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  • il y a 5 mois
Dans C'est Excellent, Judith Beller reçoit Michaël Cohen, à l’affiche de la nouvelle série quotidienne "Tout pour la lumière" sur TF1 et sur la scène du Théâtre Antoine avec "Le Bourgeois Gentilhomme" à partir du 3 octobre aux côtés de Jean-Paul Rouve & Fabrice Larue, PDG de PulluP Entertainment, acteur majeur du jeu vidéo en France

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##C_EST_EXCELLENT-2025-09-28##

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News
Transcription
00:00Sud Radio, c'est excellent, Judith Belair.
00:04Bonsoir les amis de Sud Radio, une heure pour s'inspirer, vibrer et rencontrer des personnalités incarnées, c'est parti, c'est excellent.
00:11On peut le voir jouer tant sur les planches de nos théâtres qu'au cinéma ou à la télévision et il manie la plume aussi.
00:17Michael Cohen est donc un artiste complet, c'est le moins qu'on puisse dire.
00:19Michael, vous êtes actuellement à l'affiche de la nouvelle série quotidienne de TF1, Tout pour la lumière,
00:24mais aussi avant la fin de l'année 2025, de retour dans Mastercrime saison 3, sur TF1 également.
00:30Vous serez sur scène aussi dans le Bourgeois Gentilhomme au Théâtre Antoine à partir du 3 octobre aux côtés de Jean-Paul Rouve.
00:35Un riche programme, bienvenue.
00:37Merci.
00:37Plaisir de vous recevoir.
00:39C'est un entrepreneur au parcours atypique.
00:41Gamin sorti de l'école à 13 ans, il est passé de la radio à la presse, à la joaillerie, aux grandes fictions télé.
00:46Fabrice Larue, vous êtes désormais à la tête de Pull Up Entertainment,
00:49l'éditeur français qui cartonne à contre-courant d'un marché du jeu vidéo en crise.
00:53Avec votre dernier jeu, Space Marine 2, et ses 7 millions de joueurs, vous affichez des revenus et des bénéfices records.
00:59Et l'ambition de sortir 50 nouveaux jeux dans les 3 prochaines années, c'est une succès story comme on les aime.
01:03Bienvenue.
01:05Avec plaisir.
01:06Chers auditeurs, chers auditeurs, vous êtes sur Sud Radio.
01:08Bienvenue chez vous.
01:12Alors, on va écouter un petit extrait de Tout pour la lumière, quand même.
01:16Il y a des choses qu'il faut que tu saches sur ta mère.
01:18Ça faisait combien de temps que tu ne lui avais pas parlé ?
01:1920 ans.
01:20Du coup, avec Joël, on ne s'est jamais vraiment entendu.
01:23Je veux récupérer la direction du studio.
01:26Tu ne vas pas te débarrasser de moi.
01:28Je reste pour savoir ce qui est arrivé à ma mère.
01:29Tout pour la lumière, réalisé par Nicolas Herde, avec Michael Cohen notamment, sur TF1 et sur Netflix aussi d'ailleurs, Michael Cohen.
01:41D'abord sur Netflix et une semaine après sur TF1.
01:44C'est la première fois qu'ils font cette collaboration.
01:46C'est la toute première donc.
01:47Toute première fois.
01:48C'est beau.
01:49Alors, Tout pour la lumière, c'est des performances artistiques, du drame et de la saga familiale, grosso modo.
01:54C'est un peu ça ?
01:55Oui, la vie, quoi.
01:57Et ça s'inspire des grandes séries qu'on a connues, que moi j'ai regardées, par exemple, pour ma génération.
02:01Undo Stress ou Fame, par exemple.
02:03Alors moi, je suis plus de la génération Fame.
02:04Et vraiment, Fame, ça a été une série et un film d'abord qui m'a vraiment donné envie de faire ce métier.
02:08Et quand j'ai reçu cette proposition, j'ai pensé tout de suite à ça.
02:11Je me suis dit, je ne peux pas ne pas faire une série qui se passe dans une école ou une académie de chant, de danse, de musique.
02:19C'est tout ce que j'aime.
02:20C'est ce qui vous a séduit dans le projet, en fait ?
02:22Totalement.
02:23Je trouvais que l'écriture était belle.
02:25Ça donnait une belle part à la jeunesse, à la transmission.
02:29C'est ce que j'aime le plus dans mon métier.
02:31Moi, c'est la transmission.
02:32De la même manière qu'on m'a transmis beaucoup, j'aime bien l'idée que ça soit une boucle qui soit assez éternelle.
02:39Et puis, surtout, j'étais entouré de comédiens qui j'aiment beaucoup.
02:43Donc, je ne connaissais pas les jeunes.
02:45J'ai appris à les découvrir par la suite parce que j'ai appris que c'était quand même des petites grandes stars.
02:50Il y a pas mal d'anciens candidats de The Voice Kids.
02:53J'ai découvert ça après.
02:54Ils ont tous un talent extraordinaire.
02:58C'est devenu une troupe, une vraie troupe.
03:00Et puis, des acteurs plus confirmés que j'adore comme Jerry Esther, Gilles Cohen, Lornick Gantry, Flore Benaventura.
03:09Isabelle Otero.
03:10Ils ont réussi à mélanger des générations qui...
03:13Le mélange, c'est comme une recette de cuisine.
03:15Vous en parlez avec des paillettes dans les yeux.
03:17Ça se voit que vous vous amusez beaucoup.
03:19C'était cinq mois de tournage parce que c'est une quotidienne particulière.
03:21Ça ne dure que quatre mois.
03:24Ça suit le stage de l'académie.
03:26Donc, ça ne dure quatre mois contrairement à une série comme Plus belle la vie où ici tout commence toute l'année.
03:31Donc, c'est aussi pour ça que certains d'entre nous ont accepté pour ne pas être bloqués toute l'année.
03:36Et ça a été donc quatre, cinq mois de tournage merveilleux.
03:39À Marseille que j'embrasse d'ailleurs parce que c'est une ville que j'adore profondément.
03:43Et alors, vous incarnez Eric Verzeroli.
03:46C'est le patron du bar Le Comet.
03:47C'est un lieu central.
03:48C'est un rôle clé aussi dans le quotidien de ces jeunes talents.
03:51Vous parlez de transmission.
03:52Finalement, vous avez aussi un rôle de quelqu'un qui transmet dans la série.
03:55C'est un personnage très positif.
03:57Et j'avais très envie de faire ça parce qu'il y a souvent, dans ce qu'on nous donne à jouer,
04:01il y a souvent où on est un tueur, où on est malsain, où on veut faire du mal,
04:05où on veut prendre l'argent de son pote, de son voisin.
04:07J'avais envie d'incarner un personnage positif.
04:10Et donc, c'est quelqu'un qui est effectivement dans la transmission,
04:14qui soutient ses enfants.
04:16Ses trois enfants sont au studio.
04:18Soit ils travaillent, soit sont élèves.
04:21Et qui aide aussi les autres élèves.
04:23C'est quelqu'un qui veut faire le bien autour de lui.
04:26Voilà, donc, il a ses zones d'ombre intérieures, ses chagrins,
04:31sa femme l'a quitté, etc.
04:32Mais il reste très lumineux.
04:34Pour le coup, c'est une vraie lumière dans ce groupe-là.
04:39Qu'est-ce qui vous a inspiré alors pour ce rôle ?
04:41J'ai été chercher ma propre lumière.
04:43Vous-même, c'est ce que j'allais dire.
04:44Et puis tous les gens lumineux que je croise tout le temps.
04:48J'essaye de m'entourer de plus en plus de gens, en tout cas,
04:51qui amènent de la lumière plus que de l'ombre.
04:53Alors, il y a aussi, donc, on parle de cette importance de la transmission
04:57et de ces jeunes artistes très prometteurs qui vous entourent sur le plateau.
05:01On peut en citer quelques-uns.
05:02Il y a Gandal, Marie Moutou, il y a Vic, Marco Boutin.
05:05Dans The Voice Keys, par exemple, Abdela Boujalal, Charlie Loiselier.
05:10Ouais, c'est des artistes déjà complètement accomplis,
05:12malgré leur jeune âge, en fait, j'ai envie de dire,
05:13qui savent, en tout cas, qui connaissent leur chemin.
05:15En tout cas, en chant, ils sont à un niveau, moi, qui m'impressionne.
05:20C'est sûr et certain, technique vocale, sensibilité, émotion, gestion du stress, de tout.
05:26Enfin, ils sont déjà très impressionnants
05:28et je sais qu'ils auront une très, très longue et belle carrière dans le chant.
05:32En acting, pour la plupart, à part Gwendal et Vic, ils démarrent tous.
05:37Donc, ils ont besoin de vous aussi.
05:38Ils ont un peu besoin de nous.
05:39Alors, nous, on n'est pas là pour leur donner des conseils.
05:41On est là pour les accompagner.
05:42C'est une force commune, quoi.
05:44Oui, je donne de conseils à personne.
05:45Mais, en tout cas, on les a accueillis.
05:47Nous, les acteurs, dits, un peu plus professionnels,
05:50on les a accueillis à bras ouverts et sans les juger.
05:53Et puis, on était comme eux.
05:55Parce qu'en fait, à un moment d'action, on est tous sur la même scène.
05:59Et puis, vous avez commencé comme ça aussi.
06:01J'ai commencé jeune, comme tout le monde.
06:02Bah, voilà.
06:04Alors, sinon, vous rejoignez le casting de Master Crime.
06:06C'est la saison 3.
06:07C'est aux côtés de Muriel Robin sur TF1.
06:09C'est fin 2025, c'est ça que ça va passer ?
06:11Ça m'a passé au octobre.
06:12Non, mais je ne rejoins pas.
06:14Ça fait trois saisons qu'on fait ça.
06:15Oui, mais pour la saison 3, je parlais.
06:16Oui, bien sûr.
06:17Vous revenez au casting, si vous préférez la formulation.
06:20Et c'est une série qui est très drôle à faire.
06:25Il se passe encore quelque chose sur la transmission.
06:28Mais là, c'est des jeunes qui sont en école de criminologie.
06:33Et moi, je joue à médecin légiste.
06:35Théodore Belin.
06:37Exactement.
06:38Docteur Belin.
06:38J'adore ce terme.
06:40Et je couds, recous et tombe amoureux du commissaire incarné par Anne Lenem.
06:48Et je m'amuse beaucoup à faire cette série aussi depuis trois ans.
06:50Qu'est-ce qui vous plaît le plus dans ce rôle d'inspecteur ?
06:53Alors, c'est la comédie.
06:55C'est de jouer avec Muriel Robin.
06:56Que je connaissais un petit peu, mais avec qui je n'avais jamais travaillé.
07:00Et qui est une partenaire vraiment extraordinaire.
07:02Et très drôle.
07:03Et qui est une actrice.
07:04On se rend compte de plus en plus.
07:06Mais qui est une véritable actrice de cinéma.
07:09Enfin, quand je dis cinéma, ça veut dire sans globe la télé, bien sûr.
07:11Et qui n'est pas que juste une one-man show.
07:16Ça, c'est important pour elle, elle l'a dit.
07:18Ah mais non, mais c'est une évidence, un plaisir dans son oeil.
07:21Il est brillant tout le temps.
07:22Elle a un sens du rythme.
07:23Donc, c'est un vrai bonheur de travailler avec elle.
07:26Et puis, de faire des séries bien construites, bien écrites.
07:30C'est toujours agréable.
07:33Bah oui, c'est sûr.
07:34Alors, Fabrice Larue, vous êtes à la tête de Pull Up Entertainment.
07:38Et d'ailleurs, je me demandais, vous faites appel à des comédiens
07:40pour prêter leur voix aux jeux vidéo, on imagine que vous développez.
07:43Pour plus d'immersion ou pas du tout ?
07:45Alors, on fait un peu appel.
07:46Mais maintenant, il y a beaucoup d'intelligence artificielle là-dessus.
07:49Surtout pour pouvoir tourner en plusieurs langues.
07:51Mais c'est vrai qu'on fait appel à des comédiens pour les voix originales.
07:54Et l'idée, c'est que la voix, en fait, elle pousse à l'expérience immersive.
07:58C'est hyper important.
07:59C'est un peu comme le média de la radio.
08:00D'ailleurs, ça permet d'être plus proche, peut-être, des personnages aussi.
08:03Alors, d'abord, ça dépend aussi des jeux.
08:05Il y a des jeux qui sont plutôt des shooters.
08:07Donc là, dans ce cas, la parole est réduite à ça plus avec expression.
08:10Il y a des jeux plus narratifs où on raconte des belles histoires.
08:13Et la voix est un personnage à part entière dans le développement du jeu, c'est sûr.
08:18Vous jouez, vous, aux jeux vidéo, Michael ?
08:20Non, j'y ai joué quand j'étais jeune, sur une console qui s'appelait Atari.
08:25Mais en revanche, mon fils est un grand consommateur, un trop gros consommateur.
08:30Oui, vous trouvez ?
08:31Oui, bien sûr.
08:32Oui, c'est une génération compliquée.
08:34C'est un fléau.
08:35Bref, mais bon.
08:36Mais il est essentiellement sur le jeu Fortnite.
08:39Et donc, je lui ai demandé hier, comme je savais que je vous rencontrais, monsieur Larousse,
08:41s'il connaissait votre jeu.
08:42Bien sûr, il le connaît.
08:43Mais, pour l'instant, il reste attaché à Fortnite.
08:47Mais sûrement, quand il va écouter l'émission, il va changer.
08:49Non, mais vous avez raison.
08:50Vous avez raison.
08:51Je pense que le jeu vidéo, moi qui ai fait de la presse, la radio, la télévision,
08:55pour moi, le jeu vidéo, c'est un univers totalement différent.
08:58C'est un marché international.
08:59C'est 180 milliards de chiffres d'affaires.
09:01C'est-à-dire plus que le cinéma, la SVOD et la musique.
09:04Et c'est 3 milliards de joueurs qui dépensent 60 dollars par an.
09:09C'est énorme.
09:113 milliards de joueurs.
09:12C'est à 95%.
09:13Pratiquement la moitié du globe, quoi.
09:1540%.
09:15Il y a 7 milliards de joueurs, 40%.
09:17Et la moyenne d'âge, elle est de 39 ans.
09:20Par contre, ce que vous dites, ça nous honneure, mais ça nous engage.
09:22C'est-à-dire qu'on a une vraie responsabilité vis-à-vis des enfants.
09:25Vous avez raison.
09:26Et donc, tant que ça reste dans le ludo éducatif, je trouve que ça a des vertus.
09:30Dès l'instant qu'il y a une addiction et qu'ils ne passent leur temps qu'à shooter des gens,
09:35je trouve que c'est un peu réducteur.
09:36Le seul problème, c'est que c'est ce qui se vend.
09:38Donc, c'est une difficulté.
09:39Par contre, si on part sur Fortnite, comme moi je vais les voir plusieurs fois,
09:43Fortnite, c'est plus qu'un jeu vidéo.
09:44C'est un réseau social.
09:45C'est un monde aussi.
09:46C'est un monde.
09:47Où ils communiquent entre eux.
09:50Ils diffusent des séries, des événements, des concerts, des spectacles.
09:55C'est devenu un univers.
09:56Ça les relise les uns les autres.
09:58Ça, c'est le point positif.
09:59Parce que ça leur crée un monde.
10:01Le seul point négatif, c'est que quand ils éteignent leur jeu, ils se retrouvent tout seuls.
10:05Et ça, c'est la responsabilité que nous avons.
10:07Parce qu'ils ont plein d'amis virtuels qui ne se connaissent pas.
10:10Et ça les désociabilise un peu.
10:11Donc là, on a aussi une responsabilité.
10:13Pour ne pas vous mentir, c'est vrai que pendant la crise du Covid,
10:15c'est là où ça a été le plus impactant, le plus difficile.
10:18Parce que quand le Covid s'est arrêté,
10:21effectivement, ce que vous racontez, on l'a vécu.
10:24C'est-à-dire que là, ils se sont sentis totalement seuls,
10:26alors que c'était leur seul échappatoire, entre autres, Fortnite.
10:30Ça et Netflix aussi.
10:32Puisque pendant la crise du Covid,
10:34les jeux vidéo et les abonnements à des plateformes ont explosé.
10:39Quand un jeune décroche de son jeu et qu'il quitte cette communauté-là,
10:42finalement, il faut qu'il se réinvente dans la vraie vie.
10:45Absolument.
10:46Vous avez raison.
10:48Il décroche parce qu'un jeu chasse l'autre,
10:50mais il fait partie d'une communauté avec laquelle il les communique à côté.
10:54Mais il ne faut pas qu'il se désociabilise.
10:57C'est pour ça que je pense qu'il faut...
10:59On a aussi une responsabilité,
11:00mais les parents ont une responsabilité de dire
11:02« Tu joues deux heures ou trois heures par jour quand tu avais tes devoirs. »
11:06Vous ne pouvez pas les déconnecter.
11:07C'est comme si vous disiez à votre enfant
11:08« Je t'enlève ton téléphone portable. »
11:10Ah, ça peut m'arriver de faire ça, moi.
11:12Oui, mais pas réprimande.
11:13Mais aujourd'hui, il y a essayé un enfant de 10-12 ans
11:16de ne pas lui donner des phones portables et il est déconnecté.
11:18Donc, c'est toujours un réglage entre l'éducation
11:21et la responsabilité que nous avons.
11:23Et j'en suis conscient, moi.
11:23Et la frontière est fine aussi entre les jeux vidéo et le cinéma.
11:25Aujourd'hui, par exemple, il y a de plus en plus de jeux vidéo
11:27qui sont adaptés.
11:28Beaucoup, beaucoup.
11:29Ça vous amuserait, vous, de jouer dans un film, justement,
11:31où vous jouiez sur un super pouvoir incroyable ?
11:35Un super héros, un film d'action.
11:37On n'en fait pas beaucoup en France, malheureusement,
11:38mais j'adorerais, bien sûr.
11:40C'est-à-dire qu'il faut que les marques soient fortes et mondiales.
11:43Et puis, deuxièmement, maintenant,
11:45beaucoup de séries se développent en jeux vidéo
11:47et beaucoup de jeux vidéo se développent en séries.
11:49Nous, on est en train de travailler sur le développement.
11:51Parce que quand vous avez une communauté
11:53de 10 ou 12 millions de joueurs,
11:55c'est énorme parce qu'un jeu vidéo,
11:57c'est une communauté mondiale.
11:59Et l'instant que vous le passez sur une plateforme,
12:01la plateforme, tout de suite, a une communauté
12:03de 12 millions de personnes qui va regarder cette série.
12:05C'est des gros contrats, quoi.
12:07C'est des contrats importants.
12:08Oui, mais le problème, c'est que c'est un marché mondial,
12:10aujourd'hui, par rapport à la presse, la radio et la télévision,
12:12qui sont des marchés locaux,
12:13bloqués par des autorisations d'émettre locales.
12:15On va y revenir tout de suite.
12:17C'est excellent, c'est l'émission qui célèbre les talents,
12:19les idées et les initiatives qui font vibrer la France.
12:21Ce soir, vous êtes avec le comédien,
12:22metteur en scène, auteur Michael Cohen
12:24et le patron de Pull-Up Entertainment,
12:27Fabrice Larue.
12:27Vous restez avec nous, à tout de suite.
12:31Sud Radio, c'est excellent, Judith Bélair.
12:33C'est excellent sur Sud Radio,
12:34c'est le bon réflexe du dimanche
12:36pour partir à la rencontre des talents
12:37et des initiatives qui nous inspirent.
12:39Bienvenue à vous si vous nous rejoignez
12:40au programme pour vous.
12:42Tout l'acteur, metteur en scène, écrivain Michael Cohen
12:44à l'affiche de Tout pour la lumière bientôt.
12:47Master Crime aussi, saison 3 sur TF1
12:49et puis sur scène dans le Bourgeois Gentilhomme
12:50au Théâtre Antoine, ça sera le 3 octobre.
12:52Et puis Fabrice Larue,
12:54PDG de Pull-Up Entertainment,
12:55l'éditeur jeux vidéo français
12:57qui cartonne et ça cartonne, Fabrice Larue.
13:00Vous prévoyez notamment de sortir
13:01une cinquantaine de nouveaux jeux sur 3 ans.
13:04Et alors, votre dernier titre phare,
13:05je vais sûrement très très mal le dire,
13:07Veramer, c'est ça ?
13:08Oui.
13:08Ah, je ne me suis pas trompée.
13:09C'est Warhammer.
13:10Warhammer, ben voilà.
13:11C'est l'univers de Warhammer.
13:1340 000, Space Marine 2.
13:15Bravo, je l'ai bien dit.
13:15Bravo, vous maîtrisez parfaitement.
13:197 millions de joueurs à travers le monde déjà.
13:21Vous venez de le sortir.
13:22Oui, on vient de le sortir.
13:23C'est dingue.
13:24C'est énorme.
13:25Qu'est-ce qui fait que ça marche aussi bien ?
13:27Ça marche aussi bien parce que d'abord,
13:28Warhammer, pour ceux qui ne connaissent pas,
13:30ce sont des jeux de plateau,
13:32des jeux de figurines.
13:34Oui, c'est des petites figurines.
13:35J'ai regardé, effectivement.
13:36Et donc, ce sont des marques où les jeunes
13:38achetaient des petites figurines pour jouer entre eux.
13:41Donc, il y a une communauté très très forte
13:43quand on a lancé le jeu.
13:44De collectionneurs aussi.
13:45De collectionneurs.
13:46Oui, c'est ça.
13:46Et maintenant, c'est même la réconciliation des générations.
13:49Parce que les parents jouaient avec les enfants.
13:51Et ça les réassure en disant,
13:53je sais de quoi je vais mettre mon enfant.
13:55Quand vous me parliez tout à l'heure
13:56de la responsabilité qu'on a,
13:57quand on a sorti un jeu qui s'appelait Tortue Ninja,
14:00le père disait, mais moi j'ai joué il y a 20 ans.
14:02Donc, quelque part, il est rassuré
14:04de ce qu'il met devant les mains de ses enfants,
14:06de son fils.
14:07Et deuxièmement, il joue avec lui.
14:09Donc, c'est une réconciliation de génération.
14:10Et si le père passe une heure ou deux,
14:12ou la mère d'ailleurs,
14:13parce que maintenant, c'est à 49% femmes
14:15et 51% noms,
14:16avec son fils à jouer un jeu
14:17qui jouait il y a 20 ans,
14:18moi, ça, c'est ludique.
14:20Il faut que ça soit encadré.
14:21Et puis, ça crée un lien, effectivement,
14:22entre les parents et les enfants.
14:23Parce que, effectivement,
14:24ce qu'on disait tout à l'heure,
14:26c'est que l'époque virtuelle
14:27où grandissent ces nouvelles générations,
14:29nous, on en est un petit peu éloignés, parfois.
14:31Donc, c'est aussi une manière
14:32de les retrouver, quelque part.
14:33Moi, je le vois aussi avec mes propres enfants,
14:35qui sont un peu plus âgés.
14:36Moi, je vois bien que
14:37quand je leur parlais de la presse,
14:38de la radio, de la télévision en France,
14:40pour eux, ça leur avait un petit peu échappé,
14:42quand même.
14:43Ils n'écoutent plus la radio,
14:44ils ne regardent pas la presse,
14:45ils ne regardent plus la télé.
14:4635 ans, ça devient difficile.
14:47Oui, moi, j'en ai qui ont entre 25 et 35.
14:51Ils ne regardent pas ça.
14:52Donc, quand je leur parle de jeux vidéo,
14:53de métaverse,
14:55de Ready Player One,
14:56ou de choses comme ça,
14:57j'arrive à avoir une communication avec eux.
15:00C'est-à-dire qu'on parle du même sujet.
15:01Ça me sert même, pour moi,
15:02de laboratoire, d'analyse
15:04comment se comportent les jeunes.
15:05C'est un moyen de se réconcilier aussi
15:07avec ses enfants.
15:08Et puis alors,
15:09vous parlez de Tortue Ninja,
15:11ça, c'était un gros carton.
15:12Il y a Shredder's Revenge,
15:13il y a Black Tale Requiem.
15:15Vous, vous l'avez dit, ça,
15:16le jeu vidéo recèle un potentiel
15:18de croissance incroyable.
15:20Je vous cite, en fait.
15:21C'est non-stop, quoi.
15:23Tu dis ça, moi ?
15:23Oui, vous avez dit ça.
15:24C'est que ça doit être vrai.
15:25Si je lui ai dit ça.
15:27Non, mais c'est vrai que c'est un potentiel énorme
15:28parce que, vous voyez,
15:29on part de figurines.
15:31On va sur un jeu,
15:33on va sur une série télé derrière.
15:35Donc, c'est un univers
15:35qu'on exploite à 360 degrés.
15:38Donc, c'est un marché
15:39de 3 milliards de joueurs.
15:41Quand vous touchez 3, 4, 5, 6 millions
15:43de joueurs, c'est rien du tout.
15:45Mais en télévision, en radio,
15:47quand vous faites 3, 4 millions
15:48de téléspectateurs ou de spectateurs,
15:50c'est énorme.
15:51Visamment, c'est sur un marché français.
15:52Là, vous êtes sur un marché mondial.
15:54La seule difficulté,
15:55c'est qu'il y a une concurrence énorme.
15:57C'est-à-dire que,
15:58si bien des Chinois, des Japonais,
16:00des Coréens, des Américains,
16:01il y a une concurrence énorme.
16:02On sort entre 1000 à 1500 jeux par an.
16:06C'est énorme.
16:07C'est comme si, nous, en France,
16:08on faisait des blockbusters
16:09genre les Marvel.
16:09C'est ce que vous faites là.
16:10En fait, vous êtes en concurrence directe
16:12avec les Américains.
16:14À condition d'avoir les marques.
16:15Oui.
16:16Mais vous avez les mêmes budgets
16:17que...
16:19C'est ça qui fait la différence ici.
16:20Et nous, on travaille sur PC console
16:22par rapport à ceux qui travaillent sur mobile.
16:26Et on travaille sur des jeux,
16:27on va dire,
16:27entre 2 et 25 millions.
16:30Si vous allez sur des gros blockbusters
16:33et il faut avoir des marques,
16:35là, c'est des budgets beaucoup plus importants.
16:36Il faut acheter la marque.
16:37Il faut acheter la marque
16:39ou l'avoir en licence.
16:40Oui, c'est ça.
16:40Mais c'est un petit peu
16:41comme quand on faisait
16:42plus belle la vie
16:43et qu'après, on a fait Versailles.
16:45Le budget de Versailles,
16:47c'était 30 millions d'euros
16:48pour 8 épisodes.
16:50Game of Thrones,
16:50House of Cards,
16:51c'était 100 millions de dollars
16:52pour 8 épisodes.
16:53Le problème, c'est qu'eux,
16:54ils l'amortissaient
16:55sur le marché américain.
16:56Et quand ils vendaient à l'étranger,
16:57c'était du bénéfice.
16:58que nous, on n'arrivait pas
16:59à le financer en France,
17:00il fallait faire des pré-ventes
17:01à l'étranger
17:01pour pouvoir le financer.
17:03Et c'est pour ça, d'ailleurs,
17:04peut-être qu'il n'y a pas
17:05ces gros blockbusters
17:06dont vous nous parlez en France,
17:07Mickaël Cohen.
17:08Oui, à cause de la langue.
17:09À cause de la langue,
17:10mais pas que, aussi à cause du marché
17:11qui est finalement très réduit
17:13par rapport à un marché américain.
17:14Effectivement,
17:15quand ça sort aux Etats-Unis,
17:16c'est déjà énorme.
17:18C'est-à-dire...
17:19Quand on a l'Europe,
17:20quand même,
17:20on a quand même des pays européens,
17:22on fait des contributions
17:22avec l'Italie...
17:24Moi, je vois, par exemple, Versailles,
17:25j'étais obligé de le tourner
17:26en anglais.
17:28Doublé en français.
17:29Sinon, le marché américain,
17:30il ne me le prenait pas.
17:31Alors que Lou 14
17:31parlait très mal anglais.
17:32Absolument.
17:33Donc, on a fait un casting
17:34donc anglais.
17:35Parce qu'il y avait très peu
17:36de Français
17:37qui parlaient correctement
17:38en anglais sans accent.
17:40Et donc, moi,
17:40ça m'embêtait
17:41de le faire en anglais.
17:42Parce que c'est quand même Versailles,
17:43c'était un producteur français,
17:44un primo diffuseur
17:45qui était canal français.
17:47Mais on était obligé
17:48pour l'international
17:49de le tourner en anglais.
17:50Parce que les Américains
17:51veulent bien vous envoyer
17:51des séries américaines
17:52doublées en français.
17:53Mais ils ne veulent pas
17:53des séries françaises
17:54doublées en anglais.
17:55Et que ça soit dans une voie originale.
17:56Ça ne change pas avec l'IA,
17:56ça, aujourd'hui ?
17:58Avec l'IA, ils ne reconnaissent pas.
17:59Ça devrait changer avec l'IA.
18:00Ça devrait changer avec l'IA.
18:01Alors, tout de même,
18:02Pull Up Entertainment,
18:03c'est à peu près
18:0450 collaborateurs
18:05majoritairement créatifs
18:06qui sont répartis
18:07dans 7 studios.
18:08Vous avez enregistré
18:09des revenus en forte hausse.
18:11Alors, on peut dire
18:11quelques chiffres quand même.
18:12390 millions d'euros
18:13pour l'exercice 2024-2025.
18:15Vous revendiquez
18:16un profit de 60,3 millions d'euros.
18:19Vous maintenez la croissance
18:20et vous investissez
18:21en même temps.
18:22En fait, vous pariez
18:23tous les jours, quoi.
18:24J'ai envie de dire, Fabrice.
18:25Vous avez raison.
18:26Vous avez raison
18:26parce que la création,
18:27ce n'est jamais une science exacte.
18:29Alors, on essaie
18:29de diminuer nos risques.
18:31C'est 600 collaborateurs
18:32dont 450 créatifs
18:34des gens qui créent
18:35comme dans la production.
18:37C'est ce que je préfère, d'ailleurs.
18:38Moi, ce que je préfère
18:38dans le métier de la production télé
18:39comme dans le jeu,
18:40c'est l'auteur.
18:41C'est celui qui est devant
18:41sa feuille blanche
18:42qui écrit.
18:43C'est le plus beau des métiers.
18:46qui viennent, etc.
18:48On prévoit de sortir
18:49une cinquantaine de jeux.
18:51On en va en sortir
18:51une douzaine cette année.
18:53Sur les 12,
18:54il y en a 2-3 qui ne marchent pas,
18:562-3 qui marchent à peu près,
18:583-4 qui marchent bien
18:59et puis un bullbuster par an.
19:00Là, on essaie
19:02d'avoir plus de naissances
19:05que d'essais.
19:06Comme dans la production
19:06audiovisuelle,
19:07on avait 40 producteurs
19:08dans la télé.
19:09Il y avait 20 qui produisaient
19:10et 20 qui ne produisaient pas.
19:12Mais ceux qui produisaient,
19:13ça finançait ceux
19:14qui ne produisaient pas.
19:14Parce qu'il fallait investir
19:15beaucoup en recherche
19:16et en développement.
19:18D'où l'intérêt d'un groupe
19:19et d'où l'intérêt
19:20de ne plus faire des unitaires,
19:21de faire des séries
19:21qui permettent
19:22de fidéliser les auteurs,
19:24fidéliser les comédiens,
19:26créer du catalogue,
19:27faire des revenus récurrents,
19:28installer des marques,
19:29installer des rendez-vous,
19:30gérer une communauté
19:31pour pouvoir leur parler.
19:32D'où l'intérêt
19:33de faire des séries.
19:34La série,
19:34c'est un peu le graal
19:35du comédien aussi,
19:36quand même,
19:37Michael Cohen.
19:37Le graal,
19:38c'est de tourner,
19:40faire le parrain.
19:41Mais bon,
19:42après le Covid,
19:45tout a évolué.
19:45C'est vrai qu'avant,
19:47les acteurs n'allaient pas
19:48trop vers les séries.
19:49Il n'y avait pas
19:50la même qualité.
19:51Il n'y avait pas
19:51la même qualité,
19:52donc ça a évolué,
19:52bien sûr.
19:54Mais c'est vrai que
19:54quand on commence
19:55à faire ce métier,
19:56on rêve de beaux rôles
19:57au théâtre,
19:58de beaux rôles au cinéma
19:59et pas forcément
20:00de faire de séries.
20:01Mais sauf que
20:01tout évolue
20:02et aujourd'hui,
20:03il y a deux choses.
20:04C'est que faire une belle série,
20:05c'est formidable,
20:06mais d'être enfermé
20:07dans une belle série,
20:08c'est un piège aussi.
20:09Tout est une question
20:10d'équilibre.
20:11Vous avez raison.
20:13Au départ,
20:15quand je suis rentré
20:16dans les années 2010
20:17dans la télévision,
20:18les grands acteurs de cinéma
20:19ne voulaient pas
20:19faire de séries
20:20en disant
20:20oui, c'est de la sous-télé.
20:22Les frontières étaient
20:22beaucoup plus solides.
20:24Maintenant,
20:24ils ont une exposition
20:25énorme,
20:26beaucoup plus importante.
20:27Et internationale.
20:28Surtout maintenant
20:28qu'on s'est diffusé
20:29sur Netflix et sur TF1.
20:31Donc ils ont une puissance
20:31nationale et une puissance
20:32internationale.
20:34Et je suis d'accord
20:34avec vous,
20:35moi qui ai beaucoup discuté
20:35avec des comédiens
20:36de plus belle la vie,
20:37ils étaient heureux
20:38de tourner dans
20:38plus belle la vie
20:39mais ils tournaient
20:39250 jours par an.
20:41Ouais, c'est énorme.
20:41Et de temps en temps,
20:42et quand ils voulaient
20:43faire autre chose,
20:43faire un petit rôle à côté,
20:45ils n'avaient pas le temps.
20:46On les appelait souvent
20:47sous le nom du comédien.
20:48Ils étaient enfermés
20:48dans leur rôle.
20:49Et de temps en temps,
20:50ils avaient besoin de respirer.
20:51Ça peut tuer une carrière aussi.
20:52Pardon ?
20:52De faire un rôle récurrent
20:53comme ça,
20:54ça peut tuer une carrière.
20:54C'est-à-dire qu'on ne fait
20:55plus autre chose derrière.
20:56Surtout en France peut-être.
20:57Moi, quand je voyais
20:57les comédiens de plus belle la vie
20:58qu'on les appelait
20:59par leur nom de la série,
21:01ce n'était pas toujours
21:02agréable pour eux.
21:03C'est vrai.
21:03Parce qu'on ne les reconnaissait
21:04pas pour eux,
21:04mais on les reconnaissait
21:05comme le personnage
21:05de la série.
21:07C'est la limite de l'exercice.
21:08Enfin, en même temps,
21:09faire des séries collégiales
21:10qui touchaient
21:104-5 millions de spectateurs,
21:12c'est puissant.
21:14C'est magnifique.
21:15Mais il faut savoir utiliser
21:16après cette notoriété
21:17et puis cette expérience.
21:18Est-ce qu'il ne faut pas
21:18savoir en sortir
21:19au bon moment aussi,
21:20Migueline ?
21:20Sûrement.
21:21Moi, c'est la première fois
21:22que je fais ça.
21:24Mais en fait,
21:25moi, je suis passionné
21:26par le théâtre
21:27depuis que j'ai commencé
21:28ce métier.
21:28Donc, je veux pouvoir
21:29avoir cette possibilité
21:31d'aller sur les planches
21:33et de ne pas être enfermé.
21:34C'est pour ça que les temps
21:34de tournage doivent être réduits.
21:36Si on m'avait proposé
21:37sur toute l'année,
21:37je ne l'aurais pas fait.
21:38Et là, c'était un temps...
21:39Attention, c'est beaucoup de travail
21:40de tourner une série.
21:42Énormément de travail.
21:43C'est combien d'heures par jour ?
21:45En fait, on tourne
21:46beaucoup d'heures,
21:47minutes utiles par jour.
21:49Beaucoup plus que sur
21:50une série normale
21:50parce qu'on doit aller très vite.
21:52Il y a plusieurs plateaux,
21:53il y a plusieurs réalisateurs
21:54et il y a beaucoup de textes
21:55par jour.
21:55Je ne peux pas vous le quantifier
21:57mais c'est vrai que c'est
21:57un exercice très particulier,
21:59très intéressant,
22:00très très intéressant
22:00mais très particulier.
22:02Les temps sont réduits pour...
22:03Et puis, c'est un peu
22:04dichotomique aussi
22:05dans la narration.
22:06J'imagine que vous tournez
22:07telle scène avant,
22:08l'autre après, l'autre...
22:09Ça, c'est un peu le cas
22:10dans un peu partout.
22:11Mais sauf qu'on tourne
22:12beaucoup beaucoup de choses.
22:13Par exemple, dans une journée,
22:14on peut tourner six scènes
22:16de six épisodes différents
22:17et effectivement,
22:17il faut savoir
22:18s'il y a à trouver
22:18à l'intérieur.
22:19Mais on est très bien encadrés,
22:21il y a des côtes,
22:22il y a des gens
22:23qui viennent vous faire
22:24réciter votre texte.
22:27C'est très très bien organisé,
22:28j'imagine que vous en êtes
22:29à l'origine
22:30parce que ces quotidiennes
22:33sont très très bien encadrées,
22:34je trouve.
22:34À une quotidienne,
22:35on tourne 25 à 26 minutes
22:37utiles par jour.
22:38Une série comme Versailles,
22:39on tourne 6 minutes
22:40utiles par jour.
22:41Au cinéma,
22:42on tourne 2 minutes
22:43utiles par jour.
22:44Ça, c'est intéressant
22:45parce qu'on ne sait pas.
22:46La série,
22:48c'est la création
22:49au cœur du métier industriel,
22:51au sens noble
22:52du métier industriel.
22:54Alors finalement,
22:55Fabrice Larue,
22:55là vous orchestriez
22:56auparavant acteur
22:57et scénario à l'écran,
22:58vous en avez parlé,
22:58vous avez notamment
22:59produit Plus Belle la Vie,
23:00Braco, Versailles, etc.
23:02Vous guidez désormais
23:03la création de mondes interactifs,
23:04chaque détail fait vivre
23:05un univers crédible
23:06qui fascine les joueurs.
23:07C'est un peu comme
23:08créer une série quand même.
23:10Absolument.
23:10C'est comme je disais,
23:12c'est moins les...
23:13Alors,
23:13les points communs
23:14que j'ai vus
23:15entre le jeu vidéo
23:16et la série,
23:17surtout l'animation,
23:18d'ailleurs,
23:18c'est un métier
23:19qui est beaucoup plus
23:19proche de l'animation
23:20sur les développeurs,
23:22les auteurs,
23:23les créations,
23:23c'est très proche
23:24de l'animation.
23:25Mais c'est pareil,
23:25on raconte une histoire.
23:27Les points plus importants
23:29ou plus différenciés,
23:30on va dire,
23:30dans le jeu,
23:31c'est qu'il y a une interactivité
23:32que vous n'avez pas
23:32dans la série.
23:34Oui, forcément.
23:35Deuxièmement,
23:36vous êtes tout de suite
23:37international,
23:38c'est 95%
23:39à l'international
23:39et vous êtes totalement
23:40numérisé, digitalisé.
23:42C'est-à-dire,
23:42que vous êtes
23:42sur des plateformes
23:44immédiatement.
23:45Donc,
23:45c'est un autre prisme.
23:47C'est un tremplin
23:48beaucoup plus.
23:48Le métier de départ,
23:49ce que j'ai toujours
23:49essayé de faire,
23:51c'est d'unir
23:52des créatifs
23:53et des financiers.
23:54C'est-à-dire,
23:54c'est la création
23:55qui prime.
23:55Moi,
23:55j'arrivais tout le temps
23:56pour la création,
23:56mais il faut que la création
23:58soit soutenue par de la finance
23:59pour pouvoir que ses produits
24:00se pérennisent
24:01et se développent.
24:02Donc,
24:02en presse,
24:02en radio,
24:03en télévision,
24:04moi,
24:04j'ai beaucoup de respect
24:05pour un directeur
24:05de l'information
24:06ou un directeur
24:07des programmes
24:07ou un producteur
24:08parce que c'est eux
24:09qui sont
24:09à la chute ouvrière.
24:12Si vous étiez tous
24:12sur les financiers,
24:13ils comptent
24:13mais ils ne créent pas
24:14grand-chose.
24:15Donc,
24:15moi,
24:15mon rôle
24:15était d'être
24:16entre les deux.
24:17Les talents
24:18qui font bouger la France,
24:19vous l'aurez compris,
24:20c'est dans cette
24:20excellente comédie business
24:21au menu pour vous
24:22ce soir avec l'acteur
24:23Mickaël Cohen
24:23et le PDG
24:24de Pull Up Entertainment
24:25Fabrice Larue.
24:26Tout ça,
24:26c'est excellent.
24:26Évidemment,
24:27à tout de suite.
24:30Sud Radio,
24:31c'est excellent.
24:31Judith Bélair.
24:32C'est excellent.
24:36Ce soir,
24:36vous écoutez Mickaël Cohen,
24:37acteur,
24:38metteur en scène,
24:38écrivain,
24:39bientôt sur les planches
24:40dans le Bourgeois Gentilhomme.
24:42Ça sera au Théâtre Antoine
24:43et puis à l'affiche
24:43de Tout pour la lumière
24:45et Master Crime,
24:46saison 3 sur TF1,
24:47Tout pour la lumière,
24:47c'est en ce moment.
24:49À ses côtés,
24:49Fabrice Larue,
24:50PDG de Pull Up Entertainment,
24:51l'éditeur français
24:52de jeux vidéo
24:53qui fait sensation.
24:55Alors Mickaël,
24:56vous êtes donc à l'affiche
24:57dès le 3 octobre
24:58au Théâtre Antoine
25:00dans le Bourgeois Gentilhomme.
25:01C'est mis en scène
25:01par Jérémy Lipman
25:02aux côtés de Jean-Paul Rouve.
25:04Ça doit être très sympathique,
25:05j'imagine.
25:06Oui, vous voyez mon soir.
25:07Les répétitions,
25:08on imagine que ça doit être
25:09quelque chose.
25:10Oui, oui, oui.
25:10Alors là, pour le coup,
25:12on est dans le plaisir total.
25:15Déjà, la pièce...
25:17Quel texte !
25:17Moi, je la redécouvre.
25:18Moi, je suis bien sûr
25:20un grand admirateur de Molière,
25:21mais je suis plus admiratif
25:23des misanthropes,
25:24Tartuffe, Don Juan,
25:24les pièces un peu plus sérieuses.
25:27Et je ne l'avais pas relu
25:28depuis très très longtemps.
25:29Cette pièce,
25:29elle est dingue,
25:29elle est folle.
25:30On a l'impression
25:31que Molière a pris de la drogue
25:32ces mélangés de ballets,
25:34de choses complètement absurdes.
25:37Les cours de danse,
25:38la musique,
25:39des mariages arrangés,
25:40des quiproquos,
25:40des faux semblants.
25:42Un prince turc qui arrive,
25:44qui débarque.
25:45Enfin bon, bref.
25:46La pièce est dingue.
25:47C'est l'histoire de M. Jourdain.
25:48C'est l'histoire de M. Jourdain,
25:49un bourgeois
25:51qui veut être plus...
25:53Comment dire ?
25:54Qui veut rentrer dans la noblesse,
25:55qui veut se donner
25:56des airs qu'il n'a pas.
25:58Et pour ça,
25:58il va décider de l'acheter
26:00parce qu'avec l'argent,
26:02il pense qu'on peut tout acheter,
26:03même l'élégance,
26:04même la séduction
26:06parce qu'il tombe amoureux,
26:07il est amoureux d'une marquise,
26:08etc.
26:08Donc il demande à son pote,
26:09enfin son pote,
26:10moi,
26:10de rente,
26:11qui est un comte désargenté.
26:14Je suis ami avec lui
26:14pour des raisons...
26:15Il s'appelle de rente.
26:17De rente, exactement.
26:18Il est désargenté,
26:19j'adore.
26:20Il est ami avec M. Jourdain
26:21pour des raisons bien pécuniaires.
26:22Et puis finalement,
26:23en fait,
26:23il va manigancer quelque chose
26:25de complètement absurde
26:27pour pouvoir lui-même
26:28entretenir sa marquise
26:30qu'il aime,
26:31etc.
26:31Enfin bon,
26:32bref,
26:32c'est un délire,
26:34enfin un délire,
26:35c'est très très bien écrit,
26:36très bien construit,
26:36mais c'est un vrai,
26:39pur divertissement.
26:40Et puis,
26:40on n'a pas changé une ligne
26:42de Molière,
26:43mais on le joue vraiment
26:44de manière le plus naturelle possible.
26:46Pas du tout en poulet,
26:47pas du tout théâtre,
26:48etc.
26:48Donc c'est très très vivant,
26:49très...
26:50Voilà,
26:51très...
26:52J'aime pas dire moderne
26:53parce que chaque fois
26:53qu'on parle de Molière,
26:54on peut parler de modernité,
26:55mais en l'occurrence...
26:56Contemporain, on peut dire.
26:57Contemporain, exactement.
26:58Et puis je retrouve mon camarade,
27:01Jean-Paul Roux,
27:01parce qu'on vient du même sceau,
27:04c'est-à-dire qu'on a commencé
27:05les cours Florent ensemble
27:06avec Isabelle Manti.
27:07D'accord !
27:07Donc on se connaît depuis très longtemps.
27:09Au début.
27:09Ouais,
27:09on s'aime beaucoup
27:10et on prend...
27:12Voilà,
27:12on est...
27:13Vous amusez vraiment.
27:14Ah ouais,
27:14et puis on a l'œil qui frise tout le temps
27:15quand on se regarde,
27:16quand on joue ensemble,
27:17on a des scènes vraiment jubiliatoires.
27:19C'est un vrai plaisir.
27:20Et puis je retrouve aussi
27:21mon metteur en scène,
27:21Jérémy Lippmann,
27:22avec qui j'ai fait Bangalow 21.
27:24Il y a deux ans,
27:25je jouais Yves Montand
27:25avec les Sœurs Saignées.
27:27Et est-ce que c'est une mise en scène
27:28très épurée,
27:29comme il a le talent de faire ?
27:30Ah non !
27:30Alors là,
27:31c'est une mise en scène
27:31très, très colorée.
27:33D'accord.
27:34Et très folle.
27:35Donc il y a des ballets,
27:36il y a du chant.
27:36On est 15 sur scène
27:37dans un théâtre privé.
27:38C'est rare au Théâtre Antoine.
27:40On est 15 sur scène.
27:42Jean-Marc Dumonté
27:43a...
27:43Comment dire ?
27:44Nous a donné les moyens
27:45de nos ambitions
27:46et le spectacle.
27:48Je crois...
27:49Je peux le dire
27:49parce qu'on commence
27:50à faire des filages
27:50et je vois ce que c'est.
27:53Et je vois l'impact
27:55sur les personnes
27:55qui le découvrent.
27:56Le spectacle va être
27:57assez dingue.
27:58Et alors,
27:59ce qui est sympa,
27:59c'est qu'on est quand même
28:00dans une époque
28:01où on lit de moins en moins,
28:02etc.
28:02Donc vous redonnez aussi
28:03à lire,
28:04enfin entendre,
28:05un texte
28:06qui est quand même
28:07un des grands classiques
28:07du baroque,
28:08puisque c'est baroque en fait.
28:10On peut dire ça comme ça.
28:11En tout cas,
28:11c'est très amusant
28:12et en même temps,
28:12ça reste un de nos grands classiques.
28:14C'est un des textes
28:14les plus importants aussi
28:15de Molière.
28:16C'est un texte
28:16qui a marqué en tout cas
28:17des générations entières
28:18derrière
28:19et qui marque une époque aussi.
28:21Oui,
28:21qui marque une époque
28:23et qui,
28:24encore une fois,
28:25qui est assez étonnante
28:26par son,
28:27comment dire,
28:28son éternité,
28:29son côté éternel.
28:31C'est ça.
28:32On rit des mêmes choses
28:33qu'on rit à l'époque
28:34et on n'est pas du tout
28:38en distance
28:39avec ce que ça raconte,
28:40avec le langage.
28:42On a l'impression,
28:43d'abord,
28:44on a l'impression
28:44d'être intelligent
28:45parce qu'on se dit
28:46qu'en fait,
28:46on comprend tout Molière
28:47alors qu'on se dit toujours
28:48que plus ça avance,
28:50plus le temps avance
28:51et plus on a l'impression
28:51de moins avoir accès
28:53à cette langue-là
28:54parce que ce qu'on regarde
28:55à la télé ou ailleurs,
28:57ça ne nous aide pas forcément.
28:59Ça fait du bien.
29:00Ça fait du bien
29:00et ça fait du bien
29:01à tous les âges.
29:02Pour le coup,
29:03ce n'est pas une parole marketing.
29:05On peut y aller
29:05avec les enfants.
29:06Oui,
29:07ils vont comprendre
29:08peut-être pas tout
29:08mais des choses
29:09et peut-être qu'ils vont même rire
29:10à des choses
29:10de lesquelles vous n'allez pas rire
29:11mais c'est vraiment,
29:12pour le coup,
29:13c'est vraiment familial
29:14et c'est un vrai
29:16beau spectacle
29:17complet.
29:18Au revoir.
29:19Et à revoir.
29:20Et à revoir.
29:21Alors le théâtre,
29:23ce n'est quand même
29:23pas du tout la même chose
29:24que l'écran,
29:25c'est la projection de la voix,
29:26c'est le rapport au public aussi
29:27qui change tous les soirs.
29:29Vous y revenez toujours
29:30aux planches,
29:30vous l'avez dit,
29:31c'est un peu votre premier amour
29:32quand même.
29:32Oui,
29:33c'est là où je me sens
29:34le mieux,
29:35je crois
29:35et effectivement,
29:37j'adore,
29:38pour le coup,
29:38je ne pourrais pas faire
29:39une série sur un an
29:41mais je pourrais jouer
29:41la même pièce sur un an
29:42parce que j'ai l'impression
29:44que,
29:44moi je le vis tout le temps,
29:45tous les soirs c'est différent,
29:46tous les soirs il se passe
29:47quelque chose d'autre,
29:48tous les soirs je cherche
29:49quelque chose de nouveau,
29:51bien sûr c'est tout le temps
29:51la même chose,
29:52bien sûr on ne part pas
29:53dans un délire.
29:55Mais le texte en fait
29:56il s'intègre complètement,
29:57vous n'y pensez plus du tout
29:58au bout d'un moment
29:58ça devient un truc...
29:59Quand c'est ça,
30:00ça c'est merveilleux,
30:01quand effectivement
30:02on ne pense plus au texte...
30:03C'est ça le but en fait.
30:03Voilà,
30:04alors ce n'est pas tout de suite
30:05mais l'idée c'est de l'intégrer
30:07et qu'il coule dans vos veines
30:09et que vous n'ayez même plus
30:10à y penser.
30:11Et puis aussi,
30:12en fait on découvre
30:13tous les soirs
30:13une intention différente
30:14parfois sur une scène,
30:16sur une phrase,
30:18sur un regard
30:18et en fait c'est un laboratoire
30:21qui est sans fin en fait.
30:23Moi j'ai tout le temps
30:23les mains dans le cambouis
30:25et je cherche encore
30:26à finir une chose ou une autre
30:28et en fait aussi
30:31je finis par là,
30:33j'ai commencé ma carrière
30:35de jeune acteur
30:36au Théâtre Antoine
30:37il y a 30 ans
30:39quand je sortais du cours Florent.
30:40Ah bah,
30:40votre ressource
30:41avec Jean-Paul Rouve en plus.
30:43Francis Huster m'a engagé
30:44en sortant du cours Florent
30:45dans une pièce
30:45appelée Pouzzi
30:46sur la vie de Gustave Mahler
30:48et je m'y retrouve
30:49quelques années plus tard
30:50et donc je suis très heureux
30:52et ému de...
30:53Vous avez le sourire
30:53quand vous en parlez.
30:54Quand on arrive
30:55à se libérer du texte
30:57et d'habiter le personnage
30:59parce que la force du théâtre,
31:01moi ce que je préfère en plus,
31:02c'est qu'en télé ou au cinéma
31:04il y a un écran,
31:04vous n'avez pas le contact
31:05avec le public.
31:07Là, si vous êtes bon
31:07ou si vous n'êtes pas bon,
31:08le public vous sanctionne
31:10immédiatement,
31:11il vous renvoie
31:11ou il vous fait monter
31:12l'adrénaline.
31:14Donc le théâtre,
31:14c'est fort.
31:15Donc vous rejouez la pièce
31:16300 fois,
31:17300 fois c'est la même pièce
31:18et ce n'est pas la même pièce.
31:19Ça dépend comment
31:20vous êtes avec le public.
31:20Moi c'est ce que je préfère,
31:21le théâtre.
31:22Là, vous ne trichez pas.
31:23Non, c'est sûr.
31:24Au cinéma ou en télé,
31:25on peut reprendre,
31:25on fait des prises,
31:26on monte,
31:27puis on n'a pas le feedback
31:28du retour,
31:29pardon,
31:29de parler en français.
31:30Et pour un acteur,
31:30une actrice,
31:31c'est quand même
31:31un laboratoire extraordinaire.
31:32Moi je pense.
31:34Fabrice Larue,
31:35votre parcours,
31:36il est hors normes,
31:37c'est le moins qu'on puisse dire,
31:38médias,
31:39radios,
31:40charbon pour commencer,
31:41on va le dire aussi tout à l'heure.
31:41C'était il y a longtemps,
31:42quand j'étais tout petit.
31:43Vous étiez tout petit,
31:44vous avez...
31:45Entre 13 et 20 ans.
31:46Voilà.
31:46Je peux le dire aux auditeurs
31:48quand même,
31:48vous êtes fils d'un marchand de charbon
31:49à Ouassel,
31:50près de Rouen
31:51et vous avez fait vos classes
31:52dans l'entreprise familiale.
31:53C'est comme ça
31:53que vous avez commencé à bosser.
31:55Absolument.
31:55Et puis après,
31:56vous êtes lancé
31:57dans les journaux gratuits.
31:58Vous êtes un des premiers
31:59à avoir lancé la presse gratuite.
32:02Alors ce qui est intéressant,
32:03c'est aussi que j'ai appris
32:04que vous étiez fan d'horlogerie.
32:05Oui.
32:06Et alors j'ai pas pu m'empêcher
32:07d'y voir un lien
32:07entre la précision
32:08et le détail des montres
32:09et la manière
32:09dont vous avez mené
32:10votre carrière en fait
32:11et dirigé vos équipes.
32:12Il y a vraiment
32:12une corrélation entre les deux.
32:14Indiscutable.
32:15Alors,
32:16d'abord,
32:16vous venez de dire plein de choses.
32:18Pardon.
32:19Mais je vais reprendre
32:20par la dernière
32:20pour remonter jusqu'à la première.
32:22C'est vrai,
32:23peut-être que c'est même
32:23un peu maniaque,
32:24c'est-à-dire
32:25ce qu'on ne maîtrise pas,
32:26c'est le temps.
32:27C'est-à-dire la chose
32:28qu'on ne maîtrise pas,
32:29qui ne s'achète pas,
32:30qui ne se vend pas,
32:30c'est le temps.
32:31Donc l'amour de l'horlogerie,
32:33c'est aussi ça,
32:34c'est-à-dire de vouloir
32:35contrôler quelque chose
32:36qui n'est pas contrôlable.
32:36Mais le métier de l'horlogerie,
32:38d'ailleurs j'ai un dernier fils
32:39qui s'y passionne,
32:41c'est-à-dire le métier de la main
32:42qui se perd beaucoup,
32:44la tradition,
32:44comme dans le graphisme,
32:45le métier de l'horlogerie,
32:46c'est un très bon...
32:47Pour avoir l'heure,
32:48vous l'avez sur votre téléphone,
32:49un métier, par exemple,
32:50vous prenez un quantième perpétuel,
32:53qui...
32:53Quantième perpétuel,
32:54c'est...
32:55Dites-nous ce que c'est,
32:55parce que moi j'ai fait
32:56des gros yeux là.
32:57Un quantième perpétuel,
32:58c'est une montre, par exemple,
32:59qui vous donne le jour,
33:00l'heure, la date,
33:01et qui tous les 4 ans
33:02passe du 28 février
33:04au 29 février.
33:06Donc vous voyez
33:06la précision horlogère,
33:08tous les 3 ans
33:09elle passe du 28 février
33:10au 1er mars
33:10et tous les 4 ans
33:11elle passe du 28 février
33:13au 29 février.
33:14Il faut la remonter,
33:15il faut la faire régler
33:16tous les 99 ans.
33:18Incroyable.
33:18C'est un métier magique,
33:19c'est un métier magique.
33:20Alors j'avais pas le talent créatif,
33:22mais j'ai adoré l'horlogerie.
33:24Pour en revenir à la presse gratuite,
33:26moi j'ai toujours cherché
33:26des secteurs
33:27où il y avait de la création
33:31et de la disruption.
33:32La presse gratuite,
33:33c'était disruptif
33:34par rapport à la PQR
33:35à cette époque-là.
33:36C'était très mal vu en plus.
33:37C'était populaire,
33:39c'était un peu vulgaire,
33:39mais on était à la fin
33:40des 30 glorieuses.
33:41Il y avait besoin de communiquer
33:42entre particuliers et particuliers
33:44pour vendre un frigidaire
33:45à 100 francs.
33:46La PQR, vous demandez 100 francs.
33:47Nous, on récupérait
33:48les petites annonces
33:49gratuitement,
33:50les mettait dans un journal,
33:50on vendait la plus.
33:51Mais c'était déjà un média.
33:53Être patron d'un journal
33:54à Rouen ou au Havre,
33:56c'était exceptionnel déjà,
33:57moi, tout jeune.
33:58Après, dans la FM,
33:59c'était disruptif
34:00par rapport aux grandes ondes.
34:01Quand je me suis installé
34:02dans les années 85,
34:04on a créé Radio Nostalgie.
34:06Quand j'allais voir
34:06Radio Monte Carlo
34:07ou Sud Radio,
34:07eux, c'était les grandes ondes.
34:09C'était les radios périphériques
34:11qui émettaient
34:11à la périphérie de la France.
34:13Et nous, on faisait la FM.
34:14On était pionniers.
34:15C'était disruptif.
34:17Quand j'ai fait la série télé,
34:19moi, je travaillais
34:19avec des sociétés
34:20comme Tell France
34:21que nous avons rachetées
34:21qui faisaient des unitaires
34:22pour France 3.
34:24Moi, j'ai dit,
34:24je voudrais qu'on fasse des séries,
34:25je voudrais qu'on fasse
34:26des co-productions internationales.
34:27Ce que j'ai toujours cherché,
34:28c'est d'apporter quelque chose
34:29dans un métier,
34:30c'est-à-dire
34:31de prendre un métier existé
34:32et de l'apporter
34:33c'est une disruption.
34:35Et c'est vrai que moi,
34:35j'ai fait ça dans les années 80
34:37parce que comme j'ai raté l'école
34:39à 13 ans
34:40et que je n'avais pas encore
34:41les moyens de me mettre à mon compte,
34:43mon père m'a dit,
34:44tu ne veux pas travailler,
34:45tu vas venir être charbonné
34:45avec nous entre 13 et 20 ans.
34:47Mais c'était une très bonne époque.
34:48C'est une excellente expérience aussi.
34:50Formidable.
34:51Pour ce contraire,
34:52quand on est chef d'entreprise ensuite,
34:54il peut tout vous arriver.
34:56D'abord, il peut tout vous arriver.
34:57En plus, c'était une région
34:58à côté de Rouen
35:01qui s'appelle Ouassel,
35:02qui s'appelle Stalingrad,
35:04la salle de la fête
35:05s'appelle Germinal,
35:06la fête municipale
35:07s'appelle Aragon.
35:08Encore aujourd'hui.
35:11Donc, quand vous êtes baigné
35:12là-dedans tout jeune,
35:15ça vous rend humble.
35:18Allez, créativité audace
35:20et succès,
35:21c'est excellent sur Sud Radio.
35:22Votre rendez-vous du dimanche.
35:24On est avec Michael Cohen,
35:25acteur et écrivain
35:26et Fabrice Larue,
35:27PDG de Pull Up Entertainment.
35:28C'est l'éditeur français
35:29de jeux vidéo.
35:30Restez avec nous,
35:31à tout de suite.
35:32Sud Radio,
35:34c'est excellent,
35:35Judith Bélair.
35:36C'est dimanche sur Sud Radio.
35:37Installez-vous,
35:38écoutez et laissez-vous inspirer.
35:40C'est excellent.
35:41À mes côtés,
35:41Michael Cohen
35:42à la fiche de
35:43Tout pour la lumière
35:43et puis bientôt
35:44Master Crime,
35:45saison 3,
35:46c'est sur TF1
35:47et puis sur scène
35:48dans le Bourgeois Gentil,
35:48au Théâtre Antoine.
35:49C'est à partir du 3 octobre
35:50avec Fabrice Larue
35:52qui est PDG
35:52de Pull Up Entertainment,
35:53l'éditeur de jeux vidéo
35:54français incontournable.
35:56Alors,
35:56pas de chronique parlant de vous
35:57aujourd'hui dédiée
35:58aux personnalités
35:58qui s'engagent.
36:00On va la retrouver
36:00dès la semaine prochaine,
36:01ne vous inquiétez pas.
36:02Et en attendant,
36:03on va rentrer un peu plus
36:04dans le vif du sujet
36:05avec mes invités.
36:07Fabrice Larue,
36:08avec tous ses projets,
36:10tous ses succès finalement,
36:11est-ce qu'il y a quelque chose
36:12que vous regrettez
36:12de ne pas avoir tenté ?
36:15Tenter plein de choses.
36:16Par exemple ?
36:18Tenter plein de choses.
36:19C'est ce que vous auriez
36:20envie de faire tout de suite
36:21si vous pouviez ?
36:22Tout de suite ?
36:23Pour l'instant,
36:23je suis comblé.
36:24Oui ?
36:24Vous n'avez pas de regrets ?
36:26Ah non ?
36:27Non, si,
36:27à un moment donné,
36:28quand Nostalgie
36:29était filiale d'RMC
36:31et que RMC s'est privatisé,
36:33que je n'ai pas pu le racheter,
36:34je n'avais pas l'argent
36:34à cette époque-là,
36:36c'est Énergie qui l'a racheté,
36:37après c'est Alain Veil
36:38qui l'a fait.
36:39Allez,
36:39citez-en une troisième,
36:40comme ça,
36:40il n'y aura pas de problème.
36:41Une troisième radio.
36:42Ah pourquoi ?
36:43On ne souhaite pas la concurrence,
36:44mais dans un monde libéral.
36:46Mais c'est bien,
36:47ce de radio.
36:47Oui, voilà, merci.
36:49Bon, non.
36:49Ah bon,
36:50il ne faut pas parler
36:50de la concurrence ?
36:51On évite de se citer.
36:53Vous invitez un homme de médias,
36:54donc c'est un peu
36:55qui a été dans la radio.
36:57Si je vous disais
36:57encore les autres radios...
36:58Non, du moment
36:58que vous en citez trois,
36:59tout va bien.
37:00Bon, ça va.
37:00Comme ça,
37:01l'ARCOM ne me dira rien.
37:02C'est équilibré.
37:03Non, non,
37:04aujourd'hui,
37:04je suis très très heureux.
37:06Je fais ce que je veux
37:07avec des gens que j'aime,
37:08ça me passionne.
37:09Vous savez,
37:09j'ai dit à mes enfants,
37:10fais le métier que tu aimes,
37:11tu n'auras jamais l'impression
37:12d'aller travailler.
37:13Moi, j'ai eu de la chance
37:14depuis 40 ans,
37:15que ce soit de la presse,
37:15la radio, la télévision.
37:17J'ai fait le métier que je voulais.
37:18Vous savez,
37:19il y a celui qui crée,
37:19celui qui développe
37:20et celui qui gère.
37:21Moi, j'aime bien créer et développer.
37:23Après, quand c'est géré,
37:24il faut passer la main
37:24à des gens qui sont meilleurs que moi.
37:26Gérer au quotidien,
37:26ça ne m'intéresse pas.
37:27Moi, ce qui m'intéresse,
37:27c'est le développement.
37:29Découvrir de nouveaux idées.
37:30Être curieux.
37:31Et la curiosité est un phénomène
37:32où quand je rentre dans des métiers,
37:33on me pose des questions
37:34et puis ça me permet
37:35d'appréhender des nouveaux terrains.
37:37Vous savez,
37:37quand je rentre dans le jeu vidéo
37:38il y a cinq ans,
37:39d'abord,
37:39c'est une sémantique différente,
37:41c'est un marché totalement différent.
37:42La curiosité,
37:43vous posez des questions bêtes,
37:44puis après,
37:45vous comprenez le métier
37:46et puis vous apportez
37:46votre supplémentaire.
37:48Non, non,
37:48je ne regrette rien du tout.
37:51Michael Cohen,
37:51on l'a dit,
37:52vous êtes aussi écrivain,
37:53vous êtes aussi méta en scène.
37:56Ce qui révèle finalement
37:57chez vous un intérêt constant
37:58pour la narration et la dramaturgie,
37:59j'ai envie de dire.
37:59Ça prend toutes les formes,
38:00romans, théâtre, cinéma.
38:02En fait,
38:02vous avez envie de raconter,
38:03de vous raconter aussi.
38:04Non, de vous raconter.
38:05De me raconter à moi,
38:06de nous raconter.
38:07Oui, tout à fait.
38:08Effectivement,
38:09j'ai ce désir
38:10depuis que j'ai commencé
38:11le cours de théâtre,
38:12j'ai commencé à écrire
38:13des pièces que je montais.
38:14J'ai toujours eu
38:15une faculté d'absorber
38:17ce qu'il y avait autour de moi
38:18et de retranscrire
38:19soit au théâtre,
38:21soit en scénario et en film,
38:22soit en roman.
38:24Et j'adore ça.
38:25Et ça me permet surtout
38:26de ne pas ce que la plus grande
38:27difficulté pour un acteur,
38:28c'est d'être dans l'attente
38:29qu'on vient de vous chercher.
38:30Et ça, très très jeune,
38:31je ne l'ai pas supporté.
38:32Donc très très jeune,
38:33je me suis mis à écrire
38:34alors que je n'étais pas bon
38:34à l'école.
38:35Je n'ai pas eu mon bac
38:36ni mon brevet.
38:36J'ai raté deux fois mon brevet.
38:38Bref.
38:39Comme quoi ?
38:39Comme quoi.
38:40Ça peut donner un peu
38:41d'espoir aux jeunes.
38:42Et très vite,
38:44je me suis mis à écrire
38:44et pour ne pas être dans l'attente
38:47qu'on vient de me chercher
38:47comme acteur.
38:48Alors après,
38:48j'ai commencé à travailler.
38:50C'était prendre les rênes
38:50de votre destin, quoi, en fait.
38:51Oui, puis encore une fois,
38:53de ne pas m'assécher
38:53dans le désir de l'autre
38:55qui ne venait peut-être pas
38:57ou qui viendrait peut-être plus tard,
38:58etc.
38:58Donc en ce moment,
39:00ça va,
39:00j'ai la chance
39:00qu'on vienne un peu me chercher.
39:01Mais par exemple,
39:02il y a deux, trois ans
39:03où j'étais après le Covid,
39:04ça a été une période
39:05un peu difficile pour moi.
39:06Donc tout de suite,
39:06je me suis mis à écrire
39:07un roman.
39:08Vous m'avez reçu.
39:09Tout à fait.
39:09Vous êtes un habitué de ce plateau.
39:11L'attraction du désordre.
39:12D'ailleurs,
39:13je suis en train de finir
39:14d'écrire l'adaptation
39:20et plus de raconter
39:21ce que je vois,
39:23ce que je ressens.
39:24Je suis vraiment une éponge
39:25et j'ai besoin
39:26que ça ressorte quelque part.
39:28Vous êtes prêt
39:28pour le portrait chinois,
39:29mes chers invités.
39:30C'est la nouveauté
39:31de cette émission.
39:32C'est ce qui me plaît le plus.
39:34Oui,
39:34ça se voit dans vos yeux.
39:37Alors,
39:37il faut répondre
39:38en réfléchissant pas trop,
39:40quand même.
39:40D'accord ?
39:41Michael Cohen,
39:42si vous étiez un personnage ?
39:44J'ai trop réfléchi.
39:47Un personnage de fiction ?
39:49Que ce que vous voulez.
39:50Je ne sais pas.
39:51Le misanthrope,
39:52mais bon.
39:53Non,
39:53mais pour que
39:54je t'aimerais bien
39:54jouer le misanthrope.
39:55Parce que vous aimez ce texte.
39:56Oui,
39:57pas parce que je suis misanthrope.
39:58Non,
39:58c'est ça.
39:59Fabrice Larieux,
40:00si vous étiez un homme politique
40:01du passé ?
40:04Un homme politique du passé ?
40:07Je ne sais pas trop non plus.
40:11Si on remonte,
40:12mais on peut remonter très loin.
40:13Où vous voulez ?
40:14Napoléon.
40:15Oh !
40:16Pardon ?
40:17Pourquoi Napoléon ?
40:18Parce que je trouve
40:19que c'est un garçon
40:20qui a été décrié
40:21et qui a eu
40:21ce défaut,
40:23mais qui était un visionnaire.
40:26Le code pénal
40:26était toujours
40:27du code Napoléon.
40:29Il a changé.
40:30La France était
40:31un grand pays
40:31à ce moment-là.
40:32Moi,
40:33j'ai un côté un peu
40:33cocorico,
40:34un côté français.
40:36Et je trouve
40:36qu'on avait une fierté
40:37d'appartenance
40:38qui a disparu
40:39depuis quelques années.
40:40C'est vrai.
40:41Michael Cohen,
40:42si vous étiez un écrivain
40:42ou une écrivaine,
40:43d'ailleurs ?
40:44Il y en a tellement.
40:48Allez,
40:48check off,
40:49check off,
40:49check off,
40:49check off.
40:50La mouette.
40:51C'est ça,
40:52la référence ?
40:53Exactement.
40:54Fabrice Larue,
40:55si vous étiez un média ?
40:57Un média ?
40:59Alors,
41:00sans citer les médias,
41:01un style de média.
41:02Ah,
41:03le cinéma.
41:04Oui.
41:05Indéliablement.
41:05Je trouve que
41:06moi qui aime la radio,
41:07la télévision,
41:08qui aime les jeux,
41:09le média prend une dimension.
41:10Il faut que les gens
41:11reviennent dans les salles
41:12parce que c'est un événement
41:13tout à fait différent
41:14quand on va
41:15dans une salle de cinéma.
41:17Aujourd'hui,
41:17une expérience de cinéma,
41:18il faut redonner l'envie
41:19d'avoir une expérience
41:20dans le cinéma.
41:21On le perd
41:22à cause des plateformes,
41:23à cause de la technologie.
41:24Le nombre de téléspectateurs
41:25baisse en France,
41:27mais il faut que
41:28le cinéma,
41:29c'est quand même la magie.
41:30En France,
41:30on a tout inventé.
41:31Pathé et Gaumont
41:32sont des marques
41:32qui sont bien avant
41:33Warren Air Universal.
41:35On a tout inventé,
41:36on n'a pas su le développer.
41:37Les frères Lumière.
41:37Les frères Lumière.
41:39Michael Cohen,
41:40si vous étiez
41:40une réplique célèbre,
41:41la première qui vous vient
41:42comme ça aussi.
41:45Le pouvoir...
41:47J'adore cet exercice.
41:50Le pouvoir ne se donne pas,
41:52il se prend.
41:53C'est dans le parrain,
41:53je crois.
41:55Votre rôle rêvé.
41:56Non, pas du tout.
41:57Vous auriez voulu
41:58jouer à Al Pacino.
42:01Fabrice Larue,
42:02si vous étiez un défi,
42:03un défi aujourd'hui,
42:08dans le monde contemporain,
42:09ce que vous voulez,
42:10c'est véritablement
42:11de construire une Europe forte
42:12face à cette mondialisation.
42:14Je trouve que
42:14c'est la responsabilité
42:15que la France seule
42:16maintenant peut ressortir
42:17et qu'on le voit
42:18même dans les nouvelles technologies,
42:20sur les réseaux sociaux,
42:22sur les plateformes.
42:24Quand on commence
42:24à les taxer,
42:25c'est qu'on est dans le défensif
42:26et qu'on n'a pas su
42:27trouver d'alternative.
42:28On aurait dû créer
42:29des Google à la française,
42:30on aurait dû créer
42:30des Netflix à la française.
42:31Donc une Europe forte,
42:33au moins sur le régalien
42:33et sur les enjeux stratégiques
42:35de recherche et développement.
42:36Ça, c'est un vrai défi
42:37qui me dépasse.
42:39Je n'ai pas ce sens politique.
42:40Qui nous dépasse tous
42:41à priori.
42:42C'est ce qu'on peut souhaiter.
42:44Bon, alors,
42:44il y a peut-être
42:44un problème de langue.
42:46Les Corses
42:47veulent être Corses,
42:47les Alciens veulent être Alciens
42:48et on essaie de monter
42:49une Europe,
42:49ce qui est compliqué.
42:50Mais il faudrait au moins
42:51une faire adhération européenne
42:53sur le régalien.
42:54Un défi, c'est ça.
42:54Michael Cohen,
42:57si vous étiez une émotion ?
42:59La joie.
43:00La joie ?
43:00Vous êtes heureux ?
43:01Pas toujours,
43:02mais j'aimerais bien l'être.
43:02C'est ça que vous voulez.
43:03Voilà,
43:03vous y tendez en tout cas.
43:06Fabrice Larue,
43:06si vous étiez un voyage ?
43:08Hein ?
43:08Un voyage.
43:14Allez,
43:14il ne faut pas trop réfléchir.
43:15Non, justement,
43:17je veux dire,
43:17moi,
43:19j'aime les voyages,
43:19c'était un voyage,
43:20mais je crois que le meilleur voyage,
43:21je vais faire un truc
43:22des bagots,
43:23c'est le voyage intérieur,
43:24c'est-à-dire d'aller au fond de soi-même
43:25et se connaître soi-même
43:27parce que souvent,
43:27on va chercher très très loin
43:28ce qu'on a déjà en soi.
43:29Je suis un peu du paolo
43:30ou de l'alchimiste,
43:31mais...
43:32Mais ça marche,
43:33développement personnel
43:34sur Soudradio.
43:35Un voyage intérieur de soi-même,
43:36c'est-à-dire
43:36aller en profondeur dans soi-même,
43:38c'est déjà un beau voyage.
43:41Michael Cohen,
43:41on a peut-être déjà la réponse,
43:43mais je vous repose la question.
43:44Si vous étiez un rôle
43:44que vous rêviez d'incarner ?
43:47Le prochain,
43:48celui que je ne m'ai pas encore proposé.
43:49Donc, on n'avait pas la réponse.
43:50Le paracate.
43:52Voilà.
43:53Français.
43:53Oui.
43:54Parce que le 3, bon.
43:55Ah non, le 3 est très très bien.
43:57Ah d'accord.
43:58Il faut le revoir.
43:58Enfin, c'est du patrimonial, ça.
43:59Oui, oui.
44:00On ne touche pas à ça.
44:01On ne peut pas toucher à ça.
44:01Ok, j'ai rien dit, pardon.
44:02C'est un culte.
44:03Fabrice Larousse,
44:04si vous étiez une invention
44:05qui a changé le monde.
44:09Réfléchissez pas trop non plus.
44:11Si vous voulez,
44:13la véritable invention
44:14qui a changé le monde
44:15les 20 dernières années,
44:16c'est Internet.
44:17mais c'est déjà une invention
44:19qui est déjà obsolète aujourd'hui
44:20par rapport à nouvelles technologies.
44:22On pourrait dire
44:23intelligence artificielle.
44:24On peut aller sur
44:24intelligence artificielle,
44:25mais on n'en a pas pris
44:26toute la profondeur.
44:27Ce qu'il faut,
44:27c'est que la machine
44:28ne passe pas le maître.
44:30Michael Cohen,
44:31quel est votre talent caché ?
44:33J'arrive à me suspendre
44:34par les pieds
44:35comme une chauve-souris.
44:36C'est vrai ?
44:37Oui.
44:37Vraiment ?
44:38On parle vrai ou on parle vrai ?
44:39Incroyable.
44:40Incroyable.
44:41Il faudrait vous montrer un jour.
44:42Moi, je veux voir ça.
44:43Moi aussi.
44:45C'est le futur datman peut-être.
44:46Fabrice Larue,
44:48quel est votre projet
44:48le plus fou ?
44:51Le projet le plus fou
44:52que j'ai fait ?
44:53Oui.
44:55Quand j'ai racheté
44:56un château dans le Bordelais.
44:57C'est pas mal comme projet.
44:58C'est un projet fou.
44:59Vous êtes devenu vigneron.
45:00Je suis devenu vigneron.
45:02Je n'avais pas les moyens
45:02ni la compétence,
45:03mais c'était un truc
45:05que je voulais faire.
45:06Et je l'ai fait.
45:06Comme quoi,
45:07il faut faire ce qu'on veut.
45:08Oui.
45:08On peut goûter encore ce vin ?
45:10Non, non.
45:10J'ai vendu en 2001.
45:11C'est ce que je pensais.
45:12Je me suis dit,
45:12a priori,
45:13ça a été revendu.
45:13C'était un projet un peu fou.
45:15Tout le monde a dit,
45:15qu'est-ce que tu vas faire
45:16dans le vin ?
45:16Tu n'y connais rien.
45:17C'est un projet fou.
45:19Il faut avoir des rêves
45:20suffisamment grands
45:21pour pas les pertes de vue.
45:22C'est joli ça.
45:24Michael Cohen,
45:25le moment professionnel
45:26pour terminer
45:26dont vous êtes le plus fier ?
45:29Je ne sais pas.
45:33Non,
45:34je n'en ai aucun en tête.
45:36Un prix,
45:37une distinction,
45:38un metteur en scène ?
45:40Je ne véhicule pas
45:41ma fierté.
45:42Non, c'est toujours
45:42ce qui va se passer plus tard.
45:44Là, je n'ai rien dans le passé.
45:45D'accord.
45:46Et vous, Fabrice,
45:47la leçon de vie
45:48qui vous a le plus marquée ?
45:50Vous rentrez dans l'intime.
45:52Oui !
45:53C'est pour ça
45:53que je fais un portrait chez moi.
45:55Ce qui m'a plus marquée,
45:56ce qui est une catastrophe,
45:58c'est de perdre ses parents jeunes.
45:59Ça, c'est quelque chose
46:00qui vous marque la vie.
46:02Le côté positif,
46:03c'est que je vois plein de gens
46:03dans mon entourage maintenant
46:04qui perdent leurs parents
46:05et qui ne sont pas préparés
46:06à perdre leurs parents
46:07parce qu'ils les ont
46:08jusqu'à 80 ou 90 ans.
46:09Donc, moi, je ne les ai pas
46:11du très, très jeunes.
46:12C'est ce qui m'a marquée
46:13mais c'est ce qui m'a construit.
46:15C'est beau.
46:15Merci, Michael Cohen.
46:16Merci, Fabrice Larue.
46:17Merci, Judith.
46:18Merci d'être venu.
46:19C'était excellent.
46:20Michael Cohen,
46:21on vous retrouve tous les jours
46:22sur TF1.
46:23C'est quotidien,
46:24tout pour la lumière.
46:24Et puis, avant la fin de l'année
46:25dans Master Crime,
46:26saison 3,
46:27vous m'avez dit octobre
46:27ou novembre, c'est ça ?
46:29Sur scène dans le Bourgeois Gentilhomme
46:30au Théâtre Antoine
46:31à partir du 3 octobre
46:32aux côtés de Jean-Paul Rouve.
46:33Et puis, Fabrice Larue,
46:34Poulop Entertainment,
46:35l'éditeur français qui cartonne,
46:37il y a toutes les infos
46:38sur Pouloppent.com.
46:44C'est ça ?
46:44Absolument.
46:44Tu veniras par le Bourgeois Gentilhomme ?
46:46Ouais.
46:47J'adore.
46:47Ouais, on va y aller.
46:48C'est un personnage tellement élevé.
46:49C'est Rouve qui joue au monsieur...
46:51Oui, Jordan.
46:51On va y aller.
46:52C'est écrit pour lui.
46:53On se demande...
46:54Ouais, c'est écrit pour lui.
46:56Allez, merci à tous et toutes
46:57de votre fidélité
46:58à cet excellent
46:58votre émission sur Sud Radio.
46:59On se retrouve dimanche prochain
47:00à 19h.
47:01Et puis, vous le savez aussi,
47:02le samedi à 13h30
47:03pour Parlons Femmes.
47:04Merci à Anthony
47:05qui réalise pour vous aujourd'hui.
47:06Bisous, bisous.
47:07C'était excellent.
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