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Sonia Mabrouk reçoit les acteurs de l'info du jour, nos experts et nos journalistes dans #MidiNews

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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue à vous pour Midi News, c'est un plaisir de vous accompagner.
00:00:04Voici le programme du jour. L'État est-il impuissant face aux rêves partis comme celle qui se tient dans l'Aude ?
00:00:10Violence, affrontements avec des agriculteurs, défiance, pourquoi la force publique semble-t-elle tétanité face à ces groupes d'individus ?
00:00:17Pourquoi la main de l'État tremble-t-elle au temps ? Je poserai la question à nos invités.
00:00:22Sarah Knafo fait l'éloge de la radicalité, dit-elle, pour retrouver de l'efficacité et même de la stabilité.
00:00:28L'eurodéputé Reconquête était notre invité ce matin lors de la grande interview sur CNews Europe.
00:00:33On l'écoutera notamment sur les pays modèles à suivre selon elle, cela fait beaucoup réagir.
00:00:40François Bayreau poursuit ses consultations avec cette matinée Marine Le Pen et Jordan Bardella à Matignon.
00:00:45Sans surprise, pas de vote de confiance pour le Premier ministre.
00:00:49La main semble dite, alors est-ce qu'il y croit encore ?
00:00:51Et surtout, qu'est-ce qui va se passer après le 8 septembre ?
00:00:54Dissolution, on ne change rien sauf le Premier ministre ou alors démission.
00:00:58Et vous allez voir que les voix se libèrent.
00:01:03Et on peut rendre hommage à Georges Penech qui l'avait dit quasiment le premier.
00:01:08Ça ne veut pas dire que ça va arriver.
00:01:09Non, mais c'est une certaine logique institutionnelle, je dirais.
00:01:11Vous nous l'expliquerez de nouveau.
00:01:13Mais tout d'abord, place au journal.
00:01:14Bonjour à vous, chère Somaïa Labide.
00:01:16Bonjour Sonia et bonjour à tous.
00:01:18Vous en parliez dans votre sommaire.
00:01:19On commence ce journal par la Rêve-Party à Fonjoncouze dans l'Aude.
00:01:23Rêve-Party qui a provoqué la colère des agriculteurs et viticulteurs de la région.
00:01:27Jean-Luc Thomas, bonjour.
00:01:28Quelle est la situation sur place au moment où on se parle ?
00:01:32Eh bien écoutez, depuis ce matin, les teufeurs, comme on les appelle, sont en train de partir.
00:01:41Mais il en reste encore beaucoup.
00:01:43Ce qui est sûr, c'est qu'à partir de 13h, les CRS, les policiers qui sont présents, les gardes mobiles,
00:01:51vont probablement intervenir pour demander à toutes les personnes qui sont encore sur le site de bien vouloir partir.
00:01:59Et s'ils ne font pas d'eux-mêmes, eh bien la force publique les obligeront à partir ici du site qu'ils ont tout simplement annexé depuis le week-end dernier.
00:02:14Alors tout à l'heure, on a rencontré des personnes qui étaient dans cette Rêve-Party.
00:02:22Ils allaient retrouver leur voiture qui est à 5-6 kilomètres d'ici.
00:02:28Et ils ont trouvé qu'évidemment qu'il y a eu beaucoup de violences à la fois par les policiers, à la fois par les agriculteurs.
00:02:41Et ils trouvaient un petit peu dommage, entre guillemets, ces affrontements.
00:02:46Mais ils ont du mal à comprendre le pourquoi du comment.
00:02:50Et c'est vrai que quand on leur explique qu'ils sont dans un lieu symbole, sur un terrain privé qui ne leur appartient pas,
00:02:58ils ont beaucoup moins d'arguments à annoncer.
00:03:01Et dernière chose, on a rencontré aussi une dame qui habite avec sa famille ici, dans le coin,
00:03:07qui a dû partir lors des incendies.
00:03:10Eh bien elle a retrouvé ce matin sa maison totalement saccagée.
00:03:14Merci pour toutes ces précisions, Jean-Luc Thomas.
00:03:17À la une de l'actualité également, en déplacement à Sartrouville, Bruno Retailleau a détaillé ces mesures en faveur des policiers et gendarmes nationaux.
00:03:26Le ministre de l'Intérieur veut qu'ils disposent de pouvoirs en termes judiciaires.
00:03:30Pouvoirs qui leur permettront de constater neuf délits.
00:03:33Objectif de ces mesures simplifier leur action, mais aussi celle des maires en matière de lutte contre l'insécurité.
00:03:39C'est l'autre actualité de ce mardi, vous en parlerez dans Midi News avec vos invités.
00:03:45Sonia, Marine Le Pen et Jordan Bardella intransigeant avec le Premier ministre.
00:03:50Les consultations ne changeront pas grand-chose, nous n'avons pas confiance.
00:03:54Le miracle n'a pas eu lieu, ont-ils déclaré après leur entretien avec François Bayrou.
00:03:59Nous appelons à la dissolution ultra rapide, a ajouté la chef de file du RN à l'Assemblée nationale.
00:04:04Et puis on termine ce journal avec le brouillage GPS de l'avion d'Ursula von der Leyen hier en Bulgarie.
00:04:11Un incident confirmé par la porte-parole de l'Union Européenne.
00:04:14Écoutez.
00:04:18Nous pouvons en effet confirmer qu'il y a eu un brouillage GPS, mais l'avion a atterri en toute sécurité en Bulgarie.
00:04:25Nous avons reçu des informations des autorités bulgares selon lesquelles elles soupçonnent que cela a été dû à une interférence flagrante de la Russie.
00:04:32Nous sommes bien sûr conscients et habitués d'une certaine manière aux menaces et aux intimidations qui sont une composante régulière du comportement hostile de la Russie.
00:04:45Bien sûr, cela ne fera que renforcer encore davantage notre engagement inébranlable à renforcer nos capacités de défense et à soutenir l'Ukraine.
00:04:52Voilà ce que vous voulez dire de l'actualité à Midi Sonia.
00:04:56Merci Somaya. Je vous dis à tout à l'heure.
00:04:58Georges Fenech, je vous dis de nouveau bonjour.
00:05:00L'homme de la commission, si je puis dire.
00:05:02On va en parler.
00:05:03Si vous voulez.
00:05:04Oui, c'est comme ça que...
00:05:05Non, mais c'est vrai que vous avez été l'un des premiers.
00:05:08Ça avait même surpris sur ce plateau et d'autres.
00:05:11Et la logique, en tous les cas institutionnelle, maintenant...
00:05:13Je ne suis pas pour le chaos, moi, attention.
00:05:14Non, non, nous sommes d'accord.
00:05:15C'est la différence.
00:05:16Au contraire, vous pensez que ça peut être...
00:05:17Au contraire, je pense qu'il faut faire sauter le verrou élyséen pour redonner de l'air à la démocratie.
00:05:22Voilà ce que je pense.
00:05:22On va en parler.
00:05:23Ophélie Roch, c'est un plaisir.
00:05:24Merci, monsieur.
00:05:25Merci d'être avec nous, vraiment, pour Midi News, tout comme Elisabeth Lévy.
00:05:29Bonjour, Sonia.
00:05:30Alexandre Devecchio qui fait sa rentrée ici même chez nous.
00:05:33Bonjour, bonjour.
00:05:33Thomas Bonnet, évidemment, notre journaliste politique.
00:05:35Je voudrais qu'on revienne sur ce qui est en cours et ce qui s'est passé, surtout dans les dernières heures,
00:05:40par rapport à la Rêve Parti dans l'Aude.
00:05:43Est-ce qu'on pourrait s'interroger sur la vérité, me semble-t-il, sur l'un des sujets importants ?
00:05:49Pourquoi l'État, selon vous, est-il à ce point, et est-ce que c'est votre avis, tétanisé ?
00:05:53Pourquoi la main de la force publique tremble-t-elle autant ?
00:05:56On peut prendre des exemples passés, Notre-Dame-des-Landes, l'occupation au niveau des bassines également.
00:06:02Peut-être, Thomas Bonnet, là, vous avez le fil de tout ce qui s'est passé ces derniers temps.
00:06:06Évidemment, c'est un message de défiance qui est envoyé à l'égard des forces de l'ordre.
00:06:09Pourquoi l'État met-il autant de temps à agir et a-t-il autant peur quand il agit ?
00:06:14Il y a un point de bascule, c'est 2014, c'est Rémi Fraisse, c'est un manifestant écologiste
00:06:19qui manifestait contre un barrage à Sivins et qui a perdu la vie lors d'une opération de maintien de l'ordre.
00:06:24À l'époque, c'était Bernard Cazeneuve qui était ministre de l'Intérieur, si ma mémoire est bonne.
00:06:28Et depuis ce moment-là, il y a eu évidemment un tollé, à juste titre, un homme est mort.
00:06:32Donc effectivement, des questions pouvaient se poser.
00:06:34Et depuis, on a l'impression, c'est vrai que l'État est un peu tétanisé quand il s'agit de procéder à disperser des rassemblements comme ceux-là.
00:06:43Et ça a été vrai, évidemment, à Notre-Dame-des-Landes, où non seulement on n'a pas dispersé,
00:06:47mais en plus, on a fini par donner raison à ceux qui avaient organisé cette ZAD,
00:06:50puisque l'aéroport n'a pas vu le jour, malgré les votations citoyennes.
00:06:53Et on voit en direct ici les affrontements entre toffeurs, c'est ainsi qu'on les appelle là,
00:06:58ce sont des délinquants et des agriculteurs.
00:07:00Je note, pardonnez-moi la comparaison, mais que l'État, ou en tout cas la force publique, n'a pas eu, comment dire,
00:07:06et même pudeur face aux gilets jaunes.
00:07:09Pour les boomers, que je suis la référence, ça remonte à bien plus loin.
00:07:17Pourquoi dans les manifestations, on a vu tellement de casse, mais depuis longtemps,
00:07:21le CPE, le CIP, enfin, je me rappelle même plus que désigner ses sigles, à vrai dire.
00:07:27Oui, surtout le CIP, je crois que ça n'existe pas, mais le CPE, on a la référence.
00:07:31Dans cette affaire, vous avez un résumé, plutôt, de toute notre société, en vrai.
00:07:37Parce que, ça commence quand même par...
00:07:39Je crois qu'une grande majorité des Français est pour une intervention...
00:07:41Non, non, mais un résumé, disons, de notre situation,
00:07:44parce que ça commence par des jeunes qui sont tellement, disons, hors du monde des autres,
00:07:51Est-ce que vous en êtes si sûr ?
00:07:53Parce que dans la sociologie, pour avoir parcouru les derniers articles sur, évidemment...
00:07:58Ah non, dans leur tête.
00:07:59Oui, dans leur tête.
00:08:00Dans leur tête, ils ne voient pas le symbole dégoûtant.
00:08:03C'est intéressant parce qu'on parle de rêve-partie, depuis tout à l'heure,
00:08:07en fait, on a commencé l'émission en abordant non pas des rêve-partie,
00:08:10mais finalement des manifestations contre des projets écologiques.
00:08:12Vous voyez l'amalgame qu'il y a dans les esprits.
00:08:15C'est-à-dire que, finalement, c'est exactement les mêmes jeunes, en général, qui font l'un et l'autre.
00:08:19Là, la rêve-partie, en effet.
00:08:21Pourquoi l'État, il est gêné pour intervenir ?
00:08:23Tout simplement parce que c'est des jeunes.
00:08:25Et ce n'est pas évident d'intervenir contre des jeunes,
00:08:27parce que je pense qu'il y a encore un syndrome un peu mai 68.
00:08:30Donc je pense qu'il y a ces deux phénomènes qui sont couplés.
00:08:32C'est à la fois, je pense, des manifestations festives.
00:08:36Je mets des guillemets parce que, bon, à chacun...
00:08:39C'est une forme de trans collective.
00:08:40Mais c'est surtout qu'en fait, on ne sait plus trop faire la distinction
00:08:43entre ce qui est une fête et ce qui est finalement une manifestation contre-culturelle, d'une certaine manière.
00:08:47Oui, effectivement, il y a cela.
00:08:49Mais si vous étiez au pouvoir, si vous étiez à Beauvau,
00:08:52on va écouter dans quelques instants le ministre d'Inter,
00:08:55est-ce que vous décidez, vous, d'une intervention avec...
00:08:57Non.
00:08:58Non, franchement, je crois qu'il faut comprendre qu'il y a plus de risques que davantage.
00:09:07D'ailleurs, quand la police intervient, ce qui est normal, ça reste,
00:09:11c'est plus pour les protéger, d'ailleurs,
00:09:12que pour essayer de les dissuader ou de les disperser.
00:09:16Parce qu'il y a des risques.
00:09:17Il y a de la drogue, il y a tout ce que vous voulez.
00:09:19Il peut y avoir des bagarres, il peut y avoir des malaises.
00:09:21On voit bien... Non, mais je veux dire, vous comprenez, il faut quand même...
00:09:24Voilà. Après, il faut se donner les moyens.
00:09:26M. Retailleau l'a dit, d'ailleurs.
00:09:28Il faut se donner les moyens qui sont donnés, par exemple, l'Italie.
00:09:30Lorsque vous criminalisez les organisateurs,
00:09:32vous touchez au porte-monnaie des organisateurs,
00:09:35ça dissuade.
00:09:36Et d'ailleurs, en Italie, c'est tombé, le phénomène.
00:09:38J'entends, Georges.
00:09:39On les protège par la bienveillance, c'est ça ?
00:09:41Oui, je pense qu'on se souvient.
00:09:43C'est quand même un peu difficile, pardon, Georges,
00:09:46parce que vous devez préciser cette...
00:09:48C'est quand même un peu difficile à entendre
00:09:50qu'on ne peut rien faire
00:09:52dans une manifestation illégale,
00:09:54sinon la regarder se tenir...
00:09:56C'est pas une manifestation...
00:09:57C'est une réunion illégale.
00:09:59C'est une réunion illégale.
00:10:01S'il vous plaît, depuis quelques jours,
00:10:03on se tient au nez et à la barbe de l'intérieur
00:10:05et d'ailleurs de tous les Français.
00:10:07Et il y a une forme de puissance institutionnalisée
00:10:09à se dire, on ne peut pas intervenir,
00:10:11on ne sait jamais le risque.
00:10:12Au-delà des précédents,
00:10:14avec le cas Malik Ousekime, par exemple,
00:10:17moi je crois que ça pose surtout encore et toujours
00:10:19la question de l'État de droit.
00:10:20Un État de droit qui est toujours
00:10:22pour le plus de liberté individuelle
00:10:24au détriment de l'intérêt général
00:10:26et qui donc justement n'est pas adapté
00:10:29à ce type de délinquance.
00:10:32Parce qu'on peut parler de délinquance.
00:10:35Effectivement, compte tenu de l'État de droit,
00:10:37le ministre de l'Intérieur n'a que des coups à prendre.
00:10:40Puisqu'il va disperser,
00:10:41on va avoir des images de violence
00:10:43et ça va recommencer quelques temps après
00:10:45puisqu'il n'y aura pas de...
00:10:47Mais c'est son rôle de prendre des coups.
00:10:48Pardon, il vaut mieux qu'il prenne des coups politiques
00:10:50que les agriculteurs prennent des coups.
00:10:51Je suis pour qu'ils dispersent.
00:10:53Mais ça ne servira à rien de disperser
00:10:55tant qu'il n'y aura pas l'appareil juridique
00:10:57qui réprimera.
00:10:58Chers amis, je vous assure, expliquez-moi
00:10:59face aux gilets jaunes.
00:11:01Mais expliquez-moi alors les deux poids de mesure.
00:11:03Mais je vous explique, moi je suis bien d'accord.
00:11:05Je suis d'accord qu'il y avait un deux poids de mesure
00:11:07avec les gilets jaunes.
00:11:08Je vous dis simplement qu'il faut que la justice suive.
00:11:12Et que si la loi suive,
00:11:14avant que les juges...
00:11:16Ensuite, il faudra que les juges appliquent la loi.
00:11:18Mais la loi n'est même pas adaptée.
00:11:19On voit bien que dans d'autres pays comme l'Italie,
00:11:21on a des lois beaucoup plus pertinentes
00:11:23pour combattre ce genre de...
00:11:24Vous remarquez à quel point l'Italie est devenue un exemple
00:11:26quand même sur un grand nombre de sujets.
00:11:28Là, on parle du modèle italien en ce qui concerne les rêves partis.
00:11:31Sur le modèle économique, on a vu la réussite.
00:11:33Le modèle de l'immigration.
00:11:34Les prisons, on s'inspire de l'Italie.
00:11:36Le pays qui a longtemps été décrié, parfois moqué.
00:11:38On a beaucoup aussi parlé de Georgia Meloni.
00:11:41Visiblement, ça marche.
00:11:42En tout cas, les mesures qui prennent...
00:11:43Alors tout le monde n'en a pas parlé de la même manière.
00:11:45Mais nous l'avons tant aimé ce pays.
00:11:46Mais nous l'aimons encore.
00:11:48Et puis surtout, même s'ils nous dépassent dans le PIB par habitant désormais...
00:11:53Certains ont moqué de Georgia Meloni.
00:11:54Quand il y a eu l'intervention à Nantes,
00:11:57par la préfecture, vous vous souvenez ?
00:11:58Oui, très bien.
00:11:58Le souci est mort dans la loi.
00:11:59Oui, bien sûr.
00:12:00Je crois qu'il faut éviter ces risques-là.
00:12:03Il ne s'agit pas d'une impuissance.
00:12:05Il s'agit de prendre en compte une situation,
00:12:08de la gérer au mieux,
00:12:09de protéger aussi ceux qui commettent des infractions
00:12:11en l'espèce de...
00:12:13Ben oui, mais...
00:12:13Mais Georges, pardonnez-moi.
00:12:15Vous vous dites qu'il faut gérer les risques.
00:12:16La priorité, la vie, la priorité physique
00:12:18par rapport à l'amende...
00:12:20Mais pardonnez-moi,
00:12:20quand vous voyez ces images-là en direct,
00:12:23je veux bien qu'on protège la vie,
00:12:24qu'on n'est pas...
00:12:25Mais le risque, il est là.
00:12:26En fait, le risque, c'est que ça dégénère.
00:12:28Le risque, c'est la non-intervention aujourd'hui.
00:12:30Il faut être présent, c'est sûr.
00:12:32Mais je pense...
00:12:33Vous pouvez dire la même chose
00:12:33pour les rodeos, les reprédients.
00:12:34Non, non, non.
00:12:36Repénie, s'il vous plaît.
00:12:37Je vais parler plus fort.
00:12:38Non, l'État n'a jamais su quoi faire
00:12:40de ces contre-cultures.
00:12:41Moi, je prends un exemple.
00:12:42Regardez, ça, c'est quoi ?
00:12:43C'est ni plus ni moins
00:12:44que ce qu'était le punk aux années 70,
00:12:47qui est en Angleterre.
00:12:48Et c'est pareil,
00:12:48les Anglais n'ont pas su gérer ce phénomène
00:12:50parce que je pense qu'ils sont très, très mal à l'aise
00:12:53face à tous ces phénomènes de contre-culture
00:12:55qui prônent justement une vie différente,
00:12:58une vie violente,
00:12:59c'est-à-dire dans les trucs.
00:13:00Et je pense que l'État ne sait pas
00:13:01comment agir face à ça.
00:13:02Est-ce qu'il faut aller au contact
00:13:03de ces jeunes-là ?
00:13:04Est-ce qu'il faut les laisser faire
00:13:06en espérant que ça s'apaise ?
00:13:08Là, le gros souci des rêves partis
00:13:10à l'inverse des punks,
00:13:11c'est que les rêves partis,
00:13:12ils embêtent les agriculteurs.
00:13:13Mais après, ils rentrent chez eux.
00:13:14Ils sont pour la violence, la révolution.
00:13:17Mais après, ils rentrent chez eux.
00:13:17C'est ça le problème.
00:13:18L'appartement.
00:13:19Mais les punks aussi, ils ont disparu.
00:13:20Oui, mais d'accord.
00:13:21Parce que vraiment, dans la sociologie,
00:13:23ce sont des gens formés
00:13:24qui, pour certains,
00:13:25la plupart ont fait des hautes études,
00:13:26viennent d'Italie
00:13:27parce que l'Italie a beaucoup serré la vis.
00:13:30On les retrouve chez nous.
00:13:31J'ai une question.
00:13:31Parce qu'en fait, c'est bien
00:13:32d'attaquer les organisateurs.
00:13:35Et je pense que même en France,
00:13:36on peut déjà le faire.
00:13:38Mais vous êtes toute la journée
00:13:39en train de m'expliquer
00:13:40que pour combattre le trafic de drogue,
00:13:42il faut s'en prendre aux consommateurs.
00:13:44Il me semble que si vous pénalisez pas
00:13:47les participants,
00:13:48ça va pas changer grand-chose.
00:13:49Nous sommes d'accord.
00:13:50Écoutons le ministre de l'Intérieur
00:13:51hier sur TF1, ce sujet.
00:13:54D'ailleurs, je vais vous annoncer
00:13:55dans l'Aude
00:13:56que nous avons mobilisé
00:13:58quatre unités de forces mobiles
00:14:00qui sont arrivées,
00:14:01qui sont en train d'arriver.
00:14:03Et nous avons donné quelques heures
00:14:04à ces individus pour quitter.
00:14:08Et sinon, nous allons les évacuer
00:14:10dès l'après-midi.
00:14:12Si vous prenez le modèle de l'Italie,
00:14:13pourquoi ne faites-vous pas comme l'Italie ?
00:14:15C'est ce que je propose.
00:14:16C'est ce que je propose
00:14:17avec deux mesures qui sont...
00:14:20Sous forme de projet de loi,
00:14:21de règlement ?
00:14:22De projet de loi.
00:14:23Ça peut être...
00:14:23Alors, une députée à l'Assemblée nationale
00:14:26avait déposé il y a quelques mois
00:14:27une proposition de loi.
00:14:29Il faut, un, faire que ce soit un délit
00:14:31et non pas seulement une contravention
00:14:33avec un risque de prison.
00:14:35En Italie, ça va jusqu'à six ans de prison
00:14:37et plusieurs dizaines de milliers d'euros d'amende.
00:14:39Donc, on verbalise d'abord les organisateurs
00:14:41et puis ensuite aussi la participation
00:14:44à hauteur, par exemple, de 750 euros.
00:14:46Ce qu'il faut savoir,
00:14:47ce n'est pas seulement des tuffeurs,
00:14:49des gens qui aiment la fête.
00:14:50C'est un marché,
00:14:52un supermarché de la drogue à ciel ouvert.
00:14:55Bien.
00:14:56Bon, écoutez, on va suivre cela.
00:14:57En tous les cas,
00:14:58d'après nos reporters sur place
00:15:00et Jean-Luc Thomas,
00:15:01la plupart sont en train de quitter les lieux.
00:15:05Mais comment sont choisis les lieux, d'ailleurs ?
00:15:08Parce que, quand même,
00:15:09que ça passe sous les radars,
00:15:11à la fois, je ne pense pas des municipalités,
00:15:13mais peut-être quand même
00:15:14des ministères de l'Intérieur.
00:15:16Non, mais surtout, on n'en a pas parlé,
00:15:17mais en fait, parce que...
00:15:18C'est des milliers de gens qui arrivent.
00:15:20Je ne comprends ce que dit Ophéry,
00:15:21qu'effectivement,
00:15:23il y a probablement des espaces de soupapes
00:15:25qui vont toujours échapper.
00:15:27Vous voulez, mais ça, je le comprends.
00:15:28Mais là, il y a en plus un choix de lieux
00:15:30qui m'a semblé quand même
00:15:31particulièrement indifférent et symbolique.
00:15:35C'est l'essence même, je veux dire,
00:15:37de l'ADN de ces rêves parties.
00:15:38C'est la défiance.
00:15:38Alors, Thomas m'a expliqué une chose,
00:15:40parce que je vous ai cité.
00:15:41Vous voulez laisser l'expliquer ?
00:15:42L'expert en rêve parties.
00:15:44Mais c'est vrai, vous avez raison.
00:15:46Ancien punk, bien connu.
00:15:47Ancien punk, dans les années 70, bien sûr.
00:15:49Non, mais il y a un concept.
00:15:50Dans le concept de rêve parties,
00:15:52c'est d'être dans une forme de défiance
00:15:54vis-à-vis de l'État,
00:15:55de sécession même avec la société.
00:15:57Parce qu'il y a beaucoup de festivals organisés
00:15:59qui sont tout à fait légaux,
00:16:01dans lesquels on a des musiques similaires,
00:16:03des événements similaires,
00:16:04mais ce n'est pas ça qu'ils recherchent.
00:16:05C'est une forme de défiance.
00:16:06Et là, ils sont dans un endroit
00:16:07où il y a eu un incendie terrible
00:16:09au cours de l'été.
00:16:10Donc, évidemment, il y a en plus,
00:16:11je pense, un pied de nez à cette situation.
00:16:13Jean-Luc Thomas disait que même
00:16:13une maison a été saccagée d'habitants.
00:16:16Donc là, on est vraiment dans autre chose.
00:16:18Je voudrais vous parler
00:16:18de ce qui s'est passé autour de cette boulangerie
00:16:20qui est située dans le centre de Grenoble.
00:16:22Ça s'est passé aux alentours
00:16:22de 4h30 du matin,
00:16:24à l'heure où la France qui travaille se réveille.
00:16:26C'est le cas évidemment des boulangers
00:16:27et de ce boulanger en particulier
00:16:29qui a entreposé quelques baguettes de pain
00:16:32sur une table en vue à l'entrée du commerce.
00:16:35Trois hommes s'approchent bruyamment.
00:16:36Ils réclament du pain.
00:16:37Ils veulent le prendre sans payer.
00:16:39Le boulanger s'interpose.
00:16:41Finalement, les hommes se servent
00:16:42et puis partent avec les baguettes de pain.
00:16:46Le boulanger les suit
00:16:47et puis s'ensuit ce que vous allez voir,
00:16:49un déchaînement de violence
00:16:50résumé par Olivier Madigné.
00:16:52Il est aux alentours de 4h30 du matin
00:16:55dans cette boulangerie du centre de Grenoble.
00:16:57Du pain est entreposé devant une fenêtre laissée ouverte.
00:17:01Trois hommes s'en aperçoivent et en réclament.
00:17:04Le propriétaire de la boulangerie raconte la scène.
00:17:07Ils ont été plutôt insistants
00:17:09de ce que l'on voit sur les caméras
00:17:11et à un moment donné,
00:17:13ils prennent du pain
00:17:14et ils s'en vont avec.
00:17:16Je suppose que mon collaborateur,
00:17:18lui, a décidé d'aller récupérer le pain.
00:17:21Le boulanger qui est allé à leur rencontre
00:17:23à quelques mètres de la boutique
00:17:25a reçu deux coups de couteau au niveau du torse.
00:17:28Les agresseurs ont pris la fuite
00:17:30et les secours ont été alertés.
00:17:32Admis en urgence absolue,
00:17:34son pronostic vital était alors engagé.
00:17:37Une violence jamais vue pour le propriétaire.
00:17:40J'ai un historique de boulanger.
00:17:42De par mes parents ou mon grand-parent,
00:17:44mes grands-parents,
00:17:44je n'ai jamais entendu parler de ça.
00:17:45Des larcins, des vols, oui.
00:17:47On a vu ça.
00:17:48Les coups de couteau, oui.
00:17:50C'est choquant.
00:17:51Mais c'est la violence.
00:17:52C'est la violence qu'aujourd'hui,
00:17:54on rencontre au quotidien.
00:17:56Le boulanger est désormais dans un état stable
00:17:59et hors de danger.
00:18:01De son côté,
00:18:02le propriétaire a annoncé
00:18:03qu'il allait investir
00:18:04pour sécuriser davantage son commerce.
00:18:08On pourrait parler de beaucoup de solutions,
00:18:10de pistes contre l'insécurité.
00:18:12Mais je voudrais vous faire écouter
00:18:14plus largement,
00:18:15pour répondre aux mots MAUX de la France,
00:18:17ce que dit notamment Sarah Knafow,
00:18:19mais également Éric Zemmour.
00:18:21C'est l'éloge de la radicalité
00:18:22dont vous avez parlé notamment ce matin,
00:18:24Thomas Bonnet.
00:18:25Et puis des modèles d'efficience
00:18:27et de cités par exemple,
00:18:28vous allez les écouter,
00:18:29certains pays.
00:18:31L'heure n'est plus aux solutions molles,
00:18:34aux compromis.
00:18:35Ce que je remarque,
00:18:36c'est que vous avez certains,
00:18:38tu vois, des rhumes par exemple,
00:18:39qui peuvent se guérir
00:18:40par un peu de repos et de l'homéopathie.
00:18:42Et puis après,
00:18:43vous avez des maladies sérieuses
00:18:44qui méritent des remèdes radicaux.
00:18:46Moi, je pense que là,
00:18:47depuis l'année qu'on vient de passer,
00:18:49on a vu que les docteurs Barnier et Bayrou
00:18:51nous proposaient de l'homéopathie
00:18:53et on a vu ce que ça avait donné.
00:18:55Ça ne donne rien.
00:18:55Ça ne donne aucun résultat.
00:18:56Et le docteur Zemmour et Knafow,
00:18:58qu'est-ce qu'il nous propose ?
00:18:59C'est de renverser la table.
00:19:01Absolument pas.
00:19:02L'objectif, c'est de le guérir,
00:19:03c'est de redresser le pays.
00:19:05Regardez ce qui se passe dans les pays
00:19:06où les peuples ont élu des dirigeants
00:19:08qui leur proposaient vraiment
00:19:09de renverser la table
00:19:10et pas juste des petites mesures
00:19:11paramétriques et conjoncturelles.
00:19:13Vous avez le Salvador de Naïb Bukele,
00:19:15vous avez l'Argentine de Mileï,
00:19:17vous avez l'Italie de Mélanie
00:19:18juste à côté de chez nous,
00:19:19vous avez les Etats-Unis de Donald Trump.
00:19:21Si je vous prends le sujet de la sécurité,
00:19:23regardez ce que fait Naïb Bukele.
00:19:24Il est arrivé au pouvoir en 2019.
00:19:27À peine arrivé,
00:19:28il a construit 70 000 places de prison
00:19:29en 7 mois.
00:19:31Ça, ce n'est pas un petit changement.
00:19:32Il y a enfermé les délinquants
00:19:33et résultat,
00:19:34il a libéré sa population.
00:19:36Vous ne souhaitez pas le même traitement
00:19:37dans les prisons de Bukele
00:19:38qu'en France ?
00:19:39Regardez le résultat,
00:19:40il a libéré sa population.
00:19:41Vous regardez simplement
00:19:42l'efficacité des mesures.
00:19:44Il a libéré sa population
00:19:45et résultat,
00:19:47le Salvador est passé
00:19:48du pays le plus dangereux du monde
00:19:49au pays le plus sûr du monde
00:19:50en 4 ans.
00:19:51Vous n'avez pas d'homicide
00:19:52en 1000 jours.
00:19:53C'est ce que vient d'annoncer
00:19:54le gouvernement salvadorien.
00:19:55Nous, si vous regardez juste
00:19:56sur Google hier,
00:19:58homicide en France,
00:19:59vous en avez déjà 3.
00:20:00Le Salvador de Bukele,
00:20:03l'Argentine de Milley,
00:20:04l'Italie de Mélanie,
00:20:06l'Amérique de Trump.
00:20:07Faites votre marché.
00:20:08Sur les modèles,
00:20:09on peut d'abord...
00:20:10Vous avez l'air...
00:20:12Je vous sens anesthésiés.
00:20:12Non, non, mais je voulais juste dire
00:20:14qu'il y a une chose
00:20:14qui m'a fait beaucoup rire
00:20:15dans le monde d'hier
00:20:16parce que vous parlez
00:20:16de radicalité.
00:20:18Alors, le monde est allé
00:20:19à l'université d'été
00:20:20de reconquête
00:20:21et ils ont vu
00:20:22une grande radicalité.
00:20:23Et qu'ont-ils trouvé
00:20:24comme nouvelle nazie
00:20:25Bérenice Levesque
00:20:27qui dit que l'école
00:20:28doit être le lieu
00:20:28de la transmission...
00:20:29Essayiste Bérenice Levesque ?
00:20:31Attendez, pourquoi ?
00:20:32Qui dit que l'école
00:20:33doit être le lieu
00:20:34de la transmission historique.
00:20:36Alors ça, pour le monde,
00:20:37si vous voulez,
00:20:38on est au bord du fascisme.
00:20:41Maintenant,
00:20:41moi je dois dire que
00:20:43si vous voulez,
00:20:43je ne partage pas
00:20:44l'admiration de Sarah
00:20:45et de Pascal Praud
00:20:46pour M. Bukele.
00:20:48Et si vous ne prenez
00:20:49que l'efficacité,
00:20:50est-ce que vous pensez...
00:20:51Alors, est-ce que la radicalité
00:20:53est source et génératrice
00:20:55de stabilité et d'efficacité ?
00:20:57C'est ça qui m'intéresse.
00:20:57C'est très intéressant
00:20:57ce que vous dites.
00:20:58Ce soit à gauche
00:20:59comme à droite.
00:20:59On ne peut pas prenez
00:21:00que l'efficacité.
00:21:01Mais on peut faire preuve
00:21:02d'autorité et de volonté
00:21:04de respecter la loi
00:21:05sans tomber dans la radicalité.
00:21:08Il suffit d'appliquer les textes
00:21:09avec toute la rigueur.
00:21:10Alors pardonnez-moi,
00:21:11j'ajoute à votre argumentaire,
00:21:12quand elle dit radicalité,
00:21:13c'est-à-dire qu'en fait,
00:21:14on va quand même déverrouiller
00:21:15certains garde-fous.
00:21:16Et je pense qu'elle pense,
00:21:18comme Éric Zemmour,
00:21:19fini le pouvoir des juges,
00:21:21fini le Conseil constitutionnel,
00:21:22etc.
00:21:24Il faut réformer
00:21:25le Conseil constitutionnel.
00:21:26Ça, là-dessus,
00:21:27moi, j'en suis convaincu.
00:21:28Parce que le Conseil constitutionnel,
00:21:29c'est attribuer trop de pouvoir.
00:21:31De manière prétorienne,
00:21:32ils l'ont fait.
00:21:33Voilà, au fur et à mesure,
00:21:34on va vérifier la loi,
00:21:36la conformité,
00:21:37non seulement à la Constitution,
00:21:38ce qui était leur mission,
00:21:39mais également à la déclaration
00:21:40des droits de l'homme,
00:21:41également aux préambules,
00:21:42également aux charges.
00:21:43Attention.
00:21:43Quelle est sorte de ce corps ?
00:21:45Là, non,
00:21:46mais c'est le Conseil constitutionnel
00:21:47qui est sorti de son corps.
00:21:49C'est évident, d'abord.
00:21:50Il est sorti de son lit,
00:21:51en tous les cas.
00:21:52Il est sorti de son lit.
00:21:53De même que les juges
00:21:55qui, effectivement,
00:21:55se permettent d'écarter les lois
00:21:57au nom d'une idéologie
00:21:58qui appellent par des congrès syndicaux
00:22:01à appliquer telle politique pénale,
00:22:02qui se permettent de publier
00:22:04des comptes circulaires
00:22:05aux gardes des Sceaux,
00:22:06les juges,
00:22:07la justice est sortie de son lit aussi.
00:22:09C'est pour ça qu'il faut
00:22:10plus de fermeté,
00:22:11d'autorité,
00:22:12de respect de nos institutions.
00:22:13C'est le mot radicalité
00:22:14qui vous dérange,
00:22:15en réalité.
00:22:16Mais est-ce que c'est radical ?
00:22:17Radical, ça veut dire quoi ?
00:22:18Ça veut dire extrémiste,
00:22:19en quelque sorte.
00:22:20Aller à la racine des choses.
00:22:21En fait, étymologiquement,
00:22:22c'est aller à la racine.
00:22:23Alors, si c'est ça uniquement,
00:22:24oui, alors...
00:22:25Non, et ça veut dire,
00:22:26pour revenir au premier sujet,
00:22:27ne pas avoir peur des conséquences.
00:22:29C'est la fin qui justifie les moyens,
00:22:31quand vous dites...
00:22:32Oui, c'est ça.
00:22:32Quand vous dites
00:22:33s'il n'y a que l'efficacité.
00:22:34Oui.
00:22:34Je connais assez Sarah Knafo
00:22:39pour savoir qu'elle ne pense pas
00:22:40que la fin justifie tous les moyens.
00:22:43C'est simplement que je pense
00:22:45que dans l'équilibre,
00:22:47dans le fait de...
00:22:47Moi, je ne fais pas
00:22:48la même pesée qu'elle.
00:22:50Je pense que les libertés,
00:22:51c'est important,
00:22:52et je pense comme Georges...
00:22:54Là, ce n'est pas le débat.
00:22:55Comment ?
00:22:56Je ne pense pas
00:22:56qu'elle...
00:22:56Ah bah si,
00:22:59excusez-moi,
00:22:59Boukele,
00:23:00c'est le débat quand même.
00:23:02En fait, on n'est pas...
00:23:02Est-ce que la première liberté
00:23:03n'est pas la sécurité ?
00:23:05Oui, mais je n'ai pas obligé.
00:23:06Sans la sécurité,
00:23:07vous n'avez rien.
00:23:07C'est la responsabilité,
00:23:09la première liberté,
00:23:10ma chère Sonia.
00:23:11Si vous me permettez...
00:23:12Je pense qu'on ne peut pas
00:23:14comparer en réalité
00:23:15Boukele et Giorgia Meloni,
00:23:16ni même Donald Trump.
00:23:18Il y a d'un côté
00:23:19des démocraties
00:23:20et de l'autre côté
00:23:20un régime qui n'est plus
00:23:21un régime démocratique,
00:23:22mais en même temps,
00:23:23le Salvador n'est pas la France.
00:23:25Et tout l'enjeu,
00:23:26c'est que la France
00:23:28ne devienne pas le Salvador.
00:23:29Sinon, on aura
00:23:30des Boukele
00:23:30parce que ce sera
00:23:31la seule solution.
00:23:33Donc, il faut éviter ça.
00:23:34Et pour éviter ça,
00:23:35par contre,
00:23:36il faut peut-être en passer
00:23:36par des leaders
00:23:38effectivement plus radicaux.
00:23:39Les exemples de Giorgia Meloni
00:23:41et de Donald Trump
00:23:41me paraissent
00:23:42parfaitement démocratiques
00:23:43tout en remettant
00:23:44l'État de droit
00:23:45qui a pris le pouvoir
00:23:46de politique
00:23:47et ce n'est pas sa place
00:23:48à sa place,
00:23:49c'est-à-dire
00:23:49dans un...
00:23:50Dans son lit.
00:23:51Voilà.
00:23:52Un contre-pouvoir...
00:23:53Tout le monde est sorti du lit.
00:23:55Un contre-pouvoir raisonnable
00:23:56mais pas le pouvoir.
00:23:57En fait, on est d'accord.
00:23:58Voilà.
00:23:59Ça ne vous choque pas, vous,
00:24:01de voir des détenus
00:24:02rasés,
00:24:03torse nus,
00:24:05les bras dans le dos,
00:24:06marchant courbés,
00:24:07risquant le fouet ?
00:24:08Enfin, je veux dire,
00:24:09ça,
00:24:09ce n'est pas notre culture.
00:24:11Une politique radicale...
00:24:11Ça n'empêche pas
00:24:12qu'il faudrait
00:24:13qu'il y ait beaucoup plus...
00:24:14D'ailleurs, maintenant,
00:24:14M. Darmanin l'a fait.
00:24:15Avec les quartiers de haute sécurité.
00:24:18C'est aussi les quartiers
00:24:19de haute sécurité.
00:24:19D'une certaine manière,
00:24:20c'est une politique radicale.
00:24:21Oui.
00:24:22Et c'est quelque chose
00:24:23qui répond à une attente...
00:24:24C'est pas une politique radicale.
00:24:25C'est un régime carcéral maximaliste,
00:24:28donc ça va très loin.
00:24:29Je ne sais même pas
00:24:30si c'est maximaliste.
00:24:32Peu importe
00:24:32qu'on appelle le choix.
00:24:33C'est vrai.
00:24:34Oui, ils peuvent toujours
00:24:34contacter leur famille.
00:24:36Ils ont toujours des droits.
00:24:37Est-ce que vous êtes
00:24:38pour la radicalité
00:24:39dans le choix d'Emmanuel Macron
00:24:40après le 8 septembre ?
00:24:42On va en parler
00:24:42dans quelques instants.
00:24:43Parce que la démission,
00:24:44si ce n'est pas radical,
00:24:45qu'est-ce que c'est ?
00:24:46Non ?
00:24:47Oui.
00:24:47C'est prendre le mal à la race.
00:24:48Encore une fois,
00:24:49c'est...
00:24:49Qu'est-ce qu'on entend
00:24:50par radical ?
00:24:51Alors, sur ce sujet
00:24:52et d'autres,
00:24:53une courte pause
00:24:53et on se retrouve
00:24:54à tout de suite.
00:24:54Dans quelques instants,
00:24:59on écoutera
00:25:00les déclarations
00:25:00de Marine Le Pen
00:25:01et Jordan Bardella
00:25:02après leur sortie,
00:25:04enfin, après l'entretien
00:25:04avec François Bayrou.
00:25:05Il n'y a pas énormément
00:25:06de surprises
00:25:06mais c'est intéressant
00:25:07de voir les noms
00:25:09dits, les sous-entendus
00:25:10pour comprendre
00:25:11comment le RN
00:25:12se prépare à la suite.
00:25:13Mais tout d'abord,
00:25:13on va passer par Lyon
00:25:15après, évidemment,
00:25:16le rappel des titres
00:25:17de Sommayel Abidi.
00:25:18Et à la une de l'actualité,
00:25:20un jeune homme de 21 ans
00:25:21a été tué
00:25:21dans la nuit de lundi
00:25:22à mardi à Carpentras.
00:25:24Sa voiture a été percutée
00:25:26par un véhicule
00:25:26circulant à contresens
00:25:28après un refus
00:25:28d'obtempérer
00:25:29près d'un point de ville
00:25:30de la ville.
00:25:31Trois fuyards
00:25:32ont été interpellés
00:25:33et transportés
00:25:33à l'hôpital.
00:25:34L'un d'entre eux,
00:25:35le conducteur,
00:25:35grillement blessé
00:25:36et des stupéfiants
00:25:37ont été retrouvés
00:25:38dans leur SUV.
00:25:40Le Royaume-Uni
00:25:41a annoncé hier
00:25:42suspendre temporairement
00:25:43les nouvelles demandes
00:25:44de regroupement familial
00:25:45pour les réfugiés
00:25:46présents sur son territoire
00:25:47dans le cadre
00:25:47d'un durcissement
00:25:48de sa politique d'asile.
00:25:50Une réforme sera d'ailleurs
00:25:51présentée avant la fin de l'année
00:25:53par la ministre de l'Intérieur.
00:25:55Et puis après un retour forcé
00:25:56au port en raison
00:25:57de vents violents,
00:25:58la flottie humanitaire
00:25:59pour Gaza
00:25:59a finalement repris
00:26:00la mer lundi soir
00:26:01depuis Barcelone
00:26:02en Espagne.
00:26:03Une initiative
00:26:04qui vise à ouvrir
00:26:05un corridor humanitaire
00:26:06vers l'enclave palestinienne
00:26:08où l'ONU a déclaré
00:26:09l'état de famine.
00:26:11Je voudrais qu'on évoque
00:26:12ce qui s'est passé
00:26:13près de Lyon
00:26:15autour de ce...
00:26:16Ce qui est incroyable,
00:26:17enfin terrible.
00:26:18Il y a même...
00:26:19Les mots sont difficiles
00:26:19parce que là,
00:26:20c'est un mineur de 16 ans
00:26:21qui est tué sous les assauts
00:26:23d'un enfant,
00:26:25d'un mineur de 13 ans.
00:26:26Peut-être avant d'évoquer
00:26:27vraiment ce qui s'est passé
00:26:28et les détails,
00:26:29est-ce qu'il y a pour vous
00:26:30la question de la famille,
00:26:31de la structure de la famille
00:26:32qui est au centre de tout ça ?
00:26:34La plupart...
00:26:35Je ne dis pas que c'est le cas
00:26:36et je ne donne pas,
00:26:36je ne justifie pas,
00:26:37je n'excuse pas évidemment,
00:26:38mais est-ce que
00:26:39le fait qu'il y ait
00:26:40des changements,
00:26:41des bouleversements
00:26:41au niveau des familles,
00:26:43souvent on dit
00:26:43l'absence du père,
00:26:45peu importe,
00:26:46de l'autorité,
00:26:46d'une des figures finalement
00:26:48d'autorité,
00:26:49ça peut être la mère
00:26:50évidemment dans la famille,
00:26:52est-ce que ça conduit
00:26:53à une société
00:26:54totalement déboussolée,
00:26:55décapitée ?
00:26:56Je crois que,
00:26:57non, c'est marrant
00:26:57parce que c'est la une
00:26:58de causeurs en fait,
00:26:59le nouveau péril jeune,
00:27:00c'est-à-dire il y a une jeunesse,
00:27:02vous savez qu'on ne comprend pas,
00:27:03le président disait ça
00:27:04cet été,
00:27:05il disait
00:27:06je ne comprends pas
00:27:06les adolescents,
00:27:08mais là pour le coup,
00:27:09je crois qu'il y a
00:27:09beaucoup de gens
00:27:10qui ne comprennent pas
00:27:11cette frange
00:27:11des adolescents,
00:27:13qui n'ont plus de langage
00:27:14en réalité
00:27:15et qui n'ont comme langage
00:27:16en gros
00:27:16que celui de la violence
00:27:18et du bazar
00:27:19parce qu'on a vu aussi
00:27:20des jeunes faire éruption
00:27:21dans des piscines,
00:27:22des marchés,
00:27:23enfin bon,
00:27:25on ne comprend même plus
00:27:26la logique,
00:27:27il n'y a même pas
00:27:27une justification politique.
00:27:30Alors franchement,
00:27:31face à ce phénomène
00:27:31bien malin
00:27:32qui pourrait identifier
00:27:34une seule cause,
00:27:35mais je dirais globalement
00:27:37qu'en partie,
00:27:38vous avez raison,
00:27:39il y a cette question
00:27:39des familles qui est fondamentale,
00:27:41des familles monoparentales
00:27:42comme on dit pudiquement
00:27:43pour ne pas parler
00:27:44des mères seules,
00:27:45mais il y a aussi
00:27:48en fait,
00:27:49je pense qu'on finit
00:27:50par étouffer
00:27:52les jeunes
00:27:52de tous les côtés
00:27:53à force de bienveillance,
00:27:54c'est-à-dire
00:27:55on ne leur apprend pas
00:27:55la limite,
00:27:56on ne leur apprend pas
00:27:56et donc,
00:27:57si à la fin des familles
00:27:59vous n'avez absolument
00:28:00jamais...
00:28:00On ne dit pas que c'est
00:28:00l'éducation positive
00:28:01qui finit par donner,
00:28:03je fais vite,
00:28:04un gamin qui plante
00:28:05un autre gamin.
00:28:07Non mais c'est pour ça
00:28:08que je vous ai dit
00:28:08c'est pour ça que je vous ai dit
00:28:10qu'il fallait quand même
00:28:10qu'il y a beaucoup de facteurs
00:28:12et que bien malin
00:28:13qu'il pourrait en identifier
00:28:14un seul.
00:28:16Et évidemment,
00:28:16l'immigration joue toujours
00:28:18comme fait leur aggravant.
00:28:19Le docteur Maurice Berger
00:28:20qui était il y a quelques mois
00:28:21sur notre plateau,
00:28:22je le répète,
00:28:23j'avais déjà donné
00:28:24cet exemple en direct,
00:28:25ça m'avait beaucoup interpellé,
00:28:27il suit vraiment
00:28:27les cas de très très
00:28:28grandes délinquances
00:28:29et là nous y sommes
00:28:31et il avait interrogé
00:28:32un délinquant plus que ça,
00:28:37un criminel de 13 ans
00:28:38qui avait tué,
00:28:40qui avait planté son copain
00:28:41mais son meilleur ami
00:28:42et il lui a dit
00:28:43mais c'était 16 coups de couteau,
00:28:45il lui a dit
00:28:45mais pourquoi 16 coups de couteau,
00:28:48des coups de pied dans la tête,
00:28:49etc.
00:28:49Mais il n'a pas...
00:28:50Et 16 coups de couteau,
00:28:51je crois que c'était
00:28:51en périphérie si je puis dire,
00:28:53il n'a pas touché
00:28:54les organes vitaux
00:28:54donc l'individu a survécu
00:28:56et le docteur Maurice Berger
00:28:57lui a demandé
00:28:57qu'est-ce qui vous a retenu
00:28:59à la fin
00:28:59parce qu'il y avait
00:29:00le dernier coup de couteau
00:29:00qui pouvait être dans le cœur
00:29:02ou dans un organe vital
00:29:03a dit mais j'avais plus la force.
00:29:05Donc vous voyez,
00:29:06j'avais plus la force,
00:29:07il n'avait plus la force
00:29:08dans les bras
00:29:08pour achever
00:29:09ce qu'il était en train de faire.
00:29:11Donc par cette réponse
00:29:12quand même,
00:29:13qu'est-ce que ça dit
00:29:15sur qu'est-ce qui reste
00:29:16comme dernière limite
00:29:17à cette humanité ?
00:29:19Enfin nous on voit
00:29:19sans parler juste
00:29:21de cette violence
00:29:22qui est extrême
00:29:23mais on voit
00:29:23dans les salles de classe
00:29:24qu'un enfant
00:29:25qui a un comportement
00:29:26problématique
00:29:27et quand je dis problématique
00:29:28c'est pas
00:29:28il parle en classe
00:29:28c'est vraiment
00:29:29avec des vrais
00:29:30soucis de comportement.
00:29:32C'est beaucoup
00:29:32un problème de frustration
00:29:33c'est-à-dire
00:29:34qu'ils ne savent pas
00:29:35gérer leur frustration
00:29:36et en fait
00:29:36c'est la frustration
00:29:37qui doit normalement
00:29:38parler avec les parents
00:29:39par les mots,
00:29:40l'explication
00:29:41bah non tu n'as pas le droit
00:29:42à cette sucette
00:29:42parce que
00:29:43t'as pas été sage
00:29:44donc voilà
00:29:44tu le railles une autre fois.
00:29:46Tout ça en fait
00:29:46n'est pas là.
00:29:47Donc c'est-à-dire
00:29:47que l'enfant arrive
00:29:49et c'est une boule
00:29:50de colère
00:29:51et en effet
00:29:52comment cette colère
00:29:53il la verbalise
00:29:55bah justement
00:29:55il ne peut pas
00:29:55parler mots
00:29:56donc il le fait
00:29:56par les gestes.
00:29:57Donc souvent
00:29:58c'est très
00:29:59enfin je crois
00:30:00que ça ne m'est jamais
00:30:01arrivé en ces temps
00:30:02de carrière
00:30:02de voir un enfant
00:30:03qui avait des gros
00:30:04soucis de comportement
00:30:05et avec qui la famille
00:30:07ça se passait bien.
00:30:08En général
00:30:09il y a toujours
00:30:09un souci
00:30:10dans le noyau familial
00:30:11alors ça peut être
00:30:12un abandon
00:30:12souvent c'est
00:30:13de la violence familiale
00:30:14aussi qui se répercute
00:30:15sur l'enfant
00:30:16ça peut être aussi
00:30:17même parfois
00:30:17un abandon
00:30:18stricto sensu
00:30:18c'est-à-dire qu'il y a
00:30:19des gamins parfois
00:30:19qui vivent à moitié
00:30:20seuls dans les HLM
00:30:23et les parents
00:30:23ne sont pas là
00:30:23ils sont partis au bled
00:30:24ou des choses comme ça
00:30:25donc il y a aussi
00:30:26ce problème-là
00:30:27ce qui n'est pas
00:30:28une justification
00:30:30vous donnez un lien
00:30:31mais en tout cas
00:30:32je pense que
00:30:33le rôle de la famille
00:30:34est central
00:30:35dans cette situation
00:30:36Je voudrais juste voir
00:30:38précisément
00:30:39ce qui s'est passé
00:30:39dans ce cas-là
00:30:40c'est un drame
00:30:41où les agresseurs
00:30:41et les victimes
00:30:42sont extrêmement jeunes
00:30:43c'est un quartier
00:30:43vous allez entendre
00:30:44des habitants traumatisés
00:30:46et on cherche
00:30:46à chaque fois
00:30:47si je puis dire
00:30:48les ressorts
00:30:49le sursaut
00:30:50regardez
00:30:50Il est aux alentours
00:30:53de 22h30
00:30:54ce dimanche
00:30:55trois jeunes
00:30:56se trouvent
00:30:56dans cette rue
00:30:57de Caluérie Cuir
00:30:58un mineur
00:30:59armé d'un couteau
00:31:00s'approche d'eux
00:31:00le groupe prend la fuite
00:31:02L'intersection a eu lieu
00:31:03les individus
00:31:05ont pris la fuite
00:31:07et l'individu
00:31:09porteur du couteau
00:31:10a rattrapé
00:31:11malheureusement
00:31:12la victime
00:31:12et lui a porté
00:31:13un coup de couteau
00:31:14au niveau du coeur
00:31:15L'adolescent de 16 ans
00:31:16s'effondre
00:31:17quelques secondes plus tard
00:31:18après un massage cardiaque
00:31:19il décède à l'hôpital
00:31:20Sur X
00:31:21le maire de la commune
00:31:22s'exprime sur les circonstances
00:31:24du drame
00:31:24perdre un enfant
00:31:25c'est la pire des douleurs
00:31:26et rien ne peut l'atténuer
00:31:28aujourd'hui
00:31:29toute notre ville
00:31:29est à leur côté
00:31:30ce n'est pas l'ombre
00:31:31d'un trafic
00:31:32ou d'un réseau criminel
00:31:33c'est un différent personnel
00:31:34qui a dégénéré
00:31:35dans ce quartier
00:31:36les habitants
00:31:37sont sous le choc
00:31:38Jocelyne était présente
00:31:39quelques minutes seulement
00:31:40avant l'agression mortelle
00:31:41je suis montée
00:31:42tranquillement chez moi
00:31:44mais tout en sachant
00:31:45je ne peux pas imaginer
00:31:47que ça se terminerait autrement
00:31:47qu'en X
00:31:48je ne suis pas navrée
00:31:49je suis traumatisée
00:31:50quelque part
00:31:50c'est une escalade de violence
00:31:53le mineur
00:31:54âgé de 13 ans
00:31:54auteur du coup mortel
00:31:55a été interpellé ce lundi
00:31:57selon le progrès
00:31:58il s'agirait d'un joueur de football
00:31:59du centre de formation
00:32:00de l'Olympique lyonnais
00:32:01une enquête a été ouverte
00:32:03du chef d'homicide volontaire
00:32:04vous avez dit
00:32:07péril jeune
00:32:09c'est SOS
00:32:10jeunesse en danger
00:32:12je me demande parfois
00:32:12si ce ne sont pas
00:32:13les politiques
00:32:13je ne parle pas des responsables
00:32:14ce ne sont pas les hommes
00:32:15et les femmes
00:32:15mais les politiques publiques
00:32:17qui installent
00:32:18une telle violence
00:32:18par un manque de courage
00:32:19dans les décisions
00:32:20par un manque de radicalité
00:32:21justement
00:32:22je me demande si ce n'est pas
00:32:23même un phénomène
00:32:24qui est lié
00:32:25forcément
00:32:26non mais
00:32:27cette délinquance
00:32:28grande criminalité
00:32:30cette fois-ci
00:32:31pour les mineurs
00:32:31de plus en plus jeunes
00:32:32c'est le résultat
00:32:34de plusieurs carences
00:32:35en réalité
00:32:35on l'a dit
00:32:36la carence éducative
00:32:37on vient d'en parler
00:32:38c'est aussi
00:32:39la carence
00:32:40de l'action politique
00:32:42parce que
00:32:43je veux dire
00:32:44à partir du moment
00:32:45où vous ne donnez pas
00:32:46un sens réel
00:32:48à la sanction
00:32:48pour les mineurs
00:32:49vous ouvrez
00:32:50la porte à tout
00:32:51et
00:32:52on ne réformera pas
00:32:55cette affaire
00:32:55tant que
00:32:56je reviens encore une fois
00:32:58tant qu'on ne réformera pas
00:32:59le conseil constitutionnel
00:33:00pourquoi ?
00:33:02parce que
00:33:02regardez la réforme
00:33:03la dernière en date
00:33:04qui avait le mérite
00:33:05d'exister
00:33:05même si elle n'est pas
00:33:06très très loin
00:33:07c'était celle
00:33:07de monsieur Attal
00:33:08qui fait une réforme
00:33:09sur les mineurs
00:33:10et qui dit quoi
00:33:11en réalité
00:33:11on va rétablir
00:33:12la comparution immédiate
00:33:14pour les mineurs
00:33:14de 16 ans
00:33:15etc
00:33:15et on va inverser
00:33:17le raisonnement
00:33:17en matière d'excuses
00:33:18de minorité
00:33:19d'accord
00:33:19qu'a dit le conseil constitutionnel
00:33:21il dit
00:33:21c'est pas constitutionnel
00:33:22ah bon
00:33:23c'est constitutionnel
00:33:24par rapport à quoi
00:33:25quel article
00:33:26de la constitution
00:33:27qui prévoit
00:33:27l'organisation
00:33:27du pouvoir public
00:33:28mais c'est par rapport
00:33:29au grand principe généraux
00:33:31les principes généraux
00:33:32du droit
00:33:32que nous
00:33:33nous avons établi
00:33:34voyez vous
00:33:35donc on ne peut plus
00:33:36réformer
00:33:37la lutte contre les mineurs
00:33:38donc on a installé
00:33:39la lutte contre les mineurs
00:33:40un cadre
00:33:41facilite
00:33:42un cadre
00:33:43qui empêche
00:33:44aux politiques
00:33:44parce que c'était vraiment
00:33:46la réforme d'Attal
00:33:47qui abaisse
00:33:48toutes les barrières
00:33:49de toute façon
00:33:49ça ne peut pas être
00:33:50que de leur faute
00:33:50à 13 ans
00:33:51là pour le coup
00:33:52si vous voulez
00:33:53je suis plutôt
00:33:53une adepte
00:33:54de la responsabilité
00:33:55mais la responsabilité
00:33:56ça va avec l'âge adulte
00:33:57quand même
00:33:58la pleine responsabilité
00:33:59et donc
00:34:00quand des gamins
00:34:01de 10
00:34:02les gamins
00:34:03que vous avez connus
00:34:05c'est pas parce qu'ils sont
00:34:05gentils ou pas gentils
00:34:06je ne parle pas de gentillesse
00:34:08les gamins
00:34:08ça ne veut pas dire
00:34:08qu'ils sont gentils
00:34:09pour certains
00:34:10ce sont des mini adultes
00:34:11mais il n'y a pas
00:34:12en fait
00:34:12c'est pour ça que je vous le dis
00:34:15s'agissant
00:34:16de gens qui ne sont pas
00:34:17des adultes
00:34:18même s'ils se comportent
00:34:19comme telles
00:34:20là pour le coup
00:34:20nous ne pouvons pas
00:34:21éluder l'idée
00:34:22qu'ils ne sont pas
00:34:23les seuls responsables
00:34:23un mineur
00:34:24qui tue comme un adulte
00:34:25ne doit pas être puni
00:34:26comme un adulte
00:34:27c'est ce que j'essaye
00:34:28de vous dire
00:34:28c'est qu'il y a forcément
00:34:29ils ne peuvent pas
00:34:30être tenus
00:34:31pour les seuls responsables
00:34:32de ce qu'ils sont
00:34:33à 11 ans
00:34:33ou 12 ans
00:34:34à 11 ans ou 12 ans
00:34:35on ne se produit pas
00:34:36soi-même
00:34:37il y a un troisième facteur
00:34:39qui aggrave la violence
00:34:41c'est un avis
00:34:41parmi d'autres
00:34:42il y a un troisième facteur
00:34:43qui aggrave la violence
00:34:44c'est la multiplication
00:34:45du numérique
00:34:46en fait
00:34:46le corporel
00:34:48moi je le vois
00:34:48avec beaucoup d'enfants
00:34:49le corporel n'a plus de sens
00:34:50c'est-à-dire que
00:34:51quand vous frappez
00:34:52un camarade
00:34:53parce que moi
00:34:53j'ai parfois des amis
00:34:54qui se frappent
00:34:55mais parfois
00:34:55on se dit
00:34:56mais attendez
00:34:57on arrive
00:34:57on les sépare
00:34:58on se dit
00:34:58mais c'est ton ami
00:34:59je ne comprends pas
00:35:00en fait
00:35:01on a l'impression
00:35:02qu'ils vivent tellement
00:35:03dans une bulle numérique
00:35:03au quotidien
00:35:04que le côté violence
00:35:06en fait
00:35:06on a l'impression
00:35:06qu'ils recherchent
00:35:07ils recherchent
00:35:08à ressentir des choses
00:35:08et ça je pense
00:35:09que les bulles numériques
00:35:11créent vraiment
00:35:11des gros dysfonctionnements
00:35:12et que du coup
00:35:13on a des enfants
00:35:14qui vont toujours
00:35:14de plus en plus loin
00:35:15qui se testent
00:35:16et qui surtout
00:35:17n'ont pas la conséquence
00:35:18pour eux
00:35:18un coup
00:35:18ça n'a pas de signif
00:35:20enfin comment dire
00:35:20ça s'arrête
00:35:21je suis d'accord
00:35:22ça peut exister
00:35:23mais vraiment
00:35:24c'est généralisé
00:35:25c'est ça le problème
00:35:25dans une classe
00:35:26quand vous regardez
00:35:27c'est généralisé
00:35:27la violence n'est plus
00:35:29du tout compris
00:35:29en fait
00:35:30il n'y a pas de conséquence
00:35:31dans leur faim
00:35:31c'est-à-dire que
00:35:32vous frappez quelqu'un
00:35:33ils ne voient pas
00:35:34que frapper quelqu'un
00:35:35ça peut être
00:35:35casser un os
00:35:36ça peut être
00:35:37un gros problème
00:35:38nous on le ressent
00:35:39il n'y a plus
00:35:41si vous voulez
00:35:41cette notion
00:35:42que l'autre
00:35:43est un être humain
00:35:44l'autre est un être humain
00:35:46mais ça reste très virtuel
00:35:47d'une certaine manière
00:35:48c'est un problème
00:35:51abyssal
00:35:51dans ce cas
00:35:51encourageant
00:35:52pour le coup
00:35:54la décivilisation
00:35:56je pense qu'on est
00:35:57vraiment
00:35:57on est vraiment
00:35:58dedans
00:35:58avec sans doute
00:35:59des facteurs
00:36:00aggravants
00:36:01sans doute
00:36:01l'immigration
00:36:02en est un
00:36:03on ne connait pas
00:36:03le profil
00:36:04parce qu'effectivement
00:36:05quand on vient
00:36:05de pays dysfonctionnels
00:36:06violents
00:36:07de familles violentes
00:36:08pardonnez-moi
00:36:10je suis d'accord
00:36:11avec ce que vous dites
00:36:11mais la France
00:36:11c'est ce pays maintenant
00:36:12on a importé
00:36:16tout ça
00:36:16mais moi je crois
00:36:17que c'est pas
00:36:17que l'immigration
00:36:17Alexandre
00:36:18quand vous voyez
00:36:19le continuum
00:36:19en France
00:36:20la France est devenue
00:36:21ce pays
00:36:21que vous décrivez
00:36:22tiers mondisé
00:36:23clochardisé
00:36:24appauvri
00:36:25et ou la violence
00:36:26en partie
00:36:29et c'est pour ça
00:36:30qu'il faut arrêter
00:36:31c'est pour ça
00:36:33qu'il faut arrêter
00:36:34l'immigration
00:36:35mais je crois aussi
00:36:36qu'il n'y a pas
00:36:36que l'immigration
00:36:37ça a été dit
00:36:37dans les classes
00:36:38c'est généralisé
00:36:39il y a l'effet numérique
00:36:41l'absence d'autorité
00:36:42je trouve que c'est dur
00:36:44et je m'excuse
00:36:45aux pays
00:36:45du tiers monde
00:36:47qui eux font un effort
00:36:49pour aller de l'avant
00:36:50nous on va plutôt
00:36:51vers la tiers mondialisation
00:36:52moi j'ai mal aux pays
00:36:53pour ça
00:36:54vous allez dans des pays
00:36:55plus pauvres
00:36:56il n'y a pas ces problèmes
00:36:57là en fait
00:36:57les gens essayent
00:36:58de faire une image
00:36:59dans ces pays plus pauvres
00:37:00que vous décrivez
00:37:01souvent
00:37:01même s'il y a cette violence
00:37:02et que vous dénoncez
00:37:04je ne la cache pas
00:37:05mais il y a aussi
00:37:05des logiques de clan
00:37:07mais comment dire
00:37:08positives
00:37:08on protège son clan
00:37:10on protège son quartier
00:37:11on protège son territoire
00:37:12ici
00:37:13non non
00:37:14son territoire
00:37:14dans le sens
00:37:15on protège
00:37:16ce qui reste
00:37:16d'une signification
00:37:17mais quand vous protègez
00:37:18votre clan
00:37:18votre quartier
00:37:19ou votre territoire
00:37:19ça veut dire
00:37:20que l'autre clan
00:37:21quartier
00:37:22ou territoire
00:37:22est un ennemi potentiel
00:37:24ça veut dire
00:37:24que l'état
00:37:25n'a plus
00:37:25oui oui
00:37:26il y a aussi ça
00:37:27mais vous savez
00:37:27par exemple
00:37:28en Suisse
00:37:28maintenant il y a
00:37:29des bandes
00:37:30qui font cela
00:37:31en Suisse frontalière
00:37:32ce sont des français
00:37:34oui mais il ne faut pas
00:37:35arriver à ça
00:37:36quand même
00:37:36je ne vous dis pas
00:37:38du tout ça
00:37:38je vous dis
00:37:39que c'est un phénomène
00:37:39devant le gouvernement
00:37:40particulièrement déterminé
00:37:41vous êtes choquée
00:37:42par la termondisation
00:37:43oui parce que
00:37:44j'espère que
00:37:45vous vous trompez
00:37:45il y aurait quelqu'un
00:37:46aussi au bout de la table
00:37:47parce qu'il passe vide encore
00:37:48qui s'appellerait
00:37:50monsieur Eric Dupond-Moretti
00:37:51il vous dirait
00:37:51mais
00:37:51on va en tamis
00:37:53vous le mettre à côté de nous
00:37:54mais bien
00:37:54mais dis
00:37:55et soit l'embarque
00:37:55mais vous savez
00:37:57j'essaie d'argumenter
00:37:59c'est ça
00:38:00vous avez trop raison
00:38:01je suis arrivée en France
00:38:02il y a plus de 20 ans
00:38:03et quand je suis arrivée
00:38:05plus de 20 ans
00:38:06quel pays magnifique
00:38:07quelle chance
00:38:08quelle chance
00:38:09après les études
00:38:10de pouvoir s'accomplir
00:38:11ici
00:38:11et à chaque fois aujourd'hui
00:38:12que je reviens
00:38:13dans mon pays de naissance
00:38:14et que je reprends
00:38:15dans l'avion
00:38:15et que j'atterris
00:38:16c'est pas aux doigts mouillés
00:38:18je sens
00:38:19il y a une insécurité
00:38:20qui est enquistée
00:38:22il y a un pays
00:38:23qui a vraiment changé
00:38:24et moi je ne dis pas
00:38:25que c'est simplement
00:38:26l'immigration
00:38:27je pense qu'il y a
00:38:28une véritable clochardisation
00:38:29qui n'est pas du tout
00:38:30liée aux moyens des gens
00:38:31qui est liée
00:38:32à un affaissement
00:38:32une autorité morale
00:38:34de chacun
00:38:34un familial
00:38:35mais c'est un point de vue
00:38:37je crois que vous avez raison
00:38:39et vous avez raison
00:38:39mais je pense que
00:38:40quand on vient d'ailleurs
00:38:41on le voit encore plus peut-être
00:38:42mais de souligner
00:38:43que je l'ai dit
00:38:45il y a l'importation
00:38:45d'une violence clanique
00:38:46mais qu'à la limite
00:38:47dans la violence clanique
00:38:48il y a une forme d'ordre
00:38:49je suis d'accord avec vous
00:38:50et je crois que ce qui est terrible
00:38:51c'est que là
00:38:51on a un hyper archaïsme
00:38:54qui se heurte
00:38:55à une hyper modernité
00:38:57en réalité
00:38:57et que c'est vraiment
00:38:59un choc
00:39:00de modernité
00:39:01mais heureusement
00:39:02le 8 septembre
00:39:03peut-être qu'on sera sauvés
00:39:04que va-t-il se passer
00:39:05je cherche une transition
00:39:06non elle est compliquée
00:39:08la valse
00:39:09c'est pas tout à fait
00:39:09la même chose
00:39:10très légèrement audacieuse
00:39:12la valse
00:39:13des consultations
00:39:13en matinée
00:39:14on se poursuit
00:39:15avec le rassemblement national
00:39:16vous savez que
00:39:16François Bayrou
00:39:17y croit encore
00:39:18c'est le trop de souris
00:39:19le trop de fourmis
00:39:19il n'y a plus
00:39:20qu'une fourmi
00:39:21vous aurez marqué
00:39:22le point
00:39:24avec le trop de fourmis
00:39:25c'est pas bien
00:39:25c'est pas bien
00:39:26non
00:39:27le pourrir du jour
00:39:33je voudrais
00:39:34avant d'écouter
00:39:36Marine Le Pen
00:39:36je dis à France
00:39:37qui est en régie
00:39:38avant d'écouter
00:39:38Marine Le Pen
00:39:39et Jordan Bardala
00:39:40écoutons Jean-Philippe Tanguy
00:39:41il y a ça intéressant
00:39:42qui dénonce
00:39:43l'hypocrisie
00:39:44de Marine Tondelier
00:39:45chez les Verts
00:39:46et qui dénonce
00:39:46le théâtre antifasciste
00:39:48écoutons-le
00:39:48on ne peut pas dire
00:39:50qu'en France
00:39:51il y a
00:39:51une menace fasciste
00:39:53qui rassemble
00:39:54un tiers des français
00:39:55c'est inadmissible
00:39:56c'est précisément
00:39:57ce qu'on a dit
00:39:57de la Marine Tondelier
00:39:58non non non
00:39:59vous avez accusé Marine
00:40:00vous ne l'avez pas
00:40:01repris sur le fait
00:40:02qu'elle avait dit
00:40:03que c'était
00:40:03je lui ai dit
00:40:05précisément
00:40:06vous êtes en train
00:40:08de dire
00:40:09que les personnes
00:40:09qui ont voté
00:40:10pour le Rassemblement
00:40:11National
00:40:11participaient
00:40:13à un péril fasciste
00:40:14et nous
00:40:14et les élus
00:40:15du Rassemblement National
00:40:15c'est précisément
00:40:16ce qu'elle disait
00:40:17elle
00:40:17bien sûr
00:40:18elle a le droit
00:40:19de mentir
00:40:19mais le fait
00:40:20que vous êtes
00:40:20des journalistes
00:40:21vous n'êtes pas là
00:40:21pour servir la soupe
00:40:22du petit théâtre
00:40:24antifasciste
00:40:24on ne sert la soupe
00:40:25absolument à personne
00:40:25mais si si
00:40:26parce que vous savez très bien
00:40:27quand on est dans les coulisses
00:40:28avec Mme Tondelier
00:40:28pourquoi elle prend un verre
00:40:30avec moi de temps en temps
00:40:30si j'étais un fasciste
00:40:31donc ce cinéma antifasciste
00:40:33je ne le supporte plus
00:40:34par respect pour les électeurs
00:40:35par respect pour la vérité
00:40:37mais aussi par respect
00:40:37pour les gens en France
00:40:38et ils sont nombreux
00:40:39et vous le savez
00:40:39qui s'inquiètent aujourd'hui
00:40:41d'un péril fasciste
00:40:41donc le péril fasciste
00:40:42aujourd'hui
00:40:43c'est l'islamisme
00:40:44et c'est ceux
00:40:45qui leur servent
00:40:45la soupe
00:40:46c'est les insoumis
00:40:47et toute la gauche
00:40:48qui soit disant
00:40:49fait barrage
00:40:50à une menace fasciste
00:40:51qui n'existe pas
00:40:51puisque nous sommes
00:40:52le bouclier
00:40:52des françaises
00:40:53et des français
00:40:54contre la menace islamiste
00:40:55et contre toutes les haines
00:40:56et c'est ceux qui
00:40:57depuis 30 ans
00:40:58promettent aux français
00:40:59de protéger la république
00:41:01et jamais notre pays
00:41:02n'a été aussi gangréné
00:41:04par les haines
00:41:05par l'antisémitisme
00:41:06par l'homophobie
00:41:07par la misogynie
00:41:07et par la haine
00:41:08de tous contre le tous
00:41:09donc le rassemblement national
00:41:10rétablira l'unité nationale
00:41:12évidemment
00:41:12et la concorde
00:41:13et je dois dire que franchement
00:41:14d'avoir entendu
00:41:15pendant plus de 20 minutes
00:41:18insulte un délire
00:41:20qui une fois plus
00:41:21insulte l'intelligence des français
00:41:22mais insulte les français
00:41:23qui sont inquiets
00:41:23et qui ont raison de l'être
00:41:24puisque nous assistons
00:41:26à un déferlement
00:41:27de haine
00:41:28des français
00:41:29contre des français
00:41:29qu'avez-vous pensé
00:41:31de cette mise au point
00:41:32elle est étonnante
00:41:34elle a le mérite
00:41:36d'être claire
00:41:36du fait qu'il est député
00:41:38du rassemblement national
00:41:39et la dernière phrase
00:41:40vous dit que le RN
00:41:41va réunir le pays
00:41:42bon ça ça lui appartient
00:41:43le commentaire qu'il fait
00:41:44sur la mise en scène
00:41:46d'une forme de résistance
00:41:47à un fascisme
00:41:48qui serait incarné
00:41:48par le rassemblement national
00:41:49c'est difficile de lui donner tort
00:41:51d'ailleurs il le dit
00:41:52quand il va en coulisses
00:41:53et qu'il voit
00:41:54Marine Tondelier
00:41:55et qu'il prenne des verres
00:41:56ça montre bien
00:41:56que tout ça est monté
00:41:57de toute pièce
00:41:58devant les caméras
00:41:59dès que le voyant rouge s'allume
00:42:00la question c'est
00:42:01est-ce que ça va tenir encore
00:42:02et est-ce que les français
00:42:03c'est ça la seule question
00:42:05face au front république
00:42:06le théâtre antifasciste
00:42:07qui est marrant
00:42:08c'est que c'est une expression
00:42:09beaucoup de gens
00:42:10en ont parlé
00:42:11mais c'est l'expression
00:42:12Lionel Jospin
00:42:13qui avait bien compris
00:42:14a posteriori d'ailleurs
00:42:16que le théâtre antifasciste
00:42:17n'était peut-être pas
00:42:18la bonne méthode
00:42:19ma question c'est
00:42:19comment ça se fait
00:42:20qu'il y a encore
00:42:20autant de spectateurs
00:42:22pour ce théâtre là
00:42:23alors ça
00:42:23à chaque fois
00:42:24moi je me trompe
00:42:25je dis cette fois-ci
00:42:26ça ne marchera pas
00:42:27alors
00:42:28et à chaque fois
00:42:30donc si vous voulez
00:42:31ne me posez pas la question
00:42:32quelles que soient
00:42:32les convictions
00:42:33des uns et des autres
00:42:34est-ce que ce n'est pas
00:42:34une insulte à l'intelligence
00:42:36de ceux qui votent
00:42:36qui sont assez grands
00:42:37pour décider
00:42:38je crois que si
00:42:38le rassemblement national
00:42:39n'est pas encore au pouvoir
00:42:40c'est pas parce qu'il y a
00:42:42une majorité
00:42:43ou une forte minorité
00:42:44de français
00:42:44qui pensent que c'est
00:42:45un parti fasciste
00:42:46je crois que
00:42:46pour la majorité des français
00:42:48tout le monde voit bien
00:42:48que c'est du théâtre
00:42:49une plaisanterie
00:42:50alors il y a quelques personnes
00:42:51dans certains arrondissements
00:42:52parisiens
00:42:54ou de grandes métropoles
00:42:55qui sont effectivement
00:42:55dans une réalité parallèle
00:42:57mais je crois que
00:42:58pour l'instant
00:42:59si le rassemblement national
00:43:00n'a pas réussi
00:43:01c'est parce que
00:43:02les gens ont peur
00:43:03mais pas pour des raisons
00:43:04fascistes
00:43:05ils ont peur
00:43:06d'une impréparation
00:43:07d'un amateurisme
00:43:09d'être mauvais
00:43:11qu'ils soient mauvais
00:43:12économiquement
00:43:13ils ont peur
00:43:15de la réaction
00:43:15de la gauche
00:43:18ils ont peur
00:43:18du bazar dans la rue
00:43:19exactement
00:43:19moi je connais des gens
00:43:21qui me l'ont dit
00:43:21à mon sens
00:43:22ce sont des peurs infondées
00:43:23mais je pense que
00:43:24c'est cette peur là
00:43:25et pas du tout
00:43:26la peur
00:43:26je crois que
00:43:26la classe politique
00:43:28continue
00:43:30malgré tout
00:43:31à exclure
00:43:32du champ
00:43:33de l'arc
00:43:33républicain
00:43:34le rassemblement national
00:43:36la meilleure preuve
00:43:37c'est qu'aux dernières élections
00:43:38législatives
00:43:38ils n'ont eu aucun poste
00:43:40à l'Assemblée nationale
00:43:41aucun
00:43:42mais ils sont tous
00:43:43entendus pour cela
00:43:44donc voyez-vous
00:43:45et je crois que ça ne correspond
00:43:46plus du tout
00:43:47à l'opinion
00:43:48des français
00:43:49mais ce réflexe
00:43:50vous le retrouverez
00:43:51à la prochaine élection
00:43:52législative
00:43:52et peut-être même
00:43:54vous le retrouverez
00:43:55s'il y avait un deuxième tour
00:43:56sauf qu'on a changé
00:43:56de situation
00:43:58ne croyez-vous pas
00:43:59on en a parlé tout à l'heure
00:44:03hors antenne
00:44:03que le président
00:44:04se dit maintenant
00:44:05la dissolution
00:44:06avec vraiment
00:44:07les conséquences
00:44:08que j'aurais aimé avoir
00:44:08pour la première dissolution
00:44:10c'est-à-dire
00:44:10l'URN arrive
00:44:11au pouvoir
00:44:12à Matignon
00:44:13et comme l'avait dit
00:44:13Mitterrand
00:44:14allons-y
00:44:14on va vous y voir
00:44:15vous le direz
00:44:16clairement
00:44:16comme ça
00:44:17monsieur Macron
00:44:18il ne dira jamais
00:44:19devant les français
00:44:19je souhaite
00:44:20que le rassemblement national
00:44:21arrive au pouvoir
00:44:22ce qui me permettrait
00:44:23en parenthèse
00:44:23de me maintenir
00:44:24à l'Elysée
00:44:24si il y a une majorité
00:44:27quelque part
00:44:28d'où qu'elle vienne
00:44:29à l'Assemblée nationale
00:44:30il pourra se maintenir
00:44:31mais s'il n'y a plus
00:44:31du tout de majorité
00:44:32on y reviendra
00:44:33tout à l'heure
00:44:35on écoute en attendant
00:44:36Jordan Bardella
00:44:37et Marine Le Pen
00:44:38je ne dis pas de surprise
00:44:38à la sortie des consultations
00:44:40avec François Bayerouf
00:44:41nous nous appelons
00:44:43Jordan et moi-même
00:44:45à une dissolution
00:44:46ultra rapide
00:44:46parce que la réalité
00:44:48c'est qu'il faut
00:44:49que la nouvelle majorité
00:44:51issue
00:44:52de ces nouvelles élections
00:44:54puisse construire
00:44:55un budget
00:44:56pour que notre pays
00:44:58ait un budget
00:44:58c'est ça en réalité
00:45:01la seule solution
00:45:02qui soit
00:45:03démocratique
00:45:04c'est intéressant
00:45:07parce qu'elle inverse
00:45:08la responsabilité
00:45:09c'est à dire
00:45:09que le rassemblement national
00:45:11par ce discours
00:45:11incarne justement
00:45:12l'esprit de responsabilité
00:45:13en disant
00:45:14il va falloir un budget
00:45:15il faut qu'on tienne
00:45:15les délais etc
00:45:16alors qu'à l'inverse
00:45:17si le président de la république
00:45:18s'entête dans son choix
00:45:20de rester
00:45:20et de ne pas dissoudre
00:45:21c'est lui qui pourrait
00:45:22incarner le désordre
00:45:23si le RN était vraiment clair
00:45:24jusqu'au bout
00:45:25là elle nous dirait
00:45:26par exemple
00:45:27quel que soit le premier ministre
00:45:28je vais
00:45:28je vote
00:45:30l'émotion de censure
00:45:31si elle vote
00:45:32toute l'émotion de censure
00:45:33quel que soit le premier ministre
00:45:34ça veut dire que
00:45:34dès maintenant
00:45:35le président n'a plus le choix
00:45:36vous mettez un chèque en blanc
00:45:37non mais elle a dit ce matin
00:45:39pardonnez-moi
00:45:41vous croyez que Marine Le Pen
00:45:43
00:45:43c'est pas ça que je conteste
00:45:44moi je conteste
00:45:44c'est que Marine Le Pen
00:45:45aurait un intérêt
00:45:46à vous dévoiler
00:45:47les 15 coups d'après
00:45:48non mais elle a dit ce matin
00:45:49que quiconque n'incarnera pas
00:45:51la rupture avec le macronisme
00:45:52elle peut précipiter la démission
00:45:53en faisant ça
00:45:54c'est-à-dire que dès maintenant
00:45:55il n'y a plus de solution
00:45:55pour le président
00:45:56je pense qu'il faut
00:45:58d'abord le 8 septembre
00:45:59elle a dit que
00:46:00quiconque n'incarnera pas
00:46:01la rupture avec le macronisme
00:46:02sera censuré
00:46:03ça veut dire ce que ça veut dire
00:46:04mais pardonnez-moi
00:46:04vous croyez qu'il va y avoir
00:46:06quelqu'un qui incarne
00:46:07une rupture avec le macronisme
00:46:08nommé par Marine Le Pen
00:46:08donc la clarification
00:46:10n'est pas totale par le RN
00:46:12mais vous voulez dire
00:46:13qu'il faudrait mettre
00:46:14carte sur table
00:46:14plus explicitement
00:46:15bien sûr
00:46:16puisqu'on ne peut pas
00:46:18comment dire
00:46:19ce pays luxe
00:46:20d'attendre pour la France
00:46:21alors que le RN
00:46:22nous dise vraiment
00:46:23ce qu'il en est
00:46:23comme ça le président
00:46:24vous croyez vraiment
00:46:26que le président
00:46:27va faire ce qu'on attend
00:46:29de lui qu'il fasse
00:46:30non je dis
00:46:30qu'il peut être poussé
00:46:31à faire certains
00:46:33ils vont relativement loin
00:46:34après je ne sais pas
00:46:36Emmanuel Macron peut nommer
00:46:37par exemple Bruno Rotaillot
00:46:38le RN
00:46:39ce serait dans une situation
00:46:40compliquée
00:46:40est-ce qu'il est obligé
00:46:41de soutenir probablement
00:46:42Bruno Rotaillot
00:46:43vous croyez que le budget
00:46:45de Bruno Rotaillot
00:46:45ce sera le budget de qui ?
00:46:47on ne parle pas d'insécurité
00:46:48le budget aussi
00:46:49ce sera le budget
00:46:50de M. Bayrou
00:46:51il a mis quelques réserves
00:46:53M. Rotaillot est la cible
00:46:55très critiqué par le RN
00:46:57ça ne changera rien
00:46:58je vous assure
00:46:58moi je pense qu'Emmanuel Macron
00:47:00fera tout
00:47:01pour ne pas démissionner
00:47:02alors ça ne veut pas dire
00:47:03peut-être que vous avez raison
00:47:04qu'à la fin il sera obligé
00:47:05mais ce ne sera pas
00:47:06à mon avis
00:47:07une décision prise
00:47:09je vous rencontrais
00:47:10quelques coulisses
00:47:10à l'heure de l'interview
00:47:11avec François Bayrou
00:47:12et vous me direz
00:47:13en fonction de ça
00:47:14vous avez juste dit au revoir
00:47:15oui j'ai dû au revoir
00:47:16mais j'ai essayé de traîner l'oreille
00:47:17quand même
00:47:18à tout de suite
00:47:19une courte pause
00:47:20on se retrouve pour d'autres sujets
00:47:21merci d'être avec nous
00:47:27on n'a pas parlé de rentrée scolaire
00:47:29aujourd'hui
00:47:29c'est quand même important
00:47:30heureusement que Sophie Audugé
00:47:31nous a rejoint
00:47:31avec le professeur
00:47:33évidemment Ophélie Roch
00:47:35on va en parler
00:47:36et c'est un sujet aussi
00:47:37qui vous tient
00:47:38qui nous tient à coeur
00:47:39Sophie Audugé
00:47:40également vous réagirez
00:47:41Ophélie évidemment
00:47:42vous tous
00:47:42d'autres sujets également
00:47:43on parlera de la droite
00:47:45mais pas de la petite politique
00:47:46vraiment moi j'aimerais savoir
00:47:47comment
00:47:48est-ce que vous comprenez
00:47:49la position de Bruno Retailleau
00:47:51vous me le direz après
00:47:52on parlera également
00:47:53ça c'est le cri du coeur
00:47:54d'un père
00:47:55vous vous souvenez
00:47:55de ce qui s'était passé
00:47:56pour la petite Camilia
00:47:57cette fillette de 7 ans
00:47:58qui avait été fauchée
00:47:59par une moto à Valoris
00:48:01vous vous souvenez
00:48:02son père a témoigné
00:48:03et les mots qu'il emploie
00:48:05sont très puissants
00:48:06ce sera juste après le journal
00:48:08puisqu'il est 13h
00:48:09bonjour à vous
00:48:09ma chère Somalia
00:48:10bonjour Sonia
00:48:11et bonjour à tous
00:48:12à la une de l'actualité
00:48:13fin progressive
00:48:14de la répartie
00:48:15les galas
00:48:16font joncousse
00:48:16dans l'Aude
00:48:17les derniers fêtards
00:48:18sont en train d'être évacués
00:48:20par les forces de l'ordre
00:48:21une répartie émaillée
00:48:22par des scènes de violence
00:48:23que les tuffeurs racontent
00:48:24au micro de Jean-Luc Thomas
00:48:25écoutez
00:48:26on a vu une trentaine
00:48:29de personnes très jeunes
00:48:31arriver avec des bâtons
00:48:33des barres de fer
00:48:33donc on s'est dit
00:48:34ok c'est bizarre
00:48:36est-ce que c'est les agriculteurs
00:48:37mais bon
00:48:37moi personnellement
00:48:38je vis avec des agriculteurs
00:48:40ils ont pas ces comportements là
00:48:42il y a eu des charges
00:48:43d'êtres humains
00:48:43par des tracteurs
00:48:44moi j'ai vu un homme
00:48:45passer à 2 cm
00:48:47d'un tracteur
00:48:47de manquer de se faire écraser
00:48:49donc voilà
00:48:50beaucoup de comportements
00:48:52humains
00:48:53moi j'ai juste vu
00:48:54les CRS arriver
00:48:55et ensuite
00:48:57on a vu des groupes
00:48:58de gens
00:49:00on sait pas trop
00:49:01avec des bâtons
00:49:01et tout ça
00:49:02dans les vignes
00:49:02il y a eu un affrontement
00:49:03entre les deux
00:49:04et les CRS
00:49:05un peu au milieu
00:49:05donc on a eu du mal
00:49:06à comprendre
00:49:07qui faisait quoi là-dedans
00:49:08c'est l'autre actualité
00:49:10de ce mardi
00:49:11Marine Le Pen
00:49:12et Jordan Bardella
00:49:13intransigeant
00:49:14avec le Premier Ministre
00:49:15les consultations
00:49:16ne changent pas grand chose
00:49:17nous n'avons pas confiance
00:49:19le miracle n'a pas eu lieu
00:49:20ont-ils déclaré
00:49:21après leur entretien
00:49:22avec François Bayrou
00:49:22nous appelons
00:49:24à la dissolution
00:49:25ultra rapide
00:49:25à ajouter
00:49:26la chef de file
00:49:27du RN
00:49:27à l'Assemblée Nationale
00:49:29et puis on termine
00:49:30ce journal
00:49:31avec la mise en place
00:49:32dès la semaine prochaine
00:49:32du pacte de lutte
00:49:33contre les déserts médicaux
00:49:35un plan d'ores et déjà
00:49:36dénoncé
00:49:37par les professionnels
00:49:37du secteur
00:49:38Alexis Prince
00:49:39c'est une rentrée
00:49:42qui rime avec solidarité
00:49:44pour les médecins généralistes
00:49:45à compter de cette semaine
00:49:47les praticiens
00:49:48pourront venir en renfort
00:49:49dans les déserts médicaux
00:49:50sur la base du volontariat
00:49:51jusqu'à deux jours
00:49:53dans le mois
00:49:53et moyennant
00:49:54une indemnisation
00:49:55de 200 euros par jour
00:49:56en plus du prix
00:49:57de la consultation
00:49:58en déplacement
00:49:59ce lundi
00:50:00dans les Landes
00:50:00le ministre de la Santé
00:50:02a assuré
00:50:02ne pas vouloir éloigner
00:50:03les médecins de force
00:50:04si un médecin généraliste
00:50:06travaille déjà
00:50:075 à 6 jours
00:50:08sur 7
00:50:09et qu'il fait
00:50:0950 patients par jour
00:50:11l'idée
00:50:12c'est pas de lui dire
00:50:13de fermer son cabinet
00:50:14pour aller faire
00:50:16des patients
00:50:17dans le cabinet
00:50:1720 km plus loin
00:50:18annoncé fin avril
00:50:19par François Bayrou
00:50:20ce pacte
00:50:21contre les déserts médicaux
00:50:22prévoyait au départ
00:50:23d'obliger les médecins
00:50:25à venir en soutien
00:50:26des 151 zones
00:50:27dites rouges
00:50:27c'est-à-dire
00:50:28en sous-effectifs médicaux
00:50:29devant la levée
00:50:30de boucliers
00:50:31de la profession
00:50:31et notamment des internes
00:50:33le gouvernement avait finalement décidé
00:50:35de rendre le dispositif facultatif
00:50:37pour ce médecin
00:50:38cette mesure n'est qu'un pansement
00:50:40sur une jambe de bois
00:50:41ce qu'attendent les français
00:50:42et ce qui avait été publicité
00:50:43pendant des années
00:50:44par les français
00:50:44c'est d'avoir des médecins
00:50:45qui soient à leur écoute
00:50:47qu'ils puissent revoir
00:50:48qu'ils puissent voir
00:50:50dans 6 mois
00:50:50dans un an
00:50:51dans 2 ans
00:50:52et malheureusement
00:50:53les politiques ont envie
00:50:54de mesures à très court terme
00:50:55et qui ne sont jamais efficaces
00:50:57ce plan qui devrait aider
00:50:592,5 millions de français
00:51:00vivant dans un désert médical
00:51:02ne sera opérationnel
00:51:03qu'à partir de la semaine prochaine
00:51:05voilà ce qu'on pouvait dire
00:51:07de l'actualité à 13h
00:51:08Sonia
00:51:08merci Somaïa
00:51:09je vous dis à tout à l'heure
00:51:10pour le rappel
00:51:11des titres
00:51:11nous sommes toujours
00:51:12avec Ophélie Roch
00:51:13avec
00:51:14d'ailleurs je pensais à quelque chose
00:51:15j'aurais aimé avoir un professeur
00:51:17comme vous
00:51:17c'est gentil
00:51:18c'est gentil
00:51:19écoutez j'essaye d'être
00:51:20ils ne vous ressemblaient pas
00:51:21mes professeurs
00:51:22c'était des sœurs
00:51:25vos professeurs
00:51:26ah non les sœurs
00:51:26alors les sœurs
00:51:27qui sont dépendantes
00:51:28des pères blancs en Tunisie
00:51:30c'était les encadrants
00:51:32les encadrantes
00:51:33si je puis dire
00:51:34ils nous ont emmenés
00:51:34à la cantine pour manger
00:51:36etc
00:51:36mais vous savez
00:51:37je suis pareil en classe
00:51:38que sur les plateaux
00:51:39en fait
00:51:39je suis vraiment la même
00:51:40si on me prend
00:51:41on me pose là
00:51:41on me pose là
00:51:42ça ne change pas
00:51:42et qu'est-ce que vous disent
00:51:43vos élèves
00:51:44ils vous regardent parfois
00:51:45alors là
00:51:46les nouvelles classes
00:51:47je ne sais pas
00:51:47parce que je ne les ai pas encore vues
00:51:48parce que c'est jeudi
00:51:49que je reprends avec eux
00:51:50officiellement
00:51:51mais ouais
00:51:52ils m'ont vu
00:51:53au départ j'avais un petit peu peur
00:51:54de leur réaction
00:51:54je me suis dit
00:51:55bon est-ce qu'ils vont être contents
00:51:57pas contents
00:51:57et en fait
00:51:58ils sont souvent
00:51:59beaucoup plus heureux
00:52:01que mes collègues
00:52:01c'est à dire
00:52:02qu'il y a un côté
00:52:03c'est étrange
00:52:04on est fiers de vous
00:52:06c'est bien
00:52:07vous restez vous-même
00:52:08vous dites pas des choses
00:52:09horribles sur nous
00:52:10ça nous fait plaisir
00:52:10et voilà
00:52:11non ça se passe bien
00:52:12ah les collègues sont
00:52:13c'est news
00:52:14mais enfin
00:52:15mais qu'est-ce que c'est
00:52:16mais quelle honte
00:52:17les collègues disent
00:52:18mais comment ça se fait
00:52:19que tu n'es pas sur France Culture
00:52:20ah bon les salles des profs seraient de gauche
00:52:22écoutez il semblerait
00:52:24il semblerait
00:52:25même dans une école privée en plus
00:52:26ah oui bien sûr
00:52:27oui bien sûr
00:52:28c'est du privé
00:52:30mais c'est pas un privé
00:52:30ultra
00:52:31ultra élitiste non plus
00:52:32le privé qui est le canot de sauvetage
00:52:34de l'école
00:52:35bonjour je suis Nekela
00:52:36nous sommes avec Elisabeth Lévy
00:52:38je suis là
00:52:39oui
00:52:39et je le disais
00:52:43Sophie Audigé
00:52:44dans quelques instants
00:52:45on va parler d'un sujet
00:52:45d'importance
00:52:47je reviendrai d'ailleurs
00:52:47sur les mots utilisés
00:52:48lors d'une conférence de presse
00:52:49par Elisabeth Borne
00:52:51permettez-moi tout d'abord
00:52:52de parler de ce drame terrible
00:52:53souvenez-vous
00:52:54cette petite fille
00:52:55fauchée
00:52:56évidemment
00:52:56ça nous avait tous
00:52:58beaucoup touchés
00:53:00c'était Camilia
00:53:00une fillette de 7 ans
00:53:01qui a été mortellement percutée
00:53:03par un motard
00:53:04à Valoris
00:53:05et son père
00:53:06Slim Ooussaïa
00:53:07témoigne au micro
00:53:08écoutez-le
00:53:09pardonnez-moi
00:53:10en Tunisie
00:53:12tu aurais commis
00:53:12le même acte
00:53:14tu serais déjà parti
00:53:15en prison direct
00:53:15il n'y a pas
00:53:17il n'y a pas de négociation
00:53:18il n'y a pas d'autre cas
00:53:19tu pars en prison
00:53:20tu es emprisonné
00:53:21et on attendra
00:53:23l'enquête
00:53:24le jugement
00:53:25quoi qu'il arrive
00:53:26voilà
00:53:27donc
00:53:28ça ne veut pas dire
00:53:29qu'en Tunisie
00:53:30la conduite
00:53:30elle est meilleure
00:53:31elle est pire
00:53:31d'accord
00:53:33mais sauf qu'en France
00:53:34les usagers de la route
00:53:37ils sont
00:53:38on n'est pas tous
00:53:39prêts
00:53:40à une conduite dangereuse
00:53:43on applique tellement
00:53:44on a pris tellement
00:53:44l'habitude d'appliquer
00:53:45les lois
00:53:46et de faire en sorte
00:53:48que tout va bien
00:53:49que dès qu'il y a
00:53:51quelque chose
00:53:51qui sort du normal
00:53:52on n'est pas prêt
00:53:53en fait
00:53:54la France
00:53:55et le système français
00:53:56j'adore
00:53:56c'est un système
00:53:59c'est un pays
00:53:59qu'il y a tout
00:54:00c'est un système
00:54:01en fait
00:54:01qui est fait
00:54:02pour aider tout le monde
00:54:03il y a trop d'abus
00:54:04mais qui est puni
00:54:07à la fin
00:54:07c'est pas ceux
00:54:08qui s'en abusent
00:54:09qui les abusent
00:54:10c'est les personnes
00:54:11qui en ont besoin
00:54:12vraiment
00:54:12on va parler du constat
00:54:14mais ce père
00:54:15a perdu sa petite fille
00:54:16il n'y a pas si longtemps
00:54:18quand même
00:54:18regardez le recul
00:54:19la manière de dire les choses
00:54:20si je peux me permettre
00:54:22sur la Tunisie
00:54:22je vous ai toujours dit
00:54:23ce qu'il dit
00:54:25j'en fais pas un modèle
00:54:27mais d'ailleurs même
00:54:28pourquoi
00:54:29il va en prison
00:54:30avant le jugement
00:54:31pour
00:54:32même
00:54:33pour le protéger
00:54:34pour protéger
00:54:35évidemment
00:54:35avec ce qui se passe
00:54:37il peut y avoir
00:54:37des réactions
00:54:38des velléités
00:54:39de vengeance
00:54:40comment on réagit
00:54:43à ça
00:54:43moi je trouve
00:54:44que ces mots
00:54:45vraiment
00:54:45très grande dignité
00:54:47oui
00:54:47ce qui est intéressant
00:54:48c'est que très souvent
00:54:49ce sont des gens
00:54:50issus de l'immigration
00:54:52qui nous disent
00:54:53mais comment
00:54:54pourquoi la France
00:54:54accepte-t-elle
00:54:55pourquoi il y a des abus
00:54:56pourquoi
00:54:57voilà
00:54:57et je trouve
00:54:58si vous voulez
00:54:59évidemment
00:55:00par rapport à la parole
00:55:02de la puissance publique
00:55:03la parole de la puissance publique
00:55:04n'est plus que vanité
00:55:05l'exemple
00:55:05les obligations
00:55:06de quitter le territoire
00:55:08ça ne veut plus rien dire
00:55:09mais même
00:55:11la signification des mots
00:55:12les mots
00:55:13à la justesse
00:55:14il fait attention
00:55:15il dit les choses
00:55:17par rapport au responsable politique
00:55:18et dans l'expression
00:55:19responsable politique
00:55:20il y a responsable
00:55:21je pense que le QTF
00:55:22devrait s'appeler
00:55:24IQTF
00:55:25voilà
00:55:26invitation
00:55:27invitation
00:55:28bien sûr
00:55:28ou suggestion
00:55:29proposition
00:55:30c'est pas une obligation
00:55:31puisqu'on vous laisse repartir
00:55:33et vous débrouillez
00:55:35pour repartir ensuite
00:55:36vous avez un délai
00:55:36d'un mois pour le faire
00:55:37c'est une invitation
00:55:38à partir
00:55:39parce que
00:55:39c'est pas que la parole
00:55:42se libère
00:55:42c'est que
00:55:43évidemment
00:55:43les victimes
00:55:45les familles de victimes
00:55:47la mère d'Elias
00:55:48bien sûr
00:55:48le père de Camilia
00:55:50et tant d'autres
00:55:51parlaient avant
00:55:52mais voilà
00:55:53ça ne passait pas
00:55:54le mur du son
00:55:54alors pour certains
00:55:55ils n'avaient pas
00:55:56les bons mots
00:55:56le bon diagnostic
00:55:57pour que ce soit écouté
00:55:59donc c'était important
00:55:59vraiment d'écouter
00:56:00dans notre société
00:56:01c'est très mal vu
00:56:02que la victime
00:56:03prenne la parole
00:56:04c'est vrai
00:56:04surtout sur ce qu'elle dit
00:56:05je vous rappelle
00:56:06qu'il y avait quand même
00:56:07quelques pères de victimes
00:56:09de viol et d'assassinat
00:56:10qui se sont retrouvés
00:56:11sur un mur des cons
00:56:13parce qu'ils avaient osé
00:56:14créer une association
00:56:16c'est ça
00:56:17non c'était
00:56:18Jean-Pierre Escarfaille
00:56:19pour la pauvre
00:56:20Pascale
00:56:20morte à 20 ans
00:56:21et puis Lauren Schmitt
00:56:23la fille du colonel Schmitt
00:56:25à l'époque
00:56:25tuée dans un métro
00:56:26et donc
00:56:28ils avaient créé
00:56:28des associations
00:56:29pour lutter
00:56:30contre la criminalité
00:56:31sérielle
00:56:32ils se sont retrouvés
00:56:33sur un mur
00:56:33des cons
00:56:34les victimes
00:56:34on difficilement
00:56:35leur place
00:56:36dans un procès
00:56:37même dans la société
00:56:38d'ailleurs on les oublie
00:56:39souvent
00:56:40il faut respecter
00:56:41comme avait dit
00:56:42comment s'appelait-il
00:56:44déjà
00:56:45c'était Antoine Léris
00:56:46vous n'aurez pas ma haine
00:56:47mais il faut respecter
00:56:48ceux qui disent
00:56:48vous aurez ma haine
00:56:49sans passer évidemment
00:56:50à l'acte
00:56:51c'est ça la différence
00:56:52aujourd'hui
00:56:52c'est que la mère d'Elias
00:56:54vous dit mais non
00:56:54je ne suis pas d'accord
00:56:55mon fils a été tué
00:56:56par une machette
00:56:57ce n'est pas un couteau
00:56:58il y a une différence
00:56:58et donc il y a
00:56:59une explication culturelle
00:57:01tout ce que vous voulez
00:57:01il y a deux questions
00:57:04il y a deux questions
00:57:05qu'il faille les entendre
00:57:06et évidemment respecter
00:57:08chacun vit son deuil
00:57:09comme il peut
00:57:09comme il veut
00:57:10comme il est
00:57:10comme il est
00:57:11comme il est
00:57:12ça c'est clair
00:57:15après
00:57:15effectivement
00:57:16ce ne sont pas
00:57:17les victimes
00:57:18qui décident
00:57:18de la sanction
00:57:19et c'est bien à ça
00:57:21que sert la justice
00:57:22heureusement
00:57:23évidemment
00:57:24la sanction
00:57:25c'est la société
00:57:26c'est marrant
00:57:31parce que c'est un invariant
00:57:32dans toutes les cultures
00:57:33les victimes
00:57:34ont un statut
00:57:35un peu ambigu
00:57:35même au Japon
00:57:36où la justice
00:57:37est parfois très très autoritaire
00:57:38il n'est pas bien vu
00:57:40qu'une victime parle
00:57:41on a l'impression
00:57:42qu'il y a encore
00:57:42le poids
00:57:43mais on a l'impression
00:57:44que ce poids là
00:57:45peu importe la culture
00:57:45il est encore très très présent
00:57:46en fait
00:57:47voilà
00:57:47une des choses
00:57:48qu'il faut encore
00:57:49inverser et échanger
00:57:51avant de parler de l'école
00:57:52parce que là encore
00:57:53là on attend
00:57:53l'inversion totale
00:57:55justement
00:57:56parlons
00:57:57puisqu'on a parlé
00:57:57d'insécurité
00:57:58du ministre de l'Intérieur
00:57:59je voudrais que vous m'expliquiez
00:58:00la position aujourd'hui
00:58:01du ministre de l'Intérieur
00:58:03mais au-delà
00:58:03comment dire
00:58:04des contingences politiciennes
00:58:06on va l'écouter lui
00:58:07sur une éventuelle
00:58:08future participation
00:58:09à un nouveau gouvernement
00:58:10si il y a un nouveau premier ministre
00:58:12et si le vote de confiance
00:58:13qui semble être acquis
00:58:14n'est pas
00:58:15si le premier ministre
00:58:18ne l'obtient pas
00:58:18écoutons Bruno Rotaillot
00:58:19le gouvernement
00:58:21il est là
00:58:22le gouvernement
00:58:23pour l'instant
00:58:24il est en attente
00:58:25du résultat
00:58:27du vote
00:58:28de confiance
00:58:29mais si demain
00:58:30il doit y avoir
00:58:30un nouveau gouvernement
00:58:31la présence de l'air
00:58:32n'est pas acquise
00:58:32il y a des conditions
00:58:34y compris sans doute
00:58:35des conditions écrites
00:58:36pas question de s'engager
00:58:37à l'aveuglette
00:58:38on a dit non au chaos
00:58:40on a dit non
00:58:41à cette gauche
00:58:41mélanchonisée
00:58:42les conditions sont les mêmes
00:58:43mais
00:58:44c'est pour être utile
00:58:46à la France
00:58:46la France que nous aimons
00:58:48et la France que nous
00:58:49voulons servir
00:58:49mais pas dans n'importe
00:58:50quelles conditions
00:58:51c'est ça que je veux comprendre
00:58:53il est entré
00:58:53là dans le gouvernement
00:58:55et c'est un pilier
00:58:55et il dit que dans le prochain gouvernement
00:58:57où il y aura un premier ministre
00:58:58macroniste
00:58:59et probablement
00:59:00le même contexte
00:59:02il va poser des conditions
00:59:03mais pourquoi
00:59:03ne les a-t-il pas posées avant
00:59:06mais il avait donné
00:59:08l'explication
00:59:09de son entrée au gouvernement
00:59:10souvenez-vous
00:59:11c'était ou nous
00:59:12ou les filles
00:59:14est-ce qu'il valait mieux
00:59:14qu'on rentre dans ce gouvernement
00:59:15ou nous le chaos
00:59:16cette petite musique
00:59:17non mais c'est vrai
00:59:18que si les LR
00:59:19n'avaient pas accepté
00:59:21d'entrer au gouvernement
00:59:22qui serait rentré au gouvernement
00:59:24il serait tenu 15 jours
00:59:25ouais c'est ça
00:59:26même 15 jours
00:59:27il ne faut pas les laisser
00:59:29s'en approcher
00:59:30il a le mérite
00:59:31pardon
00:59:31si les français
00:59:32votent pour
00:59:33jouer une comédie
00:59:33aussi qui n'existe pas
00:59:35pas dans des combines politiques
00:59:38mais ils sont arrivés en tête
00:59:39enfin vous allez me dire
00:59:40oui par vous
00:59:40vous le savez
00:59:41en tête
00:59:41on va pas réavoir
00:59:43cette discussion
00:59:44on aura peut-être
00:59:45cette discussion
00:59:45encore dans un mois
00:59:46pour moi il est cohérent
00:59:51on ne rentre pas
00:59:52dans un gouvernement
00:59:53sans savoir
00:59:54qui va le diriger
00:59:55sur quelle ligne politique
00:59:56mais entre temps
00:59:57on vote la confiance
00:59:58mais il vote
00:59:59je crois
01:00:00que ce n'est pas pour le défendre
01:00:01mais il a voté
01:00:02la confiance
01:00:03sur la question
01:00:06du budget
01:00:08en fait
01:00:08c'est à dire
01:00:09voilà les efforts
01:00:10qu'il faut faire
01:00:10après je ne suis pas sûr
01:00:14que les électeurs du LR
01:00:15entendent cela
01:00:16c'est un peu plus important
01:00:17on verra
01:00:18le piège est un peu
01:00:20en train de se refermer
01:00:21sur Bruno Retailleau
01:00:22enfin le piège
01:00:22ça lui a permis
01:00:23d'être ministre de l'Intérieur
01:00:24de se faire connaître
01:00:25les gens ne le connaissaient pas
01:00:27mais on voit bien
01:00:27les limites
01:00:28de l'exercice
01:00:29d'entrer dans un gouvernement
01:00:30où on a très très peu
01:00:31de marge de manœuvre
01:00:33alors là quand il parle
01:00:34de conditions
01:00:34je pense qu'il veut éviter
01:00:36le scénario
01:00:36d'un premier ministre
01:00:37socialiste
01:00:38par exemple
01:00:39je pense qu'il exclut
01:00:40de participer
01:00:40à un gouvernement
01:00:41où il y aurait
01:00:41un premier ministre
01:00:42est-ce qu'il n'a pas raté
01:00:42le coche de partir
01:00:43au moment
01:00:44sans doute
01:00:44on voit bien
01:00:45que plus le temps passe
01:00:46plus c'est compliqué
01:00:47aujourd'hui
01:00:48aujourd'hui
01:00:50pour lui
01:00:51et c'est le problème
01:00:53de LR
01:00:54bien avant Bruno Retailleux
01:00:55c'est d'apparaître
01:00:56comme les supplétifs
01:00:57du centre
01:00:58et de peut-être
01:00:59pas avoir fait
01:01:00un choix clair
01:01:00parce que
01:01:01j'entends ce que dit
01:01:02Georges Fenech
01:01:02sur LFI
01:01:03ça aurait été LFI
01:01:05bon d'abord moi
01:01:05je ne crois pas du tout
01:01:06que LFI
01:01:06pouvait se maintenir
01:01:07il n'y aurait pas eu
01:01:08de majorité
01:01:09et ensuite
01:01:10la LR
01:01:10il ne faut pas oublier
01:01:11qu'ils ont fait
01:01:12un choix
01:01:12entre les deux tours
01:01:13du nini
01:01:14voire des arrangements
01:01:15avec la Macronie
01:01:17ils n'auraient pas
01:01:18fait le choix là
01:01:18il n'y aurait pas eu
01:01:19de menace LFI
01:01:21au gouvernement
01:01:23vous voulez remonter
01:01:24quelque chose
01:01:24pour le dire
01:01:25encore plus clairement
01:01:27c'est à dire
01:01:27qu'on avait
01:01:28une assemblée
01:01:29pour faire l'union
01:01:29des droites
01:01:30c'était très clair
01:01:31ils n'ont pas voulu
01:01:32faire l'union des droites
01:01:33la première fois
01:01:34maintenant
01:01:35ils ont totalement
01:01:36saccagé
01:01:37cette hypothèse
01:01:38en vrai
01:01:39d'accord
01:01:39union des droits
01:01:40toujours clamé
01:01:41réclamé
01:01:41notamment ce matin
01:01:42par Sarah Knafo
01:01:43et par les électeurs
01:01:44beaucoup d'électeurs
01:01:46étaient quand même pour
01:01:47les électeurs de LR
01:01:47franchement Georges
01:01:48mais je pense que
01:01:49les électeurs de LR
01:01:50se disent
01:01:50mais que fait
01:01:51Bruno Rotailleau
01:01:52par exemple
01:01:52avec Elisabeth Borne
01:01:53pas possible
01:01:54enfin on ne tire pas
01:01:55un bateau
01:01:56d'un côté
01:01:57et de l'autre
01:01:57c'est pas possible
01:01:58surtout un bateau
01:01:58amiral
01:01:59ça je vous d'accord
01:01:59donc quand on s'appelle
01:02:00Emmanuel Macron
01:02:01les propos d'Elisabeth Borne
01:02:02quand elle parle
01:02:03d'émancipation
01:02:04chère Sophie Audugé
01:02:06des élèves
01:02:06et de l'objectif
01:02:07dit-elle de l'école
01:02:08selon elle
01:02:09d'en faire des citoyens
01:02:10éclairés
01:02:11il s'agit là encore
01:02:12dit-elle
01:02:13de préparer
01:02:14les élèves
01:02:14aux défis de l'époque
01:02:16entendez par là
01:02:17aussi
01:02:18dans ces défis là
01:02:19et cette époque
01:02:20l'éducation sexuelle
01:02:21notamment
01:02:22c'est l'un de vos
01:02:23sujets de bataille
01:02:24je précise à chaque fois
01:02:25que vous venez
01:02:26avec vos chiffres
01:02:27que vous venez
01:02:27avec des faits
01:02:29et évidemment
01:02:29des convictions
01:02:30heureusement
01:02:31alors quand
01:02:32comment dire
01:02:33qu'avez-vous pensé
01:02:34déjà de cette rentrée
01:02:35et de cette tonalité
01:02:36déjà affirmée
01:02:37par la ministre
01:02:37de l'éducation
01:02:38alors oui déjà
01:02:39je vous remercie
01:02:40de dire que c'est un sujet
01:02:40que je suis depuis
01:02:41très longtemps
01:02:42depuis plus de 3 ans
01:02:42maintenant
01:02:43et qu'on a travaillé
01:02:44ensemble avec le docteur
01:02:45Maurice Berger
01:02:45pour faire une analyse
01:02:47qui ne s'intéresse
01:02:48qu'à un sujet
01:02:49c'est l'intérêt supérieur
01:02:50de l'enfant
01:02:50c'est-à-dire l'intérêt
01:02:51de son développement
01:02:51quand on fait une politique
01:02:53éducative
01:02:53il faut qu'il y ait
01:02:54un besoin pour l'enfant
01:02:54s'il n'y a pas de besoin
01:02:55pour l'enfant
01:02:55on n'en fait pas
01:02:56une politique éducative
01:02:57donc déjà
01:02:57là il y a un problème
01:02:58donc hier
01:03:00les élèves faisaient
01:03:01leur rentrée
01:03:02mais aussi
01:03:02un nouveau programme
01:03:03l'éducation
01:03:04à la vie affective
01:03:05relationnelle
01:03:05et sexuelle
01:03:06qui est donc
01:03:07un programme officiel
01:03:08depuis cette année
01:03:09et donc obligatoire
01:03:12derrière un programme
01:03:14dégoulinant de bienveillance
01:03:15on peut trouver
01:03:16un propos
01:03:17et un protocole
01:03:19d'endoctrinement
01:03:19à dose homéopathique
01:03:21qui va être dispensé
01:03:22de 3 ans
01:03:22à 18 ans
01:03:23alors ce que je veux dire aussi
01:03:24et je parle
01:03:25en mon nom
01:03:26et en nom du docteur
01:03:27Maurice Berger
01:03:27c'est que nous sommes
01:03:28évidemment favorables
01:03:29à des actions
01:03:30de prévention
01:03:31des agressions sexuelles
01:03:32en primaire
01:03:33et à des actions
01:03:34de prévention
01:03:34et des informations
01:03:35préventives
01:03:36pour les adolescents
01:03:37puisqu'ils sont donc
01:03:38des jeunes
01:03:39en capacité
01:03:40d'avoir une activité
01:03:41sexuelle
01:03:42mais là où nous ne sommes
01:03:43pas d'accord
01:03:43du tout
01:03:44et c'est bien le problème
01:03:45avec ce programme
01:03:45c'est que soient soumis
01:03:47à des enfants
01:03:48de 3 ans
01:03:49des messages
01:03:49idéologiques
01:03:50et ces messages
01:03:51idéologiques
01:03:52proviennent
01:03:53très clairement
01:03:53des standards
01:03:54d'éducation
01:03:55à la sexualité
01:03:56pour les pays d'Europe
01:03:57de l'Organisation Mondiale
01:03:58de la Santé
01:03:59je vous en donne
01:03:595 exemples
01:04:00qui ne sont pas exhaustifs
01:04:01mais qu'il est important
01:04:02d'avoir en tête
01:04:03premièrement
01:04:04déconstruction
01:04:05de la famille
01:04:05hétérosexuelle
01:04:06comme norme
01:04:07ou modèle
01:04:08deuxièmement
01:04:09remise en cause
01:04:10des identifications
01:04:12spontanées
01:04:12de l'enfant
01:04:13c'est-à-dire
01:04:13du petit garçon
01:04:14à son père
01:04:15de la petite fille
01:04:16à sa mère
01:04:17le sexe masculin
01:04:19donc les garçons
01:04:20présentés
01:04:21comme des instruments
01:04:22de domination
01:04:23l'enfant supposé
01:04:24sexuel
01:04:25dès sa naissance
01:04:25qu'il faut donc
01:04:26éduquer très tôt
01:04:27à une sexualité
01:04:28épanouie
01:04:29et puis le droit
01:04:29de chaque enfant
01:04:30à déterminer
01:04:31s'il est fille
01:04:33ou s'il se sent
01:04:33fille ou garçon
01:04:34je vais être très clair
01:04:36également sur un autre point
01:04:37c'est que chaque adulte
01:04:38vous, moi
01:04:39on peut être d'accord
01:04:40avec ses idéaux
01:04:40de société
01:04:41ça nous regarde
01:04:42nous sommes des adultes
01:04:43responsables
01:04:43à peu près
01:04:44instruits
01:04:44capables de penser
01:04:45par nous-mêmes
01:04:46ce qui est en jeu
01:04:47ici
01:04:47c'est l'impact
01:04:48de ces discours
01:04:49sur des enfants
01:04:50de 3 ans
01:04:514 ans
01:04:525 ans
01:04:52jusqu'à 11 ans
01:04:53puis sur des adolescents
01:04:54en phase
01:04:55pubertaires
01:04:56c'est-à-dire
01:04:56avec un questionnement
01:04:58sur leur identité
01:04:59voire
01:05:00vivant une angoisse
01:05:01de sexation pubertaire
01:05:03ces messages
01:05:03ne sont pas neutres
01:05:04ils vont impacter
01:05:05le développement
01:05:06à la fois affectif
01:05:07et cognitif
01:05:08de l'enfant
01:05:09et ils vont venir
01:05:10à l'encontre
01:05:11de ses besoins
01:05:12d'identification
01:05:12à ses parents
01:05:13qui sont déterminants
01:05:15pour sa structure
01:05:16psychique
01:05:17alors
01:05:18il faut dire aussi
01:05:20que ce programme
01:05:21ne cherche absolument pas
01:05:22à ce que l'enfant
01:05:24pense par lui-même
01:05:25mais à lui inculquer
01:05:26ce qu'il doit penser
01:05:27comment il doit le penser
01:05:28et pourquoi il doit le penser
01:05:29alors je vais être très clair
01:05:31lors de sa conférence de presse
01:05:32la ministre de l'éducation nationale
01:05:35Elisabeth Borne
01:05:36a été très claire
01:05:37et elle n'a pas caché
01:05:38ses intentions
01:05:39puisqu'elle a dit
01:05:40la société que nous voulons bâtir
01:05:42se forge d'abord
01:05:43à l'école
01:05:44et je cite toujours
01:05:46l'école est une société
01:05:47à taille d'enfants
01:05:48alors ce programme
01:05:50est fait par des idéologues
01:05:52qui commettent une erreur
01:05:53première et manifeste
01:05:55c'est-à-dire
01:05:55qu'ils font
01:05:56de l'adultomorphisme
01:05:57c'est-à-dire
01:05:57qu'ils considèrent
01:05:58les enfants
01:05:59comme des adultes en miniature
01:06:00d'un point de vue
01:06:00du développement de l'enfant
01:06:01c'est une aberration
01:06:02d'accord
01:06:03et donc
01:06:04ce programme
01:06:05est un programme
01:06:06où on va éduquer
01:06:07les enfants
01:06:07à la place des parents
01:06:08notamment en leur parlant
01:06:09de sexualité
01:06:10il est important également
01:06:12de dire à ceux
01:06:12qui nous écoutent
01:06:13qu'il n'y a jamais eu
01:06:14d'études scientifiques
01:06:15sérieuses
01:06:16qui éprouvaient
01:06:17le moindre bénéfice
01:06:18ou intérêt
01:06:19d'un tel programme
01:06:20pour le développement
01:06:21et pour les enfants
01:06:23alors ce qui va se passer
01:06:24pour les parents
01:06:25c'est qu'ils ne peuvent
01:06:25pas en soustraire
01:06:27leur enfant
01:06:28de ceux
01:06:28entre guillemets
01:06:29courts
01:06:29qu'ils ne sauront pas
01:06:31quand est-ce qu'il se tiendra
01:06:32contrairement aux mathématiques
01:06:33ou aux français
01:06:34qui est inscrit
01:06:34dans l'emploi du temps
01:06:35ils ne sauront rien
01:06:37du contenu
01:06:37parce que le programme
01:06:39est tellement vaste
01:06:40qu'il laisse une grande liberté
01:06:41d'interprétation
01:06:42et que tout est possible
01:06:43le pire
01:06:44comme le meilleur
01:06:45mais le pire
01:06:46ils n'auront aucune garantie
01:06:48le pire est le pire
01:06:50ils n'auront aucune garantie
01:06:51sur la compétence
01:06:52des intervenants
01:06:53dont les syndicats
01:06:54ont déjà commencé
01:06:54à hurler
01:06:55qu'il n'y avait pas les budgets
01:06:56donc les gens
01:06:56ne sont pas formés
01:06:57ni sur
01:06:58ils n'auront rien à dire
01:06:59non plus
01:07:00sur les associations
01:07:01idéologiques
01:07:02qui y prendront part
01:07:03et qu'on connaît
01:07:04que ce soit
01:07:05la ligue de l'enseignement
01:07:05ou le planning familial
01:07:08la nocivité de ce programme
01:07:09elle sera fonction
01:07:10de ce qui sera réellement fait
01:07:12dans les cours
01:07:13par les enfants
01:07:14et dont les parents
01:07:15n'auront que des bribes
01:07:16alors
01:07:17que peuvent faire
01:07:18les parents ?
01:07:19déjà en parler
01:07:20à leur enfant
01:07:20prévenir leur enfant
01:07:22que s'ils écoutent
01:07:23ou qu'ils entendent
01:07:24ou qu'ils voient des choses
01:07:24qui les choquent
01:07:25ils ont le droit
01:07:25de se boucher les oreilles
01:07:27et de se cacher les yeux
01:07:28que leurs parents
01:07:29leur ont donné ce droit
01:07:30dire à leur enfant
01:07:31qu'ils ne seront jamais grondés
01:07:33s'ils ne veulent pas remplir
01:07:35des questionnaires
01:07:36où on leur demande
01:07:37s'ils sont filles ou garçons
01:07:38expliquer ce qu'ils en pensent
01:07:40qu'ils disent à leurs enfants
01:07:41qu'eux
01:07:41ils ne sont pas d'accord
01:07:42avec ça
01:07:43absolument
01:07:43qu'ils ne sont pas d'accord
01:07:44avec ça
01:07:45qu'on n'a pas parlé
01:07:46de sexe ou de sexualité
01:07:47collectivement à des enfants
01:07:48que ce n'est pas le rôle
01:07:49des adultes
01:07:50dans une classe
01:07:51de le faire
01:07:52c'est le rôle des parents
01:07:53avec des principes
01:07:54qui sont très clairs
01:07:55et connus
01:07:56de tous les pédopsychiatres
01:07:57c'est-à-dire
01:07:58on ne devance pas
01:07:59les questions des enfants
01:08:00on attend que l'enfant
01:08:01pose des questions
01:08:02en fonction de là où il en est
01:08:03de sa maturité
01:08:04et de sa curiosité
01:08:05et on lui répond
01:08:06là où il en est
01:08:07de sa curiosité
01:08:08pas plus
01:08:09et sans la devancer
01:08:10alors évidemment
01:08:11les parents peuvent
01:08:11prendre des précautions
01:08:13la première
01:08:13c'est d'être présent
01:08:14de faire eux-mêmes
01:08:15les varses à leurs enfants
01:08:16adaptés à l'âge des enfants
01:08:18il y a des livres
01:08:18qui existent
01:08:19auxquels ils peuvent se référer
01:08:21ils doivent reprendre
01:08:22leur rôle de premier éducateur
01:08:23de leur enfant
01:08:23ils doivent participer
01:08:25aux réunions
01:08:25évidemment de rentrer
01:08:27faire part de leurs inquiétudes
01:08:28ils peuvent demander aussi
01:08:30qu'une charte de bonne pratique
01:08:31soit élaborée
01:08:32dans l'établissement
01:08:33on en a rédigé une
01:08:34avec Maurice Berger
01:08:35qui est une charte éthique
01:08:37de 40 principes
01:08:38à respecter
01:08:38pour ne pas nuire à l'enfant
01:08:39dans le cadre de les varses
01:08:41et comme vous le soulignez
01:08:42Sonia
01:08:43malheureusement
01:08:44il y a des enfants
01:08:45qui sortiront choqués
01:08:46des enfants qui auront
01:08:47des contenus
01:08:48qui sont inadaptés
01:08:49et là les parents
01:08:49vont être obligés
01:08:50de faire contrepoids
01:08:51c'est-à-dire qu'ils vont être obligés
01:08:52de dire à leurs enfants
01:08:53qu'ils ne sont pas d'accord
01:08:55avec ce qui a été dit à l'école
01:08:56et donc ils vont contredire
01:08:57ce qui a été dit à l'école
01:08:58c'est-à-dire qu'on va placer
01:08:59les enfants
01:09:00à cause de l'école
01:09:01et à cause de l'évars
01:09:02en conflit de loyauté
01:09:04entre l'enseignant
01:09:05et les parents
01:09:06c'est-à-dire des adultes
01:09:08auxquels l'enfant
01:09:09doit absolument
01:09:10faire confiance
01:09:12dans le cadre
01:09:12de à la fois
01:09:13son éducation à la maison
01:09:14et son instruction
01:09:15c'est quand même
01:09:16un comble
01:09:17pour un programme
01:09:18qui visait
01:09:19à éduquer
01:09:20aux compétences relationnelles
01:09:22et avec tant de défis
01:09:23et de mots
01:09:24pour notre école
01:09:25vraiment ça laisse
01:09:26Ophélie ce qu'on va faire
01:09:28c'est qu'on va marquer
01:09:28une pause
01:09:29d'abord vous allez nous le raconter
01:09:31puisque vous faites
01:09:32votre rentrée
01:09:32d'un point de vue
01:09:33des professeurs
01:09:34réagir
01:09:35les parents
01:09:36ou pas aux parents
01:09:37je crois qu'on a tous
01:09:37une opinion sur le sujet
01:09:39je vois qu'il y a déjà
01:09:41énormément de réactions
01:09:42ce qui fait le plus réagir
01:09:45c'est la position
01:09:47intenable de l'enfant
01:09:49évidemment
01:09:49ça c'est le plus terrible
01:09:50bien sûr
01:09:51à tout de suite
01:09:52Nous allons continuer
01:09:56à parler d'école
01:09:57je vous le disais
01:09:58Sophie cela fait
01:09:59beaucoup réagir
01:10:00ce que vous avez dit
01:10:00sur l'éducation
01:10:01à la sexualité
01:10:02vous avez bien précisé
01:10:03que nous parlons là
01:10:04d'enfants de 3, 4
01:10:06même pas
01:10:063, 4 ans
01:10:075 ans j'allais dire
01:10:08et qu'au-delà
01:10:08évidemment
01:10:09pour les autres
01:10:10tranches d'âge
01:10:12il n'y a pas de débat
01:10:13en réalité
01:10:14mais là
01:10:15les propos
01:10:15que vous avez cités
01:10:16d'Elisabeth Borne
01:10:17effectivement
01:10:17qui ont été prononcés
01:10:19il y a quelque temps
01:10:19lors d'une conférence
01:10:20de presse
01:10:21font beaucoup réagir
01:10:22nous parlerons également
01:10:22d'une information
01:10:23le Figaro
01:10:24qui est arrivé à l'instant
01:10:25que vous connaissez forcément
01:10:27c'est moi qui vais vous l'apprendre
01:10:32mais tout d'abord
01:10:32on n'aura pas des titres
01:10:33avec vous
01:10:33chère Somaillard
01:10:34Marine Le Pen
01:10:35et Jordan Bardella
01:10:36intransigeant
01:10:37avec le Premier ministre
01:10:38les consultations
01:10:39ne changeront pas grand chose
01:10:41nous n'avons pas confiance
01:10:42le miracle n'a pas eu lieu
01:10:43ont-ils déclaré
01:10:45après leur entretien
01:10:46avec François Bayrou
01:10:47nous appelons
01:10:48à la dissolution
01:10:49ultra rapide
01:10:50à ajouter
01:10:50la chef de file
01:10:51du RN
01:10:51à l'Assemblée Nationale
01:10:53un jeune homme
01:10:54de 21 ans
01:10:55a été tué
01:10:55dans la nuit
01:10:56de lundi
01:10:57à mardi
01:10:57à Carpentras
01:10:58sa voiture
01:10:58a été percutée
01:10:59par un véhicule
01:11:00circulant à contresens
01:11:01après un refus
01:11:02d'obtempérer
01:11:03près d'un point de deal
01:11:04de la ville
01:11:04trois fuyards
01:11:06ont été interpellés
01:11:07et transportés
01:11:07à l'hôpital
01:11:08l'un d'entre eux
01:11:08le conducteur
01:11:09grièvement blessé
01:11:10et des stupéfiants
01:11:11ont été retrouvés
01:11:12dans leur SUV
01:11:13et puis un adolescent
01:11:15de 13 ans
01:11:16placé en garde à vue
01:11:16hier dans le cadre
01:11:17de l'enquête
01:11:18sur le meurtre
01:11:18par arme blanche
01:11:19d'un jeune de 16 ans
01:11:21dimanche soir
01:11:21à Calhuir et Cuir
01:11:22dans la banlieue de Lyon
01:11:23selon le maire
01:11:25de la commune
01:11:25il s'agirait
01:11:26d'une simple dispute
01:11:27en différents personnels
01:11:28qui auraient dégénéré
01:11:29Merci Sommaya
01:11:32peut-être avant
01:11:33votre réaction
01:11:34Ophélie
01:11:34est-ce que
01:11:35Sophie Audugé
01:11:35vous pourriez nous donner
01:11:36des exemples
01:11:37de ce que vous qualifiez
01:11:38de dérive
01:11:39dans cette éducation sexuelle
01:11:41Alors il y en a plusieurs
01:11:42bon déjà
01:11:42quand la ministre dit
01:11:43qu'il n'y a pas d'éducation
01:11:44à la sexualité
01:11:45chacun pourra lire
01:11:46par 6 du programme
01:11:47l'éducation à la sexualité
01:11:49est mise en oeuvre
01:11:50donc est déployée
01:11:51à partir des autres enseignements
01:11:53aussi bien dans le premier degré
01:11:54c'est-à-dire jusqu'au primaire
01:11:55que dans le second
01:11:56déjà là
01:11:57il y a quelque chose
01:11:58qui ne va pas
01:11:58ensuite par exemple
01:12:00avant 4 ans
01:12:01donc là il faut aller
01:12:02un peu plus loin
01:12:02que les 5-6 premières pages
01:12:04comme toujours
01:12:04dans ce genre de technocratie
01:12:06c'est-à-dire vous commencez
01:12:06à la page à peu près 11
01:12:07vous avez là
01:12:08ce qui est proposé aux enfants
01:12:09alors c'est avant 4 ans
01:12:12alors pour tout le monde
01:12:13ça sera 3
01:12:14on est d'accord
01:12:14nous sommes d'accord
01:12:15bon nommer par exemple
01:12:17à partir d'albums
01:12:18ou de jouets
01:12:19les différentes parties du corps
01:12:20les nommer en partant
01:12:21des dénominations spontanées
01:12:23pour aller vers
01:12:23un vocabulaire scientifique
01:12:25alors on est à 3 ans
01:12:26c'est-à-dire qu'on va dire
01:12:27à des enfants
01:12:27alors ce qu'ils appellent
01:12:29là vocabulaire scientifique
01:12:30c'est le vocabulaire des adultes
01:12:31c'est-à-dire dire à un enfant
01:12:32que son zizy ou sa zezette
01:12:33c'est une vulve
01:12:34un vagin
01:12:34un pénis
01:12:35alors l'enfant
01:12:36on n'a pas du tout besoin
01:12:37pour se construire
01:12:38alors généralement
01:12:39ce qu'on nous a opposé
01:12:40comme argument
01:12:41c'est dire
01:12:41bah oui mais on lui dit bien
01:12:42un coude est un coude
01:12:43alors je suis désolée
01:12:43d'expliquer aux gens
01:12:44qui ont ce genre d'argument
01:12:45qu'à priori
01:12:47la plupart des enfants
01:12:47n'utilisent pas
01:12:48des petits mots différents
01:12:49pour appeler un coude
01:12:50quand ils sont enfants
01:12:50parce que
01:12:51ce qui différencie quand même
01:12:53les organes
01:12:54du sexe
01:12:55et sexuel
01:12:56du coude
01:12:56c'est que
01:12:57avant la puberté
01:12:58ils n'ont pas du tout
01:12:59les mêmes fonctions
01:12:59dans un premier cas
01:13:00ça sert à uriner
01:13:01dans l'autre cas
01:13:01ça sert à avoir
01:13:02une activité sexuelle
01:13:03d'accord
01:13:04donc évidemment
01:13:05projeter sur l'enfant
01:13:07des termes
01:13:08qui sont des termes
01:13:09qui correspondent
01:13:09à des organes sexuels
01:13:10fonctionnels
01:13:11d'adultes
01:13:12ce n'est pas neutre
01:13:13ce n'est pas neutre
01:13:14surtout à 3 ans
01:13:15où il n'en a absolument pas besoin
01:13:16pour se construire
01:13:16la seule chose
01:13:17qu'il doit savoir là
01:13:18c'est ce qu'on disait tout à l'heure
01:13:19programme de prévention
01:13:20tes parties intimes
01:13:21personne n'a le droit
01:13:23de le toucher
01:13:23et toi non plus
01:13:25de toucher celui des autres
01:13:27etc
01:13:27et il n'y a pas de consentement
01:13:28parce que
01:13:29le consentement
01:13:29sous-entendrait
01:13:30qu'il y a une option
01:13:31de oui
01:13:31donc à un enfant
01:13:32il n'y a pas de consentement
01:13:33c'est des interdits
01:13:34et ce sont des limites
01:13:35alors à 4 ans
01:13:36découvrir ce qu'est
01:13:37une grossesse
01:13:38et la naissance
01:13:39en partant des représentations
01:13:40des élèves
01:13:40alors c'est pareil
01:13:41à 4 ans
01:13:42la plupart des enfants
01:13:44ils n'ont pas du tout
01:13:45envie de savoir
01:13:45comment ça se passe
01:13:46ni de voir des films
01:13:47ni qu'on leur raconte
01:13:48tout ça
01:13:48je veux dire
01:13:49ils n'ont pas du tout
01:13:49besoin de ça
01:13:50ni envie de ça
01:13:52voilà exactement
01:13:53et là
01:13:54vous avez absolument raison
01:13:55c'est que
01:13:56si on leur dit autre chose
01:13:58que ce qu'ils ont
01:13:59construit psychiquement
01:14:00leur propre théorie
01:14:02qui fait partie
01:14:03de leur processus
01:14:04de développement
01:14:04vous allez faire
01:14:05effraction
01:14:06de leur psychisme
01:14:08c'est à dire
01:14:08que vous allez faire
01:14:08entrer quelque chose
01:14:10qui va casser
01:14:11l'idée qu'ils se sont faites
01:14:12sur ces questions là
01:14:13et pourquoi ils se les sont faites
01:14:14parce qu'ils ne sont pas
01:14:16capables
01:14:16de les éprouver
01:14:18puisqu'ils ne sont pas
01:14:19fonctionnels
01:14:19découvrir
01:14:21toujours à 4 ans
01:14:22découvrir les différentes
01:14:23structures familiales
01:14:24et les respecter
01:14:26alors là si vous voulez
01:14:27à 4 ans
01:14:29vous parlez de respect
01:14:30des différentes structures
01:14:31familiales
01:14:32je vais vous dire
01:14:32qu'on voit bien
01:14:33où ça va aller
01:14:34si vous voulez
01:14:35bien entendu
01:14:35lire des albums
01:14:39sur le thème
01:14:39qu'est-ce qu'une famille
01:14:42observer différents types
01:14:44de familles
01:14:45et parler de sa famille
01:14:46avec d'autres élèves
01:14:48alors je vais être honnête
01:14:48avec vous
01:14:49Saint-Maurice Berger
01:14:49était très en colère
01:14:51parce qu'il me dit
01:14:52est-ce que ces gens
01:14:52savent ce que sont des enfants
01:14:53est-ce qu'ils sont conscients
01:14:55qu'en disant ça
01:14:55à des enfants de 4 ans
01:14:56de 5 ans
01:14:56ils peuvent contraindre
01:14:57des enfants
01:14:58qui sont adoptés
01:15:00sont placés
01:15:01à l'ASE
01:15:02ont
01:15:03vivent
01:15:03des drames familiaux
01:15:05à dévoiler
01:15:07leur intimité
01:15:08devant tout le monde
01:15:09ou en tous les cas
01:15:10être mis en difficulté
01:15:11c'est pas du tout
01:15:13du tout
01:15:13ce qu'il faut faire
01:15:14pour des enfants
01:15:14et c'est le rôle
01:15:15de la médecine scolaire
01:15:17de repérer
01:15:19de prendre en charge
01:15:21et c'est individuellement
01:15:22et c'est pas collectivement
01:15:24alors à partir de 5 ans
01:15:25ça c'est vertigineux
01:15:26à partir d'albums
01:15:28de littérature jeunesse
01:15:29identifier des ressemblances
01:15:31et des différences
01:15:32entre les personnages
01:15:33les décrire
01:15:34sous la forme d'un texte
01:15:35alors ça ça nous a fait
01:15:36beaucoup vrai
01:15:36parce qu'ils ont 5 ans
01:15:36ils savent pas écrire
01:15:37bon c'est pas grave
01:15:39même parfois plus
01:15:40là c'est à 5 ans
01:15:42c'est formellement
01:15:43une activité proposée
01:15:44par des gens
01:15:44qui ont écrit ce programme
01:15:45proposer et pratiquer
01:15:47des actions
01:15:48qui favorisent l'égalité
01:15:49on est toujours à 5 ans
01:15:50entre les filles
01:15:51et les garçons
01:15:52par exemple
01:15:53à propos de la répartition
01:15:54des espaces de cours
01:15:55disponibles
01:15:57et des jeux collectifs
01:15:58qui y sont menés
01:15:59à 5 ans
01:16:00des espaces de cours
01:16:01voilà
01:16:02ça va très loin
01:16:04les cours genrés
01:16:05il faut dégenrer les cours
01:16:06il faut dégenrer les cours
01:16:07déjà la devise du Pantéon
01:16:09voilà
01:16:10il faut dégenrer les cours
01:16:11comme ça
01:16:12c'est toujours crescent
01:16:14moi je m'entends
01:16:14maintenant
01:16:15merci Sophie
01:16:16vraiment
01:16:16pour ce constat
01:16:18c'est facile à vérifier
01:16:19et c'est étayé
01:16:21c'est argumenté
01:16:22je cite
01:16:23alors le professeur
01:16:24moi je n'ai pas de primaire
01:16:27donc c'est vrai que je n'ai pas
01:16:28voilà ça me semble
01:16:29à l'entente en tout cas
01:16:31ça me semble un peu
01:16:32un peu étonnant
01:16:32ce qu'on leur propose
01:16:33mais c'est surtout
01:16:34moi je réfléchis plutôt
01:16:36en termes d'un peu plus grand
01:16:37c'est à dire les collégiens
01:16:38les lycéens
01:16:38je pense qu'en fait
01:16:39l'état
01:16:40comment dire
01:16:41est sur une arrière-garde
01:16:42de pensée
01:16:43qui n'est même pas
01:16:44qui ne contribue même pas
01:16:45à nous
01:16:46ce qu'on voudrait
01:16:46qu'on leur parle
01:16:47en fait
01:16:47c'est à dire que moi
01:16:48je pense qu'en effet
01:16:50il y a des choses
01:16:51peut-être à faire
01:16:52en manière d'éducation
01:16:53mais c'est sans doute pas
01:16:54si jeune
01:16:54et sur des sujets comme ça
01:16:55le vrai problème
01:16:56c'est
01:16:57là on nous fait croire quoi ?
01:16:59que les enfants
01:16:59il faut les formater
01:17:00d'accord
01:17:01et qu'au collège
01:17:01on va devoir les formater
01:17:02sur autre chose
01:17:03d'accord
01:17:03mais personne ne parle
01:17:05du vrai fléau
01:17:05qui est la pornographie
01:17:07enfin moi ce que j'aimerais
01:17:08c'est qu'il y ait vraiment
01:17:09un moment
01:17:10où si l'école doit
01:17:11commencer à s'immiscer
01:17:12dans la sexualité
01:17:13ce qui n'est pas forcément
01:17:14un dû
01:17:15mais bon si jamais
01:17:16elle doit le faire
01:17:16qu'elle le fasse bien
01:17:17et moi à mon sens
01:17:18on nie complètement un
01:17:20que le fait
01:17:21que les enfants voient des images
01:17:22et c'est souvent pas des images
01:17:23de la pornographie
01:17:24des années 70-80
01:17:25on est sur des choses
01:17:26qui sont quand même
01:17:27très très violentes
01:17:28et puis surtout
01:17:29un enfant sur 5
01:17:30va connaître des problèmes
01:17:31d'attouchement
01:17:31nous on en voit plein
01:17:32dans les classes
01:17:32donc vous voyez bien
01:17:33qu'à mon sens
01:17:34on veut nous faire croire quoi ?
01:17:36que l'enfant
01:17:36l'empêche de devenir adulte
01:17:38parce que en fait
01:17:38les parents veulent
01:17:39le préserver d'une sexualité
01:17:40mais en vrai
01:17:41l'enfant il se construit
01:17:42et il se construit
01:17:43parfois étonnamment
01:17:44et c'est à l'école
01:17:45parfois de se dire
01:17:46attendez il y a des vrais
01:17:48problèmes de société
01:17:48c'est pas un enfant de 3 ans
01:17:50qu'il faut commencer
01:17:50sans doute à lui apprendre
01:17:51des choses
01:17:52je pense que ça
01:17:53c'est de l'ordre du familial
01:17:54mais je pense que
01:17:55si l'école doit se préoccuper
01:17:56d'un problème
01:17:57elle doit se préoccuper
01:17:58du problème de la pornographie
01:18:00et elle doit aussi
01:18:00se préoccuper du problème
01:18:01tout simplement
01:18:02d'avoir des vraies violences
01:18:04et qu'est-ce qu'on fait
01:18:04quand on a un enfant
01:18:05qui vient vous voir
01:18:06parce qu'il a été victime
01:18:06de violences sexuelles
01:18:07à mon sens
01:18:08c'est ça le travail de l'école
01:18:09non mais là
01:18:10d'abord
01:18:10excusez-moi
01:18:11évidemment que l'école
01:18:12doit détester
01:18:13quand un enfant vient la voir
01:18:14mais c'est pas le travail
01:18:15de l'école
01:18:15de s'occuper de cela
01:18:16c'est le travail
01:18:17de la détection
01:18:21certainement
01:18:21mais c'est pas l'école
01:18:22de le résoudre
01:18:23non mais moi
01:18:23ce qui me frappe
01:18:24depuis le début
01:18:24ce qui me frappe
01:18:25depuis le début
01:18:26c'est même
01:18:27d'abord merci Sophie
01:18:29votre chronique
01:18:30était vraiment formidable
01:18:31et vraiment très intéressante
01:18:33mais ce qui me frappe
01:18:35c'est même le non
01:18:36éducation
01:18:37à la vie affective
01:18:38relationnelle
01:18:39et sexuelle
01:18:40donc on n'est pas capable
01:18:41de leur apprendre
01:18:42à lire
01:18:42à écrire
01:18:42je ne vous parle pas
01:18:43de l'histoire
01:18:44ne soyons pas fascistes
01:18:45en revanche
01:18:46on va leur apprendre
01:18:47à aimer
01:18:48ça c'est extraordinaire
01:18:49et deuxièmement
01:18:51moi j'ai eu des cours
01:18:52d'éducation sexuelle
01:18:53où en gros
01:18:53on nous expliquait
01:18:54comment marchait
01:18:55la reproduction
01:18:56c'est ça
01:18:57c'est en quatrième
01:18:57donc c'était pas
01:18:58bon voilà
01:18:59on nous disait
01:19:00ce qu'était une érection
01:19:01mais c'était pas
01:19:02on nous disait
01:19:03comment marchait
01:19:04l'appareil reproductif
01:19:05quatrième
01:19:05troisième
01:19:06mais si je vous dis ça
01:19:08ce que je veux vous dire
01:19:10c'est que
01:19:11ce que j'essaye
01:19:12de vous dire
01:19:13c'est qu'il me semble
01:19:14qu'il doit aussi y avoir
01:19:15dans la découverte
01:19:16de la sexualité
01:19:17par les adolescents
01:19:18évidemment pas
01:19:19par les 23 ans
01:19:20une liberté
01:19:21il doit y avoir
01:19:22quelque chose
01:19:23qu'il trouve en dehors
01:19:24des chemins de l'école
01:19:26excusez-moi
01:19:27mais ça c'est le moment
01:19:28précisément
01:19:29de la transition
01:19:30et c'est quelque chose
01:19:32que l'on dérobe
01:19:34un peu
01:19:34au monde adulte
01:19:35je trouve ça
01:19:36une très grande violence
01:19:37même par rapport
01:19:38à l'intimité familiale
01:19:39et des parents
01:19:39que nous sommes
01:19:40franchement
01:19:41je trouve que c'est
01:19:42une intrusion
01:19:43intolérante
01:19:44comme j'approuve absolument
01:19:44je ne l'ai pas répétée
01:19:47mais oui
01:19:47je ne sais pas
01:19:47si il y a une charte
01:19:49vous nous dites
01:19:49chère Sophie
01:19:50avec Maurice
01:19:51encore faut-il
01:19:51alors les chartes
01:19:52on les connaît
01:19:53il faut qu'elles soient
01:19:53respectées
01:19:53non mais nous
01:19:55on a produit
01:19:55une charte
01:19:56qui a été signée
01:19:56par presque 230
01:19:57enfin 229
01:19:58exactement
01:19:59pédopsychiatres
01:20:00et psychologues
01:20:01de l'enfance
01:20:01dont certains
01:20:02très reconnus
01:20:03qui est hébergé
01:20:04aujourd'hui
01:20:05par le site
01:20:05de SOS Education
01:20:06donc elle est à disposition
01:20:07de tous ceux
01:20:08qui le veulent
01:20:08que ce soit les parents
01:20:09ou les chefs
01:20:10d'établissement
01:20:10ou les établissements
01:20:11et qui en l'appliquant
01:20:13ne nuiront pas
01:20:14aux enfants
01:20:14il faut bien distinguer
01:20:16c'est ce que nous
01:20:16on a fait depuis le début
01:20:17dans nos travaux
01:20:17l'avant 12 ans
01:20:18le poste 12 ans
01:20:19vous parlez
01:20:19d'enfants de plus de 12 ans
01:20:21c'est à dire des enfants
01:20:22qui sont fonctionnels sexuellement
01:20:23dans nos travaux
01:20:24on a fait un travail important
01:20:26de recommandations
01:20:27et de préconisations
01:20:28notamment sur la prise en charge
01:20:30et la contribution
01:20:31de l'école
01:20:32à la lutte contre les adultes sexuels
01:20:33chez les tout-petits
01:20:34et on a fait
01:20:35de nombreuses recommandations
01:20:36mais l'éducation
01:20:38à la vie affective
01:20:40relationnelle et sexuelle
01:20:41des 3 ans
01:20:42ne contribue pas à ça
01:20:43merci pour l'alerte
01:20:44et c'est très clair
01:20:45je pense que
01:20:46on va être encore plus clair
01:20:47en réalité
01:20:48c'est le wokisme
01:20:50qui s'introduit
01:20:51à l'école
01:20:51et c'est une entreprise
01:20:52de rééducation
01:20:54l'école est quand même là
01:20:55pour transmettre
01:20:56les connaissances
01:20:57si on inculque une idéologie
01:20:59on passe dans un régime
01:21:00totalitaire
01:21:00pardonnez-moi
01:21:01il faut le dire
01:21:03donc c'est ce qui est
01:21:03en train de se passer
01:21:04on veut laver
01:21:05le cerveau des enfants
01:21:07dès le plus jeune âge
01:21:08alors je ne sais pas
01:21:08si Elisabeth Borne
01:21:09est dans cette idéologie
01:21:10en tout cas visiblement
01:21:11à l'éducation nationale
01:21:12il y a une bureaucratie
01:21:13il y a des associations
01:21:14qui gravitent autour
01:21:15de l'éducation nationale
01:21:16qui sont là-dedans
01:21:17et qui sont en train
01:21:18qui sont en train
01:21:20de faire de l'entris
01:21:22mais effectivement
01:21:22c'est très grave
01:21:23surtout que les enfants
01:21:25ne savent plus lire
01:21:25et écrire et compter
01:21:26je pense que beaucoup
01:21:27d'enseignants
01:21:29ne l'appliqueront pas
01:21:30je pense que là
01:21:31en effet
01:21:31c'est voulu par l'État
01:21:33il y en a qui n'ont pas
01:21:35envie de l'appliquer
01:21:36je pense qu'il y a
01:21:36des maîtresses de maternelle
01:21:38ou des maîtres de maternelle
01:21:39qui ne feront pas ce programme
01:21:41le vote de confiance
01:21:42Emmanuel Macron
01:21:43s'implique
01:21:43information du Figaro
01:21:45mais c'est désormais
01:21:46une alerte
01:21:47enfin une alerte
01:21:47c'est pas non plus
01:21:48c'est pas capital
01:21:50mais ça dit beaucoup
01:21:53quand même peut-être
01:21:54de ce que veut faire
01:21:55le président
01:21:55qui réunit
01:21:56comment peut-on
01:21:58les appeler
01:21:58les chefs du camp
01:21:59du bloc central
01:22:01donc François Bayrou
01:22:02Edouard Philippe
01:22:03Gabriel Attal
01:22:04et Bruno Rotaillot
01:22:05donc pour trouver
01:22:06une solution politique
01:22:07pour trouver
01:22:12je cite
01:22:12une solution politique
01:22:14à la chute annoncée
01:22:14du gouvernement
01:22:15donc déjà
01:22:16existe François Bayrou
01:22:17s'il y croyait encore
01:22:19c'est terminé
01:22:20comment vous analysez ça ?
01:22:22c'est le président
01:22:23de la république
01:22:24qui nomme le premier ministre
01:22:25donc il est normal
01:22:27qu'il consulte
01:22:28donc il est déjà
01:22:29dans l'après
01:22:30il est déjà dans l'après
01:22:31c'est évident
01:22:32donc il va nommer
01:22:34un autre premier ministre
01:22:34il cherche un autre premier ministre
01:22:36donc on va perdre du temps
01:22:37c'est ce que je pensais
01:22:38je pense qu'il n'y aura pas
01:22:39de dissolution immédiate
01:22:42je pense qu'il a cette cartouche
01:22:43encore
01:22:44c'est quoi la cartouche ?
01:22:45c'est les chefs à plumes
01:22:46de ces partis
01:22:47qui vont se réunir
01:22:47autour de la table
01:22:48et qui vont choisir
01:22:48le premier ministre
01:22:49qui va gouverner
01:22:50au destiné de la France
01:22:50malheureusement
01:22:52oui c'est ça
01:22:53c'est ce que vous dites
01:22:54où est la démocratie
01:22:56quand même ?
01:22:57en Allemagne
01:22:57ça se passe aussi comme ça
01:22:58quand il y a une élection
01:22:59on se met autour de la table
01:23:00et on le trouve vraiment
01:23:03non mais là
01:23:03le problème
01:23:04c'est d'avoir une majorité
01:23:06mais la méthode en soi
01:23:08de réunir des chefs
01:23:09alors imaginez
01:23:09vous êtes Edouard Philippe
01:23:10vous êtes Gabriel Attal
01:23:12vous êtes Bruno Retailleau
01:23:13vous êtes François Bayrou
01:23:14pardonnez-moi
01:23:15il va falloir que ça tombe sur moi
01:23:17Sophie est le président de la République
01:23:21et sur quel nom vous vous mettez d'accord
01:23:24chers amis ?
01:23:24je pense que bientôt
01:23:26plus personne ne va vouloir y aller
01:23:27pour faire un mail
01:23:28et se ridiculiser
01:23:30je vous le dis
01:23:30je vous le répète
01:23:31le président
01:23:32il est en train
01:23:34de procrastiner
01:23:36il repousse au lendemain
01:23:38une échéance
01:23:41qui va tomber
01:23:42nécessairement
01:23:43dans un délai
01:23:44plus ou moins rapproché
01:23:45peut-être juste après
01:23:47l'hémisipal
01:23:48peut-être
01:23:49je ne sais pas
01:23:49mais en tout cas
01:23:50il cherche toujours le moyen
01:23:51de repousser l'échéance
01:23:53et je parle de quelle échéance
01:23:54évidemment
01:23:55tous ceux qui sont réunis
01:23:57autour de la table
01:23:57élyséenne
01:23:59sont candidats
01:24:00Edouard Philippe
01:24:02Gabriel Attal
01:24:02François Bayrou
01:24:03il nous l'a dit
01:24:03à demi-mot
01:24:04à la rencontre des français
01:24:06et Bruno Retailleau
01:24:07bon je pense que
01:24:08c'est incroyable
01:24:09ils doutent de rien
01:24:11ils vont penser
01:24:13quel Premier ministre
01:24:13pour 2027
01:24:14qu'est-ce qui nous arrange
01:24:15chacun
01:24:16donc chacun va dire
01:24:17Gabriel Attal
01:24:18va nous ressortir
01:24:19peut-être Madame Castex
01:24:19mais dans tous les cas
01:24:20ils n'ont pas de majorité
01:24:21j'ai entendu Madame Castex
01:24:23pourquoi la femme
01:24:24de Monsieur Castex
01:24:25vous parlez de Madame Castex
01:24:27vous parlez de Madame Castex
01:24:27oui Madame
01:24:28c'est là où Georges a raison
01:24:32c'est quel que soit le nom
01:24:33ils n'ont pas de majorité
01:24:34donc c'est quand même
01:24:35une mission suicide
01:24:37c'est la coadrature du cercle
01:24:39c'est-à-dire qu'effectivement
01:24:40vous l'avez dit tout à l'heure
01:24:40le RN ne changera pas d'avis
01:24:42la France Insoumise non plus
01:24:44donc il n'y a pas de majorité
01:24:46donc on va aller comme ça
01:24:47de Premier ministre en Premier ministre
01:24:48la solution d'après
01:24:49c'est effectivement une dissolution
01:24:51s'il y a une majorité
01:24:52probablement le Rassemblement National
01:24:55il y aura un scénario
01:24:55de cohabitation qu'on connaisse
01:24:56il n'y a toujours pas de majorité
01:24:58la seule option
01:24:58ce sera la démission
01:24:59c'est fini
01:25:00bien sûr
01:25:00enfin on est une majorité claire
01:25:02bien sûr
01:25:02il y a encore une autre option
01:25:04vous n'avez pas évoqué
01:25:06la reconduction de Bayrou
01:25:07non
01:25:07on traîne
01:25:08on traîne
01:25:09non
01:25:09le référendum
01:25:11l'article 16
01:25:12oui c'est dans la constitution
01:25:13les plaines poules
01:25:14pardon c'est dans la constitution
01:25:16mais en cas de péril majeur
01:25:19ce sera un coach
01:25:19pardon on vous joue le chaos
01:25:22vous ne croyez pas
01:25:22ne le tentez pas Sonia
01:25:23on sait que vous êtes très écouté
01:25:27ne le tentez
01:25:27une guerre qui s'étend à nos portes
01:25:29une instabilité politique
01:25:30qui confine au chaos
01:25:31une dette
01:25:33qu'on ne peut plus
01:25:35soutenir
01:25:36peut-être rappeler ce qu'est l'article 16
01:25:38oui je vous en prie
01:25:38non c'est vrai
01:25:39oui oui
01:25:40c'est pas une évidence
01:25:40l'article 16
01:25:41c'est que le président de la République
01:25:42s'accapare tous les pouvoirs
01:25:44y compris le pouvoir législatif
01:25:45c'est l'article anti-pouch en fait
01:25:47oui oui
01:25:47le général de Gaulle l'a appliqué une fois
01:25:49dans des circonstances
01:25:50où l'intégrité du territoire
01:25:52est en danger
01:25:53parce que l'article 16
01:25:54c'est une menace pour l'intégrité du territoire
01:25:55là c'est une menace pour l'intégrité de l'Elysée
01:25:57donc ça serait un putsch légal en fait
01:26:00ça serait un putsch véritablement
01:26:02mais légal
01:26:03légal puis ça serait
01:26:04effectivement
01:26:04donc ça serait légal mais pas légitime
01:26:06je ne crois pas
01:26:08les générales de Gaulle
01:26:09avaient une immense légitimité
01:26:11Emmanuel Macron est hyper affaibli
01:26:13il ne peut pas se donner à lui-même
01:26:15tous les pouvoirs
01:26:16il y a quand même
01:26:16nous on le sait
01:26:17mais est-ce que lui il le sait ?
01:26:18oui je pense qu'il le sait quand même
01:26:19malgré
01:26:20non la question
01:26:21la question n'est pas mauvaise
01:26:23franchement
01:26:23je pense qu'à un moment donné
01:26:25il se heurtera aux limites des institutions
01:26:27mais s'il choisit de dissoudre
01:26:28par exemple d'aller jouer toutes ses cartes
01:26:30et de dissoudre
01:26:30il y a quand même un problème
01:26:31c'est que si on n'a pas de majorité
01:26:33et qu'il ait conduit à la démission
01:26:36le président suivant n'aura lui-même
01:26:37pas de majorité
01:26:39parce qu'il ne pourra pas dissoudre
01:26:40avant un an
01:26:41alors il y aura des arrangements
01:26:42peut-être à trouver
01:26:43je n'ai pas cette lecture moi
01:26:44ça dépend quel sera le prochain président
01:26:46nous sommes un peu loin
01:26:47pardon dans l'éconjuncture
01:26:48ça va arriver vite
01:26:50Georges Fenech a raison
01:26:51je pense qu'on peut tenir les deux ans
01:26:53entre ceci et cela
01:26:55vous savez ça fait 40 ans
01:26:57qu'on tient alors deux ans
01:26:58non mais là c'est affreux
01:27:00parce que la France a les moyens d'attendre
01:27:02après c'est aussi une crise de régime
01:27:05on en reparlera déjà au mois de septembre
01:27:06après la notation des agences de notation
01:27:09après ce qui va se passer le 10 septembre
01:27:12on en reparlera à ce moment-là
01:27:13en tout cas on est dans une crise de régime
01:27:15et au-delà du président de la république
01:27:16on voit bien que ce bloc central justement
01:27:18n'est plus légitime
01:27:20et pourtant il n'a plus de majorité
01:27:22et il n'a plus les solutions
01:27:24aux problèmes de la France d'aujourd'hui
01:27:25il n'est plus central
01:27:26et c'est même plus un bloc
01:27:27c'est un plaisir de vous avoir autour de cette table
01:27:32vraiment merci pour vos analyses respectives
01:27:34c'est très enrichissant
01:27:35je vous dis à bientôt
01:27:37et à demain pour la grande interview
01:27:38et à Midi News bien sûr
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