- il y a 3 mois
Pierre-Damien Vaujour, cofondateur et président de Loft Orbital, était l'invité de François Sorel dans Tech & Co, la quotidienne, ce mardi 28 octobre. Il s'est penché sur son parcours depuis Toulouse, les activités de Loft Orbital, les clients cible de l'entreprise, et l'empreinte carbone du secteur spatial, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.
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00:00Quotidienne sur BFM Business
00:02On va parler Space Tech, vous savez que c'est un sujet qu'on aime beaucoup ici, on va en parler
00:06avec une boîte véritablement qui porte ce sujet-là, il s'agit de Loft Orbital et j'ai le plaisir d'accueillir Pierre Damien, vos jours.
00:14Bonsoir Pierre Damien.
00:15Bonsoir, merci de me recevoir.
00:17Et merci de nous recevoir parce que vous êtes chez vous ici, San Francisco, nous voilà, pendant 48 heures et puis après on va redevenir parisien.
00:24Vous êtes donc le CEO et le cofondateur de Loft Orbital, une très belle boîte dans la Space Tech, spécialisée dans les satellites, on va en parler dans un instant.
00:36Mais j'aimerais m'intéresser à votre parcours.
00:38Vous êtes originaire de Toulouse, qui est un peu le berceau aussi de l'aérospatial finalement, avec des boîtes mythiques bien évidemment qui sont là-bas.
00:46Est-ce que vous pouvez nous raconter un petit peu votre parcours ?
00:49Oui bien sûr, j'ai commencé mon parcours en tant qu'ingénieur spatial, j'étais à une école à Toulouse qui s'appelle Super Aéros.
00:55J'ai fait une deuxième partie aux Etats-Unis, à l'université au Michigan.
00:59J'ai commencé ma carrière...
01:01Donc très vite les US.
01:02Très vite les US, en fait j'ai commencé de manière assez internationale, j'ai commencé en Europe.
01:06Je travaillais à l'agence spatiale européenne, qui est l'équivalent de la NASA pour l'Europe.
01:10Donc j'ai travaillé aux Pays-Bas, j'ai travaillé en Suède.
01:13Ensuite je suis allé aux Etats-Unis.
01:15J'ai travaillé pour une fondation qui s'appelle la Fondation X-Prize, qui permet de débloquer des situations où les secteurs privés et les secteurs publics sont bloqués.
01:24Donc ça c'était extrêmement intéressant.
01:26En faisant ça, j'ai eu l'occasion de travailler avec le directeur de la NASA à l'époque.
01:29Il m'a proposé de venir travailler pour lui dans le centre de recherche de la Californie en face de Google à Mountain View.
01:35Et donc j'ai déménagé pour aller travailler là-bas.
01:37J'ai passé quelques années à la NASA.
01:39Étant dans la Silicon Valley, tous mes amis créaient leur propre société.
01:43Et donc j'avais envie de rejoindre une start-up.
01:45Il y a une start-up qui s'est créée dans le spatial que j'ai rejoint, qui s'appelait Spire, qui en 2021 a fait son entrée en bourse.
01:51Et depuis j'ai créé Loft Orbital il y a à peu près 7 ans.
01:56Et vous êtes ici depuis une dizaine d'années, c'est ça ?
01:59Je suis ici depuis une dizaine d'années, toujours très international.
02:02Donc même aujourd'hui, on a des opérations à San Francisco, Colorado, Toulouse, Abu Dhabi.
02:08On est à Singapour aussi.
02:10Vous êtes plus souvent dans les avions que dans votre domicile.
02:15Je suis beaucoup en déplacement.
02:16Ce qui est aussi un challenge par rapport à l'empreinte carbone, etc.
02:19On essaie de faire attention tout de même, même si on est une boîte internationale.
02:23Donc on essaye d'avoir pas mal d'initiatives au niveau de la société.
02:26Et d'optimiser les déplacements.
02:26Voilà, exactement, qui permettent de minimiser l'impact carbone sur le sujet.
02:30Loft Orbital est une boîte française ?
02:32On a plusieurs sociétés, on est un groupe.
02:34On a une société française.
02:36On a une joint venture à Abu Dhabi avec le gouvernement émirati.
02:40On a une société américaine.
02:42Et on a une filiale de notre société américaine
02:43qui sert à servir la défense américaine,
02:46dans laquelle on a les clearances,
02:47donc les habilitations top secret, secret et confidentielles compartimentées.
02:52qui est une société séparée, qui est une filiale 100% possédée,
02:55mais qui est une filiale séparée dans laquelle il n'y a que des américains
02:57et avec un environnement top secret.
02:59Qu'est-ce que fait Loft Orbital ? C'est quoi votre job ?
03:02Alors notre vision, c'est de changer un peu la façon dont l'industrie spatiale opère,
03:06qui a été relativement peu changée depuis une cinquantaine d'années.
03:11Et ce qu'on essaye de faire, c'est de devenir une vraie société d'infrastructures spatiales.
03:16De la même façon que AWS, Azure, Google Cloud,
03:19tous ces hyperscalers qui sont des sociétés de cloud,
03:22ont permis à l'ensemble du monde de développer, déployer
03:26et faire tourner des applications sur leur infrastructure.
03:29On fait la même chose, mais dans l'espace.
03:31Donc on rend simple le fait de déployer soit des charges utiles,
03:35par exemple la NASA va nous donner une caméra
03:36qui suit la température de l'océan, la température au-dessus des pôles,
03:40ou une société commerciale va nous donner une radio
03:43qui permet de prédire le climat, ou prédire la météo plus simplement.
03:47Ou tout simplement de déployer des applications logicielles,
03:51uniquement des applications d'intelligence artificielle,
03:53à bord de nos satellites, c'est vraiment comme le cloud dans l'espace,
03:57où on permet à des clients finaux d'avoir des informations en temps réel sur ce qui se passe.
04:02Donc de la même façon qu'on peut demander à ChatGPT ou à Google
04:05une question sur ce qui s'est passé hier, avant-hier, l'année dernière,
04:08nous ce qu'on veut offrir c'est qu'on puisse poser des questions en temps réel.
04:13Donc c'est-à-dire, dis-moi dès qu'il y a un feu de forêt
04:15qui commence dans le parc national du Vercors,
04:17dis-moi combien il y a d'avions en ce moment à Charles-de-Gaulle,
04:19dis-moi dès qu'il y a une petite embarcation qui part d'une plage au Moyen-Orient.
04:24Mais les satellites qui vont avoir ces caméras ne vous appartiennent pas, c'est ça ?
04:27Si, si, on est propriétaire des satellites.
04:28Ok, d'accord.
04:29On est propriétaire de l'infrastructure, donc on est vraiment comme...
04:32Donc vous lancez vos propres satellites ?
04:34Exactement, on possède et on opère notre propre flotte de satellites.
04:36D'accord, et aujourd'hui vous en avez combien les satellites ?
04:38Alors aujourd'hui on en a une quarantaine en production,
04:41on en a sept en orbite.
04:43Ok.
04:44Et on en lance une douzaine l'année prochaine.
04:46Et alors vos clients, on a bien compris que c'était des capteurs,
04:49des photos, des caméras, des choses comme ça.
04:52C'est qui vos clients ?
04:53Il y a donc une partie défense, j'imagine,
04:55parce qu'en plus dans ce contexte géopolitique incertain et de conflits,
05:01ça doit être une part de plus en plus importante de votre business, non ?
05:04Alors, pas forcément une part de plus en plus importante,
05:07mais il y a certainement de plus en plus de demandes.
05:09Le spatial, de manière générale, et c'est un peu...
05:12On peut le regretter, mais la réalité que ça sert,
05:14a adressé les challenges à l'échelle globale, à l'échelle du monde entier.
05:18Donc les deux use cases principaux qui dirigent,
05:22qui augmentent la demande pour votre business,
05:23c'est un, tout ce qui est climate change.
05:25Donc on va dire donner météo pour la prévision météo,
05:29donner climatique pour la compréhension du changement climatique à l'échelle globale,
05:33et puis tout ce qui va être réponse aux enjeux climatiques.
05:35Donc réponse à l'inondation, réponse à la détection, prévention de feux de forêt, etc.
05:38Parce qu'avec le réchauffement climatique,
05:40on se rend compte qu'il y a des épisodes météorologiques inédits.
05:44Exactement.
05:44Plus de tempêtes, plus de canicules, des choses comme ça.
05:47C'est ça aussi, à votre avis, qui pousse toutes ces boîtes à investir là-dedans, dans ces capteurs ?
05:53Beaucoup de nos clients, en fait, sont des sociétés ou des gouvernements
05:56qui utilisent notre infrastructure pour pouvoir mieux répondre à ces enjeux.
06:00Les assurances aussi ?
06:01Nos clients directs ne sont pas des assurances,
06:04mais on a certains clients qui fournissent de l'information pour des compagnies d'assurance.
06:07Mais c'est un marché, en effet, qui est important.
06:09La deuxième partie, en effet, c'est la défense,
06:11dans un environnement géospatial qui est en train de changer beaucoup,
06:14où il y a beaucoup de demandes de souveraineté.
06:16Et c'est pour ça que c'est important pour nous
06:17d'être capables de fournir des solutions souveraines en France,
06:20mais aussi à Abu Dhabi, aussi aux Etats-Unis, aussi en Asie du Sud.
06:25C'est pour nous la multiplicité de jeux de ventures et de sociétés,
06:28pour qu'il y ait quand même une espèce de… que tout ça soit isolé, en fait.
06:33Voilà. En fait, la stratégie, c'est de s'appuyer sur une supply chain en France
06:37et sur du talent en France.
06:38Donc, on est un client important de la plupart des acteurs français,
06:41donc Safran, Thales, Airbus, la plupart des startups françaises.
06:45On est des clients importants pour eux et on déploie ces capacités
06:50pour en faire une solution complète d'infrastructures qu'on vend à l'export.
06:53Et donc, on vend à Abu Dhabi, qu'on vend aux Etats-Unis, qu'on vend en Asie du Sud-Est.
06:56Vous démocratisez aussi, justement, l'exploration, en tout cas, par l'espace,
07:00parce qu'on se rend compte qu'il y a de plus en plus de startups aujourd'hui
07:02qui essaient de faire baisser, en fait, le coût, à la fois du lancement des satellites,
07:09mais aussi de la fabrication des satellites.
07:10Vous faites partie aussi de cette nouvelle génération ?
07:13En partie, oui. En fait, ce qu'on essaye de faire,
07:16ce n'est pas tellement de faire quelque chose qui va être 20% plus cher,
07:1920% moins cher, ça serait mieux, 20% plus rapide, 20% plus performant,
07:24mais à l'inverse, de changer fondamentalement la manière dont on peut utiliser l'Asset.
07:28Quand on utilise le cloud aujourd'hui,
07:30ce n'est pas parce que le serveur qui tourne sur un data sender d'Amazon
07:33est 10% moins cher ou 10% plus performant.
07:35C'est parce qu'Amazon a créé la couche d'abstraction
07:37qui permet de rendre facile le fait de déployer des applications dessus.
07:41Et ça, c'est une notion qui est évidemment constante dans le software,
07:45dans l'IA, dans le cloud, qui est complètement inexistante dans le spatial.
07:49Et donc, on essaye d'amener une mentalité des best practices du software,
07:54de l'industrie software, et de l'amener dans le spatial.
07:56C'est vraiment ça ce qu'on essaye de faire.
07:58C'est-à-dire qu'en fait, quand vous lancez des satellites,
08:00ce sont des satellites qui ont une multiplicité de missions, finalement,
08:05avec plusieurs clients ?
08:07Ou est-ce que, par exemple, vous avez un Safran qui va vous dire
08:09« Lance-moi ce satellite, il n'est que pour moi ».
08:12Alors, on a les deux.
08:13On fournit à la fois des satellites dédiés pour certains clients,
08:16qui payent pour l'ensemble du satellite.
08:18Et là, vous les fabriquez, c'est ça ?
08:19Alors, on achète plusieurs parties,
08:21notamment sur une machine française.
08:23Par exemple, vous avez mentionné Safran,
08:24on achète des caméras à Safran,
08:25on achète des radios à Safran,
08:27on va acheter des bus à Airbus, etc.
08:29On met tout ça ensemble en utilisant nos produits
08:32qui nous permettent d'avoir une solution d'adaptateur universel,
08:35de faire voler de manière très simple et très rapide
08:37des charges utiles qui, autrement, prendraient très longtemps.
08:41Donc, oui, c'est exactement ce qu'on fait.
08:42Des solutions dédiées pour des clients,
08:44des solutions, ce qu'on appelle la solution ride-share.
08:47Donc, il y a plusieurs clients à bord.
08:48On fait voler plusieurs caméras, plusieurs radios,
08:51plusieurs lasers à bord.
08:53Et puis, on offre aussi une solution de constellation.
08:55Donc, une constellation, c'est une flotte de satellites dédiés.
08:57Donc, un client qui va dire, voilà, moi, je vais avoir...
09:00Par exemple, on a un de nos clients qui est une société canadienne
09:01qui nous paye à peu près 200 millions de dollars
09:04pour avoir une constellation de 10 satellites
09:07dédiés pour eux, pour l'agriculture.
09:10Donc, ils ont un ensemble de caméras à bord
09:11qui permettent de détecter la maturité, le type, la santé
09:15des champs agricoles à travers le monde.
09:21C'est quoi, on va dire, l'innovation qui vous bluffe le plus en ce moment ?
09:24C'est l'IA, justement, qui, adossé à toutes ces données,
09:26arrive à récupérer, en fait, des informations, à prédire des choses.
09:31C'est la qualité des capteurs qui s'améliorent
09:34de mois au mois ou d'année en année,
09:36qui permettent de voir des choses qu'on ne pouvait même pas imaginer,
09:39voire auparavant.
09:40Qu'est-ce qui vous bluffe en ce moment ?
09:43Oui, l'IA, c'est sûr que c'est bluffant.
09:45C'est une capacité qui change, mon avis,
09:46avec le même impact qu'a eu Internet sur la société.
09:50Je pense que l'IA a un impact du même ordre de grandeur,
09:52ce qui est vraiment majeur pour la société.
09:53On le voit, c'est en train de transformer tous les secteurs, quasiment.
09:55Oui, mais comme Internet, aujourd'hui,
09:57imaginez faire quoi que ce soit sans avoir email,
09:59ou sans téléphone portable.
10:01C'est compliqué.
10:02C'est une autre société.
10:04Donc oui, on voit l'IA qui est un facteur vraiment important.
10:08Les gens en parlent beaucoup.
10:10Je pense que beaucoup moins de gens comprennent vraiment ce qu'on fait dans l'IA
10:13par rapport au nombre de gens qui en parlent.
10:15mais c'est clairement une tendance qui arrive, qui est très forte.
10:20Et donc, il faut arriver à bien se positionner
10:22pour prendre ce que ça a de meilleur à offrir,
10:25tout en faisant attention à ne pas tomber dans le hype
10:27de choses qui n'ont aucun sens.
10:29Vous parliez tout à l'heure, justement, de l'empreinte carbone
10:32du fait de vos déplacements.
10:33Mais le spatial a un impact au niveau de l'empreinte carbone.
10:37C'est quelque chose que vous...
10:38Ça doit être compliqué, un déchirement, finalement,
10:41parce que c'est votre business de lancer des satellites.
10:43Mais on voit qu'il y en a de plus en plus.
10:45Quand on voit Elon Musk et bientôt Jeff Bezos
10:48qui vont lancer des milliers, voire des dizaines de milliers de satellites,
10:55quel type de réflexion ça vous porte ?
10:58Alors, c'est un point important.
11:00C'est intéressant parce qu'on a une société très multiculturelle
11:03et qui est très attachée à ça.
11:05Donc, pour nous, c'est une valeur qui est essentielle.
11:08Ce qui est intéressant, c'est que souvent, la perception des gens,
11:10c'est-à-dire quand on lance un satellite,
11:11il y a une fusée qui décolle, ça crée des émissions de gaz.
11:14Ce qui est vrai, mais ce qui est extrêmement déminimiste,
11:17ce qui est complètement minime.
11:18Ce qu'il faut bien voir, c'est l'ensemble des informations
11:19qu'on a sur le changement climatique aujourd'hui,
11:22ça vient du spatial.
11:23L'ensemble des informations qu'on utilise pour la météo,
11:25ça vient du spatial.
11:25On va polluer un peu pour, en fait, un bénéfice
11:28qui est beaucoup plus important, en fait.
11:30Oui, mais il y a un facteur de...
11:31Ce n'est pas un facteur de mille ou d'un million,
11:32c'est un facteur, c'est de l'ordre de plusieurs milliards,
11:34le facteur de différence entre deux.
11:35C'est-à-dire que ce qu'on va émettre pour émettre un satellite,
11:38c'est vraiment...
11:40C'est un pouillet, comme on dit.
11:41Voilà, c'est vraiment pas...
11:42C'est pas significatif du tout.
11:45Par contre, là, aujourd'hui, par exemple,
11:46on fait voler plusieurs missions pour la NASA
11:48pour avoir des informations infrarouges
11:51sur la température au-dessus des pôts,
11:52la température au-dessus des océans.
11:54On a une société commerciale qui fournit des informations
11:57pour les modèles météo.
11:59Toutes les 6 heures, quand vous avez la météo qui est mise à jour,
12:01ça utilise des données d'un de nos clients
12:03qui volent sur un de nos satellites.
12:05Et donc ça, c'est des choses qui sont extrêmement importantes.
12:07Donc on pense avoir un impact vraiment très, très bénéfique.
12:09D'accord.
12:09Donc c'est pas du tout un déchirement.
12:11Au contraire, c'est un encouragement.
12:13C'est ça qu'il fallait bien voir.
12:14Mais après, il y a ces débris de satellites,
12:16parce qu'on le sait, un satellite a une durée de vie.
12:19Quand il est en basse orbite,
12:20il dure moins longtemps que quand c'est un satellite
12:22qui est en orbite géostationnaire.
12:25Ça crée des déchets, etc.
12:27Vous êtes sensible à ça aussi ?
12:29Oui, bien sûr, c'est un sujet qui est de plus en plus important
12:31avec l'avènement des méga-constellations.
12:34C'est vrai qu'il faut bien voir qu'en un an,
12:36SpaceX a lancé plus de satellites
12:37que l'ensemble de l'humanité depuis qu'elle existait.
12:39Donc il y a une croissance qui est complètement exponentielle.
12:42C'est d'ailleurs ça qui est intéressant.
12:42Quel est votre point de vue d'ailleurs ?
12:43Pour les investisseurs, etc.
12:44Pour Starlink, tout ça.
12:47C'est nécessaire ce que fait Elon Musk ?
12:49Ou c'est démesuré ?
12:52Ce que SpaceX a fait,
12:53surtout avec sa capacité à lancer des fusées
12:55de manière régulière, c'est exceptionnel.
12:57Il n'y a pas une seule boîte, un seul gouvernement
12:59qui a réussi à faire ça depuis jamais.
13:01Oui, bien sûr.
13:02Donc c'est vraiment exceptionnel.
13:03Il faut bien voir que SpaceX lance
13:04une centaine de fusées par an.
13:06Mais ça devient commun.
13:07L'Europe en lance quelques-unes par an.
13:09Oui, bien sûr.
13:10Un facteur énorme.
13:11Donc c'est...
13:12Sans parler du personnage en lui-même
13:14qui est devenu beaucoup plus controversé
13:16on va dire depuis les 12 derniers mois.
13:18Ce que SpaceX a fait,
13:19c'est absolument exceptionnel.
13:21Maintenant,
13:22pour la question des débris spatiaux,
13:24il faut bien voir que nous,
13:25on va lancer quelques dizaines de satellites,
13:27encore une fois,
13:27par rapport à des dizaines de milliers,
13:29c'est Peanuts.
13:30Et surtout,
13:30nos satellites sont en orbite basse.
13:32C'est-à-dire qu'ils vont rentrer dans l'atmosphère
13:33au bout de 7-8 ans,
13:35dans tous les cas.
13:36Et même si on voulait,
13:37on n'aurait pas la capacité
13:38de les garder en tant que débris spatiaux.
13:40Donc tant qu'on est en orbite basse,
13:42on s'assure que le satellite
13:43rentre de manière naturelle dans l'atmosphère,
13:45brûle et se désintègre.
13:46Et c'est une condition nécessaire
13:47pour obtenir une licence.
13:49Donc c'est même pas
13:49est-ce que l'OFT,
13:51est-ce que moi,
13:52est-ce que le management
13:52care about it ?
13:54Est-ce que c'est important pour nous ?
13:56C'est juste, en fait,
13:56c'est nécessaire par rapport à la régulation.
13:58Donc il n'y a même pas de questions à se poser.
14:00Voilà, ça s'appelle l'OFT Orbital.
14:01Merci beaucoup, Pierre Damien.
14:03Pierre Damien, vos jours.
14:04Donc vous en êtes le cofondateur
14:05et le CEO.
14:06Merci beaucoup.
14:07Merci.
14:07Bonne soirée.
14:07Sous-titrage Société Radio-Canada
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