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  • il y a 5 mois
Mardi 16 septembre 2025, retrouvez Clément Chenut (Fondateur, Chistera Advisory) et Pierre-Emmanuel Saint-Esprit (Directeur économie circulaire, Manutan) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.

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Transcription
00:00C'est le débat de ce Smart Impact avec Pierre-Emmanuel Saint-Esprit, bonjour.
00:10Bonjour, merci d'avoir ce droit.
00:11Bienvenue, vous êtes directeur économie circulaire et décarbonation des clients chez Manutan.
00:15Clément Cholut, bonjour.
00:16Bonjour.
00:17Bienvenue à vous aussi, fondateur de Shistera Advisory et auteur de ce livre,
00:21Génération circulaire, publié aux éditions Content A.
00:25Vous parlez dans ce livre de recroissance, c'est un peu le cœur du livre.
00:29C'est quoi la recroissance ?
00:31La recroissance qui peut être perçue comme un terme galvaudé.
00:34On a parlé de la décroissance beaucoup, la croissance verte.
00:38Et finalement, il faut regarder le contexte actuel de l'économie qui est qu'il y a des pans
00:41des secteurs qui vont disparaître et qui vont être remplacés par d'autres.
00:45Donc cette recroissance, si on prend l'exemple du secteur automobile,
00:49la voiture thermique est remplacée par la voiture électrique.
00:51Donc ça va de soi, il y a une décroissance d'une technologie vis-à-vis d'une autre.
00:54Et puis ça va plus loin que ça, puisque derrière, on va aussi développer des nouveaux modèles d'affaires
00:58qui vont compléter les chaînes de valeur que nous connaissons.
01:01Donc aujourd'hui, vous avez une voiture que vous vendez une fois,
01:03vous allez la vendre une deuxième fois, une troisième fois, une quatrième fois.
01:05Alors c'était ma question, à quel point l'économie circulaire,
01:08parce que c'est le cœur de notre débat, participe ou est indispensable à cette recroissance ?
01:12Elle est indispensable parce qu'elle permet d'aller sur des chaînes de valeur
01:15qui sont efficientes et résilientes.
01:18Donc on va arriver sur des produits qui sont extrêmement qualitatifs,
01:20on va rallonger la durée de vie et on va apporter de la satisfaction aux clients
01:25parce qu'on va certifier ni plus ni moins l'ensemble de ces produits
01:28qu'on va mettre à disposition et qui seront qualitatifs et liés à l'usage qu'on en fait proprement.
01:32Manutan, leader européen du e-commerce B2B, Pierre-Emmanuel Saint-Esprit,
01:36la place de l'économie circulaire dans ce modèle,
01:39depuis quand c'est devenu stratégique ou une évidence ?
01:43C'est marrant ce que vous avez dit, leader de l'économie circulaire,
01:46et puis vous êtes venu en arrière, mais potentiellement un jour, leader de l'économie circulaire.
01:49En réalité, nous n'avons pas le choix d'entamer cette transformation chez Manutan,
01:52on distribue des biens d'équipement pour les bureaux et les entrepôts.
01:55Si on prend la partie écologique, 99% de notre bilan carbone,
01:59c'est le scope 3, les produits que nous vendons,
02:01il faut absolument vendre des produits plus durables et des services.
02:04Il y a une question de souveraineté et de résilience de notre approvisionnement aussi.
02:07L'économie circulaire, c'est beaucoup plus local.
02:10On va collecter notamment des biens à côté, à côté de nos entrepôts pour pouvoir les reconditionner.
02:14Il y a une pression réglementaire assez forte, on parle beaucoup d'un backlash écologique.
02:18Alors, ce n'est absolument pas ce qu'on voit, nous, notamment dans les ETI,
02:21ou au sein notamment du mouvement des entreprises de taille intermédiaire.
02:24Aucun femme ou chef d'entreprise ou homme d'entreprise vous dira
02:27qu'il revient en arrière sur toute la trajectoire.
02:29Ce n'est pas parce que dans certains pays, ce backlash est à l'œuvre
02:32que les entreprises freinent elles aussi.
02:34Non, c'était vrai sur un, deux, trois secteurs, et puis tout très politique.
02:38La réalité, c'est que quand on entame une transformation comme celle-là,
02:41avec tous les avantages et les bénéfices produits pour l'environnement,
02:44pour la société, pour l'aspect social évidemment,
02:46et pour l'aspect économique, on ne revient pas en arrière.
02:47Et puis du coup, nos clients le demandent énormément.
02:49Énormément de clients, et effectivement, vous avez nommé la décarbonation des clients,
02:53nous disent, désormais, nous ne passerons pas chez Manuton
02:56si vous n'êtes pas capables de nous apporter les données nécessaires
02:59à décarboner nos achats.
03:00On travaille main dans la main avec eux,
03:02c'est le principe du modèle d'alliance de Manuton.
03:05Donc cette transformation, effectivement, elle est engagée.
03:07Il n'y a aucun retour en arrière.
03:09C'est un chemin aussi humble de très, très, très long terme
03:11puisque ça ne se fait pas en un claquement de doigts.
03:13En tout cas, la stratégie est très claire à ce niveau-là.
03:15Comment on intègre, Clément Chenu, l'économie circulaire,
03:19ces principes d'économie circulaire dans le modèle de production ?
03:23C'est aussi ça l'enjeu.
03:24Oui, je pense que quand on reprend les mots de Pierre-Emmanuel,
03:27déjà, il y a un alignement sur la vision.
03:28Même si je pense que l'ensemble des entreprises ont posé cette vision à 2050,
03:31c'est le temps de l'action aujourd'hui.
03:33Et dans un monde en guerre économique, il faut être capable d'être tactique.
03:37Et donc ça veut dire développer les filiales,
03:39développer les usines qui vont transformer ce modèle.
03:41Quand on prend l'exemple de Manutant, c'est l'histoire,
03:45sans vouloir prendre l'intégralité du discours de Manutant,
03:48c'est une histoire magnifique où en fait, on part du principe
03:52qu'on est convaincu, alors on va développer toute une capacité industrielle,
03:56et c'est le même cas pour Renault, c'est le même cas pour plein d'acteurs,
03:59qui va répondre en brisant les dépendances avec une économie linéaire
04:03qui peut freiner le développement de ces produits.
04:05Mais donc, c'est ce que je disais, ça suppose d'adapter l'outil de production.
04:09Exactement. Et donc, c'est vraiment là où on accompagne les dirigeants
04:12avec Chistera sur le financement, avec des financements qui sont hybrides,
04:17qui sont publics et privés.
04:18Accompagner aussi les dirigeants dans la gestion de ces entreprises,
04:21c'est plus seulement les indicateurs qu'on connaît, opérationnels, financiers,
04:24parce que quand vous êtes dans l'économie circulaire,
04:26c'est une fabrique à ROI cachée.
04:28Vous allez faire des économies indirectes sur votre appareil de production,
04:32même linéaire dans votre modèle de base.
04:34Donc, il faut intégrer tout ça dans le business plan,
04:36parce que c'est avec un business plan robuste
04:39qu'on va convaincre aussi les investisseurs et les dirigeants
04:40d'aller dans cette transformation.
04:42Donc, on est sur ces leviers de financement, de gestion et de transformation,
04:46puisqu'après, il faut des pilotes qui fonctionnent
04:48et qui font la fierté des collaborateurs.
04:50Et alors, on va prendre l'exemple de Manitent,
04:52et si vous voulez nous en parler en détail.
04:54Il y a par exemple un entrepôt dédié, je crois, à l'économie circulaire.
04:58Alors, il existe depuis quand et comment il fonctionne ?
05:01Ce qui s'est passé, pour revenir sur la partie transformation
05:04et puis pour en arriver ensuite à l'entrepôt,
05:06c'est qu'une entreprise a besoin de temps aussi pour sa transport
05:09et il faut un petit peu faire bouger les choses en interne.
05:11Donc, le groupe Manitent a décidé de racheter une entreprise
05:14qui était spécialiste de l'économie circulaire,
05:16qui s'appelle Lesag, de collecte et de renvoi des produits.
05:17Et l'idée, c'est qu'on est une équipe, déjà, c'est extrêmement important.
05:21Il y avait de la structure juridique qui est restée,
05:22en travaillant avec toutes les filiales
05:25qui devaient, elles, vendre les produits et les services circulaires.
05:27C'est-à-dire qu'à la fois, on apporte la brique un petit peu disruptive,
05:30un petit peu en plus sûr de tourner en rond,
05:32les nouvelles façons de faire, la nouvelle façon de parler aux clients,
05:34voire lever un petit peu toutes les barrières
05:36parce que c'est de l'innovation économique,
05:37c'est de l'innovation comme n'importe quel type d'innovation.
05:40Et en revanche, on a gardé la marque Manitent pour nos clients
05:42et l'ensemble de la vente se faisait via les filiales.
05:45Et après, effectivement, on a d'abord commencé,
05:47je l'évoquais, par donner une seconde vie aux produits usagers.
05:50On s'est concentré sur cette même catégorie de produits.
05:52Et là, on s'est dit, les produits que nous collectons,
05:54nous ne trouvons pas de partenaires pour les reconditionner suffisamment
05:57de manière qualitative et de manière volumique.
06:00Et donc, Manitent a décidé d'embrasser un nouveau métier,
06:03un métier industriel.
06:04Nous sommes distributeurs, nous avons des entrepôts de distribution,
06:06on n'a jamais réalisé un produit nous-mêmes,
06:08manufacturé un bien.
06:09Et donc, on a, dans la chaîne de valeur,
06:11décidé d'investir pour lancer un entrepôt de reconditionnement
06:13qui est en fait un entrepôt de production de biens reconditionnés.
06:17Ce n'est pas du tout la même chose de distribuer des biens,
06:19d'en récupérer, de changer une pièce détachée,
06:21de le remettre à neuf, etc.
06:22Et on en a un autre aussi aux Pays-Bas,
06:24sur tout ce qui est produit d'entrepôt.
06:26Et maintenant, ces deux entrepôts nous ont permis de commencer,
06:29pratiquement un an et une maintenant,
06:30de commercialiser dans cinq pays
06:32et en apprenant au jour le jour, petit à petit,
06:34en changeant le process.
06:36Hier, pas plus tard qu'hier,
06:37on faisait auditer notre chaîne de reconditionnement sur le mobilier
06:39pour la première fois par le FCBA.
06:40Il n'existe pas aujourd'hui de standard de reconditionnement de mobilier en France.
06:44Encore une fois, c'est très long.
06:45On fait ça humblement, ça prendra du temps.
06:47Mais la machine est lancée.
06:48Est-ce que, et je vais vous poser la même question à l'un et à l'autre,
06:50je commence avec vous, Père Mastin-Saint-Dispré,
06:52est-ce que ça coûte forcément plus cher pour vos clients ?
06:54Alors, ce n'est pas que ça coûte plus cher, ça coûte moins cher.
06:57Aujourd'hui, on a 30% effectivement moins cher sur ces produits-là.
07:01Il y a, j'adore l'idée de Clément, de ROI caché,
07:04parce qu'effectivement, c'est un processus industriel, efficace,
07:06qui répond à tous les standards potentiels de l'efficacité dans une usine,
07:10tous les principes de ligne, par exemple.
07:12Donc, pour nos clients, il n'y a pas de raison que ce soit plus cher à la fin.
07:15En revanche, comme toute courbe d'innovation,
07:18comme on est encore au début d'un point de vue économie macro,
07:20il y a des choses qui coûtent encore beaucoup trop cher,
07:22mais qui, avec, on va dire, massification de l'économie circulaire.
07:25Par exemple, la collecte, aujourd'hui, en B2C,
07:27on va très bien connaître le fait de pouvoir déposer pour Vinted
07:30son colis qu'on renvoie dans un bureau de tabac.
07:32C'est quelque chose qui est rentré dans le quotidien.
07:34Mais ce n'était pas du tout rentable au début,
07:35c'est parce qu'il y a une massification.
07:37En B2B, aujourd'hui, aller collecter, par exemple,
07:41je dirais 500 tables usagées sur un client,
07:43le coût est stratosphérique,
07:44parce qu'aujourd'hui, ce n'est pas du tout optimisé.
07:45Les grands leaders, Geo10, Cetner, etc.,
07:47avec lesquels on travaille,
07:48ne vont pas encore en faire en sorte que ce soit optimisé.
07:50La question du coût, justement,
07:52c'est encore un frein au développement de l'économie circulaire.
07:57C'est un peu contre-intuitif, ce que je dis,
07:58parce qu'on est plutôt en train de réutiliser des produits
08:02plutôt que d'acheter un produit neuf.
08:03Mais est-ce que ça peut être un frein ?
08:04Déjà, pour rebondir sur ce que dit Pierre-Emmanuel,
08:06il y a deux cas de figure.
08:07Il y a l'entreprise qui n'est pas circulaire,
08:09qui veut se transformer et aller vers des modèles circulaires,
08:11et il y a l'entreprise qui naît en étant naturellement circulaire.
08:15Donc, pour le deuxième cas,
08:16c'est des coûts de développement et d'innovation
08:18avec certaines technologies qui existent déjà,
08:20ce qui lui permet d'atteindre une performance qui est autre.
08:23Il y a beaucoup d'entreprises qui, du coup, fonctionnent très bien.
08:25Si vous prenez back market, ça fonctionne très bien,
08:27ce qu'ils font dans leur modèle.
08:28Et puis, il y a d'autres entreprises
08:30où, pour le coup, il faut les transformer.
08:31Et donc, là, pour le coup, c'est là où on se dit
08:33la compétitivité, elle est sur des leviers d'échelle
08:36et donc, il faut casser avec le système existant.
08:39Donc, si on est sur le consommateur, oui,
08:42les produits ne sont plus rentables.
08:43Si on est sur la transformation des entreprises,
08:45il peut y avoir encore des technologies qui freinent
08:46et c'est logique et c'est une transformation.
08:48Et on l'a vécu avec le digital.
08:50Vous voyez l'intelligence artificielle ?
08:51Seulement 20% de tout ce qui a été lancé en termes de proto
08:54fonctionne aujourd'hui et ça existe depuis 1950.
08:57On a accepté cette courbe d'apprentissage.
08:59Aujourd'hui, il faut aller plus vite,
09:01mais on va y arriver.
09:02Oui, mais je reste sur la question du coût.
09:04Il y a quand même, ça arrive, je ne sais pas si c'est souvent ou parfois,
09:07mais bon, que le coût du recyclage et du réemploi
09:10soit plus important que celui de la matière vierge.
09:13Alors, il y a deux choses.
09:14Il y a la matière, certes,
09:16et il y a aussi les infrastructures.
09:18C'est-à-dire que quand vous rentrez dans des boucles circulaires,
09:20vous allez devoir développer des nouvelles usines
09:22ou payer pour des usines qui font de la consomme,
09:24du lavage, du stockage.
09:25Donc, ça, ça a forcément un coût.
09:27Et pour l'amortir, il faut qu'il y ait des volumes.
09:28Donc, il faut encourager.
09:29On revient à la massification dont on parlait tout à l'heure.
09:31Et donc, on a besoin d'arriver à ces leviers d'échelle.
09:33Et il faut encourager ces marchés-là.
09:34Donc, c'est là où il y a un point structurant.
09:36Et le deuxième sur la matière qui est très, très intéressant,
09:39c'est aujourd'hui, il y a des bonus,
09:41malus qui sont en train aussi d'être montés
09:42et qui permettent de favoriser ces matières-là.
09:45Et après, quand vous regardez filière par filière,
09:47notamment sur les métaux critiques,
09:48il va arriver un moment où on aura d'autres choix
09:51par des soucis d'approvisionnement
09:52que de passer par des matériaux recyclés.
09:54Il y a un truc un peu injuste, en fait,
09:57sur cette question-là, pas la vôtre,
09:58mais la façon de traiter la rentabilité de l'économie circulaire.
10:01Amazon n'a pas gagné de pognon pendant 15 ans.
10:03C'est la même chose dans toutes les transformations.
10:05Aujourd'hui, se faire livrer, le cas échéant,
10:08un colis en un quart d'heure dans Paris,
10:10c'est devenu rentable.
10:10Ça ne l'a pas été pendant un gros paquet de temps.
10:12Ce n'est comme l'a dit Clément,
10:14le digital lié à toutes les innovations qu'on veut.
10:16Juste, il faut le temps de l'investissement
10:17pour qu'à un moment donné,
10:18ça puisse tenir toutes ses promesses.
10:20Je rajoute un point en plus sur la rentabilité côté entreprise.
10:22Toutes les boîtes, comme la nôtre, par exemple,
10:24qui disent qu'on sera décarboné de 3 carbones en 2050.
10:27Si on ne l'est pas, ça veut dire compensation carbone
10:29en achetant des crédits carbone.
10:30Si on commence aujourd'hui, on n'aura pas à le faire
10:32et c'est des OPEX qui ne seront pas à être dépensés.
10:35En plus, quand on pense vraiment long terme
10:36en rentabilité financière de l'entreprise,
10:38au-delà de la rentabilité des infrastructures de la matière,
10:40on est dans une cohérence générale d'un P&L.
10:43Et des entreprises comme Kering
10:44ont déjà des environnementaux de P&L.
10:45Est-ce qu'il y a aussi un frein culturel ?
10:48C'est-à-dire la difficulté à se dire
10:50j'achète un produit qui est reconditionné
10:54et qui n'est pas neuf.
10:55Il y a deux choses là-dessus.
10:56Ça existe encore.
10:56Alors complètement, il y a une crainte sur la qualité.
10:59Un produit reconditionné, c'est un produit un peu pourri, etc.
11:02D'où le fait qu'il faut collectivement
11:03qu'on se mette une énorme exigence
11:04sur nos standards de reconditionnement.
11:06Il y a aussi le côté normatif, etc.
11:08qui doit se mettre derrière.
11:09Ça, c'est un point important.
11:10Le produit reconditionné, c'est un petit produit d'occasion
11:12qui ne va pas marcher.
11:13J'achète mon téléphone, il ne marchait pas,
11:15donc plus jamais je le referai.
11:17Ça, c'est un point important.
11:18Après, il y a une deuxième chose
11:20c'est qu'on ne fait pas du tout assez le lien
11:22entre j'achète un produit neuf,
11:23produit à l'autre bout du monde
11:25et la fermeture de l'usine à côté.
11:26Donc là, Clément a évoqué la récroissance.
11:29Moi, je vais évoquer un concept aussi
11:31de réindustrialisation, de remade in France
11:32par l'économie circulaire.
11:34On ne fait pas le lien entre les deux
11:35lors de l'acte d'achat.
11:36Et ça, c'est un problème culturel.
11:38D'ailleurs, des politiques anti-écolo vont en jouer
11:40en disant que ce n'est pas normal
11:42que ce soit plus cher.
11:43En réalité, le pouvoir d'achat,
11:45c'est les cotisations sociales,
11:46c'est la différence entre le bout et le net.
11:47Ce n'est pas juste le prix de vente d'un produit.
11:49Et là, il y a un gros problème culturel.
11:50Un dernier mot, vous parlez dans votre livre
11:52d'homo circularus.
11:53On devrait tous le devenir, c'est ça,
11:55l'homo circularus ?
11:56Il le faudrait, mais bon,
11:58la route est encore longue, j'ai envie de dire.
11:59Mais l'homo circularus, c'est ni plus ni moins
12:01que quand vous êtes dans votre vie au quotidien,
12:05vous êtes confronté à des choix
12:06en tant que père de famille,
12:07en tant que salarié ou chef d'entreprise
12:09ou en tant que consommateur.
12:11Quotidiennement, vous êtes confronté
12:12à un choix A ou un choix B
12:13qui est plus ou moins écologiquement parlant favorable.
12:18Et ni plus ni moins, c'est de se poser
12:19et de dire que, OK,
12:20je n'aurai pas moi-même la capacité
12:22de faire tout parfaitement,
12:23mais j'aimerais bien m'améliorer
12:25là où je sais que j'ai des capacités.
12:27Ça peut être dans ma mobilité,
12:28ça peut être dans mon alimentation,
12:29ça peut être, par exemple,
12:31dans mes achats immobiliers.
12:32Et donc, c'est tout cet univers-là
12:34que j'appelle à repenser
12:36et même tous les jours
12:36au sein de son entreprise.
12:37Merci beaucoup à tous les deux.
12:39Je vais rappeler le titre de votre livre,
12:40Clément Chenu,
12:41Génération circulaire,
12:42publié chez Contente A.
12:44À bientôt sur notre antenne,
12:46sur Bsmart Enchange.
12:47Merci encore.
12:48On passe au grand entretien
12:49de ce Smart Impact.
12:51On va beaucoup parler
12:52d'énergie renouvelable
12:53et de photovoltaïque.
12:54Sous-titrage Société Radio-Canada
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