elle a décidé de mettre un terme
05:09et donc de rester sur les niveaux actuels. La BCE, ce n'est pas vraiment le cas pour
05:13l'instant. On est encore sur une situation ample. On ne voit aucune tension sur l'interbancaire.
05:20Donc, je pense que c'est prématuré. Mais je suis convaincu que c'est un sujet qui sera
05:24abordé en deuxième partie d'année prochaine, effectivement.
05:28– Voilà un début de calendrier que vous, au moins Yannick, nous aurez amené. Merci
05:31beaucoup Yannick Lopez pour Offi Invest AM. Les marchés ne réagissent pas trop à la
05:35Banque Centrale Européenne. Ils ont beaucoup réagi à la fête d'hier soir. Et puis, bien
05:38sûr, la tech américaine. On va parler des GAFAM dans un instant, leur publication du
05:41jour. Mais vous, ce qui vous frappe, mais ce qui nous frappe tous surtout sur cette
05:44semaine, l'événement, c'est Nvidia qui aura donc franchi hier la barre des 5 000 milliards
05:48de dollars. Vous êtes encore sous le choc là, Frédéric ?
05:51– C'est affolant. Alors, on a communiqué ensemble, mais il y a des chiffres. Juste pour donner
05:55de la perspective à ce 5 000 milliards de dollars, ça représente
06:0120 % du PIB américain. Juste, il faut savoir que les précédents records dans les décennies
06:06précédentes, on a dû avoir Microsoft dans les années 2000, ça représentait 7-8 % de
06:12pétrole dans les années 30, ça représentait 5-6 %. Donc là, on est dans un truc qui est
06:16en train d'exploser. Même à la taille du MSCI World, ça représente quasiment 5 % du
06:19MSCI World, autant que le Japon.
06:23– C'est-à-dire que Nvidia, à lui seul, pèse 5 % de toutes les actions mondiales.
06:27– Oui. – À lui seul.
06:28– Oui. Et ça, c'est des chiffres, bien sûr, on est dans le… C'est pas dans le jamais
06:35vu, c'était… On est plus du double des records précédents. Donc on a, et on le voit
06:41aujourd'hui avec les publications de Meta et de Google, c'est pas sur les résultats
06:47qu'on est dépendant. On est dépendant des CAPEX, c'est-à-dire la capacité d'investissement
06:51des entreprises, et notamment dans l'IA. C'est ce qui a fait que les marchés montent.
06:56Ce n'est plus les résultats, c'est la masse monétaire. J'avais regardé ce chiffre,
07:01mais on parle de Google avec 100 milliards d'investissements dans l'IA. Grosso modo,
07:06on a 5 sociétés qui investissent plus de 300 milliards. Et ces 300 milliards, ils
07:10vont où ? Ils vont sur tout ce qui est en train de monter en ce moment, c'est-à-dire
07:13qu'on avait ces GAFA qui montaient, mais aujourd'hui, on a tout finalement l'écosystème
07:19autour des infrastructures IA qui ont progressé grâce à ces investissements. Donc c'est
07:24AMD, c'est Micron, c'est Oracle, c'est toutes ces valeurs-là qui ont progressé grâce
07:29à ces CAPEX. Donc aujourd'hui, le marché ne va plus du tout regarder les résultats
07:33au moins. Il va regarder est-ce que les entreprises sont capables d'augmenter leur CAPEX. Au début
07:39d'année, on commence avec une logique de 20% de CAPEX par rapport à ce que les entreprises
07:44en termes de cash flow génèrent. On passe assez rapidement à 60%. Vous voyez, la trajectoire
07:48est toujours en forte augmentation et c'est ce qui drive le marché. Et donc on aura peut-être
07:52un jour des entreprises qui nous diront « Ouais, j'ai du mal quand même à monétiser
07:56tout ça, donc là j'investis beaucoup, je suis quand même en danger. » Prenez l'exemple
08:00d'ORA, c'est 150% des cash flows qui sont dans les CAPEX. C'est-à-dire qu'elle investit
08:05plus que l'argent qu'elle génère par son activité industrielle. Donc bien sûr, on
08:10pousse à l'endettement. Donc ce phénomène de hausse, il n'est drivé que par ça.
08:15Donc le message, c'est le jour où on aura le hola par des entreprises qui diront « On
08:20a fait le job, on a investi ce qu'il faut investir aujourd'hui, on ne va pas en mettre
08:24plus. » Et là, c'est tout le moteur de la hausse des marchés et notamment cette
08:29thématique IA qui s'arrêtera quasiment au net.
08:31C'est la question qu'on pose en fait depuis hier, voir ces valeurs IA, ces valeurs
08:35tech prendre autant d'ampleur et Nvidia plus de 5 000 milliards de dollars, c'est un rêve
08:38ou c'est un cauchemar ? Vous êtes plutôt dans le camp de ceux qui pensent que c'est
08:40un début de cauchemar là ?
08:42Ça commence à être affolant. Prenez par exemple, il y a ce chiffre qui a circulé
08:46il y a deux jours, le S&P monté, mais il y avait plus de 400 valeurs du S&P 500 qui
08:50étaient en baisse.
08:51Oui, oui.
08:51Il y a par exemple…
08:52On n'avait jamais vu ça, un record même du S&P alors que 400 valeurs, 80% du S&P baissait.
08:56Déjà, il faut savoir que bon nombre de ces entreprises, en grosso modo, les entreprises
08:59américaines hors tech n'ont plus de croissance de bénéfices.
09:03Et on voit la divergence qu'on a entre l'équipondération, donc le S&P équipondéré, et le S&P
09:10classique avec le poids notamment de la tech.
09:12Depuis le début du mois, on a quasiment 5% d'écart de performance.
09:17C'est-à-dire que l'equal weight a la même tendance un petit peu à baisser et on a
09:20le S&P qui monte.
09:22C'est une divergence comme jamais on l'a connue dans l'histoire.
09:25Alors, même en 2000, on n'était pas dans ces excès.
09:27Donc, oui, il y a un danger parce que pour l'instant…
09:30Oui, mais ça va ruisseler.
09:31Vous ne pensez pas que ça va ruisseler ?
09:32Avant-hier, on a vu Nokia gagner 30% parce qu'Unidia va investir dans Nokia.
09:37Et demain, il y aura Ericsson et ainsi de suite.
09:39Il y a qu'Aterpillar aussi qui a pris 13%.
09:41Mais dans combien de temps ?
09:42Ça va venir en combien de temps ?
09:43Combien de temps ?
09:44La bonne nouvelle, c'est qu'en dehors des purs acteurs tech, le reste du marché ne monte
09:49pas autant que ça.
09:49Il finira par monter quand les investissements arriveront jusqu'à eux.
09:52Mais ça fait un marché américain qui a 26 fois les bénéfices.
09:53La tech, on est plutôt à 31 fois les bénéfices sur un médian qui est à 16 ou 17 aux Etats-Unis.
09:59Donc, ça a quand même tendance aujourd'hui à embarquer aussi quelques passagers clandestins
10:02dans la hausse.
10:03Et c'est le plus grand danger sur le mouvement qu'on est en train de connaître.
10:05Et je veux dire un truc.
10:06Ça me rappelle un peu les phénomènes Tesla et les véhicules électriques.
10:09C'était Tesla avec ce pricing power d'arriver premier finalement sur les véhicules électriques.
10:13Mais il y a la concurrence qui s'est mise en place.
10:15Et c'est très difficile aujourd'hui de Tesla de vendre les véhicules au même prix qu'avant.
10:18Donc, ces investissements massifs, ça va générer finalement de sa propre concurrence.
10:23Et ça va être très dur de monétiser sur les modèles qu'on est en train de faire
10:26aujourd'hui l'IA de demain.
10:28D'autant plus que les Chinois nous ont prouvé qu'ils sont capables de le faire moins cher.
10:31Les Français le font également.
10:32Tout le monde aujourd'hui est capable de faire de l'IA.
10:34Il y a plus de 100 moteurs d'IA aujourd'hui dans le monde.
10:36Grand public.
10:37Donc, ça va être très difficile d'avoir finalement cette rentabilité.
10:40Alors, ça va générer de la rentabilité pour le reste.
10:42Ce qui ne monte pas, je suis le témoin parce que tous les jours, je l'utilise.
10:46C'est un énorme gain de productivité pour des entreprises classiques.
10:50Sauf pour vous, parce que vous avez trouvé une feuille blanche quand vous avez demandé
10:53à l'IA qu'est-ce qu'il y a de nouveau dans la réunion.
10:55Ça m'a épargné la lecture d'un rapport, d'un communiqué.
10:58Ça ne sert à grand-chose.
11:00Bon, il y a des publications.
11:01Alors, il y a les GAFAM.
11:02Vous voulez revenir sur les GAFAM ou plutôt les publications françaises du jour,
11:04comme vous voulez, Frédéric ?
11:05Non, je pense que les GAFAM, c'est malheureusement ce qui tire un peu le résultat.
11:10Donc, Microsoft, ce qui est intéressant dans…
11:13Moins de 2% de Microsoft.
11:15Alors que le résultat, et on voit que l'inquiétude, c'était sur la dynamique d'Azure.
11:19Azure, c'est une croissance de 40%, 39%.
11:21On devrait être satisfait finalement d'une croissance aussi forte.
11:25Ça baisse.
11:26Méta, là-bas, on a parlé avec John, c'est un problème fiscal,
11:30mais les résultats n'étaient pas affreux, au contraire.
11:33Et on voit le titre baisser de 12%.
11:36Donc, on voit bien quand même, il y a eu quelques publications comme ça,
11:38où globalement, depuis le début de la saison de résultats,
11:42il y a 75% des sociétés qui sortent des résultats au-dessus des attentes.
11:45Mais la réaction, elle est très faiblarde, voire des fois négative.
11:48Donc, on commence quand même à se poser des questions de valorisation
11:51sur bon nombre d'entreprises,
11:52hormis cette chose-là qui est en train de nous satelliser qu'est NVIDIA.
11:58Vous avez remarqué qu'on s'est dit la même chose sur NVIDIA pendant 3-4 trimestres.
12:01NVIDIA n'arrivait plus à progresser.
12:03Et puis, d'un coup, là, c'est reparti depuis 2-3 semaines.
12:04Oui, mais c'est peut-être le danger aussi.
12:06C'est-à-dire que là, on est dans une phase...
12:08L'euphorie, quoi.
12:09Peut-être qu'on rentre dans une phase d'euphorie.
12:10L'exubérance.
12:12Attention, il y a eu beaucoup de contrats qui ont été signés,
12:15des accords qui ont été signés.
12:16On voit qu'il y a beaucoup de...
12:18C'est la ServiceNow aussi qui a publié,
12:21il y avait des contrats avec l'administration américaine.
12:24On a AMD et IBM.
12:25Donc, il y a beaucoup de choses qui se passent en termes de contrats,
12:28mais beaucoup de consanguinité dans les contrats qui sont signés.
12:30Donc, c'est un peu le danger aujourd'hui.
12:32Les publications des GAFAM, ce soir, on aura Apple et Amazon, bien évidemment.
12:35Ici, à Paris, on n'a aucune raison d'être jaloux des Américains.
12:38On a encore plus de publications.
12:39Oui, Airbus, très très bon.
12:42Dans les publications du jour, c'est la seule qui est bien accueillie aujourd'hui.
12:45Plus de 2%.
12:45Oui, mais ça devient difficile de satisfaire le marché.
12:49Donc, Airbus, il y a une dynamique qui s'installe,
12:53un carnet de commandes qui est solide.
12:54En termes de livraison, ils sont en ligne.
12:57Donc, voilà, c'est tout pour assurer.
12:59Puis, vous savez, Airbus, vous avez une thématique qui est dans l'air du temps,
13:02surtout quand Donald Trump parle d'armement et de nucléaire,
13:05c'est le secteur de la défense.
13:07Donc, vous avez aussi Safran qui est tenté de reprogresser de nouveau.
13:11Donc, peut-être que le secteur de la défense profite également
13:14des tensions géopolitiques qu'on a et les tensions notamment entre les Russes et les Américains.
13:20Total Énergie aussi a publié, moins 1,3%.
13:23Les cours du pétrole ont baissé.
13:25Ça a pesé effectivement sur les revenus, notamment de l'exploration-production.
13:27Oui, c'est toujours un peu l'équilibre total entre la partie up front,
13:32c'est-à-dire entre la partie exploration et distribution et raffinage.
13:36Vous savez que c'est souvent des réactions qui sont inverses.
13:39Lorsque vous avez le brut qui augmente, vous avez un impact qui est sur le raffinage
13:44et inversement quand on fait de la prospection d'eau.
13:47C'est toujours un peu la difficulté.
13:48C'est un acteur aujourd'hui qui est très rentable,
13:51qui a parmi les coûts d'exploitation les plus faibles des grandes majors à l'international,
13:55mais qu'il y a aussi cette part de raffinage qui pèse dans les résultats.
13:58Et Patrick Bouyané, lui, il voit le cours du pétrole augmenter.
14:01Il a dit que le marché sous-estimait l'impact des sanctions sur la Russie.
14:05Oui, sur la Russie parce que c'est déjà…
14:08Alors la Russie, c'est quand même plusieurs dizaines de millions de barils par jour
14:11dont les débouchés sont majoritairement aujourd'hui en Inde et en Chine.
14:16A priori, les voies de distribution ont un peu changé.
14:19N'oubliez pas le Venezuela qui est peut-être parmi les plus grosses réserves de pétrole au monde.
14:24Avec son voisin colombien qui aussi, en termes de pétrole, est plutôt pas mal.
14:31Donc ça fait quand même, dans les grands producteurs de pétrole,
14:34beaucoup de pays qui sont susceptibles d'être en tension.
14:38Sachant que, je vous rappelle, grosso modo, la production de pétrole,
14:41c'est 100 millions de barils entre 90 et 100 millions de barils.
14:43Et que l'excès d'offres et de demandes, ça se joue généralement à 2 ou 3 millions de barils.
14:48Donc c'est vraiment quelque chose qui peut être déstabilisé.
14:51D'autant plus si vous avez des accords entre la Chine et les États-Unis
14:53qui peuvent rassurer en termes de croissance.
14:54Il reste vraiment 30 secondes.
14:56On a évoqué Total Energy, Airbus.
14:58Beaucoup d'auditeurs nous interrogent aussi sur un titre très détenu par les particuliers.
15:01C'est Stellantis.
15:02Moins 10% aujourd'hui, Stellantis.
15:04Volkswagen et tout ça, le secteur est compliqué.
15:08Plomber Stellantis par les charges qui pèseront sur son second semestre.
15:11L'activité néanmoins réaccélère en Amérique du Nord.
15:13Oui.
15:14C'est 40% de leur business.
15:16Ça s'est enlevé après la conférence analyse.
15:18Oui, exactement.
15:19On l'oublie.
15:20Mais effectivement, Stellantis, c'est un gros acteur, notamment avec ses implications sur les marques américaines.
15:26Donc le marché américain est très important pour Stellantis.
15:30Mais fondamentalement, le secteur automobile, il restera.
15:32Et malheureusement, sous tension.
15:35En plus, il y aura des problèmes capitalistiques sur Stellantis.
15:37Vous savez, entre le partage de la famille Peugeot et ex-Agnélie, ça risque d'être un peu tendu dans les prochains mois.
15:46Donc c'est évidemment un dossier très tendu.
15:48Attention quand même Stellantis, juste pour prévenir vos auditeurs, il y a eu beaucoup de produits structurés sur Stellantis.
15:54C'est quasiment la société qui a été plus impliquée dans les structurés.
15:57Pourquoi ? Parce qu'elle avait un taux de distribution relativement important, aux alentours de 10%.
16:01Et beaucoup de structureurs utilisaient Stellantis pour gonfler la rentabilité.
16:05Et attention, il reste que d'avoir un peu de dégâts sur cette partie des structurés.
16:08On n'en parle pas assez, mais c'est quasiment le stock le plus détenu aujourd'hui dans ces structures.
16:11Effectivement. Frédéric Rosier avec nous aujourd'hui pour Mirabeau France.
16:14Merci Frédéric d'être passé nous voir.
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