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  • il y a 7 semaines

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00:00...
00:00Bienvenue dans les informés, c'est parti pour une demi-heure de décryptage avec vous, Aurélie Herbemont.
00:07Bonjour Aurélie.
00:08Bonjour Agathe.
00:09Et ce matin, nous accueillons Isabelle Raymond, chef du service économique et social de France Info.
00:14Bonjour Isabelle.
00:15Jean-Rémy Baudot, chef du service politique de France Info.
00:17Bonjour Jean-Rémy.
00:18Bonjour Agathe.
00:19Et Gilles Bornstein, présentateur des 4 vérités sur France 2.
00:22Bonjour Gilles.
00:23Bonjour tous les chefs et bonjour Agathe.
00:25On va essayer de comprendre ce qui se passe, parce qu'on se réveille un peu dans le brouillard.
00:29Ce matin, brouillard politique, est-ce que le pays va replonger dans la crise ?
00:33On va se poser la question, mais d'abord au moins ça.
00:36Ça a été laborieux, mais ça y est, le chef de l'État a son nouveau gouvernement.
00:42On l'a appris hier soir Aurélie.
00:44Oui, 18 ministres rejoignent Sébastien Lecornu.
00:47Alors l'essentiel ne change pas.
00:48Elisabeth Borne à l'éducation, Manuel Valls aux Outre-mer, Bruno Retailleau à l'intérieur,
00:52Gérald Darmanin à la justice.
00:54Mais parmi les nouvelles recrues, Roland Lescure, ancien ministre de l'Industrie,
00:58avant la dissolution, qui devient ministre de l'économie.
01:02Et puis il y a surtout le comeback de Bruno Le Maire,
01:05qui revient aux armées pour remplacer Sébastien Lecornu.
01:08Un retour qui fait grincer des dents.
01:10Les LR menacent de claquer la porte,
01:12sous prétexte que le gouvernement ne reflète pas la rupture promise.
01:16Dixit, Bruno Retailleau, quelques heures seulement après la nomination du gouvernement hier soir.
01:21Alors ce matin, sur France Inter, le ministre des Affaires étrangères,
01:24le modem Jean-Noël Barraud, appelle ses collègues LR à la responsabilité.
01:29Chacun doit prendre ses responsabilités en âme et conscience.
01:33Mais je ne peux pas croire, si vous me demandez ce qui va se passer dans la journée,
01:36que dans la situation tragique dans laquelle se trouve notre pays,
01:40avec la nécessité absolue de lui donner un budget,
01:43que le parti du général de Gaulle puisse se désolidariser,
01:46puisse se livrer à un chantage sur la face.
01:48Alors que décidera le parti du général de Gaulle,
01:52avec ce casting qui n'incarne pas la rupture, voire provoque la rupture ?
01:56Réponse après le comité stratégique DLR, qui se réunit sans fin de matinée.
02:01Vous êtes optimiste, Gilles Braunstein,
02:03ou ce gouvernement à peine nommé est déjà menacé d'imploser ?
02:07Il est très menacé d'imploser.
02:08Quand un responsable politique dit
02:11« je ne peux pas croire », comme vient de le faire Jean-Noël Barraud,
02:13Aurore Berger a dit exactement la même chose ce matin au cas de vérité,
02:16ça veut dire qu'ils ont très très peur que les Républicains claquent la porte.
02:21Et peu dans le gouvernement sont optimistes sur la durée de vie du gouvernement,
02:24parce que Bruno Retailleau est allé très loin avec son tweet hier vers 22h40,
02:30disant que les équilibres...
02:3121h22.
02:3221h22, bravo Aurélie, c'est là où on voit les professionnels compétents,
02:36est allé très loin.
02:37C'est compliqué après ça de faire machine arrière et dire
02:40« finalement je vais rester là très gentiment ».
02:42Donc on peut envisager qu'il s'en aille,
02:47et le plus inquiétant peut-être pour le gouvernement
02:49est que cette colère des Républicains risque de désinhiber le Rassemblement national.
02:54Parce que pour voter la censure, il faut, même si la gauche la vote,
02:57il faut que le Rassemblement national la vote.
02:59C'est compliqué pour le Rassemblement national d'être moins dix ans dans la critique que les Républicains.
03:05Les Républicains étant très critiques, quittant le gouvernement,
03:08c'est une forte incitation pour le Rassemblement national d'éventuellement voter une censure.
03:12D'ailleurs Sébastien Chenu à 8h30 sur France Info disait clairement que le parti se dirigeait vers la censure.
03:19Jean-Rémi Baudot, qu'est-ce qui s'est passé hier soir ?
03:22On apprend cette composition du gouvernement.
03:24Moins de deux heures plus tard, ce tweet de Bruno Retailleau qui menace de claquer la porte.
03:28Vous avez compris pourquoi ? C'est à cause de Bruno Le Maire ? C'est quoi la raison ?
03:31Alors la raison officielle mise en avant, en tout cas, c'est la présence de Bruno Le Maire au gouvernement.
03:36On rappelle Bruno Le Maire, ancien ministre de l'Économie,
03:39qui récupère le portefeuille des armées.
03:43C'est ce qui est mis en avant.
03:46Bruno Le Maire, il est perçu comme un traître par une partie de la droite,
03:49parce qu'il avait rejoint Emmanuel Macron en 2017.
03:51Il est aussi perçu par une partie de la droite comme celui qui a cramé la caisse,
03:55pour reprendre l'expression de Valérie Pécresse,
03:56c'est-à-dire celui qui a permis une dette abyssale de se renforcer.
04:01Et Isabelle pourra en dire un mot.
04:03Vous voulez dire qu'ils ne veulent pas être associés à cette image-là ?
04:04Oui, alors même qu'il faut quand même le dire tout de suite,
04:06la droite n'a pas été celle ces dernières années qui a freiné sur les dépenses.
04:09C'est la droite qui demande l'échec carburant.
04:11C'est la droite qui ne s'associe pas à la réforme des retraites.
04:13Donc il y a quand même un petit truc de balayer devant sa porte.
04:16Néanmoins, ce qui se joue probablement plus en coulisses,
04:18au-delà du cas Bruno Le Maire,
04:20c'est les tensions qu'il y a au sein des Républicains.
04:23On rappelle que Bruno Retailleau est le patron du parti,
04:26qu'il a son rival à la tête du groupe parlementaire,
04:30donc Laurent Wauquiez,
04:32qui a eu des discussions tout le week-end,
04:33puisque Laurent Wauquiez lui disait
04:35« On ne va pas dans ce gouvernement, ça ne va pas aller ».
04:37Bruno Retailleau a finalement eu gain de cause hier
04:40par un vote des députés.
04:4233 pour, 7 contre.
04:43Tout ça donne donc une participation du gouvernement,
04:46et puis patatras, à 21h22,
04:49et on ne peut pas y voir autre chose
04:51qu'un coup de pression, notamment de Laurent Wauquiez,
04:54qui finalement, lui, joue sur le chaos de ce qui se passe à droite.
04:58Honnêtement, et on y reviendra certainement un petit peu plus tard,
05:01le spectacle qui est donné depuis hier soir
05:04est absolument terrifiant,
05:05et je suis persuadé que les gens qui nous écoutent
05:07dans leur voiture ou chez eux se disent
05:08que franchement, on a une drôle de classe politique.
05:10On attendait Jean-Rami Baudot qui parle de l'image
05:13de Bruno Le Maire associé à la dette abyssale de la France.
05:16Aurélie Herbemont, est-ce qu'il n'y a pas aussi un peu de rivalité
05:18et la présidentielle qui se rapproche ?
05:22Peut-être que Bruno Le Maire est vu comme un concurrent,
05:24quelqu'un qui pourrait être mis sur orbite
05:25par des Bruno Retailleau, des Xavier Bertrand,
05:28qui ont aussi des ambitions ?
05:29Ah, c'est un retour dans le gouvernement,
05:32ça peut forcément redonner des idées.
05:35Bruno Le Maire, c'est vrai que ces derniers mois,
05:37on n'entendait plus beaucoup parler de lui,
05:39et même certains disaient
05:40« Ah ben vous voyez, il a tellement disparu des écrans radars
05:42que plus personne ne parle de lui pour Matignon
05:43pour remplacer François Bayrou ».
05:45Sauf que, magie, Bruno Le Maire revient au gouvernement,
05:50donc forcément, il n'a pas abandonné ses ambitions politiques,
05:53donc ça fait un nouveau petit cheval
05:55dans la course de petits chevaux qui revient.
05:57Donc l'ILR dit « Bon, là, Bruno Le Maire,
05:59c'est quand même très très dur à encaisser ».
06:01Et puis il y a une autre raison.
06:02Bruno Retailleau, il faut se souvenir, en fin de semaine,
06:04dit « On veut un tiers du gouvernement l'ILR ».
06:07Ils étaient très très gourmands.
06:08C'est aussi une question d'équilibre.
06:09On a la copie.
06:11Bon, donc il y a quatre LR,
06:12même si dans l'entourage de Bruno Retailleau,
06:14on n'en compte que trois,
06:15parce qu'il ne compte pas Rachid Haddati,
06:17qui était parti bien avant l'accord de coalition,
06:20donc elle est un peu aussi considérée comme une traîtresse.
06:22Évidemment, il ne compte pas toute la flopée d'ex LR
06:25qu'il y a dans ce gouvernement.
06:27Bruno Le Maire, Sébastien Lecornu,
06:29Gérald Darmanin, Catherine Vautrin.
06:30Donc là, il montre un peu les muscles.
06:32Mais c'est vrai que Bruno Retailleau,
06:33il est allé tellement loin,
06:34en critiquant le gouvernement moins de deux heures après sa constitution,
06:37que là, il est obligé de partir,
06:39sinon Laurent Wauquiez.
06:40Je peux vous dire que dans l'équipe Wauquiez,
06:42on dit d'ores et déjà,
06:44Bruno Retailleau est un guignol,
06:45puisque hier, c'est lui qui a poussé.
06:47Je confie.
06:48Pour que...
06:49Pour que...
06:49C'est un guignol, c'est ce qu'il dit.
06:50Pour qu'on aille au gouvernement.
06:52Deux heures après, patatras, il ne veut plus.
06:54Donc là, il s'est un peu mis dans la seringue, Bruno Retailleau.
06:57S'il rechange d'avis en disant
06:58« Non, finalement, ça va, ça va être très compliqué.
07:01Ces petits camarades de Valère qui n'ont pas forcément
07:03renoncé à des ambitions présidentielles vont dire
07:07« Là, franchement, ça déconne à plein tube. »
07:09Jérôme Retailleau, vous allez nous parler de cette mauvaise passe de Bruno Retailleau.
07:11D'abord, Isabelle Raymond, Bruno Le Maire,
07:14épinglé comme le responsable des mille milliards d'euros de dettes.
07:18Est-ce que c'est juste ?
07:20C'est sûr que forcément, il s'y attendait.
07:22Quand il est parti, il y a quand même cette commission d'enquête parlementaire
07:27sur le dérapage des finances publiques,
07:30le déficit qui avait quand même été annoncé autour de 4,5,
07:33qui finalement s'annonce à 6.
07:35Parce qu'en fait, il y a eu quand même un souci au sein de Bercy.
07:38C'est que les recettes ont été largement surévaluées.
07:42Forcément, quand on est l'homme fort de Bercy,
07:45quand on y a passé 7 ans, d'ailleurs, il a un record de longévité à ce poste,
07:49on est comptable de ces services.
07:51Donc, il a assumé Bruno Le Maire.
07:53Il est allé devant la commission d'enquête.
07:54Il a dit « j'assume, je ne comprends pas totalement, d'ailleurs,
07:58pourquoi il y a un tel gap dans les recettes, mais j'assume ».
08:01Après, effectivement, il a parlé de responsabilité partagée,
08:05partagée avec les oppositions et notamment avec ses anciens camarades de droite
08:10qui n'étaient pas les premiers à accepter une baisse des dépenses,
08:14à faire des économies, qui étaient plutôt là à réclamer que le quoi qu'il en coûte,
08:18eh bien, il ne s'arrête pas.
08:20Responsabilité partagée aussi avec le chef de l'État,
08:23puisque Bruno Le Maire, il a alerté plusieurs fois.
08:26Il a eu des notes du Trésor.
08:28Il a alerté.
08:29Il a fait d'ailleurs une rallonge de 10 milliards en début d'année 2024
08:34pour essayer de rectifier comme il pouvait les finances publiques.
08:37Sauf qu'au-delà de 10 milliards, il faut un projet de loi de finances rectificatif.
08:42Et ça, il faut que l'exécutif soit d'accord.
08:43Alors, Gabriel Attal, à l'époque Premier ministre,
08:47et Emmanuel Macron n'en ont pas voulu de ce budget rectificatif.
08:51Donc, Bruno Le Maire, aujourd'hui, il est droit dans ses bottes.
08:53Il dit « j'ai fait ce que j'ai pu »
08:56et puis « je suis aussi l'homme de la croissance et l'homme des 2 millions d'emplois créés ».
08:59Gérard Einstein, dur dur pour Bruno Retailleau.
09:02C'était l'étoile montante de la droite.
09:04Et son ministère, à l'intérieur, lui a permis aussi de briller.
09:08Et là, il risque de tout perdre.
09:09Et même sa stratégie a mis en cause.
09:11Exactement.
09:11Quand on se souvient des 5%, moins de 5% de Valérie Pécresse à la présidentielle
09:15et qu'aujourd'hui, en cas de présidentielle,
09:17Bruno Retailleau serait donné au-dessus de 10.
09:20Je ne sais pas exactement à combien, mais au-dessus de 10.
09:22C'est vrai que la séquence avait été bonne pour lui.
09:24Hier, il y a eu une réunion des Républicains
09:27où il a obtenu assez facilement de rester au gouvernement
09:30avec une assez large majorité.
09:32Et patatras, tout se casse, si je puis dire, en quelques heures
09:37à cause de la composition de ce gouvernement.
09:39Vous n'avez pas tort, les unes et les autres,
09:41de dire qu'effectivement tous les concurrents sont là.
09:44Tous ceux qui l'ont vu prendre de l'avance
09:47et profiter personnellement pour sa stature personnelle
09:50de sa présence au gouvernement.
09:52Xavier Bertrand, Laurent Wauquiez, Valérie Pécresse,
09:54David Glissnard, tous ces gens qui n'ont pas rénoncé
09:56à la présidentielle, ont été trop contents hier
10:00de trouver une occasion de lui mettre des bâtons dans les roues.
10:03Ils avaient un concurrent avec Bruno Retailleau
10:05au sein du gouvernement.
10:06Maintenant, ils en ont deux avec Bruno Le Maire.
10:09Et le comité stratégique qui est convoqué tout à l'heure,
10:11ce n'est pas les apparatchiks des Républicains,
10:13c'est les chapeaux à plumes, enfin à plumettes.
10:15C'est-à-dire tous ces gens-là, tous ces gens qui comptent
10:17chez les Républicains, qui effectivement,
10:20au-delà du fait que Bruno Retailleau lui-même est allé loin,
10:23eux, tous, vont avoir très envie
10:25de ne pas laisser Bruno Retailleau
10:28et Bruno Le Maire
10:29continuer dans ce gouvernement.
10:32– On pourrait voir ça un peu à l'ironie
10:34et se dire que là, la droite, c'est un peu,
10:36si vous vous souvenez de l'Afrique du Sud 2010,
10:38c'est Naïsna, c'est l'équipe de France
10:39qui est dans le bus et qui ne veut plus descendre
10:42et qui dit « non, ça ne va pas se passer comme ça ».
10:43Je ferme cette parenthèse juste pour rigoler deux secondes
10:45parce que franchement,
10:47le spectacle qui est donné,
10:49et d'ailleurs dans tous les groupes politiques,
10:51on rappelle quand même une donnée qui n'avait pas changé.
10:54C'est très étonnant hier soir
10:55d'entendre les uns et les autres dire
10:56« mais qu'est-ce que c'est que ce gouvernement ?
10:58C'est le même qu'avant ».
10:58Mais le socle politique, il n'a pas bougé.
11:01– Oui, c'est pour ça qu'il y a un peu de mauvaise foi.
11:02– Hier soir, c'était la chorégraphie.
11:04On aurait pu l'écrire, franchement,
11:05on aurait pu l'écrire la semaine dernière,
11:06ce qu'allaient dire l'ERN,
11:08les socialistes et la France insoumise.
11:10On aurait pu l'écrire d'avance
11:11parce que c'était le socle politique,
11:13il n'a pas bougé.
11:13Le socle commun ou la coalition gouvernementale,
11:15quel que soit le terme qu'on lui donne.
11:17– Peut-être qu'il faudra changer de nom bientôt.
11:18– Il va peut-être falloir changer de nom.
11:20Mais ça va de LR au modem
11:23et avec les macronistes au milieu.
11:25Donc en fait, il est quand même…
11:28Là, on est vraiment dans du théâtre politique
11:30et sur la ligne politique,
11:32ce qui est assez triste,
11:33c'est que normalement, là,
11:34le casting d'hier aurait dû être une espèce de formalité.
11:37C'était quasiment un remaniement technique, en fait.
11:39Et ce que tout le monde attendait,
11:40c'était la déclaration de politique générale.
11:42Demain, à l'Assemblée nationale,
11:44le Premier ministre Sébastien Lecornu
11:45qui, après trois semaines de concertation,
11:48donne les orientations et dit
11:49« Est-ce que finalement, vous êtes d'accord ?
11:50Censure ou pas censure ? »
11:52Mais là, tout ça a explosé.
11:53Tout ça ne rime plus à rien.
11:55– Il prend quand même un goris, Bruno Retailleau.
11:56Parce que Bruno Retailleau,
11:57s'il a regagné du prestige ces quelques mois,
11:59c'est parce qu'il a dit,
12:00enfin, c'était son discours,
12:01« Moi, je fais passer l'intérêt des Français
12:03avant mes convenances personnelles. »
12:05« D'accord, je vais dans ce gouvernement d'Emmanuel Macron
12:07avec qui je ne suis pas d'accord,
12:08mais enfin, les Français le méritent
12:10et j'essaye de mener un petit peu la politique
12:13que les Français me demandent de faire. »
12:15Et là, tout d'un coup,
12:16celui qui fait tant d'efforts
12:18pour montrer qu'il est un homme d'État
12:19fait un caprice
12:22parce qu'il y a un ministre délégué,
12:23il n'y a pas assez de ministres délégués
12:25à l'air au gouvernement.
12:26C'est un peu orthogonal.
12:28Enfin, sa colère d'hier,
12:30les raisons de sa colère d'hier
12:31sont quand même un peu contradictoires
12:33avec tout ce qu'il a essayé de bâtir
12:35depuis deux ans.
12:36Aurélie ?
12:36Si vous voulez, chez Les Républicains,
12:38c'est un dilemme, effectivement,
12:39depuis quelques jours,
12:41quelques semaines,
12:42dans l'entourage de Bruno Retailleau.
12:44À un moment, il faudra sortir du gouvernement.
12:46Ce qui a été décidé ce week-end,
12:48avant hier soir,
12:49c'était qu'on voudrait sortir du gouvernement,
12:51mais sur une vraie rupture,
12:53sur quelque chose de fond.
12:54Et c'est mieux de sortir d'un gouvernement
12:56plutôt que de ne pas y rentrer.
12:57Donc, il faut y retourner.
12:58Sauf que deux heures plus tard,
12:59ils se disent qu'il faudrait sortir.
13:01Donc, il y a vraiment un problème
13:02de qu'est-ce qu'on fait quand.
13:04Dans l'idéal, pour Bruno Retailleau,
13:06l'idée, c'était de quitter le gouvernement
13:07après les municipales,
13:08en espérant avoir fait quelques conquêtes
13:11aux élections municipales.
13:12Sauf que là, ça sera peut-être plutôt prévu
13:14et un peu en capilotade,
13:15il faut le dire quand même.
13:16Et tout ça sous la houlette de Sébastien Lecornu,
13:18qui était présenté comme un virtuose
13:20de la stratégie politique.
13:22Le meilleur stratège des macronistes
13:24sera-t-il censuré en à peine quatre jours ?
13:28Vos réponses dans un instant.
13:29Mais d'abord, il est 9h20
13:30et c'est l'Info en une minute
13:31avec Maureen Sunard.
13:34À peine nommé,
13:34le gouvernement Lecornu est mal en point.
13:36Le ministre de l'Intérieur critique
13:38une équipe gouvernementale
13:39qui ne reflète pas la rupture promise.
13:41Bruno Retailleau,
13:42aussi chef du parti Les Républicains,
13:44covoque un comité stratégique en urgence
13:46pour voir si les quatre ministres LR
13:48restent au gouvernement.
13:50Bruno Retailleau se livre
13:51à une forme de chantage pour les places.
13:53Au gouvernement réagit ce matin
13:55le ministre des Affaires étrangères.
13:57C'est le début d'une troisième semaine
13:58de procès pour Cédric Jubilard,
14:00lui qui est accusé d'avoir tué
14:01son ancienne épouse Delphine.
14:03Il y a cinq ans,
14:04tout à l'heure,
14:04c'est son amant qui va être entendu.
14:06Ils avaient prévu de refaire leur vie ensemble.
14:08Pour l'accusation,
14:09il s'agit du mobile du meurtre.
14:11Donald Trump appelle
14:12les négociateurs israéliens
14:13et ceux du Hamas
14:14a avancé rapidement.
14:16Des pourparlers sont prévus
14:17tout à l'heure en Égypte.
14:18Le Hamas a affirmé hier
14:20vouloir un accord rapide
14:21pour échanger immédiatement
14:22les otages
14:23contre des prisonniers
14:24détenus en Israël.
14:26Et puis au Maroc,
14:26ce sont encore des centaines de personnes
14:28qui ont défilé dans plusieurs villes du pays hier.
14:31Beaucoup de jeunes marocains
14:32qui réclament désormais
14:33la fin de la corruption
14:34et le départ du chef du gouvernement.
14:36Neuvième jour de mobilisation dans le pays.
14:38France Info
14:42Les informés
14:45Aurélie Herbemont
14:47Agathe Lambret
14:49Les informés
14:50avec Jean-Rémi Baudot
14:51chef du service politique de France Info
14:53Gilles Brandstein
14:54présentateur des 4 vérités sur France 2
14:56et Isabelle Raymond
14:57chef du service économique et social
14:59de France Info
15:00Que vont faire les oppositions maintenant ?
15:02Aurélie, est-ce le gouvernement
15:03déjà le plus court de la 5ème République ?
15:05Alors globalement, on peut dire que ce gouvernement
15:07Lecornu 1
15:09je vais déjà l'appeler comme ça
15:10ne convainc pas la droite
15:12on vient d'en parler
15:12et pas non plus les oppositions.
15:14Le Premier ministre
15:15aura fort à faire demain
15:16pendant sa déclaration de politique générale
15:18pour convaincre les oppositions
15:20de ne pas le renverser tout de suite.
15:22Le vice-président du Rassemblement National
15:24Sébastien Chenu
15:25sur France Info
15:26à votre micro tout à l'heure
15:27se montre très sévère.
15:30Ce que propose Sébastien Lecornu
15:32est non seulement scandaleux
15:34en termes de symboles
15:36honteux en termes de paroles politiques
15:38et fait perdre du temps au pays.
15:4128 jours pour accoucher
15:42d'un gouvernement
15:43du retour de Bruno Le Maire
15:44des vieux chevaux de la Macronie
15:46les Lescure, les Wörth
15:47qui ont tous été ministres
15:4910 fois dans tous les gouvernements
15:50sincèrement c'est se moquer des Français
15:52donc le chemin sur la censure
15:54ils sont en train de le construire eux-mêmes.
15:55Et Olivier Faure
15:56le patron du parti socialiste
15:58sur France Interne
15:59est guère plus clément
15:59il voit le retour de Bruno Le Maire
16:01comme une provocation.
16:03Au moment où nous nous parlons
16:04je ne vois pas ce qui nous conduirait
16:06à ne pas voter la censure.
16:09Mais je sais aussi que
16:10dans les discussions
16:11tout peut progresser
16:13y compris dans les dernières heures.
16:15Bref, en admettant que ce gouvernement
16:16passe la journée
16:17rien ne dit qu'il passera la semaine
16:19car dans la balance
16:20pour une hypothétique non-censure
16:22Olivier Faure exige
16:23un débat parlementaire
16:25sur les retraites.
16:26Faites vos jeux
16:27vous lui donnez combien de jours
16:28à ce gouvernement Gilles Bornstein ?
16:31Je pense que la possibilité
16:32qu'il soit censuré
16:33dès cette semaine
16:34est maintenant réelle
16:35parce que ce que je disais
16:36tout à l'heure
16:37le Rassemblement National
16:38peut être désinhibé
16:39et la voter.
16:40Maintenant
16:40il y a des sondages
16:42qui ont circulé
16:43ce week-end
16:44qui montrent que
16:45les leaders socialistes
16:47seraient
16:47beaucoup de leaders socialistes
16:48en cas de dissolution
16:49seraient battus
16:50dans leur circonscription.
16:51Ces sondages
16:51seraient absolument catastrophiques
16:53pour les députés
16:55Renaissance
16:56aujourd'hui
16:57voter la censure
16:58ça veut quand même dire
16:59se rapprocher très vite
17:00de la dissolution
17:01quand on est député
17:02et qu'on se dit
17:03qu'on ne sera pas réélu
17:04ou pire qu'on se dit
17:05qu'on a de bonnes chances
17:05d'être battus
17:06c'est vrai qu'au moment
17:07d'aller voter la censure
17:09on a bizarrement tendance
17:10à être un petit peu
17:11plus prudent.
17:12L'analyse politique
17:13qu'on peut tous faire ce matin
17:14dit que ce gouvernement
17:15enfin j'imagine
17:16nous conduit à dire
17:16que ce gouvernement
17:17ne va pas durer longtemps
17:18après les députés
17:20qui votent la censure
17:21sont des hommes
17:22et des femmes
17:22qui ont envie
17:23d'être réélus
17:24et que la perspective
17:25d'être battue
17:26fait souvent réfléchir.
17:26On ne va pas prendre
17:27ce risque-là
17:28Jean-Rémi Baudot
17:28ça veut dire
17:29que la clé
17:30de l'avenir du gouvernement
17:31elle est entre les mains
17:31du PS aujourd'hui
17:32parce que quand on écoute
17:33le RN et les filles
17:34il n'y a peu de doute
17:34sur la suite.
17:35Oui alors elle était déjà
17:36d'une certaine manière
17:37dans la...
17:38Mais plus que jamais.
17:39Mais plus que jamais
17:40évidemment
17:40et c'est d'ailleurs intéressant
17:41il faut quand même écouter
17:42Olivier Faure
17:43il dit en gros
17:44il promet une censure
17:46s'il n'y a pas de nouveau
17:46débat parlementaire
17:47sur les retraites
17:48mais il n'est pas
17:48il n'y a pas au lance-flamme
17:50ce matin.
17:51Donc ça veut dire que
17:51en coulisses
17:53et ça moi je peux vous le dire
17:53les discussions
17:54elles ont continué
17:55ces derniers jours
17:56entre l'entourage
17:56de Sébastien Lecornu
17:57Olivier Faure
17:59et d'ailleurs
18:00même au sein du PS
18:00on disait tout à l'heure
18:01qu'il y avait un peu
18:01deux lignes au sein des LR
18:02au sein du PS
18:03il y a deux lignes aussi
18:04il y a la ligne Faure
18:04qui est plutôt conciliante
18:05et qui a envie d'avancer
18:06vers quelque chose
18:07et puis on le voit
18:08derrière vous
18:08un deuxième personnage
18:10qui est Boris Vallot
18:11qui est particulièrement
18:12plus remonté
18:13et qui est bien plus
18:16je dirais
18:16comment dire
18:17bien plus offensif
18:19dans sa stratégie
18:20vis-à-vis du gouvernement
18:22actuel
18:23alors même
18:23pour revenir sur ce que
18:24disait Gilles
18:25que parmi les sondages
18:26qui ont circulé
18:27ce week-end
18:28on voit bien que si
18:30Boris Vallot
18:31remettait son siège
18:33en jeu
18:33il serait balayé
18:33par le Rassemblement National
18:34donc effectivement
18:36il va falloir voir
18:37s'il n'y a pas quand même
18:38des portes
18:38qui peuvent s'ouvrir
18:39des choses
18:40sur le fond
18:42notamment sur le budget
18:43sur les retraites
18:44sur la taxation
18:44des plus riches
18:45et justement
18:45sur le budget
18:46il se passe quoi
18:47si le gouvernement
18:48est censuré
18:48on aura quand même
18:49un budget ou pas ?
18:50on va rentrer
18:51en loi spéciale
18:52comme on l'a été
18:53l'année dernière
18:54à la même époque
18:55puisque là
18:56le calendrier
18:56est extrêmement serré
18:57il faut que le budget
18:58soit présenté
19:00d'abord en Conseil des ministres
19:01pour pouvoir être examiné
19:02par le Parlement
19:02à partir de la semaine prochaine
19:04sinon on rentre
19:05en loi spéciale
19:06et ça
19:07on parlait des députés
19:08les députés
19:08quand même
19:09ils ont été très très mal
19:10accueillis
19:11quand ils sont retournés
19:11en circonscription
19:12l'année dernière
19:13après la dissolution
19:14ils savent qu'ils ont
19:15un milieu économique
19:16qui est excédé
19:18les chefs d'entreprise
19:19ne veulent absolument pas
19:20revivre
19:21j'allais dire
19:22le cirque politique
19:23de l'année dernière
19:24puisque du coup
19:25ils arrêtent d'embaucher
19:26ils arrêtent d'investir
19:27donc vous voulez dire
19:28que ça aura des conséquences
19:29aussi très concrètes
19:29sur l'économie
19:30et finalement
19:31sur les français
19:31exactement
19:32et donc en tout cas
19:33ce qui est sûr
19:34c'est qu'aujourd'hui
19:35le monde économique
19:36ne veut pas
19:36d'une dissolution
19:37ne veut pas
19:38qu'il y ait
19:40de nouvelles élections
19:41et veut plutôt
19:41une stabilité économique
19:43stabilité fiscale
19:45veut un budget
19:46et effectivement
19:47il y a des signaux
19:48qui ont été envoyés
19:49par Sébastien Lecornu
19:50qui a fait quand même
19:51pas mal de gestes
19:51ces derniers jours
19:52sur la taxation
19:54des plus riches
19:54même si effectivement
19:55on a bien compris
19:56qu'il n'y aurait pas
19:56de taxes Zuckman
19:57il y aura quand même
19:58un geste
19:59notamment par la taxation
20:01des holdings
20:01il a parlé des retraites
20:03avec l'amélioration
20:04des retraites
20:04des femmes
20:05des mères de famille
20:06il a parlé de pouvoir d'achat
20:08en faveur des ménages
20:09bref
20:09il y a un certain nombre
20:10de gestes
20:11qui ont été faits
20:12en direction des socialistes
20:14en direction aussi
20:15du monde de l'entreprise
20:16avec la poursuite
20:17de la baisse
20:17des impôts de production
20:18je pense que le monde économique
20:20aujourd'hui
20:21quand il s'est réveillé
20:22qu'il a entendu
20:22que de nouveau
20:23il y avait un risque
20:25qu'il n'y ait pas
20:25de gouvernement
20:26il est particulièrement
20:28inquiet
20:28merci beaucoup
20:29Isabelle Raymond
20:30merci les informés
20:32donc vous Isabelle
20:34chef du service économique
20:34et social de France Info
20:35Jean-Rémi Baudot
20:36chef du service politique
20:37de France Info
20:38et Gilles Bornstein
20:39présentateur des 4 vérités
20:41sur France 2
20:42merci beaucoup Aurélie
20:43vous retrouvez
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