- il y a 11 mois
Chaque week-end, Affaire suivante, avec plusieurs consultants police/justice BFMTV, traite d’un événement majeur de la semaine, ainsi que d’autres affaires qui sont revenues sur le devant de la scène.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Albi se réveille ce lundi 22 septembre, habité d'une rare effervescence.
00:11Au cœur de la cité médiévale, son tribunal s'apprête à vivre un procès d'ampleur, au suspense total.
00:19Celui de Cédric Jubilard, jugé pour homicide volontaire sur sa femme Delphine Jubilard.
00:25Il est à peine 8 heures, ils sont déjà des dizaines à patienter pour espérer assister à ce premier jour d'audience.
00:36Ce que vous conseille, c'est d'aller faire la queue là-bas, s'il vous plaît, parce que...
00:40Non, non, il y a une trentaine, là, si on perd du temps, il n'y aura plus de place.
00:47On est arrivés ici pour 6 heures, pour qu'au final, on se voit dans les premiers,
00:51vu qu'ils annonçaient quand même une quarantaine de places au niveau de la cour d'assises,
00:54pour qu'au final, ils nous annoncent que là, à 8h20, qu'on ne puisse pas rentrer, parce qu'il n'y avait choisi que 10 places.
01:02Quelques minutes plus tard,
01:06dans une contre-allée, face au public et aux caméras,
01:11Cédric Jubilard sort, menotté, de cette voiture de l'administration pénitentiaire,
01:17puis s'engouffre dans le palais de justice.
01:18Cette image furtive ne permet pas de répondre à la première question que se pose le public.
01:27Dans quel état l'accusé se trouve-t-il ?
01:294 ans après sa dernière apparition et son incarcération à l'isolement.
01:33C'est inimaginable les conditions de détention qui sont imposées à cet homme depuis 4 ans et demi.
01:40Il ne voit personne.
01:41Il est dans une cellule de 9 mètres carrés, tout seul.
01:43Il se promène dans une cage grillagée, sur le côté, au plafond.
01:47Voilà.
01:48Le seul détenu médiatique qui a subi ce traitement,
01:51c'est M. Abdeslam, un des auteurs des attentats du Bataclan.
01:54Vous voyez de quoi on parle.
01:55A l'intérieur de la salle d'audience, la tension monte.
02:02Et à la surprise générale, les caméras sont autorisées à rentrer.
02:06Cédric Jubilard a accepté de se montrer.
02:09Recroquevillé, il échange quelques mots avec ses avocats.
02:27Amaigri, crâne rasé.
02:30Sa tenue et son attitude dévoilent un homme détaché
02:33avant les 4 semaines d'audience qu'il s'apprête à affronter.
02:36Allez, s'il vous plaît.
02:38Allez, je vais vous demander de sortir.
02:42Je vais vous demander de sortir, s'il vous plaît.
02:469h30, près de 5 ans après la disparition de Delphine Jubilard,
02:50le procès peut démarrer.
02:52Pour sa première question, la présidente s'adresse au suspect.
02:58Pouvez-vous vous présenter ?
03:02Je m'appelle Jubilard Cédric.
03:04Je suis né à Béziers, j'ai 38 ans.
03:07J'étais peintre en bâtiment, plaquiste.
03:10Les jurés sont ensuite tirés au sort.
03:136 citoyens, 4 hommes et 2 femmes,
03:15qui forment le jury populaire aux côtés de magistrats professionnels.
03:20Ils auront ensemble l'immense responsabilité le 17 octobre prochain
03:24de dire si oui ou non,
03:26Cédric Jubilard est responsable du meurtre de sa femme.
03:28Ce lundi, il clame en tout cas à nouveau son innocence.
03:36Avant toute chose, j'ai une question à vous poser.
03:39J'ai terminé mon rapport.
03:40Quelle est votre position aujourd'hui ?
03:42Je conteste toujours les faits qui me sont reprochés.
03:53Cédric Jubilard est le principal et seul suspect dans cette affaire sans corps, ni aveu.
03:57Plusieurs éléments troublants de l'enquête semblent faire de lui un coupable idéal.
04:04Pour ses avocats, la tâche est immense.
04:08C'est vrai que Jubilard, c'est contradictoire ce que je veux dire,
04:11mais il ne se défend pas, il répond aux questions telles qu'il est.
04:13Il répond sans détour.
04:15Quand il lui est demandé s'il fume encore du cannabis en détention, il dit oui.
04:18Quand il lui est demandé s'il a pu voler des choses à Leclerc, il dit oui.
04:21Je crois que lui a compris qu'on n'en était pas là, qu'il n'allait pas être rattrapé par le trésor public ni par les centres Leclerc.
04:28Donc je crois qu'il répond de manière extrêmement simple et cache aux questions qui sont posées.
04:36Avant d'attaquer le fond de l'affaire, le tribunal se penche sur la personnalité de Cédric Jubilard.
04:44Ce portrait va teinter les débats, donner une première impression au juré.
04:49Pendant un an et demi, Gaëlle Caroual-Fort, psychologue, a dressé le profil psychologique de l'accusé.
04:58Cédric Jubilard, il ne m'a pas parlé spontanément de son épouse.
05:01C'est moi qui ai posé des questions, effectivement.
05:04Cédric Jubilard, il parle spontanément de pas grand chose.
05:07Cédric Jubilard, un homme qu'elle décrit comme exubérant, sociable, mais aussi colérique et arrogant.
05:15Globalement, il est quand même beaucoup décrit, il énerve tout le monde.
05:18C'est quand même quelqu'un qui n'est pas une personnalité lisse et qui est plutôt agaçant.
05:23C'est quelqu'un qui est sans filtre, effectivement.
05:25Il le dit, moi, je suis un connard et j'assume.
05:28Pendant plusieurs heures, l'enquêtrice retrace alors sa vie.
05:33Revient notamment sur son enfance et sur ses parents,
05:36dont le rôle apparaît comme déterminant dans la construction de l'homme qu'il est devenu aujourd'hui.
05:41Sa mère, effectivement, en tout cas dans la construction de sa personnalité, est une pièce centrale
05:46parce que c'est une mère qui n'est pas une mère.
05:49Elle est adolescente lorsqu'elle le met au monde et il n'y a pas de place pour lui.
05:53Ça a été un dominé toute sa vie, toute son enfance, toute son adolescence.
05:56Et effectivement, en grandissant, il devient dominant lorsqu'il le peut.
06:00Pourquoi ? Parce qu'il ne connaît que ça comme rapport.
06:02C'est ou dominé ou dominant. Il n'est jamais dans des rapports justes.
06:05D'ailleurs, lorsque les avocats de Cédric Jubilard l'interrogent sur ses méthodes d'éducation
06:11et sur son lien avec ses enfants,
06:14l'enquêtrice répond sans détour et balaie l'adjectif autoritaire employé par l'avocate
06:19pour préférer parler d'un père violent, humiliant parfois,
06:24avec son fils Louis, âgé de 6 ans au moment de la disparition de sa mère.
06:29Nous savons que de sa naissance jusqu'à l'âge de 6 ans,
06:32quand il s'est fait un petit peu bousculer par un père sévère
06:35pour employer des termes qui relèvent du doux euphémisme,
06:39quand le bourreau est le père, par définition, on est un peu déchiré
06:43puisqu'il aurait dû vous protéger et c'est celui qui vous secoue.
06:47Ça donne des choses un peu bizarres qui consistent effectivement pour le gamin à dire
06:51« Moi, mon papa, je l'aime, mais trois points de suspension. »
06:55Voilà, ça c'est l'état d'esprit d'un enfant de 6 ans.
06:58Tout au long de l'audience, les avocats des partis civils déterminés à faire condamner Cédric Jubilard
07:04vont alors tenter de montrer qu'il est un mauvais père.
07:07Un homme froid qui, depuis le début de sa détention, reste sans nouvelles de Louis et Elia.
07:13Ces deux enfants qui vivent désormais chez leur tante.
07:17Pas question de les faire témoigner au procès.
07:19Leur parole est relayée à la barre par leur administratrice et par leurs avocats
07:23qui interroge l'accusé.
07:26« J'ai soutenu d'organiser des visites médiatisées de Louis
07:29au parloir de la prison de là où est Cédric Jubilard
07:34et qu'il n'a rien fait pour que ça se passe.
07:36Donc il fallait le rappeler, ça. »
07:38L'avocate de Cédric Jubilard passe alors à l'offensive
07:41et questionne son client.
07:44« Votre fils Louis a demandé à vous voir.
07:47Est-ce que vous avez envie que vos enfants viennent vous voir en prison ? »
07:51« En prison, non, mais en visio, oui. »
07:53« On vous l'a proposé ? »
07:55« Non, personne. »
07:56« Vous avez baissé les bras ? »
07:58« Mon dernier courrier date du 28 juillet
08:00et mon courrier n'a toujours pas été transmis. »
08:04Louis et Elia Jubilard, aujourd'hui 11 et 6 ans,
08:08attendent pourtant des réponses de la part de leur père.
08:11C'est ce que rapporte l'administratrice des deux enfants.
08:14« Louis est convaincu du décès de sa mère.
08:17Elia pense qu'elle est vivante.
08:19Elle nous dit qu'elle aimerait avoir une baguette magique.
08:21Elle fait abracadabra pour que sa maman revienne
08:24pour ne pas l'oublier.
08:26Louis est convaincu que c'est son père qui l'a fait. »
08:32Les 14 parties civiles sont représentées par 10 avocats.
08:36Face à eux,
08:37Cédric Jubilard, lui, peut compter sur Maître Emmanuel Franck
08:40et Maître Alexandre Martin,
08:42ces deux conseils,
08:44qui, tout au long de la semaine,
08:45vont tenter de saper un à un
08:47les éléments du dossier
08:48pour redorer l'image de leur client.
08:51« Moi, j'essaye de... »
08:53« Et on essaye de faire ce qu'on peut
08:54avec le dossier qu'on a.
08:55Et ce dossier n'a jamais cherché autre chose
08:58que de raconter une histoire.
08:59Il y a des éléments dans le dossier
09:01qui nous font avoir une autre lecture de l'histoire.
09:03Et des éléments dans le dossier
09:04qui, manifestement, n'ont pas intéressé les enquêteurs.
09:07Toutes les portes n'ont pas été fermées.
09:09Que des pistes n'ont pas été exploitées,
09:11mal exploitées.
09:12et que des choses ont complètement été mises de côté. »
09:17Par exemple, cette découverte,
09:19sept mois après la disparition de Delphine Jubilard,
09:22leur livret de famille,
09:23est retrouvé sur la voie publique à Albi.
09:26Un élément clé
09:27que les enquêteurs n'auraient pas suffisamment exploité,
09:30estime Emmanuel Franck.
09:33« Dans quel état il est, on ne sait pas.
09:36Qui le retrouve, on ne sait pas.
09:38On apprendra après qu'il est en très bon état.
09:40Ce qui pose question.
09:42Et vous n'avez pas fait un petit prélèvement ADN dessus ?
09:46Mais vous voyez que c'est grave, là. »
09:49« Je n'ai pas de réponse. »
09:52Les avocats de Cédric Jubilard
09:54peuvent également compter sur des témoins
09:56venus semer le doute,
09:58comme cet homme.
09:59À la barre,
10:00il raconte avoir vu une voiture
10:02à environ 2 km du domicile des Jubilards,
10:05le 16 décembre 2020 au petit matin.
10:07Soit quelques heures seulement
10:09après la disparition de Delphine.
10:11« Moi, j'allais au travail,
10:13comme tous les matins.
10:15Je prends une route de campagne,
10:18on ne voit jamais de voiture.
10:20Et ce jour-là,
10:21sans le savoir,
10:22il y avait eu cette histoire de Mme Jubilard,
10:25on a vu une voiture allumée
10:26sur le bas-côté de la route,
10:29avec le planphonier allumé. »
10:31« Vous voyez un homme aussi, vous dites ? »
10:33« Oui, qui est arrivé sur le côté gauche. »
10:35« C'est-à-dire qu'il n'est pas dans la voiture à ce moment-là ? »
10:37« Non. »
10:38« Et ça vous étonne, ça ? »
10:40« J'ai été surpris sur le moment
10:41parce qu'on n'avait jamais vu de personne
10:43dans ce chemin,
10:45on n'avait jamais vu de voiture
10:46et jamais vu personne
10:47dans ce chemin de campagne. »
10:50Le témoin est formel.
10:52Lorsqu'il apprend la disparition
10:53de Delphine Jubilard,
10:54il contacte la gendarmerie
10:56qui, dit-il,
10:57lui assure que ce qu'il a vu
10:58n'a pas de rapport avec l'affaire.
11:00« Vous trouvez normal
11:04qu'à 48 heures
11:05de la disparition
11:06de Delphine Jubilard,
11:07vous appelez la gendarmerie,
11:09vous dites
11:09« J'ai vu un type courir
11:10comme un dératé,
11:11une voiture allumée
11:12et que pendant 15 jours,
11:14vous ne soyez pas auditionné ? »
11:17La présence inhabituelle
11:18de cette voiture
11:19pourrait pourtant,
11:20selon les avocats
11:21de Cédric Jubilard,
11:22permettre d'innocenter
11:23leurs clients.
11:24Car à cette heure-là,
11:26il était justement chez lui
11:27avec les gendarmes.
11:28« On a assisté
11:30pendant trois heures
11:31à vraiment
11:32une démolition en règle
11:36de la part de la défense
11:37par rapport à des indices
11:39qui apparaissent
11:40un petit peu fragiles.
11:42Et la défense
11:43a tout repris,
11:44les indices les uns
11:45après les autres,
11:46pour tout torpiller
11:48de manière méthodique,
11:51avec du bon sens,
11:52avec des arguments
11:53qui s'entendent.
11:54Et c'est toute la difficulté
11:55de cette enquête
11:56puisque lorsqu'un indice
11:58nous paraît à charge,
11:59on peut aussitôt
12:01lui opposer le contraire.
12:04Au total,
12:0565 témoins
12:06vont se relayer
12:07à la barre
12:07au cours des 4 semaines
12:09de procès.
12:10Mardi dernier,
12:112 d'entre eux
12:12sont particulièrement attendus.
12:142 femmes,
12:152 gendarmes,
12:16Fanny et Sophie.
12:17Elles doivent éclairer
12:22cette nuit
12:22du 15 décembre 2020
12:24où elles sont arrivées
12:25les premières
12:26au domicile du couple
12:27juste après
12:28la disparition
12:29de Delphine Jubilard.
12:31Voici leur déclaration
12:32au lendemain des faits.
12:34« J'arrive la première
12:38et vu que c'est éclairé
12:39à l'intérieur,
12:40je le vois accroupi.
12:41Pour moi,
12:42M. Jubilard
12:42est accroupi
12:43devant la machine à laver.
12:46Dans mon souvenir,
12:47le hublot est ouvert.
12:48Il est en train
12:49de le refermer
12:49quand il nous voit arriver.
12:51Je ne saurais pas dire
12:52ce qu'il y avait
12:53dans la machine
12:53ni ce qu'il faisait exactement.
12:55Pour que les jurés
13:00se fassent une meilleure idée,
13:02des documents
13:02sont projetés
13:03comme les photos
13:04de la reconstitution
13:05des faits
13:06car le comportement
13:07de Cédric Jubilard
13:08devant cette machine
13:08à laver
13:09paraît surprenant.
13:13Pardon de le dire ainsi,
13:15mais l'hygiène
13:16corporelle
13:17de Cédric Jubilard
13:18interroge
13:19sur cette pratique.
13:21Je ne pense pas
13:22qu'il passait sa vie
13:23à faire des machines
13:25à laver.
13:27A l'époque déjà,
13:28cette pièce du dossier
13:29autour de la machine
13:30à laver
13:30cristallise les attentions
13:32des enquêteurs.
13:34Pourquoi Cédric Jubilard
13:35la remplit-il
13:36en pleine nuit ?
13:37Tente-t-il d'effacer
13:38d'éventuelles preuves ?
13:40La couette à l'intérieur
13:41aurait-elle un lien
13:42avec la disparition ?
13:45Ça, c'est quelque chose
13:46qui va lui être reproché
13:47dès le début
13:48et lui,
13:49il va l'expliquer
13:49de la façon suivante.
13:50Il va dire
13:51« Moi, j'ai appelé
13:51à 4h09 du matin.
13:53Ils arrivent 50 minutes après.
13:55Dans l'intervalle,
13:56je ne vais pas me recoucher.
13:57Je n'ai pas du tout
13:57envie de dormir.
13:58Je suis inquiet.
13:59Je ne sais pas quoi faire.
14:00Je prends des choses
14:01qui sont par terre
14:01puisque nous savons
14:02que ce n'est pas très ordonné
14:03chez lui.
14:04Je vais les mettre
14:05dans la machine à laver
14:05en attendant qu'ils arrivent.
14:07Il aurait dû faire quoi ?
14:08Se servir un verre d'eau ?
14:09Prendre un café ?
14:10De toute façon,
14:10tout lui aurait été reproché.
14:13Ce mardi,
14:14les deux gendarmes
14:15sont à nouveau questionnés
14:16sur la scène
14:17de la machine à laver.
14:18Un doute persiste.
14:20Cédric Jubilard
14:21s'en est-il servi ?
14:22Les deux gendarmes
14:24sont aussi interrogés
14:25à propos du témoignage
14:26de la meilleure amie
14:27de Delphine Jubilard.
14:29Elle leur aurait déclaré
14:30que la jeune femme
14:31pouvait s'absenter
14:32en pleine nuit
14:33pour promener ses chiens.
14:34Or, devant le jury,
14:38aucune des deux gendarmes
14:39n'a évoqué
14:40cette information cruciale,
14:42ce que les avocats
14:43de la défense
14:43ne vont pas manquer
14:45de relever.
14:48Êtes-vous briefée
14:49avant de venir ?
14:51Je prépare seule.
14:53Donc seule,
14:54vous oubliez la même chose
14:55que votre collègue
14:56qui a préparé seule,
14:57elle aussi, d'accord ?
15:00Vous vous êtes réunie
15:02avec les enquêteurs ?
15:04Euh, oui.
15:06On avance,
15:06ce n'est pas votre procès.
15:08Mais comme par hasard,
15:09vous faites la même erreur.
15:13Ce que l'on a relevé,
15:15c'est qu'il y a
15:15deux omissions
15:16qui ont été faites
15:17par les deux gendarmes
15:18à deux moments différents,
15:20deux points très précis
15:21qui sont à décharge.
15:23Et comme par hasard,
15:23ces deux gendarmes
15:24ont oublié
15:25ces deux points précis.
15:26C'est très curieux quand même
15:27que l'on puisse avoir
15:28deux éléments à décharge
15:29qui ne soient pas exposés
15:31par deux gendarmes
15:32à deux moments différents.
15:33Les avocats pointent
15:34des lacunes
15:35dans leur déposition
15:36et vraiment,
15:36on sent que pied à pied,
15:37ils ne vont pas lâcher
15:38pendant quatre semaines.
15:39À chaque fois qu'il y a moyen
15:40de retourner un témoin
15:41et de montrer
15:42qu'il y a des failles,
15:43ils vont aller là-dedans.
15:45Pour les avocats
15:46de la partie civile,
15:47il ne s'agit que
15:48de débats périphériques
15:49qui ne permettent pas
15:51de disculper
15:52Cédric Jubilard.
15:52C'est vrai qu'apprendre
15:55les choses de manière isolée,
15:57on finit pratiquement
15:58par s'y perdre.
15:58On crée un brouillard
16:00de guerre
16:00qui n'est pas compatible
16:01avec l'idée
16:02qu'il faut se faire
16:03de l'ampleur
16:04et de la qualité
16:05des moyens
16:06qui ont été déployés
16:07pour retrouver
16:07Delphine Jubilard.
16:08Au terme d'une première
16:11semaine tendue
16:12et indécise,
16:13les témoins
16:14et les jurés
16:14ont commencé
16:15à retracer le fil
16:16de la disparition
16:17de Delphine Jubilard.
16:19Les débats,
16:20parfois houleux,
16:21n'ont pas encore permis
16:22de percer le mystère
16:23toujours entier
16:24de cette nuit
16:25du 15 décembre 2020.
16:29Des témoins clés,
16:30comme l'amant
16:30de Delphine Jubilard
16:31et ses plus proches amis,
16:33pourraient dans les prochains jours
16:34changer la donne.
16:38Merci.
Commentaires