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  • il y a 11 mois
Ce vendredi 12 septembre, François Rimeu, stratégiste senior chez Crédit Mutuel AM, a abordé le verdict de Fitch sur la dette française, et le moral des consommateurs en baisse aux États-Unis, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, l'écho du monde.
00:04Ce soir peut-être parlera-t-on de Fitch qui aura certainement, probablement, abaissé la note de la France.
00:10Ça se jouera ce soir, Fitch rendra son verdict tout à l'heure.
00:13François Rimeux est avec nous, stratégiste senior pour Crédit Mutuel AM.
00:16Bonjour François.
00:17Bonjour Guillaume.
00:18Quelle probabilité que Fitch abaisse notre note tout à l'heure d'après vous ?
00:21Elle est très forte, Fitch est déjà en watch next sur la France depuis un moment,
00:26vu ce qui se passe sur la situation budgétaire française et l'instabilité politique.
00:31La probabilité est très forte que Fitch nous donnerait.
00:35Oui, ce qui ferait passer la France d'une note double A à simple A.
00:39Mais un certain nombre d'experts nous disent,
00:40oui mais c'est pas grave, c'est déjà dans les cours,
00:42la France est même notée par le marché, triple B+, au taux actuel.
00:47En disant français actuellement à 3,5, c'est du triple B+, nous disent-ils.
00:50Donc la note de Fitch, si elle passe à A, simple A, c'est déjà pricé.
00:54Vous partagez cette idée ?
00:56Oui, oui, de toute façon ça fait quand même assez longtemps que les agences de notation
00:59ont arrêté d'être des vrais market-movers pour les marchés.
01:01Ils sont plus stables pour enteriner des niveaux de ce que tout le monde sait
01:04et d'arriver très rarement en anticipation.
01:07Donc tout le monde est au courant de ce que Fitch va nous raconter.
01:10Et effectivement, l'esprit français price déjà ce downgrade.
01:13Donc l'impact sera minimal, il n'y a vraiment pas grand-chose à attendre.
01:16Bon, on est tout proche du taux de 10 ans italien.
01:18Est-ce que la prochaine étape, le prochain cap dans le viseur, ce sera les taux américains ?
01:23Est-ce qu'on imagine, dans les prochains mois, le 10 ans français, pourquoi pas,
01:26next step, passer au-dessus du 10 ans américain ?
01:28Tiens, François.
01:29– C'est possible, ça a déjà eu lieu plein de fois dans le passé, ce n'est pas très grave.
01:34C'est très compliqué de comparer les taux qui ne sont pas libellés dans la même devise.
01:37On ne peut pas vraiment parler de crédit ou autre.
01:39Ça a à voir avec des dynamiques de croissance, d'inflation, de long terme, de démographie.
01:43Donc il n'y a pas grand-chose à noter de se rapprochant des taux français avec les taux américains.
01:47– Ce serait moins symbolique que de passer au-dessus des taux italiens, par exemple.
01:50– Exactement, là on voit bien que le dynamisme de l'économie française versus l'économie italienne n'est pas bon.
01:58On voit bien que la stabilité politique italienne versus l'instabilité politique française, ça joue aussi beaucoup.
02:04Et c'est finalement un peu l'inverse de ce qu'on a connu pendant de nombreuses années entre la France et l'Italie.
02:08Et ça, oui, effectivement, ça c'est une différence de dynamisme.
02:12Mais versus les taux US, ça n'a pas grand-chose à voir.
02:14– Du côté des indicateurs macroéconomiques de la journée, on attendait l'indice de confiance américain
02:19calculé par l'Université du Michigan.
02:22Bon, c'est encore compliqué, on a une baisse sur le mois.
02:26Qu'est-ce que vous en déduisez ?
02:27– C'est sûr que les enquêtes de confiance, elles sont mal orientées.
02:30On le voit sur un peu près, sur la majorité des enquêtes.
02:34On l'a vu sur les enquêtes de confiance du Conférence d'Or.
02:36On le voit sur le Beige Book, qui n'était pas très bien orienté,
02:38sur la confiance des chefs d'entreprise.
02:40Et tout ça tient à une chose, c'est l'impact de l'inflation et des tarifs.
02:44Et donc l'impact que ça va avoir potentiellement sur la consommation à terme.
02:49– Oui, du coup la Fed, la semaine prochaine, une baisse de taux, 25 points de base,
02:5450 peut-être ? Certains se disent pourquoi pas 50 ?
02:56Est-ce que possible, pas possible ?
02:58Comment vous voyez les choses sur la Fed ?
02:59– Non, ça aurait été téléguidé précédemment, probablement.
03:02Alors il n'est pas impossible qu'on ait un article dans le Wall Street Journal,
03:05comme ils nous ont déjà fait le cours pendant le week-end,
03:08mais ça me semble quand même très improbable.
03:10Ils ont baissé les taux de 25, c'est écrit.
03:12Ils vont sans doute le faire derrière aussi en octobre, sans doute aussi en décembre.
03:15Et tant qu'on n'a pas de nouvelle inflexion positive du marché de l'emploi,
03:20ou alors très inflationniste de l'autre côté,
03:23ils vont suivre ce pay-book-là, surtout avec la pression qui est mise
03:26par l'administration Trump sur Powell et sur la Fed,
03:30et tout ce qui se passe au sein des membres de la Fed,
03:32Miran qui arrive, Cook est en bataille, etc.
03:34Donc il y a 25 points de base, c'est sans doute très certain.
03:39– Oui, trois baisses de taux, c'est ce qu'anticipe le marché d'ici la fin de l'année,
03:42trois baisses de chacune 25 points de base du côté de la Fed.
03:44Merci François de nous avoir accompagné.
03:45François Rimeux, Crédit Mutuel Asset Management, Antoine.
03:49– Oui, juste quelque chose qui concerne l'enquête du Michigan,
03:52parce qu'on a l'indicateur de confiance,
03:54on a aussi les projections d'inflation auprès des sondés.
03:59Là, sur cinq ans, les projections à cinq ans, ça nous donne du 3,9%
04:04sur les cinq prochaines années,
04:05alors que la prévision était du côté des 3,4%.
04:09Donc là, elle est plus que collante l'inflation, elle est persistante.
04:12Là, Donald Trump s'est exprimé, il a dit tout un tas de trucs,
04:15il dit « on a des marchés actions qui sont au plus haut,
04:17qui sont les meilleurs du monde, alors que l'inflation est en baisse ».
04:20Bon ben non, l'inflation n'est pas en baisse.
04:22– En tout cas, les consommateurs l'attendent en réaccélération, quoi, cette inflation.
04:25– Et ça se voit aussi sur les indicateurs fondamentaux,
04:27que ce soit le CPI, le PCE, etc.
04:29elle reste proche des 3% de manière immédiate.
04:33Mais là, les projections donnent, on ne va pas dire un dérapage,
04:37mais une douce accélération.
04:39– Effectivement, l'indice du Michigan, on y reviendra bien sûr.
04:42Tout à l'heure, on évoquait des valeurs qui cartonnent aussi bien à Wall Street
04:45qu'à Hong Kong, Alibaba et Baidu, les deux stars des dix derniers jours.
04:51Clairement sur les marchés avec aussi Oracle, évidemment, on n'oublie pas Oracle,
04:53mais vraiment, la tech chinoise est en train de marquer un grand coup depuis quelques jours
04:57avec l'annonce de nouvelles puces quasi comparables à celles d'NVIDIA aussi.
05:00On en parlait dans USA Today avec John Plassard.
05:02Cette séquence USA Today est disponible en replay sur l'application BFM Business.
05:07Le CAC 40 gagne 0,2% et Wall Street, le Nasdaq à plus 0,2% comme le CAC.
05:11Le S&P, lui, est quasi stable, toujours sur des records, le S&P.
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