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Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.

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00:00Bonsoir à tous, Elisabeth Lévy est avec nous ce soir, Gilles-William-Golnadel, Amil El-Katmi, Geoffroy Lejeune et Johan Ouzahy.
00:09Vous le savez, l'influenceur Charlie Kirk, voix majeure de la jeunesse pro-Trump aux Etats-Unis, a été tué par balle ce mercredi lors d'une réunion publique dans une université.
00:18La police américaine vient de publier d'ailleurs les photos d'un suspect.
00:21Et je voulais qu'on commence cette émission par un hommage poignant qui a eu lieu quelques heures après sa mort à l'université Liberty,
00:30qui est une université privée chrétienne, évangélique, située à Lynchburg dans l'état de Virginie, aux Etats-Unis.
00:38Vous avez des milliers d'étudiants qui se sont réunis à l'extérieur de cette université avec en fond la musique de Amazing Grace.
00:45Amazing Grace, vous connaissez sans doute cette musique.
00:50On a même pensé parfois que c'était le deuxième hymne américain.
00:54Et c'est l'un des quantiques chrétiens les plus célèbres dans le monde anglophone.
00:58Et la première publication, je l'ai appris tout à l'heure, date de 1779.
01:03Et puis c'est une figure qui a été enregistrée par Charles, Aretha Franklin, etc.
01:08et Whitney Houston et même Céline Dion.
01:11Ces images sont très très émouvantes, elles sont poignantes.
01:13Je voulais qu'on commence cette émission avec ces images.
01:17Amazing Grace
01:23How sweet the sound
01:29That saved a wretch like me
01:39I once was lost
01:45But now, I see
01:53George Fenech
01:59George Fenech qui était avec nous tout à l'heure, disait que c'est comparable à la mort de Martin Luther King.
02:06Ce qui est arrivé, Martin Luther King d'une figure de droite, disait-il dans l'émission d'Europe 1.
02:11Et c'est vrai qu'il y a beaucoup de tristesse aux Etats-Unis.
02:14Alors, il y a beaucoup de gens qui ne connaissaient pas le nom de Kirk, qui n'est pas du tout d'ailleurs l'image caricaturale qui est parfois véhiculée.
02:21C'était quelqu'un qui était assez modéré, n'était pas proche de Bannon, par exemple.
02:27C'est quelqu'un qui avait pris un peu de distance par rapport à ça, mais qui était proche de Donald Junior.
02:32Il y a beaucoup de gens qui ne le connaissaient pas en France.
02:35Il y a beaucoup de gens qui ne le connaissaient pas, mais aux Etats-Unis, c'est...
02:37Énorme star.
02:38Et immense star.
02:40Bien sûr, mais je pense qu'en France, non.
02:42Il y a un très beau papier d'Emma Becker.
02:45Pardon ?
02:45Il y a un très beau, bel article d'Emma Becker, l'auteur de La Maison.
02:49Un écrivain français.
02:51Et dans quoi ?
02:53Dans Le Figaro.
02:54Ah d'accord.
02:54Aujourd'hui.
02:57Voyez le sujet de la chasse à l'homme, puisque des clichés de celui qui a...
03:02Les clichés ont été publiés.
03:05La chasse à l'homme continue.
03:08Casquettes, lunettes de soleil noir.
03:10La police fédérale vient de publier ces photos du suspect.
03:14Nous demandons l'aide du public pour identifier cette personne d'intérêt,
03:17en lien avec la fusillade mortelle de Charlie Kirk, à l'Université de la Vallée de l'Utah.
03:22Les autorités américaines ont annoncé avoir retrouvé l'arme du tireur.
03:26L'enquête se poursuit.
03:27Le tireur présumé a été filmé par des caméras de surveillance du campus.
03:31Nous avons ces images.
03:32et nous les analysons.
03:34Pour rappel, la scène s'est déroulée en plein meeting dans une université de l'Utah.
03:39Dans cette vidéo tournée par un témoin, on entend un coup de feu.
03:44Stoppant net le discours de Charlie Kirk, déclenchant une panique générale.
03:52Tout le monde s'est mis à genoux et j'ai commencé à prier pour Charlie Kirk.
03:58La jeune fille à côté de moi pleurait.
04:00Elle avait vu l'image horrible de la balle lui transpercer le coup.
04:04Donald Trump a réagi et accuse ses adversaires politiques d'alimenter la haine.
04:08Depuis des années, ceux de l'extrême gauche ont comparé des Américains formidables comme Charlie
04:14à des nazis et aux pires meurtriers et criminels du monde.
04:17Ce genre de rhétorique est directement responsable du terrorisme que nous voyons dans notre pays aujourd'hui.
04:22Mercredi soir, en hommage, une veillée s'est tenue sur le campus de l'université.
04:28Il y a évidemment beaucoup de réactions.
04:30Charlie Kirk, c'est un conservateur, c'est un grand débatteur.
04:33Il était spécialisé dans le débat ouvert avec les étudiants.
04:38C'est quelqu'un qui était un chrétien, engagé, jamais agressif dans son langage,
04:42principalement anti-woke, anti-extrême gauche américaine.
04:45Mais il n'était pas du courant magadur de Steve Bannon.
04:48Il était proche de Donald Junior, grand défenseur des libertés,
04:52telle que la Constitution américaine l'est définie.
04:54En particulier, il était pro-guns.
04:57Et justement, c'est ce point-là que les malintentionnés sans doute utiliseront
05:01pour dire que ce meurtre serait mérité.
05:04C'était la petite musique qu'on a entendue, ignoble d'ailleurs, et dite par certains.
05:11Il était contre le transsexualisme, contre le transgenrisme, pour le droit des femmes,
05:16pour le droit d'Israël à se défendre.
05:20Et voilà un grand trait, la personnalité qu'il avait.
05:26Je vous propose d'écouter quelques réactions aux Etats-Unis.
05:28Ce type n'a fait que du bien toute sa vie et il a été assassiné pour ça.
05:36Et ça me brise le cœur.
05:38C'est tout.
05:42Maintenant, des hommes adultes et pères de famille auront peur de s'exprimer publiquement,
05:45car leurs femmes leur diront « je ne veux pas te perdre ».
05:50Pour moi, Charlie Kirk est un excellent exemple de la manière dont on peut débattre.
06:01Il était respectueux et concis.
06:05Dans le contexte actuel de ce pays où il se passe tant de choses, il était pour moi un exemple.
06:11Il m'a aidé à renforcer mes opinions et à les défendre auprès des autres.
06:14J'admire Charlie Kirk pour sa capacité à communiquer avec les gens.
06:19Il travaillait avec les gens.
06:21Il discutait avec eux.
06:22Il avait clairement des opinions bien arrêtées.
06:25Mais j'apprécie beaucoup les interviews qu'il réalisait avec les étudiants
06:27et les discussions qu'il avait avec eux.
06:30Il y a une séquence qui a fait polémique aujourd'hui au Parlement européen.
06:32Sarah Knafo a d'ailleurs tweeté « Quelle honte avec les autres groupes du droit au Parlement européen.
06:37Nous voulons honorer une minute de silence pour Charlie Kirk. »
06:39Et la gauche refuse de se lever.
06:42Et Sarah Knafo a mis sur les réseaux, ce qu'elle a sans doute filmé avec son téléphone portable.
06:48Voyez cette séquence.
06:48… rhetoric that incites violence.
06:53Please stand with me in reflection of prayer in his honor
06:56and I yield the rest of my time for a moment of silence.
06:59La parole est à la parole.
07:29Je vous donne la parole évidemment dans une seconde, mais Sarah Knafo a également dit,
07:40juin 2020, la cession du Parlement européen s'ouvre par une minute de silence pour George Floyd.
07:46Aujourd'hui, la gauche refuse un dommage à Charlie Kirk.
07:49Certaines vies valent-elles plus que d'autres ?
07:51Et elle a posté la séquence d'hommages qui avait eu lieu au Parlement européen pour George Floyd.
07:59Tous les jours, nous évoquons le combat culturel.
08:14Tous les jours.
08:15Parce que tous les jours, nous avons un élément qui illustre ce combat culturel qui existe entre aujourd'hui,
08:24alors je ne sais pas si je dois dire les progressistes et les conservateurs, entre la droite et la gauche,
08:30entre les tolérants et les intolérants, je ne sais pas trouver les bons termes.
08:36Mais tous les jours, il y a quelque chose qui illustre ce combat, dans tout l'Occident d'ailleurs.
08:43Je suis d'accord avec vous.
08:45Puisque George Fenech a parlé de Martin Luther King, l'histoire est entendue dans le cas de Martin Luther King.
08:50Ça dit quelque chose de l'Amérique de l'époque, des tensions raciales de l'époque.
08:54Et on sait qui était le meurtrier, on sait qui était la victime.
08:58Si vous appliquez le même raisonnement à ce qui s'est passé cette fois-ci,
09:01ça dit quelque chose de l'Amérique d'aujourd'hui, de l'Occident d'aujourd'hui, je suis d'accord avec vous.
09:06Qui sont les victimes aujourd'hui ?
09:07Ce n'est plus des Martin Luther King ou ce n'est plus des progressistes qui se font assassiner pour leurs idées.
09:11C'est quasiment tout le temps des gens de droite.
09:13Les victimes, les vraies victimes, ceux qui meurent, ceux qui se font frapper, etc.
09:15C'est quand même devenu une constante ces dernières années.
09:18Ensuite, la deuxième chose, c'est que le rapport à la violence,
09:21la violence symbolique que vient de montrer Sarah Knafo,
09:24c'est quelque chose d'inouï de ne pas se lever pour la mort d'un homme.
09:27Moi, par exemple, j'étais contre la récupération dans l'affaire George Floyd,
09:30mais je me serais levé si j'avais été parlementaire à l'époque.
09:33Donc, la gauche, elle est capable de ne pas le faire aujourd'hui.
09:37Et cette violence symbolique extrême, elle n'est que à gauche.
09:41Ça dit vraiment beaucoup.
09:43Et toute la petite musique en sourdine qu'on a entendue dans la journée,
09:46y compris chez nous en France, il ne l'a pas volée.
09:49C'est le climat installé par Donald Trump.
09:51Dominique de Villepin.
09:52On l'écoutera tout à l'heure.
09:54Dominique de Villepin, ses propos sont ahurissants.
09:57Et d'accuser Trump, qui a lui-même été victime d'une tentative d'assassinat il y a quelques mois,
10:00il y a quelques mois, d'avoir créé le climat dans lequel maintenant c'est...
10:04Ils l'ont bien cherché ?
10:05Non, mais c'est une folie furieuse.
10:08Et ça, c'est ignoble.
10:10Mais l'idée de dire qu'il y aurait d'un côté le camp de la tolérance
10:14et de l'autre côté le camp de l'intolérance,
10:16la campagne américaine a quand même été marquée par des invectives.
10:20Je ne dis pas la violence physique, elle est d'un côté aujourd'hui.
10:22Mais vous avez dit la violence symbolique.
10:24Pardon, ce que je veux vous dire, c'est que le climat, il n'est pas simplement,
10:29soyons justes, je veux dire, fair play.
10:33Trump a traité ses adversaires de tous.
10:35Non ?
10:36Non, c'est faux.
10:37Écoutez, l'histoire nous montre que si la droite est au pouvoir,
10:42les gens de gauche pourront toujours s'exprimer.
10:44Si la gauche est au pouvoir, je parle dans la radicalité.
10:48Et les gens comme vous, peut-être comme les uns, terminent à Vladivostok.
10:54Non, mais là-dessus, je le crois.
10:56Immédiatement.
10:56Je suis d'accord.
10:57Je suis d'accord, pardon.
10:59Les gens de droite aiment, comment dire, ils aiment la discussion.
11:05Ce que j'adore chez ce Charlie Kerr, justement, c'est ça.
11:08Et c'est ça que je voulais dire pour lui rendre hommage.
11:10Moi, j'ai regardé un peu.
11:11C'est un homme qui était, je veux dire, qui avait la passion des idées,
11:16y compris des idées de ses adversaires.
11:19J'étais très meurtri.
11:22Je ne le connaissais pas.
11:23Je ne le connaissais pas.
11:25C'est mon fils qui le suivait bien, qui me l'annonce,
11:28de là où il est, en Israël.
11:30Et donc, je vais voir.
11:32J'ai un type extrêmement brillant qui défend Israël avec des arguments feulables.
11:36Et je m'aperçois qu'il me suivait.
11:37Non, mais attendez, ça m'a fait un choc.
11:39Il me suivait, moi.
11:40Donc, je veux dire, c'est que...
11:43Et l'intolérance, pardon, pardon, je ne parle pas de...
11:48Bien sûr que la violence politique aux États-Unis,
11:51la gauche n'en a pas le monopole et Trump n'est pas en reste.
11:55Mais au niveau des médias, au niveau des intellectuels,
11:59au niveau des universités, comme en France,
12:02l'intolérance, elle est à gauche et à l'extrême gauche.
12:06C'est tout à fait clair.
12:07Et les excuses que l'on trouve maintenant à la mort d'un type aussi intelligent de 31 ans.
12:14Et ce que je veux dire aussi, son dernier message...
12:16Une famille superbe, d'ailleurs.
12:17Ils avaient trois enfants avec sa femme.
12:19Ils avaient sans doute vu ces images.
12:20Son dernier message, il est prophétique, son dernier tweet.
12:24Il montre la petite Irina, l'ukrainienne,
12:29qui est assassinée par un récidiviste noir qui dit
12:34« Ça y est, je l'ai eu, cette blanche-là. »
12:39On en a parlé, mais vous avez parfaitement raison.
12:43On en a parlé ce matin, je le dis d'ailleurs à Benjamin Nau,
12:45on peut revoir.
12:46L'image est terrible.
12:47On l'a arrêtée, pour tout vous dire.
12:50Elle était...
12:51Benjamin peut nous la proposer.
12:52Pas un mot des féministes et des antiracistes.
12:56Pas un.
12:56Mais le racisme anti-blanc n'existe pas.
12:59Donc ça, ça a été le dernier message de Charlie.
13:02Regardez, donc la jeune femme, elle s'assoit derrière dans le métro.
13:08Il y a ce jeune homme qui est derrière, ce diable qui est derrière elle
13:13et qui va évidemment la tuer pour rien.
13:17Parce qu'elle était au mauvais endroit, au mauvais moment.
13:20Et nous avons arrêté évidemment l'image.
13:22Et je l'ai eu, cette blanche.
13:24Je ne peux pas regarder.
13:24L'image qui est absolument insoutenable.
13:27Alors effectivement, ce qui est intéressant,
13:29c'est la petite musique de certains éditorialistes invités.
13:33Il y avait une séquence sur LCI hier
13:37où Guillaume de Roquette
13:38est sorti à juste titre de ses mots.
13:44Et c'est quelqu'un de très calme habituellement.
13:45Oui, parce que vous allez voir cette séquence.
13:47Alors, pourquoi je vous propose,
13:49alors que c'est une chaîne concurrente qui l'a proposée,
13:52parce qu'elle dit beaucoup de cette petite musique
13:56qui peut exister sur beaucoup de plateaux de télévision.
13:58Il s'appelle M. Girdoff.
13:59Je crois.
14:00Sergueï, oui.
14:02Moi, je comprends qu'il y ait une très grande colère ce soir.
14:07Parce que ce qui se passe, c'est inadmissible.
14:09Et c'est toujours dans le même camp.
14:10Les victimes, ce sont les républicains.
14:12Sauf que vous oubliez quand même
14:14que quand Trump, avec Maga,
14:16insulte quasiment toute l'Amérique
14:18et provoque de la haine,
14:21et diverses de la haine à la longueur de la journée,
14:23il reçoit ce qu'il a fait.
14:26Voilà, ça c'est intéressant.
14:27C'est très intéressant ce que vient de dire Sergueï.
14:30C'est exactement, vous allez voir,
14:32c'est exactement les éléments de langage
14:34qu'il va y avoir dans la presse de Google.
14:35C'est la psychologie humaine ?
14:36Non, non, je n'ai pas envie de ma phrase.
14:38C'est inacceptable, Sergueï.
14:38Qu'est-ce que vous venez de dire, Sergueï ?
14:40C'est la psychologie humaine ?
14:40Vous venez de dire que c'est de la faute des républicains
14:43si des républicains sont assassinés.
14:45Ils l'ont provoqué.
14:46Ils l'ont provoqué.
14:46Ils l'ont provoqué, bien sûr.
14:48Et ça, mais c'est extraordinaire.
14:50Ils l'ont provoqué.
14:50Comment pouvez-vous faire preuve d'une telle mauvaise foi ?
14:53Votre détestation de Trump vous aveugle.
14:55Il y a des gens qui sont des victimes.
14:57C'est la psychologie.
14:57Il y a des gens qui sont responsables.
14:58D'abord, je rappelle qu'il n'était pas sur la ligne Maga dure de Steve Bannon
15:03parce que M. Smirnoff...
15:05Mais quand bien même.
15:06Oui, Smirnoff, il ne sait pas de quoi il parle.
15:10Mais ce qui est intéressant, effectivement,
15:12c'est cette petite musique qui existe aujourd'hui dans les médias français.
15:18C'est ça qui est intéressant.
15:19C'est plus que ça.
15:21La détestation de Trump.
15:22Oui, pardonnez-moi.
15:23Quand Roquette dit
15:25votre détestation de Trump vous aveugle,
15:27mais vous pouvez le dire à tout l'espace médiatique.
15:30Ça les aveugle.
15:31C'est-à-dire qu'ils sont obsédés par Trump.
15:34D'ailleurs, qu'ils n'ont jamais imaginé gagner
15:36parce que ces gens disent les choses telles qu'ils voudraient qu'elles soient.
15:39C'était vrai également pour Mélanie.
15:41Il se trouve que Mélanie, elle réussit pas mal.
15:43Et Trump, sur certains plans...
15:46Pardon, ça va au-delà.
15:48Oui, je termine.
15:50Sur certains plans, notamment l'immigration qu'il combat
15:54et notamment il a des résultats sur le plan économique.
15:56Je suis désolé, mais au-delà de son inconscient tourmenté,
16:00ce monsieur que je ne connais pas,
16:01il se sent autorisé à justifier la mort d'un type
16:06parce que c'est un blanc occidental de droite.
16:10Jamais ça ne viendrait à l'idée, compte tenu des interdits,
16:14de justifier la mort de George Floyd.
16:16Le type sait qu'il est...
16:19La mort sociale a perpétuité.
16:21C'est ça qui les autorise.
16:23À nouveau, après le 7 janvier 2015, vous avez des gens qui ont expliqué
16:26que Charlie l'avait un peu cherché puisqu'ils étaient islamophobes.
16:31Oui, mais ce n'était pas comme ça.
16:32Vous voyez, c'est intéressant ce que vous dites.
16:33Oui, mais c'est monté en intensité.
16:34Oui, parce que justement, c'est là qu'on voit combien le débat est devenu de plus en plus violent.
16:39Après le 7 octobre, vous avez des députés de la France Insoumise qui ont tweeté
16:43« La haine appellent la haine », justifiant ouvertement les massacres,
16:47le pogrom perpétré par le Hamas.
16:49Donc vous avez des gens qui désormais n'ont plus de respect pour rien,
16:54se réjouissent ou en tout cas justifient la mort d'un homme.
16:57Et moi, que M. Kirk ait été sur une ligne dure, une ligne modérée,
17:03mais peu importe, on ne tue pas quelqu'un pour ses idées dans une démocratie civilisée,
17:08on ne tue pas des gens pour leurs idées.
17:11Et je vais rajouter quelque chose.
17:14Certes, la situation française n'est pas au point de la situation américaine
17:17parce qu'il n'y a pas des armes partout chez nous.
17:20Mais lorsque vous avez des responsables politiques dans ce pays
17:23qui passent leur temps à nazifier tout le monde,
17:25à traiter tout le monde de fasciste,
17:27à traiter tout le monde, nous-mêmes ici,
17:28qui sommes traités de soutien du génocide,
17:31lorsque des gens qui ont le sens des mots,
17:35par exemple M. Mélenchon sait utiliser des mots
17:38et sait le faire avec finesse,
17:40il envoie un signal à des cerveaux malades
17:43qui, eux, n'utilisent pas de mots,
17:45mais qui vous menacent,
17:46qui éventuellement vont égorger un enseignant
17:49comme ça s'est fait avec le malheureux Samuel Paty,
17:52qui menacent de mort les uns et les autres.
17:54Combien de gens qui fréquentent ces plateaux
17:56n'annoncent plus leur réunion publique
17:58à l'avance de peur d'être menacés ?
18:00Combien sur ces plateaux sont sous protection policière ?
18:03L'homme qui vous parle, moi-même,
18:04lorsque je réponds à une invitation en province,
18:07je signale mon déplacement à la préfecture
18:09et je sais qu'il y a une protection dans la salle
18:11et autour de la salle.
18:12Voilà où on en est dans une société
18:14où des gens sont menacés de mort
18:16pour leurs idées et leurs opinions.
18:17On va marquer une pause.
18:20Mais c'est vrai qu'on ne peut que souscrire à tout ce que vous dites.
18:24Et on s'y habitue.
18:25Le pire, c'est qu'on s'y habitue.
18:27On va marquer une pause
18:28et nous revenons dans quelques secondes.
18:33Alors, écoutons la réaction à la mort de Charlie Kirk
18:38de Dominique de Villepin.
18:40Parce que Dominique de Villepin,
18:42il y a forcément une motivation.
18:44Et je vais vous demander de me l'expliquer.
18:47Difficile à expliquer.
18:48Ah oui, ça va être très compliqué.
18:50Il y en a une.
18:51Donc écoutez comment il analyse cette mort.
18:54Cette violence de masse,
18:58on y assiste depuis de très très nombreuses années.
19:03La multiplication des armes à feu,
19:05par définition,
19:06tout ce laissé-aller conduit nécessairement à la violence.
19:11Les campagnes de critique,
19:14elles ont des conséquences.
19:16Les maux peuvent tuer.
19:19Et c'est un appel à la responsabilité de tous bords,
19:21à commencer par Donald Trump,
19:23qui a une responsabilité dans cette dérive
19:25de violence aux Etats-Unis immense.
19:28Tout simplement parce qu'il a supprimé la réalité.
19:30Vous voyez, aller comparer Charles Kirk à un martyr,
19:33c'est dire à quel point on n'est plus capable
19:35de regarder la réalité des choses en face.
19:38On a le droit de comparer M. Kirk à un martyr, pardonnez-moi.
19:42On a le droit.
19:43Il n'y a que la haine.
19:44Il n'y a que la haine qui puisse expliquer ce genre de propos
19:46de la part de Dominique de Villepin.
19:49La haine, l'aveugle, c'est ce qu'on disait tout à l'heure.
19:51Il est aveuglé par la haine.
19:53Par les intérêts, peut-être.
19:54Il y a peut-être un peu de sinisme aussi.
19:56Par la haine idéologique et par le fait
19:58qu'il a sans doute aussi envie d'être très applaudi
20:00à la fête de l'Huma le week-end prochain
20:02quand il sera accueilli, naturellement.
20:03Mais c'est quoi son espace politique ?
20:04J'ai posé la question déjà ce matin.
20:06C'est quoi son espace politique ?
20:08Il a un espace médiatique.
20:09Oui.
20:10Il va être reçu France Inter quotidien.
20:12Quelle époque ?
20:13Alors là, il a gagné son automne.
20:14La réponse à votre question, Pascal,
20:16c'est qu'il n'a pas d'espace politique.
20:17Il est inexistant.
20:17Il peut faire 2-3% grand maximum.
20:20Donc c'est de l'image.
20:21Il n'ira pas au-delà.
20:22Donc c'est de l'image, les gens...
20:23Comme il correspond à l'idéologie médiatique,
20:27notamment du service public,
20:28il est en grande partie invité.
20:31Mais pour rebondir sur ce que disait Amine avant la pause,
20:33ça m'a donné l'idée de vous lire
20:34un message que j'ai reçu hier.
20:37Hier, j'ai reçu ce message.
20:38« Tu n'es qu'une petite pute sioniste.
20:41Tu mérites qu'on te tabasse
20:42jusqu'à ce que mort s'en suive.
20:44Si je te croise dans la rue,
20:46je te fume. »
20:47Pourquoi je vous lis ce message ?
20:49Ce n'est pas pour m'apitoyer sur mon sort
20:50ou pour me plaindre,
20:51mais parce que ce qu'a dit Amine est très juste.
20:53Les méthodes de l'extrême-gauche,
20:55elles sont universelles.
20:56C'est-à-dire que l'extrême-gauche,
20:57le noyau de l'extrême-gauche aux Etats-Unis
20:59est le même que le noyau de l'extrême-gauche en France.
21:02Quand vous n'êtes pas d'accord avec l'extrême-gauche,
21:04l'extrême-gauche ne veut pas débattre avec vous.
21:07Ce noyau dur-là, il veut vous éliminer.
21:10Et il est vrai qu'il y a de plus en plus de chroniqueurs
21:12qui, ici, sont sous protection policière.
21:15Ça ne va pas dans le bon sens.
21:16Et rien n'est fait pour arranger cela.
21:18Vous comprenez ce que je veux vous dire ?
21:20C'est-à-dire que...
21:21Vous trouverez sûrement aussi quelqu'un
21:23qui a menacé quelqu'un à gauche
21:26et avec des termes sans doute inadmissibles.
21:28Mais je ne crois pas.
21:31Madame Jodier a été placée sous protection policière.
21:34Je n'ai pas le souvenir qu'il y a un élu de droite
21:38qui est fait placer sous protection policière
21:40un journaliste de gauche.
21:43N'entrons pas dans des cas personnels.
21:46Nous faisons un métier.
21:47Nous assumons les conséquences de notre métier.
21:50Nous sommes très nombreux à recevoir ce genre de métier.
21:52J'entends, mais toutes les personnalités
21:55aujourd'hui de droite de gauche
21:56reçoivent sans doute des insultes
21:57et sont menacées de mort.
21:58Je ne suis pas sûr.
21:59Mais en revanche...
22:00Non, Pascal, ce n'est pas la même proportion.
22:02Je suis désolé.
22:03Ce n'est pas probablement pas la même proportion.
22:04Mais en revanche, la droite et la gauche ne se conduisent pas.
22:08Pareil sur l'intolérance.
22:10Ça au niveau institutionnel et au niveau du débat d'idées.
22:14Pour revenir à M. de Villepin,
22:16d'abord, ce n'est pas du tout la même proportion.
22:18Au-delà de ses motivations politiques ou idéologiques,
22:23c'est la même justification que le débat de l'État.
22:25Bien sûr, mais c'est la même justification.
22:27Et puis, c'est assez pauvre, intellectuellement,
22:30d'expliquer qu'il n'y a que M. Trump
22:32qui nie la réalité.
22:34Quand on sait ce qu'est le wokisme,
22:36qui nie même jusqu'au sexe,
22:39pardon de vous le dire,
22:40la négation de la réalité,
22:43ce n'est pas le monopole,
22:44certainement pas,
22:45des magas aux États-Unis.
22:47Donc, où que je tourne mon regard
22:50sur ce qu'a dit M. de Villepin,
22:52je n'y trouve pas une très grande intelligence,
22:54à vous dire le vrai.
22:55Mais il est populaire.
22:56Je vais demander,
22:57et je vais prendre toutes les précautions d'usage,
23:00je vais demander à Benjamin Nau
23:03de se renseigner sur une attaque
23:05qui aurait eu lieu à la hache
23:07dans un quartier de Paris
23:10qui daterait de 9 minutes
23:15des nouvelles de l'agression à la hache
23:16d'un patient d'environ 50 ans
23:18blessé au bras et au visage,
23:19aujourd'hui, vers 19h.
23:20Alors, c'est ce que je vois
23:23et je le dis vraiment avec,
23:26je prends cela,
23:28c'est sur les réseaux sociaux
23:29avec beaucoup toujours de prudence
23:31parce que ce qui peut être écrit
23:33sur les réseaux sociaux,
23:34et parfois,
23:34il faut prendre ça avec beaucoup de recul.
23:39Je voulais juste ajouter sur la menace
23:40parce qu'il ne faut peut-être pas l'oublier.
23:42On parle de la menace d'extrême-gauche
23:44qui est réelle.
23:46Il ne faut peut-être pas oublier
23:47que si des tas de gens
23:48sont sous protection policière,
23:50c'est d'abord à cause
23:51de la menace islamiste.
23:53En France, c'est un cocktail.
23:55C'est l'islamo-gauchiste.
23:56L'islamo-gauchiste.
23:57Ça porte à l'eau.
23:57C'est ça.
23:58Qui n'existe pas comme chacun sait.
24:00Bien sûr.
24:00Monsieur Nulès a parlé
24:02ce matin
24:04de la mort de Kirk.
24:09On arrive à une telle division
24:11dans la société,
24:12à des débats
24:13qui s'expriment
24:14de manière aussi violente.
24:15Il y a la violence du verbe,
24:16il y a la violence des actions.
24:18On l'a vu hier encore
24:19dans les rues parisiennes.
24:21Et puis, on se dit toujours,
24:22un jour,
24:22il peut y avoir le cran
24:23d'au-dessus,
24:24c'est-à-dire des violences physiques.
24:26Il y en a déjà eu, malheureusement.
24:28Ça, c'est un ciblé.
24:29La violence qui va jusqu'à l'assassinat.
24:32Et donc, évidemment,
24:32ça reste toujours une crainte.
24:35Quand vous avez une violence verbale,
24:36quand vous avez une telle division,
24:39vous avez des individus
24:40plus fragiles psychologiquement,
24:42plus fragiles psychologiquement,
24:43qui peuvent se laisser entraîner
24:45dans la préparation
24:46d'actions violentes.
24:47Vous savez, on l'a vu,
24:48on l'a vu,
24:49mon expérience passée
24:50m'a fait suivre
24:51un certain nombre
24:52de groupes d'individus
24:52qui étaient un peu plus fragiles,
24:53un peu plus déboussolés,
24:55et qui, à un moment,
24:56finalement,
24:57adhèrent à cette violence verbale,
24:59à cette dénonciation de l'autre,
25:00et peuvent avoir comme projet
25:03de procéder à des éliminations.
25:06Bon, voilà ce qu'on peut vous dire
25:07sur ce sujet ce soir.
25:09Vous pensez pour Théo Van Gogh,
25:11qui a été sur la liste
25:13des sacrifiés,
25:14il y a plus d'une dizaine d'années,
25:16sacrifiés aux Pays-Bas,
25:18parce qu'ils s'élevaient
25:18contre l'islamisme,
25:20et il a été totalement présenté
25:24comme un sale type d'extrême droite,
25:26il n'a pas eu le droit
25:27à la moindre compassion.
25:29En France, rien.
25:31Préfecture de police,
25:32je vous le disais il y a deux secondes,
25:33c'est confirmé à l'instant,
25:35à 8h32,
25:37donc il est 20h36,
25:38vous voyez ça vient de tomber,
25:39et c'est intéressant d'ailleurs
25:40parce que c'était quelque chose
25:41qui remontait par les réseaux sociaux.
25:43Intervention en cours,
25:44place de Breteuil à Paris
25:45pour une agression à l'arme blanche
25:47d'une personne prise en charge
25:48par les secours
25:49sans pronostic vital engagé.
25:51Tout est mis en oeuvre
25:52pour retrouver l'auteur
25:52le plus rapidement possible,
25:55et c'est une information
25:56de la préfecture de police à l'instant.
25:59Le 10 septembre,
26:00sous tension,
26:02on a fait, dit à peu près hier,
26:05tout ce que nous pouvions dire,
26:07et notamment que c'était un échec.
26:09En revanche,
26:10qu'est-ce qui a frappé les gens ?
26:12Cette affaire de drapeau.
26:13Les drapeaux.
26:14Le drapeau.
26:15Il reste parfois,
26:16comme cela,
26:17un événement...
26:18Des marqueurs.
26:19Des marqueurs.
26:20Exactement.
26:21Alors, écoutez cette femme
26:23qui a été interrogée par Europe 1,
26:26cet homme, pardonnez-moi,
26:27interrogé par Europe 1,
26:28qui s'appelle Michel,
26:29et qui raconte son drapeau
26:32qu'il n'a pas pu porter
26:34dans la manifestation.
26:36Et je me suis aperçu
26:38qu'il y avait beaucoup,
26:40beaucoup de monde
26:41et que de drapeaux palestiniens.
26:43Et ça m'a un peu révolté.
26:46Et je dis,
26:46pourquoi il n'y a pas
26:47de drapeaux français ?
26:48Il y aurait eu des drapeaux français,
26:49je ne saurais pas rentrer du tout
26:51dans cette manifestation.
26:53Et là,
26:54il est venu,
26:54il avait une copine,
26:55de trouver un drapeau français
26:57à travers un pote
27:00qu'on a trouvé dans la foule.
27:02Et on a dit,
27:02on va mettre ce drapeau français
27:04et le seul drapeau français
27:06qu'il y avait
27:07devant la manifestation,
27:11carrément en première ligne,
27:13au lieu d'avoir
27:14des drapeaux palestiniens.
27:16Ensemble.
27:17Et on va réécouter la dame
27:18hier qui parlait,
27:19qui s'était fait sortir
27:20de la manifestation.
27:21C'est-à-dire qu'on ne peut plus
27:22aller aujourd'hui
27:23dans une manifestation
27:23de l'extrême-gauche en France
27:25avec un drapeau français.
27:26En revanche,
27:27on peut aller
27:28avec un drapeau palestinien.
27:30Donc évidemment,
27:31c'est une société
27:31qui est devenue folle.
27:33Donc écoutez
27:33ce que disait cette femme.
27:36Je quitte la manifestation
27:37parce qu'en fait,
27:38on m'a arraché,
27:38j'avais mon drapeau
27:40sur la tête.
27:41J'avais un très beau chapeau
27:42avec le drapeau
27:43et on m'a arraché le drapeau
27:45et j'ai essayé
27:45de protéger
27:46une autre personne du groupe
27:48qui commençait
27:50à se faire tabasser.
27:51Donc je me suis mis hante
27:52en pensant
27:52que ça allait calmer,
27:53mais non,
27:54il était très excité.
27:55Et en gros,
27:56on nous a dit de partir
27:57parce qu'on ne voulait pas
27:59de fachos
28:00et que j'ai dit
28:01mais non,
28:01je ne suis pas fachos,
28:02j'ai un drapeau français,
28:03je suis française,
28:04je devrais être là.
28:04On m'a dit non,
28:05la France,
28:06on s'en fout,
28:06il faut être internationaliste.
28:08Il faut être internationaliste.
28:09Oui, vous avez vu dans la première image,
28:12l'homme qui tient le drapeau tricolore
28:15voit passer devant lui quelqu'un
28:18qui a le drapeau palestinien
28:20et le drapeau trans en dessous.
28:23J'aimerais,
28:24j'ai un peu d'imagination,
28:27j'aimerais imaginer
28:28l'accueil qui serait réservé
28:31à cette personne
28:33par les gens du Hamas
28:34en sa qualité de trans.
28:37Je m'arrêterai là.
28:40Je vais vous dire,
28:41il y a un continuum,
28:42moi je ne veux pas reparler
28:43de la cérémonie d'ouverture
28:44des Jeux Olympiques.
28:46Mais,
28:46comme vous dites,
28:48il y a trois figures
28:49qui sont absentes
28:49de la cérémonie
28:50des Jeux Olympiques.
28:52Jeanne d'Arc,
28:53Napoléon
28:53et Charles de Gaulle.
28:55C'est juste les trois figures
28:56les plus importantes
28:58quasiment
28:58de l'histoire de France.
29:00Donc quand tu as
29:01ce niveau de détestation
29:03de toi,
29:04que tu n'es même pas capable
29:06et que tout le monde
29:07trouve que c'est absolument
29:08formidable cette cérémonie
29:09d'ouverture,
29:10que c'est merveilleux,
29:11etc.
29:11Je ne veux pas rouvrir
29:12la polémique.
29:13Je dis simplement
29:14ces trois figures-là
29:15sont absentes.
29:16Charles de Gaulle
29:17qui a sauvé au moins
29:17la France deux fois.
29:18Au moins.
29:19Napoléon
29:20qui a fait quand même
29:21quelque chose
29:21pour la France.
29:23Ce sont des héros
29:24dont on ne veut pas.
29:25Comme par hasard,
29:26les deux sont à droite.
29:27Et je ne vous parle pas
29:27de Jeanne d'Arc.
29:28Mais,
29:28mais c'est...
29:29C'est le...
29:30Donc,
29:31qu'est-ce que vous voulez
29:32que je vous dise ?
29:33En revanche,
29:33on montre la tête
29:34de Marie-Antoinette Coupé.
29:36Bon,
29:36ben voilà.
29:36C'est tout.
29:38Tout ça,
29:39tout ça va dans le même sens.
29:40En fait,
29:40tout se tient.
29:41Il y a des différences
29:42de degrés dans tout ça.
29:44Il n'y a pas de différence
29:44de nature.
29:45Voilà,
29:46c'est les mêmes.
29:47Mais pourquoi croyez-vous
29:47que la gauche a perdu
29:48quand même une grande partie
29:49de son électorat ?
29:50Mais tout simplement
29:51parce qu'elle a abandonné
29:52le drapon.
29:53C'est-à-dire,
29:54pourquoi ces gens...
29:54Oui,
29:55je ne pense pas que pour ça
29:56d'ailleurs,
29:56mais bon.
29:56Ah non,
29:57mais aussi.
29:58Non,
29:58non,
29:58la nation,
29:59c'est quand même,
29:59excusez-moi,
30:00les élites mondialisées
30:02peuvent peut-être
30:02se passer de frontières.
30:03La nation,
30:04c'est vraiment le bien.
30:05C'est vraiment le bien
30:06des plus défavorisés.
30:08Pourquoi vous me regardez
30:09comme ça ?
30:09Je crois que j'ai l'impression
30:10que j'ai dit un gros mot.
30:12Non,
30:12pas du tout.
30:12Je vous regarde
30:13parce que,
30:13comme dirait Eliott Deval,
30:15on dit les vérités
30:15aux téléspectateurs.
30:16On a eu cette discussion
30:17déjà plus tôt dans la journée
30:18et je trouve...
30:19Ce n'est pas des vérités,
30:20c'est des faits.
30:21Je ne les ai même pas
30:21des vérités.
30:22Je n'ai pas l'outre-cuitence
30:24de donner la vérité aux gens.
30:26Je rapporte les faits.
30:27Je trouve ça brillant
30:28comme intuition
30:29de sentir qu'il se passe
30:31quelque chose de très important
30:32autour du drapeau.
30:33Depuis qu'on s'est vu
30:33parce qu'on s'est croisé à midi...
30:35Je pense que c'est très important.
30:36Je suis d'accord avec vous.
30:37Je pense que ça a frappé les gens.
30:38Je souris
30:38parce que j'ai la chance
30:39parfois on se croise
30:40dans les couloirs
30:41et que vous me donnez
30:42un peu en avant-première
30:43vos analyses.
30:44Donc j'ai réfléchi.
30:44Ce n'est pas une analyse d'ailleurs.
30:46Vous voulez que je vous dise ?
30:48Je vous raconte
30:49comment je vous l'ai dit.
30:50Je sors de ces news
30:51et je vois quelqu'un
30:53qui dit
30:53mais comme une personne.
30:55Vous avez vu le drapeau
30:56on ne peut même plus...
30:57Et je dis
30:57mais il a raison.
30:59En fait c'est ça.
31:01C'est que ça
31:01ça frappe les gens.
31:02C'est-à-dire que tu ne peux plus
31:03te balader avec le drapeau
31:04bleu bleu en rouge en France.
31:05Et l'homme il dit ça
31:06mais voilà
31:07c'est un cri du cœur.
31:09Bah oui
31:09c'est quand même
31:10invraisemblable.
31:11C'est ça qui m'actuait la vie.
31:12Le drapeau français
31:13est sorti des manifestations.
31:16Le symbole.
31:17Alors évidemment
31:18ça va parfois aussi
31:19avec une équipe de France
31:20qui ne chante pas toujours
31:21la Marseillaise.
31:22Tout ça c'est un continuum.
31:23Ça va tuer la gauche.
31:24Rappelez-vous l'élection
31:25de Jacques Chirac.
31:25Qu'est-ce qu'on a vu
31:26comme drapeau ?
31:27Et bien ça va tuer la gauche.
31:28Je passe deux semaines
31:29au Maroc cet été.
31:30C'est une marée de drapeaux
31:32à chaque rang de point
31:33devant chaque bâtiment
31:35et les Marocains
31:36sont très fiers
31:37de leur drapeau
31:37et de l'exhiber
31:38y compris aux fenêtres
31:39et au baltour.
31:41Bon je peux vous dire juste
31:41parce que j'ai réfléchi
31:42depuis que vous me l'avez dit.
31:43Il y a plein d'autres moments
31:45où le drapeau a été
31:46ultra symbolique.
31:48Aujourd'hui
31:48il n'y a plus une photo officielle
31:49sans le drapeau européen
31:50qui partage la vedette
31:51avec le drapeau français.
31:52Ça veut dire
31:53en fait
31:53l'Europe partage le pouvoir
31:54avec l'État
31:55et c'est absolument ce qu'on vit.
31:57Quand il y a des manifestations
31:59Amine parlait du Maroc
32:00quand il y a eu
32:00le match France-Maroc
32:01à la Coupe du Monde 2022
32:03il y a des endroits
32:05où des drapeaux français
32:06ont été arrachés
32:07sur les frontons des mairies
32:07remplacés par le drapeau marocain.
32:09On est quasiment
32:09dans un truc militaire
32:10d'aller mettre
32:10un autre drapeau
32:11à la place de celui-là.
32:12Au moment de l'invasion
32:13de l'Ukraine par la Russie
32:14on avait des drapeaux ukrainiens
32:15partout.
32:16J'ai trouvé ça assez
32:17à l'époque
32:17ça m'avait fait presque de la peine
32:18qu'on soit capable d'émotion
32:19pour l'Ukraine
32:20et pas pour la France.
32:21Et pour ses frontières.
32:22Et pour ses frontières.
32:23En respect des frontières ukrainières.
32:25Et il y a des gens parfois
32:25qui disent
32:26oui mais vous ne vous rendez pas compte
32:27Platini ne chantait pas
32:28la Marseillaise.
32:28Ils n'ont rien compris.
32:30C'est-à-dire que
32:30c'était tellement pas un sujet
32:32à l'époque
32:33que personne n'imaginait
32:34que Platini n'aime pas la France
32:36et personne n'aurait fait
32:37à Platini
32:38effectivement le reproche
32:39de ne pas chanter
32:40la Marseillaise
32:40parce que c'était
32:41un non-sujet.
32:42C'était un non-sujet.
32:44Je crois que ça va
32:45plus loin que ça.
32:47D'abord
32:47je présuppose quand même
32:49que M. Mélenchon
32:50donnera quelques consignes
32:52à quelques...
32:52La prochaine fois
32:53il y a eu tellement de critiques
32:54qu'ils ne seront pas contents
32:56de porter un ou deux drapeaux
32:57tricolores
32:58pour dire que.
32:59Mais moi je crois
33:00que ça va plus loin encore
33:01que la détestation de la France
33:02au sein de l'inconscient.
33:05parce que tu parles
33:06d'un drapeau trans
33:08au-delà de la détestation
33:10du français
33:11il y a la détestation
33:13du mal blanc.
33:15D'où le fait
33:17le drapeau trans.
33:18C'est plus raciste
33:20encore que ça.
33:23Alors là encore
33:24il y a un continuum
33:24et tout est intéressant
33:26et là on est sur
33:27le combat culturel
33:28ce soir.
33:29C'est un peu notre sujet
33:29forcément.
33:31Ce qui se passe
33:31à France TV
33:32c'est impressionnant.
33:33communiqué de la CGT
33:35qui remet en cause
33:37le travail de Léa Salamé.
33:39Souvent je vous ai dit
33:39Léa Salamé
33:40c'est une journaliste
33:41remarquable, brillante
33:41elle a pris le 20h
33:43et puis comme c'est
33:44une bonne journaliste
33:45elle veut témoigner
33:45de la réalité.
33:46Bon.
33:48Mal lui en a pris.
33:49Puisque mal lui en a pris.
33:51Non c'est pas vrai.
33:52Elle est fascisée.
33:55Bon voilà.
33:56Bienvenue.
33:57Il y a un communiqué
33:58de la CGT.
33:59Mais pourquoi pas ?
34:00Qu'est-ce qu'on lui reproche ?
34:01Je vais vous le dire.
34:02Écoutez.
34:03Je sais que ça vous est
34:04difficile parfois
34:05mais écoutez.
34:06Pour tenter de gagner
34:07le Graal et la meilleure
34:08audience devant TF1
34:09la direction de l'information
34:10de France Télévisions
34:11semble avoir misé
34:11sur tout ce qu'il y a
34:12de plus rance
34:13dans le spectre
34:14des opinions politiques.
34:16Ça c'est la CGT
34:17France Télévisions
34:18qui écrit ça.
34:19Alors que sur les instituts
34:20de sondage
34:20près d'un Français
34:21sur de soutien
34:22le mouvement Bloquons-Tout
34:23le journal de Léa Salamé
34:24occulte totalement
34:25les raisons de la colère
34:26populaire pour ne traiter
34:27cette journée
34:27que sous l'angle
34:28du maintien de l'ordre
34:29et des perturbations
34:30à venir pour la France
34:30qui travaille.
34:32Et tout est de cette
34:34acabie si j'ose dire.
34:36Et on termine
34:37en disant que
34:39alors je n'ai pas
34:40malheureusement
34:41le...
34:43Non c'est pas Mélenchon
34:44parce qu'on attaque aussi
34:45le cardinal Bustillot
34:46qu'on compare
34:47à Richard Guir
34:48dans le communiqué
34:51dans le communiqué
34:53mais je n'ai pas le communiqué
34:55C'est pas une insulte
34:56d'être comparé à Richard Guir
34:57Je n'ai que des extraits
34:59à vous proposer
35:00Je ne m'aurai pas reçu
35:01comme Richard
35:01Non non
35:02C'est-à-dire que
35:03Léa Salamé
35:04a reçu
35:04Richard Guir
35:06et on dit
35:06c'est un journal
35:07d'ancien régime
35:08etc.
35:10Donc c'est un communiqué
35:11ahurissant
35:11Mais vous savez
35:12ils sont puissants
35:13Il ne faut pas rire
35:14Il ne faut pas rire
35:15avec la CGT
35:16et le syndicat
35:17et le SDG
35:18Le SDG n'a rien dit d'ailleurs
35:20Non mais ces gens-là
35:22font l'actualité
35:23La CGT et Sud
35:25ont été capables
35:25d'empêcher France Inter
35:27de fonctionner
35:29tout le jour du blocage
35:30C'était fini
35:31A eux seuls
35:32Il y a la CGT et Sud
35:33Il y a aussi la direction
35:34de France Télé
35:35pardonnez-moi
35:35dans l'affaire Patrick Cohen
35:36Thomas Legrand
35:37Si mes informations sont bonnes
35:39c'est Delphine Arnaud
35:40qui refuse de prendre
35:40des sanctions
35:41pour Patrick Cohen
35:42Mais elle a peur
35:43Mais parce qu'elle a peur
35:44Mais parce qu'elle a peur
35:45Ah non non non
35:46Elle est très à l'aise
35:47avec l'idée de les protéger aussi
35:48Non mais là
35:50je vous répète
35:51Sans doute
35:51Je vais à Salamé
35:53Je vais dire
35:54je la plains
35:55ça ne va pas être facile
35:56Je n'ai pas bien compris
35:56ce qu'elle a fait
35:57Elle a fait
35:58Elle a montré la réalité
35:59ça ne plaît pas
36:00C'est tout
36:00Si vous n'avez pas compris
36:01C'est ça
36:02C'est clair
36:02Elle a trop parlé
36:03Elle a trop parlé
36:04des maintiens de l'ordre
36:05Et elle a reçu
36:07le cardinal Bustillo
36:08Et c'est
36:09Ça fait beaucoup
36:10Il faut avouer
36:12Elle a un peu poussé
36:15Jean-Luc Mélenchon
36:16lui a dit
36:16Le traitement médiatique
36:17du 10 septembre
36:18est une obède
36:18Il est essentiel
36:19que la classe médiatique
36:19soit clairement perçue
36:20comme agent des pouvoirs
36:21du système
36:22par des milliers de gens
36:23insultés par les comptes rendus
36:24d'hier
36:25La révolution citoyenne
36:26qui mûrit
36:27doit aussi passer par là
36:29Le communiqué de la CGT
36:30de France 2
36:30est un signal précieux
36:31On voit également
36:32la passerelle
36:33qu'il y a entre
36:33Jean-Luc Mélenchon
36:35et désormais la CGT
36:36Avant ils ne s'entendaient pas
36:37avec l'ancien
36:38Mais maintenant
36:40ils s'entendent très bien
36:40avec Sophie Binet
36:41Et comme on s'est
36:43sur le combat culturel
36:45l'ARCOM va auditionner
36:46C'est pour ça
36:46que ça change quand même
36:47L'ARCOM va auditionner
36:49les présidentes
36:49de France Télévisions
36:50et Radio France
36:50Ça bouge un peu
36:51C'est pas seulement
36:53sur les cas
36:53Legrand et Cohen
36:54Ça bouge un peu
36:55quand même
36:55Effectivement
36:57certains médias
36:58ont souligné
36:59Mais est-ce que vous avez
37:00réellement le sentiment
37:01Pascal
37:01qu'il y a une réelle
37:02volonté de sanction
37:03ou c'est juste
37:03pour l'affichage
37:04Parce qu'ils sont contraints
37:06Là je peux vous dire
37:09quand même
37:09que
37:10voilà
37:11ça tangue
37:13Ça tangue quand même
37:14parce que d'abord
37:15ça tangue
37:15parce qu'on en parle
37:16et puis les gens
37:17en ont assez
37:18Mais à la fin
37:18rien ne faudra
37:19C'est la panique
37:20dans le corps du bien
37:21Voilà
37:21Il y a un petit peu
37:22Le collège de l'ARCOM
37:24a décidé de recevoir
37:25en audition
37:26C'est-à-dire qu'en audition
37:27successivement
37:27dans les prochains jours
37:28les présidentes de France Télévisions
37:29et Radio France
37:29afin de recueillir
37:30leurs explications
37:31et observations
37:31C'est-à-dire qu'ils sont
37:33moins contents d'eux
37:34Ça peut quand même un petit peu
37:36Il y a eu une sanction
37:37de M. Le Grand
37:37La première fois
37:39Le Grand a été débarqué
37:41très vite
37:42Et je termine
37:43avec Benjamin Duhamel
37:44Benjamin Duhamel
37:45qui est désormais
37:46sur France Inter
37:47et qui est un garçon
37:48vraiment de qualité
37:49et qui est très brillant
37:50C'est un jeune
37:52vraiment de très grande qualité
37:53Régulièrement
37:54il dit qu'on ne fait pas
37:55le même métier que lui
37:56Oui
37:56C'est France Inter
37:58il s'est très vite
37:59C'est pas très agréable
38:00mais écoutez ce qu'il disait
38:01hier chez Quotidien
38:03à CTI
38:04C News devant BFM
38:05Vous réagissez comment ?
38:08C'était déjà le cas
38:09Qu'est-ce que ça dit ?
38:10Ça dit ce que j'ai déjà
38:11eu l'occasion de dire
38:12et sans aucune
38:13ni agressivité
38:15ni volonté
38:15d'être péjoratif
38:16vis-à-vis de C News
38:17C News
38:18est une chaîne d'opinion
38:19qui ne fait pas
38:20le même boulot
38:21qu'un intervieweur de BFM
38:22ou un intervieweur
38:23de France Inter
38:23Voilà
38:24Vous l'avez vu tout à l'heure
38:25là encore
38:25C'est un modèle
38:26Ça veut pas dire
38:27que j'ai un jugement moral
38:29ni sur ceux qui
38:30font cette antenne
38:31ni sur les téléspectateurs
38:32de C News
38:33Mais c'est pas la même chose
38:35Il suffit de regarder
38:36les deux antennes
38:37BFM fait du reportage
38:38BFM envoie des équipes partout
38:39C News le fait
38:40beaucoup moins
38:42Donc voilà
38:42On est face à un phénomène idéologique
38:44qu'il faut voir
38:45Il suffit d'écouter Europe 1
38:47de regarder C News
38:48Donc c'est comme ça
38:49Moi je souhaite que BFM
38:51tienne bon
38:52parce que c'est des bons journalistes
38:53parce qu'ils le méritent
38:55Et je suis sûr
38:56qu'à la fin des fins
38:57je sais pas combien de temps
38:58ça prendra
38:58Mais voilà
39:00la vérité des prix
39:02si j'ose dire
39:02s'imposera
39:03Ça c'est génial
39:04Le seul argument
39:05Le seul argument
39:06qu'il donne
39:06c'est qu'il y a moins de reportages
39:08sur C News
39:08Non mais moi
39:09je connais bien
39:11Benjamin Duvamel
39:11C'est quelqu'un que j'apprécie
39:12par ailleurs
39:13C'est un très bon journaliste
39:14Excellent
39:14Ça c'est un fait
39:15Mais il a sans doute
39:17été un peu contaminé
39:18peut-être par le virus
39:19France Inter
39:19Non il disait
39:20beaucoup d'avoir
39:20Mais il oublie de dire
39:23Benjamin
39:24que France Inter
39:25il n'y a pas d'idéologie
39:26du tout
39:26Il occulte le fait
39:28qu'il y ait une idéologie
39:29à France Inter
39:29Il part du principe
39:31que sur C News
39:32il y a une idéologie
39:33mais que France Inter
39:34tout le monde a la parole
39:35toutes les idéologies
39:36sont les bienvenues
39:37Cher Benjamin
39:37Pardon
39:38Mais ça n'est pas le cas
39:39Il y a une idéologie
39:40à France Inter
39:40qui est très claire
39:41et qui est très marquée
39:42Vous savez pourquoi ?
39:43Parce qu'à gauche
39:44si vous voulez
39:45ça c'est vraiment
39:45le tour de passe-passe
39:47l'opinion de gauche
39:48n'est plus une opinion
39:49c'est une vérité
39:50C'est une vérité
39:50On la confond
39:51avec la vérité
39:52Donc évidemment
39:53ceux qui ne sont pas
39:54dans cette opinion
39:55sont dans l'erreur
39:56Benjamin Duvamel
39:57devrait être vacciné
39:59contre cette histoire
40:00Geoffroy Lejeune
40:01s'il vous plaît
40:02commence un peu
40:02Moi aussi je connais bien
40:03Benjamin Duvamel
40:04je l'aime beaucoup
40:05et je trouve comme Yohen
40:05que c'est un super journaliste
40:06Il a 30 ans
40:08et il est très brillant
40:09Bien sûr
40:09J'ai fait beaucoup
40:11de plateaux avec lui
40:11J'ai travaillé avant
40:12dans d'autres chaînes d'info
40:13Moi je l'aime bien
40:14je le trouve sympathique
40:14Il est très drôle
40:16Il n'est pas d'honneur de leçon
40:18D'ailleurs
40:19chez Quotidien
40:20je trouve qu'il est assez habile
40:21Il a été très habile
40:22J'ai travaillé sur LCI
40:23et sur BFM avec lui
40:24et maintenant
40:26je suis sur CNews
40:26je faisais exactement
40:28la même chose
40:28exactement la même chose
40:29c'est-à-dire
40:30les mêmes plateaux
40:30sur les mêmes débats
40:32Ce que je veux dire
40:33c'est que
40:33la fable de Les autres
40:35mais ici c'est de l'opinion
40:36Non
40:36Moi par exemple
40:37ça fait une dizaine d'années
40:38que je suis à la télévision
40:39et que je fais la même chose
40:40depuis 10 ans
40:40Est-ce que c'est de l'opinion
40:42de rapporter
40:44cette conversation
40:45qu'il y a eu dans ce café
40:46et qui en dit beaucoup
40:48sur la collusion
40:49entre des hommes politiques
40:51et des journalistes
40:53C'est pas de l'opinion
40:53Mais ça c'est de l'information
40:55et personne ne le fait à côté
40:57Donc moi je veux bien
40:58qu'il justifie
41:00que ça n'existe pas
41:02Je ne suis pas sûr
41:03qu'il soit très heureux
41:04aujourd'hui
41:05à France Inter
41:05Écoutez on ne va pas rentrer
41:08là-dedans
41:08Je veux dire pardonnez-moi
41:11Mais bien sûr que si
41:13il est très heureux
41:13Je l'ai entendu
41:16interviewer Mélenchon
41:17C'était le premier
41:18qu'il interviewait
41:19Qu'est-ce qu'il a pris ?
41:20Qu'est-ce qu'il a pris
41:21par Mélenchon ?
41:22Non mais attention
41:23parce qu'il mène le combat
41:24Germain Duhamel aussi
41:25Il y va au combat ?
41:26Oui bah là non
41:27Là il n'a pas mouveté
41:28Il se faisait engueuler
41:29par Mélenchon
41:30Il ne mouvetait pas
41:31J'étais un peu déçu
41:32Bon en tout cas
41:34C'est vrai
41:35Je reconnais
41:37Là où il a raison
41:38c'est que les antennes
41:39sont différentes
41:40Et manifestement
41:42les téléspectateurs
41:44s'en aperçoivent
41:44et les audiences aussi
41:45D'ailleurs hier soir
41:46à 20h58
41:48il y avait
41:48il y avait 1.300.000 personnes
41:51Tout de même
41:511.300.000 personnes
41:53La caméra était sur vous
41:54D'ailleurs
41:54C'est grâce à vous
41:56Monsieur
41:57Si vous pouviez
41:59Si vous pouviez ne pas offenser
42:02ma mode de copie
42:03ça marcherait quand même
42:04Hier
42:04l'émission
42:05notre émission a fait
42:061.100.000 je crois
42:07de moyenne
42:07mais surtout
42:08la chaîne
42:09la chaîne entière
42:11a fait 6.3
42:12Alors
42:13peut-être que les uns
42:14et les autres
42:14ne savent pas
42:15exactement ce que c'est
42:166.3 d'audience
42:16c'est quasiment autant qu'M6
42:181.000 chaîne de France
42:19Voilà
42:19C'est quasiment autant
42:20que M6
42:21Je rappelle qu'en 2016
42:23quand je n'ai déjà
42:24pris la chaîne
42:25on était à 0.5
42:270.5
42:29Donc dans le PAF
42:30une chaîne
42:31qui multiplie
42:33en moins de
42:346-7 ans
42:36son audience
42:37par 5
42:38par 6
42:38par 7
42:38en fait ça n'existe pas
42:39Et pourquoi ?
42:41Parce que
42:42c'est les spectateurs
42:43qui ont choisi
42:44C'est ce qui explique aussi
42:45la virulence des attaques
42:46Ah bah
42:46évidemment
42:48Ami
42:48Mais si ça ne marchait pas
42:50Gauthier Lebret
42:52L'hégémonie
42:55est quand même
42:56en train de
42:57Cri
42:57Gauthier Lebret
42:58Venez nous voir
42:59Bon
42:59Lecornu
43:00Monsieur Lecornu
43:02on dit
43:03Ministre
43:04Est-ce que vous avez
43:04alors un nouveau
43:05contrat de gouvernement
43:06Pardonnez-moi
43:09C'est la clim
43:09C'est la clim
43:10Je suis désolé
43:11Bon un nouveau
43:12ça veut dire quoi
43:12un nouveau contrat de gouvernement
43:13Pour le moment
43:14pas grand chose
43:14Il faut le soumettre
43:16aux autres forces politiques
43:18Non l'information du jour
43:19c'est qu'il a vu
43:19le président Sarkozy
43:20Oui
43:21Ça c'est l'information du jour
43:22Sébastien Lecornu
43:22a consulté
43:23le président Sarkozy
43:24Et pour le moment
43:25alors qu'on le force
43:26Il vient de l'UMP
43:27Oui bien sûr
43:28Alors qu'on le force
43:29en Macronie
43:29à aller voir les socialistes
43:30ce qui à mon avis
43:31est une erreur d'analyse totale
43:32il ne les a toujours pas rencontrés
43:34parce qu'à l'Elysée
43:35on aimerait que Sébastien Lecornu
43:37Vous n'allez pas donner
43:37des conseils
43:39aux hommes politiques
43:40sauf que vous les donnez
43:41à l'antenne
43:42Vous ne les rencontrez pas
43:44dans un café
43:45Bah ça m'est déjà arrivé
43:47mais je ne fricote pas
43:49ensuite
43:50ils n'écrivent pas
43:51avec moi mes éditos
43:51pour la matinale
43:53de France Inter
43:53qui n'est pas une matinale
43:55d'opinion bien sûr
43:55contrairement à ce que dit
43:56Vajor
43:56Est-ce que vous avez
43:57des informations
43:58est-ce qu'on sait
43:58alors ce soir
43:59il y a un dîner à l'Elysée
44:00un dîner important
44:02visiblement
44:03avec le président Macron
44:04Le président Macron souhaite
44:06que M. Lecornu
44:08passe un contrat
44:09de non-censure
44:10avec la gauche
44:11c'est extrêmement clair
44:12c'est pour ça que
44:13Sébastien Lecornu
44:14est très discret en ce moment
44:15mais il annoncera probablement
44:17très vite
44:17qu'il souhaite
44:18une taxation
44:20sur les plus riches
44:21alors que c'était jusqu'ici
44:21un totem pour Emmanuel Macron
44:23il n'était pas question
44:23de toucher au patrimoine
44:24des plus riches
44:24Qu'est-ce que vous appelez
44:25les plus riches ?
44:26La taxe Zuckman
44:26Alors ça
44:26ça ne sera pas
44:27la taxe Zuckman précisément
44:28mais ça sera quelque chose
44:30qui ressemblera de près
44:30ou de loin
44:31mais en tout cas
44:31il annoncera une taxation
44:33des plus riches
44:33pour essayer de satisfaire
44:35la gauche
44:35et de ne pas être censuré
44:37immédiatement
44:38tout l'enjeu
44:39pour lui
44:39ce sera à la fois
44:40de garder la gauche
44:41et de ne pas se séparer
44:43si LR accepte ça
44:44c'est terminé
44:44ils peuvent fermer la boutique
44:45si LR accepte ça
44:47voilà
44:47c'est pas possible
44:49je veux dire
44:49ou alors
44:50Laurent Wauquiez
44:53et Retailleau
44:54ne peuvent pas
44:55accepter ça
44:55voilà
44:56alors vraiment
44:57c'est pour ça que c'est compliqué
44:58mais il n'y a pas
44:59de c'est compliqué
44:59il n'y a pas de c'est compliqué
45:01il n'y aura pas
45:02un impôt
45:03en plus
45:03c'était la position
45:05de Prince
45:05il peut essayer
45:06ce qu'il veut
45:07il peut faire ce qu'il veut
45:07il n'y aura pas
45:08un impôt en plus
45:09c'est la position
45:09des LR
45:10nous sommes d'accord
45:11donc les LR
45:12n'entrent pas au gouvernement
45:13dans ces cas là
45:14vous verrez
45:14si ça concerne seulement
45:16les plus riches
45:16il ne sait rien
45:18les macroniens
45:20du centre
45:21ou de droite
45:21je ne sais pas comment
45:22il faut dire
45:22ils vont être d'accord
45:24pour ça aussi
45:25les macronistes
45:27oui
45:27je ne suis pas sûr
45:28si Emmanuel Macron
45:30a taclé Nicolas Sarkozy
45:31en privé
45:32il y a quelques heures
45:33à l'Elysée
45:34en disant qu'il ne fallait pas
45:35discuter avec
45:36le Rassemblement National
45:37qui ne ferait pas partie
45:38de l'arc républicain
45:39contrairement à ce que
45:40certains disent
45:41ça visait directement
45:41le président Sarkozy
45:43et donc ils ne veulent pas
45:44discuter avec le RN
45:45et donc ils vont finir
45:46censurés
45:46s'ils font ça
45:47comme Michel Barnier
45:48et François Béroux
45:49voilà ce que je pense
45:50pardonnez-moi
45:52donc ça veut dire que
45:53ce qu'a dit
45:54M. Lecornu
45:55n'est pas juste
45:56il fallait changer
45:57il peut s'émanciper
45:58d'Emmanuel Macron
45:58c'est la position
46:00de l'Elysée
46:00on verra
46:00je n'imagine pas
46:01qu'il n'y ait pas
46:02de tractation
46:02entre le RN
46:03et M. Lecornu
46:06autrement
46:06ça s'arrête tout de suite
46:07déjà si tu n'as pas
46:09les LR
46:09il ne t'a plus le RN
46:10tu mets qui
46:11dans ton gouvernement
46:11mais Sandrine Rousseau
46:13c'est difficile
46:14d'aller négocier
46:14en même temps
46:15avec le parti socialiste
46:16et en même temps
46:16avec le Rassemblement National
46:17vous savez que la taxe
46:18sur les plus hauts revenus
46:19le RN
46:20la voterait probablement
46:21la taxe
46:23sur les plus riches
46:24le RN
46:25la votera
46:25le point d'interrogation
46:26c'est sur LR
46:27est-ce que LR
46:28peut accepter une chose pareille ?
46:29nous ne sommes pas concernés
46:30par cela
46:30de toute façon
46:31nous non
46:32c'est pas sûr
46:34j'ai vu ta tête
46:41il était un peu inquiet
46:44j'ai l'impression
46:46qu'il s'est tourné
46:47vers
46:48il s'est tourné
46:49vers Johan Ozaï
46:50c'est la première fois
46:51qu'il n'a pas parlé
46:52depuis des années
46:53pardon d'avoir un peu
46:54de charité pour les riches
46:55pardon
46:56voilà
46:57non mais c'est un état d'esprit
46:59c'est toujours pareil
47:00en fait
47:01il faut encourager
47:03ceux précisément
47:05qui réussissent souvent le mieux
47:07ben oui
47:07voilà
47:08c'est-à-dire que
47:09c'est Bernard Hinault
47:09qui emmène
47:10Arnaud
47:11non Bernard Hinault
47:12c'est un cycliste
47:15c'est un cycliste
47:16tu ne connais pas
47:17c'est un cycliste
47:17on parle les yeux
47:18on parle les yeux des riches
47:19elle veut tellement parler
47:19bon
47:20c'est Bernard Hinault
47:21qui emmène le peloton
47:22si t'enlèves Bernard Hinault
47:23le peloton
47:24il roule moins vite
47:25oui mais vous avez entendu
47:26ce que disait la manifestante hier
47:28on en a marre
47:28que les riches profitent
47:29mais bien sûr
47:30mais ça c'est très intéressant
47:31ça m'a beaucoup frappé
47:33je suis comme vous
47:33donc si tu enlèves
47:35ceux qui t'emmènent
47:36si tu les punis
47:38si tu les décourages
47:39ben t'auras un peloton
47:41c'est symbolique
47:42t'auras un peloton
47:43qui roulera comme ça
47:44mais vous l'avez dit hier
47:45le ressentiment
47:46c'est au coeur de notre ADN
47:48non mais franchement
47:50c'est les sentiments
47:50non mais de certains
47:51enfin la jalousie
47:52c'est une grande chose
47:53dans l'être humain
47:54c'est une de vos phrases
47:55préférées ça
47:56la jalousie
47:57c'est une grande chose
47:58ça existe
48:00c'est des passions humaines
48:01des passions tristes
48:01évidemment
48:02je vous félicite
48:05pour votre
48:05brillante soirée
48:07je vous remercie
48:09il faut dire que
48:09on est bien servi avant
48:11toucher ma bosse
48:17monseigneur
48:18vous portera bonheur
48:20c'était François Chomet
48:22qui jouait
48:23le duc de Nevers
48:25non pas le duc de Nevers
48:26enfin bref
48:26c'était lui qui jouait le méchant
48:28François Chomet
48:29vous vous souvenez de François Chomet ?
48:30bien sûr
48:30et c'était
48:31avec Rochefort
48:33je ne sais pas si il y a Rochefort
48:35c'est dans la version
48:36la version qui est géniale
48:37c'est Jean-Piat
48:38il enlève son masque
48:39il n'y a pas la gardère
48:40la gardère viendra à toi
48:41il le tue
48:42la version avec Jean-Marais
48:43Jean-Marais très bien
48:44j'ai dit qui ?
48:45Jean-Piat vous avez dit
48:46ah non
48:46Jean-Marais
48:47pardonnez-moi
48:49c'est Jean-Marais
48:50dans l'escalier
48:50le duc de Nevers c'est le gentil
48:51ah ben le duc de Nevers
48:53c'est le gentil
48:54c'est le duc de Nevers
48:55même la version avec Daniel Auteuil
48:56elle est moins bien
48:57elle est pas mal
48:58non elle est bien
48:59elle est bien
49:00et il nous regarde tous les jours
49:02Daniel Auteuil
49:03tous les soirs il nous regarde
49:05il nous aime bien
49:05nous aussi
49:07je ne sais pas si je devrais le dire
49:08parce que parfois
49:09il ne l'a pas dit
49:11il ne l'a pas dit à ses amis
49:13il ne l'a pas dit à ses amis
49:17il ne nous regarde en cachette
49:19non non il nous regarde pour nous critiquer
49:21il nous regarde en cachette
49:23il y a des gens qui sont en train de l'appeler
49:25non mais ça ne va pas
49:26non
49:27comment tu peux faire ça
49:29non mais là
49:30et c'était de
49:32qui avait écrit le bossu ?
49:34Paul Fébal
49:34bonne réponse de l'amiral
49:36le programme ce soir
49:38oui
49:39peu importe
49:40où vous vous situez
49:42sur le globe
49:42peu importe le côté de l'Atlantique
49:44où vous êtes
49:45la violence de l'extrême gauche
49:47fait des ravages
49:47elle a fait un mort aux Etats-Unis
49:50elle a
49:50confisqué la rue
49:52pendant 24 heures
49:52en France
49:53maltraité des jeunes femmes militantes
49:55place de la République
49:56donc on va continuer
49:57à en parler
49:58avec énormément de séquences
49:59et puis
50:00on vous parlera d'un livre
50:01que tente de faire censurer
50:02la France insoumise
50:03un livre
50:04qui
50:05va établir
50:07les liens
50:07entre LFI
50:08et les islamistes
50:09et qui doit sortir
50:10aux éditions Plon
50:12et
50:12Jean-Luc Mélenchon
50:13fait tout pour le censurer
50:14donc nous en parlerons
50:15mais vous avez lu
50:16La Meute
50:16bien sûr
50:17bien sûr
50:19ordinaire
50:19La Meute
50:20ça fait peur
50:21bah oui
50:21et puis
50:22les témoignages
50:23de gens qu'il connaissent
50:24c'est effrayant
50:25en quelques semaines
50:27il a menacé
50:28de faire enfermer
50:28des préfets
50:29il a interdit
50:30des journalistes
50:31d'université d'été
50:31et il veut faire
50:32interdire un livre
50:33imaginez
50:34si Mme Le Pen
50:35s'avisait à faire
50:36le tiers
50:37le dixième
50:38de ce que se permet
50:39M. Mélenchon
50:39imaginez
50:40s'il s'approche du pouvoir
50:41oui
50:41bonne remarque
50:44et ça sera la dernière
50:45et c'était la seule
50:50de l'émission
50:50non je blague
50:51Mathieu était à la réalisation
50:53Mathéo était à la vision
50:56Guillaume Marceau
50:58était au son
50:58merci à Benjamin
50:59à Pauline Trelzer
51:00qui était ce soir
51:01en couple
51:02pour cette émission
51:03et toutes ces émissions
51:05sont à retrouver
51:05sur cnews.fr
51:08bonne soirée
51:09de l'émission
51:09de l'émission
51:09de l'émission
51:10de l'émission
51:10de l'émission
51:11de l'émission
51:11de l'émission
51:12de l'émission
51:12de l'émission
51:13de l'émission
51:13de l'émission
51:13de l'émission
51:14de l'émission
51:14de l'émission
51:14de l'émission
51:15de l'émission
51:15de l'émission
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