- il y a 5 mois
- #hdpros2
Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:01Bonsoir à tous, Elisabeth Lévy, Gilles William Golnadel, Louis de Ragnel, Joseph Massescaron et Youa Nusaï sont avec nous.
00:07Ce soir, il y avait plus de drapeaux palestiniens dans les rues de France aujourd'hui que de drapeaux français.
00:14Mais j'ai été interdit les drapeaux français, M. Paul ?
00:16C'est une des informations que je retiens de cette journée.
00:21Il y avait plus de drapeaux palestiniens que de drapeaux français.
00:26Et même le drapeau français a été enlevé parfois par ceux qui le portaient.
00:31Alors vous avez une séquence de l'ultra-gauche avec des militants d'ultra-gauche.
00:36Ce sont quelques milliers de personnes qui existent en France, qui ont toujours été présentes,
00:42qui veulent le chaos et qui veulent profiter évidemment de la situation de l'instabilité.
00:47L'État est fragilisé.
00:49Quand un État est fragilisé par la dette, par une crise institutionnelle,
00:52il y a évidemment la possibilité pour ces jeunes gens de se faire entendre.
00:57Donc vous voyez tous ces drapeaux palestiniens.
00:59Je ne suis pas sûr que Jean-Luc Mélenchon soit très satisfait ce soir de sa soirée.
01:03Parce que ce qu'on a vu dans les rues, c'est l'ultra-gauche.
01:07Et c'est une contre-publicité d'une certaine manière pour ce qu'il voulait faire.
01:13Ce n'est pas Bloncontout, c'est uniquement l'ultra-gauche qui était là.
01:16Alors on a vu ces images les premières.
01:21Je voulais vous montrer une séquence violence que vous avez peut-être vue ce matin
01:24avec des policiers et un lycée qui a été pris à partie.
01:27J'ai envie de dire que ce sont des images classiques d'un 1er mai
01:54avec des échauffourés qui peuvent se produire.
01:58Alors qu'est-ce qu'on remarque ?
02:00D'abord ce sont des hommes majoritairement,
02:03des jeunes majoritairement,
02:06et disons-le des jeunes blancs majoritairement.
02:10C'est-à-dire que la diversité n'était pas très présente.
02:14Et on retrouve un profil que nous connaissons assez bien,
02:16des jeunes gens qui font des études,
02:19qui sont parfois même des jeunes bourgeois,
02:22qui sont dans l'université,
02:24c'est les enfants de Louis Boyard,
02:26c'est cette sociologie-là que l'on a vue aujourd'hui.
02:31Je ne sais pas si vous avez,
02:33avant qu'on voit les sujets et les réactions des uns et des autres,
02:36peut-être une analyse à produire de ce que vous avez vu aujourd'hui.
02:41Elisabeth ?
02:42Moi je pense un peu la même chose que vous,
02:44c'est sans être cynique que c'est plutôt une bonne chose
02:47pour le gouvernement en fait.
02:49Je pense que Sébastien Lecornu arrive,
02:52l'extrême-gauche montre son visage,
02:54parce que ce n'était pas bloquant tout,
02:55c'était cassant tout,
02:56ils n'ont pas réussi à tout casser grâce aux forces de l'ordre,
03:00mais c'est une image déplorable.
03:03Et vous avez dit, il y a plus de drapeaux palestiniens,
03:05moi je l'ai vu,
03:07je me suis approché un peu de Châtelet pour aller voir un peu,
03:09et j'ai vu, il n'y avait pratiquement que des drapeaux palestiniens,
03:13il y avait très très peu de drapeaux français.
03:14C'est pour ça que je vous dis que c'est une contre-publicité
03:17pour Jean-Luc Mélenchon.
03:18Je ne suis pas sûr qu'il soit très heureux ce soir.
03:21D'abord, c'est 100 ou 120 000 personnes,
03:24ce n'est pas un succès, disons-le, que cette journée.
03:28Donc je ne suis pas sûr qu'il soit tout à fait...
03:31S'il voulait la convergence des luttes
03:33ou la convergence des mécontentements,
03:35ce n'est pas vraiment le cas.
03:36C'est les étudiants de Rennes 2,
03:38multipliés par XXX et XL,
03:40que vous avez vus un peu partout.
03:41Et puis ça soute contre la France européenne.
03:43Alors à Rennes d'ailleurs,
03:45ça a été une des villes les plus...
03:47Et Nantes ?
03:47À Rennes, à Nantes,
03:48mais avec Mme Apéret, la maire de Rennes,
03:51effectivement qui soutient de peu,
03:53de près ou de loin le mouvement,
03:55il ne faut pas être étonné que sa ville soit à feu et à sang.
03:58Après, par rapport à ce que vous dites sur Jean-Luc Mélenchon,
04:00c'est un premier jour, entre guillemets,
04:02de manifestation, de contestation.
04:04Et le souhait de Jean-Luc Mélenchon,
04:06c'est d'installer dans le temps ces manifestations.
04:09Donc le verdict, on l'aura,
04:10le soir du 18 septembre,
04:13entre guillemets,
04:14avec la grande manifestation avec les syndicats.
04:16Mais vous croyez que d'autres gens ont envie de manifester ?
04:18Mais attendez, si vous me répondez,
04:19est-ce que je comprends ces gens-là ?
04:20Est-ce que je connais des noms ?
04:21Non, ça c'est autre chose.
04:22Mais est-ce qu'il y a des vrais rancœurs en France ?
04:26Oui.
04:26Il y a des personnes qui sont en colère.
04:28Mais là, ce ne sont pas des gilets jaunes dont on parle.
04:30Oui, c'est ce que je vous dis.
04:30C'est pas du...
04:31J'écoutais, il y avait plein de gens qui disaient,
04:33ils comparaient la sociologie des gilets jaunes avec celle-là.
04:35Alors premièrement, les gilets jaunes,
04:37ça a commencé avec plutôt une ambiance familiale
04:39autour de ronds-points.
04:40Il y avait des enfants notamment.
04:41Là, il n'y avait aucun enfant.
04:42C'est ce que je vous dis.
04:42Mais vous pensez qu'ils ont envie de défiler avec eux ?
04:46Non, non, pas les gilets jaunes.
04:47En revanche, que ces gens-là soient prêts...
04:49Et qui a envie de défiler avec eux ?
04:50Ce sont des gens qui, globalement, ne travaillent pas,
04:52ont du temps.
04:53Puisqu'ils ont du problème contre les jours fériés de François Bayrou.
04:57Mais là, ils sont en train de s'offrir un jour férié aussi,
04:59d'une certaine manière.
05:00Et donc, c'est des gens qui, demain, après-demain,
05:02seront également disponibles.
05:03Moi, ce que je note, c'est qu'il n'y a aucune revendication sociale.
05:07Je n'ai vu aucun slogan social un peu constructif.
05:10Même avec lequel, je ne serais pas forcément en accord.
05:13Sur la Zuckman.
05:13Et ensuite, il faut quand même rester prudent.
05:15Moi, j'attends de voir comment va se passer la nuit, ce soir.
05:18Il peut y avoir des échauffourées.
05:20Alors, voyez le sujet de la clé de veste.
05:21Le dispositif a été quand même très bien géré.
05:23Le ministère de l'Intérieur a bien travaillé.
05:25Il n'y a que Mme Lévy, M. Ragnet.
05:26Mais non, Caliméro.
05:30Il y a plusieurs choses.
05:31D'abord, le symbole le plus terrible, je crois,
05:38mais qui illustre bien les choses,
05:39c'est ce qui s'est passé, place de la République.
05:42La République.
05:43Et ces gens la mettent.
05:44Free Gaza et décapitons M. Macron.
05:48C'est vrai que c'est souvent...
05:50Et des slogans qui s'émitent, que tu oublies.
05:52Oui, mais bon, bon, bon, free Gaza, c'est pas...
05:55Il y a Pierre, il y a Pierre.
05:55Mais enfin, c'est pas le philosémitisme exacerbé.
05:57Mais ce que je veux dire aussi, c'est bien entendu un échec.
06:01Mais en général, la sauce prend quand il y a un événement.
06:06La mort de quelqu'un, un martyr, s'il y a un martyr, c'est pas mal pour eux.
06:12Une victoire au foot.
06:12Oui, bravo.
06:14Ou une victoire au foot.
06:15Donc là, on ne peut pas juger complètement de l'échec.
06:19Maintenant, c'est sûr que ce qu'il espère, M.
06:21Ce qu'il espère effectivement M.
06:23Mélenchon, c'est l'union avec les banlieues.
06:27Que les banlieues descendent.
06:29Tant que les banlieues ne seront pas descendues, M.
06:31Mélenchon ne sera pas content.
06:32Mais les banlieues, comme vous dites, manifestent pas.
06:35Les banlieues, parfois, il n'y a pas de revendication sociale.
06:38Parfois, les banlieues cassent.
06:39C'est différent.
06:40Après des matchs de football, des choses comme ça.
06:42Une partie des banlieues, je vous m'aiderai.
06:44Mais c'est pas du tout la même sociologie.
06:46Non.
06:47C'est pas la même sociologie que l'ultra-gauche.
06:49C'est pas les mêmes.
06:49Au moment de Naël, il y avait une convergence.
06:52Les manifestations qui ont eu lieu, convergence de ces deux groupes.
06:55Mais c'est ce qu'a dit très justement notre ami Gilles-William.
06:58Il y avait un événement qui était Naël.
07:01Voilà.
07:01S'il n'y a pas un fait générateur, c'est pas parce que vous l'annoncez trois mois à l'avance.
07:05Mais c'est pour ça qu'il y en a qui rêvaient, entre guillemets, d'une violence policière, d'un dérapage.
07:10Sauf que ce qui s'est passé, c'était la démonstration d'une force.
07:13Il n'y a pas eu de violence.
07:14Il n'y a pas eu pendant des jours et des jours sur la convergence des luttes.
07:17Oui, il n'y arrive pas.
07:18Comme c'était dit, il n'y a pas du tout de convergence des luttes.
07:21Voilà.
07:21Donc il y a juste quelques petits bourgeois qui se font des frayeurs ou des émotions.
07:29Voyons le sujet de Mathieu Devez.
07:31473 interpellations, dont 203 à Paris.
07:34339 gardes à vue, dont 106 à Paris.
07:36Un gendarme a été blessé, 7 policiers blessés.
07:39Tant qu'il n'y aura pas des sanctions XXL contre ceux qui portent atteinte à la sécurité des gendarmes, des policiers,
07:47c'est invraisemblable.
07:48On le dit sans arrêt, vous touchez un policier, il devrait y avoir une sanction exemplaire.
07:54Évidemment, la personne devrait passer par la case prison.
07:57Voyez le sujet de Mathieu Devez.
08:02À Paris, c'est un lycée qui cristallise les premières tensions.
08:07Dans le 20e arrondissement, des manifestants bloquent l'entrée de l'établissement Hélène Boucher.
08:11Lors de leur intervention, les policiers sont pris pour cible par des casseurs qui leur lancent des projectiles et des poubelles.
08:21À quelques kilomètres de là, autour de la gare du Nord.
08:25Un face-à-face tendu entre la police et des centaines de manifestants qui voulaient entrer dans la gare.
08:31À Châtelet, un restaurant et la façade d'un immeuble sont en feu.
08:38Bruno Retailleau l'affirme, cette mobilisation n'a rien d'une mobilisation citoyenne.
08:43Elle a été détournée, confisquée, captée par la mouvance de l'extrême-gauche, de l'ultra-gauche, appuyée par le mouvant des insoumis.
08:53C'est très très clair, notamment dans les modes opératoires, dans les modalités.
08:57Donc on a en fait des groupuscules qui sont aguerris, qui sont mobiles, qui sont souvent masqués, cagoulés.
09:04En région, certains groupuscules se mobilisent également.
09:07À Toulouse, du mobilier urbain est incendié.
09:09Les policiers répliquent avec des gaz lacrymogènes et procèdent à plusieurs interpellations.
09:15Des scènes similaires à Montpellier où un homme cagoulé et bouclier à la main s'avance vers les forces de l'ordre.
09:21À Rennes, les dégâts sont impressionnants.
09:23Dans la matinée, un bus est incendié.
09:25Bruno Retailleau intervient à l'instant, c'est pourquoi nous interrompons ce reportage.
09:29Bruno Retailleau, ministre de l'Intérieur.
09:30...qui ont été impliqués, transport, lycée, enseignement supérieur, santé, etc.
09:36Et puis, bien entendu, les forces de sécurité, nos services de renseignement pour faire le point sur cette journée qui continue encore,
09:46puisque toutes les manifestations n'ont pas été disloquées.
09:49Il y a des assemblées générales qui vont se tenir dans la soirée et qui devront décider d'un certain nombre d'actions dans les jours à venir.
09:57Ou non, un certain nombre d'assembles générales se sont déjà tenues.
10:02Et on voit qu'il y a une volonté, parfois, de vouloir poursuivre, demain ou dans les jours prochains, le mouvement.
10:08Qu'est-ce que l'on peut dire dans les grands enseignements qu'on peut tirer de cette journée qui était très très longue ?
10:12Il a commencé à l'aube et, encore une fois, elle se poursuit.
10:17D'abord, peut-être la mise en échec de celles et ceux qui voulaient bloquer le pays.
10:22Eh bien, nous avons précisément mis en échec cette stratégie et les bloqueurs n'ont pas bloqué la France.
10:31Il y a eu de très très nombreuses tentatives, des tentatives qui ont parfois été violentes, je l'ai déjà indiqué ce matin.
10:40Mais grâce à la réactivité, aux instructions qui avaient été données aux forces de l'ordre, force est restée justement à la loi.
10:47Et on a vu un certain nombre d'images, nos forces de l'ordre ont été très très réactives.
10:52Et ont justement empêché le blocage du pays à travers des actions qui ont été réparties sur l'ensemble du territoire.
11:00Et à travers des actions justement sporadiques qui parfois ont revêtu un aspect très violent.
11:05Donc, l'autre enseignement, celui que l'on pressentait, c'est qu'il y a eu une forme de confiscation, de détournement de cette mobilisation.
11:14Il y a des compatriotes qui ont une colère, des fins de mois difficiles, qui peuvent légitimement exprimer.
11:20Mais on voit bien qu'il y a eu ce détournement, notamment par le mouvement d'extrême gauche et d'ultra gauche.
11:27Il y a eu une mobilisation qui était une mobilisation importante, de près de 200 000 sur l'ensemble du territoire.
11:34Paris, c'est Paris seulement. Ce n'est pas la petite couronne, ce n'est pas la grande couronne.
11:39C'est à peu près 14 000. Le préfet de police nous indiquait que pour Paris, c'est finalement assez peu.
11:44Si nous, on compare ce chiffre de moins de 200 000 à ce qu'on appelle les JNA, les Journées Nationales d'Action, d'Action Sociale notamment,
11:52la moyenne, la jauge est habituellement à hauteur de 250 000.
11:56Et une des manifestations que l'on peut prendre, non pas comme référence, mais entre les deux tours des législatives qui avaient un mot d'ordre aussi,
12:06qui réunissaient d'ailleurs cette mouvance extrême et ultra gauche, nous étions donc à l'époque à 280 000, je crois.
12:16Donc ça situe l'ordre de grandeur de la manifestation.
12:19Pour beaucoup, et notamment la mouvance dont j'ai parlé, c'était cette idée de pouvoir monter en pression, de faire un tour de chauffe avant le 18 septembre prochain.
12:34Les manifestations, bien sûr, notamment les rassemblements, les cortèges, pour ceux qui avaient été déclarés, nous avons vraiment essayé
12:40et nous avons fait en sorte que les manifestations puissent se dérouler en bon ordre et surtout de façon pacifique
12:46pour celles et ceux qui voulaient manifester leur point de vue.
12:50Et c'est totalement normal, je le comprends parfaitement en France, mais nous avons assuré leur sécurité, c'est important.
12:57Il y a eu des policiers qui ont été blessés, il y a eu un policier, un CRS, qui a sauvé sans doute la vie d'une jeune femme,
13:03c'était à Bayonne, qui est tombée dans la Dour.
13:06Je veux quand même le dire pour remercier à travers ce policier, mais aussi l'ensemble de nos forces de sécurité intérieures,
13:15les policiers, évidemment, et puis les gendarmes qui ont vraiment été admirables.
13:19Ils ont commencé tout ce matin, pour beaucoup d'entre eux, ils continuent, et je voudrais dire avec et entourés
13:25des deux directeurs généraux de la police nationale et de la gendarmerie nationale,
13:29qu'à nouveau, nous sommes très reconnaissants vis-à-vis de ces hommes et de ces femmes
13:33qui sont en première ligne pour protéger notre pays.
13:39Voilà ce que je voulais vous dire sur le point.
13:41Je pense que j'ajouterais néanmoins qu'en matière de mobilisation, on a bien vu qu'il y a eu énormément de jeunes,
13:47étonnamment, de jeunes lycéens.
13:49Un certain nombre de députés, d'ailleurs, n'ont pas hésité à faire le tour de lycées
13:53pour mobiliser ces lycéens, pour qu'ils sortent de leur lycée.
13:58Et on a bien vu, comme vous avez pu les voir sur les images, qu'il y avait une proportion de la jeunesse
14:05qui était une proportion relativement importante à travers le deuxième moment de la journée.
14:11Le premier moment, c'était ces actions sporadiques, violentes, de blocage.
14:14Et le second moment, c'était les cortèges, les manifestations, comme j'ai pu le dire il y a quelques instants.
14:21Vous connaissiez les instructions que j'avais indiquées, que j'avais données aux forces de l'ordre.
14:25Et c'était très clair. Ne pas tolérer ni de violence, ni de dégradation de biens, ni d'atteintes, évidemment, aux personnes.
14:32Faire en sorte que les blocages soient débloqués le plus rapidement possible.
14:37C'est ce qui s'est passé sur l'ensemble du territoire national.
14:40Et je voudrais vraiment les en remercier.
14:43Au moment où je vous parle, donc, des assemblées générales se sont déjà terminées.
14:47D'autres se poursuivent.
14:49Un certain nombre de cortèges, de rassemblements n'ont pas été totalement disloqués.
14:53Donc, on est très mobilisés.
14:55On reste extrêmement prudents, très vigilants.
14:58Et nous verrons dans les heures à venir les consignes qui ont été données pour envisager d'éventuelles poursuites de ce mouvement.
15:07Je vous remercie de votre attention.
15:10Bruno Retailleau qui a été très présent aujourd'hui et qui a effectivement sans doute raison de s'exprimer comme il le fait, de donner les informations qu'il donne.
15:19Je lis David Lissnard à l'instant, le 10 septembre démontrera une fois de plus que l'extrême gauche est destructrice, factieuse, fasciste, la France infâme contre la France digne.
15:28Alors, peut-être, je disais, je ne suis pas certain que Jean-Luc Mélenchon soit satisfait de cette journée.
15:35Peut-être, mes propos, certains imaginent que je minimise ce qui s'est passé.
15:40Parce que la violence de l'extrême gauche est quand même un fait important et elle a le monopole de cette violence en France.
15:48Et ça, effectivement, c'est quelque chose qu'il ne faut pas minimiser.
15:52Parce que quand un État est fragilisé, comme c'est le cas aujourd'hui, ça peut avoir des conséquences.
15:59Pas comme le monopole de la violence, malheureusement.
16:02Elle a le monopole aussi de la rue.
16:05Je ne vous cache pas que je rêve qu'un jour, une très grande manifestation citoyenne, sans violence, et qui ne soit pas d'extrême gauche, puisse dire son exaspération devant le phénomène, par exemple, d'invasion.
16:22Et moi, j'ai signé la pétition de M. Philippe de Villiers avec mes deux mains.
16:27Et puisse également dire qu'elle refuse la violence.
16:30Et à propos de la réflexion sur le fascisme qu'a indiqué M. Lissnard, je me permets de vous rappeler que Winston Churchill avait prévu que le nouveau fascisme, ce serait l'antifascisme.
16:43On peut dire que Pascal, c'est un flop, quand même.
16:45Cette mobilisation est un petit.
16:47Oui, 175 000 personnes sur un mot d'ordre, pardon, le mot d'ordre pour rappeler à la démission du président de la République, qui est le président le plus impopulaire de la Ve République, soutenu par à peine 15% des Français.
16:59C'est un mot d'ordre qui permettait de ratisser quand même extrêmement large, de mettre potentiellement des centaines de milliers, voire des millions de personnes dans la rue.
17:06Là, il y a 175 000 excités qui se sont mobilisés partout en France, ce qui montre quand même que Jean-Luc Mélenchon n'a pas complètement la capacité de nuisance qu'il prétend avoir.
17:16Je partage votre avis, nous l'avons dit au commencement de l'émission.
17:20Mais convenez que la violence que nous voyons en France peut nous inquiéter.
17:25Oui, la violence est une minorité radicalisée.
17:27Oui, mais comme en plus vous avez une réponse pénale qui n'existe pas, heureusement les policiers ont été remarquables, comme toujours, j'ai envie de dire, remarquables parce qu'ils ont su contenir ce qui se passait, cette violence qui ne doit pas être facile.
17:45Mais comme vous avez une réponse pénale qui est très faible, ces jeunes gens ne sont jamais dissuadés de faire ce qu'ils font.
17:50Alors, écoutez par exemple cette manifestante à Bordeaux qui racontait, alors elle, on comprend que ça peut être un profil de gilet jaune, elle voulait manifester et voilà comment elle a été reçue.
18:00Écoutez.
18:01Je quitte la manifestation parce qu'en fait, on m'a arraché, j'avais mon drapeau sur la tête, j'avais un très beau chapeau avec le drapeau et on m'a arraché le drapeau et j'ai essayé de protéger une autre personne du groupe là qui commençait à se faire tabasser.
18:16Donc je me suis mis hante en pensant que ça allait calmer, mais non, il était très excité.
18:21Et en gros, on nous a dit de partir parce qu'on ne voulait pas de fachos et que j'ai dit, mais non, je ne suis pas fachos, j'ai un drapeau français, je suis française, je devrais être là.
18:30On m'a dit non, la France, on s'en fout, il faut être internationaliste.
18:34Bon, ben tout est dit.
18:37Autrefois, l'extrême gauche était en queue de cortège.
18:44Bon, c'était l'extrême gauche qui était en queue de cortège.
18:46Aujourd'hui, l'extrême gauche, c'est le cortège.
18:49Si on ne voit pas la différence, le passage de l'un à l'autre, franchement, on n'est pas observateur.
18:55Là, c'est évident.
18:56Mais vous verrez demain sur les antennes, notamment du service public, j'entends déjà les éditorialistes.
19:01Il faut entendre cette colère, il faut entendre ce qui s'est dit hier et ça.
19:05Ils n'auront pas du tout la même analyse que vous produisez ce soir.
19:08Mais c'est la réalité.
19:09C'est ton rêve, d'ailleurs.
19:10C'est la réalité.
19:11Évidemment, c'est ton rêve.
19:12C'est d'ailleurs...
19:12Pour aller dans ton sens, en 2012 même, ce n'était pas l'extrême gauche, mais moi, je me rappelle, je revois les meetings de Mélenchon avec des forêts de drapeaux tricolores.
19:22Je revois ça à la République.
19:23C'est pour ça que je vous dis, c'est paradoxal.
19:25Je ne suis pas sûr que ce soir, il soit heureux.
19:29Aujourd'hui, il a tweeté plusieurs fois, Jean-Luc Mélenchon, remarquable sans froid, dérassemblée sous une violente agression policière destinée à provoquer des incidents en chaîne pour justifier les arrestations et les titres de presse.
19:39Vous avez vu cette séquence, c'était ce qui se passait à la Gare du Nord.
19:42C'est à cette occasion qu'il a fait ce tweet.
19:45Voilà, ce tweet était, il appelle ça remarquable sans droit, sans froid, dérassemblée sous une violente agression policière.
19:52Voilà ce que dit M. Mélenchon.
19:55Deuxième tweet dans la journée.
19:57Arrogant et insultant, Retailleau, le petit ministre démissionné par l'Assemblée nationale, admirateur de l'ancien régime monarchique, insulte les insoumis et mobilise 80 000 policiers pour protéger Macron et sa violence sociale.
20:09Qu'il s'en aille, évite.
20:1180 000 policiers convoqués par un ministre illégitime devraient être eux-mêmes avec les manifestants contre leur ministre et se placer du côté du peuple en action.
20:19Soyez prudents et vigilants.
20:20Retailleau cherche l'incident et multiplie les provocations.
20:23Attention, il aime la répression et veut des images de violence pour les journaux télévisés.
20:28C'est ce qu'il pense.
20:32Lui, il rêve évidemment qu'il y ait un incident.
20:35Donc les propos, c'est assez goûteux quand même.
20:37Il rêve de ça.
20:39Il dit, n'offrez pas cette image d'interpellation, ce qui sous-entendrait en réalité que la police, par nature, va vouloir interpeller n'importe qui et taper dans le tas.
20:48Ce qui est intéressant, c'est que cette manifestation, globalement, je rejoins ce que disait Yoann, comme ce n'est pas une manifestation sociale, ça l'embête un petit peu.
20:56Là, je vous rejoins aussi.
20:57Et ce qu'il aurait aimé, je l'imagine, c'est de voir des vraies revendications, des revendications un peu politiques.
21:02Sauf que là, dans la rue, c'était des nihilistes, des gens qui cassaient tout.
21:06Alors, la dame avec son gilet jaune, la pauvre, en fait, elle s'est trompée de manifestation.
21:10Elle n'était absolument pas, comment ?
21:12Avec son gilet jaune, oui, et son drapeau.
21:15C'était absolument pas la bonne manifestation.
21:17Éventuellement, elle peut aller à celle du 18.
21:18Mais c'est ça que je trouve très intéressant.
21:20Et quand Bruno Retailleau compare les chiffres des précédentes manifestations,
21:24il dit exactement ce que dit Yoann Uezaï, en fait, sans le dire.
21:26C'est que ça a été un flop.
21:28Ça a été un bide.
21:29Ce n'était pas une manifestation populaire.
21:30C'était une manifestation de casseurs, de gens qui voulaient tout détruire.
21:33On va voir de toute façon comment ça s'est passé.
21:36D'ailleurs, un tour de France avec le sujet de Chloé Tarka dans une seconde.
21:40Je termine avec les tweets de M. Mélenchon.
21:43Surprise de la journée.
21:44Les manifs sont très nombreuses partout à Paris.
21:46Lyon, Marseille, Metz, Toulouse, Nantes.
21:48Échec total des provocations de Retailleau.
21:50Calme total, efficacité maximale.
21:52C'est formidable.
21:53Les provocations de Retailleau.
21:55Plus c'est gros, plus ça passe, comme du l'autre.
22:00Ça, c'est nouveau avec l'extrême-gauche de Jean-Luc Mélenchon.
22:02Marine Le Pen vient de répondre comme il fallait s'y attendre.
22:05La confiscation et la récupération par l'effet du mouvement de protestation
22:08contre la politique macroniste a une fois encore débouché
22:11sur des scènes de dégradation et de violence contre les forces de l'ordre.
22:14La sortie de crise se fera par les urnes
22:16et non par cette stratégie de l'insurrection permanente
22:19et de la légitimation du chaos,
22:20qui sont les seuls mots d'ordre de l'extrême-gauche.
22:22Mais aujourd'hui, il ne peut plus y avoir de manifestation en France
22:24parce que si Marine Le Pen, par exemple, appelle à une manifestation
22:28contre le gouvernement éternel,
22:30l'extrême-gauche va la gangréner.
22:32En fait, vous ne pouvez plus manifester
22:35puisque le monopole de la rue,
22:37c'est ce que disait Gilles William,
22:39le monopole de la rue, c'est l'extrême-gauche.
22:40Il y a une manifestation récemment qui s'est très bien passée,
22:43c'est la marche contre l'antisémitisme.
22:44Il n'y a pas eu un débordement,
22:46pas eu une dégradation, rien.
22:48Au contraire, les forces de l'ordre ont été applaudies.
22:50Pourquoi ? Parce qu'il n'y avait pas tous les factieux mélangeonistes d'extrême-gauche.
22:53Quand l'extrême-gauche n'est pas dans la rue,
22:56ça se passe extrêmement bien.
22:57Mais elle a la monopole, aujourd'hui, de la présence dans la rue.
23:00On était encore dans les faits 7 octobre.
23:03Mais je ne voudrais surtout pas contredire M. Mélenchon,
23:07mais enfin, c'est une manifestation qui s'appelait « Bloquons tout ».
23:11Ils n'ont rien bloqué.
23:12C'est quand même un paramètre important.
23:14Un tour de France.
23:14Regardez le sujet de Chloé Tarka.
23:16Un tour de France.
23:17Un peu partout sur le territoire,
23:24les actions se sont multipliées dans la journée.
23:27La plupart ont été neutralisées en amont,
23:29comme à Marseille ou prépositionnées dès l'aube.
23:32Les forces de l'ordre ont empêché 200 manifestants
23:34d'accéder à l'autoroute venant de Toulon.
23:37Côté manifestations, elles ont rassemblé la foule
23:39à Paris, Lyon, Montpellier, Nantes ou encore Marseille.
23:43Dans les cortèges, la colère s'exprime.
23:45Aujourd'hui, les citoyens et les citoyennes ont envie de participer.
23:47Ils ont envie qu'on leur demande leur avis.
23:49Ils ont envie que leur avis soit écouté.
23:50Et pour ça, il faut changer les règles du jeu.
23:52On est mécontentes du système actuel.
23:54On veut qu'il y ait un partage des richesses pour tout le monde.
23:58Parce que les plus riches, on en a marqué profit.
24:00On veut la démission de M. Macron.
24:04Dans l'ouest, la rocate de Rennes a été paralysée
24:06une partie de la matinée avant l'intervention des forces de l'ordre.
24:11Dans le nord, c'est un entrepôt Amazon qui a été pris pour cible.
24:15Là aussi, les manifestants ont affiché leur détermination.
24:18Moi, j'ai pour espoir quand même que ça continue, que ça perdure
24:21et que les choses bougent enfin.
24:22Les droits acquis sociaux, que nos anciens se sont battus de haute lutte.
24:26C'est ce qu'on veut garder.
24:28Et ce que je veux garder, je veux garder ça aussi.
24:30Moi, je suis père de famille, je veux garder ça aussi pour mes enfants.
24:33Du côté des étudiants, ils étaient nombreux rassemblés à Paris, place de la Sorbonne.
24:37En tout, c'est une centaine de lycées qui a été perturbé dans tout le pays.
24:41Des actions qui demeurent contenues grâce à une mobilisation
24:45de 80 000 policiers et gendarmes déployés sur l'ensemble du territoire.
24:50Alors, c'est parfois une sociologie qui est différente en province de Paris d'ailleurs.
24:54Parce que là, vous avez vu, il y a moins de black bloc.
24:56Mais il y a une phrase, je pense, clé et qui résume notre société.
25:01Parce que là, ça va être très difficile de contrer cette phrase.
25:05Il y a une dame qui dit, les riches, on en a marre qu'ils profitent.
25:09Et là, vous êtes au cœur d'une société où tout se sait,
25:12ce qui n'existait pas il y a 60 ans, 70 ans, souvent.
25:17C'est une des grilles de lecture que j'ai de la société.
25:20Tout se sait.
25:21Et il y a des gens, forcément, qui n'auront jamais accès à une vie de richesse.
25:26Et ils voient des gens qui sortent de l'été.
25:29Ils ont vu des bateaux.
25:30Ils ont acheté Gala.
25:31Ils ont acheté Paris Match.
25:32Ils ont vu des gens sur des bateaux.
25:34Ils ont vu des gens dans des beaux hôtels.
25:35Ils ont vu des gens sur des plages, etc.
25:39Et cette dame, elle dit tout.
25:41Ce n'est pas une revendication sociale.
25:43Les riches, on en a marre qu'ils profitent.
25:45Elle dit tout, oui et non.
25:46Parce qu'elle oublie de dire que ces personnes-là paient des impôts aussi.
25:49Ils participent pas dans les écoles.
25:50Mais ce que je veux vous dire, d'abord,
25:54ce que je veux vous dire, c'est que pour cette dame,
25:56vous êtes riche, je suis riche, nous sommes riches.
25:58Ça veut dire quoi, être riche, déjà ?
25:59Mais pour cette dame,
26:00pour cette dame,
26:03pour cette dame,
26:05vous êtes riche, je suis riche, nous sommes riches.
26:06Ce que je veux vous dire, c'est qu'il n'y a pas de solution.
26:08Il n'y a même pas de débat, en fait.
26:09Il n'y en a pas de solution parce que...
26:11C'est le slogan politique que j'ai jamais vu.
26:15Nos vies valent plus que leurs profits.
26:18C'était le slogan que Olivier Benancenot avait créé.
26:20Et ça, c'est quelque chose qui, je le répète,
26:22n'existait pas avant de cette manière-là.
26:25Enfin, ça existe.
26:26Tocqueville en parle, c'est-à-dire,
26:27moins il y a d'inégalités en réalité,
26:29plus elles sont criantes, et vous avez raison,
26:31la visibilité a rendu les choses insupportables.
26:33Mais ce qui est, je pense, notre difficulté,
26:35c'est qu'en fait, vous pouvez avoir deux majorités.
26:37Vous pouvez avoir une majorité en France
26:38sur cette thématique des riches
26:40qu'il faut faire payer, etc.,
26:41avec une grande partie de l'électorat RN
26:43qui adhérerait à ceux-là.
26:45Vous pouvez avoir, effectivement,
26:47même à l'Assemblée, sans doute.
26:48Et vous avez une autre majorité,
26:50qui est la France silencieuse,
26:52vous l'appelez comme vous voulez,
26:53la majorité silencieuse,
26:54qui, elle, veut de l'ordre.
26:55Et je pense, j'espère,
26:56que le gouvernement jouera cela.
26:58Je pense qu'ils lâcheront, en fait, sur le budget.
27:00Écoutons Alexandre Jardin sur les gueux,
27:03parce que les gueux et l'extrême-gauche,
27:05c'est pas la même chose.
27:06Et il était sur le plateau de Laurence Ferrari tout à l'heure,
27:08et il regrette, évidemment, cette manifestation,
27:10parce que lui a envie de manifester,
27:12mais pas de la même manière.
27:13– Surtout, ce qu'ils sont en train de faire,
27:16c'est exactement ce que nous ne voulons pas faire.
27:19– C'est l'inverse.
27:19– C'est l'inverse.
27:20– C'est absolument l'inverse.
27:22C'est-à-dire diviser la société.
27:25Pourquoi est-ce que les gueux ont remporté des victoires ?
27:28Parce qu'on a uni la société.
27:30On est arrivé à 80% d'un peuple
27:32qui ne voulait pas des ZFE.
27:34Et on fera reculer le nouveau gouvernement
27:38pour qu'il ne signe pas ce décret.
27:39C'est un risque énorme pour notre économie.
27:41Seulement si on est un peuple uni.
27:45C'est certainement pas en fragmentant.
27:47Quand je vois des gens comme ça dans la rue,
27:48je me dis, mais c'est le rêve d'un système déconnecté.
27:53C'est d'avoir une société absurde
27:55qui se fragmente, qui se tape sur la figure.
27:58C'est indigne de notre peuple.
28:01– Mais pardon, c'est le contraire.
28:03Les gens qui manifestaient dans la rue,
28:06ils détestent les gueux.
28:08Ils détestent les Français.
28:09Ils détestent tout ce qui symbolise
28:12l'idée de France.
28:14Mais indépendamment de votre grille de lecture
28:17que je ne récuse pas,
28:19pardon de le dire, je ne veux pas être inutilement blessant,
28:21mais quand elle dit, quand cette dame les dit là,
28:23on a marre des riches qui profitent,
28:25il faut voir le niveau aussi.
28:27Il faut voir le niveau culturel.
28:29Il faut voir le niveau intellectuel.
28:31Pardon de vous le dire.
28:32– Non, mais Gilles William,
28:35ce n'est pas le sujet.
28:37– Ce n'est pas le sujet.
28:37– Ah si ?
28:38Si je peux aller jusqu'au bout.
28:41– C'est un peu méprisant.
28:42– Oui, je reconnais,
28:45j'assume mon mépris total
28:49pour les gens qui, effectivement,
28:53esquintent la statue de la République.
28:55– Mais elle esquintait pas, elle,
28:57cette dame dans le sujet.
28:58– Non, mais indépendamment de ça,
29:01pardon de vous le dire,
29:02le niveau a tellement baissé
29:03que, par exemple,
29:05le niveau intellectuel des étudiants de mai 68
29:09était infiniment plus haut.
29:11– Oui, mais là, on ne parle pas de ça du tout.
29:13– Mais non, mais…
29:13– Là, on parle de cette dame,
29:14ce qu'elle a dit.
29:15– Non, mais vous avez raison,
29:16ça dénote pas.
29:16– C'est pas assez autre chose.
29:18– Je vais vous écouter.
29:18– J'écoute, mais vous ne parlez pas de la dame.
29:20– Il y a des gens qui disent la même chose.
29:22– Oui, enfin, oui.
29:23– Alors qu'on…
29:24– Alors, son propos est bête.
29:25– Enfin, la détestation…
29:27– Et peu importe que ce soit bête, pas bête,
29:29elle le dit, elle le pense.
29:30– Non, mais si vous ne l'avez pas entendu…
29:31– Mais non, mais on ne parle pas de la même chose.
29:33– Non, mais moi, je vous dis de manière générale,
29:35ce que j'ai entendu tout au long de la journée
29:38quand on interrogeait les gens
29:40était d'un niveau intellectuel…
29:43– C'est vrai.
29:43– C'est le fruit du niveau dans le bas.
29:45– C'est ça que vous voulez dire.
29:46– Invraisemblablement.
29:46– D'accord.
29:46– Mais ça, ça s'entend, ce que vous dites.
29:48Mais c'est pas le ressentiment sur l'argent.
29:51Moi, je pointe le ressentiment sur l'argent
29:54pour des bonnes, des mauvaises raisons,
29:56que ce soit bien dit, intelligemment dit, etc.
29:58Peu importe, c'est un ressentiment très puissant
30:01dans la société.
30:02Et elle dit cette phrase que je trouve emblématique.
30:05Les riches, il y en a marre qu'ils profitent.
30:07– C'est la révolution française.
30:08– Cette phrase-là, elle doit vous faire réfléchir.
30:12– Ça remonte à la révolution française et à la terreur.
30:15– Non, elle ne se plaint pas de sa pauvreté.
30:17Elle ne dit pas qu'elle manque de pain.
30:19– Mais les aristos à la lanterne.
30:21– Elle déteste le riche.
30:22Non, mais la critique, c'est le riche.
30:24C'est pas on n'a rien, on crève de pain.
30:25– Je te dis, c'est un affecte robespierrisse
30:28qui vient de la terreur, à mon avis.
30:30– Alors, puisqu'on parle de la révolution française,
30:31il y a des textes fameux de François Furet qui dit
30:33« La révolution française, elle ne s'est pas faite
30:35parce que les personnes mouraient de faim.
30:37Elle s'est faite parce qu'à Paris,
30:39on volait des mouchoirs.
30:41Parce qu'on s'estimait déclassés
30:43et que les riches avaient des mouchoirs. »
30:45– Voilà, d'accord.
30:46– Alors, on est exactement dedans.
30:48On est exactement dans ce cas de figure.
30:50– Je pense qu'on ferait davantage de faim.
30:52– Pour terminer sur ce sujet,
30:55après on va parler de M. Lecornu,
30:56la difficulté de voir la rue
30:59monopolisée par l'ultra-gauche,
31:02c'est évidemment si le Rassemblement national
31:05était élu.
31:07Imaginez ce qui pourrait se passer.
31:09Et ceux qui voteront en 2027
31:12penseront effectivement à l'après-élection.
31:17Parce que là, vous êtes dans un climat insurrectionnel.
31:22Vous voyez déjà ce qui se passe simplement
31:24avec Bruno Retailleau.
31:25Donc si le peuple dit,
31:27ou la démocratie dit,
31:29les images que vous voyez d'ailleurs sont en direct,
31:31me dit Benjamin Nau.
31:32– Il faudra bien que quelqu'un les arrête quand même.
31:34– Oui, mais alors là,
31:37ce que vous dites est passionnant.
31:40Parce que qui les arrêtera à ce moment-là ?
31:42– Je ne sais pas, mais c'est urgent.
31:43– Mais attendez, dans le cas que je mets en place,
31:48ça serait un gouvernement par définition
31:49du Rassemblement national.
31:51Qui les arrêterait, comme vous dites ?
31:52Qui les arrêterait ?
31:54Donc là, je peux vous dire que…
31:56– Oui, ils seront arrêtés comme ça.
31:57– Oui, mais qui sera, admettons,
32:01que Mme Le Pen soit élue,
32:04que le lendemain, il y ait des…
32:06comment dire, des manifestations.
32:09Qui pilote l'État ?
32:11C'est le Rassemblement national à ce moment-là.
32:13Donc c'est ça que je veux vous dire.
32:14– Et là, vous avez raison,
32:15c'est qu'il y a des gens qui vont hésiter à voter pour eux.
32:17– Non mais je ne vois pas en quoi il y a un risque.
32:19– Quel est le problème ?
32:20C'est un problème pour le Rassemblement national
32:22d'être confronté à ça.
32:23– Il faut confronter comme d'autres.
32:24– Voyez les images en tout cas.
32:27Elles sont où les images ?
32:28– Les marronnistes et les républicains
32:29et même des gens raisonnables au PS
32:31considéreront que c'est une question d'ordre public
32:33et qu'il faut rétablir l'ordre.
32:35– Écoutez, les gens raisonnables du PS…
32:39– J'écris longtemps cette hypothèse,
32:41mais le peuple français aujourd'hui
32:43tellement majoritairement à droite
32:45que je la crains moins.
32:47Si jamais, avec la légitimité de l'élection,
32:50je crains moins cette hypothèse maintenant.
32:52– Bon, évidemment, d'abord,
32:54on peut avoir une pensée pour les policiers,
32:56je le répète, qui sont sur le terrain.
32:58On peut avoir une pensée pour leur famille
33:00qui ont vu leur mari ce matin
33:02ou leur épouse partir, travailler
33:03et qui, sans doute, toute la journée
33:05ont la boule au ventre
33:06parce qu'il y a quand même des jeunes gens
33:08qui les attaquent.
33:09Que ces jeunes gens qui les attaquent
33:10en Iran, en comparution immédiate,
33:12on s'apercevra qu'ils ne prennent pas grand-chose.
33:15Ils ne prennent pas grand-chose.
33:16Donc, vous avez vu la scène avec Mme Simonnet
33:19qui refusait de partir dans un café.
33:21Je ne sais pas si Benjamin…
33:22– Ils ont été d'une patience.
33:24– Mais bien sûr.
33:25– C'est une scène où les policiers
33:26étaient d'une patience invraisemblable.
33:28– Mais bien sûr.
33:28– Parce que ces députés de la France Insoumise,
33:30ils vont là simplement pour faire leur vidéo,
33:32montrer qu'ils sont victimes de violences policières
33:34et balancer ça sur les réseaux sociaux.
33:35– Mais bien sûr.
33:36– Mme Simonnet, elle n'allait pas prendre un café.
33:37Elle allait arrêter une minute
33:38pour faire sa vidéo.
33:38– Elle ne voulait pas sortir.
33:39– La portée et s'estimer…
33:40– On l'a la vidéo ?
33:42Est-ce qu'on l'a la vidéo ?
33:43Je demande à Benjamin Naud de Mme Simonnet.
33:45Bon, l'autre actualité du jour,
33:47c'était quand même M. Lecornu.
33:48Alors M. Lecornu, il est en rupture.
33:50Je ne comprends pas, il est en rupture de qui ?
33:52Il est en rupture de…
33:53– De François Bayron, vous avez bien compris.
33:55– Ah non, non, non, non, attendez, non, non.
33:57Ah non, non, je ne suis pas d'accord.
33:59– Quelle est la séquence en entier ?
34:00– Alors bon, c'est la passation des pouvoirs.
34:05Bon, on va y arriver, c'est ce qu'il a dit.
34:10Mais surtout, on va écouter, je le dis pour Benjamin Naud,
34:12le deuxième passage.
34:13Parce qu'il dit, il faut changer.
34:15Il faut changer.
34:16Moi, je veux bien qu'il change.
34:16C'est un macroniste de chez macronistes,
34:19comme disent les plus jeunes.
34:20– Donc ce n'est pas une rupture de Macron ?
34:21Vous avez bien compris.
34:23– Mais je vous dis, on va en parler, on va l'écouter.
34:26– Très bien.
34:26– Il est au gouvernement depuis 2017.
34:29– Oui, jusque-là c'est vrai.
34:31Personne ne le connaît, ce qui n'est d'ailleurs pas forcément…
34:33– Il n'a jamais cherché à être connu.
34:35– Oui, mais ça c'est plutôt bien.
34:35– Oui.
34:36– Bon, il ne cherche pas la lumière.
34:37– La image de son discours.
34:37– Exactement.
34:39Non seulement ça, 3 minutes.
34:40– Nickel, c'est ce qu'on attend tous.
34:42– Exactement.
34:42– Mais il dit en rupture, mais rupture de qui, de quoi ?
34:46– Alors écoutons et on en parle ensemble.
34:48– Très bien.
34:48– Il va falloir aussi changer, être sûrement plus créatif,
34:55parfois plus technique, plus sérieux dans la manière de travailler
34:59avec nos oppositions.
35:01J'aurai l'occasion d'y revenir, on vient d'en parler très longuement tous les deux.
35:04Mais je le dis aussi, il va falloir des ruptures.
35:08Et pas que sur la forme.
35:10Et pas que dans la méthode.
35:11Des ruptures aussi sur le fond.
35:15– Écoutez, je ne sais pas, il va falloir des ruptures sur le fond.
35:18Moi, je suis président de l'Europe de la République,
35:20je dis, mais dis-moi, c'est quoi tes ruptures sur le fond ?
35:22– Non, je pense qu'à aucun moment, ce message n'est adressé à Emmanuel Macron.
35:26– Ah, attendez, le début du début du début du message peut apparaître.
35:30– Non, mais vous ne connaissez pas Sébastien Lecornu.
35:31– Sébastien Lecornu, c'est quelqu'un d'éminemment loyal.
35:35– Oui, le début du message peut apparaître comme en effet critique
35:39par rapport à François Bagot, mais pardon, la fin du message
35:42est très clairement adressée à Emmanuel Macron.
35:45Très clairement, je crois tout le contraire.
35:47– Il y a une ambiguïté, mais je rejoins tout à fait Louis,
35:50il n'y aura pas de rupture entre Sébastien Lecornu.
35:52– Non, en fait, il n'y aura pas de rupture, il raconte des craques.
35:56– Il y a une rupture avec la pratique du pouvoir exercée par ses prédécesseurs à Matignon,
36:01qu'il a observé et qu'il a vu d'ailleurs se tromper, se planter.
36:06Et donc, ce qu'il essaye d'annoncer, c'est la méthode qui n'a pas fonctionné,
36:09François Bayrou avec les autres partis politiques et avec les Français,
36:12eh bien, c'est terminé.
36:14Et les prédécesseurs de François Bayrou, pareil.
36:16– Ce serait vrai, ce serait vrai.
36:17– Il va faire des concessions au RN pour le juger, ça va…
36:20– Il va essayer, il va essayer.
36:22– Il fera des concessions à la gauche, surtout,
36:24parce qu'il va se tourner vers la gauche, Sébastien Lecornu.
36:28– Sébastien Lecornu, c'est un historique, il est d'une loyauté,
36:32moi je le connais un petit peu dans le cadre de mon métier,
36:35il est d'une loyauté absolue à Emmanuel Macron.
36:39– Ah oui, il a une loyauté totale, il était à l'UMP, il est passé chez Emmanuel Macron.
36:42– À l'époque où Emmanuel Macron n'était pas encore en politique,
36:45non mais je ne suis pas là pour le…
36:46– Il a quitté Fillon au milieu de la campagne !
36:48– Attendez, c'était au cœur de la campagne !
36:51– Il connaissait même pas l'existence d'Emmanuel Macron.
36:55– Après, oui, il a lâché François Fillon,
36:59et ça, vous avez entièrement raison,
37:01mais ce n'était pas quelque chose d'historique,
37:04puisqu'il ne connaissait pas Emmanuel Macron avant.
37:05– Attendez, je trouve qu'au moins la personnalité de M. Lecornu
37:10est agréable de ce moment-là par rapport à certains…
37:13– Très agréable, et puis s'il promet d'être concis, rapide,
37:16et de ne pas trop parler, de plus s'agir que parler,
37:20on pourra même l'inviter ici, et Golnadel le laissera parler.
37:22– Exactement, bienvenue !
37:24– Écoutez M. Bardella qui a parlé, évoqué, et vous nous direz…
37:29Alors l'ERN ne censure pas, a priori, a priori.
37:31Écoutez M. Bardella.
37:33– Je crois qu'il est à la tête d'un bail très précaire.
37:37Le président de la République par cette nomination a fait, je crois,
37:43le choix en nommant l'un de ses plus proches amis,
37:46l'un de ses plus fidèles ministres, l'un de ses plus fidèles militants,
37:51fait le choix une fois de plus de marcher sur la volonté des Français
37:56et l'expression populaire à l'occasion des dernières élections européennes
38:00et législatives.
38:02Moi je viens de dire une chose extrêmement simple,
38:03nous sommes à la tête du premier groupe, à l'Assemblée nationale.
38:08Soit il y a rupture, soit il y aura censure.
38:11Nous avons toujours été fidèles à nos principes,
38:14celui de ne pas censurer a priori,
38:16et d'écouter le discours de politique générale,
38:18et d'écouter les orientations, sans illusion,
38:21qui sont celles du Premier ministre nommé par le Président de la République.
38:25Je n'ai aucune illusion.
38:25Non mais Sébastien Lecornu, d'abord, a des relations cordiales et plutôt bonnes
38:32avec l'ensemble des partis, y compris avec le Rassemblement national.
38:35Mais Sébastien Lecornu, me semble-t-il, va davantage chercher à se tourner vers la gauche,
38:40va essayer de négocier un accord de non-censure avec le Parti socialiste,
38:44et ne se tournera pas vers le Rassemblement national.
38:47C'est vers le PS qu'il va essayer de sauver sa tête, Sébastien Lecornu.
38:50C'est d'ailleurs la directive que lui a donnée Emmanuel Macron, me semble-t-il.
38:53Pourquoi est-ce qu'il dit qu'il peut effectivement négocier une sorte de taxe Zuckman sur les ultra-riches ?
38:58Ça, avant, c'était un totem pour Emmanuel Macron.
39:01C'était hors de question.
39:02Aujourd'hui, Sébastien Lecornu a le mandat pour faire cela.
39:06C'est parce qu'il compte négocier un accord de non-censure avec le Parti socialiste.
39:10Il sait que l'ERN, d'ici quelques semaines, le censurera.
39:14Ça me semble être une évidence.
39:15Non mais attendez, je parle, c'est une question naïve, je n'y connais pas grand-chose.
39:19S'il fait ça, il est condamné immédiatement ?
39:22Non.
39:22Il a suffisamment de voix ?
39:24Oui, si vous arrivez à aller décrocher quelques députés liottes, oui, ça peut passer, bien sûr.
39:30Écoutons, il y a quelque chose d'important, Pascal.
39:33Très important.
39:34Oui.
39:34C'est que plus, en fait, s'il arrive aussi au mauvais moment par rapport à la prochaine élection présidentielle,
39:40et c'est ça qui va être très difficile pour lui,
39:42c'est que plus le temps va passer, plus ça va être compliqué pour des possibles candidats à la présidentielle de le soutenir.
39:48Et ça, c'est quelque chose qu'on peut comprendre.
39:50Imaginez le Rassemblement National dire, encore dans six mois, on est en train de dealer avec le Premier ministre d'Emmanuel Macron.
39:58C'est compliqué pour les électeurs RN.
39:59Écoutons quelques réactions ce matin de M. Bompard, Vallaud, Chenu.
40:05C'est une provocation, M. Macron, alors que depuis un an, l'année dernière, après la dissolution de l'Assemblée Nationale,
40:14il a perdu les élections législatives, il a nommé M. Barnier, qui a été renversé par l'Assemblée Nationale,
40:19il a nommé M. Bayrou, qui a été renversé par l'Assemblée Nationale.
40:23Un gouvernement, c'est l'usage de la Constitution, quand il vient d'arriver, il demande la confiance,
40:27et il demande s'il y a une majorité.
40:27Donc, peu probable qu'il le fasse.
40:29Eh bien, s'il ne le fait pas, évidemment, dès le premier jour de la session parlementaire à l'Assemblée Nationale,
40:33nous déposerons une motion de censure.
40:35D'abord, le sentiment qui est le nôtre, c'est celui à la fois de la colère,
40:39avec en plus la tristesse de l'humiliation supplémentaire qui est infligée aux Françaises et aux Français,
40:46qui attendent le changement, après deux échecs consécutifs de gouvernement et de Premier ministre
40:52qui ont servi la politique macroniste.
40:55C'est surtout le premier et dernier soldat de la Macronie.
40:59C'est surtout celui qui est ministre depuis l'élection d'Emmanuel Macron sans discontinuer.
41:04Celui qui a validé, porté, défendu toutes les politiques macronistes.
41:09Et en cela, il est le dernier avatar du macronisme.
41:13Il est la dernière cartouche.
41:14Votre pronostique, c'est que le RN est condamné à censurer.
41:19Le RN, quand ?
41:20Au budget, là, le projet ?
41:21Assez rapidement.
41:22Ah, d'accord.
41:22Mais je pense de manière très sincère qu'il y a plein de gens au RN qui, dans le fond,
41:27si on était en début de quinquennat, seraient prêts à dealer, à négocier avec Sébastien Lecornu.
41:32Mais expliquer aux électeurs RN...
41:34D'accord.
41:35Donc vous pensez qu'il y en a pour deux mois ? C'est votre pronostic ?
41:36Je pense que oui.
41:37Le budget, c'est quand ?
41:39Et je pense que le RN est dans une logique de taper maintenant tous les premiers ministres jusqu'à la prochaine présidentielle.
41:44Le budget, c'est quand ?
41:44C'est débattu de Flotton et c'est voté à la fin de l'année ?
41:46Oui.
41:46À la fin de l'année ?
41:48Ou début d'année prochaine ?
41:49Mais ça peut être à voir parce qu'il y a des 49-3 qui sont engagés régulièrement sur un budget.
41:52Donc ça peut aller très vite.
41:53Enfin bref, c'est pas la peine que le Cornu redéface...
41:55Et si le RN vote la censure, comme LFI vote la censure, le PS votera la censure...
42:00C'est pour ça que je vous dis qu'il va négocier un accord de non-censure avec le PS.
42:04C'est ce que je vous explique.
42:05Il va négocier un accord de non-censure avec le PS.
42:07Il va essayer de faire cela.
42:09Et s'il vote un accord de non-censure avec le PS...
42:13Ça passe.
42:13Ça peut être ré-crac.
42:14C'est ré-crac.
42:14Mais est-ce que vous gagnez avec le PS, il ne faut pas le perdre avec les LR ?
42:17Pardon, on s'embrose...
42:19Non, je ne le sens pas.
42:20Mais ce qui est vrai, c'est une mission quasiment impossible.
42:23Bon, écoutez, M. Wauquiez, quel programme ?
42:28Il était ce matin avec Sonia Mavonc.
42:31Qui compte pour moi, ce n'est pas la personnalité, c'est le programme.
42:34Si jamais j'ai un gouvernement qui assume de faire des baisses de dépenses
42:37et n'augmente pas les impôts, ça me va.
42:40Si j'ai un gouvernement qui lutte enfin contre l'assistanat
42:43pour revaloriser la France qui travaille, ça me va.
42:46Si j'ai un gouvernement qui, contrairement à ce qu'a fait François Bayrou la dernière fois,
42:49ne découvre pas l'immigration la dernière semaine, ça me va.
42:53Et donc, la seule chose que j'essaye de faire dans cette période,
42:56où on voit bien le chaos, vous voyez ces images, vous voyez l'instabilité politique,
43:00on a fait un choix avec la droite républicaine,
43:03c'est d'essayer de faire oeuvre utile, même dans un contexte pas facile.
43:07Monsieur Barnier s'est également exprimé sur la dissolution.
43:11Alors, dis donc...
43:12Moi, je pense qu'une dissolution, ce n'est pas pour maintenant.
43:16Mais s'il y a un nouveau blocage à cause de Mme Le Pen ou à cause du Parti Socialiste,
43:19alors il faudra retourner vers les citoyens et leur demander leur avis.
43:23Mais il faut une dissolution, il faut que les gens la comprennent.
43:25Pourquoi on dissout l'Assemblée nationale ?
43:27Ils n'ont pas compris l'année dernière.
43:29Ils n'avaient pas plus compris, d'ailleurs, du temps de Jacques Chirac en 97.
43:33Mais sur un nouveau blocage contre l'intérêt général du pays,
43:37il faudra que chacun soit prêt à rendre des comptes et à être responsable.
43:41Et je pense qu'à ce moment-là, il faudra retourner vers le peuple.
43:43Mais à ce moment-là seulement.
43:43Mais il ne veut pas de dissolution parce qu'il se présente.
43:46Ben oui, bien sûr.
43:47Pardon, c'est aussi bête que ça.
43:48Il se présente, donc il ne va pas se présenter deux fois.
43:51Donc c'est pour ça qu'il ne souhaite pas de dissolution.
43:53Il se présente à Paris, pardonnez-moi.
43:55Alors, il se présente à Paris, effectivement.
43:57L'élection partielle.
43:59Donc, évidemment...
44:00Contre Mme Brodin.
44:01Oui.
44:01Qui est de retour en politique.
44:02C'est extraordinaire.
44:04Frédéric Brodin qui avait quitté la politique.
44:06Qui a abandonné, qui a abandonné ses électeurs.
44:07C'est l'effet campois et l'effet campoise, d'accord ?
44:10Qui les a abandonnés.
44:11C'est quoi l'effet campois, l'effet campois ?
44:12Les habitants de Fécampois.
44:13Ah, l'effet campois, d'accord.
44:15Il mérite de rester.
44:16Oui, d'accord.
44:16Au passage.
44:18Joli fort de pêche Fécampo.
44:20Quand on pense que Mme Brodin était dans l'écurie de Fabius.
44:26Elle était ministre des Sports, Mme Brodin.
44:30Je me souviens, j'étais allée avec elle en Grèce.
44:32La suivre pour des...
44:34Vous aussi, un peu vos mots en venir.
44:35Non, mais professionnellement.
44:37C'était pour une flamme olympique.
44:39C'était ambigüte.
44:40Non, non.
44:42On est à la fin de la phrase, Pascal.
44:44Mais je l'ai vu.
44:44Alors, écoutez, je l'ai vu dimanche, Mme Brodin.
44:48Elle était dans le septième arrondissement.
44:50Où elle faisait...
44:52Elle tractait.
44:53Elle tractait.
44:53Elle tractait.
44:55Donc vous allez au marché.
44:56C'est un socialisme.
44:58Vous allez au marché.
44:59Elle tractait.
45:00Elle tractait dans une rue de Paris.
45:04Je voudrais poser une question naïve.
45:04Parce que c'est septième, sixième, cinquième, là.
45:07Moi, je voudrais poser une question naïve que probablement des téléspectateurs se posent.
45:11Il y a quand même une majorité, disons, sur un axe régalien, contrôle de l'immigration.
45:17Il y a une majorité qu'on peut trouver dans cette Assemblée.
45:19Oui.
45:20Vous êtes d'accord ?
45:21Une majorité relative ?
45:22Comment ?
45:22Une majorité relative.
45:24Oui, relative.
45:25Mais ce serait compliqué, par exemple, s'il y avait une politique migratoire un peu stricte pour le RN,
45:28de censurer tout de suite.
45:30Donc pourquoi, au lieu de négocier sur sa gauche, il ne négocierait pas sur sa droite ?
45:34Elle a raison.
45:35Parce que le premier sujet n'est pas l'immigration, c'est le budget.
45:38Et sur le budget, si vous êtes de gauche ou si vous êtes de droite, vous pensez diamétralement de manière au point.
45:44Il y aura des solutions avant la fin de l'année.
45:46Je vais prendre le pari.
45:46Il y aura une...
45:47Oui, mais bon, je vais lancer une pièce.
45:49Mais Elisabeth n'a pas tout à fait tort.
45:50Alors, je pense qu'elle l'a...
45:52Vous, vous partez du principe que le RN veut taper et veut dissoudre.
45:56Veut la dissolution.
45:57Voilà.
45:57C'est votre présupposé.
45:59Pardon, Marine Le Pen l'audit.
46:02Je ne suis pas un singe savant.
46:07Non, mais vous prenez...
46:08Comme si j'étais Nostradamus.
46:11Marine Le Pen, Jordan Barbella le disent et leurs opposants lui reprochent de dire ça.
46:16J'ai l'air de vous épatrer.
46:18Pardonnez-moi si elle le disait.
46:20Elle dirait, nous censurons quoi qu'il arrive.
46:23Elle ne lui dit pas.
46:24Elle ne dit pas, on censure quoi qu'il arrive.
46:25Et toi, entre les lignes, on le comprend quand même très vite.
46:28Je ne veux pas défendre M.
46:29Ragnel.
46:30Attendez.
46:30Je pense qu'il a raison.
46:32Ce n'est pas très gonadalien de dire ça.
46:35Oui, oui.
46:36La porte dans l'âme.
46:38C'est ça.
46:38Ah oui, je voulais vous faire écouter Sarah Knafo qui a fait une masterclass une nouvelle
46:47fois devant Mme von der Leyen.
46:51C'était au Parlement européen aujourd'hui et elle lui a demandé...
46:55Parce qu'il y a un problème avec Mme von der Leyen, bien sûr.
46:58Parce que personne n'a...
46:59LR.
47:00Oui, mais Jordan Bardella, chef du Rassemblement national et de l'un des groupes du Haut Parlement,
47:05affirmé à Strasbourg avoir recueilli les voix nécessaires pour déposer une mention
47:08de censure contre Ursula von der Leyen.
47:10Et la gauche radicale a également l'intention de déposer une censure.
47:14Donc les deux ont pris la parole et Jordan Bardella et Sarah Knafo.
47:20Alors on peut peut-être écouter d'abord Jordan Bardella.
47:24Au nom de millions de Français, je vous pose aujourd'hui une question simple.
47:29Quels intérêts défendez-vous vraiment ?
47:32Quels intérêts défendez-vous, Madame, lorsque vous imposez contre l'avis de la France
47:36deuxième économie européenne, un accord de libre-échange avec le Mercosur
47:40qui va aggraver la concurrence déloyale envers nos agriculteurs ?
47:44Quels intérêts défendez-vous, Madame, lorsque vous proposez à l'Europe
47:48de diminuer ses droits de douane sur les véhicules chinois
47:50et que, dans le même temps, vous interdisez à nos constructeurs
47:54la vente de véhicules thermiques et hybrides d'ici 2035
47:58tout en les menaçant régulièrement de pénalités financières ?
48:02Quels intérêts défendez-vous, Madame,
48:04lorsque vous persévérez à défendre les règles européennes du marché de l'énergie
48:09qui privent la France des coûts de production historiquement bas
48:12de sa filière nucléaire ?
48:14Quels intérêts défendez-vous, Madame, lorsque vous signez en autre nom
48:18un accord commercial avec les États-Unis qui enterrine la reddition
48:22et la vassalisation économique de l'Europe ?
48:26Alors que la France dispose, pour l'Europe, d'une industrie militaire d'exception,
48:31vous actez la préférence américaine au détriment de la souveraineté
48:35et du patriotisme économique ?
48:37Je prends aujourd'hui la parole au nom de millions de Français
48:40et au nom de millions d'Européens qui estiment à juste titre
48:43que l'Union européenne ne défend plus l'Europe.
48:46Alors qu'autour de nous, le monde renoue avec la puissance,
48:50la croissance et la conquête, vous engagez nos peuples
48:52sur le chemin de la disparition et du déclin.
48:55L'histoire nous montre qu'une autre voie est possible
48:59et cette histoire vous jugera sévèrement et notre peuple aussi.
49:03Bon, en tout cas, les arguments, beaucoup les partagent
49:05et parfois on a parlé autour de cette table de la filière nucléaire,
49:09de la filière également des voitures et du Mercosur, bien évidemment.
49:13Alors, Sarah Knafou a dit quasiment la même chose
49:16pour des raisons de tant de paroles.
49:18Malheureusement, Sarah Knafou, qui est venue sur notre plateau avant-hier,
49:21je ne peux pas vous montrer et vous faire écouter, me dit Benjamin Non à l'instant,
49:25les propos qu'elle a tenus, dans les mêmes conditions d'ailleurs que M. Bardella.
49:31Il est 20h54, je vois que notre ami Gauthier Le Brette arrive
49:35et comme la journée a été rude, pour le moins,
49:41et je voulais vous donner un peu d'espoir et peut-être un peu d'émotion également,
49:47avec, je ne sais pas si vous connaissez ce terme,
49:51qui s'appelle un flash mob.
49:54Flash mob, ça s'appelle comme ça ?
49:55Flash rassemblement.
49:56C'est un flash mob.
49:58Je ne sais pas du tout ce que c'est.
49:59Alors, un flash mob, c'est quoi ?
50:00C'est une sorte de...
50:01Un rassemblement.
50:02Un rassemblement.
50:03C'est un rap ning, mais est-ce que c'est karaoké dans ces cas-là,
50:07ou est-ce que la séquence qu'on va voir, ça...
50:10Non, ce n'est pas karaoké.
50:11Non, ce n'est pas karaoké.
50:12Il y a de la musique derrière.
50:13Il y a de la musique, mais on peut chanter.
50:14On peut chanter.
50:15Alors, pour célébrer les 50 ans, comment vous...
50:18Louis Dragnel est excellent en flash mob.
50:19Mais flash mob, c'était plus que quand on avait 20 ans.
50:21Ça existe toujours, les flash mob ?
50:23C'est un truc qu'on faisait quand on était...
50:24En tout cas, ce qui n'existe plus, c'est que nous n'avons plus 20 ans.
50:27Pour célébrer les 50 ans, de Bohemian Rhapsody,
50:30qui est une chanson extraordinaire, et c'est notre jeunesse.
50:33Queen.
50:34Le pianiste, influenceur, Julien Cohen,
50:37orchestre un spectacle surprise dans le cinquième arrondissement,
50:40au cœur de la place de la Contrescarpe,
50:42pour interpréter le morceau de Queen lors d'un flash mob spectaculaire.
50:46Une soixantaine de musiciens, cadreurs, choristes,
50:49gravitent autour du personnage principal, Julien Cohen.
50:51Je vous jure, j'ai découvert cette vidéo.
50:54J'avais les larmes aux yeux.
50:55Et j'espère que vous les aurez également,
50:56parce que c'est tellement rude, la vie, ces jours-ci,
51:01que quand on voit des gens ensemble,
51:04déjà des gens ensemble, en train de chanter ensemble,
51:06de sourire, etc., ça fait du bien.
51:09Alors, voyez cette séquence,
51:12on va essayer d'aller jusqu'à deux minutes,
51:14parce que ça dure cinq minutes.
51:16Donc, voyez cette séquence qui dure deux minutes,
51:19c'est à Paris, et c'était durant l'été.
51:21Sous-titrage Société Radio-Canada
51:23Sous-titrage Société Radio-Canada
52:53Il y en a pendant six minutes,
53:08et vous avez vu le visage des gens.
53:10Mais bien sûr, quand on dit la musique a doucé des mœurs.
53:13Je vous assure, c'est vraiment des images extraordinaires.
53:16Ça dure six minutes, vous pouvez les écouter.
53:19On le retrouve sur les comptes Twitter.
53:22Le sourire des gens.
53:24Le sourire des jeunes, le sourire des jeunes filles,
53:26des petites filles qui sont là.
53:27La communion, on est loin des black blocs.
53:31Et il y a aussi cette France-là,
53:32il y a aussi cette énergie-là qui existe.
53:35Et la difficulté, c'est comment,
53:37dans nos sociétés, on va gérer
53:38les méchants, des rageux.
53:43Le contraste entre les images de tout à l'heure
53:45et celle-là, effectivement, il est saisissant.
53:47C'est pour ça que moi, ça m'a touché.
53:50Je suis d'accord.
53:51Et puis, cette chanson est sublime.
53:53Magnifique.
53:57Gauthier Lebrun.
53:58Malheureusement, on va revenir aux images
54:00beaucoup plus sombres de la journée d'aujourd'hui.
54:03On a pris énormément de séquences.
54:05Évidemment, il y a le ministre de l'Intérieur,
54:05vous l'avez diffusé en direct,
54:07qui vient de s'exprimer.
54:08On sera aussi avec Alice Cordier
54:09du collectif Nemesis.
54:10Elles ont fait un happening
54:11Place de la République.
54:12Une des membres du collectif, Anaïs,
54:14qui s'est fait tirer par les cheveux
54:16et tirer au sol.
54:18Une image d'une violence inouïe
54:20qu'on va voir et on va en parler.
54:21Les journalistes d'Éric Tegner
54:22aussi se sont fait intimidés.
54:24Donc, on va parler de cette journée.
54:25Parce qu'Éric Tegner, il va sur le terrain ?
54:27Non, il envoie un de ses journalistes.
54:29Parce que là, je ne conseille pas...
54:32Oui, absolument.
54:34Et intimidé à chaque fois, Jordan Florent.
54:35Alors, il y a beaucoup de gens...
54:37Baoumienne Rhapsody,
54:38oui, les larmes sont là, merci, etc.
54:39Il y a beaucoup de gens qui nous disent ça.
54:41Franck Tapirot également,
54:42Parisienne Rhapsody.
54:43C'est vrai, on a besoin d'émotions.
54:46D'émotions, évidemment.
54:47C'est formidable.
54:49Alors, je vous dis
54:50qui était avec nous ce soir.
54:52Laurent Pratt était avec nous à la réalisation.
54:54Juliette était à La Vision.
54:55Guillaume Marceau était au son.
54:56Benjamin Hannaud était là
54:58avec André Mallet.
55:00Astrig Yalik.
55:01Toutes ces émissions sont retrouvées
55:02sur cnews.fr.
55:04Et je remercie vraiment
55:06Gilles William
55:07qui a taché ma cravate
55:08avant d'entrer
55:09sur ce plateau.
55:11Je vous ai rendu...
55:11Ce qui fait que j'étais obligé
55:13de me prêter.
55:14Je vous ai rendu
55:15le plus grand service du monde.
55:16Vous êtes beaucoup mieux
55:17sans cravate.
55:17Bien évidemment.
55:18Mais vraiment...
55:19Vous a taché votre cravate.
55:20Mais le café,
55:21il m'a envoyé du café.
55:22Il est mieux sans cravate.
55:23Vous achetez du café à la figure ?
55:25Non, pas à la figure.
55:26On a eu un léger différent
55:27par rapport à l'événement
55:29d'aujourd'hui.
55:30Comme je suis un peu sanguin
55:31à la loyale.
55:32Voilà, exactement.
55:34Bonne soirée.
55:35Bonne soirée avec Gauthier.
Commentaires