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Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.

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00:00...
00:29Abaita, et comment ne pas voir les larmes aux yeux,
00:55comme tous les Israéliens ont eu les larmes aux yeux
00:58pendant ces deux ans qu'ils chantaient cette chanson.
01:01À la maison, à la maison, c'est une chanson qui avait été écrite
01:05au moment où les otages étaient pris par le Hamas.
01:11À la maison, à la maison, il est temps de rentrer,
01:13des collines et des chants étrangers,
01:14le jour décline, il n'y a aucun signe.
01:15À la maison, à la maison, c'est une chanson émouvante,
01:18on pourrait l'écouter entièrement le clip.
01:20Et vous l'avez compris, si on a voulu commencer cette émission,
01:24c'est avec cette émotion et le retour des otages.
01:27Véronique Jacquier, Gilles-William-Golnadel,
01:29Philippe Bilger, Georges Venec et Johan Ozaï.
01:32C'est à la fois un jour de très grande joie, bien sûr,
01:35mais également un jour de très grande tristesse
01:38pour ceux précisément, Gilles-William, qui ne sont pas rentrés.
01:40Moi, j'ai retiré ce que j'avais là.
01:46Pendant deux ans, j'ai été d'une lâcheté assumée.
01:49Je n'ai pas regardé.
01:50Je n'ai rien regardé ce qui concernait les otages.
01:54Lorsque j'étais en Israël, je ne regardais pas les photos
01:56qui étaient sur les murs.
01:59Et puis, voilà.
02:01Ceux qui ont survécu sont là.
02:06Pas une femme.
02:10Pas une femme n'est rentrée.
02:13Elles sont toutes mortes.
02:14Toutes les femmes qui ont été prises en otage,
02:18elles sont mortes.
02:19Allez savoir pourquoi.
02:21Je n'ai pas entendu beaucoup les féministes d'ici
02:25dire quoi que ce soit là-dessus.
02:29Donc, bien entendu, ce n'est pas une joie sans mélange,
02:33mais je ne veux pas non plus boudrer la satisfaction.
02:36J'ai vu les parents déchirés retrouver leurs enfants.
02:41Mais je pense à Kephia et à Ariel.
02:46Stop.
02:47Avec des séquences évidemment qui ont été particulièrement
02:52émouvantes, notamment ces mères qui retrouvent leurs enfants.
02:56je vous propose de voir trois séquences de retrouvailles.
03:00Sous-titrage Société Radio
03:30Personne ne peut imaginer, bien sûr, à la fois la douleur, la souffrance, la joie, cette émotion.
03:38Personne ne peut imaginer ce que ces gens ont vécu.
03:41Je vous propose de voir le sujet de Julia Ferrant.
03:47Après plus de deux ans, ils peuvent enfin serrer leur fils dans les bras.
03:53Etan Mor, 25 ans, fait partie des 20 derniers otages vivants relâchés par le Hamas ce matin.
04:00Des pleurs de soulagement pour la mère de Matan Zangokker, elle aussi désormais réunie avec son fils.
04:08Quelques heures plus tôt, elle avait pu lui parler au téléphone pour la première fois depuis deux ans.
04:13Matan, tu ne vas pas y croire mon amour, tout ira bien, il n'y aura plus de guerre, vous allez tous rentrer à la maison.
04:18Tout le monde mon amour, c'est fini, la guerre est finie.
04:23Cette fois, les libérations se sont faites sans mise en scène du Hamas, comme l'exigeait l'accord de Trèves.
04:30Dès leur libération, chacun des otages a été transporté à l'hôpital Ichilov pour examen médical.
04:37Sur la place des otages, les scènes de liesse se multiplient au fur et à mesure de l'arrivée des derniers captifs.
04:43C'est tout un pays qui, deux ans après le massacre du 7 octobre, voit ses derniers enfants rentrer à la maison.
04:49Et vous entendiez cette chanson par laquelle on a commencé à notre émission, et c'est Guy Citruc que j'ai cité ce matin, un journaliste qui dit
04:57« J'ai écouté Abaïta 50 fois, au moins depuis ce matin, et toujours avec les larmes aux yeux », dit-il.
05:04Alors, cette émotion, il n'y a pas grand-chose à dire, sinon on l'a constatée.
05:09En revanche, Trump et la suite, il y a beaucoup de choses à dire.
05:11Sur l'émotion, on l'a tous partagé, et encore, je viens de partager avec William son émotion, c'est incontestable.
05:20Mais il n'en reste pas moins que ces 20 libérations ne peuvent jamais faire oublier ce qui est constitué un crime contre l'humanité.
05:29Et ceux qui ont tué, assassiné ces femmes qui ne sont pas revenues, j'ai bien peur que malheureusement, ils ne seront jamais jugés, ceux-là.
05:35Et que dans le même temps, vous avez 2000 terroristes qui vont sortir, ou qui sont déjà sortis du centre offert, qui ont du sang sur les mains.
05:43Voyez-vous ? Un crime contre l'humanité, c'est imprescriptible.
05:46Et je pense que dans la mémoire de la communauté juive, peut-être au-delà d'ailleurs, ce crime restera indéfiniment marqué.
05:53Voyez-vous ? Et cette libération, c'est une joie extraordinaire, mais elle ne peut pas effacer cette colère et cette violence.
06:03Donald Trump en Israël.
06:05Merci à CNews de n'avoir pas arrêté d'en parler depuis deux ans.
06:10Vous avez été les seuls, je peux vous dire.
06:12Et encore là, France Inter 19h, ils ont commencé comme si c'était la même chose sur les prisonniers qui sont sortis,
06:21les prisonniers, les terroristes condamnés à vie, qui avaient des sorts sur les mains, et les otages ensuite.
06:28Comme si c'était la même chose.
06:30Donald Trump en Israël, voyez le sujet de Félix Perrault là,
06:32puisque le grand vainqueur de cette séquence, bien sûr, c'est Donald Trump.
06:37Il est arrivé en héros.
06:42Donald Trump s'est rendu en Israël pour la libération des otages.
06:46Première étape du plan proposé par le président américain.
06:49Des milliers de personnes se sont rassemblées à Tel Aviv et l'ont acclamé.
06:55Donald Trump s'est dirigé à la Knesset,
06:58où il a inscrit quelques mots dans le livre d'or du Parlement israélien.
07:01« Un jour merveilleux, un nouveau commencement ».
07:04Il s'est ensuite exprimé devant les députés.
07:11Ce n'est pas seulement la fin d'une guerre,
07:14c'est la fin de l'âge de la terreur et de la mort,
07:17et le début de l'âge de l'espoir, de la foi et de Dieu.
07:22C'est le commencement d'une grande concorde harmonieuse pour Israël
07:28et toutes les nations qui font partie de cette merveilleuse région.
07:37Désormais, Donald Trump a les yeux rivés sur la deuxième phase de son plan,
07:41exclure le Hamas de la gouvernance du territoire et détruire son arsenal.
07:45« Thank you, Mr. President », c'est ce que disent tous les Israéliens depuis quelques heures.
07:50C'est quand même extraordinaire que toute la presse française
07:53aura traité Donald Trump de fasciste, d'autocrate, depuis des mois,
08:01et n'a jamais imaginé finalement que ce plan de paix puisse arriver à échéance,
08:08comme il arrive, et la libération des otages.
08:11Et c'est extraordinaire que, je parlais du panurgisme dans notre milieu ce matin,
08:19aucune voix n'ait pu saluer la qualité de ce qu'a fait Donald Trump dans les négociations.
08:25Alors aujourd'hui, bien sûr, on dira qu'il a réussi,
08:28mais souvenez-vous de toutes ces critiques depuis tant de semaines.
08:33Et ces gens se trompent toujours et tout le temps.
08:35– Les doutes, mon cher Pascal, sur la stratégie de Donald Trump en Ukraine et ailleurs,
08:42moi-même, j'admets à mon détriment que j'ai pu les avoir,
08:47parce qu'on pouvait être inquiet devant certaines votes, certaines fluctuations,
08:53parfois un manque de courage apparent.
08:56Et il est évident que tout ce qui se passe depuis hier suscite une allégresse formidable.
09:03Et rien que cela, de toute manière, je ne traiterai plus jamais Donald Trump de manière sommaire ou péremptoire.
09:11– Les choses sont assez simples, finalement.
09:13Il dirige et il fait.
09:15– Absolument.
09:16– Il dirige et il fait.
09:17– C'est très simple.
09:19Et c'est ça, finalement, diriger et faire.
09:22– Et il ne fait pas de phrase, quoi, il en fait.
09:25Mais il dirige et il fait.
09:27– D'entendre hier, dans un débat avec Valérie Ayet,
09:31la manière dont celle-ci cherchait quasiment à occulter le rôle capital de Donald Trump.
09:38– Eh oui, parce que ça ne les arrange pas.
09:41Tout s'effondre.
09:43Si en plus, il réussit, c'est ennuyeux pour eux.
09:45– Tout à fait ennuyeux.
09:46– Mais tout le monde devrait se réjouir, de toute façon.
09:48Ce n'est pas une question de droite ou de gauche, de tel pays ou de tel autre pays.
09:52C'est sûr qu'aujourd'hui, c'est une victoire pour Donald Trump
09:55qui est fêtée comme un héros national en Israël.
09:58Mais il prouve deux choses.
09:59Un, qu'il est un patron et qu'il fait de la politique comme un patron,
10:02comme un homme d'affaires et que ça peut marcher.
10:04Et que c'est la paix qu'on obtient par la force, par le rapport de force.
10:08Alors Emmanuel Macron devrait en prendre de la graine, par exemple,
10:11en ce qui concerne l'Algérie, pour faire libérer Boilel sans salle, quand même.
10:14On a vu toutes les circonvolutions du Quai d'Orsay,
10:18toutes les circonvolutions du président de la République.
10:21Et franchement, la France fait petit joueur.
10:23– Ce qui est certain, c'est qu'il nous dit aussi,
10:26une chose importante, Donald Trump, c'est que tout est possible.
10:29Et tout est toujours possible.
10:30Alors, ça ne marche pas à tous les coups avec l'Ukraine, ça ne marche pas, bien sûr.
10:33Mais en tout cas, tout est possible.
10:35Il faut toujours tout tenter.
10:36C'est pour ça que c'est intéressant.
10:37Il y a eu un incident à la Knesset, un incident important,
10:41puisque, vous allez le voir, cet incident,
10:44au moment où le président Trump s'exprimait.
10:47– Sous-titrage ST' 501
11:17– Applaudissements
11:19– Discours de Donald Trump interrompu par l'expulsion de députés israéliens
11:24qui avaient brandi chacun une feuille de papier
11:28appelant à reconnaître la Palestine.
11:30C'était deux élus de gauche.
11:33Écoutons Netanyahou qui a rendu hommage à Donald Trump.
11:36– Donald Trump est le plus grand ami de l'État d'Israël.
11:44– Applaudissements
11:48– Aucun président américain n'a tant fait pour Israël.
11:54Et comme je l'ai dit à Washington, il n'y a aucune commune mesure.
11:59– Monsieur le Président, aujourd'hui, nous vous accueillons ici
12:04pour vous remercier pour votre prise de décision.
12:08– Monsieur le Président, vous s'êtes engagé pour cette paix.
12:14Je suis engagé moi-même pour cette paix.
12:16Et ensemble, nous allons concrétiser cette paix.
12:20– Et puis, il y avait, comme vous le savez, une réunion de plus de 20 pays
12:25qui étaient présents en Égypte, dont le président français Emmanuel Macron,
12:28le président palestinien également, Mahmoud Abbas.
12:30Et Emmanuel Macron en a profité pour parler.
12:34Et vous allez entendre quelque chose qui sera fortement commenté.
12:37Vous l'avez déjà vu, la séquence que je vais vous montrer, Yohann Ozaï ?
12:40– Oui, évidemment, oui.
12:40– C'est une pique, pour le moins, envoyée à Emmanuel Macron.
12:45– Évidemment.
12:45– Je ne suis pas sûr que le président français apprécie.
12:48Écoutez ce que Donald Trump a dit cet après-midi, à la tribune,
12:53en, comment on dit, chambrant, je peux le dire comme ça, du verbe chambrer.
12:56– C'est même une attaque.
12:58– Il se fiche de lui.
13:00– Mais oui, naturellement, mais ça a une signification politique, quand même.
13:04– En tout cas, écoutons cette séquence qui sera fortement commentée, j'imagine.
13:08– J'aurais imaginé qu'Emmanuel se serait mis de bousille derrière moi.
13:15– J'y crois pas.
13:16T'as choisi de faire profil bas aujourd'hui.
13:18– Il est mon ami.
13:20C'est génial.
13:21– Bon travail.
13:21– Merci beaucoup Emmanuel.
13:23– Très beau travail.
13:24– Non mais c'est terrible, c'est-à-dire que vous avez Madame Mélodie derrière.
13:27En fait, tout le monde se moque du président français,
13:29le président des Etats-Unis en premier.
13:31Donc vous imaginez De Gaulle comme ça, se faisant moquer,
13:34et il est resté dans la salle ?
13:36– Le monde entier, désormais, a bien compris qu'Emmanuel Macron
13:39avait un besoin pathologique de se mettre en avant,
13:42d'apparaître toujours à la bonne place sur la photo,
13:44de tirer la couverture à lui, comme il l'a fait là,
13:47sur cet accord de paix, sur la libération des otages.
13:50Figurez-vous que la libération des otages, c'est grâce à la France.
13:52Ça, c'est M. Barrault et M. Macron qui l'ont dit.
13:54Bon, le monde entier, évidemment, se fout de nous,
13:56pardon de le dire comme ça, mais on se fout de nous
13:58à cause d'Emmanuel Macron.
14:00Je rappelle qu'il y a quelques semaines, le président Trump a dit,
14:03vous savez, Emmanuel Macron, il peut dire ce qu'il veut,
14:05que ça n'a aucune importance, on s'en fiche complètement.
14:08Aujourd'hui, il lui dit, ah, t'es pas sur la photo,
14:10mais qu'est-ce qui t'arrive ? T'es malade ? T'es pas bien ?
14:12Donc, oui, Emmanuel Macron, bien sûr,
14:14donne une image de la France qui est déplorable,
14:17et encore une fois, essaie de masquer ses échecs
14:19sur la scène internationale, qui sont des échecs lamentables,
14:23d'une manière qui n'est pas acceptable,
14:25surtout dans les circonstances actuelles.
14:26Très concrètement, très concrètement, vous avez un monsieur Macron
14:32qui avait décidé de ne reconnaître l'état de Palestine
14:36que si on libérait les otages.
14:40Et 15 jours après, il change d'avis, il reconnaît la Palestine...
14:44Philippe Béger va essayer de le défendre,
14:45parce que la charge est rude.
14:47Non, non, non, mais il n'y a pas que ça.
14:48Et enfin, il n'est même pas capable de faire libérer
14:53ses propres otages comme Boalem Sansal,
14:56il préfère faire rentrer 1000 étudiants algériens en plus.
15:00Philippe Béger, je ne veux pas le défendre, Pascal,
15:04mais par rapport à la catastrophe de la vie nationale
15:07et à la vie étrangère, en quelque sorte,
15:11c'est encore dans le domaine international
15:14que j'aurais été un peu plus indulgent avec Emmanuel Macron.
15:19Ah ben non, c'est justement là où c'est le pire, quasiment.
15:21Non, non.
15:22Ah non, je l'assure, c'est le pire.
15:23C'est-à-dire que si vous prenez tous les dossiers,
15:24il était pro-russe au départ de la guerre,
15:27il était devenu anti-russe,
15:29il était pro-Netanyahou au départ,
15:30il est devenu anti-Netanyahou,
15:31il ne peut plus mettre les pieds quasiment en Israël.
15:34J'assure, si vraiment il y a un domaine qui est dramatique,
15:37quand on voit l'évolution de la politique internationale
15:41par rapport à l'Ukraine, par rapport à Gaza,
15:45je trouve qu'à un moment donné,
15:48il a tout de même influencé l'Europe dans le bon sens.
15:52Il me semble, non, mais nous ne sommes pas des géopoliticiens,
15:56ni les uns, ni les autres.
15:57Parlez pour vous.
15:58Non, et donc nous devons rester modestes dans certaines appréciations.
16:02Bon, en tout cas, cette réunion aujourd'hui, le plan de paix,
16:06et d'ailleurs, il peut avoir un pouvoir de nuisance,
16:08le président Macron, parce que s'il demande des choses impossibles
16:10pour que ça ne réussisse pas...
16:12Non, mais personne ne fait attention.
16:13Ah non, non, non, non, non, non, non, non, non, non.
16:15C'est inoffensif, maintenant.
16:18Ah non, il a perdu toute capacité de nuisance.
16:21Bon, il est 20h24,
16:23vous êtes très nombreux à nous écouter.
16:26On va marquer une pause, bien sûr,
16:28mais on va parler du gouvernement français.
16:30Mais vraiment, si on peut refermer cette séquence,
16:33comme nous l'avons ouverte, avec ces images qui sont tellement bouleversantes
16:36et cette chanson qui est tellement bouleversante.
16:39Je voudrais vraiment, et je le demande à Benjamin Nau avant de lancer la pause,
16:44qu'on termine vraiment cette séquence avec cette émotion, qu'on réécoute,
16:48qu'on réécoute cette sublime chanson qui effectivement met les larmes aux yeux
16:54et je peux vous la lire parce que tous les Français de confession juive la connaissent
16:59mais je sais qu'on nous écoute beaucoup en Israël et qu'on nous a écouté beaucoup ces deux années
17:05et bien qu'ils sachent, tous ceux qui nous entendent à Tel Aviv et ailleurs,
17:12que nous pensons à eux ce soir, que nous pensons évidemment aux familles,
17:15que nous pensons à ces otages qui sont revenus et hélas à ceux qui ne reviendront pas.
17:21Donc je vous propose d'écouter cette chanson pendant une vingtaine, une trentaine de secondes
17:26et ensuite nous partirons en pub.
17:29Sous-titrage MFP.
17:59Le gouvernement, le nouveau gouvernement, combien de temps en tiendra-t-il ?
18:11Peut-être plus qu'on ne croit.
18:12Parce que j'étais avec Gauthier Le Brette qui viendra tout à l'heure,
18:15il fait ses calculs, il faut 289 voix et ce n'est pas gagné.
18:19Parce que le PS n'est pas certain de voter la censure.
18:23Je pense qu'il n'y aura pas de censure cette semaine.
18:24Ah oui, vous, vous le pensez ?
18:26Eh, mais tout le monde ne le pense pas.
18:27Et c'est pourquoi on va en parler.
18:29Alors Emmanuel Macron, c'est magnifique parce qu'il est arrivé à Charmant Tchèque
18:34et il a dit « mais ce n'est pas de ma faute ».
18:36C'est-à-dire que, je vous assure, parfois tu aimerais être dans le cerveau des autres.
18:40Tu n'as jamais été dans un autre cerveau.
18:41Donc par définition, c'est compliqué, tu es déjà dans le tien, ce n'est pas simple.
18:45Bon, il dit, c'est quand même lui qui a fait la dissolution,
18:49c'est lui qui est à l'origine du chaos.
18:50On peut le dire quand même comme ça.
18:54Non, mais vous allez l'écouter.
18:56Ah oui, on va l'écouter.
18:57On va l'écouter, Georges.
18:58On va décortiquer sa chance.
18:59C'est Georges.
19:00Oui, on va l'écouter, c'est intéressant.
19:01Ah oui, mais c'est intéressant, les gens, ils ont...
19:03C'est une attitude de dictateur.
19:05Oui, mais écoutons-le d'abord.
19:08Oui.
19:09Avant que de le juger.
19:11Le devoir de tous, c'est de vrai à la stabilité.
19:15Ce n'est pas de faire des paris sur l'instabilité.
19:17J'ai vu beaucoup de propos qui n'ont pas été à la hauteur des événements.
19:21Et je demande à tout le monde de se ressaisir,
19:23de travailler avec exigence, respect,
19:26et en n'oubliant jamais, qu'on soit au gouvernement
19:29ou qu'on soit au Parlement,
19:31que le mandat qui est donné par les Français pour les uns
19:33ou le mandat qui est donné par le président
19:36au nom des Français pour les autres,
19:38avec la confiance qui doit être obtenue auprès de la Chambre,
19:42que ce mandat, c'est de servir.
19:43Je ne fais encore une fois aucun pari.
19:48Et je trouve que beaucoup de ceux qui ont nourri
19:50la division, les spéculations,
19:55n'ont pas été au niveau du moment où vit la France
19:58et de ce qu'attendent les Français.
20:00Les Français, ils veulent du calme,
20:02ils veulent de la dignité,
20:03ils veulent qu'on travaille à leur service.
20:04– Alors il y avait le bruit de l'avion derrière,
20:06mais vous avez compris, cet homme, je vous assure, cet homme est formidable.
20:09– Le propos est un peu excessif comme un dictateur.
20:11Mais en fait, quand vous l'entendez,
20:13il refuse toute opposition.
20:15Il a critiqué ceux qui n'ont pas voté la confiance à Bayrou.
20:18Mais ils ont le droit, l'opposition s'est faite pour ça.
20:21Et ensuite, il a critiqué, sans le nommer,
20:25Rotaillot qui démissionne.
20:26Mais il a le droit, il est le chef de l'État,
20:29il n'a pas à reprocher.
20:30S'il y en a un qui a quand même déstabilisé l'institution,
20:32c'est sa dissolution.
20:33– Yohan, il y a quelque chose…
20:34– Avec ton raisonnement, il avait le droit de dissoudre aussi.
20:37– Oui, bien sûr.
20:38– Mais bien sûr, mais tu ne peux pas attaquer l'opposition
20:41de s'opposer sur le fait qu'elle s'oppose.
20:43– Il y a quand même quelque chose qui m'ennuie.
20:45C'est que dès que tu parles aujourd'hui à des gens importants,
20:47des ministres, etc.,
20:49ce qu'ils disent off d'Emmanuel Macron,
20:52et sur sa santé mentale, quand même, on en est là.
20:56Ce qu'ils disent de lui, moi, je ne le répéterai pas.
21:01Mais c'est des ministres.
21:02– Oui, bien sûr.
21:03– C'est son entourage.
21:04– Qui ont des mots avec le président de la République.
21:06– Mais c'est effrayant quand même.
21:08Et on en est là, et ça ne fait qu'augmenter.
21:10– Moi, je ne m'aventure pas sur le terrain de la santé mentale
21:13du président de la République.
21:14– Ce qu'ils disent eux, ce n'est pas moi qui le dis.
21:16– Mais j'entends bien, j'entends les mêmes choses que vous, Pascal.
21:18Mais il est vrai que je n'arrive plus à expliquer,
21:23politiquement et de manière rationnelle,
21:24le comportement du président de la République
21:27qui est en train de devenir, comment dirais-je,
21:31obsédé par l'idée de rester en place jusqu'en 2027,
21:35jusqu'à la fin de son mandat.
21:37Et pour peut-être compléter le propos de Georges,
21:40j'ai le sentiment qu'il est prêt à tout.
21:42Il est prêt à dire tout, y compris n'importe quoi
21:45et des choses qui ne sont à l'évidence pas acceptables,
21:48pour pouvoir rester en place.
21:50Il est prêt à sacrifier le pays,
21:52la bonne santé financière et politique de notre pays.
21:55– Ce que disait Philippe de Villiers ce week-end.
21:57Le président Macron nous emmène à la guerre.
21:59– Mais il est prêt à sacrifier la bonne santé politique,
22:02financière de ce pays,
22:04pour pouvoir se maintenir.
22:05– Véronique Zaglié.
22:06– Et ça lui fait dire des choses qui, pardon de le dire comme ça,
22:09mais effectivement, sont des choses complètement dingues.
22:10– Je crois que les Français sont terrifiés
22:14de voir un président qui est dans un tel déni du réel.
22:17Un pays qui est en déclin,
22:19des institutions qui malmènent,
22:21une majorité qu'il n'a pas,
22:23un socle commun qui s'effondre.
22:25Mais le maître mot aujourd'hui, c'est stabilité.
22:28– Stabilité, mais comment peut-il apporter de la stabilité
22:30alors que depuis plusieurs mois,
22:32on dit que de toute façon, il est générateur de chaos
22:34et que c'est peut-être là, comme ça, qu'il se sent bien.
22:37Donc ce n'est pas possible.
22:38Mais c'est pour ça que le pays ne va pas bien aussi.
22:40– Alors Marine Tourdelier a dit
22:41l'arrogance et l'absence totale de remise en question
22:43d'Emmanuel Macron sont des cas d'école à enseigner
22:45sur la toxicité de la Ve République.
22:47Son refus d'admettre sa défaite est le seul responsable
22:49du chaos actuel, mais il prétend incarner la stabilité.
22:52Éric Ciotti, bien sûr, ce spectacle d'hommes et de femmes
22:54qui courent à la gamelle pour des postes et des places
22:56humides, dit la France.
22:57Il y a un sondage d'ailleurs, souhaitez-vous qu'Emmanuel Macron
22:59démissionne 61% des gens disent oui,
23:02ce qui m'a quand même fortement étonné, mais 61%.
23:05À gauche, 57% et à droite,
23:0953% et sans doute au Rassemblement National,
23:14c'est 76%.
23:15Philippe Bilger.
23:16– Je suis frappé de voir, on a une présidence même
23:20à irresponsabilité illimitée.
23:23– Et il y a quelque chose chez Emmanuel Macron
23:26qui est facilité par la constitution de la cinquième.
23:30On aurait pu espérer que depuis la dissolution,
23:34il n'apparait plus comme le maître du jeu,
23:38J-E-U et J-E,
23:40mais en réalité, la constitution est exaspérante
23:44parce qu'elle lui donne encore des pouvoirs
23:46comme s'il n'avait pas commis le pire.
23:49– Non mais parce qu'il l'interprète comme ça.
23:51Voilà, il l'interprète comme ça.
23:53Alors écoutez ce qu'a dit David Lissna,
23:55il était ce matin sur CNews avec Sonia Mabrouk.
23:59– Tout ce vocable en responsabilité, stabilité,
24:02c'est la stabilité du déficit commercial qui s'accentue,
24:05c'est la stabilité de notre incapacité à réduire l'immigration,
24:08c'est la stabilité des comptes publics qui s'effondrent.
24:13Il y a des réalités.
24:14La réalité, c'est que cette équipe n'a pas de légitimité politique
24:16et que tout cela pourrait être simplement pathétique
24:20mais sans gravité
24:21si la situation de la France n'était pas elle-même dramatique.
24:25Ce que cette équipe traduit,
24:26c'est la volonté d'une oligarchie,
24:30pour moi on assiste à la fin de la monarchie administrative absolue.
24:34– Alors justement, cette équipe,
24:35il y a un nom que personne ne connaissait ce matin sans doute,
24:39c'est Monique Barbu,
24:41qui est aujourd'hui ministre de la Transition écologique.
24:45Cette dame est la chef de file des antinucléaires en France,
24:49depuis toujours.
24:50Elle a été présidente de WWF,
24:53qui est une association écologique radicale,
25:01et elle a eu un mandat de l'ONU.
25:04Donc, elle a le droit d'ailleurs, bien évidemment.
25:06Mais vous avez un président de la République
25:07qui veut relancer d'un côté le nucléaire
25:10et qui prend la chef de file des antinucléaires,
25:13ce qui est absolument incompréhensible.
25:14Monique Barbu.
25:15Donc les gens vont la découvrir.
25:17Vous avez Jean-Pierre Farandou.
25:18Jean-Pierre Farandou, c'est formidable.
25:20Il n'a pas vraiment réussi à la SNCF.
25:22Si j'ai bien compris, il a été sinon viré du moins évincé.
25:25Il y avait aussi cette affaire d'âge,
25:26mais il n'a pas réussi.
25:27Et en France, quand tu es viré de la SNCF,
25:31tu es recasé dans un gouvernement de la République.
25:33C'est quand même très, très étrange.
25:35Et il a cédé sur tout pour avoir la paix.
25:39Alors les syndicats l'aiment bien.
25:40Il a cédé sur tout à la SNCF.
25:43Donc lui, c'est encore M. Farandou.
25:44Donc vous avez autrement, alors Gérald Darmanin, bien sûr.
25:48C'est une bonne nouvelle.
25:49Oui.
25:50Alors Serge Papin,
25:52qui est nommé ministre des petites et moyennes entreprises
25:54du commerce de l'artisanat et du pouvoir d'achat.
25:57Pourquoi pas ?
25:58C'était l'ex-patron de Système U.
26:01Il est vendéen en plus.
26:02Il est né à Bretigny-en-sur-Mer.
26:04Donc il n'a pas que des dépôts.
26:08Et vous avez six salaires.
26:10C'est le problème.
26:11Qu'ont déjà, vous dites c'est le problème,
26:12qu'ont été exclus sans être exclus.
26:14Ils n'ont pas encore exclu.
26:16Ils n'ont pas encore exclu.
26:17On a habillé Laurent Nunez,
26:18qui est quand même quelqu'un de rassurant.
26:19Oui, bien sûr.
26:20Mais Laurent Nunez, préfet de police, bien sûr.
26:23C'est le problème parce que...
26:25Oui.
26:25Alors...
26:26En plus, je trouve que je les aime beaucoup.
26:28Je connais.
26:30Mais je suis obligé de dire que
26:31quelle va être leur attitude
26:33lorsque demain,
26:35lors de la discours de politique générale,
26:36le Premier ministre va annoncer
26:37une suspension de la retraite.
26:39Mais Georges, ils l'ont déjà intégré.
26:40Mais c'est pas possible.
26:41Ils ne vont pas le découvrir demain, Georges.
26:44Mais ça, c'est du renouement.
26:45Mais ils n'étaient pas du tout du renouement,
26:47Georges, puisqu'ils n'ont pas voté.
26:50Pardonnez-moi.
26:51Sur la retraite, vous savez ce qu'ils ont fait
26:52quand le 49-3 est passé ?
26:55Donc, ils sont dans la ligne du 49-3 d'Elisabeth Borne.
26:58Je ne dis pas de bêtises.
26:59Une partie.
26:59Vous avez raison de le dire.
26:59Une partie.
27:00Pas tous, mais une partie.
27:01Donc, ils ont accepté déjà avec le 49-3
27:04puisqu'ils n'avaient pas censuré.
27:06Donc, ils sont dans...
27:08Encore un raveu des fichiers.
27:08Est-ce que, très sincèrement, Georges...
27:11Non, et ce qui m'intéresse, c'est la censure possible.
27:14Les LR.
27:15Est-ce que les LR vont voter la censure ?
27:17Oui ou non ?
27:17Non, mais je ne crois pas.
27:19D'abord, pour répondre à Georges,
27:20les LR qui sont entrés au gouvernement...
27:22D'abord, il y aura suppression demain de la retraite ?
27:24Suspension.
27:25Suspension.
27:25Non.
27:26Alors, s'il y a suspension,
27:28M. Fort a dit, je veux suppression
27:30et quel est l'autre mot ?
27:31Et abrogation.
27:33Suspension, ça ne lui suffit pas, M. Fort.
27:34Hier, pourtant, il a dit clairement,
27:38si j'entends suspension de la retraite,
27:41il n'y a pas de censure.
27:41Ah, moi, je pense que je ne suis pas sûr...
27:43J'ai écouté avec une attention décuplée...
27:46Il faudra bien être attentif au détail demain.
27:49Les mots qui seront utilisés pour annoncer la suspension,
27:51la abrogation, la réforme des retraites,
27:53est-ce qu'on revient uniquement sur la réforme borne
27:55ou est-ce qu'on revient également sur la réforme touraine ?
27:59Parce que ça a des conséquences
28:00qui ne sont pas les mêmes, naturellement.
28:02Mais je n'imagine pas que Sébastien Lecornu
28:06ne donne pas satisfaction au Parti Socialiste.
28:08Enfin, vous imaginez bien que le ministre Lecornu
28:10a obtenu un deal dimanche soir
28:12avant d'annoncer son gouvernement
28:13avec le Parti Socialiste.
28:14Ça me semble évident.
28:15Donc, voteront la censure LFI.
28:18D'ailleurs, si c'est une motion de censure passée,
28:20ça serait la motion LFI.
28:22LFI, oui.
28:22Parce que la motion RN,
28:23LFI ne vote pas pour RN alors qu'RN vote pour bon.
28:26Donc, LFI plus RN,
28:28on est à 215.
28:30Plus LR ?
28:32Une partie de LR ?
28:33Non.
28:33Pas de LR ?
28:34Non, ça ne me semble pas du tout envisageable.
28:35Pas de PS non plus ?
28:36UDR de LR ?
28:37Selon vous ?
28:38Non.
28:38UDR va...
28:39Bon.
28:39Europe Écologie Les Verts ?
28:41Oui, probablement, bien sûr.
28:42Ils voteront même avec Mme Barbi ?
28:44Oui, naturellement.
28:45Qui n'a rien à voir avec le Barbi
28:47qui s'était présenté en 1965.
28:50Marcel Barbi.
28:50Marcel Barbi.
28:51C'est excellent.
28:52Marcel Barbi.
28:53Écolos et communistes voteront la censure, naturellement.
28:55Bon, mais ça ne passe pas.
28:56Non, il manquera 25 voix qui peuvent venir du Parti Socialiste.
29:00Oui, après, attention, on n'est pas à la rue d'une surprise.
29:02Ils voteront la censure.
29:03Oui, bien sûr.
29:04Il y a 69 députés socialistes, je crois.
29:06Qui sont...
29:07Donc 25, on ne peut pas l'exclure.
29:08Mais avec la candeur qui me caractérise, est-ce qu'on ne peut pas imaginer, cher Georges, qu'une partie des LR se fâche avec l'autre partie ait envie de rejoindre l'UDR de M. Sciotti ?
29:24Oh, on me posait une question difficile.
29:25Oui, mais...
29:27Non, mais visiblement, le Parti, il est fracturé.
29:31Oui, c'était ma question.
29:33Profondément fracturé.
29:33On le voit bien, le Sénat et l'Assemblée, on voit bien.
29:36Alors déjà, Sénat et...
29:37Alors, ils n'étaient déjà pas beaucoup, mais ils sont...
29:40Sénat et députés, ils ne sont plus d'accord.
29:41C'est la guerre qui recommence, la guerre des chefs.
29:43Oui, mais quand le Parti était à 20 points, il pouvait avoir des séguinistes, et puis des libéraux, et puis des étatistes, etc., dans le parti du RPR.
29:53Je veux bien.
29:54Mais là, il était à moins de 5 la dernière fois.
29:57Donc, si vous avez des querelles à moins de 5, il ne va plus rester grand nombre.
30:00C'est l'autorité, quand même, de Bruno Retailleau, qui est remise en cause par cette entrée au gouvernement.
30:06Mais ils ont bien fait des excluants, je crois.
30:07Oui, mais pardonnez-moi, le bureau politique est derrière Bruno Retailleau.
30:12Et Bruno Retailleau, il a plutôt la bonne attitude.
30:14C'est-à-dire qu'il n'entre pas.
30:16C'est plutôt lui que vous devriez féliciter.
30:18C'est ce que je vous dis.
30:20Oui, enfin, c'est pas clair.
30:22Mais il faut un conseil national.
30:25Excuse pas, c'est intéressant.
30:27Parce qu'il faut un conseil national.
30:32Il faut réunir.
30:33Alors là, tout va bien.
30:35Il faut définir.
30:36C'est ce qu'il faut.
30:37Il faut définir la ligne.
30:39Les événements nous échappent.
30:40C'est le Parlement.
30:43Non, non, mais...
30:44On va être sollicité.
30:45Bon, est-ce que vous voulez...
30:46Oui, les militants.
30:47C'est une entreprise de clarification.
30:48C'est très bien pour les LR.
30:50Bon, écoutons M. Lecornu, M. Lecornu qui a dit merci à ces nouveaux ministres parce qu'il y a eu conseil des ministres cet après-midi.
30:57Pas conseil des ministres, non, une réunion à Matignon.
30:59Ah bon ?
30:59On n'appelait pas ça un conseil des ministres.
31:01Pas le président.
31:02Le premier ministre a réuni l'ensemble du gouvernement à Matignon.
31:05Mais ce n'était pas un conseil des ministres, mais il y avait des ministres.
31:07Il n'y avait pas le président.
31:08Il n'y avait pas le président.
31:09Il n'y avait pas le nom de d'accord.
31:10Il n'y a pas de conseil des ministres.
31:11Vous voulez qu'on est chez vous ?
31:13Parce que demain, on va avoir un discours de politique générale où on va nous dire qu'on gèle la retraite et qu'on va inventer une nouvelle taxe pour les riches.
31:22Quand tous les pays d'Europe ont passé la retraite à soi-même.
31:25Mais c'est pour ça, on va voir ce que les LR...
31:26Et qu'ils font très bien sans taxe sur les super-riches.
31:29Enfin bon.
31:29Enfin, moi, je suis quand même pas tout à fait...
31:32J'ai écouté hier soir.
31:33Franck Louvrier, il n'est pas sur votre ligne.
31:35À qu'est-ce que vous voulez ?
31:35Franck Louvrier, hier soir, disait chez Eliott Deval, si la réforme des retraites est touchée, les LR censurent.
31:44Point.
31:44Voilà.
31:44C'est ce que disait Franck Louvrier.
31:46Mais Franck Louvrier n'est pas député.
31:49Donc il n'a pas son siège à défendre.
31:51Quand tu as ton siège à défendre, tu vois les choses différemment.
31:54Il y aura des divisions au sein du groupe, probablement.
31:57Mais je peux vous dire que les députés LR ont très très peur d'aller retourner devant les électeurs.
32:02Très très très peur.
32:03C'est ce que je vous dis.
32:03Reculez pour mieux sauter.
32:05C'est clair.
32:05La formule que vient de déposer donc monsieur...
32:08Est-ce qu'on peut écouter monsieur Lecornu ?
32:10Est-ce qu'on peut écouter monsieur Lecornu ?
32:11Merci d'avoir accepté de rentrer au gouvernement de la République dans un moment qui, on le sait, est difficile.
32:19Et au fond, dont notre seul objectif et seule mission est évidemment de surpasser, de dépasser cette crise politique
32:28dans laquelle nous nous trouvons et qui sidère une partie de nos concitoyennes et de nos concitoyens,
32:33qui peut aussi sidérer une partie du monde qui nous regarde et sur laquelle la responsabilité qui est la vôtre, qui est la mienne, qui est la nôtre devant le pays
32:39et un peu peut-être devant l'histoire, toutes choses égales par ailleurs, mérite évidemment un engagement de chaque instant.
32:45Et je mesure chaque risque que vous avez pris parce que vous êtes issu parfois de la société civile
32:50et donc vous quittez parfois des situations peut-être plus confortables, en tout cas plus douces,
32:56pour venir servir votre pays parce que vous êtes parlementaire et que vous avez décidé de rentrer librement
33:02au gouvernement de votre pays pour servir nos concitoyens et nos concitoyens.
33:08Donc tout cela, évidemment, je voulais vous en remercier.
33:10Je pense que le meilleur moyen d'y arriver, au fond, c'est d'avoir une éthique collective, personnelle,
33:16personnelle dans le collectif, qui soit parfaite.
33:19Et donc évidemment, moi je compte sur vous pour faire preuve de la plus grande des sobriétés,
33:24de la plus grande des humilités.
33:26Il y aura un vote des militants LR, Yohann Ozaï ?
33:29Il y a un vote qui a commencé aujourd'hui à 18h et qui prendra fin demain à 18h.
33:33Et ce vote, il porte sur quoi ? Participation au gouvernement ou pas ?
33:37Non, il porte sur le soutien, sur le soutien au gouvernement.
33:40Oui.
33:41Oh, je crois que c'est la participation, non ?
33:43Ils ne vont pas interroger la participation, c'est déjà fait, c'est déjà réglé, il n'y a pas de ministre.
33:47Georges, ils n'y sont pas au gouvernement, puisqu'ils excluent ceux qui sont.
33:52A l'origine, ils comptaient les interroger sur la participation, et là maintenant c'est sur la ligne, est-ce qu'il peut y avoir un soutien ?
33:58Bon, mais alors si, et alors, il ne suffit pas d'être grand clair pour savoir qu'à 80%, les gens vont dire qu'on ne soutient pas ce gouvernement.
34:05Non mais je pense que Sébastien Lecornu peut peut-être trouver une voie de passage en disant,
34:10on suspend la réforme des retraites, et puis le prochain président de la République dans un an et demi,
34:15la campagne présidentielle tournera en partie autour de cette réforme des retraites,
34:19il appartiendra aux Français de trancher définitivement cette question.
34:23Dernier mot de Bruno Retailleau, c'est un homme libre, c'est ce qu'il a dit, et il quitte le gouvernement.
34:33J'ai décidé il y a un peu plus de 12 mois d'entrer au gouvernement.
34:41Je l'ai fait pour servir mon pays, je l'ai fait librement.
34:45Et aujourd'hui, c'est tout aussi librement que je quitte notre ministère, mais je continuerai à servir notre pays, notre nation, notre peuple,
35:00tout aussi librement, mais autrement.
35:03Bon, affaire à suivre, et on verra demain, discours de politique générale, et demain soir, à cette heure-là, il n'y aura peut-être plus de gouvernement.
35:11Je voudrais qu'on parle...
35:12C'est parce que la motion de censure, elle sera débattue de toute façon, pas avant mercredi ou jeudi, donc demain il y aura un gouvernement.
35:17C'est rassurant.
35:20Nicolas Sarkozy sera incarcéré le mardi 21 octobre.
35:23Je ne sais pas si on mesure la déflagration qui va se passer dans ce pays où un ancien président de la République,
35:30il n'y a eu que deux chefs d'État incarcérés dans l'histoire de France jusqu'à aujourd'hui, Louis XVI et Philippe Pétain, ancien chef d'État.
35:40Nicolas Sarkozy sera incarcéré à la prison de la Santé.
35:42L'ancien chef de l'État a été convoqué cet après-midi par le parquet national financier pour connaître les modalités de la détention.
35:49Il a été reconnu coupable, vous le savez.
35:51Dans le journal du dimanche hier, vous avez peut-être lu ce qui s'est dit lorsque le président Sarkozy a réuni ses anciens collaborateurs
35:59et qu'il a eu dans une soirée très émouvante d'ailleurs, où il a pu dire, je suis venu vous dire que la fin de l'histoire n'est pas écrite.
36:09Elle ne l'est pas parce que dans tous les bons films, les méchants ne gagnent jamais.
36:12Dans n'importe quel pays doté d'un véritable droit, on aurait conclu à ma probité.
36:15Mais ici, tout est parti d'un faux, programmable et vrai.
36:18Je n'ai ni haine ni rancune. Cette épreuve, je la prends comme une manière d'apprendre malheureusement pour mes adversaires.
36:24Je vais essayer de devenir meilleur.
36:27Alors, il y a le fond. Et on va souvent parler du fond.
36:32Il n'y a pas de preuve. On ne va pas refaire ce débat.
36:35La preuve n'existe pas ou elle n'est pas apportée en tout cas.
36:38C'est pas votre avis.
36:38Oui, c'est pas votre avis, mais c'est ce que dit le tribunal.
36:41Enfin, il est présumé innocent.
36:42Ah non, non, mais attendez.
36:44Oui, c'est ce que dit le tribunal.
36:46Le tribunal ne dit pas ça. Il l'a condamné pour la secréation de malfaiteurs.
36:50Écoutez, Philippe Bilger, à l'heure à laquelle je parle, est-ce qu'il est présumé innocent, oui ou non ?
36:55Oui, mais...
36:56Il n'y a pas de oui, mais.
36:57Pas de mais.
36:58Bien sûr.
36:58Est-ce qu'il est présumé innocent, oui ou non ?
37:00Bien sûr.
37:01Bon. Est-ce qu'il y avait un risque qu'il s'enfuit, qu'il quitte le territoire ?
37:06Non, l'exécution provisoire, je vous l'ai dit, Pascal, je la discute.
37:09Oui, mais...
37:10Elle a fait perdre de vue ce que le jugement avait de remarquable.
37:13Bon.
37:13Mais on ne discute que de ça, Philippe.
37:15Pour le moment, on va discuter de ça.
37:17On ne discute que...
37:18Mais on a oublié le jugement.
37:20On ne discute que non.
37:20Mais le jugement, c'est un premier jugement, il y a appel.
37:22Non, mais...
37:23Bien sûr.
37:23Donc, pour le moment, que je sache, il faut savoir, il est présumé innocent, oui ou non ?
37:27Bien sûr.
37:28Et votre réponse est intéressante.
37:29D'ailleurs, vous dites oui, mais.
37:30C'est très intéressant, oui, mais.
37:32Mais si, parce que c'est ce que vous avez dit.
37:33Mais pardon, Philippe.
37:34Non, mais on ne discute que de l'emprisonnement.
37:37Et il se trouve que ce jugement ne justifie l'emprisonnement qu'en raison de la gravité des faits.
37:47Sauf que sur les deux délits principaux, il a été relaxé.
37:51Vous savez que c'est sur le dernier de l'association de malfaiteurs, ils y trouvent quelque chose.
37:55Pardon de vous dire que je considère pour ma part, s'agissant d'un ancien président de la République,
38:02que cet emprisonnement, alors qu'il n'allait pas fuir...
38:05Vous êtes avocat, vous êtes un ami de Nicolas Sarkozy.
38:10Oui, mais je pense que...
38:11Un ami de la France et de la justice.
38:14Non, mais Pascal, c'est des grands mots.
38:16C'est des grands mots, vous me demandez, on est un ami de la France.
38:18Non, mais attendez, il n'y a qu'une seule chose.
38:20On réfléchit, peut-être, avant de mettre un président de la République,
38:23on attend peut-être, me semble-t-il, on attend peut-être que l'appel soit passé.
38:27Il me semble, il me semble.
38:29J'avais pas terminé.
38:29J'avais pas terminé.
38:30Non, mais monsieur Bilger, j'avais pas terminé.
38:32Pardon.
38:33Amis ou avocats, etc.
38:35J'essaie...
38:35Ça joue.
38:37Alors, malgré moi, d'accord ?
38:39Mais je considère que cet emprisonnement est totalement injustifiable.
38:43Alors, j'entends beaucoup, ce qui est extraordinaire, dans la presse de gauche, maintenant,
38:49une sorte d'esprit révérencieux par rapport aux décisions de justice.
38:52On n'a pas le droit de critiquer les décisions de justice, nous explique Le Monde et Libération.
38:57Et par curiosité, je suis allé voir ce que disaient Libération et Le Monde
39:01quand les policiers ont été relaxés dans l'affaire Zia Débouna.
39:05Vous vous souvenez de l'histoire du transformateur ?
39:09Eh bien, les deux parlaient de déni de justice, s'agissant de relax, de gens qui risquaient la prison.
39:16Alors, on peut critiquer une décision de justice.
39:19Georges Fenech et après Philippe Bilger.
39:21Philippe Comte vous recommande une très bonne...
39:24Le 21, il va donc être malheureusement incarcéré.
39:28Le 21 au soir, il déposera une demande de mise en liberté.
39:31Et je vous garantis à 100% que la Cour d'appel sera obligée de le remettre en liberté.
39:39Car le critère du trouble de l'ordre public sur lequel, ou la gravité des faits sur lequel s'est basé le tribunal,
39:46ne peut pas être retenu quand il y a un appel sur ce mandat de dépôt différé.
39:51Ce qui veut donc dire...
39:52C'est-à-dire que le jugement n'a toujours pas été transféré à l'heure.
39:54Non, mais je vous dis, il sera forcément libéré.
39:57Et la Cour d'appel a un maximum de deux mois pour statuer.
40:00Donc, parce que ce critère, il tombe.
40:03Oui, mais si elle attend deux mois, c'est aussi inadmissible.
40:06Le mal est fait.
40:07Oui, et puis il y a une volonté d'humilier.
40:10Le mal est fait.
40:10Elle n'attendra pas deux mois.
40:12Alors, je vais vous dire.
40:14Il faudrait qu'ils audiencent en 15 jours.
40:15Non.
40:16Elle n'attendra pas deux mois.
40:17Non, elle devrait en trois jours.
40:19Même, pourquoi pas ?
40:20Elle devrait en trois jours.
40:21On parle d'un ancien président de la République.
40:24C'est-à-dire qu'avec tous les effets que cela peut produire.
40:27Donc, on attend.
40:29Vous savez que le jugement n'est toujours pas transmis à la Cour.
40:31Malheureusement, c'est très lent.
40:33Je le fais.
40:34On m'en a parlé.
40:36C'est très lent.
40:37C'est tout ce que vous avez à dire.
40:38Donc, vous avez des gens qui sont en prison.
40:40Ils ne peuvent même pas déposer.
40:41Pascal, je le regrette.
40:43Je le regrette.
40:45Oui, vous le regrettez.
40:46Enfin, il y a des fois où ça va quand même très vite.
40:48Non.
40:48Si vous me permettez.
40:49Parce que quand le canard enchaîné écrit le matin, le parquet financier, il s'est produit le soir.
40:54Et puis, j'ai vu quelques mises en examen qui tournaient comme ça.
40:56Il y a des fois où ça va très, très vite, la justice.
40:58C'est tout à fait, mais non.
41:00Bah si, je ne peux pas vous dire autre chose.
41:01Parce que ça va très vite.
41:03Vous confirmez de la décision.
41:04Il y a des fois où ça va très vite.
41:06Je ne peux que le constater, en fait.
41:08C'est pas faux ce que je dis.
41:10Non, mais ça n'est pas du tout le même registre.
41:13Ah oui, c'est jamais le même registre.
41:14Pascal se disait que les jugements, malheureusement, vont rarement, rapidement devant les cours.
41:20Bien sûr, bien sûr.
41:21Et André Vanini nous dit l'exécution provisoire.
41:23De la même manière que l'exécution provisoire a été très lourdement.
41:27largement...
41:28Et à votre avis, pourquoi il existe cette exécution provisoire ?
41:32Est-ce que vous vous posez cette question ?
41:33Ça a été voté, absolument.
41:34Non, pourquoi est-ce qu'elle a été appliquée là ?
41:36Posez-vous cette question.
41:37Mais bien sûr.
41:38Mais bien sûr, ce n'est pas une réponse.
41:39Pourquoi ils ont demandé l'exécution provisoire ?
41:42Mais parce qu'à un certain moment, le législateur...
41:45Non, laissez le législateur...
41:47Laissez le législateur...
41:49Alors que ce n'était pas requis par le parquet.
41:51Oui, pourquoi ?
41:52Interrogez-vous sur cette question.
41:54On a considéré que probablement, c'était une atteinte grave.
41:57Vous êtes sérieux ?
41:58Vous êtes sérieux ?
41:59Alors...
42:00Vous le pensez vraiment ?
42:00Vous pensez vraiment ça ?
42:01C'est une affaire gravité.
42:02Vous pensez vraiment ça ?
42:03Je pense que c'est une affaire gravité.
42:04Non, mais sur l'exécution provisoire, je ne vous demande pas.
42:06Vous pensez vraiment ce que vous dites ?
42:08Je vous dis que je ne l'aurais pas ordonné.
42:10Mais je vous pose la question, pourquoi elle a été mise ?
42:12Parce que le tribunal a considéré qu'il y avait une atteinte grave à l'ordre...
42:18Et ça, c'est une réponse juridique que vous donnez.
42:21Quand je vous dis la vérité, vous la qualifiez de juridique ?
42:25Je vais vous répondre, moi, parce que c'est Nicolas Sarkozy.
42:28Mais non, arrêtez, franchement...
42:30Mais atteinte grave à l'ordre public, ça se crée.
42:33C'est tout, hein ?
42:33On ne va pas tourner autour du pot.
42:36Mais nous devrions constituer un front contre certaines villes.
42:40Non, non, c'est un scandale, cette décision.
42:43Philippe, c'est un scandale.
42:45Arrêtez d'être...
42:46C'est un scandale.
42:48L'exécution provisoire l'est, et c'est partagé.
42:52Je vais vous dire, vous êtes la seule personne...
42:53Je vous ai dit que je la discute.
42:55Alors, où est le problème ?
42:57Soyez révoltés comme nous.
42:58Soyez révoltés.
42:59Attendez, il y a suffisamment de motifs pour être révoltés.
43:03Je ne vais pas me révolter pour une exécution provisoire,
43:07alors que le jugement est remarquable.
43:09Vous êtes économe de vos révoltes.
43:11Oui, vous savez, celui qui parlait, l'économie des indignations.
43:15Si je ne les économisais pas, mon cher Gilles William, sur ce plateau...
43:18Écoutez, Sabrina...
43:20J'en aurais trop.
43:23Écoutez, Sabrina Birlin, qui nous fait un point.
43:28Elle est importante, cette date du 21 octobre, parce que c'est à partir de cette date du jour de son incarcération
43:36que le président Nicolas Sarkozy peut déposer un recours pour demander sa remise en liberté.
43:42Dès lors, la cour d'appel a un délai de deux mois pour se prononcer.
43:45Alors, on sait qu'il sera incarcéré à la prison de la santé à Paris.
43:51Il pourrait être détenu dans le quartier des vulnérables.
43:54On se souvient de Jérôme Kerviel, de Bernard Tapie ou encore Patrick Balkany qui y avait été incarcéré.
44:00C'est un quartier très protégé, maintenu à l'écart des autres prisonniers.
44:05Il sera alors seul dans une cellule de 9 mètres carrés avec WC, douche, télévision et téléphone surveillé.
44:11Deux heures de promenade par jour. Autre possibilité, qu'il soit placé à l'isolement pour encore plus de sécurité.
44:20Mais à ce moment-là, quasiment aucune promenade.
44:23Je vous rappelle que Nicolas Sarkozy a été condamné à 5 ans de prison ferme pour association de malfaiteurs.
44:29Une condamnation dont il a fait appel.
44:33Exécution provisoire, exécution tout court peut-être.
44:35Parce qu'effectivement, quand on envoie un ancien président de la République comme ça en prison,
44:39le mal est fait comme disait Georges Fenech.
44:41Parce que je ne comprends pas, Pascal, dans votre argumentation.
44:44J'ai parfois l'impression que vous ne vous souciez pas du fond de l'affaire,
44:49mais que c'est le fait qu'un ancien président ait été condamné.
44:52Je m'intéresse beaucoup pour fond de l'affaire.
44:54Je m'aperçois qu'il y a trois chefs d'inculpation qui sont tombés.
44:57Que l'association de malfaiteurs...
44:59Que l'association de malfaiteurs...
45:01Visiblement, tous les experts m'expliquent que c'est le mot valise, qu'on met ce qu'on veut là-dedans.
45:05Et je m'aperçois que c'est le dernier chef d'inculpation qui est arrivé en dernier.
45:09Parce que ça, c'est vrai.
45:11Est-ce que ce que je dis est vrai ou pas ?
45:13C'est pas arrivé en dernier ?
45:15Pourquoi vous dites que c'est faux ?
45:16Pourquoi vous dites que c'est faux ?
45:17C'est pas arrivé en dernier ?
45:18Vous savez quand est-ce qu'elle est arrivée, la mise en examen ?
45:21Bien sûr, mais je vois très bien d'où vous tirez vos informations sur l'association de malfaiteurs qui arrive en dernier.
45:34Ça sent l'avocat de très clair.
45:37Mais vous d'abord, tous les gens m'expliquent qu'on est ensemble là et on peut être pris pour l'association de malfaiteurs.
45:45Mais Pascal, vous m'auriez demandé, avant de venir sur le plateau, ce que j'en pensais,
45:53je vous aurais dit la merce et vous ne me l'avez pas demandé.
45:56Monsieur Gauthier-Lebrette, écoutez, moi on m'explique que si on est là tous les trois,
46:00tiens, j'irais bien cambrioler.
46:02Je sais par exemple que vous avez beaucoup de très jolis bijoux chez vous.
46:05Ah, c'est quelqu'un qui a du bien.
46:07Il a du bien.
46:08Eh bien si, je dis tiens, j'irais bien.
46:10J'ai envie de me cibler.
46:11Donc voilà, mais bon, vous avez une haine personnelle.
46:16Mais arrêtez de sortir.
46:18Mais c'est vrai.
46:19Arrêtez de sortir cette absurdité.
46:21Mais c'est vrai.
46:23J'ai soutenu Nicolas Sarkozy en 2007.
46:26Jusqu'au moment, il ne vous a pas nommé garde des sauts.
46:28Et depuis, c'est comme ça.
46:30Mais comment pouvez-vous, en tant qu'animateur d'une émission très regardée,
46:35dire des absurdités pareilles ?
46:37Mais tout Paris le sait.
46:39Mais ce n'est pas grave.
46:40Philippe Belger.
46:42D'ailleurs, c'est pour ça.
46:43Mais ce n'est pas grave.
46:44Moi, je peux vous comprendre d'ailleurs.
46:45Vous espériez qu'il vous nomme, il ne vous a pas nommé.
46:48Mais pas grave.
46:48Ce n'est pas grave, Pascal.
46:50Mais c'est beaucoup plus grave que ça.
46:53C'est totalement faux.
46:54Alors, c'est totalement faux.
46:55L'important, c'est d'être contradictoire.
46:57Ah oui, avec vous, il faut vous croire.
46:59Sur certains points, il n'y a pas de problème.
47:01Alors, vous êtes habillé comme...
47:03Comment il s'appelait, Michael Douglas ?
47:05Oui, vous m'avez dit...
47:06Gordon Gréco ?
47:08Comment il s'appelait ?
47:09Guéco, non ?
47:10Non, Guéco ?
47:11Oui.
47:11Dans Wall Street.
47:11Dans Wall Street.
47:13Là, vous êtes habillé.
47:15On fait des cravates.
47:16C'est très chic.
47:17Merci beaucoup.
47:18On sent que la bourse...
47:19Là, on n'est même plus sur la bourse.
47:21On est sur le bitcoin.
47:21Vous parliez tout à l'heure de la censure, 25 voix.
47:28Voilà combien il manque de voix pour faire...
47:29Ah oui, parce que vous, vous avez fait le petit cas avec la machine à calculer.
47:33On sait que le RN va censurer, l'UDR aussi, la France insoumise, les communistes.
47:38Le LR.
47:39Les écologistes.
47:39Non, attends, j'ai la question LR.
47:40Les écologistes.
47:41La question LR, elle est très importante, la question LR.
47:44Oui.
47:45Je vais vous le dire exactement.
47:47Soutenez-vous la décision du bureau politique de refuser la participation des Républicains
47:51au gouvernement ?
47:52Et c'est Laurence Garnier qui m'a transmis cela.
47:55Donc voilà, c'est pas les LR qui...
47:57Il y aura peut-être un ou deux LR qui vont voter la censure, mais je le vois même pas.
48:00Ah bah attendez, si les militants...
48:03Non mais là, vous êtes sur la participation au gouvernement, vous n'êtes pas sur la censure.
48:06Oui, mais c'est un peu...
48:07Ils ont peur, il y a eu un très bon papier dans l'opinion qui montre que les députés
48:10LR étaient même après à s'asseoir sur la réforme des retraites et ne pas voter
48:13la censure pour ne pas retourner aux urnes.
48:16Donc la question c'est le PS et ce soir, Olivier Faure a redit, il faut qu'il entende
48:19dans le discours, suspension immédiate, suspension immédiate et totale.
48:25Il a été très clair, immédiate et totale.
48:29Suspension immédiate et totale.
48:30Ça veut dire réforme borne, réforme touraine incluse, jusqu'à la prochaine élection présidentielle
48:35et les Français trancheront en 2027.
48:37Ils ne voulaient pas du tout même de ce que le Président avait.
48:40Donc, demain si on entend...
48:44Et les LR vont accepter ça ?
48:46Et les LR, ils veulent pas...
48:47Si les LR votent, il y a censure ou pas ?
48:49Oui, mais ils voteront pas d'un seul homme la censure contre Sébastien Cornu.
48:52Avec six ministres, Pascal, ils n'ont pas voté la loi borne, c'est pour ça qu'il y a eu
48:56un 49-3, parce qu'Éric Ciotti n'était pas capable de vous dire, oui, il y aura tous
49:00les députés LR qui voteront la réforme des retraites.
49:03Ils ne voulaient pas la voter à la fin.
49:05On est bien sûr que ça va coûter 5 milliards.
49:06Oui, au moins.
49:08De toute façon, c'est mathématique.
49:09On vit de plus en plus longtemps et on fait de moins en moins d'enfants.
49:11Bon, c'est vrai qu'il y a beaucoup de gens qui réagissent aux propos que vous avez tenus.
49:19Ça sent l'avocat.
49:20Oui, l'avocat, il sent bon.
49:22Ça sent l'avocat.
49:23Ah, ça serait mieux.
49:24Ça sent le point de vue hémiplégique.
49:26Oui, bien sûr.
49:27Ça sent le point de vue.
49:28J'espérais une solidarité avec un ancien mathémat.
49:31Vous rêvez d'une justice à la Midnight Express.
49:35C'est ça qui vous plaît.
49:37C'est-à-dire le procureur avec l'avocat, main dans la main contre l'accusé.
49:42Midnight Express.
49:44Non, mais j'irai la prochaine fois.
49:46La prochaine fois.
49:47Je vous écoute.
49:47Je dois reconnaître que M. Bilger, aux assises, et de manière générale, comme avocat général,
49:54il était très bien.
49:55Il était parfait.
49:56Merci, mon cher.
49:57Mais même sur ce plateau, vous êtes très bon.
50:00Ça ne me coûte rien de le dire.
50:01Bon, Christophe Droyot était à la réalisation.
50:03Non, non, ça sent l'avocat.
50:06Juliette était à la vision.
50:08Guillaume Marceau était au son.
50:10Benjamin Aneau, Lucas Busutil, Kylian Salé.
50:13Toutes ces émissions sont retrouvées sur CNews.fr.
50:15Je vois que Jean-Claude Dacier est déjà arrivé avec toute votre troupe.
50:20C'est-à-dire qu'on l'entend.
50:22Quand il arrive quelque part, il ne sait pas que l'émission n'est pas terminée.
50:25Donc on l'entend d'ici.
50:27Est-ce qu'il est malade cette semaine ?
50:28Non, il ne touche pas.
50:30On va être tranquille.
50:31Faites attention.
50:32On va être tranquille.
50:32Il n'a plus le fran comme je t'ai là.
50:34Voilà.
50:35Merci.
50:36Bonne soirée.
50:37À demain.
50:38Tu fais purement politique ?
50:39Merci.
50:39Merci.
50:39Merci.
50:40Merci.
50:40Merci.
50:40Sous-titrage FR ?
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