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  • il y a 5 mois
Cette semaine dans c'est excellent, Judith Bellerr reçoit Nicolas d’Estiennes d’Orves « Simone Signoret », chez Calman Levy et Denis Esteve – « HIS WAY » Spectacle hommage à Frank SINATRA Au CASINO de PARIS
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##C_EST_EXCELLENT-2025-09-07##
Transcription
00:00Sud Radio, c'est excellent, Judith Bélaire.
00:04Bienvenue à toutes et tous, c'est excellent, votre rendez-vous du dimanche 19h avec l'Excellence Française sur Sud Radio qui reprend saison 7.
00:11Et oui, et oui, c'est un plaisir de vous retrouver les amis, c'est un habitué de cette excellente en son talent d'écrivain et prolifique.
00:19Nicolas Destiendor, je crois que vous avez dépassé la trentaine de bouquins au moins.
00:23Et vous nous venez aujourd'hui en cette rentrée littéraire avec une des histoires d'amour qui a le plus marqué le XXe siècle français
00:27entre les deux icônes, Simone Signoret et Yves Montand.
00:30D'ailleurs, ce très joli roman s'appelle Simone Signoret, histoire d'un amour.
00:34Pardon, c'est sorti chez Calman Levy.
00:36Et ce qui est touchant, c'est que vous prenez sa voix, c'est à travers elle que l'on découvre leur intimité brûlante.
00:40Bienvenue.
00:41Merci.
00:42Avec plaisir.
00:43Aujourd'hui, pour cette première, je rassemble des icônes qui ont marqué de la même manière leur époque, ou pas d'ailleurs.
00:48C'est la même époque en tout cas.
00:50C'est un chanteur et interprète au timbre unique et à la présence scénique indiscutable.
00:54Denis et Steph parcourent les scènes en rendant hommage au plus grand crooner et le tout dernier, c'est Franck Sinatra.
01:01Alors Denis, dans votre spectacle His Way, qui aura lieu au Casino de Paris le 16 octobre prochain, ça sera à 20h.
01:07Vous nous embarquez dans un voyage musical avec un big band, comme on les aime, qui nous raconte la vie de la star et on s'y croirait.
01:12Bienvenue sur Sud Radio.
01:14Merci beaucoup.
01:14Avec plaisir.
01:15Vous, chers auditeurs, chers auditeurs, bienvenue chez vous.
01:18Alors Nicolas Destiendorf, votre livre, c'est Simone Signoret, Histoire d'un amour.
01:25C'est sorti chez Calman Levy et il n'y a que Simone Signoret dans le titre.
01:29Je le dis quand même, il n'y a pas Yves Montand, c'est important.
01:32Je fais un petit pitch quand même pour les auditrices, les auditeurs.
01:35Vous la laissez, cette Simone, raconter sa passion avec Yves Montand.
01:38C'est entre feu de l'amour et amère résignation, puisqu'elle n'était pas très contente quand même à la fin.
01:43Icône du cinéma d'après-guerre, Simone Signoret, c'est une intellectuelle engagée.
01:47C'est une rare française à avoir remporté un Oscar aussi.
01:50Et puis vous nous la révélez dans toute sa complexité.
01:53Elle est forte, elle est indépendante, elle est passionnée, elle est confrontée aux limites de l'idéal amoureux aussi clairement.
01:58C'est un récit incisif.
02:00Ce qui est intéressant en plus, c'est qu'elle était fascinée par Marilyn Monroe, avec qui on sait que son mari l'a trompée.
02:07On parle de l'époque des grandes stars.
02:11Alors se mettre dans la peau de Simone Signoret, prendre sa voix, ça provoque une émotion, une proximité en fait avec son personnage,
02:19qui est assez évidente, on imagine que c'est ce que vous vouliez faire.
02:22En fait, c'est le troisième volet, non pas d'une trilogie parce qu'il y en aura peut-être d'autres.
02:26J'avais fait un livre sur Mardricha, un livre sur Arletti et là sur Simone Signoret.
02:30Et à chaque fois, je me suis mis dans leur peau, dans leur psyché, dans leurs vêtements.
02:37Et d'ailleurs, à l'origine, celui-ci, j'étais plus intimidé que d'habitude et je l'avais fait au « il », au « elle ».
02:42Et en fait, à la première mouture, quand j'ai rendu mon manuscrit, mon éternet m'a dit « mais ça décolle pas, il manque, ça manque de chair ».
02:48Et j'ai intégralement réécrit mon livre en le recentrant sur la période clé, qui est la période de l'histoire d'amour avec lui de mon temps.
02:55Et en me mettant dans sa peau et tout à coup, ça prend une dimension que moi-même je n'attendais pas.
02:58Et en fait, le livre s'est plus ou moins envolé, au bon sens du terme.
03:01Et vous vous mettez dans sa peau et vous prenez la voix d'une femme.
03:03Alors, comment est-ce que vous faites ça ? Où est-ce que vous allez chercher pour être juste ? Parce que ça fonctionne, on y croit.
03:08En fait, je m'imprègne tellement de... J'ai lu tous les livres, les excellents livres d'ailleurs, sur Simone Signoret existants.
03:14On peut souter celui de ma mère.
03:16Absolument, qui est un des plus profonds et les plus utiles.
03:19Et y compris ses propres mémoires.
03:20C'est aussi pour ça que j'ai été intimidé, c'est qu'elle allait publier ses mémoires en 1976.
03:24La nostalgie n'est plus ce qu'elle était.
03:26Qui est un livre remarquable.
03:27Et contrairement à Arleti et à Mardrichard, Simone Signoret était un très bon et très grand écrivain.
03:32Qui s'est découvert écrivain en écrivant ses mémoires.
03:35Et donc, j'ai été un peu intimidé.
03:36Mais finalement, je me suis dit, allez, j'y vais.
03:37Et j'ai tellement vécu avec, pour Signoret pendant quelques mois, quelques années,
03:44que c'est venu naturellement, je n'ai pas eu à trop me forcer pour me signoretifier.
03:48Pour vous mettre à sa place.
03:49Voilà, absolument.
03:50Alors, on y apprend pas mal de sa force.
03:52Parce que c'est une sacrée bonne femme.
03:54Voilà, d'une force même exemplaire, on a envie de dire, enfin, incroyable, incommensurable.
03:59Et puis, il y a beaucoup de sa faiblesse aussi, notamment en tant que mère.
04:02En tant que mère de Catherine Allégret, qui d'ailleurs n'a pas été très heureuse dans la vie, a priori, derrière.
04:08Comme quoi, en fait, la transmission de génération, ça crée des nœuds qui sont difficiles à dénouer ensuite.
04:16Et quand les femmes sont très libres, d'autant plus.
04:19Cette Simone Signoret, elle-même, avait eu une mère assez raide.
04:22Et un père totalement absent, d'abord il travaillait, puis ensuite est arrivé la guerre, il est parti à Londres.
04:28Et ensuite, il travaillait pour l'ONU.
04:30Donc, un père qui n'a quasiment jamais existé dans sa vie.
04:32Donc, c'est une femme qui s'est construite seule, qui s'est construite dans un univers d'hommes,
04:36qui s'est construite dans un univers aussi d'adversité.
04:39Parce qu'elle a 20 ans au début de la guerre.
04:41Elle est à demi-juive et elle navigue dans le pari de l'occupation où elle veut réussir.
04:46Donc, elle devient d'abord figurante.
04:47Puis, après la guerre comédienne, parce que pendant la guerre, elle n'avait pas le droit,
04:50parce que justement, elle n'avait pas la carte pour être comédienne, parce qu'elle était demi-juive.
04:54Et donc, c'est une femme de poigne, une femme de caractère, qui menait les hommes par le bout du nez.
04:59Et un jour, la chose inverse, elle rencontre un homme qui, elle, va la terrasser.
05:03Et c'est cette fameuse rencontre de 1949 à la Colombe d'Or, où elle rencontre mon temps.
05:07Mon livre commence à ce moment-là, et c'est une épiphanie, c'est un écrasement.
05:12C'est-à-dire que toute sa vie s'arrête, elle rencontre ce type.
05:15C'est l'amour fou, ce qu'on appelle l'amour fou.
05:16C'est l'amour fou, c'est le coup de foudre.
05:18Ils arrivent, ils se voient, quelques minutes plus tard, ils chantent.
05:20Et là, elle est terrassée.
05:22Et ce terrassement va être sa plus grande joie et sa plus grande souffrance,
05:26parce que ça va être le début d'une gloire.
05:28Ça va être le couple le plus iconique des années 50.
05:30C'est extraordinaire à quel point c'est le...
05:32Ils étaient tellement incroyablement beaux aussi.
05:33C'était presque notre famille royale.
05:35C'est-à-dire qu'en fait, ils accèdent à la notoriété
05:39au moment de l'essor de la télévision et de la radio.
05:41C'est-à-dire que dès qu'il fallait qu'il y ait un reportage
05:43sur un jeune couple glamour, c'était les signorais montants.
05:46C'est le début de la presse people.
05:47Le début de la presse people, leur appartement du quai des orphans.
05:49C'est-à-dire qu'il s'agissait d'eux tout le temps, tout le temps, tout le temps, tout le temps.
05:53Et donc, en fait, ils ont presque été victimes de leur notoriété.
05:56C'est-à-dire qu'ils étaient sous le feu des profiteurs en permanence,
05:58alors que c'était des gens, en fait, au bout du compte, assez putiques et discrets, surtout elle.
06:01Et donc, elle va, au bout du compte, payer le prix de cette notoriété, absolument.
06:06Alors, c'est aussi un roman féministe que vous avez écrit, Nicolas,
06:09parce qu'il nous raconte l'œil patriarcal, qui était chose normale dans les années 50,
06:12quand vous parlez de Marilyn, quand vous parlez du regard qu'on pose, justement, sur Simone,
06:16qui est libre et qui quitte son mari du jour au lendemain, etc.
06:20Elle en a elle-même souffert.
06:21Alors, peut-être que c'est aussi ça qui l'a fait devenir un peu aigri et amer à la fin,
06:25parce qu'elle a dû se battre contre des moulins avant, en fait.
06:28Elle était à la fois en retard et en avance sur son temps en retard,
06:32parce qu'en fait, c'était une femme engagée,
06:34mais qui, pendant la guerre, pensait avant tout à sa carrière,
06:37donc qui, disons, aura toujours une sorte de culpabilité par rapport à l'engagement
06:41et deviendra très, très engagée dans les années 50, 60, 70.
06:45Voilà, compagnante du Parti communiste.
06:47Elle était de tous les combats dans les années 70,
06:49à tel point que les gens, parfois, en avaient un petit peu assez,
06:50parce que c'était la mère courage, c'était un peu la mère mackerel
06:54d'une certaine gauche intellectuelle française.
06:57Mais, voilà, c'était une femme qui était, en fait,
07:00qui était très intelligente et qui...
07:02Mais à une époque où les femmes étaient cantonnées,
07:04soit être... c'était le « Soit bel été toi »,
07:05c'était une époque où on ne leur accordait pas le droit à la parole,
07:09à la réflexion, à la...
07:11Le fait qu'elle soit écrivain,
07:12le fait qu'elle joue des rôles extrêmement profonds,
07:15elle ne cadrait pas avec l'époque.
07:17Donc, elle a été...
07:18Il y a eu ce vieillissement précoce.
07:20Dès les 34-35 ans, il y a qu'il se passe quelque chose sur son visage.
07:23Oui, c'est aussi après la liaison, la fameuse liaison.
07:26Même un peu avant ça, a commencé un peu avant.
07:30Ça l'a fait se raccordir.
07:31Mais, d'ailleurs, elle-même n'a jamais voulu jouer,
07:33enfin, n'a jamais voulu faire quoi que ce soit.
07:35Ce qui fait qu'à l'âge de 40 ans,
07:37elle jouait des rôles de femmes de 60 ans,
07:38et elle a joué certains des plus grands rôles de femmes du cinéma français,
07:41parce que, justement, elle assumait ce vieillissement précoce
07:44qui a été aussi sa chance.
07:46Comme quoi ?
07:47Alors, cette histoire, pour en revenir quand même à cette liaison
07:49entre Yves Montand et Marilyn Monroe,
07:51ça a été, on le rappelle, un des plus gros scandales de l'époque.
07:55Il y a aussi le point de vue de Signoret,
07:56moi, c'est ça qui m'intéressait,
07:57qui était fascinée par Marilyn.
07:59Ça illustre aussi cette naissance d'une presse pipeau,
08:02de la médiatisation des grandes stars,
08:03et cette fascination, en fait, de la lumière.
08:06Mais c'est aussi cette fascination pour la femme objet
08:08qu'elle n'était pas, finalement.
08:10Mais en fait, elle avait beaucoup de tendresse pour Marilyn.
08:12C'était un peu une grande sœur pour elle,
08:14parce qu'il y a cette fameuse...
08:16cette fameuse année où les Montand partent à Hollywood,
08:21elle, pour commencer à tourner des films et recevoir son Oscar,
08:25et lui, qui était encore une star de la chanson,
08:27et ils sont au Beverly Hills Hotel,
08:30les fameux deux bungalows côte à côte,
08:31avec Arthur Miller et Marilyn Monroe,
08:33et Montand et Signoret,
08:35et se crée une espèce de ballet amical.
08:37C'était vraiment deux couples amis.
08:38Il n'y avait pas d'ambiguïté.
08:40Et tout à coup, les deux comédiens,
08:42Montand et Marilyn, jouent au cinéma,
08:45et il se passe quelque chose.
08:46Et surtout, Miller et Edouard tournent à New York,
08:49et Simone va tourner un film en Italie.
08:51Il les laisse tous les deux.
08:52Et là, ils restent tous les deux.
08:53Et là, le chassé naturel, il revient au galop,
08:56et Montand redevient le redoutable,
08:58le fascinant séducteur qu'il était.
09:00Et ce qui est terrible,
09:01c'est que Simone Signoret apprend ça par la presse.
09:04C'est-à-dire que tout à coup,
09:05elle découvre...
09:06Oui, elle est en Italie.
09:07Elle est en Italie.
09:08C'est sa fille qu'il appelle.
09:08C'est-à-dire que subitement,
09:10elle devient la cocu universelle.
09:12C'est-à-dire qu'elle est la femme trompée
09:14pour la planète entière.
09:15C'est-à-dire que son mari la trompe
09:16avec la femme la plus désirée et désirable du monde.
09:19Ce qui est un camouflet terrible.
09:20En plus, elle avait confiance en l'un, en l'autre.
09:23Plus en Marilyn qu'en Montand,
09:25parce qu'elle savait que Montand faisait ça.
09:27Mais elle...
09:28Oui.
09:30Elle a eu confiance.
09:31Absolument.
09:32Mais c'est-à-dire que c'est...
09:34En fait, c'est plus qu'une perne de cœur.
09:36C'est une terrible blessure d'orgueil aussi.
09:38Et ce qui est intéressant aussi dans votre écriture,
09:40techniquement, un petit peu plus techniquement,
09:41c'est qu'il vous a fallu équilibrer
09:43l'exactitude historique de ce fait.
09:45Et puis la liberté romanesque aussi.
09:47C'est ce que j'essaie toujours de faire.
09:49C'est-à-dire que tout est vrai.
09:50Mais c'est comme le principe du biopic.
09:52C'est-à-dire qu'un biopic, on met en image.
09:54Moi, je mets en mots.
09:55Mais je veux qu'on ait l'impression...
09:56C'est cinématographique.
09:56Absolument.
09:57Ça ne s'est pas passé comme ça.
09:59Mais je veux que ce soit le plus vraisemblable possible.
10:01Je n'ai pas essayé de singer Signoret
10:02parce qu'elle a eu une écriture très particulière.
10:04Je ne voulais surtout pas faire du pastiche.
10:05Mais je veux qu'au bout d'un moment,
10:07mon lecteur entende la voix de Signoret,
10:08même si ce n'est que moi qui parle.
10:09Et qui écrit, en l'occurrence.
10:12Ça marche.
10:12Merci.
10:13Denis Estève, on l'a dit et on va y revenir,
10:15vous faites un très beau spectacle hommage
10:17à Franck Sinatra.
10:19À quand un spectacle hommage ?
10:20À Yves Montand, il y a de la matière aussi.
10:22Ça vous intéresserait ?
10:24Écoutez, je ne connais peu...
10:26Vous êtes très crooner, vous.
10:28Très crooner, oui.
10:29Yves Montand, ce n'est pas du tout mon registre.
10:30Ce n'est pas votre style musical.
10:31C'est plutôt Nat King Cole, Elvis Presley, Ray Charles...
10:34Mais chez les Français, il y en a ou pas ?
10:36Charles Aznavour.
10:36D'accord.
10:37Francis Cabrel.
10:38Ouais.
10:39Francis Cabrel.
10:40Francis Cabrel.
10:40C'est un crooner, Francis Cabrel ?
10:42Il a une technique,
10:43il a toujours une technique de chant,
10:45un petit peu de rubato aussi.
10:47Je suis fasciné par lui depuis que j'ai 20 ans,
10:49Francis Cabrel.
10:50D'ailleurs, pour cela, j'ai appris la guitare
10:51pour chanter ses chansons.
10:53Absolument.
10:53Ah, vous allez peut-être nous en pousser une petite, alors ?
10:56Son guitare ?
10:57Oui, à Capela, alors, si vous voulez.
10:58Allez, dans un instant, vous restez avec nous
11:00parce que Denis Estève va pousser la chanson certainement.
11:02C'est excellent sur Sud Radio.
11:03On vous revient avec l'écrivain Nicolas Destiendorf
11:05et son hommage à Simone Signoret,
11:07puis le chanteur et interprète Denis Estève
11:09et son hommage à Franck Sinatra.
11:10C'est iconique aujourd'hui sur Sud Radio.
11:14Sud Radio, c'est excellent.
11:16Judith Bélair.
11:17Merci d'avoir choisi Sud Radio.
11:18C'est un bon choix, je dirais même plus.
11:20C'est excellent avec moi ce soir,
11:21l'écrivain Nicolas Destiendorf,
11:23auteur de Simone Signoret,
11:24Histoire d'un amour,
11:24c'est sorti chez Calman Levy.
11:26Et puis, le chanteur et interprète Denis Estève
11:28et son spectacle His Way,
11:30c'est au Casino de Paris.
11:31Notez bien la date,
11:31c'est le jeudi 16 octobre prochain
11:33et c'est à 20h.
11:34Alors justement,
11:35on écoute un petit extrait quand même.
11:37Avant que vous fassiez un acapella.
11:38Fly me to the moon, let me play among the stars, let me see what spring is like on Jupiter and Mars.
11:50Fly me to the moon, let me play among the stars, let me see what spring is like on Jupiter and Mars.
12:04But each time I do,
12:07just the thought of you make me stop before you.
12:12Because I've got you on the marskin there,
12:19I'm gonna make it anywhere,
12:23It's up to you,
12:26New York,
12:29New York,
12:33New York.
12:40Il y a de la voix, Denis Estève sur Sud Radio
12:43et son spectacle His Way en hommage à Frank Sinatra.
12:47Donc on vient d'écouter quelques extraits.
12:51Aucun accent,
12:51une interprétation très étonnante
12:54parce qu'il y a quand même...
12:56Vous ne le copiez pas en fait.
12:57Il y a un équilibre entre l'hommage que vous faites à ce grand monsieur Frank Sinatra
13:03qui habite clairement l'inconscient de tout le monde.
13:07Ça fait partie de notre histoire.
13:09Et puis votre interprétation personnelle quand même, Denis Estève.
13:14Frank Sinatra,
13:15c'était l'authenticité brute.
13:19C'est-à-dire qu'il n'y avait pas d'artifice avec lui.
13:22C'était le micro, le live,
13:25la chanson plus parlée que chantée.
13:29Il était dans l'authenticité.
13:31Il voulait transmettre un message.
13:33Donc non,
13:35nous sommes plus,
13:37parce qu'on est quand même une grande équipe,
13:41dans cette démarche de vouloir retransmettre une authenticité
13:44dans ce spectacle,
13:46dans les messages qu'il a voulu porter.
13:47Donc non, le plagiat aurait été ridicule.
13:51Comment vous l'abordez ?
13:52Comment vous faites pour trouver votre voix justement
13:55quand on aborde le répertoire d'un aussi grand artiste ?
13:58On doit trouver sa voix dedans ?
13:59Ce n'est pas si simple.
14:01Il faut d'abord comprendre le message porté par la chanson.
14:05Chaque chanson a son message.
14:06Et donc il faut rentrer dans l'interprétation.
14:10J'ai fait quand même pas mal d'années au conservatoire.
14:13Et c'est la première chose que mon professeur de chant m'a apprise.
14:16C'est Denis, il faut absolument que tu saches ce que tu chantes.
14:19La donna immobilée, tu ne vas pas la chanter comme ceci.
14:22Il faut que tu la chantes comme ça.
14:23Il faut que tu comprennes ce que tu chantes.
14:24Donc traduis les textes, imprègne-toi du message.
14:27Et je pense que c'est à partir de là,
14:29dès l'instant où on a ce message,
14:31qu'on arrive à trouver...
14:33Ça devient naturel après.
14:37C'est-à-dire que voilà,
14:38I've got you under my skin, c'est une chanson d'amour.
14:40Quand vous vous dites avec le grain dans la voix et tout,
14:42même en parlant, ça marche.
14:44C'est vrai ?
14:45Écoutez, j'en suis ravi.
14:46On va venir vous voir.
14:48Et alors, ce qui est intéressant,
14:50c'est que vous avez choisi Frank Sinatra,
14:52on a compris, vous aimez les crooners.
14:54C'est un personnage tout aussi complexe
14:55que les deux grands personnages dont on vient de parler.
14:57C'est des icônes.
14:59Donc c'est une espèce de monstre comme ça,
15:01qui n'était pas tout blanc ni tout noir.
15:03D'ailleurs, c'était un mélange.
15:04C'était un vrai humain.
15:05Est-ce que c'est ça qui vous a touché chez lui aussi ?
15:07Cette espèce de dualité assumée, finalement,
15:10comme vous dites, authentique, en fait, du personnage ?
15:13Un authentique, un passionné, un engagé.
15:17Il a défendu beaucoup de causes.
15:18D'ailleurs, la première d'entre elles,
15:19et la plus importante, à mon sens,
15:21c'était son combat contre la ségrégation.
15:23Parce que les artistes noirs, à l'époque,
15:25ne pouvaient pas dormir dans les hôtels
15:27où ils se produisaient.
15:28Et dès l'instant où il a atteint la notoriété,
15:31à Vegas notamment,
15:33partout où on n'acceptait pas les chanteurs
15:36et les musiciens noirs,
15:37ils ne chantaient pas.
15:39Il y a une histoire comme ça avec Marilyn Monroe aussi
15:41et la fille de Gérald, je crois.
15:43C'est la même époque.
15:44Absolument.
15:45On a vu Marilyn Monroe se baigner dans sa piscine
15:48à Palm Springs à plusieurs reprises.
15:51Est-ce qu'on a vu Simone Signora ?
15:53On aimerait bien savoir.
15:54Je ne sais pas.
15:55Elle était sur les douches.
15:56C'est ça.
15:58S'agissant de la fille de Gérald,
15:59c'était une grande amie de Franck Sinatra.
16:02C'est d'ailleurs Franck Sinatra
16:03qui l'a relancée, la fille de Gérald,
16:04dans les années 50.
16:07À un moment donné, elle a perdu de la notoriété.
16:10C'est lui qui est allé la chercher,
16:12qui a fait en sorte qu'elle retrouve un producteur
16:14pour refaire des albums.
16:16Donc c'était un amoureux des artistes,
16:17des autres aussi, des gens à cœur.
16:18C'était un altruiste absolu,
16:19avec toutes ses équipes,
16:21ses musiciens,
16:22ses arrangeurs.
16:24Des arrangeurs exceptionnels.
16:26Nelson Riddle, Quincy Jones.
16:28Bien sûr.
16:29Quincy Jones.
16:31Et voilà, il s'est battu pour eux.
16:32Regretté Quincy Jones.
16:33Et ils ont eu ce retour.
16:35C'est-à-dire qu'il était vraiment à fond
16:37dans leur intégration
16:39et il composait les chansons pour lui
16:43et à travers lui.
16:44Faisant en sorte que dans les arrangements,
16:46parce qu'il n'a rien écrit,
16:47Franck Sinatra, il reprenait des titres déjà existants,
16:49mais il a eu...
16:51Il a mis sa patte dessus, clairement.
16:52Oui.
16:54Et parce qu'il s'est entouré d'exceptifs...
16:55D'ailleurs, on se demande si ce n'est pas lui
16:56qui les a inventées, les chansons.
16:58Oui, mais aujourd'hui,
17:00Fly Me to the Moon.
17:01Bon, ça Franck Sinatra,
17:02mais non, c'est un titre de 54.
17:03C'est un classique, bien sûr.
17:04Donc, voilà, c'est cette magie-là.
17:07Effectivement, vous avez raison.
17:09Quelqu'un de très humain.
17:11Et le big band aussi, c'est important.
17:13Vous avez un big band sur scène,
17:14c'était incontournable.
17:15C'est essentiel.
17:16C'est le retour, c'est le live,
17:18l'authenticité.
17:20À l'époque, aujourd'hui,
17:21on a de l'autotune et autre musique digitale.
17:22Ça vous énerve, ça ?
17:24Ça ne m'énerve pas.
17:25Non ?
17:26Ça vous touche moins, en tout cas.
17:27Pas du tout.
17:27Ça ne me touche absolument pas, en fait.
17:29Je ne ressens rien à l'écoute de ce type de musique.
17:36Par contre, voilà, un cappella,
17:38un piano-voix de Franck Sinatra,
17:40d'Alphi Gérald à l'époque,
17:43là, on a des frissons, toujours.
17:45Et alors, quand vous répétez,
17:47quand vous travaillez sur un spectacle comme ça,
17:49est-ce que vous vous inspirez de la manière
17:51dont il travaillait, lui aussi, Franck Sinatra,
17:54dans le positionnement de l'orchestre,
17:56dans l'osmose, en fait ?
17:58Est-ce que c'est quelque chose qui vous travaille ?
18:00C'est une question que vous vous posez ?
18:02Écoutez, voyez, hier soir, 22h00,
18:05on s'est quittés avec tout le monde
18:06parce qu'il fallait que je les voie
18:07pour parler, justement, du sens et de l'intention.
18:10Je leur ai dit, si vous devez retenir quelque chose,
18:12on va faire une date exceptionnelle
18:13à Occasion Paris,
18:14mais si vous devez retenir quelque chose ce soir,
18:16c'est l'intention que vous allez mettre dans votre jeu.
18:19Et effectivement, on se voit souvent
18:22pour mûrir ça, pour mettre en place...
18:25C'est important d'être amis aussi, en fait,
18:26quand on est sur scène ensemble.
18:27Les musiciens, par principe,
18:30se font la bise, en général.
18:31Ah bon ?
18:32Oui, ils se font la bise, tous.
18:34Après, elles sont plus ou moins franches,
18:36mais ils se font la bise.
18:37C'est un code.
18:38Et alors, ce qui est sympa aussi,
18:39c'est que votre spectacle,
18:40il est immersif, il est sous-titré.
18:43Absolument.
18:43L'accessibilité, c'est une vraie avancée pour la culture.
18:46Ah oui, mais ça, c'était essentiel aussi pour nous,
18:50qu'il soit complètement inclusif,
18:53immersif, bien évidemment.
18:55C'est joli, c'est élégant, c'est sobre.
18:57Il fallait rester dans le contexte.
18:59On a des images, des vidéos qui illustrent les morceaux.
19:03Mais l'ensemble des narratifs des hôtesses est sous-titré.
19:08Et effectivement, aussi, les actrices qui jouent,
19:11parce que c'est un spectacle.
19:12On a aussi du théâtre, un petit peu ces hôtesses qui parlent.
19:15Tout est sous-titré, de façon à ce que le plus grand nombre
19:17puisse bénéficier de ce spectacle.
19:20C'est un spectacle projet.
19:22Il y a une vraie dimension narrative dans ce spectacle.
19:25Il y a tant de la musique que des anecdotes,
19:27que des souvenirs, etc.
19:28Tout à fait.
19:28Et comment vous avez choisi les moments
19:30que vous avez décidé de valoriser ?
19:33C'est une excellente question que vous posez là, Judith.
19:35C'est ce qui vous touche le plus à vous.
19:37Il y a tellement de titres qui nous ont touchés.
19:41On a sélectionné avec...
19:42Alors, il y a une métaphore, on part en voyage.
19:44C'est une invitation au voyage.
19:45Donc, on traverse les Etats-Unis.
19:47Et on a eu ce fil rouge.
19:49Donc, on passe au-dessus de certaines villes.
19:51À Vegas, il s'est passé des choses.
19:53À Palm Springs, il s'est passé des choses.
19:54À Houston, il s'est passé des choses.
19:56À New York, il s'est passé des choses.
19:56Ça résonne, tout ça.
19:58Et donc, le fil rouge, c'était ça.
20:02Et donc, on a choisi les titres aussi par leur message.
20:05Il y a des fondamentaux.
20:06My way.
20:08I've got you under my skin.
20:10New York, New York.
20:11Il fallait raconter pourquoi.
20:13Quelle était la jeunesse de ces morceaux ?
20:15Comment ils ont été conçus, réécrits ?
20:19Et choisis par lui aussi.
20:20Choisis.
20:20Et puis, ces deux hôtesses de l'air,
20:23c'est une idée de mon épouse,
20:25qui m'a dit, tu sais, faire un récital Sinatra,
20:28on s'est lui déjà vu.
20:29Si on pouvait raconter un petit peu sa vie
20:31à travers des anecdotes et non pas...
20:32Les hôtesses de l'air, ça marche avec Sinatra, c'est sûr.
20:35Oui, entre autres, il aimait les femmes.
20:37Il lui rendait bien, d'ailleurs.
20:38Encore un grand coureur.
20:40C'est une question que je peux vous poser à tous les deux,
20:41Nicolas Destendorf, Denis Estève.
20:43Sinatra, c'est une icône du 20e,
20:45au même titre que Signora et Montand,
20:46on l'a dit plusieurs fois pendant cette émission.
20:48C'est une époque où les artistes,
20:49ils avaient un rayonnement universel,
20:50un style intemporel.
20:52La notion de star, elle a beaucoup évolué depuis.
20:54Est-ce que c'est la fin des grandes icônes,
20:56ou est-ce que c'est une nouvelle manière
20:57d'aborder la célébrité, selon vous, Denis Estève ?
21:00Moi, je pense que les artistes comme lui sont intemporels,
21:03mais ils sont éternels.
21:04Ils vont traverser les...
21:05On n'a pas besoin d'en avoir d'autres, quoi.
21:07C'est ça que vous dites ?
21:07Non, c'était une époque.
21:11Donc, ils ont marqué leur temps,
21:13mais ils restent modernes aujourd'hui.
21:15C'est vrai que sur le paysage musical,
21:17bien évidemment, il y a des artistes exceptionnels,
21:19mais on n'a pas cette épaisseur.
21:21Mais il était le premier, en fait.
21:22Donc, on n'est à jamais le premier.
21:24C'est vrai.
21:25Qu'est-ce que vous en pensez, vous, Nicolas ?
21:26C'est une époque où on pouvait être à la fois chanteur,
21:30comédien, enfin voilà,
21:31il y avait une...
21:32Et puis, il n'y avait pas la démultiplication
21:34des écrans, des réseaux sociaux,
21:36toute cette chose.
21:36Là, où tout à coup, on devient une star
21:37pendant quelques minutes.
21:39Voilà, c'était des gens qui travaillaient.
21:40C'est une vie entière de travail
21:42pour arriver à devenir sinatra,
21:43devenir montant.
21:44Ce n'est pas ce côté éphémère qu'on a maintenant.
21:47Donc, c'est un travail colossal.
21:48C'est une vie de concentration.
21:50Donc, finalement, c'est ça qui a peut-être évolué.
21:52C'est cette notion de travail, d'engagement ?
21:55D'engagement, je ne sais pas.
21:56Effectivement, c'est une époque différente
21:58où il y avait uniquement le cinéma.
22:00Enfin, les médias n'étaient pas les mêmes.
22:02C'est-à-dire que pour arriver à accéder à la notoriété,
22:04il fallait déjà un travail considérable.
22:06Et une fois que Sinatra était là,
22:07il était là.
22:08Denis Estève ?
22:09Et Franck Sinatra a été un acteur.
22:11Oui.
22:12Elle a fait énormément de films aussi.
22:14D'ailleurs, il a eu un Oscar
22:15pour un second rôle.
22:16Donc, des chanteurs, acteurs...
22:21Oscarisés.
22:22Oscarisés.
22:23Pas beaucoup.
22:24Il faut chercher.
22:25Je dis ça, moi je suis un grand fan.
22:27Donc, effectivement, je prêche pour ma paroisse.
22:30En tout cas, vous donnez envie.
22:32Allez, c'est excellent sur Sud Radio.
22:33Peut-être que vous allez nous faire un petit acapella après.
22:35Denis Estève, quand même, on est avec des artistes.
22:37Vous l'avez compris, chers auditrices, chers auditeurs,
22:39excellent dans leur style d'expression.
22:40L'écrivain Nicolas Destendorf
22:42qui nous raconte Simone Signoret
22:43et puis le chanteur et interprète Denis Estève
22:45qui nous raconte Franck Sinatra.
22:46C'est tout un programme.
22:47Vous restez avec nous.
22:48A tout de suite.
22:50Sud Radio, c'est excellent.
22:52Judith Bélair.
22:53Merci d'écouter Sud Radio.
22:54C'est excellent comme tous les dimanches.
22:56C'est à 19h.
22:57Aujourd'hui, on est avec l'écrivain
22:58Nicolas Destendorf
23:00et son roman
23:01Simone Signoret, histoire d'un amour
23:02qui est sorti chez Calman Levy.
23:04Et puis le chanteur et interprète
23:05Denis Estève
23:06et son spectacle His Way
23:07au Casino de Paris
23:08le 16 octobre 2025
23:09à 20h.
23:11Et ça, c'est le début de la tournée.
23:13Sachez-le, c'est une tournée
23:13qui aura dans toute la France
23:14jusqu'à 2027.
23:18Jusqu'aux élections présidentielles.
23:19Oui, bien après.
23:21J'espère qu'il ne va pas se passer
23:22des choses graves.
23:23Bon, alors Denis,
23:24vous nous le faites ce petit acapella ?
23:26Alors, je vais l'illustrer
23:28par une petite anecdote.
23:29Un jour, je fais une petite vidéo
23:30avec une amie.
23:31On fait un duo Sinatra
23:34et puis le technicien qui filmait
23:36vient me voir et me dit
23:37c'est incroyable, je vous écoutais.
23:38j'avais l'impression d'être
23:39au rayon joué
23:40des Galeries Lafayette.
23:42Je lui dis, sympa,
23:43merci pour le compliment.
23:45Mais finalement, c'est vrai,
23:46il est dans l'inconscient collectif
23:47aujourd'hui.
23:48Je ne sais pas si je pense
23:49aux Galeries Lafayette
23:50avec Franck Sinatra.
23:50Merci Denis, bravo, bravo.
24:19Vous avez une voix très proche
24:23de la sienne, de Franck Sinatra.
24:25Il était d'origine latine,
24:27il était italien,
24:28moi je suis d'origine portugaise.
24:29D'accord, je pensais que ça
24:30a quelque chose à voir,
24:30mais un peu sûrement.
24:31Le côté latin, peut-être,
24:32je ne sais pas.
24:33Alors, tous les deux,
24:34vous avez choisi,
24:35vous d'incarner,
24:36vous de raconter la vie d'icône.
24:38Pourquoi ?
24:39Pourquoi les icônes ?
24:40Nicolas Destendon.
24:40Pourquoi les icônes ?
24:42Parce que, une fois de plus,
24:44c'était ma série
24:44sur des femmes de poignes,
24:47Ça, vous aimez bien.
24:49En général, quoi.
24:50Absolument, j'aime bien.
24:52C'est sur des femmes
24:53qui en ont dans le slip,
24:55si je puis dire,
24:55pour être élégante.
24:56Allez, parle en vrai.
24:57Et Simone Signoret,
24:58c'est dans la série
25:00des empêcheuses d'autronorants,
25:01des vraies emmerdeuses,
25:03des femmes qui tapent
25:03du poing sur la table
25:04quand c'est important.
25:05Et c'est une icône,
25:06et c'est plus qu'une icône.
25:07Ça a été une icône.
25:09Simone Signoret,
25:10c'est plus que Simone Signoret.
25:11C'est tellement de choses,
25:13c'est des films,
25:14c'est des livres,
25:14c'est une présence,
25:15c'est une conscience,
25:17un engagement.
25:17Et en fait,
25:18il se trouve qu'elle est morte
25:20le 30 septembre 1985,
25:22donc ça fera 40 ans
25:22exactement dans quelques semaines.
25:25Et c'est pour ça
25:26que j'ai proposé ce livre
25:27en disant...
25:28Elle aura 100 ans
25:28dans pas longtemps.
25:29Elle aurait eu 100 ans,
25:30c'est ça ?
25:30Elle aura eu 100 ans
25:31et elle est morte
25:32le 30 septembre 1985,
25:33donc ça fera 40 ans
25:34au moment où va sortir
25:35le film de Diane Curie
25:36que je n'ai pas vu
25:37avec Marina Feuille,
25:38c'est Eroge Dizem
25:39qui parle pour le coup
25:39vraiment de la fin
25:41de leur histoire d'amour.
25:41Et Eroge Dizem,
25:42il joue Yves Montand ?
25:43Oui.
25:43D'accord.
25:43Je ne l'ai pas vu
25:44et j'ai vu des extraits
25:45et Marina Feuille
25:46c'est très très convaincante.
25:48Bon.
25:49De dépendant de ce que j'ai vu
25:50sur Instagram.
25:51Permettez-moi d'être
25:51un peu dubitatif
25:52mais bon d'accord.
25:54Est-ce qu'il y a
25:54une leçon de vie
25:55que vous tirez
25:57de leur histoire
25:58à tous les deux là ?
25:59Simone Seigneur Yves Montand ?
26:00Il y a une leçon
26:01d'humilité,
26:03une leçon de blessure d'orgueil,
26:04une leçon de résilience aussi
26:05et puis arriver à se construire,
26:07arriver à se reconstruire
26:08après ce qui s'est passé
26:09et puis en même temps
26:11l'amour ça dévaste tout.
26:15Heureusement que c'est là.
26:16Sa vie a changé
26:17du jour au lendemain.
26:19C'est comme si elle vivotait
26:20tout à coup.
26:21Il y a eu un...
26:21Effectivement,
26:22comme disait René Charles,
26:23la lucidité c'est la blessure
26:24la plus rapprochée du soleil.
26:25Tout à coup elle découvre,
26:27elle enlève le voile,
26:28elle découvre l'amour
26:28et en même temps
26:29elle se brûle
26:29mais je pense que jamais...
26:31Et ils sont restés ensemble
26:32jusqu'au bout.
26:33C'est quoi qu'il arrive.
26:34C'était un coup pétorique.
26:36A l'Italienne aussi on a envie de dire.
26:37A l'Italienne, absolument.
26:38Mais c'est une leçon de vie.
26:42Quelle leçon tirer ça ?
26:43C'est à vous de me dire.
26:44Moi j'étais tellement immergé
26:45dans le personnage.
26:45Mais non, c'est vous
26:46qui pouvez me dire
26:46ce que vous en tirez.
26:47Mais enfin Nicolas.
26:48Mais c'est un modèle
26:52d'obstination aussi.
26:54L'obstination,
26:55vouloir y arriver.
26:56Bon, les femmes puissantes quoi.
26:58C'est ça que je vous parle.
26:58Les femmes puissantes
26:58et ne pas être réduite
27:01à son physique,
27:02à sa légende justement.
27:04Elle, elle sait bien
27:04d'en aller d'exprès.
27:05On a l'impression.
27:06Casser les codes.
27:08Casser la légende.
27:08Casser le mythe.
27:09Vouloir, vouloir.
27:10Et ce qui fait qu'elle a
27:12tous ses plus grands rôles
27:13sont quand même les rôles de la fin.
27:14Pour Madame Rosa
27:15dans La vie de Vansoir.
27:16Incroyable.
27:17Où elle avait pris 20 kilos.
27:19Où la marche des ombres aussi.
27:20Voilà, l'armée des ombres.
27:21L'armée des ombres, pardon.
27:22Ou le chat.
27:23Le chat.
27:24En fait, elle n'avait pas 50 ans
27:25quand elle a joué.
27:26C'est dingue.
27:26Alors qu'elle a l'air
27:27dans la mort 70.
27:28Mais voilà, elle avait une...
27:30Elle décidait d'aller à rebours
27:34de ce que pouvait...
27:35Il n'y avait pas de conseiller
27:36en communication à l'époque.
27:37Mais voilà,
27:37elle avait une vision
27:40de ce qu'elle voulait faire.
27:40Il y avait un côté jusqu'au boutiste.
27:42Et c'est-à-dire qu'elle ne voulait pas...
27:44Elle ne s'arrêtait pas.
27:45Elle ne renonçait jamais.
27:46Et ça, c'est très fort.
27:47Y compris pour l'écriture.
27:48Son roman, à Dieu vaut le dire,
27:49qu'elle a écrit
27:50dans la dernière année de sa vie.
27:51Elle était en train de perdre la vue.
27:52Elle était presque aveugle
27:53quand elle l'a fini.
27:54Mais elle voulait mourir
27:55en ayant écrit un roman.
27:57Le livre est sorti.
27:57Elle est morte six mois plus tard.
27:58Incroyable.
27:59Et alors vous, Denis Estève,
28:01on peut vous poser
28:01le même type de question.
28:02C'est-à-dire que vous incarnez
28:03une icône.
28:04On pourrait aussi vous dire
28:04que vous auriez pu décider
28:06de chanter son répertoire
28:07et d'autres répertoires
28:08et de vous incarner vous-même.
28:10Pourquoi passer par l'incarnation
28:11de cette icône-là ?
28:13Il y a un mot que je retiens.
28:16C'est le mot résilience.
28:19Frank Sinatra,
28:20c'était quelqu'un
28:21d'extrêmement résilient.
28:22Il a traversé
28:23nombre d'échecs
28:25et de difficultés.
28:26Il a fait quand même
28:27cinq tentatives de suicide.
28:28On ne le sait pas,
28:29mais oui.
28:29Après, la séparation
28:30avec Ava Gardner,
28:31c'était extrêmement difficile
28:32pour lui.
28:33Ava.
28:34Et il a su rebondir,
28:38il a su se réinventer,
28:39il a su se réentourer,
28:43réinventer des choses.
28:44C'est le premier
28:44à avoir inventé
28:45les albums concept
28:46à l'époque.
28:48Donc voilà,
28:48la résilience.
28:49Vous vous sentez proche de lui
28:50à cause de ça ?
28:50Parce que vous avez aussi
28:51une histoire de résilience
28:52dans votre vie,
28:52peut-être Denis,
28:53qui fait que vous êtes touché.
28:54Moi, je suis entrepreneur,
28:55je suis chanteur de chœur
28:57et je suis entrepreneur
28:58de métier.
29:00Et alors,
29:00la résilience
29:01pour le chef d'entreprise,
29:02c'est le maître mot.
29:03C'est-à-dire qu'on est
29:04relativement seul
29:05aux commandes
29:06de son entreprise
29:07et quand on traverse
29:08des périodes difficiles
29:09dans l'exercice
29:10de son métier,
29:13voilà,
29:13c'est un mot
29:14qui prend tout son sens.
29:17Et lorsqu'on est en plus
29:19sous la rampe
29:20et qu'on est une star
29:21comme l'était
29:22Sinatra
29:23ou comme l'était
29:24Elvis Presley
29:24quand on découvre
29:25la vie d'Elvis Presley,
29:26c'est exactement
29:27la même chose.
29:28Une résilience,
29:29une volonté
29:30qui a forgé
29:32leur personne
29:34et puis qui reste
29:35aujourd'hui
29:35dans l'inconscient collectif
29:36parce qu'il y avait
29:37l'art,
29:38il y avait le talent
29:39mais il y avait aussi
29:40cette capacité
29:41d'être ancré au sol
29:42et puis quoi qu'il se passe,
29:44j'y vais,
29:44j'y retourne,
29:45je réinvente,
29:46je reste
29:46aware,
29:47je reste connecté
29:49à ce qui se passe
29:49autour de moi,
29:50on va marcher sur la Lune,
29:51on est en 62,
29:52je vais refaire
29:53Fly Me To The Moon,
29:54on ne sait jamais
29:54si on arrive à marcher
29:55sur la Lune,
29:56je chanterai,
29:57il est invité à la NASA
29:58après pour faire le barbecue
29:58des astronautes,
29:59quelqu'un qui était
30:01en permanence
30:02bien que...
30:03C'était un très bon
30:03marketeur aussi,
30:04il savait ce qu'il faisait.
30:05Oui.
30:06C'était un des premiers
30:07grands marketeurs,
30:08on peut dire.
30:08Oui,
30:09il a inventé plein de choses.
30:10C'est fascinant,
30:12c'est quelqu'un de fascinant.
30:13Et ce qui est intéressant
30:14c'est qu'il est exactement
30:15à l'averse dans le positionnement.
30:16on n'a pas d'œil vu mon temps,
30:17mais Simone Signoret
30:17qui elle ne voulait
30:18surtout pas la lumière
30:19et qui en a souffert terriblement
30:20et lui on a l'impression
30:20que plus il y en avait
30:21plus il en voulait.
30:22Absolument.
30:23Et il ne voulait pas lâcher
30:24la scène.
30:27Les dernières années
30:27c'était compliqué
30:28mais il a chanté tard.
30:30Il a chanté jusqu'en 1995.
30:33Oui c'est ça.
30:33C'est vrai.
30:3470 ans de carrière quand même.
30:36Incroyable.
30:37Qu'est-ce que vous pensez
30:38qu'elle dirait Nicolas Descendorf
30:39à Simone Signoret
30:40si elle lisait votre livre ?
30:41Je me suis posé la question.
30:43En fait,
30:44elle détesterait.
30:45De toute façon,
30:45elle détestait tout le monde.
30:47Surtout à la fin de sa vie.
30:48Elle dirait
30:48pourquoi t'as fait ça ?
30:48Pourquoi elle savait ça ?
30:49Elle prendrait un coup d'eau
30:50et elle fumerait une clope.
30:52Parce que j'ai regardé
30:53tous ces passages à la télévision.
30:55Elle était terrible.
30:56Les gens étaient terrorisés.
30:58Elle faisait peur.
30:59Elle est passée trois fois chez Pivot.
31:01Pivot,
31:01il les a toutes petites
31:02et toutes bleues
31:03comme on dit avec élégance.
31:04Mais Pivot pourtant,
31:06il ne se laissait pas démonter comme ça.
31:06Oui, Pivot,
31:07chez Anne Sinclair,
31:08chez Philippe Labreau,
31:09tous ces gens-là.
31:10Et tout à coup,
31:11elle vous balance comme ça
31:12juste un épithète.
31:13Boum !
31:14Mais parce qu'elle avait
31:15une autorité naturelle.
31:17Elle intimait un respect
31:19réel et légitime.
31:22Mais voilà,
31:22c'était un peu la gorgone.
31:24C'est-à-dire surtout à la fin,
31:26les gens avaient peur d'elle
31:27parce qu'elle était omniprésente.
31:29Et on dit
31:30que les 10 ans de sa vie,
31:31tous les matins,
31:32elle téléphonait
31:32à tous les patrons de presse
31:33en disant
31:33« Vous avez vu ce qui s'est passé ? »
31:34Et Lille Lazareff
31:35et tout ça,
31:36obtempérée,
31:36disant « Bon,
31:37là,
31:37on va en parler. »
31:38Elle avait un vrai pouvoir.
31:40Ça aurait été une lobbyiste
31:41formidable, en fait.
31:42C'était un peu
31:42la mère universelle aussi.
31:44C'était la mère universelle
31:45et Dieu sait si pourtant
31:46ça a été une mère complexe
31:47qui n'a eu qu'un enfant
31:48qui n'a pas eu d'enfant
31:49avec Montan,
31:50qui a aborté plusieurs fois.
31:51Mais c'était le matriarcat,
31:56le vrai matriarcat.
31:57Celui qu'on aime.
32:00Sinatra,
32:00qu'est-ce qu'il en penserait
32:01si vous voyez sur scène
32:01ou pensez-vous ?
32:02Vous vous êtes posé la question
32:03de Nistav ?
32:04Je ne me suis pas posé la question,
32:05mais s'il pouvait m'envoyer
32:06un message du genre
32:07« I'm very proud of you,
32:09thank you very much,
32:09do your best,
32:10straight ahead. »
32:13Mais est-ce que vous pensez,
32:14est-ce que vous le sentez
32:14quand vous l'interprétez ?
32:15Complètement.
32:16Il est avec vous.
32:17Et puis sur scène,
32:19le public qui aura le plaisir
32:20de venir nous voir
32:21et qui nous auront le plaisir
32:22de recevoir
32:23on retrouvera
32:25Franck Sinatra.
32:26On retrouvera Franck Sinatra.
32:27Vous êtes les bienvenus.
32:28On va venir avec grand plaisir.
32:29Retrouvera Franck Sinatra.
32:31Qu'est-ce que vous avez envie
32:31que les gens retiennent
32:32en sortant du spectacle ?
32:34J'ai envie qu'ils sortent de là
32:35en ayant passé
32:36un moment extraordinaire,
32:37en ayant un moment
32:38hors du temps,
32:39qu'ils en aient pris
32:40plein les yeux
32:42de l'élégance,
32:43de la sobriété,
32:45de la joie.
32:47Et puis voilà,
32:48que ce soit une vraie parenthèse
32:50pour eux.
32:51Qu'ils aient perçu le message
32:53qu'on va vouloir
32:54leur transmettre.
32:55On n'est pas là,
32:56on ne va pas faire de plagiat.
32:57On va essayer de renvoyer
32:58l'énergie à ce public
33:00pour qu'ils sortent de là
33:01en se disant
33:02que c'était génial.
33:03Eh bien, ça donne envie.
33:05Allez, merci d'avoir choisi
33:06cet excellent Sur Sud Radio.
33:07Vous restez avec nous.
33:08On est avec l'écrivain
33:08Nicolas Destiendor
33:09et son roman
33:10Simone
33:10sur Simone Signoret.
33:12Et puis le chanteur
33:13Denis Estève
33:14et son spectacle
33:14sur Franck Sinatra.
33:16Bon, on est bien quoi.
33:17Allez, restez là tout de suite.
33:20Sud Radio,
33:21c'est excellent Judith Bélair.
33:23Vous êtes bien sur Sud Radio
33:24et puis nous,
33:24on est bien avec vous.
33:25C'est excellent
33:26comme chaque dimanche.
33:27Alors, pour encore
33:27quelques instants,
33:28ce soir,
33:29vous êtes avec l'écrivain
33:30Nicolas Destiendor,
33:30voteur de Simone Signoret,
33:32histoire d'un amour.
33:33C'est sorti chez Calman Levy
33:34et puis le chanteur
33:34Denis Estève
33:35et son spectacle
33:36His Way.
33:36C'est au Casino de Paris
33:37le jeudi 16 octobre 2025 à 20h.
33:39Puis il y a une grosse tournée après.
33:40Attention, jusqu'en 2027.
33:42Donc, vous aurez le temps
33:42de voir le spectacle
33:43si vous ne pouvez pas être là
33:43le 16.
33:45Alors, quelques instants,
33:45je le disais,
33:46car dans pas longtemps,
33:47vous allez retrouver
33:47votre chronique dédiée
33:48aux personnalités
33:48qui s'engagent.
33:49Parlons de vous.
33:50Mais juste avant ça,
33:52mes chers invités,
33:53quelques minutes donc,
33:54pour vous embêter un peu
33:55avec un portrait chinois.
33:57Vous êtes prêts ?
33:58Attention.
33:59Allez, c'est parti.
34:00Nicolas Destiendor.
34:02Si vous pouviez passer
34:03une journée avec Simone Signoret
34:04ou Marilyn Monroe,
34:05vous choisirez...
34:06Qui choisiriez ?
34:07Je vais y arriver.
34:08Qui choisiriez-vous ?
34:09Ça dépend où on va.
34:11Ça dépend ce qu'on fait.
34:13Et puis, ça dépend
34:14à quel moment.
34:15Simone Signoret...
34:16Dans Casque d'or, ça va ?
34:17Simone Signoret
34:18et Pop Manège
34:18Casque d'or.
34:20Là, on peut aller faire
34:20une petite balade
34:21sur la scène.
34:23Mais Rosa, non.
34:24En revanche,
34:26j'aurais adoré
34:26passer trois heures
34:28dans un restaurant
34:28à boire des coups
34:29avec Signoret.
34:31Avec Marilyn Monroe,
34:32il y a beaucoup de choses
34:33que j'aurais aimé faire,
34:33mais pas forcément du...
34:35Pas forcément boire des coups, quoi.
34:37Disons que le terme
34:38couche est un petit peu décalé.
34:40Ok.
34:42Denis et Steph,
34:42si vous pouviez remonter le temps
34:43pour assister à un concert historique,
34:45ça serait lequel ?
34:47Vous allez nous sortir
34:48Franck Sénatré, évidemment.
34:50Ou peut-être pas, tiens.
34:51Réfléchissez pas trop.
34:52Eh bien, ce serait
34:53Frédéric Mercury.
34:55Frédéric Mercury,
34:56son dernier concert.
34:57Ouais.
34:59Ça, c'est vrai
35:00que c'était un grand moment.
35:01Ouais, un moment exceptionnel.
35:02Mais vous considérez
35:03que c'est un crooner,
35:04Frédéric Mercury, ou pas ?
35:05C'est un artiste exceptionnel.
35:06Exceptionnel, je suis d'accord.
35:07Un artiste aussi résilient,
35:08un artiste torturé,
35:09mais quelqu'un d'authentique.
35:12C'est ça que...
35:13Voilà, c'est ce que je...
35:14C'est ce qui me plaît
35:15chez les artistes.
35:16L'authenticité chez les artistes,
35:17absolument.
35:18Nicolas Destiendan,
35:19si vous pouviez dîner
35:19avec un auteur du XXe,
35:21ça serait qui ?
35:21Paul Morand.
35:25Pourquoi ?
35:26Parce que c'est un auteur complexe.
35:27C'est pas très sexy.
35:28C'est pas sexy du tout.
35:30Parce que c'est un auteur
35:32qui me fascine
35:33en plein des points,
35:34jusque dans ses ambiguïtés,
35:35parce que c'est un auteur
35:36que je lis,
35:36dont j'ai tout lu.
35:37C'est un auteur plein de secrets,
35:39plein de mystères.
35:40J'aimerais savoir plus
35:41de choses sur lui.
35:42Pourquoi ?
35:43Pourquoi ?
35:44Parce qu'il a fait
35:45des choses terribles,
35:45il a écrit des choses terribles,
35:46il a écrit des choses admirables,
35:47parce qu'il incarne
35:48toutes les ambiguïtés
35:49du XXe siècle.
35:49et puis parce que c'était
35:51un brillant causeur
35:52et voilà,
35:53c'est quelqu'un
35:53que j'aurais bien rencontré.
35:54Absolument.
35:55Denis Estève,
35:56est-ce qu'il y a un lieu
35:57en particulier
35:57où vous rêveriez
35:58de chanter un jour ?
36:01Oui.
36:03Allez-y.
36:04À Las Vegas.
36:06Je ne sais pas pourquoi
36:06je m'en doutais.
36:07À Las Vegas,
36:09alors le centre
36:09n'existe plus
36:10mais il y a quelques salles
36:12exceptionnelles.
36:12Le César Palace.
36:13Le César Palace,
36:14évidemment.
36:16Nicolas Destiendorf,
36:17si vous étiez un objet
36:18lié à l'écriture ?
36:20Un objet lié à l'écriture ?
36:24Qu'est-ce que je serais ?
36:27Un petit calepin.
36:29D'accord.
36:29Un petit calepin
36:30qui va dans les poches
36:30et qu'on peut retrouver.
36:31Un petit calepin
36:32un peu à l'ancienne
36:33qu'on retrouve dans un grenier
36:34qui peut passer
36:35génération, génération.
36:36J'aime bien aller dans les poches
36:38des gens.
36:39On trouve des choses étranges.
36:41On adore.
36:42Denis et Steph,
36:43si vous étiez un instrument
36:44de musique,
36:44quoi ?
36:45Une guitare.
36:46Pourquoi ?
36:47Pareil,
36:48authenticité,
36:49on n'a pas besoin
36:50de câble pour qu'elle sonne,
36:51on touche la corde
36:52et on a le son.
36:54Authenticité du...
36:55Et puis,
36:56je suis guitariste aussi,
36:57donc c'est un instrument
36:58qui vibre.
37:00Oui,
37:00que vous avez contre vous.
37:01Voilà.
37:01Vous récupérez tout de suite
37:04la vibration de l'instrument,
37:06de la guitare,
37:06sans aucun doute.
37:09Nicolas,
37:10quel est le mot
37:11que vous écrivez
37:12le plus souvent,
37:13à votre avis ?
37:14Le mot que j'écris
37:15le plus souvent ?
37:18Je.
37:22J'imagine.
37:24Entre les SMS,
37:25toutes ces choses-là.
37:26C'est celui que vous pensez.
37:26Oui,
37:27les écrivains sont très narcissiques,
37:28très égocentriques.
37:29Donc,
37:29même si j'écris
37:30sur la vie des autres,
37:31je me mets au jeu
37:32dans leur donc jeu.
37:33Alors,
37:33soyons jeu.
37:35Denis,
37:36si vous pouviez chanter
37:36une seule chanson
37:37pour le reste de votre vie ?
37:38Une seule.
37:39C'est dur ça.
37:40Ah oui ?
37:42My way.
37:43Bah oui.
37:44J'avais envie de dire
37:45que c'était logique.
37:46Non,
37:46c'est vrai.
37:46My way.
37:48Nicolas,
37:48si vous étiez une époque
37:49de l'histoire ?
37:51Au rôle entre deux guerres.
37:54Pourquoi ?
37:55Parce que c'est une période
37:56qui me fascine,
37:56c'est une période de transition,
37:57il y a eu une liberté.
37:58Les années 20.
37:59Les années 20,
37:59les années 30,
38:00c'était une période terrible.
38:01C'est l'arrivée
38:02de l'apocalypse,
38:03mais d'un point de vue artistique,
38:05le chant,
38:06l'opéra,
38:07le cinéma,
38:07la littérature,
38:08tout,
38:08c'était un bouillonnement extraordinaire.
38:10Voilà.
38:12Denis et Steph,
38:13si vous étiez une émotion
38:14sur scène ?
38:16L'amour.
38:16L'amour.
38:17Oui,
38:17c'est ça que vous donnez.
38:18Oui.
38:18C'est ça que vous recevez.
38:20C'est ça que je veux transmettre.
38:21L'amour du message,
38:23l'amour des autres.
38:24Voilà.
38:25Chanter pour chanter,
38:26c'est...
38:26Chanter,
38:27c'est...
38:28On aimait
38:28pour que
38:29on reçoive
38:31le message.
38:32L'amour,
38:33je pense que c'est
38:33l'énergie
38:34la plus forte,
38:36la plus universelle.
38:37C'est vrai.
38:37Voilà.
38:38Nicolas Destiendorf,
38:39si vous étiez un adjectif
38:40pour vous décrire,
38:40vous ?
38:43Coloré ?
38:44Ça, c'est vrai.
38:46Je confirme
38:46les chaussettes violettes
38:47aujourd'hui.
38:47Attention.
38:48Aujourd'hui,
38:48je suis neutre.
38:49Vous êtes neutre,
38:50mais vous avez vos chaussettes violettes.
38:52Allez,
38:52on termine avec vous,
38:53Denis et Steph,
38:53si vous étiez un film culte.
38:56Le bon,
38:57la brute et le truand.
38:58Ah ouais,
38:59je suis d'accord.
39:00C'est malheureux.
39:01On peut avoir le sifflet,
39:02là ?
39:03C'est qui,
39:03la brute ?
39:05Bon,
39:06ben voilà.
39:07On s'arrête là,
39:08mais surtout,
39:08on retrouve Parlons de vous.
39:10Plutôt tout de suite,
39:11Nicolas Destiendorf,
39:12Denis et Steph,
39:12vous restez avec moi.
39:14Parlons de vous,
39:14c'est parti.
39:17Sud Radio,
39:18Parlons de vous,
39:19Judith Bélair.
39:20Parlons de vous,
39:21c'est un micro
39:21pour les acteurs du changement.
39:23Parlons de vous,
39:23parlons vrai sur Sud Radio.
39:25Aujourd'hui,
39:26je reçois Catherine Malassagne,
39:27qui est DG,
39:28directrice générale
39:29de Nos Aimés,
39:30qui fait partie
39:32du groupe Domia.
39:33Et le but,
39:34c'est aussi que vous nous racontiez,
39:35Catherine.
39:36Bonjour déjà,
39:37bienvenue.
39:38Bonjour,
39:39Judith.
39:40Alors,
39:40vous allez nous raconter
39:41la création de Nos Aimés,
39:42c'est une marque
39:43que vous avez créée
39:44avec Maxime Ayache,
39:45qui est PDG du groupe Domia,
39:47auquel vous appartenez,
39:48et qui incarne,
39:50ça c'est important pour vous,
39:51une vision sensible,
39:52humaine et innovante
39:53de l'accompagnement
39:54des seniors.
39:55Expliquez-nous un petit peu plus
39:56ce que ça veut dire,
39:56ce que ça veut dire, ça ?
39:57Alors,
39:58elle est née pendant le Covid,
39:59cette marque.
40:00Oui.
40:00Elle a commencé à prendre la genèse,
40:02où on avait beaucoup de choses
40:03à faire,
40:04mais en même temps,
40:04on a commencé à réfléchir
40:06pendant cette période
40:07sur les plus fragiles,
40:09où en effet,
40:10il y avait des choses à faire.
40:11Et on a voulu profiter déjà
40:14de notre grande expérience
40:14sur le groupe
40:16avec Academia et Shiva,
40:18pour mettre en scène
40:20et surtout en lumière
40:21une branche
40:22qui nous tenait à cœur
40:23avec Maxime
40:24sur l'accompagnement
40:25non seulement des seniors,
40:27mais des personnes fragiles
40:27en situation de handicap
40:29ou en maladie.
40:30Donc,
40:31tout ce qui est en perte d'autonomie,
40:33les accidents de la vie.
40:33Les gens dépendants, quoi.
40:36Exactement.
40:36Alors,
40:37qu'est-ce que vous apportez
40:38de différent dans cet univers
40:39où il y a pas mal de gens
40:41qui se bousculent déjà ?
40:42Qu'est-ce qui vous différencie
40:43finalement des autres ?
40:46Alors,
40:46comment vous dire ?
40:47Je préfère dire
40:48qu'on se différencie
40:49d'une façon très humaine
40:51parce qu'on a tous vécu
40:53et on vit tous
40:54des situations d'aidant
40:56où on se trouve face
40:59soit à la maladie
41:00ou à la perte d'un proche
41:01ou à la dégradation
41:03aussi de nos parents
41:03et d'avoir une vision
41:06beaucoup plus de proximité
41:07pour aussi aider
41:08les personnes
41:09non seulement
41:09qui sont en situation difficile
41:11mais les personnes
41:12qui sont autour.
41:13Oui,
41:13c'est vrai qu'on en parle
41:14maintenant des aidants
41:15mais que c'est un vrai sujet
41:16que souvent
41:17ils se retrouvent isolés
41:19en fait.
41:21Réellement,
41:21moi-même,
41:22j'ai vécu
41:23cet isolement
41:24pendant le Covid
41:24où j'ai été
41:25très touché
41:27par ce passage
41:29où mes parents,
41:30mes propres parents
41:30étaient dans une situation
41:31compliquée
41:32avec des maladies
41:33et des handicaps
41:33et je me suis dit
41:36et on est dans un univers
41:37où on est complètement
41:38nous-mêmes dépendants
41:39de cette situation
41:41où on n'arrive plus
41:42à voir clair
41:43et que le maintien à domicile
41:45est quelque chose
41:46qui est une véritable option
41:48et qu'il fallait apporter
41:51un service
41:53comme je dis
41:56il y a des tas de services
41:57aujourd'hui
41:58qui existent
41:59mais notre clé d'entrée
42:00à nous
42:01c'est de maintenir
42:01à domicile
42:02le plus possible
42:03avec des gens compétents
42:04des auxiliaires de vie
42:06et un encadrement
42:07derrière
42:07une agence physique
42:09avec des personnes
42:10physiques
42:11qui aujourd'hui
42:12vont avoir
42:13un véritable service
42:14auprès
42:14non seulement
42:14des personnes
42:15en situation de dépendance
42:17mais aussi
42:17un relationnel
42:19et une écoute
42:19avec les gens
42:20qui les accompagnent
42:21Alors le maintien à domicile
42:23parlons vrai
42:24sur Sud Radio
42:24vous le savez
42:25concrètement parlons budget
42:27il y a beaucoup de gens
42:28qui ne peuvent pas garder
42:28leurs parents
42:30ou les personnes
42:31qui sont autour d'eux
42:32en situation difficile
42:33chez eux
42:33parce que c'est un vrai budget
42:35d'organiser cela
42:37donc souvent
42:38ces gens-là
42:39finissent en EHPAD
42:40est-ce que
42:40justement
42:41vous avez réussi
42:41à proposer quelque chose
42:43qui permette
42:43même quand on n'a pas
42:45forcément des énormes moyens
42:46de garder
42:48cette personne
42:49à domicile
42:49avec les aides
42:50qui vont avec
42:50Alors les aides
42:52oui
42:53il y a déjà
42:53une grande aide
42:54qui est
42:56l'avance immédiate
42:56du crédit d'impôt
42:57qui est lancée
42:58depuis si peu
42:59très peu de temps
42:59qui permet également
43:01aujourd'hui
43:02à beaucoup de familles
43:03d'en bénéficier
43:04et d'avoir
43:05il y a un plafond
43:06d'aide
43:07plus les aides
43:09plus les handicaps
43:10plus les familles
43:11nous on s'adapte
43:11à chaque famille
43:12c'est du sur-mesure
43:13c'est du sur-mesure
43:15on s'adapte
43:16avec chaque famille
43:16malgré tout
43:17ça reste un budget
43:18qui est pas loin
43:19de celui de l'EHPAD
43:20on va dire que
43:22c'est la même chose
43:23un peu le même type
43:24de budget
43:24selon la dépendance
43:27nous on est un véritable
43:28relais à la maison
43:29ensuite on ne se
43:30substitue pas
43:31et c'est pas du tout
43:33notre vision
43:34à l'EHPAD
43:36qui est un choix
43:37et qui peut être
43:37aussi une nécessité
43:38quand la personne
43:39est complètement dépendante
43:41nous on a un accompagnement
43:42à domicile
43:43sur une certaine chose
43:44parce qu'il y a
43:45des tas de personnes
43:45qui veulent rester
43:46chez eux
43:46et qui est un accompagnement
43:49tant que les choses
43:50sont possibles
43:51du 24-24
43:52à deux heures semaine
43:53et selon
43:55la pathologie
43:57ou le besoin
43:59de la famille
44:00qui peut être différent
44:03selon
44:03selon les bénéficiaires
44:05et puis
44:06selon chaque famille
44:07également
44:07où il y a
44:08des fratries
44:09où ils sont plusieurs
44:10où c'est des décisions
44:11qui se prennent
44:13entre les aidants
44:14et les aidés
44:15Donc vous êtes à la croisée
44:17du soin
44:17du lien
44:17du respect
44:18en fait
44:18c'est ça
44:19nos aimés
44:19est-ce que
44:21finalement
44:22les ambitions
44:23de l'enseigne
44:23si vous pouviez
44:25nous les donner
44:25en quelques mots
44:26comment vous vous positionnez
44:28vous aussi ?
44:30Alors on se positionne
44:31comme une enseigne
44:32en quand même premium
44:33aujourd'hui
44:34on a vraiment
44:35l'un élément
44:37crucial
44:37c'est quand même
44:38la personne
44:38qui s'occupe
44:39des personnes fragiles
44:41c'est à dire
44:41toutes les auxiliaires
44:42de vie
44:43toutes les personnes
44:43qui sont à domicile
44:44dont on se positionne
44:45avec déjà
44:46des gens très très compétents
44:47et qu'on va rémunérer
44:48d'accord
44:49qu'on va rémunérer
44:50qui est très important
44:51qu'on va rémunérer
44:52qu'on va accompagner
44:53aussi pour avoir
44:56on a des aides-soignantes
44:57qui nous rejoignent aussi
44:59et qui ont aussi
45:00cette envie
45:02de travailler à domicile
45:03avec leurs propres
45:05bénéficiaires
45:05ou clients
45:06je préfère dire
45:07les deux
45:08et donc on se positionne
45:09après sur un développement
45:11aujourd'hui on a
45:12une vingtaine
45:13maintenant
45:14d'unités
45:15qui sont testées
45:16depuis 4 ans
45:17parce que ce qu'il faut aussi
45:18c'est pas se planter
45:19et on va se faire
45:20un déploiement
45:21de 300-400 agences
45:22en France
45:23Merci beaucoup
45:24Catherine Malasseigne
45:25je vous aurais bien
45:26gardé plus longtemps
45:26mais du coup
45:27on parlera de vous
45:28à la prochaine chronique
45:29je vais pouvoir vous poser
45:30une ou deux questions
45:30sur votre engagement personnel
45:31tout de même
45:32puisqu'on vous retrouve
45:33dès la semaine prochaine
45:33merci d'avoir participé
45:35à Parlons de vous
45:36aujourd'hui
45:36et très bonne fin de journée
45:38Sud Radio
45:41Parlons de vous
45:42Judith Bélair
45:43C'était excellent
45:45merci Nicolas Destiendorf
45:46et Denis Estève
45:47merci beaucoup
45:48d'être venu partager
45:49avec nous ce soir
45:50pour cette première
45:51de la saison
45:52c'est un grand bonheur
45:53Nicolas Destiendorf
45:54je rappelle votre livre
45:55qui est très agréable à lire
45:56bravo
45:56comme d'habitude
45:57Simone Signoret
45:58Histoire d'un amour
45:59c'est chez Calman Lévy
46:00et je le recommande
46:01Denis Estève
46:02on vous retrouve
46:02pour votre spectacle
46:04sur Frank Tinatra
46:05vous interprétez
46:06Frank Tinatra
46:06His Way
46:07c'est au Casino de Paris
46:08le jeudi 16 octobre 2025
46:09c'est à dire
46:10c'est dans pas longtemps
46:11c'est à 20h
46:12et puis il y a une tournée
46:13un peu partout
46:13d'ailleurs
46:14absolument
46:15jusqu'en 2027
46:16en Belgique
46:17si on tape votre nom
46:19et le nom du spectacle
46:20sur internet
46:20His Way
46:21sur internet
46:22vous serez orienté
46:23je pense
46:24His Way
46:24Denis Estève
46:25parce que d'autres
46:26ont fait des His Way
46:26attention
46:27allez merci à tous
46:29de votre fidélité
46:29à cet excellent
46:30votre émission
46:31votre émission
46:32qui crée le lien
46:33sur Sud Radio
46:33on se retrouve
46:34dimanche prochain
46:35à 19h
46:36pour écouter
46:36de nouveaux destins
46:36excellents
46:37puis juste avant
46:37ça sera Parlons Femmes
46:38le samedi
46:39à 13h30
46:39vous le savez
46:40merci à Desi
46:41qui réalise pour vous
46:42ce dimanche
46:42bisous bisous
46:43c'était excellent
46:44bye bye
46:44yeah
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