- il y a 3 semaines
Les informés de franceinfo, jeudi 30 octobre 2025
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00:08Ravie de vous retrouver pour les informés. Votre émission de décryptage de l'actualité comme chaque matin est ensemble jusqu'à 9h30.
00:14Le canal 16 de la TNT France Info à la radio. Bonjour Renaud Blanc. Bonjour Paul.
00:18Et je vous présente nos deux informés du matin. Informés et eux d'ailleurs ce matin. Elsa Fresnet. Bonjour Elsa. Bonjour.
00:24Chef adjointe du service politique des Echos et Lou Frittel, journaliste au service politique de Paris Match. Bonjour Lou.
00:32Et bonjour à tous. On commence avec notre premier thème, Renaud. Je voudrais d'abord qu'on revienne sur peut-être l'information de cette matinée
00:40puisque l'enquête avance dans le cadre après le vol, le casse du siècle au Louvre durant ce mois d'octobre.
00:46Cinq suspects interpellés, c'est vraiment l'information de la matinée.
00:50Effectivement, cinq suspects essentiellement en région parisienne à Paris et en Seine-Saint-Denis.
00:56Annonce importante qui s'ajoute donc aux deux suspects qui ont été déjà mis en examen.
01:00Arrestation qui avait eu lieu samedi. Je vous rappelle évidemment l'effet.
01:04C'était le 19 octobre dernier au Louvre. Il était 9h30 lorsqu'un commando pénètre dans la galerie Apollon
01:10pour voler des bijoux estimés à 88 millions d'euros.
01:15Ces arrestations sont très importantes sauf que pour le moment le butin n'a pas été retrouvé.
01:19Je vous propose d'écouter la procureure de Paris, Laure BQO. Elle était chez nos confrères d'RTL.
01:25L'un d'entre eux était effectivement un des objectifs des enquêteurs
01:28puisque nous avions des traces ADN le concernant qui le lie de notre point de vue au vol qui a été commis.
01:37Voilà, le vol a été commis avec une personne qui pourrait faire énormément avancer l'enquête.
01:43Réaction sur ce même plateau de votre invitée, la ministre de la Santé, Stéphane Riste. On l'écoute.
01:48Moi je suis comme tous les Français en fait. J'ai été choquée par ce cambriolage.
01:54Il y a une enquête en cours. Je fais tout à fait confiance à mes collègues du gouvernement d'ailleurs pour faire avancer le dossier.
02:01Bon voilà, je vous rappelle la principale information de cette matinée. Renaud vous en parlait.
02:05Cinq suspects arrêtés dont un membre du commando.
02:07Elsa, ça veut dire que l'enquête avance ? Je voyais d'ailleurs juste avant que l'émission ne commence un tweet de Laurent Nouniès,
02:12le ministre de l'Intérieur qui dit que l'enquête se poursuit.
02:16Cinq personnes interpellées. Je redis mon soutien aux enquêteurs qui font preuve d'une mobilisation exceptionnelle.
02:21Bravo. Le bon point, il est aussi pour le ministre de l'Intérieur. Les choses avancent plutôt vite dans un dossier tentaculaire.
02:28D'abord, c'est mieux pour lui parce que quand même, il a inauguré son mandat avec ce vol spectaculaire.
02:35Après, c'est d'abord félicitations aux enquêteurs. En France, on a tendance à tout faire remonter aux ministres.
02:42Une enquête qui avance, c'est d'abord des enquêteurs qui font particulièrement bien leur travail.
02:47Pour la suite, on espère, et ça, ça dépend du gouvernement, qu'il y aura des fonds débloqués pour la sécurité du Louvre et de nos multiples musées.
02:56Oui, Rachida Dati, le ministre de la Culture, a annoncé un fonds de sûreté.
03:00Lou, votre réaction sur ces interpellations ? Là encore, les choses avancent, le dossier se dénoue petit à petit.
03:06On voit bien que tout cela est tentaculaire jusqu'à l'instant, aussi très symbolique dans l'image que cela a renvoyé.
03:11On sait que le Louvre, les images ont circulé dans le monde entier, qu'on a même vu cette image d'une nacelle qui descendait, de cette vidéo amateur.
03:20Tout cela renvoie à des images qui ont choqué tout le monde à vu ces images-là.
03:24Donc, c'est bien que l'enquête avance.
03:25C'est bien que l'enquête avance. La question qui reste entière, c'est celle du sort de ces bijoux.
03:31C'est vrai que je n'ai pas l'impression que l'optimisme soit au rendez-vous.
03:35C'est-à-dire qu'effectivement, ils sont invendables aujourd'hui.
03:37Donc, qu'est-ce que vous en faites de ce genre de bijoux ?
03:39Déjà, les pierres, elles ne valent pas grand-chose, finalement, par rapport au reste.
03:42Et c'est plus probable que, si vous vouliez faire du recel, ce soit fondu.
03:47C'est quand même des bijoux d'une valeur sentimentale, d'une valeur historique inestimable.
03:52Ce serait vraiment malheureux qu'on ne les retrouve jamais.
03:53C'est déjà arrivé par le passé.
03:55Il y a eu aussi des vols de tableaux dont on a retrouvé les toiles déchirées dans des poubelles
04:01parce que les rustleurs avaient peur de se faire prendre.
04:02Renaud ?
04:04Oui, c'est vrai que cette question des bijoux, elle fait très peur à tous ceux qui s'intéressent à l'art.
04:08Pour beaucoup de spécialistes, les bijoux pourraient déjà être à l'étranger.
04:11Les perquisitions, ce matin, n'ont rien donné dans ce sens-là.
04:14Je voudrais un mot quand même, Elsa, et puis on passera à nos autres thèmes de débat dans un instant.
04:19Mais qu'on parle aussi du symbole politique.
04:21La semaine a été très politique autour, notamment, de la ministre de la Culture, Rachida Dati.
04:25Qu'est-ce qui se joue politiquement autour de ce dossier du Louvre ?
04:28Elle a été beaucoup questionnée, notamment à l'Assemblée nationale.
04:31Elle a été auditionnée, Rachida Dati, cette semaine au Sénat.
04:34Qu'est-ce qui se joue politiquement dans ce dossier ?
04:36Alors, il y a deux enjeux.
04:37Collectivement, pour le gouvernement, que l'enquête avance, ça montre que les services de l'État ne sont pas impuissants.
04:44Or, ils ont de multiples sujets où ils apparaissent impuissants en ce moment pour les Français.
04:51Ensuite, il y a un enjeu personnel pour la ministre, qui, personne ne l'oublie, est candidate aux municipales à Paris.
05:00Et qui, terminant son mandat sur un vol spectaculaire, où le gouvernement peut être mis en cause pour n'avoir pas mis assez de moyens dans la sécurisation,
05:09c'était un très mauvais symbole.
05:10Donc là, c'est une bonne nouvelle.
05:13Lou, pour conclure.
05:14Il y a quand même, pour elle, finalement, la chance, malheureusement, d'avoir cette instabilité politique,
05:20qui fait aussi qu'on pourrait imaginer que, comme elle n'a jamais pu tellement se projeter dans son mandat,
05:25elle a été nommée début 2024, juillet 2024, je vous rappelle qu'il y a des législatives,
05:30qu'ensuite on ne sait pas ce que ça va donner, on a un gouvernement qui tombe finalement six mois plus tard, etc.
05:33Tout ça pourra être mis à son crédit en disant, finalement, elle n'avait pas les mains libres.
05:38De toute façon, il y aura forcément sur cette question de la sécurité un avant et un après Louvre, ça c'est certain,
05:44quel que soit le gouvernement.
05:45Bon, on en passe à notre deuxième sujet.
05:47Évidemment, l'enquête autour du musée du Louvre après le casse du siècle.
05:52Vous suivrez toutes les informations, les derniers développements sur France Info toute la journée.
05:56Notre deuxième sujet de débat, Renaud, c'est la France qui a intégré définitivement hier la notion de non-consentement
06:03dans la définition pénale du viol et des agressions sexuelles.
06:08Je dis hier définitivement parce qu'il y a eu un ultime vote au Sénat.
06:12Oui, c'est une modification majeure du code pénal, le fruit d'un long processus législatif transpartisan,
06:17enfin presque transpartisan, un texte porté par deux députés, Marie-Charlotte Garin et Véronique Riotton.
06:23La sénatrice écologiste, pardonnez-moi, Mélanie Vogel, résume l'esprit du texte par ces mots.
06:29Quand vous ne vous dites pas oui, c'est non.
06:31Quand vous dites oui parce que vous avez peur, c'est non.
06:33Le seul oui qui va est un oui libre.
06:36Réaction sur France Info de l'avocate et féministe Michèle Daillant.
06:39Plus mesurée, victoire d'abord symbolique pour elle.
06:43Je suis satisfaite que le mot consentement soit mis en lumière, c'est très important.
06:47En revanche, dans les prétoires, dans les commissariats, dans les cabinets d'instruction,
06:51le consentement est omniprésent.
06:53Et l'interrogation du consentement, elle est omniprésente depuis aujourd'hui plusieurs décennies
06:59à travers les notions de violences, menaces, contraintes, surprises.
07:04Alors Paul, je parlais d'un texte transpartisan, à l'exception du Rassemblement National, le RN,
07:08pour qui le texte instaure une société de méfiance et une culture du soupçon.
07:12Elsa, est-ce que c'est une avancée dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles ?
07:17C'est une avancée parce que ça met dans l'esprit de tout le monde la notion de consentement.
07:24C'est une avancée parce que c'est un texte transpartisan.
07:29Et franchement, c'est rassurant que des femmes élues de parties différentes
07:33arrivent à dépasser les haines actuelles pour faire avancer ce genre de choses.
07:39Après, ça n'est pas, pour moi, l'avancée décisive.
07:42C'est-à-dire qu'il y avait déjà des notions dans la loi qui permettaient de condamner des violeurs.
07:48Le problème, le vrai problème, c'est qu'aujourd'hui, on a, sur les plaintes pour viol,
07:54qui représentent à peu près 90 000 à 100 000 plaintes pour viol par an, d'accord ?
08:00On a 70% de classements sans suite et seulement 10% qui aboutissent à des condamnations.
08:06Donc plus qu'un nouveau texte de loi, ce qu'on a besoin,
08:10et ça fait des années que les associations qui entourent ces femmes le disent,
08:15c'est une prise de conscience à la fois de la police et de la justice.
08:19Est-ce que cette modification du code pénal,
08:22Elsa faisait référence à l'instant à la notion de consentement,
08:25elle ne vient pas aussi de l'actualité récente,
08:28notamment autour des procès de Mazan,
08:29qui ont remis cette notion-là au cœur du débat,
08:33en position centrale au sein de ce débat-là ?
08:35C'est un vrai débat de société ?
08:36Alors en vérité, ce sujet existait avant Mazan,
08:40y compris à l'Assemblée nationale,
08:42il y avait eu plusieurs tentatives sur ce sujet-là.
08:45Donc c'est vrai que c'est plutôt la fin d'un processus assez long,
08:48ça a été mis plus en lumière peut-être avec Mazan, il est vrai.
08:51Mais pour rebondir sur ce que vous disiez,
08:53même plus qu'une prise de conscience,
08:55moi ce qui m'embête dans ce sujet-là,
08:58c'est que c'est un texte, d'accord ?
09:00Mais est-ce qu'on met les moyens ?
09:01Parce qu'aujourd'hui, la police, la vérité, c'est qu'il n'y a pas assez de moyens
09:05pour traiter ce genre de plainte,
09:06et que la plupart, vous en discutez d'ailleurs avec des journalistes police-justice
09:09qui s'y connaissent assez bien sur le sujet,
09:11même quand le violeur reconnaît les faits,
09:14parfois le dossier n'est même pas ouvert,
09:16il n'y a pas assez de moyens pour traiter ce genre de plainte.
09:20Donc au bout d'un moment, oui, on peut rajouter des législations,
09:23je ne suis pas sûre que ce soit effectivement décisif.
09:25Enza, un mot là-dessus sur les moyens ?
09:27On voit bien que c'est le nœud du problème,
09:28et d'ailleurs, on aura un débat tout à l'heure sur le budget,
09:31mais c'est aussi le cœur du sujet.
09:36Les moyens, c'est le nœud du sujet partout pour nos grands services publics,
09:40qu'il s'agisse de la santé, de l'éducation, de la police et de la justice.
09:44Alors, certains disent qu'il n'y a assez de moyens,
09:48mais ils ne sont pas affectés au bon endroit,
09:49d'autres disent qu'il n'y en a pas assez.
09:51Quoi qu'il arrive quand même, au-delà même des moyens,
09:56sur ce genre de sujet comme le viol,
09:59il y a besoin vraiment à la fois d'une formation et d'une prise de conscience.
10:03C'est-à-dire que nos policiers et nos magistrats
10:05considèrent que c'est un sujet grave,
10:08que ce n'est pas un fait divers, mais un phénomène de société.
10:11Et ça, il y a encore du travail à faire.
10:12Je voulais aussi vous entendre sur ce que rappelait Renaud tout à l'heure,
10:15le Rassemblement National,
10:17qui était contre cette modification du Code pénal.
10:20Pourquoi, d'abord, le RN continue de tenir ce genre de position ?
10:26Et pourquoi c'est le seul parti, aujourd'hui, à s'y opposer ?
10:28Ce qui peut être surprenant, c'est que, par exemple,
10:30sur l'interruption volontaire de grossesse et sur sa constitutionnalisation,
10:36là, le Rassemblement National avait voté en bonne majorité,
10:40plus que, par exemple, pour LR, pour la constitutionnalisation.
10:43Là, les arguments qui sont avancés,
10:47c'est, d'une part, que ça pourrait trop procéduraliser les relations entre hommes et femmes,
10:53et, deuxièmement, que ça inverserait la charge de la preuve,
10:57c'est-à-dire que tout peserait trop sur les épaules de la victime présumée.
11:02Il faudrait étudier son comportement.
11:03Après, c'est vrai que, par exemple, sur ce vote,
11:08je regardais le nombre de personnes qui l'avaient votées,
11:11il n'y avait quand même pas fou à l'Assemblée Nationale,
11:13et au Rassemblement National, même s'il a voté en majorité contre,
11:16c'est une minorité du groupe, c'est-à-dire que c'est de l'ordre de 30 personnes.
11:1830 personnes, 27 contre et 3 abstentions.
11:21Exactement.
11:23Juste un petit mot pour dire qu'effectivement, sur cette question,
11:26on voit aussi certaines associations féministes avoir, comment dirais-je,
11:30pas être totalement emballées,
11:31et d'ailleurs, Michel Daillant, qu'on a entendu,
11:34elle parlait d'une avancée symbolique,
11:36parce qu'il y a toujours cette question pour la plaignante
11:39qui va devoir peut-être prouver qu'elle n'était pas consentante,
11:43et donc ça pose problème à certaines associations féministes.
11:45Ça, ça se verra effectivement dans la pratique,
11:48d'où la nécessité de la prise de conscience.
11:50Je voudrais quand même rebondir sur le RN.
11:52Qu'est-ce que ça a dit, d'ailleurs, de la position de Marine Le Pen ?
11:54On peut faire beaucoup de reproches au groupe RN,
11:58mais il y a une chose qui est sûre, c'est qu'il est discipliné,
12:00et que c'est Marine Le Pen qui décide généralement de qu'est-ce qu'on vote.
12:04Donc, quand le RN vote contre,
12:06c'est que le RN ne veut pas autoriser ce genre de choses.
12:09Ce qui interroge sur la notion de défense des femmes à l'extrême droite,
12:14c'est-à-dire que l'extrême droite n'arrête pas de nous dire
12:16qu'elle veut protéger les femmes, etc.
12:18Et quand il y a des dispositions qui peuvent favoriser une prise de conscience
12:24et une réparation, elles ne votent pas.
12:27Mais ce n'est pas tout à fait étranger.
12:29C'est que beaucoup de...
12:30Souvent, l'extrême droite a vécu sur un mythe,
12:32et nous aussi d'ailleurs,
12:34c'est que le viol arrivait dans les parkings,
12:37fait par des gens qu'on ne connaît pas au coin d'une rue le soir.
12:40La plupart des viols ont lieu dans un cercle de connaissances.
12:43Alors, je suis d'accord avec vous sur une chose,
12:46c'est que le groupe est extrêmement discipliné,
12:47sauf sur un thème.
12:49C'est vrai qu'au RN, il y a une liberté de vote sur les sujets sociétaux,
12:53sauf sur l'IVG, parce que c'était inflammable, honnêtement,
12:55et que c'était très médiatisé.
12:56Mais il y a une liberté de vote complète.
12:58Pourquoi ?
12:58Parce qu'ils n'ont pas envie de se laisser enfermer dans ces sujets-là,
13:01comme le PS auparavant.
13:02Ils ont eu la hantise de voir ces sujets gangréner leur parti,
13:06parce qu'effectivement, il y a des chapelles différentes.
13:08Donc c'est vrai que moi, je pourrais l'interpréter
13:10plutôt que ceux qui étaient contre ce texte sont allés voter
13:13et les autres n'en avaient pas grand-chose,
13:15ni ne s'y intéressaient pas tant.
13:17Parce que c'est vrai que Marine Le Pen,
13:19on peut lui reprocher beaucoup de choses,
13:20mais il y a quand même une chose,
13:23c'est qu'elle n'est pas conservatrice.
13:24Donc vraiment, ça m'a plutôt surprise, je vous avoue.
13:27Et d'ailleurs, vous disiez qu'elle n'était pas présente
13:29lors des derniers débats à l'Assemblée nationale
13:32et le vote qui a eu lieu ces semaines.
13:33Le vote, elle n'était pas présente.
13:34Je regardais, elle ne faisait pas partie des voteurs.
13:36Mais Sébastien Chenu, par exemple, il a voté contre.
13:38Le vice-président de l'Assemblée nationale, notamment.
13:41Nos débats reprennent évidemment dans un instant.
13:43On parlera du budget, bien sûr,
13:45de la taxe, de la surenchère fiscale,
13:47des attaques des uns et des autres.
13:49Tout cela après le fil info,
13:50puisqu'il est 9h20 sur France Info.
13:52Maureen Suignard.
13:54Encore des risques de cru dans deux départements.
13:56La Drôme et le Vaucluse sont placés en vigilance orange
13:59par Météo France.
14:00On apprend ce matin qu'une personne est déjà portée disparue dans la Drôme.
14:03À Nyonce, elle a été vue pour la dernière fois
14:05au volant de sa voiture qui a été emportée par les eaux.
14:08La France a envoyé un bateau humanitaire vers la Jamaïque
14:11avec notamment à son bord des kits de purification d'eau
14:14et des aliments de première nécessité.
14:16De l'aide après le passage de l'ouragan Mélissa,
14:18les autorités françaises affirment
14:20qu'il n'y a pas de Français à ce stade parmi les victimes.
14:23L'enquête s'accélère après le cambriolage du Louvre.
14:26Cinq nouvelles interpellent sur hier soir à Paris
14:28et en région parisienne.
14:29annonce de la procureure de Paris ce matin
14:32qui précise que les bijoux n'ont pas été retrouvés
14:34des joyaux de la couronne de France
14:36d'une valeur de 88 millions d'euros.
14:39Quasiment deux heures d'entretien
14:40entre les dirigeants des deux grandes puissances.
14:42La Chine et les Etats-Unis affichent leur bonne entente
14:44après des mois de guerre commerciale.
14:46Le président américain annonce par ailleurs
14:48que Washington et Pékin vont travailler ensemble
14:50sur la guerre en Ukraine.
14:51Kiev dénonce ce matin des frappes russes massives
14:54provoquant des coupures d'électricité.
14:59France Info
15:00Les informés
15:02Paul Barcelone
15:04Renaud Blanc
15:06Les informés, deuxième partie jusqu'à 9h30
15:09sur France Info, le canal 16 de la TNT
15:11et France Info à la radio bien sûr,
15:13toujours avec Elsa Fresnet, grand reporter au journal Les Echos
15:16et Lou Frittel, journaliste politique à Paris Match.
15:19Deuxième partie des informés, Renaud
15:21et troisième débat avec la question du budget bien sûr
15:25qui occupe nos soirées et nos nuits
15:27ou plutôt celle des députés à l'Assemblée nationale.
15:29Un petit peu les nôtres aussi.
15:30Oui c'est vrai.
15:31Et la surenchère fiscale, j'ai envie de dire presque Renaud,
15:33à chaque jour suffit sa taxe.
15:35Oui, si mardi les députés votaient de nouvelles taxes
15:36visant les grandes entreprises,
15:38hier après-midi ils sont allés plus loin dans ces taxations.
15:41Les votes réunis de la gauche et du RN ont permis
15:43l'adoption d'une mesure portée par LFI
15:46visant à élargir le champ d'application
15:48de l'impôt minimum de 15%
15:50sur les bénéfices des multinationales.
15:52C'est une autoroute vers le contentieux
15:54affustigé dans l'hémicycle ministre de la fonction publique
15:56David Amiel.
15:57Une autoroute vers le contentieux
15:58qui décrédibilise la parole de notre pays
16:01à l'échelle internationale.
16:02Fin de citation.
16:03Surenchère fiscale donc pour le bloc central, Paul.
16:05Et petit commentaire de Marine Le Pen.
16:07Pour l'instant, ce qui a été voté dans l'Assemblée
16:09n'est pas honteux, a-t-elle déclaré.
16:11Lou Frittel, est-ce que tout cela est un jeu de dupe ?
16:13Est-ce que ce budget, ce débat autour du budget
16:16n'est pas qu'un jeu de dupe quand même ?
16:18Honnêtement, je ne vois pas
16:20comment à la fin, on a quelque chose
16:22qui tient et qui soit voté.
16:24En fait, qui obtienne le vote des Républicains
16:26et l'abstention de la gauche
16:29hormis les filles.
16:31Le fait est que
16:32quand vous votez un article,
16:34vous votez un amendement,
16:35en fait, vous en faites tomber d'autres.
16:37Et c'est exactement ce qui s'est passé en commission.
16:38Et donc aujourd'hui, vous avez
16:40un budget Frankenstein pour reprendre
16:42les mots de tous les partis.
16:45Tous les partis disent que ça ressemble
16:46à Frankenstein. Et c'est vrai, je ne sais pas si vous vous souvenez
16:49l'an dernier, comment s'étaient déroulés les débats
16:50à l'Assemblée nationale.
16:52La différence, c'est que là, ça ne siégeait pas.
16:54Là, ça siège au contraire, parce qu'il n'y a pas de 49.3.
16:56Il y a du monde dans l'hémicycle.
16:57Mais parce qu'il n'y a pas de 49.3.
16:58Donc en fait, tout peut passer, et tout peut passer
17:00à quelques voix. Donc il faut absolument être présent.
17:02Mais le fait est que, l'an dernier,
17:05personne n'était présent.
17:07Donc il y avait eu une embolie fiscale.
17:08Et à d'autres moments, des coupes drastiques.
17:11Et on ne comprenait même pas sur quoi ça reposait.
17:13Et à la fin, Michel Barnier était tombé
17:15sur des éléments qui étaient finalement...
17:18Non, il était tombé sur le déremboursement des...
17:21Ah non, oui, effectivement, les retraites.
17:23Il avait donné le déremboursement...
17:24Oui, au moment du budget de la Sécurité sociale.
17:26Mais donc, honnêtement, à la fin,
17:28je veux dire, même s'il y a la suspension des retraites.
17:30Et là, en plus, je parle du projet de loi de Sécurité sociale,
17:32donc c'est encore autre chose.
17:33Mais imaginons qu'il y ait la suspension des retraites.
17:36Est-ce que c'est suffisant, par exemple,
17:37pour le Parti Socialiste, pour accepter
17:39qu'il y ait une refiscalisation, par exemple,
17:42de ce que gagnent les étudiants ?
17:45C'est pas suffisant.
17:47On disait un jeu de dupes ou compromis possible, Elsa.
17:50Un pronostic.
17:53Alors, moi, je ne serais pas aussi négative
17:56sur le jeu de dupes.
17:57Vous pensez qu'il y a une voie de passage ?
17:59Qu'un chemin est possible ?
17:59Non, mais déjà, enfin,
18:02les députés sont à nouveau présents
18:04pour le débat budgétaire.
18:05Ce qui est déjà pas mal.
18:08Ensuite, c'est une première lecture à l'Assemblée,
18:10donc je pense que tout le monde se fait plaisir.
18:12Là où il y a un défaut,
18:13c'est que chaque groupe veut son symbole
18:15et ne regarde pas l'efficacité de la mesure.
18:18Mais malgré tout, est-ce que les symboles...
18:19Attendez, c'est typique,
18:20l'augmentation des impôts sur les multinationales.
18:25Cet impôt n'a de sens que s'il est international.
18:27Et c'est pour ça qu'on a un taux à 15% fait par le CDE.
18:30Faire juste nationalement,
18:32ça n'a pas de sens.
18:32Mais tout le monde se fait plaisir.
18:34Après, je rebondis.
18:35Sur le budget de l'État,
18:37franchement, il est très peu probable
18:39qu'on ait une adoption 149,3.
18:42Donc, l'option en ce moment au gouvernement,
18:48c'est le budget rejeté
18:51où les débats durent trop longtemps
18:54et on fait une loi spéciale,
18:55c'est-à-dire qu'on reconduit le budget de l'an dernier.
18:58Je précise que reconduire le budget de l'an dernier,
19:00ça ne sera pas favorable,
19:02notamment à la gauche,
19:03parce que c'est une super année blanche.
19:05Tout est gelé.
19:05Loi spéciale ou ordonnance, l'eau fréquente ?
19:09Oui, parce qu'il y a aussi la question des ordonnances.
19:11Alors, c'est plus inflammable.
19:12C'est-à-dire qu'effectivement,
19:14vous pourriez utiliser les ordonnances
19:15parce que là, si le gouvernement tombe,
19:17comme s'il n'y a pas de 149,3,
19:18ce serait via une motion de censure franche.
19:21Donc, ça voudrait dire que le texte n'est pas rejeté.
19:23Donc, le texte sera encore en débat à l'Assemblée nationale.
19:26Donc, si le gouvernement tombe demain,
19:28il peut tout à fait renommer un autre gouvernement
19:31qui fera passer par ordonnance
19:32un budget qui ne plaira pas à tout le monde,
19:36quitte à tomber deux jours plus tard,
19:38mais les ordonnances seront déjà passées.
19:39Elsa, je voudrais qu'on vous entende toutes les deux
19:41dans un instant sur la taxe Zuckmann,
19:42puisque c'est aussi l'un des débats des prochaines heures.
19:46D'abord, vous disiez symbole à l'instant.
19:48Est-ce que le fait que chacun décroche ses symboles,
19:50ce n'est pas aussi la voie du compromis ?
19:52Quand le Parti Socialiste arrive à décrocher certaines taxes,
19:54à décrocher certains impôts en plus ?
19:56Non, mais là, il faut que chacun fasse un pas vers l'autre.
20:00C'est-à-dire que, pour le moment,
20:01on est dans les symboles absolument irréconciliables partout,
20:05sur la première lecture.
20:07Mais effectivement, pour la voie du compromis,
20:09le Parti Socialiste a proposé une version light de la taxe Zuckmann.
20:13Qui est rejetée, d'ailleurs, pratiquement par tout le monde.
20:15Il n'y aura probablement pas de majorité de la votée.
20:17Oui, absolument, mais une taxe estimée à 7 milliards
20:19au lieu des 25, 26 milliards,
20:21selon l'économiste, en ce qui concerne la première taxe.
20:25Bien sûr, mais les discussions ne sont pas finies.
20:27On voit que le gouvernement travaille.
20:30Il y a des discussions sur augmenter la CSG
20:33sur les revenus du capital, des actions.
20:35Le gouvernement travaille sur une taxation des holdings familiales.
20:42Enfin bon, là-dessus, je pense que le Parti Socialiste
20:46va chercher une forme de compromis.
20:48La question, c'est est-ce que ce sera suffisant ?
20:50Lou Frittel.
20:51On parle de symboles, mais je pense qu'on peut...
20:54C'est peut-être aussi avoir de penser
20:57que les parlementaires ont seulement de mauvaises intentions.
20:59Il y a aussi une chose qui est très simple en politique,
21:01c'est les convictions.
21:03Or, quand vous engagez à gauche,
21:04quand vous engagez à droite
21:05et quand vous engagez au Rassemblement National,
21:07vous n'avez absolument pas le même modèle de vision du monde.
21:12C'est-à-dire qu'au Rassemblement National,
21:13on pense qu'on peut faire des économies
21:15sur le fonctionnement de l'État
21:17et l'immigration principalement.
21:19Quand on est à gauche,
21:20on pense qu'on peut réussir à retrouver de l'argent
21:22via de nouvelles mesures fiscales.
21:26Et quand on est au centre ou à droite,
21:29on pense que c'est en baissant les impôts,
21:33on peut voir en dégraissant le mammouth.
21:36C'est complètement contradictoire.
21:39Vous ne pouvez pas mettre d'accord tous ces gens-là ensemble.
21:41Ce n'est pas possible.
21:42Merci à toutes les deux.
21:44Un dernier mot.
21:45Elsa Fresnel a une des échos,
21:46si vous l'avez en tête.
21:48Même question,
21:49la ligne de Paris Match pour Lou Frittel.
21:50Nous, c'est Thomas Pesquet.
21:52Objectif l'une.
21:53Et nous, c'est NVIDIA,
21:54le succès de la tech.
21:56À vous retrouver, évidemment,
21:58dans tous les bons kiosques.
21:59Merci, Renaud Blanc.
22:00Merci, Paul.
22:00Pour cette semaine passée ensemble.
22:01À très bientôt.
22:02Merci à toutes les deux.
22:03Les informés reviennent,
22:04évidemment, dès 20h.
22:05Ce soir avec Augustin arrivé.
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