- il y a 18 heures
Avec Christophe Boutin, professeur de droit public, politologue
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NewsTranscription
00:00A Péricault-Légas, Maud Koffler.
00:03Les dimanches 15 et 22 mars, les Français seront appelés aux urnes pour les élections municipales.
00:08Des élections qui pourraient faire basculer politiquement certaines villes.
00:11On parle beaucoup de la compétition parisienne, mais que se passe-t-il dans les autres villes ?
00:14On en discute avec le politologue Christophe Boutin. Bonjour.
00:19Bonjour Christophe Boutin, merci d'être à l'antenne de Sud Radio.
00:23Votre intervention et notre échange tombent en plein désarroi politique
00:28puisque l'actualité bouscule un petit peu peut-être la carte électorale.
00:32C'est en tout cas ce que semblent craindre certains partis.
00:34Est-ce que pour l'instant la sociologie électorale de la France,
00:38l'évolution des tendances d'un territoire à l'autre, d'une situation à l'autre,
00:43peut laisser entrevoir de gros basculements électoraux,
00:46c'est-à-dire des bastions de telles parties qui basculeraient ?
00:49Ou au contraire, on pense à la France insoumise qui n'a pas beaucoup aujourd'hui de grandes communes.
00:52Est-ce qu'elle pourrait conquérir certaines villes ?
00:55Même si là, aujourd'hui, elle est au cœur de la polémique.
00:59Alors je crois effectivement qu'avec la polémique qui porte actuellement sur la France insoumise,
01:03ça va être difficile de conquérir des villes.
01:05Vous parliez de bascule, on pense bien évidemment à une première bascule
01:08pour une ville très importante qui est Lyon,
01:10avec la possibilité de voir les écologistes battus par Jean-Michel Aulas,
01:16qui en met d'une liste, vous savez, républicains, renaissance, horizon,
01:19bref, un bloc central élargi.
01:22La question se pose aussi, éventuellement, mais de manière peut-être plus délicate pour Paris,
01:27puisqu'effectivement, Mme Dati peut peut-être menacer Grégoire qui remplace ici Mme Hidalgo.
01:36Il n'en reste pas moins que sur le mode de scrutin, si vous voulez.
01:39Je vous rappelle qu'il y a une question particulière,
01:41qui est la possibilité de se maintenir quand on a obtenu 10% des suffrages,
01:45et ce qui est d'un seuil relativement bas, il faut bien le dire,
01:50et la question donc des triangulaires ou des cadrangulaires,
01:53ce qui va jouer un rôle très important dans beaucoup de villes, entre les deux tours.
01:59Christophe Boutin, on sait qu'il y a dans les grandes métropoles,
02:02il y a un système électoral ou municipal qui fait qu'on peut être maire
02:06alors qu'on n'a pas la majorité des voix.
02:08Et il y a eu des polémiques là-dessus.
02:11C'est toujours le cas dans certaines villes ou non ?
02:14On peut y arriver effectivement parce qu'on vote dans les trois grandes métropoles,
02:19Paris, Lyon et Marseille.
02:20On vote par arrondissement ou par secteur, ça dépend des cas particuliers.
02:25On vote pour élire à la fois Marseille, c'est par secteur,
02:28Paris, c'est par arrondissement.
02:30Et on évoque ensuite la question du vote qui va être fait,
02:35l'élection du maire se fait par les conseillers municipaux.
02:38La principale interrogation, Christophe Boutin, vous êtes politologue,
02:41on se souvient que les précédentes municipales ont été célébrées
02:46en pleine période de Covid avec une abstention massive, 65% en moyenne.
02:51Ça veut donc dire qu'aujourd'hui il y a des municipalités,
02:53et notamment c'était ce qui avait permis aux écologistes et à la gauche
02:56de conquérir certaines villes, parce que tout le monde n'était pas allé voter.
03:00Là il y a une redistribution des cartes totales.
03:02Tout le monde va aller voter, donc ça doit être très difficile pour les sondeurs
03:05et même pour les pronostiqueurs de savoir quel va être le comportement
03:09de ceux qui ne sont pas allés voter il y a 6 ans et comment vont-ils se comporter aujourd
03:12'hui.
03:13Vous avez tout à fait raison, si ce n'est qu'une partie de ceux
03:16qui ne sont pas allés voter il y a 6 ans étaient des personnes âgées
03:19qui ne s'étaient pas déplacées par crainte du Covid
03:21et qu'une partie d'entre elles ne seront plus présentes 6 ans après.
03:24Donc il y a ici un renouvellement dont il faut tenir compte,
03:27ce qui rend, vous avez raison, la tâche des sondeurs tout à fait délicate.
03:30Vous avez raison aussi de dire que lorsque les élections ont eu ce fort
03:35ou l'abstention à cause de la crise Covid, effectivement, il semble que ça ait donné
03:39une prime, une prime par exemple aux écologistes ou une prime à une gauche plus radicale.
03:45Il ne reste pas moins que sur les villes importantes, cette prime existe de manière très régulière.
03:51Je veux dire, le vote écologiste est un vote largement urbain plus que rural,
03:55le vote pour la gauche radicale est lui aussi urbain plus que rural
03:58et plus présent dans des villes qui sont des villes importantes.
04:02Donc de ce côté-là, on pourra avoir une sorte de constante,
04:06mais on remarque parallèlement que les écologistes actuellement sont plutôt en baisse.
04:11Je veux dire par là que le parti ne réussit pas à exister véritablement,
04:16qu'il semble dans les sondages, dans tous les domaines, à peu près en baisse
04:19et que donc la prise, la conquête des villes qu'il avait réussi à faire
04:23va être sans doute très difficile, non pas à refaire, mais même simplement à maintenir.
04:28Il n'a guère qu'à Bordeaux, où on peut estimer qu'effectivement,
04:32le maire écologiste a de fortes chances de retrouver son siège.
04:36On peut parler de scores contestables.
04:37On sait qu'Anne Hidalgo avait été élue avec plus de 50% d'abstention,
04:4260% d'abstention, qu'elle avait eu donc 50% de 35% de participation,
04:47ça veut dire 17% des voix.
04:49L'élection est totalement légale, elle est conforme aux valeurs de la République.
04:52Est-ce que pour autant, il n'y a pas un problème de représentativité
04:54quand on est aussi mal élu ?
04:56Il y a nécessairement un problème de représentativité,
04:59mais enfin, encore une fois, s'il y a une abstention,
05:01les gens choisissent de ne pas voter.
05:03Et d'ailleurs, c'est actuellement quelque chose que l'on remarque.
05:06On remarque le décalage important encore récemment
05:09dans le sondage du Cevipof sur les fractures françaises.
05:12Le Cevipof relevait à très juste titre
05:15que beaucoup de Français actuellement se sentent peu représentés
05:19ou mal représentés par les partis politiques.
05:21La déconnexion qui existe avec les partis politiques, elle reste importante
05:25et il est possible qu'on ne retrouve pas ici le taux de participation
05:30que l'on avait, non pas aux dernières élections,
05:32vous le disiez très justement à cause de la crise Covid,
05:34mais à l'élection antérieure.
05:37Les élections municipales ont certes celle qui intéresse le plus les Français
05:41avec l'élection présidentielle,
05:43mais il n'en reste pas moins qu'il y a un désintérêt croissant
05:46pour elles comme pour les autres.
05:48Christophe Boutin, nous avons un auditeur de Sud Radio
05:50qui s'appelle Gérard, qui s'appelle De Bouillard,
05:52il est inquiet sur le fait que les municipales puissent bénéficier aux deux extrêmes.
05:56Gérard, vous êtes avec nous en ligne ?
05:59Oui, bonjour M. Puyéco, à vous, à toute votre équipe.
06:02Voilà, Christophe Boutin est prêt à répondre à votre interrogation.
06:06Quel est votre souci ?
06:08Moi, ce qui me fait un peu peur, je vais vous dire,
06:11je suis anti-extrême.
06:13Autant de droite que de gauche, ils me font peur tous.
06:16Même les écologistes, quand on voit l'écolo-théorisme,
06:18ce qu'ils font dans les bassines des arbres.
06:22Puis c'est plus possible aussi de parler avec les gens,
06:25ils s'en tiennent l'activé, ils se limitent à se taper dessus.
06:27Et votre crainte, ça serait que, compte tenu de la tension,
06:32de la crispation, de la facture sociale,
06:34certaines communes puissent, j'allais dire,
06:38s'offrir à des extrêmes.
06:39C'est ça votre inquiétude ?
06:42C'est ce qui me semble, vous voyez, je suis à côté de Nîmes,
06:45l'ancien maire de Bocquer, je ne sais pas si ça vous parle,
06:47j'ai une cinquiète, ça présente Nîmes.
06:48Très très bien, je vois très bien aussi.
06:51Christophe Boutin, est-ce que l'inquiétude de Gérard est fondée ?
06:54Est-ce qu'il peut y avoir un mouvement,
06:55un mouvement social, un mouvement de conscience,
06:57qui fait que, tout d'un coup, dans la colère,
06:59dans l'exaspération,
07:01on vote pour des extrêmes,
07:02pour des gens qui crient un peu plus fort que les autres ?
07:05Non, je crois que les votes sont de moins en moins des votes de colère,
07:07et plus en plus des votes qui visent à traduire une réelle problématique.
07:13Sur les municipales, en plus, si vous voulez,
07:14il y a un effet local qui joue et qui est très clair.
07:17Et donc, ça vient atténuer ces élans que décrit votre auditeur,
07:22ces chocs qui, effectivement, peuvent exister.
07:25Pour que les partis extrémistes réussissent à prendre le pouvoir
07:28dans certaines villes,
07:30actuellement, il n'y a pas de possibilité.
07:32Ils sont beaucoup trop bas pour certains,
07:34mais, de toute façon,
07:36cela fait partie du jeu démocratique.
07:39Votre interlocuteur décrivait quand même à la fois
07:41une extrême droite, une extrême gauche,
07:43un extrême écologiste.
07:44On finit par se demander ce qui reste d'audible,
07:47selon lui, dans la sphère politique.
07:49Je crois que la politique, c'est justement
07:51la possibilité d'entendre des sons très différents,
07:55qualifiés parfois d'extrémistes à plus ou moins raison,
07:58ça, c'est autre chose,
07:58mais de les entendre et de permettre un débat.
08:00Tout à fait, Maud Coffler.
08:01Christophe Woutin, cette montée des extrêmes,
08:04comme on dit,
08:05est-ce qu'elle n'est pas due aussi à l'effondrement
08:06du Front Républicain,
08:08qui a bien fonctionné pendant quelques années,
08:10ces derniers temps ?
08:11Est-ce qu'aujourd'hui,
08:12le Front Républicain est définitivement tombé ?
08:14Je vous répondrais que le Front Républicain
08:16a été dirigé contre un extrême,
08:18et pas contre les deux.
08:20Il a été dirigé uniquement contre le Rassemblement National,
08:22et pas contre la France Insoumise.
08:24Même si, effectivement,
08:25on avait entendu, par exemple,
08:26Bruno Retailleau,
08:27à l'époque où il était ministre de l'Intérieur,
08:29évoquait la possibilité d'un nouveau Front Républicain,
08:31qui, cette fois,
08:32aurait été dirigé contre la France Insoumise.
08:35Et si là,
08:35Gaël Redboune-Privé vient d'évoquer une sorte de
08:38ni-ni,
08:39ni-Rassemblement National,
08:41ni-LFI,
08:42donc un Front Républicain
08:43contre, en quelque sorte,
08:45les deux extrêmes.
08:46Le Front Républicain a conduit,
08:48il faut bien le dire,
08:49à la tripartition actuelle de l'Assemblée,
08:51a conduit à une part des désordres
08:52que nous connaissons.
08:53Il n'est pas certain
08:54qu'il soit souhaitable
08:54de le voir réapparaître.
08:55Ça a été uniquement un remède
08:57pour empêcher le RN de faire trop d'élus,
08:59puisqu'ensuite,
09:00le Front Républicain s'est distoqué,
09:01chacun a repris ses armes
09:02pour continuer le combat
09:03au sein de l'Assemblée Nationale,
09:04et on a vu les scènes
09:05que ça a pu donner.
09:07Une des inquiétudes,
09:08Christophe Boutin,
09:08c'est que,
09:09sur certaines listes
09:10de la France Insoumise,
09:11il y ait des candidats
09:13plus ou moins attachés
09:14aux valeurs de la République,
09:15et on cite notamment le cas,
09:16il pourrait y avoir
09:17des frères musulmans
09:18qui seraient élus
09:19dans des conseils municipaux.
09:21Est-ce qu'il y a des règles
09:23ou des normes
09:24qui fait que certains élus,
09:26par exemple d'origine étrangère,
09:28ils peuvent être élus municipaux
09:29mais ils ne peuvent pas exercer
09:30de fonction d'adjoint,
09:31je crois ?
09:32Oui, absolument.
09:33Ils ne peuvent pas être maires ou adjoints
09:34parce que les maires et les adjoints
09:35participent à l'élection des sénateurs
09:37et donc participent
09:38à une élection nationale.
09:40Voilà la différence
09:42avec cela.
09:42Mais pour le reste,
09:44l'appartenance à une société
09:46quelle qu'elle soit,
09:47de réflexion,
09:48les frères musulmans
09:49comme d'autres,
09:50n'est pas en soi
09:51un élément
09:52qui suffise
09:53pour interdire
09:54une participation politique.
09:57Voilà.
09:58Tant que le mouvement politique
09:59est reconnu
09:59et qu'il est légal,
10:00il a le droit
10:01à se présenter
10:01ensuite aux électeurs
10:03de faire leur choix
10:04et aux médias
10:05de donner les informations
10:06nécessaires.
10:07Vous pensez
10:08qu'elles auront lieu
10:09quand même
10:09dans une certaine sérénité ?
10:10L'enjeu municipal,
10:11c'est un enjeu local,
10:12on connaît les maires
10:13s'il n'y a pas autant
10:14de crispations
10:15que lorsqu'il peut y avoir
10:15des législatives
10:16ou une élection nationale.
10:17Vous pensez malgré tout,
10:18malgré le climat,
10:19qu'essentiellement
10:20ça se passera
10:21dans la sérénité ?
10:23Je crois que ça va...
10:24J'espère que ça se passera
10:25dans la sérénité.
10:26J'en suis certain
10:26pour une part non négligeable
10:28des 36 000 communes
10:29car rappelons
10:30que sur les petites
10:31communes rurales,
10:32nous sommes bien loin
10:33des tensions,
10:34des violences
10:35et de certains délires
10:36que l'on peut constater
10:37dans les grandes villes
10:38pour ne pas parler
10:39des métropoles.
10:40Pour les grandes villes
10:41et les métropoles
10:42et pour certaines
10:43d'entraînements particuliers,
10:44je pense à Lyon
10:44avec le cas particulier
10:46qui vient de se passer,
10:47il est certain
10:48qu'il y aura
10:48des répercussions
10:49dans ces élections locales
10:51qui restent locales,
10:52qui voudraient rester locales,
10:53des répercussions
10:54des tensions nationales.
10:55Merci Christophe Boutin
10:56d'avoir été avec nous.
10:57Je n'hésiterai pas
10:58à vous rappeler
10:58parce que je pense
10:59qu'on aura certainement
11:00besoin d'informations
11:00pour décrypter
11:01cette actualité
11:02des élections municipales.
11:04A très bientôt, merci.
11:05Vous restez avec nous
11:06parce que je vais recevoir
11:08Gilles Attaf.
11:09Le sujet, c'est quoi ?
11:10L'économie française
11:12est-elle menacée
11:12par la globalisation ?
11:13En gros,
11:14les entreprises françaises
11:15peuvent-elles s'émanciper
11:16des GAFAM
11:17qui sont en train
11:18de tout le moyauter,
11:18tout contrôler ?
11:19Et on verra avec Gilles Attaf,
11:21président de la certification
11:22Origine France Garantie,
11:24qui est vraiment
11:24la certitude
11:25que le produit français
11:26et que l'économie française
11:27fonctionne bien.
11:28On verra avec lui
11:29quelles sont les possibilités
11:30que l'entreprise française
11:31s'émancipe
11:32de ces pieuvres.
11:34Voilà.
11:35Vous connaissez les noms.
11:36Amazon, Facebook, Twitter.
11:39Enfin, voilà.
11:40À tout de suite.
11:41Et...
11:41Sud Radio.
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