00:00Musique
00:00Fenêtres sur l'emploi pour terminer notre émission, on parle de l'IA et je dirais des mines, des viviers de création d'emplois justement liés à l'IA, 45 000 emplois à créer dans les bureaux d'études en 3 ans, ça c'est une étude qui est passionnante, on va la commenter, portée par l'OPIEC, représentée ici par Sylvain Juillesse.
00:29Bonjour Sylvain, délégué emploi formation, alors c'est compliqué, NUMEUS, mais vous êtes le porte-parole de l'OPIEC, donc ce sont des organisations professionnelles et vous portez là, et vous avez devant vous cette étude qui est très intéressante, qui évoque la possibilité de créer 45 000 emplois dans des bureaux d'études, alors c'est là où ça devient passionnant, des bureaux d'études qui utilisent quand même largement la 3D, le numérique et l'IA.
00:52Oui absolument, nos entreprises sont orientées innovation parce qu'elles ont une posture client, elles opèrent dans la prestation intellectuelle auprès de nos clients et effectivement on a, d'ici 2028, on a estimé que nos entreprises allaient créer 45 000 emplois nets sur le seul segment de l'IA.
01:10Donc effectivement c'est quelque chose qui peut générer beaucoup d'emplois, qui ne la détruit pas, mais aussi qui va la transformer surtout.
01:17Alors il faut préciser que c'est une branche qui a 258 000 salariés.
01:21Beaucoup plus.
01:21Beaucoup plus.
01:221 400 000 salariés en tout sur les secteurs ingénierie, conseil, événementiel et numérique, que Numéum représente en tant que syndicat premier.
01:35Ça veut dire quoi ? C'est des nouveaux métiers qui vont émerger à travers les 45 000 emplois ?
01:38C'est des métiers qui sont des créateurs de valeur, par exemple l'ingénierie IA, le data scientist, le chef de projet IA, eux vont avoir une forte croissance,
01:48ils l'ont déjà, cette forte croissance, pour installer une stratégie au sein des organisations et dans les secteurs, dans les missions clients.
01:55Il va y avoir de l'impact sur les métiers qui sont automatisables, notamment sur les conseillers, les téléconseillers, les enquêteurs, les analystes.
02:02Et puis il y a ceux qui vont avoir leur métier augmenté, que sont les développeurs, les assistants, les comptables, les téléconseillers et effectivement les ingénieurs et traducteurs.
02:14Sylvain, Julien, ce qui est intéressant quand même, c'est que là les entreprises disent, on développe des solutions.
02:2045 000, c'est une prospective qui s'appuie aussi sur l'OPCO Atlas, qui commence déjà à réfléchir, j'imagine, derrière, aux potentialités de formation, d'accompagnement.
02:28Il y a aussi ça quand même, de travailler avec l'OPCO Atlas ?
02:30Absolument. Il y a deux défis.
02:32Il y a la formation initiale d'un côté, où l'étude a décelé 1 200 formations spécialisées sur l'IA,
02:38et qui, aujourd'hui, nous permet d'avoir une analyse assez fine sur les référentiels de compétences de ces offres de formation.
02:47Donc ça affine un peu plus encore ?
02:49Oui, tout à fait. On est consulté par le CSLMD, qui est le conseil scientifique de licence, master, doctorat,
02:54et puis aussi par les CPC, qui oeuvrent pour les bacs plus 2 et infra.
02:58Et on éclaire un petit peu le monde académique pour pouvoir plugger les programmes aux exigences éco-sociaux.
03:07Ça, c'est versant formation initiale.
03:09Et côté formation continue, on a un enjeu de reconversion qui est majeur, parce que tous les métiers sont concernés.
03:14Du technicien au manager.
03:16Et l'idée, si vous voulez, c'est d'abord de culturer, faire adopter par la ligne managériale, par les TPEPM.
03:24L'appropriation ?
03:25L'appropriation, absolument. Et ça, ça passe par de la formation à différents niveaux.
03:29Et c'est effectivement ce que nous envisageons de faire, c'est aussi de reconvertir,
03:34parce que je parlais tout à l'heure que les métiers allaient être transformés.
03:37Donc il faut que les salariés sachent comment et à quel niveau l'IA va transformer leur métier.
03:44Pas forcément savoir utiliser l'IA comme on utilise un logiciel,
03:48mais savoir comment son métier, notre métier peut être transformé à l'aune de l'IA.
03:51Donc il y a deux sujets. Il y a l'acculturation, l'appropriation pour les collaborateurs, déjà dans les bureaux d'études.
03:57Et il y a les nouveaux métiers qui peuvent arriver, qu'on évoquait tout à l'heure.
04:00Ça, c'est sur trois ans. Vous l'avez mis sur trois ans dans l'étude que vous proposez.
04:04Pourquoi ? Parce que c'est le temps de s'approprier, de s'acculturer, de transformer et de se former ?
04:10Or, c'est une estimation. Effectivement, c'est le temps de l'appropriation et de la formation.
04:14Et ça ne sera jamais suffisant, parce que c'est une technologie très montante, effectivement.
04:19Mais on ne peut très sincèrement et de manière très honnête ne pas aller plus loin que trois ans.
04:24Cette technologie et puis les incertitudes géopolitiques et économiques que nous vivons actuellement
04:29nous empêchent d'avoir une visée aussi à moyen ou long terme.
04:32Trois ans, c'est déjà assez loin.
04:34Certains, en tout cas d'aucuns, me disent que parier sur une évolution des métiers sur six mois à un an,
04:41c'est déjà avoir une bonne visibilité.
04:44C'est effrayant.
04:44Quand même, avant de nous quitter, neuf entreprises sur dix évoquent l'idée de développer des solutions IA
04:49dans les trois années à venir.
04:50Donc ça, ça met plutôt du baume au cœur et qui vient éclairer votre étude positivement.
04:56Et puis, au même moment, des entreprises qui n'en a que 2% mais qui disent
04:59« Vu la conjoncture économique, on est un petit peu le pied sur le frein, c'est compliqué. »
05:03Oui, mais il y a des risques à prendre.
05:04Alors, il y a une augmentation de la productivité si on adopte l'IA.
05:08Ça, il faut que les entreprises comme les salariés le comprennent.
05:11S'il y a une augmentation de la productivité, il y a un meilleur rapport qualité-prix.
05:14S'il y a un meilleur rapport qualité-prix, il y a une augmentation du marché puisqu'on crée de la richesse.
05:18Et donc, si on crée de la richesse, on crée de l'emploi.
05:21À condition, et ça, ça sera peut-être le dernier mot,
05:23qu'on ait bien travaillé l'appropriation, l'éveil et l'engagement du collaborateur.
05:28Parce que ça ne peut pas se faire sans lui.
05:31Absolument. Le collaborateur doit être intégré, doit être partie prenante.
05:34Il doit y avoir dans les entreprises, et c'est aussi le projet de Osélia par le gouvernement,
05:39une adoption de l'IA.
05:40Mais pas que, il faut se l'approprier.
05:42Il faut que l'entreprise sache, quelle que soit sa taille,
05:45comment cadrer l'IA et comment avoir une stratégie.
05:48Nos bureaux d'études, nos entreprises sont là pour les accompagner.
05:50Merci, Sylvain Juillet, études à découvrir sur le site de l'OPIEC.
05:55Vous êtes le délégué emploi-formation, Dieu sait si vous connaissez bien les enjeux de formation,
05:59chez Numéum.
06:00Avec cette étude, c'est de tirer de votre observatoire sur les enjeux de l'IA,
06:04la place de l'IA dans nos entreprises, et notamment dans les bureaux d'études.
06:08Merci à vous, merci de votre fidélité, merci à toute l'équipe,
06:11merci à Nicolas, évidemment, qui m'accompagnait,
06:13merci à Kylian, à la réalisation,
06:16merci à Paul, au son,
06:18et merci à vous, qui m'accompagnaient et qui nous suivaient avec fidélité.
06:21Je vous dis à très très bientôt.
06:22Bye bye.
06:23Sous-titrage Société Radio-Canada
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