- il y a 2 jours
Dans « LCP-Lundi C'est Politique », en partenariat avec Radio Classique et Challenges, Francis Letellier reçoit Valérie Hayer, députée et présidente du groupe Renew Europe au Parlement européen.
Alors que l'Assemblée nationale figure plus que jamais au coeur de la vie politique, Francis Letellier interroge chaque lundi les ténors du parlement et du gouvernement, en partenariat avec Radio Classique et Challenges.
En première partie de l'émission : un tête-à-tête avec une grande personnalité politique, pour mettre en perspective l'ouverture de la semaine parlementaire, avant les Questions au Gouvernement du mardi.
Francis Letellier est ensuite rejoint en plateau par trois chroniqueurs, journalistes politiques des rédactions de LCP, Radio Classique et Challenges, pour un échange avec l'invité.
Pour conclure l'émission, le face à face : une personnalité issue du monde culturel, économique ou social (écrivain, artiste, expert...) interpelle l'invité et réagit à ses propos.
Hugo au Perchoir, « streamer » politique et parlementaire sur Twitch, intervient également en relayant les questions de sa communauté.
Diffusée le lundi à 19h30 et rediffusée à 23h30, l'émission est également disponible en replay sur LCP.fr et la chaîne YouTube de LCP. Les moments forts seront aussi relayés sur Radio Classique et Challenges.
Dans « LCP-Lundi C'est Politique », en partenariat avec Radio Classique et Challenges, Francis Letellier reçoit Mathilde Panot, députée et présidente du groupe La France Insoumise à l'Assemblée nationale.
Alors que l'Assemblée nationale figure plus que jamais au coeur de la vie politique, Francis Letellier interroge chaque lundi les ténors du parlement et du gouvernement, en partenariat avec Radio Classique et Challenges.
En première partie de l'émission : un tête-à-tête avec une grande personnalité politique, pour mettre en perspective l'ouverture de la semaine parlementaire, avant les Questions au Gouvernement du mardi.
Francis Letellier est ensuite rejoint en plateau par trois chroniqueurs, journalistes politiques des rédactions de LCP, Radio Classique et Challenges, pour un échange avec l'invité.
Pour conclure l'émission, le face à face : une personnalité issue du monde culturel, économique ou social (écrivain, artiste, expert...) interpelle l'invité et réagit à ses propos.
Hugo au Perchoir, « streamer » politique et parlementaire sur Twitch, intervient également en relayant les questions de sa communauté.
Diffusée le lundi à 19h30 et rediffusée à 23h30, l'émission est également disponible en replay sur LCP.fr et la chaîne YouTube de LCP. Les moments forts seront aussi relayés sur Radio Classique et Challenges.
Dans « LCP-Lundi C'est Politique », en partenariat avec Radio Classique et Challenges, Francis Letellier reçoit Mathilde Panot, députée et présidente du groupe La France Insoumise à l'Assemblée nationale.
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00:00:00D'heure en heure, la tension monte au Moyen-Orient.
00:00:03Riposte aux bombards normands américains et israéliens à la mort d'Ali Ramenei, le chef suprême.
00:00:07L'Iran riposte tous azimuts.
00:00:09Tous les pays de la région sont désormais dans le viseur de l'Iran
00:00:11et aucun n'est épargné par les roquettes ou les drones dévastateurs.
00:00:14De son côté, Israël intensifie depuis aujourd'hui ses attaques au Liban
00:00:18pour objectif de décimer le Hezbollah.
00:00:20Face à cette situation, la France et l'Europe ont-elles leur mot à dire ?
00:00:24Valérie Réye, députée européenne, présente du groupe Renew au Parlement européen
00:00:28et l'invité de LCP, l'Indice et Politique.
00:00:47Bonsoir et merci d'être avec nous comme tous les lundi soir sur la 8 pour l'Indice et Politique.
00:00:50Bonsoir Valérie Réye. Merci d'être avec nous sur ce plateau.
00:00:53Je ne suis pas tout seul pour vous interroger ce soir.
00:00:55Vous voyez, ils sont en face de vous et à mes côtés.
00:00:57Lauriane Tout-le-Monde de Radio Classique, bonsoir Lauriane.
00:00:59Thierry Fab de Chalange, bonsoir Thierry.
00:01:02Stéphanie Despierres pour LCP, bonsoir Stéphanie.
00:01:03Hugo, Hugo Couturier.
00:01:05Hugo Perchoir, bonsoir Hugo.
00:01:07Sur la chaîne Twitch LCP Assemblée Nationale.
00:01:11Et vous allez nous dire, je crois qu'il y a déjà des questions pour Valérie Réye.
00:01:14Des réflexions aussi qui alimenteront le débat au cours de cette émission.
00:01:16Et puis en fin d'émission, avec notre invité, nous parlerons de défense.
00:01:19La défense européenne n'est pour l'heure qu'une vision lointaine.
00:01:22La France a une place particulière parce que c'est la seule puissance nucléaire militaire de l'Union européenne.
00:01:28Mais notre pays dépend aussi des voisins pour investir dans de nouveaux équipements.
00:01:31Donc on parlera de tout ça.
00:01:33D'abord l'actualité, le Moyen-Orient évidemment.
00:01:36Je le disais tout à l'heure, la tension monte dans la région.
00:01:39Notamment l'Iran qui bombarde tous les pays autour, les sept pays du Golfe.
00:01:43Et puis Israël, soutenu par les Etats-Unis, qui bombarde le Liban depuis ce matin.
00:01:49Côté de l'Europe, justement côté européen, les appels à la désescalade se succèdent.
00:01:54Emmanuel Macron estime que la diplomatie doit reprendre sa place.
00:01:58Et Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, est de ce point de vue sur la même longueur
00:02:03d'onde.
00:02:05Nous devons tout mettre en oeuvre pour désamorcer le conflit et empêcher sa propagation.
00:02:11Au cours des dernières heures, nous avons été témoins de nombreuses attaques.
00:02:16Notamment une attaque par drone visant la base aérienne britannique à Chypre.
00:02:22Je condamne avec la plus grande fermeté ces attaques, imprudentes et aveugles,
00:02:27menées par l'Iran et ses mandataires contre des territoires souverains.
00:02:32On voit bien Ursula von der Leyen dit qu'il faut la désescalade.
00:02:35Emmanuel Macron dit la même chose.
00:02:37Mais est-ce que vous pensez que Donald Trump et Benhamid Netanyahou attendent l'avis des Européens et des Français
00:02:42?
00:02:42D'abord, je voudrais dire évidemment ma très grande inquiétude sur la situation en Iran.
00:02:49Je pense que Benhamid Netanyahou et Donald Trump ont lancé une opération extrêmement périlleuse.
00:02:54Alors évidemment pas d'hypocrisie, je ne vais pas pleurer sur le sort de Khamenei et des responsables,
00:03:02des gardiens de la révolution qui ont été tués.
00:03:05C'est un régime sanguinaire qui a massacré sa population.
00:03:09J'ai évidemment une pensée pour les Iraniens qui peut-être demain vont enfin être libérés de ce régime.
00:03:17Et il y a aussi évidemment les enjeux autour de la sécurité et des enjeux nucléaires.
00:03:22President Donald Trump et Benhamid Netanyahou, est-ce que vous dites qu'ils ont lancé quelque chose de hasardeux ?
00:03:26Moi, ce que je vois aujourd'hui et ce qui m'inquiète encore plus, c'est que, évidemment, Khamenei est
00:03:32mort.
00:03:33Les principaux leaders des gardiens de la révolution sont morts.
00:03:35Est-ce que le régime est tombé ? Non.
00:03:38L'Iran riposte et la région est en train de s'embraser.
00:03:42Donc, c'est une situation extrêmement préoccupante.
00:03:45Donald Trump et Benhamid Netanyahou se sont engagés dans cette opération,
00:03:50en dehors de tout cadre légal, et sans même informer des partenaires, des alliés.
00:03:56L'Europe, notamment.
00:03:57L'Europe, de leur intention.
00:04:00Et avec, évidemment, les risques sur la population au Moyen-Orient,
00:04:04les risques sur le ressortissant européen et l'embrasement qui est...
00:04:08Justement, le fait que Donald Trump, c'est l'essentiel, j'allais dire,
00:04:11ne se soit pas tourné vers l'Europe ou les Français, mais disons l'Europe,
00:04:14pour demander leur avis, ne serait-ce que même pour les informer,
00:04:18quelles conclusions vous en tirez ? Qu'ils s'en fichent.
00:04:21Écoutez, Donald Trump, on le voit depuis son retour en tant que président des États-Unis,
00:04:25Donald Trump piétine le droit international.
00:04:29Il piétine ceux qui ont été ses alliés.
00:04:31Moi, je considère aujourd'hui que les États-Unis, sous Donald Trump, ne sont plus nos alliés.
00:04:34Et là, c'est un exemple de plus.
00:04:36C'est un exemple de plus.
00:04:37Plus, il est parti dans une logique impérialiste.
00:04:40Néanmoins, on peut faire des choses.
00:04:42Évidemment.
00:04:42Et d'ailleurs, l'Europe a fait des choses en Iran.
00:04:44On a classé les gardiens de la révolution en organisation terroriste.
00:04:49Ce n'est pas symbolique.
00:04:50Ça permet d'assécher les financements du régime et donc d'aider la population iranienne.
00:04:56Et donc, moi, je crois fondamentalement, et j'ai déjà eu l'occasion de le dire,
00:04:59évidemment, ce régime doit tomber.
00:05:01Mais malheureusement, on a un certain nombre d'exemples par le passé
00:05:04qui confirment que les bombes ne permettent pas de faire tomber un régime.
00:05:09Et donc, je crois fondamentalement que nous avons un intérêt
00:05:13à revenir à réitérer à la fois l'appel à la désescalade,
00:05:16mais aussi le respect fondamental du droit international.
00:05:19Oui, mais je vous repose la question.
00:05:20Est-ce que Donald Trump a envie d'écouter les Européens ?
00:05:23Pas du tout.
00:05:23Vous disiez, il s'en fiche, en gros.
00:05:26Donc, une fois que les Européens ont rappelé ça, ça ne changera rien.
00:05:29Alors, il a effectivement sa logique.
00:05:31Moi, j'en appelle aussi au Congrès américain.
00:05:32Donald Trump, il n'a informé, effectivement, personne.
00:05:35Pas même Georgia Meloni, qui est sa meilleure alliée ici en Europe.
00:05:38Il n'a pas signifié son intention auprès du Congrès américain.
00:05:41C'est un problème majeur, évidemment.
00:05:42Mais quelle conclusion vous en tirez, politiquement ?
00:05:44Est-ce que ça veut dire qu'il faut créer une crise diplomatique avec les États-Unis ?
00:05:47J'en conclue que ce que nous portons avec Emmanuel Macron depuis 2017,
00:05:51depuis 2019 au Parlement européen,
00:05:53à savoir qu'il faut que l'Europe bâtisse sa puissance européenne
00:05:57pour peser dans les affaires du monde, c'est plus urgent que jamais.
00:06:00On a fait beaucoup depuis 2017.
00:06:02Donald Trump et ses partenaires ne comprennent que le langage de la puissance.
00:06:07La puissance appelle la puissance et la puissance ne respecte que la puissance.
00:06:11Mais justement, est-ce qu'il faut entrer en conflit avec Donald Trump ?
00:06:13Conflit diplomatique, entendons-nous bien.
00:06:15Est-ce qu'il faut entrer en conflit diplomatique avec Donald Trump ?
00:06:18Je pense qu'il faut dire très clairement les choses à Donald Trump.
00:06:20Il aura besoin, tôt ou tard, de l'Europe.
00:06:23Vous savez, sur l'Ukraine, il a essayé de trouver un deal avec Vladimir Poutine.
00:06:27On l'a rattrapé au dernier moment, évidemment.
00:06:29Il lui a expliqué que ce deal, il n'était pas favorable aux intérêts des Américains
00:06:33et encore moins aux intérêts fondamentaux des Ukrainiens et des Européens.
00:06:36Finalement, il n'est pas allé sur ce deal.
00:06:38Sur les garanties de sécurité pour l'Ukraine, il sait bien qu'il a besoin de l'Europe.
00:06:41Aujourd'hui, sur son fameux plan de paix pour la Palestine, on en est où aujourd'hui ?
00:06:46Est-ce que le Hamas a été désarmé ? Non, toujours pas.
00:06:49Et en quoi, sur le Moyen-Orient, il aurait besoin de l'Europe ?
00:06:51Mais la réalité, les faits, et c'est la raison pour laquelle on a besoin d'avoir une voix forte
00:06:55européenne
00:06:56qui pèse dans les affaires du monde, c'est que Donald Trump, il fait des coups.
00:06:59On l'a vu au Venezuela, on l'a vu avec la Palestine, on le voit aujourd'hui en Iran.
00:07:05C'est quoi le résultat ?
00:07:06Et est-ce qu'il faut quitter l'OTAN si les États-Unis ne sont plus nos alliés ?
00:07:09On rappelle, l'OTAN, c'est aussi l'alliance, on l'appelle l'alliance transatlantique.
00:07:12Est-ce qu'il faut quitter l'OTAN ?
00:07:13On reste mobilisés, évidemment, à l'OTAN.
00:07:16L'enjeu pour nous, Européens, c'est de bâtir une jambe européenne dans l'OTAN qui soit forte.
00:07:22Et effectivement, moi, je considère qu'il faut tirer les leçons de la stratégie de Donald Trump,
00:07:27qui est agressif aussi à notre endroit, et il faut bâtir et renforcer les coalitions
00:07:31avec des pays partenaires, amis, qui partagent les mêmes valeurs, je pense au Canada ou à l'Australie, par exemple.
00:07:37Mais juste, je reviens, excusez-moi, à cette question.
00:07:40J'entends bien ce que vous dites, mais qui porte cette parole face à Donald Trump ?
00:07:43Aujourd'hui, c'est le président de la République française, c'est la Commission européenne
00:07:47qui doit porter une voix forte, évidemment.
00:07:48Et on n'a pas d'autre choix que de s'engager à respecter le droit international.
00:07:53La légalité du droit, c'est notre intérêt européen, et je le dis aussi d'autant plus
00:07:57que Donald Trump, il est dans une logique impérialiste.
00:08:00Qu'est-ce qui s'est passé sur le Groenland ?
00:08:02Et qu'est-ce qu'on a vu quand l'Europe dit non ?
00:08:05Ça fonctionne.
00:08:06Donald Trump, il a reculé sur son plan de paix avec Poutine sur l'Ukraine,
00:08:09il a reculé sur le Groenland.
00:08:10Donc il faut qu'on accélère un marge forcée.
00:08:11Et là, vous voulez qu'il arrête sur le Moyen-Orient ?
00:08:14Il faut qu'il arrête.
00:08:15Maintenant, il faut s'engager dans une logique de désescalade.
00:08:17Donc d'arrêt des bombardements.
00:08:19C'est la priorité des priorités.
00:08:20D'escalade, ça veut dire quoi ? Arrêter les bombardements ?
00:08:22La priorité des priorités, c'est véritablement,
00:08:25et c'est ce que font la France et un certain nombre de partenaires,
00:08:28être dans une logique défensive, évidemment,
00:08:30puisqu'Iran riposte de manière brutale.
00:08:32Et là encore, en dehors de tout cadre légal,
00:08:35il faut protéger les populations
00:08:36et demander à toutes les parties prenantes de cesser ces combats.
00:08:39C'est le feu, quoi.
00:08:41Vous parliez de droit international,
00:08:42c'est d'autant plus intéressant que le président de votre parti,
00:08:44l'ancien véniste Gabriel Attal,
00:08:45lui, il a un autre point de vue sur le droit international
00:08:48depuis quelques temps.
00:08:49Il estime que l'ONU ne fait plus son travail.
00:08:52Et vous allez entendre son point de vue, son analyse.
00:08:55Le droit international ne peut pas être un totem d'immunité
00:08:58pour ceux qui ne le respectent pas
00:08:59et qui le violent matin, midi et soir.
00:09:01Le régime iranien, le régime des Mollahs,
00:09:03n'a pas respecté le droit international.
00:09:05Il faut assumer la force.
00:09:07Parce que la réalité, c'est qu'aujourd'hui,
00:09:08les règles ne sont pas respectées par un certain nombre de puissances
00:09:11sans qu'il y ait la moindre conséquence.
00:09:13Je pense que ça affaiblit et ça fragilise nos règles et nos valeurs.
00:09:16Donc il faut les rendre opérantes.
00:09:17Il faut que ça coûte de ne pas respecter les règles
00:09:20et que ça rapporte, entre guillemets, de les respecter.
00:09:22Ce n'est pas l'état du monde aujourd'hui.
00:09:24Ce que dit Gabriel Attal, il dit qu'il faut assumer la force.
00:09:27Donc il donne quittus à Donald Trump.
00:09:29Alors, en aucun cas, je l'ai entendu cautionner
00:09:31l'action de Donald Trump et de Benjamin Netanyahou.
00:09:34Il dit que l'ONU, de toute façon, ne peut plus faire respecter
00:09:36le droit international.
00:09:37Et de temps en temps, dans certaines circonstances,
00:09:39ce n'est pas la première fois qu'il le dit,
00:09:41il dit qu'il faut aussi prendre ses responsabilités
00:09:44et entrer en conflit avec ceux qui ne respectent pas
00:09:46les droits de l'homme, par exemple.
00:09:48Donc, de ce fait, dans ce cas précis,
00:09:50il ne dit pas que Donald Trump se trompe.
00:09:52Au contraire.
00:09:53Là encore, il n'a pas utilisé l'expression entrer en conflit.
00:09:56C'est extrêmement important de le préciser.
00:09:58La réalité, c'est quoi ?
00:10:00Effectivement, les Nations Unies, aujourd'hui, dysfonctionnent.
00:10:02Et quand vous regardez qui sont les membres
00:10:04du Conseil de sécurité des Nations Unies,
00:10:05quand vous avez la Russie de Vladimir Poutine
00:10:07et la Chine de Xi Jinping,
00:10:09effectivement, malheureusement, ça ne fonctionne plus.
00:10:11Est-ce qu'il faut pour autant renoncer au droit international,
00:10:14qui est le fondement de ce qu'on a construit au lendemain de la Seconde Guerre mondiale
00:10:18et qui nous permet, nous, d'obtenir des garanties de sécurité ?
00:10:22Parce que l'ordre du monde, le respect de règles,
00:10:24c'est comme dans toute vie en société, dans chacun des pays,
00:10:27dans l'Union européenne, il faut respecter des règles.
00:10:29C'est ce que Gabriel Attal dit, il faut sortir de ça.
00:10:31Une fois qu'on a dit ça, il dit qu'il faut sortir de ça.
00:10:33Il faut parler le langage de la puissance.
00:10:35C'est-à-dire qu'on doit, je pense, à la fois dire
00:10:37qu'on respecte le droit international,
00:10:39mais en même temps, on est prêt à jouer le rapport de force
00:10:42et à utiliser l'arme de la dissuasion des fondamentaux.
00:10:43À être les justiciers du monde, c'est ce que fait Donald Trump.
00:10:46Alors non, pas être les justiciers du monde.
00:10:49Ça n'est pas notre rôle.
00:10:50Il faut toujours défendre le multilatéralisme.
00:10:53Je le redis, c'est notre intérêt.
00:10:55Quoi du Groenland, par exemple ?
00:10:57L'action de Donald Trump peut avoir des effets positifs,
00:10:58même si vous condamnez la méthode.
00:11:00Pourquoi n'admettez-vous pas que la force peut avoir ?
00:11:04Mais vous m'avez entendu dire que je souhaite
00:11:06que le régime des gardiens de la révolution tombe.
00:11:10Je ne pleure pas sur le sort de Khamenei
00:11:12et je pense, j'ai une pensée pour les Iraniens
00:11:16qui peuvent espérer effectivement que le régime tombe.
00:11:19Mais une fois qu'on a dit ça, dans quel monde voulons-nous vivre ?
00:11:23Et dans quelle mesure on donne crédit ou pas à Vladimir ?
00:11:28Une fois que vous avez dit ça, vous dites
00:11:32Vladimir Poutine n'a pas agressé l'Ukraine.
00:11:34Mais vous dites quoi ?
00:11:35Donald Trump a raison d'intervenir au Moyen-Orient ?
00:11:37Non.
00:11:38Alors je ne comprends pas.
00:11:39Non, je vous le dis.
00:11:40Je pense que Donald Trump, ça aurait dû se faire
00:11:43dans le cadre légal, en concertation.
00:11:46Donc des Nations Unies ?
00:11:46Absolument.
00:11:47Et en coopération.
00:11:49Et puis par ailleurs, c'est la pression qu'il faut mettre
00:11:51sur le régime des Mollahs.
00:11:52Je le redis, la Commission européenne, l'Union européenne
00:11:54a décidé de mettre les gardiens de la révolution
00:11:56sur la liste des organismes terroristes.
00:11:58Ça aurait suffi.
00:11:59Ça n'aurait pas suffi.
00:12:00Mais c'est déjà une première étape dans le processus
00:12:04pour mettre une pression maximale sur le régime des Mollahs.
00:12:07et puis aider les Iraniens à se soulever
00:12:10et à faire tomber ce régime.
00:12:12Louriane.
00:12:12La France, le Royaume-Uni et l'Allemagne
00:12:14sont en tout cas main dans la main
00:12:15pour dire qu'ils sont prêts à intervenir,
00:12:18en tout cas à prendre, je cite,
00:12:19des actions défensives pour défendre nos intérêts
00:12:21et ceux de nos alliés.
00:12:23Qu'est-ce que ça veut dire ces actions défensives exactement ?
00:12:26Là, permettez-moi de m'en tenir à la ligne
00:12:29du président de la République, chef des armées.
00:12:31C'est un sujet qui est extrêmement sensible
00:12:34et je lui fais évidemment toute confiance et tout soutien.
00:12:36Mais défendre l'intérêt de nos alliés,
00:12:37nos alliés américains notamment ?
00:12:40Je crois que ce n'est pas les pays
00:12:42qui ont été cités en exemple.
00:12:43D'accord.
00:12:44C'est lesquels ?
00:12:45La Jordanie a été citée en exemple, par exemple.
00:12:48Donc s'il y a une intervention à faire en Jordanie,
00:12:50la France est prête à y aller ?
00:12:51C'est ce que le ministre des Affaires étrangères a dit ce matin.
00:12:55À intercepter des drones, à partager du renseignement ?
00:12:58Là encore, je ne suis pas qualifiée pour vous répondre là-dessus.
00:13:00Je ne vais pas répondre à la place.
00:13:02Il y a des décisions qui doivent être prises
00:13:03par le président de la République.
00:13:05Et même si, je le dis, je ne cautionne pas
00:13:08la décision qui a été prise par les Américains,
00:13:10on a aussi des intérêts stratégiques communs.
00:13:12Tiffany ?
00:13:13On en parlait, Trump a évoqué un horizon
00:13:15à quatre semaines de cette guerre contre l'Iran.
00:13:17Est-ce que l'Europe va devoir à un moment dire stop ?
00:13:19Et comment ?
00:13:20Comment être entendue ?
00:13:21Là encore, c'est rappeler sans conteste
00:13:23le respect du droit international,
00:13:26l'appel à la désescalade
00:13:27et un principe de réalité.
00:13:29Donald Trump aura besoin des Européens.
00:13:32Et évidemment, les Européens doivent entrer dans le jeu
00:13:34pour ramener par la voie diplomatique
00:13:36la stabilité dans la région.
00:13:38Et justement, la question du maintien du régime en Iran
00:13:39se pose avec l'espoir pour beaucoup
00:13:41qu'une page se tourne définitivement.
00:13:43L'Europe peut-elle infléchir ?
00:13:45Et comment le cours des choses ?
00:13:46Est-ce qu'il faut préparer la transition politique ?
00:13:49Comment vous voyez les choses ?
00:13:50Là encore, c'est aux Iraniens
00:13:52de faire tomber ce régime.
00:13:54Et je le dis, on a pris il y a quelques semaines
00:13:56une décision majeure qui est
00:13:57cette fameuse inscription des gardiens de la Révolution
00:14:00sur la liste des organisations terroristes.
00:14:02Ça assèche le financement des gardiens de la Révolution
00:14:05et donc c'est majeur et ça va contribuer
00:14:06à fragiliser le régime.
00:14:08Une fois qu'on a dit ça,
00:14:09il y a la nécessité pour le peuple iranien
00:14:13de faire lui-même tomber ce régime.
00:14:15On n'impose pas, je le redis,
00:14:16on a malheureusement l'histoire passée.
00:14:20Le peuple iranien peut faire tomber le régime, seul ?
00:14:23Le peuple iranien s'est mobilisé déjà par le passé.
00:14:26Et ce qui m'inquiète aussi dans le moment qu'on vit,
00:14:28c'est que personne ne sait mesurer les conséquences
00:14:31de cette opération aujourd'hui.
00:14:33Personne, ni en Iran.
00:14:34C'est-à-dire, est-ce que le régime va être affaibli ?
00:14:35Est-ce qu'au contraire, il va renforcer la répression
00:14:38sur les Iraniens ?
00:14:39Que vont faire les proxys en Iran, dans la région ?
00:14:42D'un point de vue économique,
00:14:43Dubai, c'est le deuxième aéroport international.
00:14:47Les enjeux, l'inflation sur les prix de l'énergie,
00:14:50la stabilité économique du monde.
00:14:52Tout ça, je le redis,
00:14:53c'est une opération extrêmement périlleuse
00:14:55dont on ne mesure absolument pas les conséquences aujourd'hui
00:14:58et la capacité à réfréner.
00:14:59Je reprends une phrase que vous avez dite,
00:15:00les Etats-Unis auront besoin de l'Europe.
00:15:01Mais à partir de quand et pour faire quoi ?
00:15:03Pour ramener la stabilité et la paix dans la région.
00:15:06Il faudra de toute manière
00:15:09reprendre le dialogue diplomatique.
00:15:10Et c'est l'Europe qui devra faire l'arbitre ?
00:15:13L'Europe a toujours été partisane
00:15:15des échanges diplomatiques et de la négociation.
00:15:18Et on a beaucoup poussé...
00:15:19Mais quand vous dites l'Europe, il faut quelqu'un ?
00:15:20Oui, c'est la Commission européenne,
00:15:22c'est la France,
00:15:23c'est les Etats membres qui sont mobilisés,
00:15:24l'Allemagne, le Royaume-Uni.
00:15:26La Commission européenne a mission pour faire ça ?
00:15:28Je voudrais quand même rappeler
00:15:29la responsabilité de Donald Trump
00:15:30dans la situation dans laquelle on est aujourd'hui.
00:15:32C'est Donald Trump qui a retiré les Etats-Unis
00:15:35de l'accord sur le nucléaire iranien.
00:15:38Et à la fin, ce qui avait permis
00:15:40de stabiliser la situation,
00:15:42c'est la diplomatie.
00:15:43Donc à la fin des fins,
00:15:44on a besoin de diplomatie
00:15:45et on a besoin d'un retour
00:15:47le plus rapide possible
00:15:48aux droits internationaux
00:15:49et à des règles de vie communes.
00:15:50Alors pour rester dans le domaine de la défense,
00:15:52Emmanuel Macron était au large de Brest
00:15:53aujourd'hui sur l'île Longue
00:15:54où sont basés les sous-marins français.
00:15:56Le président de la République
00:15:56a évoqué la dissuasion nucléaire française
00:15:58dont les pays européens
00:15:59pourraient là aussi avoir besoin
00:16:00en cas de menace.
00:16:02Il estime qu'il peut y avoir
00:16:03des exercices conjoints
00:16:05avec d'autres pays de l'Union européenne,
00:16:06mais pas de là à laisser les clés, évidemment.
00:16:09Nous entrons sur le chemin
00:16:12de ce que j'appellerais
00:16:14la dissuasion avancée.
00:16:18Je préfère le dire tout de suite,
00:16:20il n'y aura aucun partage
00:16:22de la décision ultime,
00:16:24ni de sa planification,
00:16:27ni de sa mise en œuvre.
00:16:29En vertu de notre Constitution,
00:16:32elle appartient au seul président
00:16:34de la République comptable
00:16:36devant le peuple français.
00:16:39Est-ce que pour vous,
00:16:40ce qu'a dit le président de la République
00:16:40là aujourd'hui à Brest,
00:16:41ça clôt le débat en France,
00:16:43notamment mené par la droite
00:16:44ou l'extrême droite,
00:16:45sur la souveraineté militaire française ?
00:16:47Parce que vous savez que,
00:16:47que ce soit chez LR ou au RN,
00:16:50par exemple,
00:16:50l'idée que d'autres pays européens
00:16:53puissent bénéficier
00:16:54de l'aide militaire française,
00:16:56ça fait bondir.
00:16:56Est-ce que ce qu'a dit
00:16:57le président de la République,
00:16:58là ça clôt le débat ?
00:16:59D'abord, le président a été précis
00:17:03et extrêmement clair, évidemment.
00:17:06Et en fait, pour moi,
00:17:07le débat, il était clos depuis longtemps.
00:17:09Il n'a même jamais été ouvert
00:17:10par le président de la République.
00:17:11Jamais.
00:17:12Ce sont nos positions,
00:17:13l'extrême droite
00:17:14et une partie des Républicains
00:17:15qui ont laissé penser
00:17:17et qui ont diffusé
00:17:18des fausses informations.
00:17:19Depuis le premier jour,
00:17:21le président de la République
00:17:22est extrêmement clair.
00:17:24Et effectivement,
00:17:25il a réaffirmé d'une manière
00:17:27très claire
00:17:27que dans le cadre
00:17:28de cette nouvelle étape
00:17:29de la dissuasion nucléaire française,
00:17:31avec cette dissuasion avancée,
00:17:34nous serons plus puissants
00:17:35en étant unis en Européens
00:17:37et en travaillant ensemble,
00:17:38y compris sur ces questions-là.
00:17:40Et ça se fera
00:17:41sans que la décision,
00:17:43ni que la décision
00:17:46d'activer l'arme nucléaire
00:17:47et que la définition
00:17:49des intérêts vitaux
00:17:50ne soient partagées.
00:17:51Donc c'est un point
00:17:52qui a été rappelé
00:17:53et qui est évidemment fondamental.
00:17:54– Thierry,
00:17:56j'aimerais avoir votre décryptage
00:17:57sur la dégradation
00:17:58des relations entre la France
00:17:59et l'Allemagne
00:18:00en matière militaire.
00:18:01On a plusieurs gros projets
00:18:03avec les Allemands,
00:18:04l'avion SCAF de combat,
00:18:06les drones, les chars
00:18:07et en ce moment,
00:18:08on est visiblement
00:18:09au bord de la rupture.
00:18:10Alors, est-ce que vous pouvez
00:18:11expliquer cette fâcherie
00:18:13qui visiblement s'aggrave ?
00:18:15– Alors, je ne vois pas
00:18:17sur quoi vous vous appuyez
00:18:17pour parler de bord de la rupture.
00:18:19L'Allemagne fait partie
00:18:21des huit pays
00:18:21qui ont été mentionnés
00:18:22par la France.
00:18:22– L'avion de combat, c'est clair.
00:18:23– Non mais attendez,
00:18:24là on est aujourd'hui,
00:18:25on parle du discours
00:18:26du président de la République
00:18:27sur la dissuasion nucléaire française
00:18:29et la dissuasion nucléaire avancée.
00:18:31L'Allemagne fait partie
00:18:32de ces pays précurseurs
00:18:33qui travailleront
00:18:34de manière étroite
00:18:35avec la France
00:18:36pour bâtir
00:18:36cette dissuasion nucléaire
00:18:38avancée
00:18:38à l'échelle européenne.
00:18:39– Ça marche bien d'après vous
00:18:41pour le reste ?
00:18:42– Alors, je suis d'accord avec vous,
00:18:44tout ne fonctionne pas
00:18:45de la meilleure des manières
00:18:47dans le meilleur des mondes.
00:18:49Mais, si vous voulez,
00:18:50par expérience,
00:18:51je sais que c'est classique
00:18:53dans la relation franco-allemande.
00:18:55Parfois, on a des phases
00:18:56d'incompréhension
00:18:57mais qu'on arrive toujours
00:18:58à dépasser.
00:18:58– Il n'y a pas quelque chose
00:18:59de plus grave qui se trame
00:19:00en ce moment ?
00:19:01On voit bien que l'Italie,
00:19:02par exemple, a proposé
00:19:03à l'Allemagne
00:19:04de lancer un projet
00:19:05d'avion de combat
00:19:06concurrent au SCAF.
00:19:08Donc, on commence
00:19:09à se demander
00:19:09si vraiment
00:19:10ça ne risque pas
00:19:11d'exploser.
00:19:12– Il y a la volonté politique
00:19:13de part et d'autre,
00:19:15côté allemand
00:19:15et côté français,
00:19:16de continuer à avancer ensemble
00:19:18et d'avancer évidemment
00:19:19sur cette question-là.
00:19:20On est dans un moment
00:19:21qui illustre aussi
00:19:22le fait que ça n'est pas
00:19:22si simple.
00:19:23C'est difficile aussi
00:19:25d'avancer en commun
00:19:26sur l'industrie,
00:19:27en particulier militaire,
00:19:29de défense.
00:19:31– Est-ce qu'il n'y a pas
00:19:31un problème politique là-dessous ?
00:19:33– Non, mais je vous le redis,
00:19:34l'Allemagne participe
00:19:36aujourd'hui
00:19:36à l'initiative
00:19:38ou à la définition
00:19:40de cette nouvelle étape
00:19:41de la dissuasion nucléaire
00:19:42avancée telle que proposée
00:19:45par le président
00:19:45de la République.
00:19:46Donc, ça veut dire
00:19:47que la relation franco-allemande,
00:19:49évidemment…
00:19:49– Il n'y a pas de loup.
00:19:50– Non, non, mais ça arrive.
00:19:52Je vais vous donner
00:19:52un exemple.
00:19:54On sait souvent,
00:19:55dans la relation franco-allemande,
00:19:56il y a souvent
00:19:58des coups d'arrêt
00:19:59puis des nouvelles dynamiques.
00:20:01Le plan de relance
00:20:02en 2020,
00:20:04il y a eu une éternité,
00:20:05évidemment,
00:20:05c'était au moment
00:20:06de la crise sanitaire.
00:20:07Personne n'y croyait.
00:20:08La première élection
00:20:09des Allemands,
00:20:09ça a été non.
00:20:10Finalement,
00:20:11on a réussi
00:20:11à le mettre en œuvre.
00:20:12– On met souvent
00:20:13effectivement cet acquis
00:20:14en avant
00:20:15pour la défense.
00:20:16On reparle
00:20:16de défense européenne,
00:20:17ça avance très lentement.
00:20:19Est-ce que vous y croyez
00:20:20encore ?
00:20:20– Bien sûr que j'y crois encore.
00:20:22On avance,
00:20:23on part de très loin.
00:20:23On avance
00:20:24avec le Fonds européen
00:20:25de défense,
00:20:26avec la capacité
00:20:27de production
00:20:27de munitions,
00:20:28avec ce qu'on a appelé
00:20:30ÉDIP qui est un fonds
00:20:31pour soutenir
00:20:31l'industrie européenne
00:20:32de la défense.
00:20:33Est-ce que ça va assez vite ?
00:20:34Certainement pas,
00:20:35c'est une évidence.
00:20:36Mais on a changé
00:20:37de logiciel,
00:20:38changé de paradigme
00:20:39et véritablement,
00:20:40il y a cette conscience
00:20:41partagée qu'il faut
00:20:42avancer en européen
00:20:43et même à marche forcée
00:20:45pour bâtir
00:20:46cette industrie européenne
00:20:47de la défense.
00:20:48– Hugo ?
00:20:48– Oui, Madame Aigné,
00:20:49est-ce que ce n'est pas
00:20:50un peu tard quand même
00:20:50toutes ces annonces
00:20:51du chef de l'État ?
00:20:53Dans six mois,
00:20:53c'est le début
00:20:54des présidentielles,
00:20:55on ne va plus trop écouter
00:20:56le président de la République,
00:20:57qu'on sera déjà concentré
00:20:58pour l'après.
00:20:58Est-ce que ce n'est pas
00:20:59trop tard ?
00:21:00– Moi, je peux vous dire
00:21:01que tous nos partenaires
00:21:02européens,
00:21:02ils attendaient le discours
00:21:03du président de la République
00:21:04aujourd'hui.
00:21:05Parce qu'évidemment,
00:21:06la France a une place à part
00:21:09pour assurer la sécurité
00:21:12de l'Europe
00:21:13avec cette puissance nucléaire
00:21:15et il y avait une attente
00:21:16forte compte tenu aussi
00:21:19des nouvelles relations
00:21:20avec les États-Unis.
00:21:21La plupart de nos partenaires
00:21:22européens se sont construits
00:21:25au lendemain
00:21:25de la Seconde Guerre mondiale
00:21:26avec l'assurance
00:21:27du parapluie américain,
00:21:28ce qui n'est plus le cas
00:21:29aujourd'hui.
00:21:30Et donc,
00:21:30la France continue
00:21:31et renforce sa position
00:21:32stratégique en termes
00:21:33de partenaires de sécurité
00:21:34pour l'Union européenne
00:21:35et au-delà.
00:21:36– On va parler maintenant
00:21:37de l'Ukraine
00:21:37qui est entrée
00:21:38dans sa cinquième année
00:21:39de guerre.
00:21:40Stéphanie.
00:21:41– Du fait de l'engagement
00:21:42au Moyen-Orient,
00:21:43on a déjà entendu
00:21:43Vladimir Zelensky
00:21:44s'inquiéter du manque
00:21:45de munitions
00:21:47pour le front en Ukraine,
00:21:48du risque que les moyens
00:21:49américains ne suivent plus.
00:21:50Alors,
00:21:50est-ce que l'Europe peut
00:21:51et doit-elle
00:21:53renforcer en urgence
00:21:56que de renforcer
00:21:57l'aide à l'Ukraine ?
00:21:58C'est d'ailleurs
00:21:58ce qu'on vient de faire
00:21:59avec un prêt
00:21:59de 90 milliards d'euros
00:22:00qu'on a voté
00:22:01au Parlement européen
00:22:02ces derniers jours,
00:22:03ces dernières semaines.
00:22:05– Qui a bloqué le veto en gros ?
00:22:05– Alors,
00:22:05non pas le prêt
00:22:06de 90 milliards d'euros
00:22:07puisqu'on peut décider
00:22:09de passer en coopération
00:22:10renforcée.
00:22:10Donc, évidemment,
00:22:11Viktor Orban
00:22:12fait encore des siennes
00:22:14et utilise le chantage
00:22:15du droit de veto
00:22:16mais on va y arriver.
00:22:17On va trouver une solution.
00:22:18La question de l'utilisation
00:22:20des avoirs gelés
00:22:21est encore une autre question.
00:22:23Mais véritablement,
00:22:23on avante,
00:22:24il y a ce prêt
00:22:24de 90 milliards d'euros
00:22:25et puis il y a l'accélération
00:22:27du soutien.
00:22:28On peut avancer
00:22:29en coopération renforcée.
00:22:30Évidemment,
00:22:30c'est toujours mieux
00:22:32à moins de 27.
00:22:33– On peut se passer
00:22:34de la vie, M. Orban.
00:22:35– Vous avez le Premier ministre
00:22:37lovaque,
00:22:37le Premier ministre hongrois
00:22:41qui nous pose des problèmes
00:22:42aujourd'hui
00:22:43mais il y a dans les traités
00:22:44une possibilité d'avancer
00:22:46autrement qu'à 27.
00:22:47– Donc, sans la Hongrie.
00:22:48– Exactement.
00:22:49Et donc, il faut accepter
00:22:50d'avancer sur ces questions-là.
00:22:53– Revenons sur la question.
00:22:54– La Hongrie bloque aussi
00:22:55un nouveau paquet de sanctions
00:22:57contre la Russie.
00:22:58Là, vous pouvez aussi avancer
00:22:59sans...
00:23:00– Non, sur les sanctions,
00:23:01ça n'est pas possible.
00:23:02Mais là encore,
00:23:03je pense que dès lors
00:23:03qu'il y a de la volonté politique,
00:23:04il faut avancer.
00:23:05Et notre plus gros problème
00:23:06avec Victor Orban,
00:23:07c'est évidemment la question
00:23:08des sanctions.
00:23:09Jusqu'à présent,
00:23:09il nous a posé énormément
00:23:10de problèmes,
00:23:11il a freiné,
00:23:12mais on a réussi
00:23:13à chaque fois
00:23:14à avoir de nouveaux paquets
00:23:15– Et est-ce que là,
00:23:16vous pensez que vous arriverez
00:23:16à le convaincre ?
00:23:17– Ce qu'il faut, c'est un nouveau
00:23:17paquet de sanctions,
00:23:18c'est d'avancer sur ce prêt
00:23:20de 90 milliards d'euros
00:23:21et c'est évidemment,
00:23:23dans le cadre de la perspective
00:23:24des garanties de sécurité,
00:23:26c'est contribuer à renforcer
00:23:27l'armée ukrainienne
00:23:28et puis déjà,
00:23:29pour sécuriser les Ukrainiens,
00:23:30apporter ces garanties
00:23:31de sécurité avec les partenaires
00:23:33de la coalition des volontaires.
00:23:34– Mais comment vous comptez
00:23:35convaincre Victor Orban
00:23:36d'accepter ce nouveau
00:23:37paquet de sanctions ?
00:23:38– Il y a des discussions
00:23:39qui sont en cours,
00:23:41je veux être confiante
00:23:42sur la capacité
00:23:45à trouver une solution.
00:23:46– Vous avez des moyens
00:23:47de pression sur lui ?
00:23:48– Oui, on en a,
00:23:49puisque à chaque fois,
00:23:49on a réussi à lever ces chantage.
00:23:51Mais ce que je veux dire,
00:23:51et ça met le doigt
00:23:52sur un problème fondamental
00:23:53de l'Union européenne
00:23:54avec ces décisions
00:23:56qui sont prises à l'unanimité
00:23:57et qui offrent
00:23:58aux plus pro-Poutine
00:24:01de nos leaders,
00:24:02à chaque fois,
00:24:03une opportunité
00:24:04de faire du chantage,
00:24:05parfois sur d'autres choses,
00:24:06chantage parce qu'il roule
00:24:08pour Poutine,
00:24:08et aussi parce qu'il veut
00:24:09obtenir quelque chose
00:24:10pour lui.
00:24:11Il y a des élections
00:24:11en Hongrie très bientôt.
00:24:13– Oui, en avril.
00:24:14– Orban, par ailleurs,
00:24:15n'est pas dans une bonne situation.
00:24:16Donc je pense aussi
00:24:17qu'il y a un peu de félicité.
00:24:17– Vous espérez
00:24:18qu'il soit battu ou pas ?
00:24:19– J'espère que le prochain
00:24:21Premier ministre hongrois
00:24:22sera un Premier ministre
00:24:24pro-européen, pro-Ukraine
00:24:26et qui ramène au Hongrois
00:24:28la capacité d'initiative
00:24:29et d'influence en Europe.
00:24:30– Mais là, pour l'instant,
00:24:31vous êtes plutôt optimiste
00:24:33pour le faire céder
00:24:34en attendant les élections d'avril.
00:24:35– Il faut utiliser
00:24:35tous les moyens de pression possibles.
00:24:38Et là encore,
00:24:38en fait, le projet européen,
00:24:40Victor Orban utilise,
00:24:42détourne à des fins
00:24:46qui ne sont pas celles
00:24:47de notre sécurité collective,
00:24:49des règles de décision européenne.
00:24:51Donc il faut, à terme,
00:24:52qu'on puisse faire sauter
00:24:53cette question de l'Union européenne.
00:24:53– Je voudrais revenir
00:24:54à la question de Stéphanie d'origine.
00:24:56Vous disiez,
00:24:57il y a 90 milliards
00:24:57sur la table de prêts
00:24:58pour l'Ukraine.
00:24:59Mais eu égard
00:25:00à la nouvelle donne,
00:25:01puisque les Ukrainiens disent
00:25:03maintenant que les Américains
00:25:04mettent leurs moyens ailleurs,
00:25:05on va en avoir moins.
00:25:06Les 90 milliards,
00:25:07c'était acquis avant le Moyen-Orient.
00:25:09Est-ce qu'il va falloir rajouter ?
00:25:10– Vous savez,
00:25:11les Américains ont déjà
00:25:13largement baissé,
00:25:13et je le regrette,
00:25:14leur aide à l'Ukraine.
00:25:16– Est-ce qu'il va falloir rajouter ?
00:25:17– Je le dis,
00:25:17l'Union européenne
00:25:18a le premier soutien
00:25:19à l'Ukraine aujourd'hui.
00:25:20– Oui, mais est-ce qu'il va falloir rajouter ?
00:25:21en termes financiers,
00:25:23en termes humanitaires.
00:25:24S'il le faut,
00:25:27je le redis,
00:25:28la sécurité de l'Ukraine,
00:25:30c'est la sécurité des Européens
00:25:32et vice-versa.
00:25:35On a un enjeu majeur,
00:25:36nous, Européens,
00:25:37à s'assurer que l'Ukraine
00:25:38sorte victorieuse
00:25:39et que la Russie sorte
00:25:43avec la défaite
00:25:44de cette guerre
00:25:44que Vladimir Poutine a l'air.
00:25:45– Lauriane.
00:25:46– Le président ukrainien,
00:25:47Volodymyr Zelensky,
00:25:48a demandé aussi
00:25:49une date
00:25:50pour l'entrée
00:25:51de l'Ukraine
00:25:51dans l'Union européenne.
00:25:52Est-ce que pour vous,
00:25:53c'est envisageable
00:25:54alors qu'il n'y a pas encore
00:25:55de cessez-le-feu
00:25:56sur le front ?
00:25:57– Alors, évidemment,
00:25:58le destin de l'Ukraine
00:25:59est européen.
00:26:02Aujourd'hui,
00:26:03intégrer un pays en guerre,
00:26:05c'est évidemment
00:26:05une situation
00:26:06qui est difficilement envisageable.
00:26:09Néanmoins,
00:26:10le soutien absolu
00:26:11de l'Europe
00:26:13à l'Ukraine
00:26:14pour que cette guerre
00:26:14se termine
00:26:15le plus tôt possible,
00:26:16il est là
00:26:16et ça doit être
00:26:17l'ensemble de nos efforts
00:26:17tout en parallèle
00:26:18en faisant les travaux
00:26:20avec le gouvernement ukrainien,
00:26:21avec les autorités ukrainiennes
00:26:22pour engager le travail
00:26:23de réforme.
00:26:24Moi, ce que je vois quand même
00:26:25et ce que je voudrais saluer,
00:26:26c'est que l'Ukraine
00:26:28est en guerre.
00:26:29Les Ukrainiens se battent
00:26:30avec une force incroyable
00:26:31tous les jours
00:26:32sur le front
00:26:33et derrière la ligne de front
00:26:35et ils arrivent
00:26:36à avancer
00:26:36à marche forte
00:26:37sur des réformes
00:26:39contre la corruption
00:26:40pour relever
00:26:41le niveau économique,
00:26:42etc.
00:26:43Donc, il y a une vraie volonté
00:26:44de la part des Ukrainiens.
00:26:45– L'entrée de l'Ukraine
00:26:45dans l'Union européenne,
00:26:46ce n'est pas pour aujourd'hui ?
00:26:47– On a un certain nombre
00:26:49de réformes à faire
00:26:51déjà, nous,
00:26:51de notre côté
00:26:52et effectivement,
00:26:53il faut que
00:26:53on y soit un peu plus clair.
00:26:54– Alors, justement,
00:26:55j'aimerais bien
00:26:55que vous décryptiez
00:26:56l'annonce de Gabriel Attal,
00:26:58la proposition,
00:26:58parce que lui,
00:26:59Gabriel Attal,
00:27:00propose d'accepter très vite,
00:27:02quasi immédiatement,
00:27:03l'Ukraine dans l'Union européenne
00:27:05et ensuite,
00:27:06de négocier
00:27:07et de mettre en œuvre
00:27:07les réformes
00:27:08pour se conformer
00:27:09aux standards européens.
00:27:10C'est assez étrange
00:27:12comme proposition.
00:27:13Comment accepter
00:27:14ce privilège
00:27:15pour l'Ukraine
00:27:16par rapport
00:27:16aux autres prétendants ?
00:27:18– Bon, il y a d'abord
00:27:19le symbole politique,
00:27:20le signal qu'on envoie
00:27:21aux Ukrainiens
00:27:22qui sont sur le front
00:27:23tous les jours
00:27:23et je peux vous dire
00:27:24qu'une résolution
00:27:25du Parlement européen,
00:27:26une voix d'un responsable
00:27:27politique européen
00:27:28en soutien à l'Ukraine
00:27:29avec cette perspective
00:27:30d'adhésion,
00:27:31c'est fondamental
00:27:32pour eux
00:27:32et pour leur donner
00:27:34de l'espoir.
00:27:35– Ce qu'il faut,
00:27:36c'est trouver le chemin
00:27:37pour à la fois
00:27:38donner une perspective
00:27:40aux Ukrainiens
00:27:40et en même temps
00:27:41faire quelque chose
00:27:42qui soit tangible.
00:27:43– Est-ce qu'on peut
00:27:44leur faire ce privilège,
00:27:46on peut le justifier
00:27:47par la situation de guerre ?
00:27:48Est-ce qu'il est possible
00:27:49d'envisager
00:27:49une adhésion immédiate ?
00:27:51– En fait,
00:27:51ce que ça voudrait dire,
00:27:52c'est qu'on a
00:27:53une adhésion immédiate,
00:27:54c'est-à-dire une intégration
00:27:56à l'Union européenne
00:27:57symbolique,
00:27:58mais pas dans le format
00:27:59qu'on connaît aujourd'hui.
00:28:01– C'est juste
00:28:01de la même manière ?
00:28:02– Non, pas du tout,
00:28:02au contraire,
00:28:03ça a de la valeur,
00:28:03mais de la même manière
00:28:04qu'il va falloir
00:28:04qu'on se pose collectivement
00:28:05la question de l'élargissement.
00:28:07En France,
00:28:08c'est très compliqué
00:28:08de parler d'élargissement,
00:28:10mais il y a la question
00:28:10des Balkans occidentaux aussi.
00:28:12– Mais réellons sur l'Ukraine
00:28:13et le Canada.
00:28:13– Non, mais c'est important
00:28:14parce qu'en fait,
00:28:15aujourd'hui,
00:28:23on s'offre des opportunités
00:28:24supplémentaires
00:28:25pour faire du business.
00:28:27La question de l'élargissement,
00:28:28aujourd'hui,
00:28:28elle est fondamentale
00:28:29parce que c'est un enjeu
00:28:30géopolitique et d'influence
00:28:31dans les Balkans occidentaux,
00:28:33avec la Chine,
00:28:34avec la Russie,
00:28:35l'Ukraine,
00:28:36la Moldavie,
00:28:37et donc c'est le moment
00:28:38aussi de penser
00:28:39à des formats
00:28:39pour renforcer
00:28:40l'Union européenne.
00:28:41– Donc une adhésion symbolique,
00:28:43par exemple.
00:28:44– Par exemple,
00:28:44et qui ne se ferait
00:28:46évidemment pas
00:28:47dans le périmètre
00:28:49qu'on connaît
00:28:49aujourd'hui
00:28:50avec ces 27 ans.
00:28:50– Donc comme Gabriel Attal,
00:28:51je reprends ce que
00:28:52disait Thierry,
00:28:54imagine une adhésion
00:28:55donc symbolique,
00:28:56par exemple,
00:28:57et après négocier
00:28:58coup par coup
00:28:59ce que pourraient être
00:29:00les échanges
00:29:01entre l'Ukraine et l'Union européenne,
00:29:02vous êtes d'accord avec ça ?
00:29:02– C'est le symbole politique
00:29:03et effectivement,
00:29:04on a besoin de symboles.
00:29:06– Ça changerait quoi ?
00:29:07On a du mal à voir
00:29:08parce que pour la révolution,
00:29:09le soutien,
00:29:09il est là déjà,
00:29:10le soutien de l'Europe.
00:29:11– Non mais c'est déjà
00:29:12donner une perspective politique
00:29:14mais je vous le dis,
00:29:15moi, ma position,
00:29:15elle est très claire,
00:29:16c'est-à-dire qu'il faut
00:29:17qu'on s'engage sérieusement
00:29:18dans la perspective d'adhésion
00:29:20et ça passe par les symboles,
00:29:22le rapprochement encore plus étroit
00:29:23avec l'Union européenne
00:29:24et les réformes
00:29:25qui sont en ce moment
00:29:26menées aujourd'hui
00:29:27par le gouvernement ukrainien.
00:29:28– On va parler
00:29:29de l'accord Mercosur
00:29:30auquel sont opposés
00:29:31les syndicats agricoles
00:29:32en France
00:29:32mais aussi l'ensemble
00:29:33des partis politiques.
00:29:34Il y a eu des votes
00:29:34comme ça à l'Assemblée nationale
00:29:35unanime ou quasi
00:29:37mais il va pouvoir
00:29:38entrer en application
00:29:38après la signature
00:29:40de l'Uruguay
00:29:40et de l'Argentine.
00:29:42Stéphanie ?
00:29:42– Est-il normal
00:29:43que Ursula von der Leyen
00:29:44n'attende pas
00:29:45la réponse de la Cour
00:29:46de justice européenne
00:29:46saisie par les députés européens
00:29:48pour appliquer ce traité
00:29:49du Mercosur ?
00:29:51– Alors…
00:29:52– Oui ou non ?
00:29:53Est-ce que c'est normal ?
00:29:54– Elle en a le droit.
00:29:55– Est-ce que vous trouvez
00:29:56que c'est normal ?
00:29:57– Je pense que c'est
00:29:57une erreur politique
00:29:58et je lui ai moi-même
00:29:59fait savoir.
00:30:00Néanmoins,
00:30:00elle en a le droit.
00:30:01– Et en même temps,
00:30:02votre groupe,
00:30:03je crois,
00:30:03Renew a salué
00:30:05l'entrée en vigueur provisoire
00:30:06du Mercosur.
00:30:07– Je suis présidente de groupe.
00:30:08Vous connaissez ma position.
00:30:09J'ai voté en faveur
00:30:10de la saisine de la Cour
00:30:11mais j'ai un groupe
00:30:12et c'est ça
00:30:12les réalités politiques
00:30:13aussi à l'échelle européenne.
00:30:15J'ai un groupe politique
00:30:16qui est majoritairement
00:30:17en faveur de l'accord
00:30:18avec le Mercosur.
00:30:19Comme c'est le cas,
00:30:20le groupe de la droite européenne
00:30:21est largement en faveur,
00:30:22le groupe des socialistes européens
00:30:24est largement en faveur.
00:30:25Et au sein de chacun
00:30:25de ces groupes,
00:30:26vous avez,
00:30:27et ça se dessine par pays,
00:30:28par nationalité,
00:30:29globalement,
00:30:29les belges francophones,
00:30:31les irlandais,
00:30:31les polonais,
00:30:32les français,
00:30:33pour ne citer
00:30:34qu'un certain nombre
00:30:35sont contre
00:30:35et en tout cas
00:30:36ont des préoccupations majeures
00:30:37sur l'accord avec le Mercosur.
00:30:38– Mais vous souhaitez toujours,
00:30:39vous personnellement,
00:30:40que le traité soit bloqué ?
00:30:42– Moi, j'ai voté
00:30:43pour saisir la Cour de justice.
00:30:46Maintenant,
00:30:47ce n'est pas la fin de l'histoire.
00:30:48Sous la fin d'un lion,
00:30:49elle prend cette décision.
00:30:51C'est son droit.
00:30:52– Mais c'est une erreur politique,
00:30:54avez-vous dit ?
00:30:54– Oui, voilà,
00:30:54c'est son droit.
00:30:55Je pense que c'est une erreur politique
00:30:56et je l'ai déjà dit.
00:30:58Néanmoins,
00:30:58c'est cette réalité-là aujourd'hui.
00:31:00Donc, il y a deux choses.
00:31:01D'abord,
00:31:01ce n'est pas la fin du processus.
00:31:02Il faudra que la Cour de justice
00:31:05rende une décision
00:31:05sur la saisine
00:31:06qui a été la nôtre
00:31:07pour vérifier que l'accord
00:31:08avec le Mercosur,
00:31:09il est bien légal.
00:31:10Et ensuite,
00:31:11on devra avoir
00:31:12une dernière position du Parlement
00:31:13pour ou contre le Mercosur.
00:31:15Moi, ce que je demande
00:31:16à la présidente de la Commission
00:31:17maintenant,
00:31:18c'est de mettre les bouchées doubles
00:31:20sur les engagements
00:31:21qu'elle a pris
00:31:21auprès de la France,
00:31:23auprès des agriculteurs
00:31:24pour leur apporter
00:31:25les garanties de sécurité
00:31:26que cet accord,
00:31:27en tout cas,
00:31:28qu'on pourra les protéger
00:31:29des effets de l'effet de cet accord.
00:31:30– Les bouchées doubles,
00:31:30c'est-à-dire qu'elle n'a pas fait assez ?
00:31:31Elle ne s'est pas engagée assez ?
00:31:32– Alors, en fait,
00:31:32si vous voulez,
00:31:33le président de la République,
00:31:34il s'est mobilisé,
00:31:35la position de la France
00:31:36a toujours été connue,
00:31:37c'était non dans l'État,
00:31:38avec des réserves.
00:31:38Et le président de la République,
00:31:39il s'est battu
00:31:41parce qu'il savait
00:31:42qu'on perdrait
00:31:43cette fameuse minorité de bocage,
00:31:44parce qu'il savait
00:31:44que Georgia Meloni lâcherait.
00:31:46Donc, qu'est-ce qu'il a fait ?
00:31:47Il a demandé des engagements
00:31:48à la Commission européenne
00:31:49pour mieux protéger
00:31:50nos agriculteurs
00:31:50le jour où, si,
00:31:52l'accord devait être mis en œuvre.
00:31:53C'est une clause de sauvegarde.
00:31:55C'est un frein quantitatif.
00:31:57Si jamais il y a trop de produits
00:31:58des pays du Mercosur
00:31:59qui arrivent
00:32:03on réduit ses arrivées
00:32:06où on remet des droits de douane.
00:32:07C'est davantage de contrôle.
00:32:10Et c'est des fameuses mesures
00:32:11miroir, de réciprocité,
00:32:13notamment sur les pesticides
00:32:14et les antibiotiques.
00:32:15Vous n'avez pas assez
00:32:15de garanties là-dessus ?
00:32:16Aujourd'hui, si,
00:32:17on a eu un engagement politique.
00:32:19Maintenant,
00:32:19ce qu'on demande
00:32:20à la Commission européenne,
00:32:21c'est d'accélérer
00:32:21et de nous donner
00:32:22des garanties concrètes
00:32:24que sur ces trois engagements,
00:32:26ça va devenir réalité.
00:32:27Sur la clause de sauvegarde,
00:32:29on l'a voté,
00:32:29ça a fait l'objet d'un vote
00:32:30au Parlement européen.
00:32:31Donc, maintenant,
00:32:32c'est sécurisé.
00:32:33Il faudra,
00:32:35si la clause doit être activée,
00:32:36il faudra que la Commission
00:32:37fasse le nécessaire.
00:32:38Et puis,
00:32:39il y a ces contrôles
00:32:40qui doivent être renforcés
00:32:41et les mesures de réciprocité.
00:32:43Et là,
00:32:43c'est les deux points
00:32:44qui sont encore faibles,
00:32:45si j'entends.
00:32:45Chez les syndicats agricoles,
00:32:47la FNSEA en France
00:32:47estime qu'Ursula von der Leyen
00:32:49défend plus les intérêts
00:32:50de l'Allemagne,
00:32:50son pays donc,
00:32:51que les intérêts européens.
00:32:52Est-ce que vous partagez
00:32:53ce point de vue ?
00:32:54Je le redis,
00:32:55vous connaissez ma position
00:32:56sur l'accord
00:32:57avec le Mercosur.
00:32:58Mais sur le point de vue ?
00:33:02Oui,
00:33:03Depuis le début
00:33:04des négociations de cet accord,
00:33:07la France,
00:33:08depuis le début de cet accord,
00:33:09a émis des réserves
00:33:10sur ces négociations.
00:33:12La France n'est pas seule.
00:33:14Elle est dans une position
00:33:15minoritaire,
00:33:16mais elle n'est pas seule.
00:33:17L'Irlande,
00:33:18la Pologne,
00:33:19l'Autriche,
00:33:20notamment,
00:33:21se sont exprimés contre.
00:33:22Est-ce que
00:33:23Sous-titrage Société Radio-Canada
00:33:23défend l'Allemagne ?
00:33:24Elle est certaine
00:33:25allemande,
00:33:26mais elle a surtout
00:33:26une majorité d'États
00:33:27au sein de l'Union européenne
00:33:29qui sont en faveur
00:33:29de l'accord avec le Mercosur.
00:33:30C'est cette réalité politique-là
00:33:32qu'il faut avoir à l'esprit.
00:33:34À part les États membres
00:33:35que je vous ai cités,
00:33:36plus la Belgique
00:33:37qui s'est abstenue,
00:33:38tous les autres
00:33:38sont largement
00:33:39en faveur
00:33:40de l'accord
00:33:41avec le Mercosur.
00:33:42C'est cette dynamique-là
00:33:44qu'il faut avoir en tête
00:33:44et qui explique
00:33:45que la Commission,
00:33:46aujourd'hui,
00:33:46prend cette décision.
00:33:48Je le redis,
00:33:49je le regrette,
00:33:50mais j'en prends acte.
00:33:51Et maintenant,
00:33:51il faut qu'on fasse
00:33:52une pression maximale
00:33:53sur la Commission
00:33:54pour que les engagements
00:33:54qu'elle a pris
00:33:55deviennent réalité.
00:33:56Lauriane ?
00:33:57Parce qu'en plus du Mercosur,
00:33:58il y a eu aussi l'accord
00:33:59sur les droits de douane
00:34:00avec les États-Unis
00:34:01qu'Ursula von der Leyen
00:34:02est allée négocier
00:34:04presque seule.
00:34:05Vous avez déjà eu l'occasion
00:34:06de dénoncer
00:34:07une dérive
00:34:08de la Commission européenne.
00:34:09Est-ce qu'à vos yeux,
00:34:11Ursula von der Leyen
00:34:12est encore légitime
00:34:13à la tête
00:34:13de la Commission européenne ?
00:34:14Alors,
00:34:15sur les questions commerciales,
00:34:17c'est la responsabilité,
00:34:19la compétence exclusiviste
00:34:20de la Commission européenne
00:34:21et effectivement,
00:34:22elle a cette responsabilité-là.
00:34:23L'accord qui a été signé
00:34:24l'année dernière
00:34:25à Turnberry,
00:34:28il n'a pas hésité signé
00:34:29sans que Ursula von der Leyen
00:34:30ne soit soutenue
00:34:32par une majorité d'État.
00:34:34La France s'est opposée
00:34:35et la France a poussé
00:34:37pour qu'on joue
00:34:37le rapport de force.
00:34:38C'est aussi la position
00:34:38qui a été la mienne
00:34:39et que j'ai exprimée
00:34:40avec mon groupe politique
00:34:41auprès d'Ursula von der Leyen.
00:34:42Mais là encore,
00:34:43cet accord qu'elle a signé,
00:34:45elle l'a signé
00:34:46parce qu'il y avait
00:34:46une grande majorité d'État
00:34:47qui voulait qu'on ait
00:34:48un deal le plus vite possible.
00:34:49Tout la question.
00:34:50Grande majorité d'État
00:34:51et grande majorité d'entreprises
00:34:52qui demandaient
00:34:53à ce qu'il y ait un deal,
00:34:56on a dit ça.
00:34:57Les conditions de cet accord
00:34:58étaient désastreuses.
00:34:59Désastreuses.
00:35:00Cette fameuse photo
00:35:02dans le golfe,
00:35:02le fait d'aller dans le golfe
00:35:03de Donald Trump,
00:35:04cette photo.
00:35:05Et effectivement,
00:35:06cet accord,
00:35:06il est extrêmement déséquilibré.
00:35:08C'est un mauvais accord.
00:35:09Mais moi, je vous le dis
00:35:10avec ma perspective...
00:35:10Ce n'est pas l'avis
00:35:11de beaucoup d'économistes
00:35:12qui trouvent qu'on a limité la casse
00:35:14par rapport à l'Inde,
00:35:15par rapport au Brésil.
00:35:16Moi, j'y viens.
00:35:17Moi, ce qui me pose problème
00:35:18dans cet accord aujourd'hui,
00:35:20c'est qu'on nous avait dit
00:35:21oui, c'est un mauvais accord,
00:35:23mais en compensation,
00:35:24on aura la prévisibilité
00:35:26et la stabilité
00:35:26avec Donald Trump.
00:35:27Mais depuis,
00:35:28on n'a eu ni prévisibilité,
00:35:30ni stabilité.
00:35:31Donc, si je vous entends...
00:35:32On se fait attaquer
00:35:33sur notre modèle économique,
00:35:34sur la régulation
00:35:35sur les géants du numérique.
00:35:36Donc, elle a fait l'erreur,
00:35:38Ursula von der Leyen.
00:35:39Je le redis...
00:35:40Non, mais à l'époque,
00:35:41moi, j'ai désapprouvé cet accord,
00:35:43mais je le redis,
00:35:44là encore,
00:35:44il faut avoir la vue globale
00:35:47et vous avez la réalité politique
00:35:49aujourd'hui
00:35:49qui a une majorité d'État
00:35:51qui souhaitait...
00:35:52Pour le dire autrement,
00:35:53est-ce que Ursula von der Leyen
00:35:55fait bien son travail,
00:35:56défend l'ensemble
00:35:57des pays européens
00:35:58ou est-ce qu'elle a un parti pris ?
00:36:01Alors, moi,
00:36:02avec mon groupe,
00:36:03on est en soutien
00:36:04d'Ursula von der Leyen,
00:36:05notamment sur la question
00:36:06de l'agenda de compétitivité.
00:36:08Et on lui a demandé
00:36:09de mettre en place l'agenda,
00:36:11ce qu'on a appelé
00:36:11l'agenda Draghi,
00:36:12sur toutes les questions
00:36:13de compétitivité.
00:36:14Et là-dessus,
00:36:15en particulier,
00:36:16ça n'allait pas assez vite.
00:36:18Et l'année dernière,
00:36:20j'ai eu l'occasion
00:36:20de lui dire,
00:36:21dans le cadre
00:36:21de la préparation
00:36:23du programme de travail
00:36:23de l'année 2026,
00:36:25qu'il fallait cravacher
00:36:26et que la simplification,
00:36:27c'était bien,
00:36:27effectivement,
00:36:28mais ce n'est pas
00:36:28l'alpha et l'oméga
00:36:29de la compétitivité.
00:36:30Et qu'il faut qu'on avance
00:36:31pour renforcer,
00:36:32lever les barrières
00:36:34internes au marché unique
00:36:35et pour faire
00:36:36que pour une entreprise française,
00:36:37ce soit plus simple
00:36:38de faire du business
00:36:39en Autriche que Cadalas.
00:36:40Et aujourd'hui,
00:36:41ce n'est pas le cas.
00:36:42Donc, il faut avancer.
00:36:43Pour lui mettre
00:36:44la pression,
00:36:45en quelque sorte,
00:36:45est-ce que vous seriez prête
00:36:46à aller jusqu'à déposer
00:36:47une motion de censure
00:36:48puisque certaines
00:36:50ont été déposées
00:36:51par l'extrême droite
00:36:52et la gauche,
00:36:53notamment ?
00:36:54Et le débat politique français
00:36:56vous inspire pour le vote européen ?
00:36:58Vous-même
00:36:58jusqu'à déposer
00:36:59une motion de censure ?
00:37:00Non, ce n'est absolument pas
00:37:01à l'heure du jour.
00:37:02Je ne vous dis pas
00:37:03que je suis satisfaite de tout,
00:37:05mais j'ai l'occasion
00:37:06de lui dire
00:37:07mes désaccords,
00:37:08mes désapprobations
00:37:09et aussi
00:37:10de travailler ensemble,
00:37:11main dans la main,
00:37:12en particulier avec
00:37:12le commissaire français,
00:37:13Stéphane Séjourné,
00:37:14qui est en charge
00:37:15de toute la stratégie
00:37:17industrielle.
00:37:18Exactement.
00:37:18Mais pas de motion de censure
00:37:19contre l'heure du jour ?
00:37:20Non, absolument pas,
00:37:21ce n'est pas du tout
00:37:22à l'heure du jour.
00:37:24On est dans une logique
00:37:25où on se dit les choses,
00:37:26y compris quand ça ne va pas.
00:37:28Vous connaissez ma position
00:37:28sur le Mercosur,
00:37:29je vous ai exprimé ma position
00:37:30sur le deal avec les Etats-Unis
00:37:32et il faut qu'on avance ensemble
00:37:34pour accélérer
00:37:34sur les vrais enjeux
00:37:35pour la compétitivité,
00:37:36y compris la compétitivité
00:37:37du monde agricole d'ailleurs
00:37:38parce qu'on parle trop peu
00:37:40des enjeux de compétitivité
00:37:41pour notre agriculture.
00:37:43Et ça, ça doit être
00:37:43le programme de travail
00:37:44qui est sur la table
00:37:46et sur lequel on attend
00:37:46des avancées,
00:37:47notamment cette semaine.
00:37:48Stéphane Sejoné doit présenter
00:37:50ce mercredi
00:37:51l'accélérateur industriel
00:37:53pour l'industrie européenne
00:37:55avec ce qui est majeur
00:37:56pour la première fois
00:37:58la préférence européenne.
00:37:59Et je peux vous dire
00:38:00qu'on part de très très loin
00:38:01et pour la première fois
00:38:02ça va être porté,
00:38:04inscrit dans une mois
00:38:04de manière systémique
00:38:07et horizontale
00:38:07par le commissaire européen
00:38:09mais par aussi la présidente
00:38:10de la Commission européenne
00:38:11et je peux vous dire
00:38:11que ça va être un sujet de bataille
00:38:13notamment avec un certain nombre
00:38:14de nos partenaires.
00:38:15Et les Allemands
00:38:15comme par hasard aussi.
00:38:16Et nos partenaires allemands aussi.
00:38:17Alors pour revenir
00:38:18sur les accords commerciaux,
00:38:20il y a eu quand même
00:38:20une nouveauté
00:38:21avec l'annulation
00:38:22des droits de douane
00:38:23aux Etats-Unis
00:38:23par la Cour suprême.
00:38:24Sauf que Donald Trump
00:38:25a annoncé vouloir taxer
00:38:28à nouveau
00:38:28les importations
00:38:30jusqu'à 15%.
00:38:31Alors s'il le fait
00:38:32avec l'Europe,
00:38:34cette fois-ci
00:38:34comment doit-on réagir ?
00:38:36Beaucoup d'économistes
00:38:37avaient plutôt applaudi,
00:38:38je vous le disais,
00:38:39l'accord signé
00:38:40par Madame Der Leyen
00:38:41qui a évité une surenchère.
00:38:43Beaucoup d'économistes
00:38:44craignent la surenchère.
00:38:45Est-ce que cette fois-ci
00:38:46il faut montrer les muscles
00:38:47et prendre des mesures
00:38:48de rétorsion,
00:38:48on les avait envisagées,
00:38:50contre les Etats-Unis
00:38:51pour aller vraiment
00:38:52au rapport de force commerciale ?
00:38:54Là encore,
00:38:55en fait,
00:38:55nous on a décidé
00:38:56de suspendre le vote
00:38:57au Parlement européen
00:38:58sur cet accord
00:38:58entre les Etats-Unis
00:38:59et l'Union européenne
00:39:00parce qu'on n'y voit pas clair.
00:39:01Je vous le disais,
00:39:02on nous avait promis
00:39:03de la prévisibilité,
00:39:04de la stabilité,
00:39:04on n'y est pas du tout.
00:39:05Donc on attend d'abord
00:39:07de voir et d'avoir
00:39:08les analyses
00:39:09des conséquences
00:39:10de la décision
00:39:10de la Cour suprême
00:39:11et de la nouvelle décision
00:39:13de Donald Trump
00:39:14d'un point de vue
00:39:15très concret
00:39:16et ensuite
00:39:17on prendra notre décision.
00:39:18Mais on a un réel problème
00:39:20aujourd'hui.
00:39:20Si il repart à l'attaque,
00:39:22quel plan vous avez
00:39:22pour le réposter ?
00:39:23Il faut jouer
00:39:24le rapport de force.
00:39:24C'est ce qu'on a poussé
00:39:25avec le président de la République
00:39:26déjà l'année dernière
00:39:27avant la conclusion
00:39:29de l'accord
00:39:30entre l'Union Européenne
00:39:31et les Etats-Unis.
00:39:32Puis on a eu cet accord.
00:39:33Ensuite,
00:39:34Donald Trump est revenu
00:39:35à la charge
00:39:35en attaquant Groenland.
00:39:36On a remis
00:39:37la question
00:39:37de l'instrument
00:39:38anti-coercition
00:39:39sur la table.
00:39:40Il ne faut pas hésiter
00:39:41à jouer le rapport de force.
00:39:43Donald Trump ne comprend
00:39:44que le rapport de force.
00:39:45Et on a voté
00:39:45sur le précédent mandat
00:39:46sous l'impulsion
00:39:47du président de la République
00:39:48ce fameux instrument
00:39:49anti-coercition.
00:39:50Donc il faut cogner,
00:39:51il ne faut pas hésiter.
00:39:52Il faut défendre nos intérêts.
00:39:54Et moi,
00:39:55je demande à Donald Trump
00:39:56s'il est prêt
00:39:57à expliquer aux entreprises
00:39:58américaines
00:39:58qu'il va falloir
00:39:59qu'elles renoncent
00:40:00au marché européen.
00:40:02Évidemment que non.
00:40:04Concernant le Mercosur,
00:40:05j'aimerais vous poser une question
00:40:06parce que je le vois
00:40:06dans le chat,
00:40:07ça réagit beaucoup.
00:40:08Il y a beaucoup de gens
00:40:08qui se plaignent
00:40:09évidemment du passage en fort
00:40:11d'une certaine manière.
00:40:12Est-ce que l'impact
00:40:13sur le grand public
00:40:14ne va pas être dévastateur
00:40:15quand on sait déjà
00:40:16qu'en France,
00:40:16on a un pays
00:40:17qui est plutôt anti-européen.
00:40:19On l'a vu au dernier résultat.
00:40:20Est-ce que ça ne risque pas
00:40:21d'accentuer
00:40:21ce anti-europanisme français ?
00:40:24Oui.
00:40:25Effectivement,
00:40:25moi je suis extrêmement préoccupée
00:40:26de l'impact d'une telle décision
00:40:28sur l'opinion publique française.
00:40:30Moi, je vous disais,
00:40:32on parlait de la position
00:40:33de mon groupe Renew
00:40:34et je discutais
00:40:34avec des collègues néerlandais
00:40:36ou autrichiens
00:40:37ou slovaques
00:40:38qui me disent
00:40:39mais explique-nous
00:40:40qu'est-ce qui se passe en France
00:40:41pourquoi la population française
00:40:43est si opposée au Mercosur ?
00:40:44Donc en fait,
00:40:45on a des lignes nationales,
00:40:46des sensibilités nationales
00:40:47qui sont très fortes
00:40:48sur le Mercosur
00:40:49avec beaucoup d'émotions
00:40:50de part et d'autre.
00:40:51Ça suscite beaucoup
00:40:52d'émotions en France.
00:40:54Cet accord,
00:40:55la perspective de cet accord
00:40:56est effectivement
00:40:56cette décision de la Commission
00:40:57et à l'inverse,
00:40:59vous allez en Slovaquie,
00:41:00en Allemagne,
00:41:01eh bien,
00:41:02il y a de l'émotion inverse
00:41:03et on a l'impression
00:41:04que, par exemple,
00:41:06l'industrie allemande,
00:41:07cet accord avec le Mercosur
00:41:09va complètement changer
00:41:09le cours de la vie économique
00:41:11de l'Allemagne.
00:41:11En d'autres termes,
00:41:12ça nous amène
00:41:13à la politique française.
00:41:14Est-ce que tout ça,
00:41:15ça ne fait pas monter
00:41:15le RN par exemple
00:41:16ou LFI ?
00:41:17Mais alors,
00:41:18c'est tout le travail
00:41:19qu'on doit faire
00:41:21effectivement
00:41:23d'explication
00:41:23et c'est ce que j'essaie
00:41:24de vous faire aujourd'hui
00:41:25pour dire que
00:41:28la France
00:41:29a un intérêt majeur
00:41:30à s'engager
00:41:31dans le projet européen
00:41:32et à renforcer ce projet européen.
00:41:33Oui, mais ça,
00:41:34ça ne passe pas.
00:41:36C'est qu'en fait,
00:41:36en Europe,
00:41:37on doit mener des batailles
00:41:38et on en gagne
00:41:39beaucoup des batailles.
00:41:41On en gagne
00:41:41sur la défense européenne,
00:41:42on en gagne
00:41:43sur l'autonomie stratégique,
00:41:44on en gagne
00:41:44sur la préférence européenne.
00:41:45Et pourtant,
00:41:45on va avancer.
00:41:47Malheureusement,
00:41:48mais alors,
00:41:49vous avez aussi
00:41:49une responsabilité,
00:41:50si je peux me permettre,
00:41:51c'est-à-dire
00:41:51qu'on parle trop peu
00:41:52des batailles,
00:41:53des acquis,
00:41:54des avancées
00:41:55qu'on obtient.
00:41:56Alors, nous,
00:41:56on va avancer.
00:41:57Effectivement,
00:41:58sur le Mercosur,
00:41:59c'est une fracture
00:42:00et c'est un sujet
00:42:01de préoccupation légitime
00:42:03pour les Français,
00:42:04pour le monde agricole
00:42:05et pour les filières.
00:42:06C'est la raison
00:42:06pour laquelle
00:42:06le président de la République
00:42:07s'est battu
00:42:08pour avoir
00:42:08ces trois conditions
00:42:09que j'annonçais.
00:42:10mais qu'il faut encore
00:42:11graver dans le bas.
00:42:13On va parler de quelqu'un
00:42:14que vous connaissez bien,
00:42:15c'est Raphaël Guixman,
00:42:16c'est votre collègue
00:42:16au Parlement européen
00:42:17et potentiel candidat
00:42:18à la présidentielle.
00:42:19Il a répliqué aujourd'hui
00:42:20à Jean-Luc Mélenchon
00:42:21qui, dans un meeting hier,
00:42:22a écorché son nom,
00:42:23c'était à Perpignan.
00:42:24Pour le numéro 1
00:42:25de Place publique,
00:42:26c'est, dit-il,
00:42:26du Le Penbis.
00:42:28On ne joue pas
00:42:30avec une salle
00:42:31sur des noms
00:42:32à consonance juive.
00:42:33Jean-Luc Mélenchon
00:42:35confirme aux yeux
00:42:36de tous
00:42:36qu'il est devenu
00:42:37le Jean-Marie Le Pen
00:42:38de notre époque.
00:42:39Et donc,
00:42:40j'espère que tout le monde
00:42:40a bien conscience
00:42:42que nous ne pouvons pas
00:42:44nous allier
00:42:45à quelque élection
00:42:46que ce soit
00:42:47et sous quelque forme
00:42:49que ce soit
00:42:49avec ce type
00:42:50de leader politique.
00:42:52Alors, depuis,
00:42:53Jean-Luc Mélenchon
00:42:54s'est excusé
00:42:54en disant qu'il avait
00:42:55écorché son nom
00:42:55et qu'on ne lui reprendrait plus,
00:42:57je cite ces termes,
00:42:58dont acte l'incident éclos ?
00:43:01Malheureusement,
00:43:01ce n'est pas la première fois.
00:43:02Mais est-ce que
00:43:03l'incident éclos,
00:43:03là, en l'occurrence ?
00:43:04Ce n'est pas
00:43:04le premier incident du genre.
00:43:06Et moi,
00:43:07je vais dans le sens
00:43:08de ce que dit Raphaël Glucksmann.
00:43:09C'est le temps
00:43:09de la clarification
00:43:11pour le Parti socialiste,
00:43:12pour les écologistes,
00:43:13pour le Parti communiste.
00:43:15On a un Jean-Luc Mélenchon
00:43:16qui, en particulier
00:43:17ces dernières années,
00:43:18ces dernières semaines,
00:43:19ces derniers mois,
00:43:20aient une stratégie délibérée
00:43:22de clivage,
00:43:23de division
00:43:25et qui nourrit
00:43:25l'antisémitisme.
00:43:27Jusqu'à présent,
00:43:28c'était voilé,
00:43:29c'était l'ambiguïté.
00:43:31Aujourd'hui,
00:43:31on peut se poser
00:43:32la question
00:43:32de son intention réelle.
00:43:33Aucun tel de dédéposer,
00:43:35pour l'instant.
00:43:35C'est le temps
00:43:36de la clarification
00:43:37pour ces partis
00:43:38de gouvernement
00:43:39qui doivent dire
00:43:40très clairement
00:43:41qu'il n'y aura
00:43:41aucune alliance
00:43:42avec LFI.
00:43:44Et en 2022,
00:43:46puis en 2024,
00:43:47avec le nouveau
00:43:47Front populaire
00:43:48et la NUPES,
00:43:49d'une certaine manière,
00:43:50les partis de gouvernement,
00:43:51le PS a cautionné
00:43:54les outrances
00:43:55de LFI aujourd'hui.
00:43:56Donc maintenant,
00:43:57il faut, moi j'attends
00:43:57des partis de gouvernement
00:43:58une clarification.
00:43:59cette stratégie,
00:44:00ces polémiques,
00:44:01ces scandales,
00:44:02pourraient-elles,
00:44:02selon vous,
00:44:02empêcher Jean-Luc Mélenchon
00:44:03d'être candidat
00:44:04à la présidentielle ?
00:44:05Ce sera sa responsabilité
00:44:07de décider ou non
00:44:08d'être candidat
00:44:09à la présidentielle.
00:44:10Ça ne m'empêche pas.
00:44:10En tout état de cause,
00:44:13il participe
00:44:14à la fracturation
00:44:15de notre société
00:44:16et je pense
00:44:16qu'il est un danger,
00:44:17au même titre
00:44:18que le Rassemblement national,
00:44:20pour notre démocratie
00:44:21et pour notre débat,
00:44:22la santé
00:44:22de notre débat public.
00:44:23Quand Jean-Luc Mélenchon
00:44:24dit ce sera eux,
00:44:25en parlant de l'extrême droite
00:44:26ou nous,
00:44:27ils vous effacent
00:44:28complètement du paysage.
00:44:29Vous ne cessez de dire
00:44:29que vous faites tout
00:44:30pour éviter ça,
00:44:31mais concrètement,
00:44:32comment ?
00:44:32On voit bien la stratégie
00:44:34et de l'extrême droite
00:44:35et de l'extrême gauche
00:44:36qui se nourrissent
00:44:37l'une l'autre.
00:44:38Oui, mais qu'est-ce que
00:44:39vous faites au milieu ?
00:44:39Comment vous sortez
00:44:40de l'étau ?
00:44:40Comment vous faites
00:44:41pour être entendus ?
00:44:42D'abord,
00:44:42on est dans une...
00:44:45Effectivement,
00:44:45c'est plus facile
00:44:48d'être dans les outrances,
00:44:50le populisme,
00:44:51le yaka faucon,
00:44:52que d'avoir un discours
00:44:53qui est plus construit,
00:44:55plus nuancé
00:44:56et plus élaboré.
00:44:58Il faut continuer
00:44:59à proposer,
00:45:00à engager des réformes
00:45:01parce qu'il nous reste
00:45:02un an quand même
00:45:03avant la présidentielle
00:45:04aujourd'hui
00:45:04et à travailler
00:45:05sur un programme
00:45:06aux Français,
00:45:07une offre politique
00:45:08aux Français
00:45:09avec une vision,
00:45:10un programme
00:45:10qui leur permettront
00:45:11de retrouver
00:45:12puisqu'on est dans un monde
00:45:13qui est de plus en plus
00:45:14anxiogène et préoccupant.
00:45:15Mais est-ce qu'après 10 ans
00:45:15de macronisme,
00:45:16vous ne risquez pas vous aussi
00:45:17d'être victime du dégagisme ?
00:45:19Alors, on est dans un temps
00:45:20où on doit travailler
00:45:21sur le programme,
00:45:22sur la vision
00:45:23qu'on doit proposer.
00:45:24Alors, il y a à la fois
00:45:25le bilan,
00:45:26mais le bilan,
00:45:27on peut émettre des critiques,
00:45:28on peut aussi émettre
00:45:29des éléments positifs
00:45:31de ce bilan.
00:45:31Il n'y a pas un bilan
00:45:32qui est 100% parfait.
00:45:33Aucun président de la République
00:45:35n'a eu un bilan
00:45:36100% parfait.
00:45:37Il faut rappeler
00:45:38que la France
00:45:39a retrouvé
00:45:40de l'attractivité
00:45:41sur les investissements
00:45:41étrangers,
00:45:42qu'on a recréé
00:45:43des emplois industriels,
00:45:44que sur les droits des femmes,
00:45:46on a inscrit
00:45:46le droit à l'IVG
00:45:47dans la Constitution.
00:45:48Et je pourrais vous donner
00:45:49beaucoup d'autres exemples
00:45:50de bilan.
00:45:51Ça ne suffit pas.
00:45:52Vous êtes face à un défi,
00:45:53le défi de la survie.
00:45:56Le défi de la survie.
00:45:57Ce n'est pas le défi
00:45:58de la survie,
00:45:59c'est le défi
00:46:00du projet politique
00:46:02aux Français
00:46:03pour s'assurer
00:46:03que demain,
00:46:05le pays
00:46:05ne soit pas
00:46:06aux mains
00:46:06de l'extrême droite.
00:46:08avec toutes les conséquences
00:46:10pour la France,
00:46:12pour le projet européen
00:46:13et l'affaiblissement
00:46:14majeur de la France
00:46:15sur cette question-là.
00:46:16Et donc,
00:46:17c'est le projet
00:46:17sur lequel on travaille,
00:46:19les différents partis
00:46:20politiques travaillent
00:46:21pour porter
00:46:22auprès des Français
00:46:23une vision
00:46:24de ce que doit être
00:46:25la France
00:46:25d'ici à 2030
00:46:26ou à 2040.
00:46:27Depuis l'affaire
00:46:28de la jeune garde
00:46:29à Lyon,
00:46:29comment voyez-vous
00:46:30la prise de distance
00:46:32ferme des socialistes
00:46:33vis-à-vis
00:46:34de la France insoumise ?
00:46:35Vous l'évoquiez
00:46:35tout à l'heure.
00:46:36Est-ce que, là,
00:46:37la clarification
00:46:38est faite suffisamment
00:46:39ou est-ce que vous ne dites pas
00:46:40qu'ils vont finir
00:46:41par se réconcilier
00:46:42en 2027 ?
00:46:43D'abord,
00:46:44la clarification
00:46:45a été un peu tardive,
00:46:46je trouve.
00:46:47Pas de la part de certains.
00:46:48Je pense à Bernard Cazeneuve,
00:46:50François Hollande
00:46:50ou Raphaël Glucksmann
00:46:51qui ont été extrêmement clairs
00:46:52immédiatement.
00:46:53Il n'y a qu'un seul socialiste
00:46:54dans l'histoire
00:46:54dans ce que vous dites.
00:46:55Oui, c'est vrai.
00:46:57Et qu'ils l'avaient fait
00:46:58déjà avant.
00:47:00Je pense que c'est
00:47:01un enjeu vital
00:47:01pour les partis
00:47:02de gouvernement.
00:47:03Aujourd'hui,
00:47:04tant à gauche
00:47:05qu'à droite,
00:47:05de dire de manière
00:47:06très claire
00:47:07qu'il n'y aura
00:47:07aucune alliance
00:47:08ni avec LFI
00:47:10ni avec le extrême droite
00:47:11de la prise de distance
00:47:12du PS depuis 15 jours.
00:47:13Oui, effectivement,
00:47:14il y a des prises
00:47:16d'opposition
00:47:16qui sont un peu plus claires.
00:47:18Néanmoins,
00:47:18je vois, moi,
00:47:19dans les élections municipales
00:47:21que la ligne n'est pas...
00:47:22On ne parlera pas
00:47:22parce qu'on n'en parle pas
00:47:23sur LCP.
00:47:24D'accord.
00:47:24C'est la ligne de...
00:47:25La ligne n'est pas claire partout.
00:47:27Elle n'est pas appliquée partout.
00:47:28On va revenir à la question.
00:47:30Ça pose la question
00:47:31pour 2027.
00:47:32Mais je le redis,
00:47:33il faut que les partis
00:47:34de gouvernement,
00:47:35à droite comme à gauche,
00:47:37expriment de manière
00:47:37très claire
00:47:38le fait qu'il n'y aura
00:47:38aucune alliance
00:47:39ni avec LFI
00:47:40ni avec les partis
00:47:41d'extrême droite.
00:47:42Revenons à Raphaël Glucksmann.
00:47:43On l'a entendu tout à l'heure,
00:47:45vous le connaissez bien,
00:47:46justement,
00:47:46le leader de place publique
00:47:47qui siège avec vous
00:47:49au Parlement européen.
00:47:50Lui, il prend clairement
00:47:51ses distances
00:47:51avec la France insoumise.
00:47:53Raphaël Glucksmann,
00:47:54candidat potentiel en 2027,
00:47:56tout comme le chef
00:47:58de votre parti,
00:47:59Gabriel Attal.
00:48:00Quelle est la différence
00:48:01de ces deux candidatures potentielles ?
00:48:04Alors, à ce stade,
00:48:06aucun des deux n'est candidat.
00:48:08Potentiel.
00:48:09Moi, ce que je peux vous dire,
00:48:10c'est que...
00:48:10Mais très potentiel.
00:48:11C'est qu'avec le parti Renaissance,
00:48:16on est au travail.
00:48:17Non, ce n'est pas la question.
00:48:18Est-ce qu'il y a une différence
00:48:19entre place publique et Renaissance ?
00:48:22Fondamentalement.
00:48:22Laquelle ?
00:48:23D'abord, on n'est pas
00:48:24sur la même ligne
00:48:28d'offres politiques
00:48:29auprès des francs.
00:48:30Sur l'Europe, c'est la même chose.
00:48:31Sur le social, c'est la même chose.
00:48:33Sur l'économie, c'est la même chose.
00:48:34Sur le social, c'est la même chose.
00:48:35Je pense qu'on a en commun
00:48:36un engagement européen
00:48:37et un rapport à l'État de droit
00:48:40qui est sacré.
00:48:40Oui, l'État de droit
00:48:41est sacré, contrairement à ce que certains...
00:48:43Alors, quels sont les points de divergence ?
00:48:44Sur le volet économique, par exemple.
00:48:46On est sur une ligne
00:48:48plus assumée,
00:48:49plus en soutien
00:48:51sur la politique industrielle,
00:48:53sur l'attractivité de la France.
00:48:55Et je vous rappelle
00:48:56qu'on a été l'un et l'autre
00:48:59candidat aux élections européennes.
00:49:00sur deux listes différentes.
00:49:01Et on avait évidemment
00:49:02des lignes et des programmes politiques.
00:49:04Mais dans ces nuances
00:49:05de centre, centre-gauche,
00:49:07est-ce qu'il ne faudrait pas
00:49:07une primaire pour départager
00:49:09tout ça, pour clarifier
00:49:10justement les différences ?
00:49:12Écoutez, la question aujourd'hui
00:49:14des différentes candidatures
00:49:16à la présidentielle,
00:49:17elle ne se pose pas.
00:49:17Ce à quoi je peux vous répondre,
00:49:19c'est que je sais que
00:49:19pour mon parti Renaissance,
00:49:21il y a un travail
00:49:21qui est fait
00:49:24de lignes
00:49:25et de propositions
00:49:26programmatiques
00:49:27qui commencent à être faits
00:49:28pour avoir un projet
00:49:30à proposer aux Français.
00:49:32Et ensuite,
00:49:33la question des candidats
00:49:35qui porteront ce projet
00:49:36se posera évidemment.
00:49:36Mais vous, vous avez dit
00:49:37je souhaite une candidature
00:49:39unique dans le centre.
00:49:41Comment ?
00:49:42Un candidat naturel ?
00:49:43Une primaire ?
00:49:44Si oui, d'où à où ?
00:49:47Je pense qu'il ne faut rien
00:49:48exclure par définition
00:49:49sur le format,
00:49:51sur comment départager
00:49:52d'éventuels candidats.
00:49:53Une primaire,
00:49:53vous ne dites pas non.
00:49:55Exactement.
00:49:55Peut-être qu'en décembre,
00:49:56ce sera clair,
00:49:57il y a un candidat
00:49:58qui va émerger,
00:49:59sortir de l'eau.
00:50:00Peut-être que pas du tout.
00:50:01Et donc, par définition,
00:50:02je pense qu'il ne faut
00:50:03rien exclure.
00:50:04Ce qu'il faut,
00:50:04c'est un projet clair
00:50:05au service des Français
00:50:06avec le parti Renaissance
00:50:07où on y travaille.
00:50:09Et c'est une candidature
00:50:11unique de rassemblement.
00:50:12Et si il y avait une primaire,
00:50:14est-ce que Raphaël Juxman
00:50:14pourrait faire partie
00:50:15de la primaire ?
00:50:16Moi, je pense qu'on peut
00:50:18s'engager vers un format
00:50:20qui soit élargi
00:50:20du centre-droit
00:50:21au centre-gauche.
00:50:22C'est sûr qu'il va y venir
00:50:23de Edouard Philippe
00:50:24par Raphaël Juxman.
00:50:24Pour moi, ce qu'il faut,
00:50:25c'est partager des valeurs
00:50:26et notamment un engagement
00:50:27européen très fort,
00:50:29le respect de l'État de droit
00:50:30et la défense des valeurs illégales.
00:50:32Donc, ça peut aller
00:50:32d'Edouard Philippe
00:50:33par Raphaël Juxman.
00:50:34Par exemple.
00:50:35Thierry ?
00:50:35Alors, revenons sur le projet
00:50:38du parti Renaissance
00:50:39et donc du potentiel candidat
00:50:40Gabriel Attal.
00:50:41On a eu le sentiment
00:50:42qu'il y a eu une radicalisation
00:50:43de ces propositions,
00:50:44notamment sur le régalien.
00:50:46J'en prends pour preuve
00:50:47cette proposition
00:50:48d'interdire le voile
00:50:50de 15 ans qui a été faite
00:50:51il y a quelques mois.
00:50:52Est-ce que d'abord,
00:50:53vous assumez cette proposition
00:50:55et est-ce que vous vous dites
00:50:56que sur le régalien,
00:50:57justement, il faut se radicaliser ?
00:51:00Durcir, durcir le propos.
00:51:02Durcir, notamment par rapport
00:51:02alors au Parti Socialiste
00:51:05et assumer des positions
00:51:06fortes et radicales
00:51:08notamment sur l'immigration.
00:51:11Radicales, certainement pas.
00:51:14Fortes et fermes, oui, absolument.
00:51:17Vous parlez de l'immigration.
00:51:19Je pense qu'effectivement,
00:51:20sur la question de l'immigration
00:51:22illégale,
00:51:22c'est ce qu'on a fait
00:51:23au Parlement européen,
00:51:24par exemple,
00:51:24avec le pacte asiatique
00:51:25et l'immigration,
00:51:26il faut apporter des réponses
00:51:27fermes, fortes,
00:51:30qui garantissent des résultats,
00:51:33des solutions concrètes
00:51:33pour lutter contre
00:51:34l'immigration illégale.
00:51:35Sur la question du voile
00:51:37des fillettes,
00:51:37sur les fillettes,
00:51:38la question se pose fondamentalement.
00:51:42Est-ce qu'une fillette
00:51:43en dessous de 15 ans
00:51:44peut décider en toute liberté
00:51:46de porter un voile ?
00:51:47Non.
00:51:47On va revenir.
00:51:48C'est cette logique-là
00:51:50de protection des mineurs
00:51:52et de la liberté
00:51:53de chacune des femmes
00:51:54qu'il faut respecter.
00:51:55Pour les autres projets
00:51:56de Gabriel Attal
00:51:58du Parti Renaissance,
00:51:59on a vu certains émerger
00:52:00comme une nouvelle réforme
00:52:01des retraites,
00:52:02sondage illégal.
00:52:03On voit qu'ils essayent
00:52:03de se distinguer
00:52:04de ce qui a été fait
00:52:06sous Emmanuel Macron.
00:52:07Qu'est-ce que vous avez
00:52:07comme votre projet en tête,
00:52:09déjà,
00:52:09à afficher
00:52:10pour effectivement
00:52:12vous distinguer
00:52:12parce que vous avez
00:52:14un intérêt objectif
00:52:15à ne pas être assimilé
00:52:16à la bannière Emmanuel Macron
00:52:18qui en ce moment
00:52:19est assez bas
00:52:21dans les sondages ?
00:52:22Ce n'est pas se distinguer,
00:52:23c'est apporter des éléments
00:52:25au débat public.
00:52:26On sait que sur la question
00:52:27de la réforme des retraites,
00:52:28la réforme qui a été votée
00:52:29n'est pas la dernière.
00:52:31On sait tous,
00:52:33tout parti politique
00:52:34confondu en France,
00:52:35on savait que ce ne serait
00:52:36pas la dernière.
00:52:36On savait,
00:52:37on sait qu'il y a un enjeu
00:52:38de soutenabilité
00:52:39et un enjeu de pénibilité.
00:52:41Et donc,
00:52:41c'est comment
00:52:42on repense ce modèle
00:52:43pour préserver
00:52:44nos acquis
00:52:46et l'acquis
00:52:46de notre modèle social français.
00:52:48Donc,
00:52:48c'est comment
00:52:48on apporte
00:52:48de nouvelles idées
00:52:49au débat
00:52:49pour permettre
00:52:50aux Français
00:52:50de se projeter
00:52:51sur la suite.
00:52:51Alors,
00:52:52on verra ce que c'est
00:52:52que la suite.
00:52:53Un mot,
00:52:53un mot.
00:52:53Très rapidement,
00:52:54justement,
00:52:54changer d'idée,
00:52:55il y a aussi
00:52:55un changement
00:52:56de nom de parti.
00:52:57Gabriel Attal
00:52:58a annoncé
00:52:58que Renaissance
00:52:59allait s'appeler
00:53:00Nouvelle République.
00:53:01C'est quoi
00:53:02la Nouvelle République
00:53:03de Gabriel Attal ?
00:53:04Alors,
00:53:04ce n'est pas encore
00:53:06formellement décidé.
00:53:07On verra dans les prochaines
00:53:08semaines,
00:53:08évidemment.
00:53:09L'enjeu,
00:53:10je vous dis,
00:53:10pour le parti,
00:53:12c'est de se concentrer
00:53:13au-delà du changement
00:53:14de nom
00:53:14sur le travail
00:53:16programmatique,
00:53:16les élections municipales,
00:53:18le travail programmatique
00:53:19en vue de la campagne
00:53:22présidentielle
00:53:22de l'année prochaine.
00:53:23Il va changer de nom,
00:53:24il va falloir
00:53:24pour l'histoire
00:53:25de renouveler un peu.
00:53:26À l'entrée du siège,
00:53:28il y a la Nouvelle République,
00:53:28c'est déjà écrit.
00:53:30Alors,
00:53:31c'est la démarche
00:53:32dans laquelle
00:53:33on s'inscrit
00:53:33en élargissant,
00:53:35évidemment,
00:53:35en gardant les fondamentaux
00:53:36de Renaissance,
00:53:37mais en élargissant
00:53:38évidemment,
00:53:38notamment à la société civile.
00:53:40Mais ça pourrait être
00:53:40le nom du parti,
00:53:41Nouvelle République ?
00:53:43C'est parmi les noms
00:53:44qui seront évoqués.
00:53:44Vous n'avez pas l'air.
00:53:45Alors,
00:53:45on verra ça.
00:53:46On va rejoindre maintenant,
00:53:47dans un instant,
00:53:48l'invité de Face à vous
00:53:49qui va débattre avec vous
00:53:50pour parler de défense.
00:53:51Il est en duplex avec nous,
00:53:52on le rejoindra tout à l'heure.
00:53:53Il s'appelle Joseph Enrotin.
00:53:55Son portrait est signé
00:53:56Marco Pommier.
00:53:59Face à vous,
00:53:59Valérie Ayet,
00:54:00un expert des questions
00:54:02de défense
00:54:02et de souveraineté européenne.
00:54:05Politologue,
00:54:06directeur de recherche
00:54:07au centre d'analyse
00:54:08et de prévision
00:54:09des risques internationaux.
00:54:11Son actu,
00:54:12c'est ce livre,
00:54:13Un avion pour les gouverner tous.
00:54:15Une enquête sur le F-35,
00:54:17cet avion de combat,
00:54:18développé et contrôlé
00:54:20par les Américains.
00:54:21Une dizaine de pays européens,
00:54:23dont le Royaume-Uni,
00:54:24l'Allemagne
00:54:24ou encore la Pologne,
00:54:26l'ont choisi
00:54:27pour leur défense aérienne.
00:54:28Symbole,
00:54:29selon notre invité,
00:54:30de la dépendance militaire
00:54:32de l'Europe
00:54:32aux Etats-Unis.
00:54:33Jamais dans l'histoire militaire,
00:54:35un système n'aura été aussi intégré
00:54:37avec les forces
00:54:37d'un pays étranger.
00:54:39Une fois en service,
00:54:40la dépendance aux Etats-Unis
00:54:41est structurelle.
00:54:42Les bonnes relations
00:54:42importeront donc.
00:54:44Une souveraineté européenne,
00:54:45fragilisée aussi
00:54:46par ses propres échecs.
00:54:48En ligne de mire,
00:54:49le projet SCAF,
00:54:51le système de combat
00:54:52aérien du futur.
00:54:53Un programme présenté
00:54:55comme le symbole
00:54:56de la coopération
00:54:57franco-allemande,
00:54:58mais aujourd'hui
00:54:58au point mort,
00:55:00miné par les désaccords
00:55:01industriels et politiques.
00:55:03Ce soir,
00:55:04notre invité
00:55:04vous interpelle,
00:55:05Valérie Ayet.
00:55:06L'Europe est-elle capable
00:55:08de décider,
00:55:09produire et s'équiper seule ?
00:55:10La France peut-elle encore
00:55:12être le moteur
00:55:13de l'autonomie stratégique européenne ?
00:55:15Face à vous,
00:55:16Joseph Enrotin.
00:55:19Joseph Enrotin
00:55:20qui est donc avec nous
00:55:21en duplex.
00:55:21Bonsoir.
00:55:22Merci d'être avec nous.
00:55:23Bonsoir.
00:55:24Et vous avez quelques...
00:55:26Allez, 5-6 minutes
00:55:27pour échanger avec Valérie Ayet.
00:55:28Je vous laisse commencer.
00:55:32Bonjour.
00:55:32Bonsoir, madame Ayet.
00:55:33Bonsoir.
00:55:34La question que je me pose
00:55:35en tant que spécialiste
00:55:37des questions de défense,
00:55:38c'est qu'en fait,
00:55:39l'autonomie stratégique
00:55:40telle qu'elle est présentée
00:55:41par le président actuellement
00:55:43est un objet finalement
00:55:44au contour indéfinissable
00:55:46pour la plupart des alliés.
00:55:48Si vous voyez,
00:55:48entre la France et la Belgique,
00:55:49je vois bien à quel point
00:55:51il y a des difficultés
00:55:52de compréhension
00:55:52qui peuvent se faire.
00:55:55Effectivement,
00:55:56on s'est face
00:55:57à un double problème.
00:55:58D'un côté,
00:55:59il y a cette question
00:55:59du dialogue avec les alliés.
00:56:01Et là, je suis content
00:56:02d'entendre le président
00:56:03cet après-midi
00:56:04dans son discours de l'île longue
00:56:05qui établit des bases
00:56:07de dialogue
00:56:07sur la question nucléaire.
00:56:09Donc, c'est un point intéressant.
00:56:11mais est-ce qu'où peut aller
00:56:12ce dialogue au-delà
00:56:14du nucléaire
00:56:15et de l'épaulement nucléaire
00:56:17d'une part ?
00:56:18Et d'autre part,
00:56:19une vraie question
00:56:21qui est à la source
00:56:22de l'effet du SCAF
00:56:23quand on a le français
00:56:24du maire qui dit
00:56:25« bon voilà,
00:56:26le SCAF,
00:56:27nous, on n'en aura peut-être
00:56:27pas besoin,
00:56:28l'avion ne nous intéresse pas,
00:56:29etc. »
00:56:30D'autre part,
00:56:30comment le politique
00:56:31peut-il reprendre la main
00:56:34finalement sur les relations
00:56:35avec les industriels ?
00:56:37Les récords sont partagés
00:56:38dans cette histoire
00:56:39de l'histoire du SCAF.
00:56:41– Ok.
00:56:42– Vélie Rillet.
00:56:44– Alors,
00:56:45– Oui, il y a beaucoup
00:56:46de questions.
00:56:46Un et deux.
00:56:47– Cette idée
00:56:48d'autonomie stratégique,
00:56:50c'était initialement
00:56:51une idée très française
00:56:52qu'a poussé
00:56:53le président
00:56:54de la République
00:56:55en 2017
00:56:56sur laquelle nous,
00:56:57on s'est battus
00:56:58au Parlement européen
00:56:59depuis 2019.
00:57:01Et c'est vrai
00:57:01que nos partenaires
00:57:03européens
00:57:03n'étaient pas toujours
00:57:05très sensibles
00:57:07à cette question-là,
00:57:08à ce qui était perçu
00:57:08comme une idée française.
00:57:09Et puis,
00:57:10la guerre en Ukraine,
00:57:12même la crise sanitaire
00:57:12déjà,
00:57:13la crise sanitaire,
00:57:14la guerre en Ukraine
00:57:16et aujourd'hui,
00:57:17le retournement
00:57:18d'alliances
00:57:18de Donald Trump
00:57:19ou à minima,
00:57:20le constat
00:57:20qu'on ne pourra plus
00:57:21compter sur Donald Trump
00:57:22dans le meilleur des cas,
00:57:23dans le pire des cas,
00:57:24il nous agresse,
00:57:26il nous attaque
00:57:27sur des tarifs douaniers
00:57:28ou nous menace
00:57:32de ne plus nous soutenir
00:57:34d'un point de vue
00:57:35de la défense.
00:57:35En fait,
00:57:36on assiste
00:57:36à un changement
00:57:37d'époque.
00:57:37Changement d'époque,
00:57:38c'est Zeit und Wendt.
00:57:40Le mot a été utilisé
00:57:42par Scholz.
00:57:43Il est en train
00:57:43de devenir réalité
00:57:44aujourd'hui
00:57:45avec le chancel Limerth
00:57:46qui prend des décisions
00:57:48majeures
00:57:48pour avancer
00:57:49sur l'indépendance
00:57:50européenne
00:57:51vis-à-vis
00:57:52des États-Unis.
00:57:53Donc,
00:57:53il y a cette prise
00:57:54de conscience
00:57:55qui est réelle
00:57:56et donc cette volonté
00:57:57maintenant d'avancer
00:57:58pour bâtir
00:57:58l'autonomie stratégique
00:57:59de l'Europe.
00:58:00Et ensuite,
00:58:00vous avez les différentes
00:58:01déclinaisons
00:58:01en fonction des pays.
00:58:02Mais Jean-Joseph Orotin,
00:58:03lui,
00:58:06Oui,
00:58:06je suis très limitatif
00:58:07parce qu'en fait,
00:58:07quand on discute
00:58:08avec des collègues
00:58:10suédois,
00:58:10polonais,
00:58:11clèques,
00:58:12en fait,
00:58:12ils ne voient pas
00:58:13de quoi il s'agit.
00:58:14C'est-à-dire qu'au-delà
00:58:15du discours,
00:58:16c'est vrai qu'en France,
00:58:17on est assez doué
00:58:18pour la rhétorique
00:58:18d'une manière générale,
00:58:19mais au-delà
00:58:20des discours,
00:58:21pour le contraire,
00:58:22en fait,
00:58:22il y a la peur
00:58:23finalement d'un éparium
00:58:24français
00:58:26sur les programmes
00:58:28et que finalement,
00:58:29l'autonomie stratégique
00:58:29revienne à un côté français
00:58:31finalement.
00:58:32Là où les Allemands
00:58:33peuvent choisir
00:58:34des matériels
00:58:35étrangers
00:58:37lorsqu'ils ont eux-mêmes
00:58:38finalement une industrie
00:58:39de défense
00:58:39qui produit
00:58:40les matériels
00:58:41qu'ils choisissent
00:58:41à qui ils ont besoin.
00:58:44Donc,
00:58:45il y a une vraie problématique
00:58:46de visibilité
00:58:47en fait
00:58:48et de concrétisation
00:58:49en fait,
00:58:50me semble-t-il.
00:58:52Et comment l'Europe
00:58:53peut,
00:58:54comment l'Union européenne,
00:58:55comment le Parlement européen
00:58:56peut-il y contribuer
00:58:58à éclaircir
00:58:59cette visibilité ?
00:58:59Valérie,
00:58:59il vous répond.
00:59:00D'abord,
00:59:01je pense qu'au-delà
00:59:02de tous les financements
00:59:03qui sont sur la table,
00:59:04c'est comment on assume
00:59:05et on dit que pour avancer
00:59:07sur l'autonomie stratégique,
00:59:08il faut soutenir
00:59:08l'industrie européenne
00:59:10et soutenir l'industrie européenne
00:59:12dans son ensemble
00:59:13et expliquer à nos partenaires
00:59:14que certes,
00:59:15nous sommes Français
00:59:15mais que nous poussons
00:59:17pour soutenir l'ensemble
00:59:18de l'industrie européenne
00:59:19et que s'engager
00:59:20sur une industrie de défense
00:59:21européenne,
00:59:22ça va être du gagnant-gagnant
00:59:23pour l'ensemble
00:59:24ou en tout cas
00:59:25quelques partenaires européens
00:59:26pour les Polonais,
00:59:28pour les Allemands,
00:59:29pour les Italiens,
00:59:30pour les Français.
00:59:31Donc je pense
00:59:32que c'est ce prérequis politique
00:59:34qu'il faut rappeler
00:59:35parce que c'est vrai
00:59:35que ce n'est pas toujours évident.
00:59:36Je me souviens
00:59:37de discussions
00:59:38au Parlement européen
00:59:39notamment avant 2024
00:59:40mais qui sont encore réelles là
00:59:42quand on parlait
00:59:42de défense européenne
00:59:43et ils me disaient
00:59:44oui, très bien,
00:59:44toi tu es française
00:59:45donc tu veux que moi,
00:59:46Polonais ou Autrichien,
00:59:48j'achète tout simplement
00:59:49les équipements
00:59:50de défense français.
00:59:51Donc on a un gros travail
00:59:52d'explication
00:59:53de ce que c'est
00:59:54que l'autonomie stratégique européenne
00:59:55notamment sur la question
00:59:56de la défense
00:59:56en se disant
00:59:57il faut qu'on ait
00:59:57une politique industrielle,
00:59:59une forme de planification
01:00:00qui se fasse en gagnant-gagnant
01:00:01à la fois
01:00:02parce que ça va créer
01:00:03des emplois
01:00:04sur le territoire
01:00:05là où il y aura
01:00:06des usines
01:00:07et des équipements
01:00:08et parce que
01:00:09ça contribuera
01:00:10à notre sécurité collective.
01:00:11Un mot rapide
01:00:12Josépho Rottin
01:00:12pour rebondir ?
01:00:14Oui, en fait
01:00:15on en revient
01:00:16à la question
01:00:17de la relation
01:00:17entre le politique
01:00:18et l'industriel
01:00:20et où on voit
01:00:21que finalement
01:00:21le SCAF
01:00:22est un bon exemple
01:00:23il y en a plein d'autres
01:00:25où on voit
01:00:26que finalement
01:00:26une politique
01:00:27ne parvient plus
01:00:28que du part
01:00:29avoir la main
01:00:29sur l'industriel
01:00:30et où on s'en fout
01:00:32une avance
01:00:32dans un jeu triangulaire
01:00:33entre d'une part
01:00:34l'idée
01:00:35de plus d'autonomie stratégique
01:00:37de défense
01:00:38en Europe
01:00:39en tout cas
01:00:39avant peut-être
01:00:40de parler
01:00:41de défense européenne
01:00:42d'industriels finalement
01:00:43qui cherchent
01:00:44à garder
01:00:44leur part du gâteau
01:00:45et d'États
01:00:46qui y voient
01:00:47très clairement
01:00:47un intérêt
01:00:48et donc finalement
01:00:49on est dans une espèce
01:00:50d'encre d'oeuf
01:00:51où on dit
01:00:51qu'ils vont faire des choses
01:00:53mais où les vieux réflexes
01:00:54reviennent
01:00:55et encore une fois
01:00:55c'est partagé
01:00:58il est plus pessimiste
01:00:59que vous
01:00:59moi je vois
01:01:02d'où on est parti
01:01:03et tout le chemin
01:01:04qu'on a fait
01:01:04mais je sais
01:01:05tout le chemin
01:01:05qui reste à parcourir
01:01:06évidemment
01:01:07effectivement
01:01:07il faut pousser
01:01:08les industriels
01:01:09alors j'espère
01:01:09que l'idée
01:01:10de la préférence européenne
01:01:12qu'on a commencé
01:01:12à cranter
01:01:13le fait
01:01:13d'avoir un accès
01:01:14privilégié
01:01:15aux aides d'État
01:01:17ou au marché public
01:01:18en particulier
01:01:18sur ces secteurs-là
01:01:19ça va permettre
01:01:20de pousser
01:01:20les Européens
01:01:22les industriels européens
01:01:23à travailler ensemble
01:01:23on a nécessairement
01:01:25besoin d'avoir du résultat
01:01:26et des résultats rapides
01:01:27sur ces questions-là aussi
01:01:28Joseph Androtin
01:01:29merci beaucoup
01:01:29d'avoir été avec nous
01:01:30quelques minutes
01:01:31pour échanger avec Valérie Ayet
01:01:32depuis la Belgique
01:01:33où vous habitez
01:01:34merci Valérie Ayet
01:01:35d'être venue sur le plateau
01:01:36de LCP lundi
01:01:37c'est politique
01:01:38qui revient lundi prochain
01:01:39avec un autre
01:01:40ou une autre invitée
01:01:41bonne soirée
01:01:41merci
01:01:41à la semaine prochaine
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