- il y a 5 mois
Ce jeudi 4 septembre, Delphine Arnaud, portfolio manager/analyst Multi-Asset & Overlay chez Edmond de Rothschild AM, et Alain du Brusle, directeur général délégué, responsable gestion OPCVM chez Claresco Finance, se sont penchés sur le succès mitigé des adjudications de dette à long terme de la France, les valeurs à suivre pour la rentrée boursière, la création d'emplois qui baisse aux États-Unis, ainsi que les prévisions décevantes de Salesforce, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
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00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:03Nos experts du club, nos clubbeurs, comme on les appelle désormais dans tout Paris,
00:07viennent de nous rejoindre ce soir.
00:09Alain Dubrul, bonsoir Alain.
00:11Bonsoir Guillaume.
00:12Ravie de vous retrouver.
00:13Alain Dubrul, vous êtes Claresco Finance, directeur général délégué.
00:17Avec nous aussi Delphine Arnaud, bonsoir Delphine.
00:20Bonsoir.
00:20Edmond Roti, d'Asset Management, ravie de vous retrouver l'un et l'autre.
00:22Juste un mot de la France quand même, ce matin,
00:24elle a réussi son adjudication Delphine, la France ou pas ?
00:27Elle a levé le montant maximum prévu,
00:28mais avec des taux qui progressent.
00:31C'est une vraie victoire ou pas ?
00:33Oui, on n'est jamais trop complètement inquiet à chaque adjudication
00:37parce que, comme vous l'avez dit,
00:38on sait que l'agence France Trésor fait un travail formidable.
00:42Elle a levé sur trois maturités,
00:44des maturités plutôt longues, 10 ans, 15 ans, 30 ans.
00:47Et ça a été à nouveau plus de deux fois sursouscrit.
00:51Donc ça s'est globalement bien passé.
00:54Sur les taux, si on prend la nouvelle benchmark 10 ans
00:57qui a été nouvellement créée ce matin,
01:01elle a été créée avec un coupon de 3,5%.
01:04Le coupon à l'adjudication est ressorti un tout petit peu au-dessus,
01:073,54%.
01:08Ce n'est pas énorme.
01:09Et donc, ce qu'on voit, c'est que la France,
01:12elle n'a pas vraiment de problème à placer son papier.
01:14Par contre, elle doit payer plus cher.
01:17Et l'autre chose que je voudrais ajouter,
01:20également, l'agence France Trésor,
01:22en tant que citoyen, on peut vraiment s'enorgueillir
01:24d'avoir une agence comme ça qui arrive à placer notre dette.
01:28En revanche, en tant qu'investisseur,
01:31il faut quand même être un petit peu vigilant.
01:33On dit que la charge de la dette est assez faible
01:36avec toutes ces années de taux négatifs jusqu'en 2021.
01:40En fait, l'agence France Trésor,
01:42il faut savoir que dans les années de taux négatifs,
01:44elle n'a pas vraiment profité
01:46pour émettre des obligations à coupons faibles.
01:50Par exemple, en avril 2017,
01:52les taux étaient à 1%.
01:53Elles n'ont pas réémis une nouvelle obligation.
01:57Elle a assimilé, elle a rempilé
01:58sur une souche existante avec des coupons de 4.
02:01Autant dire qu'en 2017, on était investisseur,
02:04on voit arriver une souche à 4% de coupons
02:07alors que les taux sont à 1.
02:08Cette souche, elle ne vaut pas 100.
02:10Cette souche, elle valait 125.
02:12Donc comptablement,
02:13et c'est là où on est investisseur,
02:14il faut faire de l'analyse financière,
02:15pas la comptabilité que veulent bien nous donner les entités.
02:18En tant qu'investisseur,
02:20on se dit comment est-ce qu'ils font
02:21cette petite artifice comptable
02:24au niveau de l'agence France Trésor ?
02:26Comptablement, ils ont enregistré un gain
02:29puisqu'en fait, ils ont encaissé en 2017 125
02:31pour une souche qui va être remboursée à 100.
02:34Ils vont payer 4% de coupons pendant 10 ans
02:36et on est encore en train de les payer,
02:38c'est 4% de coupons,
02:40alors qu'à l'époque, les taux étaient à 1% les taux de marché.
02:43Et donc aujourd'hui...
02:44On n'est pas au bout de l'addition.
02:45Voilà, donc c'est pour ça que quand on regarde
02:47la situation de la dette française,
02:48il y a la comptabilité nationale,
02:50c'est ce que l'État veut bien nous montrer.
02:51En analyse financière,
02:53l'État a gagné des primes d'émission,
02:56cette différence entre 125 et 100,
02:58ça représentait,
02:59ce n'était pas une paille,
03:00ça représentait en termes de recettes
03:02près de 1% du PIB
03:03pendant toutes ces années de taux négatifs.
03:06Ce sont des primes d'émission
03:07sur lesquelles l'État ne peut plus compter.
03:08C'est aussi ce qui creuse le manque de recettes
03:11et les déficits aujourd'hui.
03:13Et donc voilà, en tant qu'investisseur,
03:14on fait de l'analyse financière,
03:15on ne regarde pas la comptabilité,
03:17on est un peu plus vigilant sur cette dette française.
03:19– Effectivement, vous Alain,
03:21quelle leçon tirez-vous de la judication ce matin
03:23à 4 jours d'une possible,
03:24on verra,
03:24la chute du gouvernement Bayrou,
03:25je dis on verra,
03:26parce qu'il semble que le Parti Socialiste
03:28devienne une forme de centre du jeu
03:31entre les différents partis.
03:32Laurent Wauquiez pour LR explique aujourd'hui
03:34que tiens,
03:34si un gouvernement socialiste finissait par émerger,
03:37LR ne voterait pas forcément contre.
03:38Bon, on va voir,
03:39mais peut-être que, voilà,
03:40nouveau rapport de force est en train de se créer.
03:42On va voir.
03:43Il reste 4 jours.
03:44– Politiquement, je dirais,
03:45les députés n'ont pas du tout envie d'être dissous
03:47parce qu'ils ne savent pas ce qui va arriver,
03:49donc ils se raccrochent à toutes les branches possibles.
03:51Après, la vraie question,
03:52c'est quel que soit le gouvernement,
03:53c'est quel budget va être voté.
03:55Et on peut penser que dans la plateforme
03:56proposée par le Parti Socialiste,
03:58il y a des choses qui, à mon avis,
03:59sont inacceptables pour les LR.
04:01Donc, on tourne un peu en rond
04:02et tout le monde cherche à gagner du temps.
04:04Mais sur l'OAT,
04:05globalement,
04:07de toute façon,
04:07les marchés ne sont pas dupes.
04:09Ils savaient bien que l'automne serait compliqué
04:11en termes de budget.
04:12Alors, avec quel gouvernement ?
04:14La vraie question, c'est est-ce qu'à la fin,
04:15on va ou non
04:16entamer une période
04:20où, finalement,
04:20on essaye de réduire cette dette
04:22et arriver à une trajectoire
04:24plus structurelle
04:25de redressement des finances publiques.
04:27Pour l'instant, je dirais,
04:28on n'en voit pas la couleur
04:29avec la Chambre actuelle.
04:31Personne ne veut réduire les dépenses.
04:32On parle d'augmenter les impôts,
04:34mais le potentiel est limité aussi.
04:36Donc, il n'y a pas vraiment
04:36de surprise, malheureusement.
04:38En même temps, on sait que la faillite,
04:39elle n'est pas pour tout de suite.
04:40Elle est pour un peu plus tard.
04:42Et puis, dans un monde de gens
04:43qui ne sont pas très bons,
04:44parce qu'aux États-Unis,
04:44il y a aussi 6-7 %
04:45de déficit budgétaire.
04:47Beaucoup de pays sont mauvais.
04:48Donc, quelque part,
04:49on n'est pas très bons,
04:50mais il y a un peu pire ailleurs.
04:52Quand on regarde les autres,
04:53on se console.
04:54Je ne suis pas surpris
04:55à court terme que ça fonctionne.
04:57Maintenant, il y a quand même,
04:59s'il y a la complaisance
05:00et qu'il n'y a pas
05:01une trajectoire à peu près
05:02visible de redressement
05:04des finances publiques,
05:04à un moment,
05:05ça finira par déraper.
05:06Donc, quand même, prudence.
05:07Oui, ou pas.
05:08On a toujours l'euro.
05:09On n'est pas nus.
05:12On n'est pas nus ni seuls.
05:14C'est gênant à moyen terme,
05:16mais à court terme,
05:16on fait avec.
05:17On n'est pas seuls non plus
05:18pour émettre de la dette.
05:19C'est-à-dire qu'au niveau européen,
05:21il va y avoir 1 500 milliards
05:23de dettes européennes
05:25des États européens
05:26qui vont arriver
05:26sur le marché en 2026.
05:29La France sera encore
05:30premier de la classe,
05:31dans le mauvais sens du terme,
05:32avec 380 milliards.
05:35Cette fois-ci,
05:35le deuxième de la classe,
05:36ça va être l'Allemagne.
05:37Et ça, c'est quelque chose
05:38qui n'est pas arrivé
05:38depuis très longtemps.
05:40Donc, il y a de la concurrence
05:40aussi sur les émissions de dettes.
05:42De ce point de vue,
05:44le problème avant,
05:45c'est qu'il y avait l'Allemagne
05:46qui était le meilleur,
05:48mais ils émettaient peu de dettes.
05:49Donc, l'investisseur,
05:50s'il voulait quelque chose
05:51hors de l'Allemagne,
05:52par défaut, il y avait la France.
05:53Donc, on lui pardonnait
05:53d'être un peu le challenger
05:54parce que lui,
05:55il offrait de la dette.
05:56Le problème,
05:56c'est qu'on a juste derrière nous,
05:57on a l'Italie,
05:59qui était le mauvais élève,
06:00mais qui est en train
06:01de nous rattraper.
06:01Il voit qu'on paye quasiment
06:02le même prix sur le 5 ans
06:04et bientôt, sur le 10 ans,
06:05l'écart n'est plus que de 6 bips.
06:12C'est plus cher la dette.
06:13Ce sera à suivre, bien évidemment.
06:15Et en plus,
06:15les agences de notation
06:16rappellent que le 12 septembre,
06:17Fitch actualisera la note de la France.
06:19On est actuellement double A-
06:20avec perspective négative.
06:22Est-ce qu'il suffirait
06:22que Fitch nous passe
06:23en simple A
06:24pour que des institutionnels
06:25le poids cessent d'acheter de la France,
06:27voire revendent
06:28leurs obligations françaises ?
06:29Est-ce qu'il suffirait donc
06:30d'un abaissement de la note de Fitch
06:32le 12 septembre ?
06:33Non, je ne pense pas
06:34qu'on craigne ce genre de choses.
06:40Je pense que ce qui va rassurer
06:41les investisseurs,
06:42c'est par exemple
06:42le placement de ce matin
06:43qui est de la dette à long terme.
06:45Ça renforce le fait
06:47que la France,
06:48mieux que les autres,
06:49pour le coup,
06:49c'est un vrai premier élève,
06:50la France,
06:51elle se finance à long terme.
06:52Les échéances,
06:53les maturités moyennes
06:54de sa dette,
06:55c'est 8 ans et demi.
06:56Et alors,
06:57on voit bien
06:57que les investisseurs
06:59ont moins d'appétit
07:00pour la partie longue
07:01de la dette.
07:01D'ailleurs,
07:02quand on enlève
07:03ce qui est détenu
07:03à la BCE
07:04et dans les institutions publiques,
07:06ce qui est détenu
07:06par le privé,
07:07c'est plutôt des échéances
07:08autour de 6 ans et demi.
07:10Mais la dette française
07:11et une dette à long terme
07:12avec ce que rappellent
07:14chaque fois
07:15les agences de notation,
07:16c'est que
07:17les citoyens français
07:19sont solvables
07:20et donc pourront
07:20payer à la place de l'État.
07:22Oui,
07:23il y a des records d'épargne
07:24en plus.
07:25Le taux d'épargne en France
07:26atteint des records
07:27quasiment 19%
07:28de taux d'épargne.
07:29Alors ça a un défaut,
07:29c'est que c'est un argent
07:30qui n'est pas investi
07:31dans l'économie
07:31ni dans la consommation,
07:32mais c'est du coup
07:33de l'argent aussi disponible.
07:34Les Français sont solvables.
07:36Et d'ailleurs,
07:36là,
07:36dans l'émission de ce matin,
07:37ceux qui sont beaucoup venus,
07:39c'est encore pour l'assurance-vie.
07:41Oui,
07:41tout à fait,
07:42exactement.
07:42Dans ce contexte
07:43qu'on est en train de décrire,
07:44on va élargir le sujet.
07:45Au-delà de la France
07:46et de nos enjeux,
07:47comment sentez-vous les marchés ?
07:49Est-ce qu'on aborde
07:49cette rentrée
07:50trop confiant en bourse,
07:52d'après vous ?
07:52Je mets vraiment de côté
07:53le CAC 40 qui sous-performe,
07:54mais pour les enjeux
07:55dont on vient de parler déjà.
07:56Mais au-delà du CAC,
07:57Wall Street,
07:57les marchés européens,
07:58est-ce qu'on est trop haut, Alain ?
08:00Alors,
08:00aux États-Unis,
08:01les multiples
08:02semblent assez élevés,
08:03effectivement,
08:04donc il y a une part de prudence.
08:05En même temps,
08:06la dynamique des entreprises
08:07pour l'instant est bonne.
08:08Il y a des interrogations
08:09sur l'emploi,
08:10mais en même temps,
08:11s'il y a des interrogations
08:13sur l'emploi,
08:13comme l'ont montré
08:14les chiffres d'hier,
08:15ça valide aussi le fait
08:16que la Fed va baisser les taux.
08:17On a l'enquête ADP
08:18aujourd'hui dans le secteur privé
08:19qui montre deux fois moins
08:21de création de postes en août
08:22qu'en juillet
08:22dans le secteur privé.
08:23Donc,
08:23ça ralentit.
08:24En soi,
08:24c'est plutôt une mauvaise nouvelle,
08:25mais en réalité,
08:26à court terme sur les marchés,
08:27ça veut dire que la Fed
08:28va baisser ses taux.
08:29Et hier,
08:30alors qu'avant-hier,
08:30il y a eu une tension générale
08:31sur les taux longs
08:32en Europe et aux Etats-Unis,
08:33à peu près plus de 5 bips,
08:34mais hier,
08:35dès la publication
08:35de ces chiffres d'emploi,
08:36on a rebaissé de 5 bips,
08:39tout est remonté,
08:39notamment la tech,
08:41tout ce qui est
08:41la duration longue,
08:43et ça a sans doute aussi
08:44aidé l'adjudication française
08:45d'aujourd'hui.
08:46C'est-à-dire que là,
08:46on sent l'élément dominant
08:48quand même de ce mois de septembre,
08:49ça va être la baisse
08:50des taux de la Fed.
08:50Tout le monde s'y attend,
08:51mais là,
08:51elle est maintenant certaine.
08:53C'est quand même
08:53un moteur important.
08:55Il y a 10 ans,
08:55on est passé
08:57sous les 4,2% de mémoire,
09:01et ça nous donne
09:02un plus bas de 4 mois.
09:04Pour le 10 ans américain.
09:04Oui,
09:05pour le 10 ans américain.
09:06La correction s'est faite
09:07de manière assez nette,
09:09alors que nous,
09:09justement,
09:10on a des problèmes
09:10de hausse des taux
09:12de 10 ans,
09:12et surtout des 30 ans,
09:13où il y a eu
09:14beaucoup de volatilité.
09:14Le marché surattend
09:16une baisse de taux.
09:17On est désormais
09:18à une probabilité
09:19de baisse de taux
09:19de la Fed en septembre
09:20de 97%.
09:21Regardez tout à l'heure
09:22l'outil FedWatch,
09:2397% de probabilité
09:24après les chiffres ADP
09:25publiés aujourd'hui,
09:26l'emploi dans le secteur privé.
09:27Demain,
09:27on aura le rapport
09:28sur l'emploi,
09:29les fameux NFP.
09:30Est-ce que l'emploi
09:30devient, Alain,
09:31plus important à suivre
09:32que l'inflation aux Etats-Unis
09:33sur la trajectoire monétaire
09:35de la Fed ?
09:35Même Powell l'a dit hier.
09:37Donc,
09:37a priori,
09:38oui.
09:39Delphine ?
09:41Sur l'emploi,
09:43en fait,
09:43ce qu'on va regarder,
09:43ça va être beaucoup
09:44les révisions d'emploi,
09:45les statistiques aux Etats-Unis,
09:47elles sont pléthoriques,
09:48on a énormément de détails.
09:50Néanmoins,
09:51elles sont beaucoup révisées
09:52et l'an dernier,
09:52à la même époque,
09:53on avait eu des chiffres
09:54de révision assez importants
09:55sur les NFP.
09:57L'an dernier,
09:58à la même époque,
09:59on avait des entrées
10:00sur le marché du travail
10:01qui étaient très importantes
10:02et il fallait des créations
10:03d'emplois
10:03pour ne pas faire
10:06augmenter le taux de chômage.
10:07Aujourd'hui,
10:08l'immigration,
10:09les entrées sur le territoire
10:10ont été arrêtées
10:11par la politique de Trump
10:14et également,
10:15la démographie fait
10:16qu'il y a moins d'entrées
10:17sur le marché du travail
10:18de la part des jeunes
10:19que de sorties
10:20du marché du travail
10:21de la part des personnes
10:22qui partent à la retraite.
10:23Donc on pourrait très bien
10:23avoir moins de créations de postes
10:24et une baisse du chômage.
10:26Exactement.
10:27En fait,
10:27la façon dont on regarde ça,
10:28c'est quel est
10:29le nombre de créations
10:31d'emplois qu'il faut
10:32pour stabiliser le chômage.
10:34Et on a regardé
10:35pas mal d'études
10:36et selon les maisons,
10:37selon les calculs
10:38qu'on peut faire,
10:39on pourrait avoir
10:40zéro création d'emplois
10:41et un taux de chômage
10:41qui n'augmente pas.
10:42Alors qu'avant,
10:43il fallait plutôt
10:43100-150 000 créations d'emplois
10:45sur les NFP
10:46qui vont être publiés demain
10:47pour ne pas avoir
10:49de chômage.
10:51C'est ce qui, du coup,
10:52peut poser la question
10:53de l'inflation.
10:54C'est-à-dire que même
10:54s'il y a moins de créations
10:55d'emplois,
10:56moins d'immigrations,
10:57etc.,
10:57plus les tarifs,
10:59il y a toujours
11:00cette question de l'inflation
11:00qui, pour l'instant,
11:01semble relativement sous contrôle,
11:03mais il faut tenir compte
11:03du fait que les tarifs,
11:04ils vont mettre probablement
11:05six mois avant
11:06de s'exprimer complètement.
11:08C'est toujours une crainte
11:08qui reste quand même
11:09en ligne de mien.
11:10Et du coup,
11:10je pense que d'ailleurs,
11:11la crainte,
11:11elle n'est pas sur le fait
11:12que la fête baisse ses taux
11:14la semaine prochaine.
11:16Ça, c'est quasiment acquis.
11:17Mais sur le nombre
11:18de baisses de taux.
11:19Aujourd'hui,
11:19le marché table
11:20sur deux ou trois baisses
11:21et peut-être deux baisses
11:22de plus l'année prochaine.
11:24S'il y a cette inflation
11:25qui résiste
11:26face à un marché
11:27de l'emploi plus tendu,
11:29c'est peut-être là
11:30qu'il y aura des déceptions.
11:31Standard Chatterd.
11:32Pour demain,
11:33le rapport sur l'emploi
11:34a indiqué tout à l'heure
11:35que si le nombre
11:36de créations de postes
11:37qui sortiront
11:37de ce rapport sur l'emploi
11:38passe sous les 40 000,
11:39sous les 40 000 créations de postes,
11:41alors la Fed pourrait
11:42baisser ses taux
11:43de 50 points de base
11:44dès septembre
11:45avec moins de 40 000
11:46créations de postes.
11:47C'est l'avis de Standard Chatterd.
11:49Vous vous dites
11:49non, ce n'est pas si simple
11:50au contraire
11:50parce qu'on pourrait avoir
11:51moins de créations de postes
11:52et pourtant,
11:53un chômage qui reste stable
11:54et des salaires
11:55peut-être amené à augmenter
11:56malgré les moins
11:57de créations de postes.
11:58Exactement.
11:58Et là, on a eu les joltes
11:59cette semaine
11:59qui ont été publiés.
12:00L'autre indicateur
12:01que Poel aime bien,
12:03si tant est qu'il a encore
12:03du poids
12:04dans ses décisions-là,
12:06c'est le rapport Job Openings,
12:10le nombre de postes ouverts
12:11sur le nombre
12:13de demandeurs d'emploi.
12:15Et ça, ce ratio-là,
12:19il ne plaide pas
12:20pour une politique monétaire
12:23très accommodante
12:24de type de 50 BP
12:25telle qu'il y avait eu
12:26l'an dernier à la même époque.
12:28L'an dernier à la même époque,
12:29effectivement,
12:30il a fait un emergency cut
12:32de 50 BP en septembre.
12:34Poel, pourquoi ?
12:34Parce qu'il y a eu
12:35une des chiffres absolument
12:37horribles pendant tout l'été.
12:40Et ça s'est traduit par...
12:42On regarde le GDP Now
12:43de la fête d'Atlanta
12:45qui vous disait
12:45que le troisième trimestre
12:46l'an dernier,
12:47il avait une croissance
12:48en nette décélération.
12:50Or là, je regarde
12:50le GDP Now.
12:52Actuellement,
12:53la croissance qui est attendue,
12:55elle n'est pas mauvaise.
12:55Elle est autour de 3%.
12:56On a eu les ISM,
12:57c'était très bon.
12:58On a eu les Repel.
12:58On a les ISM Services
12:59aujourd'hui, d'ailleurs.
13:00Et donc, en fait,
13:01on ne voit pas
13:02de ralentissement
13:03de l'économie
13:04tant que ça.
13:05et sur le marché
13:06de l'emploi,
13:07pour l'instant,
13:07c'est assez contenu.
13:08On a eu les initials
13:10jobless claims
13:10cette semaine.
13:11Ça se dégrade très doucement,
13:13mais rien de dramatique.
13:13Et donc,
13:13si la fête baissait ses taux
13:14au mois de septembre,
13:15on parle de l'emploi
13:16beaucoup aujourd'hui
13:17parce que demain,
13:17il y aura un fameux rapport
13:18sur l'emploi
13:19et c'est une forme
13:19de coup d'avance,
13:20d'interprétation
13:21qu'on essaie d'apporter aussi.
13:22Ce sera très important.
13:23C'est le chiffre
13:23de l'emploi de demain
13:24qui fera la tendance
13:25de demain sur les marchés
13:25et peut-être celle
13:26de la semaine prochaine entière
13:27avant la fête
13:28qu'il 17 septembre
13:29pourrait annoncer
13:30une baisse de taux.
13:31Si elle baisse ses taux
13:32avec un marché de l'emploi
13:33qui se dégraderait,
13:34mais pas trop,
13:35pas énormément,
13:35si elle baisse ses taux,
13:36ce serait le signe
13:37qu'elle a perdu son indépendance.
13:38Du coup,
13:38il n'y aurait pas
13:39de rationalité économique
13:40à cette baisse de taux ?
13:41Alain ?
13:42Non, non, non.
13:42Parce qu'en fait...
13:43Si, quand même,
13:43il y aurait des raisons
13:44de baisser les taux.
13:45En dehors des pressions diverses,
13:47pour l'instant,
13:48le marché attend
13:48la baisse des taux
13:49de la fête maintenant
13:50et cette baisse
13:51est plutôt logique.
13:52On vient d'expliquer
13:53que non que...
13:54Ils ont toujours dit
13:54que c'était data-dependent.
13:55Oui.
13:56Ils ont effectivement peur
13:57de leur prudence.
13:59Comme ils ont un peu
13:59raté le coche
14:00il y a un an et demi
14:01sur l'inflation,
14:02ils ont été trop détendus.
14:06Ils ne veulent pas
14:06baisser trop tôt
14:07tant que les risques
14:08inflationnistes
14:09ne sont pas maîtrisés.
14:10Mais si aujourd'hui,
14:10on a un emploi
14:11qui, malgré tout,
14:13baisse,
14:15ça limite quand même
14:16les pressions inflationnistes
14:17en dépit de tout...
14:19Et d'ailleurs,
14:19vous participez,
14:21vous êtes de ceux
14:22qui pensent que
14:22les droits de douane
14:23pourraient ne pas créer
14:24de cycle inflationniste,
14:25juste une marge
14:26d'os de prix
14:26mais pas deux ?
14:27C'est un peu...
14:28En tout cas,
14:28c'est ce que pense Powell
14:29puisqu'il a dit
14:30que selon lui,
14:32le risque inflationniste
14:33lié aux droits de douane
14:33serait transitoire.
14:35S'il n'est que transitoire
14:36face à une situation
14:37d'emploi qui se dégrade,
14:39ça peut plaider
14:40pour ne pas être trop dur
14:41sur les taux, en effet.
14:43Ça peut être du transitoire
14:44qui dure,
14:44c'est-à-dire que
14:45il nous fait quand même
14:47traîner en longueur
14:48sur cette histoire
14:48de droits de douane
14:49et ce qu'on regarde,
14:50c'est la diffusion
14:52de la hausse des prix.
14:53On a vu
14:53les prix des biens,
14:55normalement,
14:55c'est déflationniste.
14:56Ça ne l'est plus
14:56depuis Libération Day
14:58et cette diffusion
15:00de regain tout doux
15:02d'inflation,
15:02en fait,
15:03elle ne concerne pas
15:04que des biens
15:04concernés par les droits de douane.
15:07Elle commence
15:07à se diffuser
15:08un petit peu
15:08sur tout le panier
15:11de consommation.
15:13En fait,
15:13ça fait neuf mois
15:14que la Fed est en pause
15:15à cause de ces droits de douane
15:17mais ça fait aussi neuf mois
15:18que le corps à inflation,
15:20il est que l'inflation cœur,
15:22scrutée par Powell,
15:24tourne autour de 3%.
15:25Et on attend toujours
15:28l'histoire des loyers
15:29qui doit permettre
15:29de continuer la marge
15:31vers la désinflation,
15:32vers la cible de 2%.
15:33Pour l'instant,
15:34on ne l'a pas
15:34et on a de l'autre côté.
15:36Mais la question
15:37des 25%,
15:38est-ce que c'est vraiment
15:39un pivot de la Fed ?
15:41Je ne pense pas.
15:41C'est juste pourquoi
15:42garder des taux
15:43au-delà de 4%
15:44quand on a une inflation
15:45qui est revenue vers 3%.
15:46Alors,
15:46ce n'est pas la cible à 2%,
15:48mais si c'est transitoire,
15:50on a un petit peu
15:51de quoi céder
15:52quand même un peu à train.
15:53Les attentes de baisse de taux
15:54sont une cause,
15:56un moteur majeur
15:56de la hausse des marchés.
15:57On a un marché américain
15:58encore en progression
15:59aujourd'hui.
16:00On est à quoi ?
16:01Ici en Europe,
16:0214 minutes de la clôture
16:03et en Europe aussi,
16:04on progresse.
16:05Les indices sont en hausse,
16:06sauf le CAC
16:07à cause de Sanofi et du luxe.
16:08Sanofi perd 8%
16:10avec une déception
16:11sur une molécule
16:12contre l'eczéma sévère.
16:13Sanofi perd 8%.
16:14LVMH dans le luxe aussi recule.
16:163,8% de repli.
16:18Kering,
16:18en fait,
16:18c'est simple.
16:19Depuis une grosse semaine,
16:20les valeurs du luxe surperforment.
16:21Aujourd'hui,
16:22elles repartent à la baisse.
16:23Depuis une grosse semaine,
16:24les banques ont souffert.
16:25Aujourd'hui,
16:26elles repartent nettement à la hausse.
16:27On a les valeurs bancaires
16:28bien orientées.
16:29Société Générale gagne 3%.
16:30Crédit agricole,
16:31plus 2,5%.
16:31Rotation sectorielle
16:32aujourd'hui sur le marché.
16:34Et puis Publicis
16:34qui gagne encore 2%.
16:35C'est une belle période là.
16:36Belle phase
16:37qui est en train
16:37de traverser Publicis.
16:39On en parle ce soir
16:39avec Alain Dubrulle
16:40et Delphine Arnaud.
16:41Dans les allocations,
16:42qu'est-ce que vous changez
16:43du coup par rapport à l'été
16:44en matière de choix sectoriels,
16:47de type de valeur, Alain ?
16:48Pour les portefeuilles boursiers ?
16:49Alors,
16:50suite aux annonces Béroux,
16:51on a un tout petit peu
16:52réduit les banques françaises.
16:54Mais très modestement,
16:55pour être tout à fait honnête.
16:57Donc pour l'instant,
16:57on n'a pas vraiment changé
16:58les allocations.
17:00On reste quand même
17:01plutôt sur un essor de l'Europe
17:03lié au plan de relance allemand.
17:05et plutôt sous-pondérée
17:08tech européenne.
17:10Et on maintient quand même
17:12une surpondération
17:12sur les financiers,
17:13notamment les banques,
17:14parce qu'on considère
17:15qu'elles sont toujours
17:16assez sous-valorisées.
17:18Oui,
17:18elles sont exposées
17:19aux obligations quand même.
17:20Oui,
17:20mais si on a des obligations
17:23qui se tendent d'une part,
17:24mais on a des taux courts
17:25qui sont à 2,
17:26voire moins,
17:27la transformation
17:28du métier de la banque
17:30fait qu'elles vont avoir
17:31plus de marge nette d'intérêt.
17:33Donc encore les banques...
17:33Si l'activité tient bon,
17:34ce n'est pas un vrai sujet.
17:36Encore la défense
17:38ou ça s'est calmé
17:39depuis cet été,
17:40la hausse de la défense ?
17:41Sur la défense,
17:41on est plutôt en mode
17:42prise de profit,
17:43mais néanmoins,
17:44on reste surpondérés
17:45car on pense que l'histoire
17:46n'est loin, loin, loin
17:47d'être terminée.
17:48On voit aujourd'hui
17:49les discussions avec Macron.
17:51La coalition des volontaires.
17:53On essaye de créer la paix,
17:54mais pour l'instant,
17:54côté russe,
17:55il n'y a aucune volonté.
17:58Et puis,
17:59quand bien même
17:59il y aurait un apaisement
18:01en Ukraine,
18:02l'Europe voit bien
18:03qu'il est nécessaire
18:04de refondre la défense.
18:05On a vu aussi
18:06les parades en Chine.
18:09Il y a quand même
18:09pas mal de pays dans le monde
18:10qui montent les muscles.
18:11Et donc,
18:11il est nécessaire
18:12d'avoir une défense autonome.
18:14Je pense que c'est une tendance
18:15de long terme
18:15qui va rester.
18:16Les images de la parade militaire
18:17en Chine,
18:17je ne sais pas si vous êtes tombé dessus.
18:19C'est assez théâtral.
18:20Très impressionnant.
18:22La souveraineté,
18:22les enjeux de souveraineté.
18:24On en parlait aussi
18:24avec Roland Calloyan
18:25tout à l'heure,
18:25c'était à 16h20
18:26dans Thème d'Avenir.
18:27La souveraineté est-elle
18:28en train de devenir
18:29une marchandise comme une autre ?
18:30Comment y investir en bourse ?
18:31Roland Calloyan,
18:32ses pistes et ses pépites
18:33d'investissement.
18:34Donc, Henri Play,
18:35Thème d'Avenir
18:35sur l'application BFM Business.
18:37Chez vous, Delphine,
18:38qu'est-ce que vous changez
18:39dans les allocations
18:40en cette rentrée ?
18:40Quels sont vos nouveaux choix
18:41d'investissement ?
18:43Dans nos allocations,
18:45on reste assez prudent.
18:47On aime bien les thématiques
18:48global résilience
18:49avec la défense.
18:50On aime toujours
18:51les small caps.
18:53On était très sur
18:54les small caps européennes
18:55parce que c'est un thème domestique
18:57et donc, du coup,
18:58dans la guerre commerciale,
18:59ça fonctionnait assez bien
19:01avec le plan de relance allemand
19:02également.
19:03Et puis, on regarde
19:03de plus en plus
19:05les small caps américaines
19:07puisque finalement,
19:08en fait,
19:09les small caps américaines,
19:10elles attendent depuis
19:11quand même assez longtemps
19:12une reprise du cycle baissier
19:15sur les taux américains.
19:17Quand on analyse
19:18les menaces
19:22sur l'indépendance
19:23de la banque centrale,
19:25on reste toujours
19:26très très prudent
19:27sur le dollar, en fait.
19:30C'est quand même
19:31assez important
19:31ce qui se passe
19:32sur la Fed.
19:35On a Trump
19:36qui veut faire
19:37une mainmise
19:38sur le bord de la Fed.
19:40C'est quelque chose
19:40qui s'est déjà vu
19:41dans l'histoire
19:41avec Nixon
19:42qui mettait une pression
19:43pas possible
19:44sur Burns à l'époque.
19:45pour se faire réélire
19:47en 71.
19:49Donc là,
19:49c'est un peu l'histoire
19:50des mid-term elections
19:52avec Trump.
19:55Et ça avait fait
19:55une vague inflationniste
19:58sans précédent
19:58à l'époque.
20:00Cette ingérence
20:01du politique,
20:02de l'exécutif
20:03sur le monétaire,
20:04finalement,
20:05met à mal
20:05la crédibilité
20:06de la banque centrale.
20:08Et ça,
20:08c'est quelque chose
20:09sur lequel
20:11on est vigilant.
20:11méfiance
20:13à l'égard
20:13du dollar.
20:15Et puis,
20:15on regarde
20:15l'or,
20:16plus précisément
20:17les minières
20:18orifères.
20:18Ah oui,
20:19les minières.
20:19L'or qui bat
20:20des records
20:20encore jour
20:21après jour
20:21et les minières
20:22qui étaient en retard
20:24sur les cours de l'or
20:25depuis le début de l'année
20:25et qui sont en train
20:25de rattraper une partie
20:26de leur retard
20:27depuis quelques semaines.
20:27Oui,
20:27il y a toujours du rendement.
20:28On aime bien les valeurs
20:29à dividende
20:30et celles-là
20:30en font partie.
20:31Tiens,
20:32on est le 4 septembre.
20:33Figurez-vous
20:34que c'est un anniversaire
20:35aujourd'hui.
20:361768.
20:374 septembre 1768
20:39naissait Chateaubriand.
20:41Chateaubriand,
20:41tiens,
20:42la relation de Chateaubriand
20:44à l'entreprise,
20:45à l'esprit d'entreprise
20:46dans les mémoires
20:46d'outre-tombe.
20:47Les grandes entreprises
20:48ont besoin d'un grand cœur,
20:49écrivait Chateaubriand.
20:50La richesse n'est un bien
20:52que lorsqu'elle sert
20:53à faire le bien.
20:54Je sais que ça vous plaît,
20:55ça, là.
20:55Oui,
20:56il est assez romantique,
20:57Chateaubriand.
20:584 septembre 1768,
21:01les tourments de Chateaubriand.
21:02Les tourments aussi
21:03de Salesforce
21:04dans la tech américaine.
21:05On va en venir
21:05à cette publication
21:06de la tech américaine
21:07parce que ça continue
21:07et on a plutôt
21:08des petites déceptions
21:09en ce moment.
21:10Bon,
21:10Nvidia,
21:11la semaine dernière,
21:11c'était magnifique
21:12mais le titre a reculé.
21:13On a eu Marvel Technologies,
21:15là,
21:15c'était un abaissement
21:15de prévision.
21:16Et puis là,
21:17on a Salesforce
21:17qui déçoit aussi
21:18après la publication,
21:19les perspectives,
21:19Salesforce perd 6%
21:20en ce moment-là.
21:22Oui,
21:22il y a eu pas mal
21:22de publications technologiques
21:24où les résultats
21:25étaient plutôt bons
21:25voire très bons
21:26mais où les guidance
21:28déçoivent.
21:29Quand on dit déçoivent,
21:32elles ne sont pas atroces
21:33non plus.
21:34Je crois qu'on est plus
21:34sur un mode
21:35que les investisseurs
21:37dans la technologie
21:38attendent des millions.
21:39Enfin,
21:39on a tellement progressé
21:40en termes de valorisation
21:41que les attentes
21:42sont exigeantes
21:43et donc,
21:44oui,
21:44les titres ont plutôt
21:45tendance à décaler
21:46parce que les gens
21:47n'attendaient plus.
21:48Maintenant,
21:48si on regarde
21:49la réalité de la croissance,
21:51je dirais que ce vers quoi
21:53ces sociétés nous guident,
21:54ce n'est pas ça
21:55qui va faire effondrer
21:56l'économie.
21:56On est toujours
21:57sur des dynamiques
21:58en progression
21:59et je dirais,
22:00au-delà de la déception
22:01temporaire,
22:02l'histoire de croissance
22:03n'est pas,
22:04pour l'instant,
22:05morte.
22:07Je ne suis pas trop inquiet
22:08en soi.
22:08Pas trop inquiet.
22:09Est-ce qu'on commence
22:10à voir les plafonds
22:11de l'IA
22:11et Salesforce
22:12l'illustre
22:12ou non ?
22:13Le cas de Salesforce
22:14est particulier,
22:15Delphine ?
22:16On commence
22:18à voir,
22:19en fait,
22:20une certaine
22:21impatience
22:22des investisseurs
22:23quant aux promesses
22:24de l'IA.
22:24Les promesses de l'IA,
22:25elles sont de deux ordres
22:26et on le voit
22:26sur le secteur
22:28des logiciels,
22:29Salesforce
22:29l'illustre
22:30particulièrement bien.
22:31la première des promesses,
22:34c'est l'IA
22:34va permettre
22:35de réduire
22:35les coûts
22:35en entreprise
22:36et notamment
22:37le coût
22:39d'un développeur,
22:40d'un codeur
22:41et ça,
22:42quand on regarde
22:43les résultats
22:43de Salesforce,
22:45le budget recherche
22:45et développement,
22:46en fait,
22:46il n'a pas vraiment
22:47réduit.
22:48Pourquoi ?
22:49Parce que
22:49ce que vous mettez
22:50peut-être moins
22:51dans un codeur,
22:51vous devez le mettre
22:52en infrastructure,
22:53ça booste le PIB
22:54américain quand même,
22:55ça compte pour beaucoup.
22:56Mais donc,
22:58il n'y a pas
22:59pour l'instant
23:00cette promesse
23:01de gain de productivité
23:02parce que c'est
23:03une réduction des coûts,
23:04celle-là,
23:04on l'attend encore.
23:06Et puis,
23:06la deuxième promesse,
23:08c'est un peu
23:09ce qu'on avait connu
23:09avec le cloud,
23:10le SaaS sur SAP.
23:13SAP, rappelez-vous,
23:13il y a quelques années,
23:14c'était une valeur
23:15assez malmenée en bourse
23:16et puis l'an dernier,
23:18elle a fait le bonheur
23:18des investisseurs
23:19sur la cote allemande.
23:23Là,
23:24la promesse,
23:25c'est avec l'IA,
23:26les logiciels
23:27vont pouvoir intégrer,
23:28améliorer leurs produits
23:29et ça va booster la vente.
23:31Et en fait,
23:31la guidance
23:32des management,
23:36elle n'entérine pas
23:37en fait ces promesses-là
23:38pour l'instant,
23:39pas encore.
23:40Et donc,
23:40ça met à mal
23:41la patience des investisseurs.
23:42Alors,
23:42bulle ou pas sur la tech,
23:43le fondateur Doug Tree,
23:45il a 79 ans,
23:46Howard Marks,
23:47s'exprime ainsi
23:48à propos de la tech,
23:49généralement,
23:50l'air sort du ballon
23:51beaucoup plus vite
23:52qu'il n'y est rentré.
23:54Alors,
23:55bulle ou pas de bulle
23:55sur la tech,
23:56les amis Chris en régie
23:58est notre réalisateur.
23:59Il nous accompagne
24:00désormais aussi
24:00dans le club
24:01et il peut intervenir
24:02de l'extérieur.
24:03Chris,
24:03tu as une question.
24:05Bonjour les experts du club.
24:06Ce soir au menu,
24:07il y aura Broadcom
24:08et ce sera gros.
24:09D'ailleurs,
24:09en taille,
24:10c'est presque au niveau
24:11des sets magnifiques.
24:12Est-ce que vous pensez
24:12que la publie,
24:13elle aussi,
24:14sera magnifique ?
24:15Delphine,
24:15elle sera magnifique
24:16ce soir,
24:16Broadcom,
24:16sa publication ?
24:17Je vais avoir du mal
24:18à répondre,
24:19je ne suis pas sélectionnée.
24:21Broadcom,
24:21je ne la connais pas
24:21suffisamment
24:22pour pouvoir vous répondre.
24:24C'est une possible
24:26magnifique.
24:27On est à la porte
24:27des sets magnifiques
24:28avec Broadcom.
24:29Si Broadcom
24:30intégrait le club,
24:30ce serait les Batman.
24:31B comme Broadcom,
24:32A comme Apple,
24:33T comme Tesla.
24:34A, Vago Technologies,
24:35oui,
24:35c'est une société
24:36qui croit,
24:37effectivement,
24:37qui est dans l'infrastructure.
24:39Mais là encore,
24:41ça suit en tout cas.
24:42Chris,
24:42sa question était tellement bonne
24:43qu'on n'a pas la réponse.
24:45On aura après la clôture
24:46de Wall Street,
24:47la réponse 22h15 précisément,
24:48heure française.
24:49Broadcom annoncera
24:50ses résultats.
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