00:00Europe 1
00:01Europe 1
00:0216h, 18h, Pascal Praud et vous
00:06Ils sont effrayés
00:08à l'idée de revenir
00:10aux urnes. Quand je dis ils,
00:11je veux bien sûr parler du personnel
00:13politique, des partis politiques. Ils sont
00:15effrayés, tous ! Tous !
00:18Sauf Marine Le Pen. Et on va en parler
00:20ensemble. Caroline Iturbi, il était avec nous.
00:22Caroline Assayag
00:24Non, Elisabeth. Elisabeth, mais
00:25c'est un très joli
00:28prénom. Excusez-moi !
00:29Excusez-moi, Caroline Iturbi, Elisabeth
00:32Assayag est avec nous, Gérard Magic
00:33Carrero, Gautier Le Bret et Olivier Guenet.
00:36Qui sera le premier
00:38Premier ministre ? Qui sera ?
00:41Est-ce que
00:42ce monde est sérieux ? Je vous pose
00:44la question, c'est les dernières heures de négociation
00:46avec Sébastien Lecornu
00:47avant qu'Emmanuel Macron prenne ses responsabilités.
00:50Le Premier ministre démissionnaire
00:52a pris la parole ce matin. La perspective
00:54de la dissolution semble s'éloigner.
00:56Sébastien Lecornu doit prendre la parole ce soir
00:58dans le journal de France 2. Son entourage a déclaré à l'AFP
01:01qu'il souhaitait que cessent les rumeurs
01:04et les fausses informations sur son éventuelle
01:06reconduction. Parce que c'était cela
01:08il y a quelques minutes.
01:10Sachant sans arrêt.
01:11Gautier Lebrecht. Il avait dit qu'il ne voulait pas être...
01:13Lecornu 2, c'est ce que j'entends
01:15depuis l'heure du déjeuner.
01:17Avec même Laurent Wauquiez, ministre de l'Intérieur.
01:20Voilà ce que les journalistes français
01:21disent sous cap.
01:23Alors, Sébastien Lecornu avait dit
01:25qu'il ne voulait pas être conduit, même
01:27s'il arrivait,
01:29ce qui, à mon avis, n'arrivera pas,
01:31à conduire ses ultimes négociations
01:33avec succès. Olivier Faure
01:35a dit à l'instant qu'il
01:37censurerait un gouvernement Lecornu 2,
01:39qu'il ne l'accepterait pas. Mais vous les croyez encore ?
01:41Oui, le PS ne peut pas accepter
01:43Lecornu 2. Ils allaient censurer Lecornu 1,
01:46ils ne vont pas accepter Lecornu 2.
01:47Et Laurent Wauquiez,
01:49qui dit qu'il ne rentrera pas au ministère de l'Intérieur
01:51à l'heure où on se parle,
01:53je vois mal Bruno Retailleau accepter
01:55de se faire ravir son siège
01:56à Beauvau. Et il faut savoir qu'Emmanuel Macron
01:59a toujours refusé de mettre Laurent Wauquiez
02:01au ministère de l'Intérieur, un ministère
02:03où vous avez énormément d'informations
02:05et donc il ne voulait pas que Laurent Wauquiez
02:07prenne cette place. Les gens qui nous écoutent à
02:09à 16h, qui nous ont écouté à 9h
02:11entendent parler d'un gouvernement,
02:12entendent parler d'un gouvernement de droite,
02:15alors que ce matin on parlait d'un gouvernement de gauche
02:17avec possibilité de
02:19M. Fort, plus
02:21les Europe Écologie Les Verts,
02:24plus quelques
02:25renaissances et surtout
02:26l'assurance que Gabriel Attal
02:29ne censurerait pas
02:31ce gouvernement de gauche.
02:31Il n'y aura pas de gouvernement Renaissance, Europe Écologie Les Verts, PS ensemble, ça n'existe pas.
02:35C'était ce matin la
02:37thèse qui était privilégiée
02:39avec en tout cas
02:40Renaissance
02:41qui ne censurerait pas.
02:44Ah ben ça dépend ce qu'ils vont faire.
02:45Mais s'ils abrogent la réforme des retraites,
02:47vous avez vu ce qui se passe en ce moment dans les troupes de Renaissance,
02:49vous avez une guerre interne.
02:51C'est simple.
02:52C'est une idée de Mme Borne.
02:53Oui, c'est une idée de Mme Borne qui parle toute seule,
02:55qui n'a concerté personne.
02:57L'Elysée n'est absolument pas contente.
02:58On dit quand même que les vices qu'elle est passée par la case
03:00Élysée et qu'elle n'aurait pas pris cette décision
03:02par seule sans parler dans la petite case.
03:05Je peux vous dire qu'elle a parlé toute seule,
03:06elle n'a absolument pas fait valider son interview par l'Elysée.
03:08Et il n'y a personne qui est avec elle ?
03:10Il n'y a aucun député Renaissance qui penche à gauche
03:13et qui a envie, quoi qu'il arrive,
03:14d'abord de la part tourner aux heures ?
03:16Je vous ai dit que le groupe était scindé en deux.
03:18Après, au sein du groupe,
03:19tout le monde a trouvé que Mme Borne parlait toute seule
03:22et aurait pu au minimum concerter ces députés.
03:26Cette hypothèse que nous développions ce matin à 9h,
03:28est-ce qu'un Premier ministre de gauche,
03:31que ce soit M. Fort, M. Cazeneuve, je n'en sais rien,
03:34soutenu par quelques députés Renaissance
03:39et qui ne serait pas censuré par le parti Renaissance
03:43et qui ne serait pas censuré peut-être également par les LR
03:46parce qu'ils ont peur de retourner aux urnes,
03:47parce que la phrase clé de notre début d'émission,
03:50c'est « ils sont effrayés à l'idée de retourner aux urnes ».
03:54Pascal, si LR...
03:56Avec plaisir.
03:57Ça me fait penser à quelqu'un.
03:58Si LR ne censure pas un gouvernement de gauche
04:02avec des écologistes,
04:03ils ne retourneront peut-être pas aux urnes tout de suite,
04:06mais quand ils y retourneront,
04:07ils ne trouveront plus d'électeurs.
04:09Donc il faudra assumer de ne pas censurer un gouvernement
04:11avec Marine Tongelier.
04:13Moi, je vois bien la petite musique du gouvernement PS.
04:16Emmanuel Macron, s'il veut faire un dernier tour de piste
04:18avec un Premier ministre PS,
04:20grand bien lui fasse.
04:21Il aura l'abrogation de sa réforme des retraites
04:23et à la fin la dissolution.
04:25Ça ne peut pas générer.
04:26Je vais commencer cette émission avec vous
04:28parce qu'effectivement vous êtes au contact des députés,
04:32au contact parfois des ministres
04:33et j'avais envie des informations.
04:35Je vais donner tout de suite la parole à Gérard Carreau,
04:37mais la dernière chose,
04:37c'est que quand je vous entends,
04:39c'est dissolution.
04:40Ah mais moi je pense que la dissolution est inéluctable.
04:42Elle est demain, quand je vous entends.
04:45Puisque le cornu 2, c'est non,
04:47et un gouvernement de gauche, c'est non.
04:48Ah mais je ne suis pas le Président de la République.
04:50Ah bon ?
04:50Quand même, Gauthier, on voit bien que le but,
04:53c'est le bon du temps.
04:54Le cornu 2, je vous dis, j'y crois pas.
04:56Emmanuel Macron peut, s'il veut,
04:58mettre un Premier ministre de gauche,
04:59mais il aura la censure,
05:01il aura l'abrogation de sa réforme des retraites
05:03ou du moins la suspension par décret,
05:05mais il n'échappera pas à la dissolution.
05:08Ça ne ferait pas 18 mois, c'est impossible.
05:10On voit bien que la question qui se pose aujourd'hui
05:12dans cette crise de confiance,
05:14parce qu'il y a aussi un truc qu'il faut dire,
05:15c'est que les Français en ont tellement marre
05:18des professionnels de la politique
05:20qu'aujourd'hui, ils sont prêts à aller chercher quelqu'un
05:22dans la société civile pour devenir le Premier ministre.
05:24On en est revenu de la société civile.
05:26Tellement la crise de confiance.
05:28Qui, Caroline Niturbide ?
05:29Dans ces cas-là, moi je vais vous donner un nom,
05:32n'importe quoi, je vais vous donner mon père.
05:33Vous voyez ce que je veux dire ?
05:33En fait, moi je ne suis pas...
05:34Il faut une assise à l'Assemblée.
05:35On va appeler votre père.
05:37On va appeler monsieur Niturbide père.
05:39Ça m'arrangerait.
05:41Ça m'arrangerait.
05:42Je serai très content.
05:43Non, mais moi j'ai l'impression de là où je suis
05:45que tout ça n'est que fait pour gagner du temps.
05:49Pardonnez-moi, vous vous trompez.
05:50Les Français, vous dites,
05:51les Français, ils en ont marre.
05:53Ils en ont marre d'une partie de la classe politique,
05:55mais ils vont voter massivement
05:56pour le Rassemblement National,
05:57sans doute le prochain coup.
05:59Sans doute le prochain coup,
06:00mais là on ne parle pas du prochain coup.
06:02Oui, mais vous dites,
06:02ils en ont marre du spectacle.
06:04D'abord, tout le monde ne se comporte pas
06:06de la même manière.
06:07Ça ennuie peut-être les uns et les autres,
06:10mais vous avez Madame Le Pen
06:11qui, elle, n'est pas effrayée
06:13à l'idée de retourner aux urnes.
06:15Donc elle accepte l'idée de la démocratie.
06:17Mais je donne la parole à Gérard Carrero
06:19et après à Elisabeth Assayac.
06:20Gérard Carrero.
06:21J'ai écouté avec le plus grand intérêt
06:23parce qu'en général,
06:24tout ce qu'il dit est vrai
06:26ou se justifie d'une manière rapide.
06:29Gauthier Le Bret.
06:32Avant de arrêter l'émission ici.
06:34Il a dit qu'il n'était pas l'émission ici.
06:36Vous êtes adoubé.
06:37Je n'avante pas dans les compliments,
06:39mais je te le fais.
06:41C'est le maître Yoda.
06:43Parce que je les pense.
06:44Mais cela étant,
06:46moi depuis lundi,
06:47à ce micro,
06:48micro de Pascal,
06:49lundi matin,
06:50j'ai dit,
06:52le président de la République,
06:54M. Macron,
06:55fera tout
06:56dans les jours qui viennent.
06:58Il fera tout
06:59pour effectivement
07:00gagner du temps.
07:02Le maître mot,
07:03je l'ai dit,
07:03je l'ai martelé trois fois.
07:05Il fera tout
07:06pour gagner du temps.
07:07L'opération d'aujourd'hui,
07:09celle qui va se conclure...
07:09C'est le principe de la politique.
07:10Je n'ai pas toutes
07:12les informations de Gauthier.
07:12Micro, micro, Gérard.
07:14Je n'ai pas toutes
07:14les informations de Gauthier.
07:16Mais ce qu'il me semble,
07:17c'est que
07:18c'est normal.
07:19La France est à droite
07:21et de plus en plus à droite.
07:22Donc,
07:23M. Macron,
07:24qui est un original
07:24dans son genre,
07:26va faire un gouvernement de gauche.
07:27Donc,
07:28je pense que
07:28le chemin...
07:30Alors,
07:30bien sûr,
07:30ce n'est pas évident.
07:31Ça ne tiendra pas.
07:32Ça ne tiendra pas.
07:33Mais ça ne tiendra pas.
07:34Quelques jours
07:34et les jours dont il a besoin.
07:35Dans ma logique de dire
07:36qu'il faut gagner un mois.
07:37Il va gagner
07:38quelques semaines.
07:39Mais attendez,
07:40c'est très précieux,
07:40quelques semaines.
07:42Avec les municipales
07:43qui arrivent dans pas longtemps.
07:44On sera d'abord
07:45quasiment à Noël.
07:46À Noël,
07:47il y a la trêve des confiseurs
07:48pendant 15 jours.
07:49Les Français,
07:50quand même,
07:50ils auront bien mérité
07:51de s'occuper un peu
07:52de leurs enfants
07:53et un peu d'autre chose.
07:54Donc,
07:55on aura passé
07:56les fêtes de...
07:56On sera en janvier.
07:57Disons,
07:58au 15 janvier,
07:58on aura pris
07:59la galette des rois
08:00et on pensera...
08:02Et puis après,
08:03c'est la chambre.
08:04Et après,
08:04on pensera...
08:05Après,
08:06les vacances de février.
08:08On ne va pas faire quelque chose
08:08pour dire les vacances
08:09de février.
08:09Et il y a les municipales
08:13en marche.
08:14Donc,
08:15de diversion,
08:16de gain de semaine
08:17ici,
08:18trois semaines là,
08:19on ira tranquillement.
08:21Alors,
08:22bien sûr,
08:22à un moment ou à un autre,
08:23il a le dos au mur,
08:25je le disais aussi.
08:26On n'échappera pas
08:27à des élections.
08:27On n'échappera pas
08:28à un retour.
08:29Mais pour l'instant,
08:31on n'a pas fini
08:32de gagner du temps.
08:33Donc,
08:34si l'analyse de Gérard
08:35est juste,
08:36Premier ministre de gauche
08:37chez ses prochaines heures,
08:39ce serait n'importe quoi.
08:41Alors,
08:41Elisabeth Assaïa,
08:42vous dites que ce serait
08:42n'importe quoi.
08:43un Premier ministre de gauche
08:44dans une France de droite.
08:45Ce serait un énorme...
08:47Pardonnez-moi l'expression.
08:49Un énorme foutage de gueule.
08:51Mais ce n'est pas grave.
08:52Non,
08:52mais ça voudrait dire
08:54qu'on confie les clés
08:56du pays
08:56à un parti
08:58qui a fait
08:591,75
09:00pour le temps
09:01à la présidentielle.
09:02Vous allez en parler
09:03à Céline Hervieux,
09:03les députés PS de Paris.
09:05Elle sera là à 16h30,
09:06vous allez lui dire.
09:07Vous allez lui dire
09:08des foutages de gueule
09:09contre l'esprit
09:10des institutions.
09:11Et donc,
09:12ça ne représente pas
09:14la réalité des électeurs.
09:15Mais on vous répondra
09:16que M. Retailleau
09:17a claqué la porte
09:19et qu'il a une part
09:20de responsabilité
09:21dans ce scénario.
09:23C'est pour ça que
09:23pourquoi
09:24on ne tente pas,
09:27pourquoi le président
09:27n'est pas enclin
09:29à tenter,
09:30si ce n'est pas
09:30un Lecornu 2,
09:31un profil comparable
09:32à Lecornu,
09:34avec
09:34du socle commun
09:36plus du LR.
09:37En fait,
09:38la logique...
09:39Parce que c'est censuré ?
09:40Mais c'était censuré
09:41dimanche dernier
09:41de la même manière.
09:42Absolument.
09:43C'est pour ça
09:43que c'est terminé ?
09:44Non,
09:45c'est terminé
09:45à cause de Bruno Le Maire.
09:47Non mais RN et PS,
09:48quand ils censurent ensemble,
09:49le gouvernement tombe.
09:50Olivier Faure a dit
09:51juste avant la démission
09:52de Sébastien Lecornu
09:53lundi matin
09:54qu'il allait censurer.
09:56Donc,
09:56oui,
09:57avec LFI,
09:57évidemment.
09:58Mais LFI censure
09:58automatiquement depuis le début.
10:00Maintenant,
10:00le RN censure
10:01automatiquement aussi.
10:02Donc ça,
10:02c'est nouveau
10:02que le RN censure
10:03automatiquement.
10:04C'est la nouvelle donne.
10:05Ce qui n'était pas le cas dimanche.
10:06Exactement.
10:07Mais c'est ça qui change.
10:08C'est ce qui écarte
10:09le corps du deux.
10:11Exactement.
10:11D'accord.
10:12Exactement.
10:12Censure automatique désormais.
10:13Mais dites-le.
10:14Mais je l'ai dit
10:14il y a doucement.
10:16C'est intéressant
10:18ce que tu dis sur le RN
10:19parce que Marine Le Pen
10:20et Jordan Bardella
10:21ne disent pas la même chose.
10:22C'est-à-dire que Marine Le Pen
10:23a un comportement
10:24pardon mais pour le coup
10:26un petit peu enfantin
10:26genre je n'écoute rien,
10:27je ne vois rien
10:28quoi qu'il arrive
10:29je censurer.
10:30Et Jordan Bardella
10:30tend la main
10:31en disant
10:32il n'y a rien d'enfantin
10:33là-dedans.
10:33Non mais ce que tu dis
10:34est faux.
10:36Juste ce que tu dis
10:36est totalement faux.
10:37Jordan Bardella
10:38et Marine Le Pen
10:38censurent tout gouvernement.
10:40Ah si ils sont sur la même ligne.
10:42Non mais il n'y a pas
10:42d'enfantin à être cohérent.
10:43Non mais surtout c'est faux.
10:44Surtout ce que vous dites
10:45est faux.
10:46Marine Le Pen
10:46et Jordan Bardella
10:47censurent tout nouveau gouvernement
10:48et ils sont d'accord là-dessus.
10:49Il n'y a même pas de débat.
10:50Et tendre la main
10:50ça serait après une élection
10:52pour gouverner
10:54après sur certaines lois
10:56etc.
10:56Après une dissolution.
Commentaires