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Les invités de Laurence Ferrari débattent de l'actualité dans #Punchline du lundi au jeudi.

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00:00:00Bonjour à tous, bonjour à toutes, bienvenue dans Punchline aujourd'hui sur CNews.
00:00:03La rêve partie dans l'Aude a tourné au cauchemar pour les viticulteurs qui ont vu leur terre ravagée il y a quelques jours par un monstrueux incendie
00:00:10et qui ne décolèrent pas après trois jours de saccage illégal de leur terrain.
00:00:14On écoutera le préfet de l'Aude expliquer pourquoi les forces de l'Aude ne sont pas intervenues.
00:00:20La crise politique entre dans sa phase aiguë.
00:00:22Pour éviter la débâcle lundi, le camp gouvernemental multiplie les concertations, les réunions des chefs à plumes de la majorité.
00:00:27Aujourd'hui, Bruno Rotaillou, Gérald Darmanin, Edouard Philippe et Gabriel Attal ont été reçus non seulement par Emmanuel Macron mais aussi par François Bayrou.
00:00:35Que se sont-ils dit ? Quelle solution pour le pays ?
00:00:38L'ancien président Nicolas Sarkozy fait entendre sa voix. Il affirme qu'il n'y a pas d'autre solution que la dissolution.
00:00:44On va y revenir dans un instant.
00:00:46Enfin, l'insécurité est toujours parmi les plus grandes préoccupations des Français.
00:00:49À Marseille, on vient de la prendre.
00:00:51Au moins cinq personnes ont été poignardées en plein centre-ville par un ressortissant tunisien,
00:00:56le ministre de l'Intérieur se rend sur place.
00:00:59Toutes nos informations dans un instant.
00:01:01Mais pour l'heure, il est 17h lors du rappel des titres de l'actualité avec Augustin Denadio.
00:01:05Bonjour, Augustin.
00:01:09Bonsoir, Laurence. Bonsoir à tous.
00:01:11Le ministre de l'Intérieur était ce matin à Sartrouville dans les Yvelines pour la conclusion du Beauvau des polices municipales.
00:01:18Un projet de loi doit être soumis au Parlement.
00:01:20Il donnera de nouveaux pouvoirs aux policiers municipaux, notamment des prérogatives judiciaires élargies.
00:01:25Ils pourront constater neuf délits, accéder aux vidéoprotections, procéder à la destruction d'objets, mettre en fourrière ou encore vérifier l'alcoolémie.
00:01:34Les mineurs non accompagnés ne peuvent plus circuler dans la ville de Montignac-Lascaux après 22 heures.
00:01:40Décision prise par le maire par arrêté mi-août après de multiples dégradations.
00:01:45Des tags, des arrachages de panneaux de signalisation ou des baignades nocturnes dans la piscine municipale.
00:01:50Le maire a dit stop. Ces jeunes, qui avaient par ailleurs une attitude arrogante et parfois menaçante à l'égard des agents municipaux,
00:01:56seront prochainement convoqués après avoir été identifiés par les caméras de vidéoprotection.
00:02:01Et les Français actuellement en Indonésie sont appelés à la plus grande prudence.
00:02:0620 personnes ont disparu après les manifestations violentes qui secouent le pays.
00:02:10Le bilan de ces émeutes est à ce jour de 6 morts.
00:02:12Un mouvement qui est né après le versement d'une indemnité aux députés du pays.
00:02:16Un train de vie que les Indonéciens n'acceptent plus.
00:02:20Merci beaucoup Augustin Donadieu pour le rappel des titres de l'actualité.
00:02:23Je salue nos invités. Éric Norella, bonjour à vous.
00:02:26Bonjour Laurence.
00:02:27Bonjour Laurence.
00:02:27Bonjour Laurence.
00:02:27Ravie de vous retrouver. Lui de Ragnel.
00:02:29Bonjour Laurence.
00:02:29Nous sommes avec Eric Revelle.
00:02:31Bonjour Laurence.
00:02:31On accueille Jean-Michel Salvatore avec grand plaisir.
00:02:33Bonjour Laurence.
00:02:33Bonjour Laurence.
00:02:34Et Sabrina Berlin-Bouillet qui est avec nous.
00:02:35Bonjour Laurence.
00:02:36Bonsoir Laurence.
00:02:36On va revenir. On avait beaucoup de choses au menu.
00:02:39On voulait parler politique, parler de la rev-partie.
00:02:41Mais il y a vraiment quelque chose qui vient de se passer à Marseille qui est absolument dramatique.
00:02:45Cette attaque au couteau.
00:02:50La police. Sabrina, quelles sont nos informations, les informations de CNews à l'heure où on se parle ?
00:02:54Selon nos informations, tout s'est passé cet après-midi à Marseille.
00:02:57Il est environ 14h30 quand un individu s'attaque à plusieurs passants en plein centre-ville.
00:03:03On est à deux pas du Vieux-Port. Il est armé d'un couteau.
00:03:07Il poignarde au moins cinq personnes en criant distinctement à la Akbar.
00:03:11L'assaillant a été ensuite neutralisé par un équipage de police.
00:03:15D'abord avec un taser, puis des coups de feu ont été tirés.
00:03:18L'auteur a été abattu par la police.
00:03:21Concernant l'auteur, selon nos informations, c'est un homme tunisien.
00:03:25Sa situation administrative et son profil sont en cours de vérification.
00:03:29Concernant les blessés maintenant, ils sont sept personnes, sept victimes à avoir été attaquées au couteau.
00:03:34Au moins une personne est en urgence vitale absolue.
00:03:37Alors le PNAT, le parquet national antiterroriste, n'est pas encore saisi.
00:03:41Il est en phase d'observation pour le moment.
00:03:43À ce stade, Bruno Rotaio, le ministre de l'Intérieur, va se rendre sur place.
00:03:48Et concernant le déroulé plus précis des événements, selon nos informations,
00:03:52il semble que tout part d'une altercation entre cet assaillant et le gérant de l'hôtel
00:03:57qui est situé juste à proximité de cette terrasse.
00:04:00Et c'est ensuite qu'il s'en serait pris à ses passants.
00:04:02Merci Sabrina, vous restez avec nous parce qu'il y a vraiment beaucoup d'informations qui nous parviennent.
00:04:06On va tenter d'avoir des témoignages autour de cet endroit.
00:04:10C'était un fast-food, visiblement, où il a été arrêté en plein centre-ville.
00:04:15Marseille, Louis de Ragnel, un homme qui crie à l'Akbar, qui baisse.
00:04:19Donc sept personnes, vous nous dites Sabrina.
00:04:21Moi j'ai sept personnes, toutes les frais selon nos sources.
00:04:23Au moins cinq, ça c'est vérifié et certain.
00:04:26Alors c'est une attaque d'une grande ampleur.
00:04:27Il y a une personne en urgence absolue et une autre qui est en réanimation.
00:04:30On sait aussi de manière certaine maintenant que c'était un Tunisien en situation régulière
00:04:34qui était connu, alors il faut une deuxième confirmation,
00:04:38mais on a une première source qui est quand même une bonne source,
00:04:40qui nous dit que c'est une personne qui était connue pour injure antisémite.
00:04:45Et c'est la raison pour laquelle le parquet national antiterroriste
00:04:48est en train de travailler pour vérifier
00:04:49est-ce qu'il n'y a pas un lien avec les menaces, les injures antisémites
00:04:54qu'il a prononcées il y a quelque temps.
00:04:57Ce qu'on peut vous dire aussi c'est que ce sont des policiers de la police aux frontières,
00:05:02figurez-vous, qui ont mené cette intervention parce que le préfet de police des Bouches-du-Rhône
00:05:07qui est préfet du département des Bouches-du-Rhône,
00:05:09qui est aussi le préfet de région Provence-Alpes-Côte d'Azur,
00:05:13son dada c'est la lutte contre l'immigration clandestine.
00:05:16Et il avait ordonné ce matin trois patrouilles de police avec la police aux frontières
00:05:20dans plusieurs quartiers de Marseille.
00:05:23Et donc c'est un équipage de la police aux frontières
00:05:25qui a mené cette opération puisqu'ils étaient en patrouille
00:05:29dans le cadre de la mission qui leur a été confiée ce matin
00:05:31par le préfet de police et donc qui est aussi préfet de région.
00:05:35Toutes les meilleures informations avec les services police-justice de CNews
00:05:38et d'Europe 1 avec vous Louis de Ragnel.
00:05:41On est Eric Nolot à nouveau frappé par l'horreur de cette situation.
00:05:447 personnes blessées, une enurgence vitale, un homme qui crie à l'Akbar.
00:05:50Qui aurait tenu d'après les informations de Louis de Ragnel des injures antisémites ?
00:05:53On est face à un scénario absolument catastrophique.
00:05:57L'islamisme, l'antisémitisme, le couteau.
00:06:00Quelques-uns des mots clés de notre époque.
00:06:03Et à chaque fois la même question.
00:06:04Quand est-ce qu'une réponse aussi radicale que l'exige cette situation ?
00:06:09Parce que là maintenant c'est quasiment quotidien.
00:06:11Ça ne dégénère pas forcément de manière aussi tragique
00:06:14mais ça pourrait à chaque fois.
00:06:15Donc il y a des incidents chaque jour.
00:06:17On attend la réponse.
00:06:18On attend la réponse et elle tarde.
00:06:20Attaque au couteau systématique.
00:06:21Hier on parlait d'un jeune de 16 ans à Lyon, Jean-Michel Salvatore.
00:06:24C'est absolument deux ou trois fois par jour qu'on assiste à ces scènes-là.
00:06:28En fait c'est comme une réponse au propos d'Eric Dupond-Muretti la semaine dernière
00:06:32qui expliquait qu'il ne fallait pas confondre insécurité et sentiment d'insécurité.
00:06:37Je pense qu'on a les deux.
00:06:38Bien sûr il y a un sentiment d'insécurité
00:06:39mais il y a aussi et surtout de l'insécurité
00:06:42avec ces éléments nouveaux.
00:06:44Le couteau, c'est vrai que les attaques au couteau
00:06:45c'est vraiment un phénomène totalement nouveau.
00:06:48Bien sûr qu'il y avait des couteaux avant
00:06:49mais on n'a jamais vu autant d'attaques au couteau
00:06:51dans des circonstances pareilles.
00:06:54Même chose pour la drogue.
00:06:55Il y a toujours eu du trafic de drogue
00:06:56mais du trafic avec des mafias
00:06:59c'est aussi un phénomène nouveau.
00:07:01Donc on voit bien jour après jour
00:07:03se manifester cette violence totalement débridée
00:07:06avec une réponse de l'État
00:07:08qui reste très insuffisante.
00:07:09Sabrina Meduber, on est sur un profil
00:07:13qui va être confirmé en partie dans les prochaines heures
00:07:16par les enquêteurs.
00:07:17Donc un ressortissant tunisien en situation régulière.
00:07:21Sabrina, vous avez de nouvelles informations ?
00:07:23Je peux vous en dire davantage.
00:07:23Tout à fait. C'est un Tunisien né en 1990.
00:07:27Il avait donc 35 ans.
00:07:28Il avait un titre de séjour valide.
00:07:31Il était connu du renseignement territorial
00:07:33pour son comportement instable
00:07:35à potentialité violente.
00:07:37Et on confirme les sept blessés
00:07:39attaqués au couteau par cet individu.
00:07:41Sabrina Meduber, là, pareil.
00:07:43On est sur un scénario qu'on a hélas connu
00:07:45à de nombreuses reprises.
00:07:46Oui, nos cercueils sont portés dans les valises
00:07:50de ceux qui franchissent nos frontières
00:07:53sans filtre.
00:07:54Puisque l'idéologie qui gouverne notre pays
00:07:57depuis 40 ans, c'est l'idéologie de la diversité.
00:07:59Mais là, il est en situation régulière.
00:08:01Oui, bien sûr.
00:08:02C'est un homme en situation régulière.
00:08:03Qu'il soit régulière, malheureusement,
00:08:05en situation régulière ou irrégulière.
00:08:07On ne peut pas nier qu'il y a une certaine partie
00:08:10de l'immigration qui traverse avec des idées,
00:08:13qui traverse avec des idéologies.
00:08:15Cette idéologie mortifère s'appelle l'islamisme.
00:08:17L'islamisme, eh bien, elle se fond dans le communautarisme.
00:08:22Et aujourd'hui, il a atteint un stade
00:08:25qui s'appelle le palestinisme.
00:08:27Donc, évidemment que tout ça est un problème
00:08:29de politique migratoire non maîtrisée.
00:08:33500 000 personnes sont entrées l'année dernière en France.
00:08:36C'est un record.
00:08:37Alors, on nous dit que l'immigration
00:08:38est un des sujets d'inquiétude majeure
00:08:40chez les Français.
00:08:42Eh bien, malheureusement, j'ai envie de vous dire
00:08:43que nos politiques sont responsables
00:08:45et que M. Éric Dupond-Rémoretti, que vous citiez,
00:08:47fait partie de cette caste d'idéologues utopiques
00:08:52qui pensent que la France est un jardin d'Éden
00:08:54pour toutes les personnes qui arrivent
00:08:55et que toutes les personnes qui arrivent,
00:08:57elles sont, évidemment, adaptées
00:08:59à la culture française.
00:09:00Ça n'est pas le cas.
00:09:01Nous voyons là clairement le lien
00:09:02entre l'insécurité et l'immigration.
00:09:04Il y a aussi, Sabrina Medjeber,
00:09:07la question du trafic de drogue.
00:09:09Parce que l'endroit où ça s'est déroulé,
00:09:11c'est un haut lieu, Éric Prevel,
00:09:12du trafic de drogue.
00:09:13On est pourtant en centre-ville.
00:09:14On est tout près du Vieux-Port
00:09:15qui est malheureusement...
00:09:16Il manquait ce mot-clé, la drogue.
00:09:17Oui, évidemment.
00:09:18Parce que c'est ça qui sous-tend tous les actes aussi.
00:09:21Peut-être que le PNAT nous dira le contraire
00:09:23que c'est un acte terroriste.
00:09:25Mais on est dans un endroit
00:09:26qui est un haut lieu de la drogue.
00:09:27Oui, ou requalifié comme un acte terroriste.
00:09:29Mais pardon,
00:09:30qui crie Allah Akbar avec un couteau dans la main ?
00:09:33Deux couteaux de boucher.
00:09:34Ce n'est pas un catholique,
00:09:35ce n'est pas un protestant,
00:09:36c'est un islamiste.
00:09:37Quels sont les islamistes ?
00:09:40Je pense à ça parce que j'ai lu
00:09:40la très intéressante interview
00:09:42de Nicolas Sarkozy dans Le Figaro,
00:09:43dont on parlera.
00:09:44Et il dit,
00:09:45il y a une immigration à portée
00:09:47qui est violente.
00:09:48Qui est violente.
00:09:49C'est un nouvel acte.
00:09:51Donc, on peut fermer les yeux.
00:09:53On peut taxer ceux qui avancent
00:09:56dans cette analyse
00:09:57de tous les qualificatifs que l'on veut,
00:09:59mais c'est une réalité.
00:10:01C'est une réalité.
00:10:02Allah Akbar,
00:10:03s'il l'a crié,
00:10:04visiblement,
00:10:04vous nous avez affirmé
00:10:05qu'il l'avait crié,
00:10:06c'est un acte terroriste,
00:10:09visiblement.
00:10:10Alors, peut-être qu'il est déséquilibré
00:10:12psychiatriquement parlant.
00:10:14Mais qui attaque des gens au couteau
00:10:16en criant Allah Akbar ?
00:10:17Ce sont des islamistes.
00:10:18Il faut le dire.
00:10:19Il est tunisien,
00:10:22même s'il est en situation régulière.
00:10:25Mais il est tunisien.
00:10:26Pardon,
00:10:27mais il faut mettre les points sur les i.
00:10:29Il faut arrêter de détourner le regard
00:10:31au prétexte qu'on serait taxé
00:10:33de ceci ou de cela.
00:10:35Je pense que les Français
00:10:36n'en peuvent plus
00:10:37de ces attaques au couteau barbare.
00:10:38J'ai une remarque, Laurence.
00:10:40Quand quelqu'un est taxé
00:10:42de comportements instables
00:10:44combinés avec des propos antisémites,
00:10:46pour moi,
00:10:46qu'il soit en situation régulière ou pas,
00:10:47il doit être expulsé sur le champ.
00:10:48Il y a un principe de précaution
00:10:50qui doit s'entendre.
00:10:51Il faut arrêter
00:10:51cette inflation des droits individuels
00:10:54qui se retournent
00:10:54contre les droits collectifs.
00:10:56Le devoir de nos gouvernants,
00:10:57c'est de nous protéger
00:10:58contre ce genre de personnage.
00:11:00Il est instable,
00:11:01il tient des propos antisémites,
00:11:02il est expulsé.
00:11:03Voilà.
00:11:04Il faut en arriver là.
00:11:05Il faut changer de méthode,
00:11:06changer d'approche.
00:11:07– Oui, Dreynel.
00:11:07– Je pense que,
00:11:08vous allez entendre
00:11:09dans les prochaines minutes,
00:11:11il était en situation irrégulière,
00:11:12donc il n'y a pas de problème.
00:11:14Bien si, en fait,
00:11:15certes,
00:11:15il avait un titre de séjour
00:11:16qui était valable jusqu'en 2032.
00:11:18Donc, on voit bien
00:11:19que c'est quand même
00:11:19des titres de séjour
00:11:20de très longue durée
00:11:21qui sont délivrés
00:11:22par les autorités françaises
00:11:24à ces ressortissants étrangers.
00:11:26Et la question quand même
00:11:27qui mérite d'être posée,
00:11:28c'est pour quelle raison,
00:11:29quel motif lui a valu
00:11:30la délivrance
00:11:31de ce titre de séjour ?
00:11:32Et puis,
00:11:33quel est son passif aussi
00:11:34dans le pays ?
00:11:34Est-ce qu'il a contribué
00:11:35à la vie économique
00:11:37et sociale du pays ?
00:11:38Ou est-ce que ça fait partie
00:11:39de toutes ces personnes
00:11:40à qui on délivre
00:11:41des titres de séjour
00:11:42de manière quasi automatique ?
00:11:44Et ça,
00:11:44c'est le vrai sujet de fond.
00:11:45C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
00:11:48l'État de séparer
00:11:49de manière très claire
00:11:50ceux qui sont
00:11:51en situation irrégulière
00:11:53et situation régulière.
00:11:55Les deux, en fait,
00:11:56il y a des effets
00:11:56de vastes communicants
00:11:57puisque vous avez
00:11:58énormément de gens
00:11:59qui, pour des motifs
00:12:00totalement fallacieux,
00:12:02réussissent à obtenir
00:12:03des titres de séjour
00:12:04alors qu'en réalité,
00:12:05ils n'ont rien à faire
00:12:06sur le territoire français.
00:12:07Je rappelle simplement
00:12:08un chiffre.
00:12:09L'an dernier,
00:12:10on a battu un record
00:12:10de délivrance
00:12:11de titres de séjour.
00:12:13343 000 titres de séjour
00:12:15délivrés pour une seule année
00:12:17de premiers titres
00:12:19de séjour délivrés
00:12:19et sur un stock total
00:12:21de 3,2 millions
00:12:22de titres de séjour
00:12:23renouvelés.
00:12:24Donc,
00:12:24c'est simplement
00:12:25vous donner aussi
00:12:26une illustration
00:12:26de la masse
00:12:28que ça représente.
00:12:29Et évidemment,
00:12:30les services de préfecture
00:12:31n'ont pas les moyens
00:12:32aujourd'hui,
00:12:32n'ont pas les capacités
00:12:33de vérifier
00:12:34toute une personnalité,
00:12:36tout l'environnement
00:12:37de 343 000 personnes
00:12:39nouvelles
00:12:40qui arrivent
00:12:41sur le territoire national.
00:12:43On écoute
00:12:43le procureur de Marseille.
00:12:45Un peu plus près d'ici.
00:12:46On les microse.
00:12:47Stop.
00:12:47Ouais, super.
00:12:48Comment c'est bon ?
00:12:49Attends ?
00:12:50Non, attendez.
00:12:51Un instant.
00:12:52Je peux prendre.
00:12:55Compte tenu
00:12:55de l'émotion
00:12:57provoquée
00:12:57par les événements,
00:12:58je vous fais
00:12:58un point de presse
00:12:59très rapidement
00:13:00après la survenance
00:13:02des faits
00:13:03et naturellement,
00:13:04c'est les enquêtes judiciaires
00:13:06qui sont en cours
00:13:07d'être diligentées
00:13:08qui permettront
00:13:09d'apporter des éléments
00:13:10avec plus de certitude.
00:13:12C'était les éléments
00:13:12préalables
00:13:13que je voulais indiquer
00:13:14avant de commencer
00:13:16ce point de presse.
00:13:1814h45,
00:13:19aujourd'hui,
00:13:20un individu
00:13:21de nationalité tunisienne
00:13:23en situation régulière
00:13:24sur le territoire national
00:13:26qui,
00:13:28logé dans un hôtel
00:13:29du quartier de Belzance,
00:13:31a été expulsé
00:13:33de cet hôtel
00:13:34puisqu'il ne payait pas
00:13:35son loyer,
00:13:36ce qui ressort
00:13:37a priori
00:13:37des premiers éléments
00:13:38des investigations.
00:13:40Il revient aujourd'hui
00:13:41dans cet hôtel,
00:13:42il monte immédiatement
00:13:44au premier étage
00:13:45de cet hôtel,
00:13:46se rend dans la chambre
00:13:47qu'il occupait
00:13:48avant d'en être expulsé
00:13:50et portait
00:13:51un coup de couteau
00:13:53au flanc
00:13:55d'un colocataire,
00:13:57d'une personne
00:13:57qui occupait
00:13:58cette chambre.
00:14:00Cette personne
00:14:01était prise en charge
00:14:03par les marins-pompiers,
00:14:04elle est hospitalisée
00:14:06dans un état
00:14:07d'urgence absolue.
00:14:09Il descendait
00:14:09et regagnait
00:14:10le rez-de-chaussée
00:14:11de l'hôtel
00:14:12où il portait
00:14:14immédiatement
00:14:15un ou plusieurs coups
00:14:16de couteau,
00:14:16c'est l'enquête
00:14:17qui permettra
00:14:17de le déterminer,
00:14:19sur le gérant
00:14:20de l'hôtel.
00:14:21Puis,
00:14:22sortait dans la rue
00:14:23et poursuivait
00:14:24le fils du gérant
00:14:25de l'hôtel
00:14:26qu'il poignardait
00:14:27au niveau du dos.
00:14:29Le gérant
00:14:29et le fils
00:14:30du gérant
00:14:31sont actuellement
00:14:33hospitalisés
00:14:34mais dans un état
00:14:35d'urgence relative.
00:14:36Donc,
00:14:37leur jour,
00:14:37a priori,
00:14:38ne serait pas
00:14:39en danger.
00:14:40Il va poursuivre
00:14:41son périple criminel
00:14:43en se rendant
00:14:44dans un snack
00:14:45situé à proximité
00:14:46où il y a
00:14:46un certain nombre,
00:14:47où il y a le patron
00:14:47et un certain nombre
00:14:48d'employés.
00:14:49Et là,
00:14:50il va essayer
00:14:51de porter des coups
00:14:52de couteau,
00:14:53particulièrement
00:14:53sur le gérant
00:14:54mais également
00:14:55très vraisemblablement
00:14:57et c'est l'enquête
00:14:57qui pourra le déterminer
00:14:59en essayant
00:15:00de blesser
00:15:01d'autres personnes
00:15:02se trouvant
00:15:04dans ce snack.
00:15:05Puis ensuite,
00:15:06mis en fuite
00:15:06très vraisemblablement
00:15:08par les clients
00:15:08de ce snack,
00:15:09il va poursuivre
00:15:11son périple
00:15:12et se retrouver
00:15:12pour Belzance
00:15:14où là encore,
00:15:16il semblerait
00:15:16qu'à l'aveugle,
00:15:18gratuitement,
00:15:20il tente
00:15:21de porter
00:15:21des coups
00:15:23à des personnes
00:15:24présentes
00:15:24et notamment
00:15:25deux personnes
00:15:26vont être blessées
00:15:29au niveau facial
00:15:31en recevant
00:15:32des coups
00:15:33de matraque
00:15:33puisqu'il était
00:15:34porteur
00:15:35de deux couteaux
00:15:36mais également
00:15:37d'une matraque.
00:15:39Une patrouille
00:15:40de police
00:15:40patrouillant
00:15:41quartier de Belzance
00:15:43va intervenir.
00:15:46Les fonctionnaires
00:15:47de police
00:15:47là aussi
00:15:48ressortent
00:15:48des premiers éléments
00:15:50d'exploitation,
00:15:50des témoignages
00:15:51mais également
00:15:52des caméras
00:15:52de vidéosurveillance
00:15:53qui sont particulièrement
00:15:55claires.
00:15:56Les fonctionnaires
00:15:57de police
00:15:58vont lui demander
00:15:59de jeter ses armes.
00:16:01Ils n'obtent
00:16:02en paire pas
00:16:03et ils vont faire
00:16:07usage de leurs armes,
00:16:08que ce soit du taser
00:16:09ou de leur pistolet
00:16:11automatique
00:16:11et ils vont le neutraliser.
00:16:14L'auteur de ce périple
00:16:15criminel décèdera
00:16:17malgré les tentatives
00:16:18de réanimation
00:16:19du SAMU
00:16:20et des sapeurs-pompiers
00:16:21à 15h26.
00:16:23minutes.
00:16:25J'ai saisi
00:16:26la police judiciaire
00:16:30des faits
00:16:33contre
00:16:33cette personne,
00:16:35du chef
00:16:36de tentative
00:16:37d'homicide
00:16:38volontaire
00:16:39par rapport
00:16:40à toutes les victimes
00:16:41qu'il a faites
00:16:42durant son périple
00:16:43criminel
00:16:43mais également
00:16:44de tentative
00:16:45d'homicide
00:16:46volontaire
00:16:47sur fonctionnaires
00:16:48de police,
00:16:49sur personnes dépositaires
00:16:50de l'autorité publique
00:16:51puisqu'il semblerait,
00:16:52je parle sous toute réserve,
00:16:55mais des premiers éléments
00:16:56de l'enquête
00:16:56qu'il se serait
00:16:58précipité
00:16:59vers eux
00:17:00plutôt que de
00:17:01rendre ses armes.
00:17:03Et puis,
00:17:04j'ai saisi
00:17:05l'IGPN,
00:17:07l'Inspection Générale
00:17:08de la Police Nationale,
00:17:10suite à l'usage
00:17:11des armes
00:17:12et la neutralisation
00:17:13de cet auteur,
00:17:15je les ai saisis
00:17:17d'une enquête
00:17:18du chef
00:17:19d'homicide
00:17:20volontaire
00:17:21suite aux coups
00:17:23de feu
00:17:23qui ont été
00:17:23portés
00:17:24pour le neutraliser.
00:17:27À ce stade,
00:17:28nous avons donc
00:17:29cinq victimes
00:17:30dont une
00:17:31dans l'État
00:17:32est assez critique
00:17:33et nous avons
00:17:35notre auteur
00:17:36qui est décédé
00:17:38à 15h26.
00:17:40Sept personnes
00:17:41étaient connues
00:17:43des services
00:17:44de police
00:17:45et de justice.
00:17:46Je vous remercie.
00:17:47Est-ce que l'Astrayon
00:17:48a crié à la Ouagbar,
00:17:49le centre procureur ?
00:17:50Alors,
00:17:51s'agissant du mobile,
00:17:53s'agissant du mobile,
00:17:55il a effectivement
00:17:56proféré
00:17:57un certain nombre
00:17:58de paroles
00:17:59et nous sommes
00:18:01en cours
00:18:02de vérification,
00:18:03vous imaginez bien,
00:18:04nous sommes
00:18:04en peine
00:18:05en train
00:18:05d'entendre
00:18:06les témoins
00:18:06pour apprécier
00:18:08s'il a effectivement
00:18:09prononcé
00:18:10ou non
00:18:10à la Ouagbar.
00:18:11Il est trop tôt
00:18:11à ce stade
00:18:13pour le confirmer,
00:18:14mais nous y travaillons
00:18:15et naturellement,
00:18:17vous serez informés
00:18:19dès que les éléments
00:18:20pourront être stabilisés
00:18:22avec certitude.
00:18:24Merci.
00:18:24Le périple a duré
00:18:25combien de temps ?
00:18:25Du coup,
00:18:2515h26 la fin
00:18:26et le début ?
00:18:27Et le début ?
00:18:28Le début, c'était...
00:18:29Voilà pour le procureur
00:18:32de Marseille
00:18:33qui s'est exprimé
00:18:34en direct
00:18:34sur CNews
00:18:36avec cette attaque
00:18:37qui a duré
00:18:38de 14h45
00:18:39jusqu'à 15h26,
00:18:40sort du décès
00:18:41du principal suspect
00:18:44Sabrina Berlin-Bouillet.
00:18:45Il y a cette interrogation
00:18:47et on l'a attendue
00:18:47jusqu'à la fin
00:18:48de la conférence de presse
00:18:48sur le mobile.
00:18:50Pourquoi s'est-il livré
00:18:52à ce périple meurtrier ?
00:18:53A-t-il ou non
00:18:54prononcé le mot
00:18:55à la Ouagbar ?
00:18:56Le procureur
00:18:57ne l'a pas dit
00:18:58aussi clairement que ça.
00:18:59Pourquoi en réalité ?
00:19:01Pour lui,
00:19:02pour le procureur,
00:19:03c'est en cours
00:19:03de vérification.
00:19:04Il aurait dit
00:19:04plusieurs choses.
00:19:05Ils sont en train
00:19:06d'étudier
00:19:06et de vraiment
00:19:07véritablement comprendre
00:19:08ce qu'il aurait pu dire.
00:19:10Il est aussi
00:19:10prudent parce que
00:19:11le PNAT,
00:19:11le parquet national
00:19:12antiterroriste,
00:19:13est en phase
00:19:13d'observation.
00:19:15A ce stade-là,
00:19:16c'est sans doute
00:19:16d'ailleurs eux
00:19:16qui se prononceront
00:19:18s'ils se saisissent
00:19:19de l'affaire
00:19:19sur les véritables mots
00:19:20et les intentions,
00:19:21le mobile de cet assaillant
00:19:22qui a, selon le procureur,
00:19:24blessé au moins
00:19:25cinq personnes.
00:19:26Ce qui est intéressant
00:19:27Sabrina,
00:19:27c'est de comprendre
00:19:28ce qui s'est passé
00:19:29à travers ce que vient
00:19:30de nous dire le procureur.
00:19:31Ça commence
00:19:32parce que cet individu
00:19:34tunisien en situation
00:19:35régulière,
00:19:35le procureur l'a bien
00:19:36spécifié,
00:19:38est expulsé
00:19:38de son logement
00:19:39à l'hôtel
00:19:40puisqu'il ne paye pas
00:19:41sa chambre d'hôtel.
00:19:42Et c'est là
00:19:43que tout dégénère
00:19:44en réalité.
00:19:44Cet individu,
00:19:4535 ans,
00:19:46tunisien,
00:19:47qui apparemment
00:19:48était locataire
00:19:49d'un hôtel,
00:19:49qui a été expulsé
00:19:50pour faute de paiement,
00:19:52qui revient aujourd'hui,
00:19:53donc cet après-midi,
00:19:54aux alentours de 14h30
00:19:56dans cet hôtel.
00:19:57Il monte à l'étage
00:19:58où était sa chambre.
00:20:00Il s'en prend
00:20:01en attaquant au couteau.
00:20:02Il était muni
00:20:03de deux couteaux
00:20:04et une matraque.
00:20:05Il s'en prend
00:20:06au locataire
00:20:06de cette chambre.
00:20:07Puis,
00:20:07il va rejoindre le gérant,
00:20:10l'attaquer au couteau
00:20:11également.
00:20:11Il va s'en prendre
00:20:12au fils du gérant
00:20:13qui essaye
00:20:13de prendre la fuite.
00:20:14Puis,
00:20:15il va continuer
00:20:16à attaquer
00:20:17au fur et à mesure
00:20:17de son déplacement.
00:20:19Il va d'abord
00:20:20aller dans un snack
00:20:20où il va également
00:20:21attaquer au couteau
00:20:22le gérant,
00:20:23des passants.
00:20:24Il va aller à Cour-Belsance
00:20:25qui est à deux pas
00:20:26du Vieux-Port.
00:20:28Et là,
00:20:28il va s'en prendre
00:20:29à plusieurs passants.
00:20:30On rappelle ce bilan.
00:20:31Cinq personnes blessées
00:20:32au couteau.
00:20:34Puis,
00:20:34la police
00:20:34qui intervient,
00:20:36à peu près
00:20:3630 à 45 minutes après,
00:20:40un équipage de police
00:20:41qui réagit,
00:20:42qui voit que
00:20:43l'individu refuse
00:20:44d'obtempérer.
00:20:46Des coups de taser
00:20:47puis des coups de feu
00:20:48ont été tirés.
00:20:49Et finalement,
00:20:49l'auteur a été abattu
00:20:50par la police.
00:20:51Et on a entendu
00:20:52le procureur
00:20:52annoncer l'ouverture
00:20:53de plusieurs enquêtes,
00:20:54dont une auprès
00:20:56de l'IGPN,
00:20:57parce que les policiers,
00:20:58un ou deux policiers,
00:20:59on ne sait pas encore,
00:21:00ont fait usage
00:21:00de leur arme
00:21:01pour arrêter
00:21:02ce tueur présumé.
00:21:03C'est la procédure
00:21:04habituelle
00:21:05qui est un acte
00:21:07de prudence
00:21:08et de vérification
00:21:09dans le cas
00:21:09où un assaillant,
00:21:11qu'il soit reconnu
00:21:11terroriste ou non,
00:21:12a été abattu
00:21:13par la police.
00:21:14Dans les éléments
00:21:15qui ont été donnés
00:21:15par le procureur,
00:21:16il y en a un qui fait écho
00:21:17à ce que disait
00:21:17Louis Dragnel tout à l'heure.
00:21:18Que fait cet homme
00:21:19en France ?
00:21:20Il vit à l'hôtel ?
00:21:21Apparemment,
00:21:21il n'a pas les moyens
00:21:22de vivre à l'hôtel.
00:21:23Si vous allez aux Etats-Unis
00:21:25et que l'immigration
00:21:26vous demande
00:21:26qu'est-ce que vous venez faire ?
00:21:27Vous dites,
00:21:27non mais moi,
00:21:27écoutez,
00:21:28je n'ai pas de travail ici,
00:21:29je vais habiter à l'hôtel
00:21:31et puis je trouverai bien.
00:21:31Ils vont dire,
00:21:32monsieur,
00:21:32vous avez le droit
00:21:33de revenir immédiatement
00:21:34en France,
00:21:34on va vous offrir
00:21:35le billet retour.
00:21:36Que font ces gens
00:21:37sans ressources,
00:21:38sans métiers
00:21:39qui vivent à l'hôtel ?
00:21:40Je comprends
00:21:41sur quelle base,
00:21:41en effet,
00:21:42leur sont délivrés
00:21:43des permis de séjour.
00:21:44On a en ligne,
00:21:44Bruno Bartocetti,
00:21:46policier délégué national
00:21:47d'unité zone sud.
00:21:48de monsieur Bartocetti,
00:21:50on vient d'avoir
00:21:51le procureur
00:21:52qui nous a expliqué
00:21:53ce qui s'est passé
00:21:53à Marseille.
00:21:54C'est un scénario
00:21:55absolument dramatique
00:21:56qui s'est déroulé
00:21:56en plein centre-ville.
00:21:59Oui, bonjour.
00:22:00Oui, oui.
00:22:00Je n'allais pas rajouter
00:22:01grand-chose
00:22:02par rapport à ce qu'a
00:22:03développé
00:22:04le procureur.
00:22:06Je rajouterais juste,
00:22:07et c'est important,
00:22:08c'est la réaction,
00:22:10la réactivité
00:22:10de mes collègues
00:22:11qui ont neutralisé
00:22:12cet individu.
00:22:14Bien sûr,
00:22:14il y a eu cinq blessés
00:22:15avant que ce soit le cas,
00:22:17mais bon,
00:22:17il fallait qu'on puisse
00:22:18se transporter
00:22:18sur place
00:22:19et retenant
00:22:20le centre-trois
00:22:21des policiers
00:22:23en sachant
00:22:23qu'il était prêt
00:22:24à blesser
00:22:25un des fonctionnaires
00:22:26de police.
00:22:27Donc,
00:22:27pour revenir
00:22:28sur le mobile,
00:22:29il est à retenir
00:22:30que ça part
00:22:31effectivement
00:22:31sur un différent,
00:22:33sur un contentieux
00:22:34avec le gérant de l'hôtel
00:22:35et on voit la suite.
00:22:36Alors, Alain Akbar,
00:22:37est-ce qu'il a été prononcé
00:22:38parce que cet individu
00:22:41a complètement brillé
00:22:42ou est-ce que c'était
00:22:42son premier mobile ?
00:22:43Bien sûr,
00:22:44c'est l'enquête
00:22:44qui va le déterminer.
00:22:45Mais c'est vrai que,
00:22:46vous savez,
00:22:47lorsqu'on fait
00:22:48le taser a été utilisé
00:22:51là,
00:22:52au dernier moment,
00:22:53c'est toujours
00:22:53très difficile
00:22:54pour un policier
00:22:55même,
00:22:55lorsqu'il est reconnu
00:22:57à un légitime
00:22:57déplace,
00:22:58et c'est dans la plupart
00:22:59des cas
00:22:59ce qui est retenu,
00:23:01et dans ce cas-là,
00:23:02je ne doute pas
00:23:02d'un seul histoire.
00:23:03C'est toujours très difficile
00:23:04pour nous psychologiquement
00:23:06parce qu'on neutralise
00:23:09l'individu aussi dangereux.
00:23:11Merci beaucoup Bruno
00:23:12Bartocetti.
00:23:13On essaiera de vous
00:23:14joindre un peu plus tard
00:23:14parce que la liaison sonore
00:23:16n'est pas tout à fait au point.
00:23:18Simplement,
00:23:19c'est très important,
00:23:19Jean-Michel Salvatore,
00:23:21de comprendre ce qui s'est déroulé,
00:23:23de comprendre le profil
00:23:23de l'individu,
00:23:24de comprendre les mobiles.
00:23:26Le PNAT,
00:23:26le parquet national antiterroriste,
00:23:28est saisi ?
00:23:28C'est la question essentielle,
00:23:30c'est de savoir
00:23:31s'il y a un mobile terroriste
00:23:32ou si c'est juste crapuleux
00:23:34avec cette espèce
00:23:35de surréaction
00:23:36absolument incroyable
00:23:37pour une histoire
00:23:39de loyer impayé.
00:23:40Donc c'est vraiment
00:23:41un détail dont on a besoin.
00:23:42Mais c'est vrai
00:23:42que ce qui étonne quand même,
00:23:44c'est cette surréaction,
00:23:45cette violence gratuite,
00:23:46ce parcours criminel
00:23:48où finalement
00:23:48on a vu cet homme
00:23:49sortir de l'hôtel,
00:23:51aller dans ce fast-food
00:23:52et tuer un petit peu
00:23:53à l'aveugle
00:23:53avec un bilan
00:23:54qui est quand même
00:23:55extrêmement lourd.
00:23:56Tu es en tout cas blessée,
00:23:57Sabrina,
00:23:58Medjeber,
00:24:00on a cette interrogation
00:24:01sur le fait
00:24:02qu'il ait dit ou non
00:24:03à Akbar.
00:24:04Le procureur l'a mentionné,
00:24:05d'ailleurs il était en train
00:24:06de s'éloigner
00:24:06de cette conférence de presse
00:24:07quand un confrère
00:24:08lui a posé la question
00:24:08parce que c'est vrai
00:24:09que le mobile,
00:24:10il est central.
00:24:11Est-ce que c'était juste
00:24:12la frustration
00:24:12parce qu'on l'avait
00:24:13expulsé de son hôtel
00:24:14ou est-ce qu'il y avait
00:24:14autre chose
00:24:15qui sous-tendait cette action ?
00:24:16Je pense que tout converge
00:24:17de toute façon
00:24:18vers, encore une fois,
00:24:19symboliquement,
00:24:20non malheureusement,
00:24:21mais physiquement
00:24:22porter des coups de couteau
00:24:24dans le flanc
00:24:24d'une France
00:24:28cette barbarie.
00:24:30C'est la détestation
00:24:31de notre pays,
00:24:32c'est la détestation
00:24:33de la paix civile,
00:24:34c'est la détestation
00:24:35de l'art de vivre,
00:24:37de la courtoisie,
00:24:39la détestation
00:24:39des Français
00:24:40et de la France.
00:24:41C'est tout simplement,
00:24:43moi,
00:24:43c'est ce que
00:24:45ces homicides
00:24:47m'évoquent.
00:24:48Encore une fois,
00:24:49Eric l'a très bien dit,
00:24:50c'est avec le tampon
00:24:51de la République
00:24:51que nous accueillons
00:24:52massivement
00:24:53des milliers,
00:24:54des millions de personnes
00:24:55qui arrivent de pays
00:24:55où l'islamisme
00:24:56est dominant.
00:24:57Ces personnes,
00:24:58elles constituent
00:24:58un réservoir
00:24:59culturel
00:25:00qui est favorable
00:25:01encore une fois
00:25:02à l'émergence
00:25:03puis à l'expansion
00:25:03de cette doctrine.
00:25:05Il faut arrêter
00:25:06d'être aveugle
00:25:07là-dessus,
00:25:08il faut filtrer
00:25:08les personnes
00:25:09que nous faisons
00:25:09venir sur notre territoire.
00:25:11Je suis désolée,
00:25:12quand on porte
00:25:12une idéologie,
00:25:14est-ce que ces idéologues
00:25:15croient que l'idéologie
00:25:16s'arrête au mur
00:25:17des douanes ?
00:25:19C'est impossible,
00:25:20ces idées voyagent,
00:25:21elles sont incarnées
00:25:22par des hommes
00:25:22et parfois
00:25:23elles sont transformées
00:25:24et actées
00:25:25en barbarées
00:25:26comme on vient
00:25:27de le voir aujourd'hui.
00:25:28Les Français
00:25:29en ont marre.
00:25:29Je vais vous dire
00:25:30quelque chose,
00:25:30il y a une telle
00:25:31habituation collective
00:25:32qu'il est dit
00:25:32à la Ouagbar
00:25:33ou non,
00:25:33qu'est-ce que ça change
00:25:34finalement ?
00:25:35C'est tous les jours,
00:25:36c'est tous les jours.
00:25:37Avant-hier encore,
00:25:38une Ukrainienne
00:25:38s'est faite violer
00:25:39sur le champ de Mars
00:25:40par un Libyen,
00:25:41sous OQTF,
00:25:42il a été libéré.
00:25:43Les Français
00:25:43ne supportent plus
00:25:44ce laxisme,
00:25:46cette politique migratoire
00:25:47qui n'est même plus
00:25:47une politique migratoire
00:25:48puisque finalement,
00:25:49avec un simple
00:25:50visa Schengen,
00:25:51vous pouvez entrer
00:25:51en Europe
00:25:52et puis assassiner
00:25:53Philippines.
00:25:54C'est ce qui s'est passé
00:25:54avec le jeune Marocain
00:25:55de 17 ans.
00:25:56Donc,
00:25:56c'est toute une politique
00:25:57qu'il faut revoir.
00:25:58Notre politique migratoire
00:25:59commence par
00:26:00la relecture
00:26:02de notre rapport
00:26:03à l'Europe
00:26:04et à l'espace Schengen
00:26:05en priorité.
00:26:06Louis de Ragnel,
00:26:07les dernières informations
00:26:08que nous avons
00:26:09sur ce qui s'est déroulé
00:26:11à Marseille,
00:26:12ce drame,
00:26:12ce meurtrier
00:26:14en plein centre
00:26:14de Marseille
00:26:15avec cet individu,
00:26:17un ressortissant tunisien
00:26:18de 35 ans,
00:26:19vous disiez,
00:26:19Sabrina ?
00:26:20En 1990.
00:26:21Qui se livre
00:26:22à un véritable...
00:26:23Ce que je trouve intéressant
00:26:24et ça rejoint
00:26:25ce que dit à l'instant
00:26:26Sabrina Medgever,
00:26:28c'est que le premier réflexe
00:26:29de cette personne
00:26:30qui se voit expulsée
00:26:31de cet hôtel
00:26:32parce qu'il ne payait plus
00:26:33son loyer,
00:26:34c'est de récupérer,
00:26:35de se saisir
00:26:36de deux couteaux
00:26:37et d'une matraque
00:26:38et c'est vrai
00:26:39qu'il y a un fond culturel
00:26:40parce qu'autour de nous,
00:26:41je pense qu'on connaît
00:26:43peu de gens
00:26:43pour qui le premier réflexe
00:26:45dès qu'il y a un problème,
00:26:46dès qu'il y a une frustration,
00:26:47c'est de se saisir
00:26:47de deux couteaux
00:26:48et d'une matraque.
00:26:49Je trouve qu'il faut
00:26:50s'intéresser à ça.
00:26:51Ce n'est pas du tout anodin
00:26:52et là où vous avez raison,
00:26:54c'est que ce type de réflexe,
00:26:56on l'a vu tant et tant de fois
00:26:57et c'est ça qui rend...
00:26:59C'est insupportable
00:27:01pour les Français
00:27:01et si je peux me permettre,
00:27:03ça se télescope,
00:27:04hélas,
00:27:05avec une crise politique
00:27:07qu'on ne cesse de commenter,
00:27:09une crise politique
00:27:10dans laquelle
00:27:11les Français reprochent
00:27:12aux gouvernants,
00:27:13quels qu'ils soient,
00:27:14son impuissance,
00:27:16l'inaction et l'impuissance.
00:27:17L'impuissance,
00:27:18vous avez raison,
00:27:18plus que l'inaction.
00:27:19Mais on a l'impression
00:27:20qu'il y a plein de politiques
00:27:22sincères,
00:27:23même au gouvernement,
00:27:24qui essayent de se démener
00:27:25dans tous les sens,
00:27:26mais ils n'y arrivent pas.
00:27:28Et c'est ça,
00:27:28en fait,
00:27:29je trouve que c'est terrible
00:27:30de voir la résonance
00:27:32entre la crise politique
00:27:33et ce fait
00:27:34qui n'est pas lié
00:27:35à la crise politique,
00:27:36mais qui est le symptôme
00:27:37de cette impuissance
00:27:38et du ras-le-bol absolu
00:27:40des Français,
00:27:40du dégoût
00:27:41de beaucoup de Français
00:27:42pour la classe politique actuelle
00:27:44et la politique telle
00:27:44qu'elle est conduite
00:27:45avec aussi peu de résultats.
00:27:46Sabrina ?
00:27:47Le grand paradoxe,
00:27:48c'est qu'il vient de Tunisie.
00:27:49Vous savez,
00:27:50en Tunisie,
00:27:51depuis le conflit
00:27:52israelo-palestinien,
00:27:53il y a eu vraiment
00:27:53une véritable hargne
00:27:55de la part du président
00:27:56Khaït Saïd
00:27:56qui avait même une fois
00:27:57qualifié un ouragan
00:27:58d'un ouragan sioniste.
00:28:00Donc c'est pour vous dire
00:28:01que l'antisémitisme
00:28:02en Tunisie,
00:28:03il est plus que chevronné,
00:28:04il est carrément étatique.
00:28:05Mais le grand paradoxe,
00:28:06c'est qu'en Tunisie,
00:28:07la politique migratoire,
00:28:11pour le coup,
00:28:11les migrants en Tunisie,
00:28:13alors il y a des dizaines
00:28:14de rapports là-dessus,
00:28:15ils les chassent
00:28:16manu militari
00:28:17dans le désert libyen.
00:28:18Donc vous voyez
00:28:18le grand paradoxe,
00:28:19c'est-à-dire qu'ils émanent
00:28:20de pays où la violence règne,
00:28:23où l'antisémitisme
00:28:24domine les politiques publiques,
00:28:26ou l'Algérie,
00:28:26ou le Maroc même,
00:28:27mais à contrario,
00:28:28les pays d'origine,
00:28:29eux, appliquent
00:28:30une politique de sécurité
00:28:31des plus fermes.
00:28:31En France,
00:28:32nous accueillons
00:28:33ces islamistes,
00:28:34ils tuent nos compatriotes
00:28:35et après,
00:28:36on voit le jeu de la justice
00:28:37qui, bien souvent,
00:28:39se montrent très,
00:28:40pour reprendre
00:28:41Darmanin,
00:28:42clémente,
00:28:43voire trop lente.
00:28:44Oui,
00:28:44avec ces mots
00:28:45de Gérald Darmanin,
00:28:46on n'est plus à l'abri
00:28:47nulle part en France.
00:28:47Absolument,
00:28:48il n'y a plus de sèche
00:28:49comme il avait dit.
00:28:50Du garde des Sceaux,
00:28:51Éric Nolo,
00:28:52effectivement,
00:28:53et ce scénario effroyable
00:28:54qui se dessine
00:28:55de plus en plus précisément
00:28:57aujourd'hui.
00:28:58Oui,
00:28:58mais en effet,
00:29:00ça arrive partout
00:29:01et on se dit
00:29:01que ça peut arriver
00:29:02à chacun d'entre nous
00:29:03à tout moment.
00:29:03Bien sûr.
00:29:04C'est-à-dire que
00:29:04n'importe quel...
00:29:06Parce que maintenant,
00:29:06le problème du couteau,
00:29:08ce n'est pas seulement
00:29:09les blessures,
00:29:10c'est que le moindre
00:29:11incident mineur,
00:29:12ce n'est pas ce qui s'est passé
00:29:12à Marseille,
00:29:13mais peut dégénérer
00:29:13en tragédie.
00:29:14Parce que dès que
00:29:15le ton monte,
00:29:17quand les mots ne suffisent plus,
00:29:18le couteau sort.
00:29:19Donc,
00:29:20moi,
00:29:21je pense qu'il faut d'abord,
00:29:22j'avais déjà proposé ça,
00:29:23que toute personne
00:29:24trouvée en possession
00:29:25d'un couteau
00:29:25se retrouve en prison.
00:29:26Il n'y a pas de raison
00:29:27de se balader
00:29:28avec un couteau
00:29:29dans le métro,
00:29:29dans la rue
00:29:30ou ailleurs.
00:29:31Alors évidemment,
00:29:32ça ne suffira pas,
00:29:32ça c'est juste le symptôme.
00:29:33Après,
00:29:33il faut évidemment
00:29:34s'attaquer aux causes.
00:29:35Il faut d'abord
00:29:36mettre fin à cette inflation
00:29:37du couteau
00:29:37où chacun d'entre nous
00:29:38risque sa vie
00:29:39pour un regard,
00:29:40pour un mot,
00:29:41pour un malentendu,
00:29:42un incident.
00:29:44Eric Revelle,
00:29:44un peu de mots.
00:29:45Tout à l'heure,
00:29:45Louis Dragnel,
00:29:46vous parliez du profil
00:29:47de ce Tunisien.
00:29:48Il était connu
00:29:49des services de police.
00:29:50Il avait tenu
00:29:51des propos antisémites.
00:29:53Absolument.
00:29:54Il avait tenu
00:29:54des propos antisémites.
00:29:55Le procureur de Paris
00:29:55a dit simplement
00:29:56qu'il était connu
00:29:57de la police...
00:29:57De Marseille.
00:29:58J'ai dit quoi,
00:29:59pardon ?
00:29:59Paris.
00:30:00Le procureur de Marseille,
00:30:02Nicolas Besson a dit
00:30:03qu'il était connu
00:30:04des services de police
00:30:04et de justice.
00:30:05Je pense qu'il sait pourquoi
00:30:07mais il attend
00:30:08des vérifications
00:30:09pour aller plus loin.
00:30:10Et on sait que Nicolas Besson
00:30:11n'est pas un procureur...
00:30:13Ah non, Nicolas Besson
00:30:14c'est tout sauf un laxiste.
00:30:15C'est vraiment...
00:30:16On l'a entendu
00:30:17il y a deux ou trois ans.
00:30:18...que Eric Dupond-Moretti
00:30:19avait ciblé
00:30:20parce que lors
00:30:22d'une audition parlementaire,
00:30:23Nicolas Besson
00:30:23était interrogé
00:30:24et donc sous serment
00:30:25avait simplement dit la vérité
00:30:26en expliquant
00:30:27sur la question
00:30:28du narcotrafic
00:30:29que l'État
00:30:30était en train
00:30:31de perdre la guerre.
00:30:31Bienvenue dans Punchline
00:30:33sur CNews
00:30:33et sur Europe 1.
00:30:34Nous sommes en édition spéciale
00:30:36après ce drame
00:30:37qui s'est déroulé
00:30:37à Marseille.
00:30:38Un individu
00:30:39qui s'en est pris
00:30:40à coup de couteau
00:30:41à plusieurs personnes.
00:30:43Cinq personnes
00:30:44ont été blessées.
00:30:45L'assaillant
00:30:45a été tué par la police.
00:30:47On va entendre
00:30:48le procureur de Marseille
00:30:49dans un instant,
00:30:50Nicolas Besson
00:30:51qui va revenir
00:30:51sur les circonstances
00:30:53de cette attaque.
00:30:54Peut-être
00:30:55un attaque
00:30:56à caractère terroriste.
00:30:57On verra
00:30:58ce que donne l'enquête
00:30:59puisque le parquet national
00:31:00antiterroriste
00:31:01a été saisi.
00:31:02Sabrina Mirlin-Bouillet,
00:31:03vous êtes avec nous
00:31:04du service police-justice
00:31:05de CNews.
00:31:05Bonsoir à vous.
00:31:06Bonsoir.
00:31:07Que s'est-il passé exactement ?
00:31:08Quelles sont nos informations ?
00:31:10Il est 14h45
00:31:11cet après-midi
00:31:12quand un individu,
00:31:13un homme de 35 ans,
00:31:14un Tunisien,
00:31:15s'en prend.
00:31:16Il attaque au couteau
00:31:18plusieurs passants
00:31:18en sautre ville de Marseille.
00:31:20Il est muni
00:31:21de deux couteaux
00:31:22et une matraque.
00:31:23Cet individu
00:31:24est d'abord allé
00:31:24dans un hôtel.
00:31:25Un hôtel
00:31:26dont il a été expulsé
00:31:27faute de paiement.
00:31:28Il est revenu aujourd'hui.
00:31:29Il s'en prend d'abord
00:31:30au gérant de cet hôtel
00:31:32en le poignardant
00:31:32au locataire
00:31:33de sa chambre passée.
00:31:34Puis il poursuit
00:31:35le fils du gérant
00:31:36dans la rue
00:31:36pour l'attaquer
00:31:37au couteau également.
00:31:38Il attaque
00:31:38plusieurs passants
00:31:40au couteau
00:31:40près d'un snack.
00:31:41Puis il se dirige
00:31:42vers Cours-Belzins.
00:31:43C'est à deux pas
00:31:44du Vieux-Port.
00:31:45Et là,
00:31:45il s'en prend également
00:31:46en attaquant
00:31:47à coups de couteau
00:31:48des passants.
00:31:49L'assaillant a ensuite
00:31:50été neutralisé
00:31:51par un équipage
00:31:51de police.
00:31:52Il refuse d'obtempérer.
00:31:54La police se sert
00:31:55d'abord d'un taser
00:31:55puis des coups de feu
00:31:56sont tirés.
00:31:57L'auteur est abattu
00:31:58par la police.
00:32:01Précisément,
00:32:01selon nos informations,
00:32:02ce sont deux policiers
00:32:03qui ont fait usage
00:32:04de leur arme de service.
00:32:07Une enquête est ouverte
00:32:08depuis par l'IGPN.
00:32:10Concernant l'auteur,
00:32:12il s'appellerait
00:32:13Abdelkader.
00:32:14Il est tunisien.
00:32:14Je vous l'ai dit,
00:32:15né en 1990.
00:32:16Il avait 35 ans.
00:32:17Il était en situation
00:32:19régulière.
00:32:20Son titre de séjour
00:32:21était valide
00:32:22jusqu'en 2032.
00:32:24Et pourtant,
00:32:25il est connu
00:32:25du renseignement
00:32:26territorial
00:32:27pour son comportement
00:32:28instable
00:32:29à potentialité
00:32:30violente.
00:32:32Au niveau du bilan,
00:32:33c'est très important.
00:32:34Nous sommes à 5 blessés,
00:32:36dont un en urgence absolue
00:32:37dans un état critique.
00:32:39Il faut savoir
00:32:40qu'à ce stade,
00:32:41le PNAT,
00:32:42le parquet national
00:32:43antiterroriste,
00:32:43n'a pas encore été saisi.
00:32:45Il est en phase
00:32:46d'observation
00:32:46parce qu'il y a
00:32:47une incertitude.
00:32:48Cet assaillant,
00:32:49ce tunisien,
00:32:50aurait prononcé
00:32:51des mots.
00:32:52C'est ce que nous rapporte
00:32:52d'ailleurs le procureur
00:32:53de Marseille,
00:32:54mais sans dire
00:32:55si oui ou non
00:32:55il a utilisé
00:32:56les mots
00:32:57à la Akbar.
00:32:59Nous avons
00:33:00quelques informations
00:33:00à nos sources policières.
00:33:01On nous le confirme
00:33:02de notre côté.
00:33:03Donc voilà,
00:33:03tout ça est en suspens,
00:33:04en phase d'études
00:33:05et d'observation
00:33:06du côté du PNAT.
00:33:07On est en édition spéciale.
00:33:08Tout de suite,
00:33:09on écoute le procureur
00:33:10de Marseille,
00:33:10Nicolas Besson,
00:33:11qui revient
00:33:11sur cette attaque
00:33:13qui s'est déroulée
00:33:13cet après-midi
00:33:14en plein cœur
00:33:15de Marseille.
00:33:16On écoute.
00:33:17Une patrouille de police
00:33:19patrouillant
00:33:20quartier de Benzence
00:33:21va intervenir.
00:33:25Les fonctionnaires
00:33:25de police,
00:33:26là aussi,
00:33:26ressortent des premiers
00:33:28éléments d'exploitation,
00:33:29des témoignages,
00:33:30mais également
00:33:30des caméras
00:33:31de vidéosurveillance
00:33:32qui sont particulièrement
00:33:33claires.
00:33:34Les fonctionnaires
00:33:35de police
00:33:36vont lui demander
00:33:37de jeter ses armes.
00:33:39Il n'obtempère pas
00:33:41et ils vont faire usage
00:33:46de leurs armes,
00:33:47que ce soit du taser
00:33:48ou de leur pistolet
00:33:49automatique
00:33:50et ils vont le neutraliser.
00:33:52L'auteur de ce périple
00:33:54criminel décédera
00:33:55malgré les tentatives
00:33:56de réanimation
00:33:57du SAMU
00:33:58et des sapeurs-pompiers
00:33:59à 15h26.
00:34:03S'agissant du mobile,
00:34:05il a effectivement
00:34:06proféré
00:34:06un certain nombre
00:34:07de paroles
00:34:08et nous sommes
00:34:10en cours
00:34:11de vérification.
00:34:12Vous imaginez bien,
00:34:13nous sommes en peine
00:34:14en train d'entendre
00:34:15les témoins
00:34:16pour apprécier
00:34:17s'il a effectivement
00:34:18prononcé ou non
00:34:19à la Ouagbar.
00:34:20Il est trop tôt
00:34:21à ce stade
00:34:22pour le confirmer,
00:34:23mais nous y travaillons.
00:34:25Voilà pour le procureur
00:34:26de la République
00:34:27de Marseille,
00:34:28Nicolas Besson.
00:34:29Avec cette incertitude,
00:34:31Sabrina Berlin-Bouillet,
00:34:32le fait que cet assaillant
00:34:34qui a été neutralisé
00:34:35par la police
00:34:36ait prononcé ou non
00:34:37le mot à la Ouagbar.
00:34:39Une dernière information,
00:34:40selon nos informations,
00:34:42le parquet national
00:34:42antiterroriste a décidé
00:34:43de ne pas se saisir
00:34:45de cette affaire.
00:34:47Nous n'avons encore pas
00:34:47l'explication précise
00:34:49du pourquoi,
00:34:49mais il y a cette incertitude
00:34:50sur les mots
00:34:52qu'il aurait prononcés,
00:34:53ce qui a été corroboré
00:34:54par le procureur
00:34:55de Marseille.
00:34:56Est-ce qu'il a dit
00:34:57oui ou non à la Ouagbar
00:34:58au moment de l'attaque ?
00:34:59Là est la question.
00:35:00Le fait que le parquet national
00:35:02antiterroriste,
00:35:03Louis de Ragnel,
00:35:04bonsoir,
00:35:04n'ait pas décidé
00:35:06de le saisir,
00:35:06c'est une indication
00:35:08peut-être
00:35:09sur ce qui s'est déroulé
00:35:10ou pas ?
00:35:10En tout cas,
00:35:10pour l'instant,
00:35:11est-ce que ça peut vouloir dire
00:35:12c'est que si éventuellement
00:35:13il a prononcé ces mots-là,
00:35:15peut-être que le parquet
00:35:16antiterroriste considère
00:35:18qu'il l'a dit
00:35:18parce qu'il avait
00:35:19des troubles psychiatriques.
00:35:20On connaît l'histoire,
00:35:22ce n'est pas la première fois
00:35:23et vraisemblablement,
00:35:24en tout cas,
00:35:25s'il a bien prononcé ces mots
00:35:26et que le parquet antiterroriste
00:35:28ne se saisit pas,
00:35:29c'est sans doute
00:35:29parce que le parquet considère
00:35:30qu'il était
00:35:32en décompensation psychologique,
00:35:34que pour plein d'autres raisons,
00:35:37il n'était justement
00:35:38plus en possession
00:35:39de sa raison
00:35:39et de ses moyens.
00:35:40Et qu'il n'y a pas eu
00:35:41d'organisation précise
00:35:42autour de cette attaque.
00:35:45Exactement.
00:35:46C'est vrai que
00:35:46pour les téléspectateurs,
00:35:49les auditeurs
00:35:49qui nous écoutent,
00:35:50c'est des choses
00:35:50qui sont totalement
00:35:51incompréhensibles
00:35:52et c'est vrai que
00:35:53c'est ce type d'information
00:35:54qui participe
00:35:55à créer aussi
00:35:56de la défiance.
00:35:57Jean-Christophe Couville
00:35:57nous a rejoint,
00:35:58secrétaire national
00:35:59du syndicat de police unité.
00:36:00Bonsoir à vous.
00:36:01On a le parcours
00:36:02un périple meurtrier
00:36:03qui s'est déroulé
00:36:04à à peine une demi-heure
00:36:06quasiment à Marseille.
00:36:0814h45,
00:36:09cet individu
00:36:10va dans son hôtel
00:36:12dont il a été expulsé
00:36:13parce qu'il ne payait pas
00:36:14sa chambre.
00:36:15Il s'en prend au gérant,
00:36:16au fils du gérant,
00:36:17puis dans la rue
00:36:18il attaque des gens
00:36:18dans un fast-food,
00:36:19puis dans la rue.
00:36:20À nouveau,
00:36:21si les policiers
00:36:22n'étaient pas intervenus,
00:36:23on aurait pu avoir
00:36:23un bilan dramatique ce soir.
00:36:25Oui,
00:36:25là c'était parti
00:36:26pour un périple meurtrier
00:36:27au hasard.
00:36:29En fait,
00:36:30toutes les personnes
00:36:30qui passaient à proximité
00:36:32auraient pris des coups de couteau.
00:36:34Donc,
00:36:34en fait,
00:36:34quand vous êtes policier,
00:36:35vous intervenez comme ça
00:36:36à froid
00:36:36parce qu'encore une fois
00:36:38on vous appelle,
00:36:39vous visualisez la scène,
00:36:41vous essayez de prendre
00:36:41des éléments
00:36:42parce que les gens parlent,
00:36:43crient, hurlent,
00:36:44vous disent attention,
00:36:45voilà,
00:36:45c'est lui,
00:36:45il a déjà poignardé des gens
00:36:47et tout.
00:36:47Et vous arrivez
00:36:48et vous ne pouvez pas
00:36:49aller au corps à corps.
00:36:50Et donc,
00:36:50on l'a vu,
00:36:50moi j'ai vu sur des images
00:36:51effectivement sur les réseaux sociaux,
00:36:53quand vous arrivez,
00:36:54vous essayez de figer la situation,
00:36:55vous essayez d'avoir un dialogue
00:36:57avec la personne
00:36:58pour lui demander
00:36:59de poser son couteau
00:36:59et de se rendre
00:37:00et en fait,
00:37:01en face de vous,
00:37:01vous avez un individu déterminé
00:37:03qui a perdu la raison
00:37:04et qui est de toute façon
00:37:04voix rouge
00:37:05et ne vous calcule même pas.
00:37:06Donc,
00:37:06en fait,
00:37:07vous n'avez pas d'autre choix
00:37:08malheureusement
00:37:08que de le neutraliser
00:37:09avec votre arme de service.
00:37:10C'est-à-dire que là,
00:37:11dans un premier temps,
00:37:12il y a l'utilisation du taser
00:37:13par vos collègues.
00:37:14Oui, ça ne marche pas.
00:37:14Ça ne marche pas.
00:37:15Ça n'arrête pas l'individu ?
00:37:16Quand même,
00:37:17le taser,
00:37:17normalement,
00:37:17ça arrête un individu.
00:37:18Alors,
00:37:18pas sur tout le monde en fait.
00:37:19Pas sur tout le monde,
00:37:20c'est ça.
00:37:20Ça dépend de l'état
00:37:21dans lequel se trouve l'individu.
00:37:22Ça dépend de l'état,
00:37:22ça dépend aussi
00:37:23de sa façon moléculaire,
00:37:26s'il a pris des stupéfiants,
00:37:28etc.
00:37:28Donc,
00:37:29c'est compliqué,
00:37:29ce n'est pas une arme
00:37:30100% efficace.
00:37:33Et après,
00:37:33il vous reste quoi ?
00:37:33Votre condamnabilical
00:37:34avec votre vie,
00:37:35c'est-à-dire votre arme de service,
00:37:36il n'y a que ça,
00:37:37à la fin,
00:37:37qui peut vous protéger
00:37:38et protéger les citoyens.
00:37:40Donc,
00:37:40on n'a pas d'autre choix,
00:37:41malheureusement,
00:37:42et même que nous met
00:37:42l'administration
00:37:44à notre disposition
00:37:45pour pouvoir interpeller
00:37:46sur des individus comme ça,
00:37:48surtout quand on n'est pas préparé.
00:37:49Quand vous avez le RAID
00:37:50ou vraiment des brigades spécialisées
00:37:53qui interviennent,
00:37:54ils sont équipés,
00:37:55ils sont en nombre,
00:37:56ils ont prévu une stratégie
00:37:58et ils essayent effectivement
00:37:59au maximum
00:38:02de préserver la vie humaine.
00:38:03Là,
00:38:03vous êtes sur un flagrant délit,
00:38:05vous arrivez,
00:38:05vous n'avez pas d'autre choix
00:38:06qu'avec votre arme de service
00:38:07de neutraliser ce fou furieux.
00:38:09Jean-Christophe Couville,
00:38:10est-ce que vous êtes policier ?
00:38:11Est-ce que vous savez
00:38:11si c'est un policier
00:38:12qui a ouvert le feu,
00:38:14si c'est deux policiers ?
00:38:15On me dit deux.
00:38:16Mes collègues me disent deux.
00:38:18Après tout ça,
00:38:18ça va être...
00:38:19Bien sûr,
00:38:19corroboré par les enquêtes.
00:38:20Après,
00:38:20il va y avoir effectivement
00:38:21une enquête à froid,
00:38:22c'est-à-dire savoir
00:38:23à combien de mètres on était,
00:38:25qui a tiré,
00:38:26quels sont les impacts
00:38:27qui ont touché,
00:38:28parce que des fois,
00:38:29vous tirez
00:38:29et vous ne pouvez pas
00:38:30forcément toucher l'individu.
00:38:33Combien de coups de feu
00:38:34ont été tirés ?
00:38:35Enfin voilà,
00:38:35tout ça,
00:38:35c'est l'enquête.
00:38:36N'empêche que mes collègues,
00:38:37moi,
00:38:37au vu des images,
00:38:39j'aurais fait la même chose qu'eux,
00:38:40c'est-à-dire qu'à un moment donné,
00:38:40vous ne pouvez pas faire autrement.
00:38:42Encore une fois,
00:38:43vous avez entre vos mains
00:38:44la vie des citoyens
00:38:45qui sont dans la rue
00:38:45et la vie de vos propres collègues.
00:38:47Et donc,
00:38:47vous êtes en état
00:38:48de pré-riposte
00:38:49et à un moment donné,
00:38:50la personne s'avance vers vous
00:38:51avec le couteau
00:38:51pour vous poignarder.
00:38:52Vous n'avez pas d'autre choix
00:38:53que le neutraliser.
00:38:55Le procureur de la République
00:38:56a ouvert une enquête
00:38:57auprès de l'IGPN
00:38:58pour homicide volontaire.
00:39:00C'est la procédure
00:39:01classique pour les policiers.
00:39:03C'est une procédure
00:39:03parce que nous sommes en démocratie
00:39:05donc en fait,
00:39:05tout doit être transparent.
00:39:07Après,
00:39:07effectivement,
00:39:08voilà,
00:39:09j'espère que les collègues
00:39:09ne vont pas aller en garde à vue
00:39:10ou c'est des gardes à vue
00:39:12très light,
00:39:12entre guillemets,
00:39:13surtout qu'on est à disposition
00:39:14de la justice
00:39:15et qu'encore une fois,
00:39:16les premiers éléments
00:39:16montrent qu'on est en état
00:39:17de légitime défense.
00:39:18Donc,
00:39:19voilà,
00:39:19ça devrait être très,
00:39:20très rapide.
00:39:21Le procureur,
00:39:22d'ailleurs,
00:39:22s'est exprimé
00:39:23et a dit lui-même aussi
00:39:24qu'aux premiers éléments,
00:39:26au vu des premiers éléments,
00:39:27tout était carré.
00:39:28Voilà,
00:39:28encore une fois,
00:39:29là,
00:39:30c'est des choses,
00:39:31malheureusement,
00:39:32qu'on va avoir de plus en plus.
00:39:34On s'y prépare
00:39:34en tant que policiers,
00:39:35on prépare aussi nos collègues
00:39:36dans les écoles de police.
00:39:38Il n'y a que nos hommes politiques,
00:39:39je pense,
00:39:39qui n'ont toujours pas compris
00:39:40qu'on a changé d'air
00:39:42et qu'aujourd'hui,
00:39:43effectivement,
00:39:43on va avoir des gens
00:39:44de plus en plus déterminés
00:39:45qui n'ont pas peur de la mort,
00:39:47qui n'ont pas peur
00:39:47d'aller au contact
00:39:48et qui ont des couteaux
00:39:49et qui veulent se faire du flic aussi.
00:39:51Monsieur,
00:39:51Louis Dragnel,
00:39:52il y a quand même un sujet
00:39:53en lien avec l'immigration
00:39:55parce qu'en fait,
00:39:55on est encore au cœur
00:39:56de ce problème-là.
00:39:58Il y a quelques temps,
00:39:59et d'ailleurs,
00:40:00il n'y a pas que Bruno Retailleau,
00:40:01ses prédécesseurs
00:40:02ont donné aussi cette impulsion.
00:40:03Ils ont demandé
00:40:04à plusieurs reprises
00:40:05à tous les préfets de France
00:40:07de dégrader
00:40:08les titres de séjour
00:40:09et d'expulser
00:40:09tous les étrangers,
00:40:10même en situation irrégulière,
00:40:12pardon,
00:40:13qui étaient connus
00:40:14des services de police
00:40:14et de justice,
00:40:15qui étaient connus
00:40:16au fichier du traitement
00:40:17des antécédents judiciaires.
00:40:19Eh bien là,
00:40:20on est quand même
00:40:20en face d'un cas
00:40:21d'une personne
00:40:23qui était connue
00:40:23des services de police
00:40:24et de justice
00:40:25en situation régulière
00:40:27et qui n'a pas pu
00:40:28être expulsée
00:40:29et pour une raison
00:40:30qu'on peut imaginer.
00:40:31Je ne connais pas le cas
00:40:32en particulier de cette personne,
00:40:34mais c'est que
00:40:34les services préfectoraux
00:40:35sont confrontés
00:40:36à une telle masse
00:40:37de cas à examiner
00:40:38qu'évidemment,
00:40:39ils n'ont pas les moyens
00:40:40d'examiner.
00:40:41Je rappelle simplement
00:40:41l'an dernier,
00:40:42343 000 premiers titres
00:40:44de séjour
00:40:45qui ont été délivrés
00:40:46sur un stock total
00:40:48autour de 3,2 millions
00:40:50de titres de séjour
00:40:51qui ont été renouvelés.
00:40:52Évidemment,
00:40:53les services de l'État
00:40:54n'ont pas les moyens
00:40:54d'examiner
00:40:55le cas de chaque personne
00:40:56et c'est bien ça
00:40:57le cœur du problème.
00:40:58C'est ça que ne veulent plus
00:41:00les Français politiquement.
00:41:01Ils aimeraient,
00:41:02et d'ailleurs,
00:41:02quelle que soit
00:41:03leur couleur politique,
00:41:04que chaque étranger
00:41:06éventuel qui arrive
00:41:07sur le territoire national
00:41:08vient pour de très bonnes raisons,
00:41:10des raisons économiques.
00:41:12Et que derrière,
00:41:13il y a un suivi
00:41:13qui soit assuré.
00:41:14Tout à l'heure,
00:41:15Éric Nolot,
00:41:15prenez la comparaison
00:41:16avec les États-Unis
00:41:18ou le Canada.
00:41:19Ce sont deux pays
00:41:19dans lesquels,
00:41:20si vous,
00:41:20Laurence Ferrari
00:41:21ou Éric Nolot,
00:41:22vous vous rendez
00:41:23et si,
00:41:24au bout de X mois,
00:41:25si vous n'avez pas
00:41:26de situation financière stable,
00:41:28situation économique,
00:41:28si vous n'avez pas d'emploi,
00:41:29vous êtes tout simplement
00:41:31expulsé
00:41:31et vous devez partir.
00:41:33Et la police aux frontières
00:41:34vient vous chercher
00:41:35et vous devez quitter le territoire.
00:41:36Pourquoi est-ce qu'en France,
00:41:38ça ne se produit pas ?
00:41:39C'est encore un des symptômes
00:41:41de l'échec politique
00:41:42qui exaspère les Français.
00:41:44Éric Nolot,
00:41:45c'est un constat effrayant
00:41:46que l'on fait quasiment
00:41:47chaque jour désormais,
00:41:47ces attaques au couteau,
00:41:49ce lien évidemment
00:41:50entre le trafic de drogue
00:41:52parce que là,
00:41:52on était dans un quartier
00:41:53qui était une plaque tournante
00:41:54de la drogue à Marseille
00:41:56et cette ultra-violence
00:41:58désormais quotidienne.
00:41:59Vous connaissez les plaies d'Égypte,
00:42:01maintenant il y a les plaies de France
00:42:02et cette affaire,
00:42:03elle est réunie presque toute.
00:42:04Il y a l'immigration,
00:42:05il y a l'islamisme,
00:42:07il y a l'antisémitisme
00:42:07puisqu'il aurait tenu
00:42:08des propos antisémites,
00:42:10il y a la drogue
00:42:10puisque ça s'est passé
00:42:11dans un quartier
00:42:13qui est connu malheureusement
00:42:14pour cela
00:42:15et il y a le couteau
00:42:16et il y a l'hyperveillance.
00:42:17Donc tout est là.
00:42:18Donc en effet,
00:42:19là je ne vois pas,
00:42:20même les professionnels du déni
00:42:21encore que vous avez lu
00:42:22des réactions politiques
00:42:23qui évitent soigneusement
00:42:25de dire certains mots,
00:42:26il ne faut surtout pas
00:42:26dire islamisme
00:42:27parce que dans l'islamisme
00:42:28il y a l'islam
00:42:29et puis alors ça sortirait
00:42:31d'un récit
00:42:31puis surtout ça risquerait
00:42:33de choquer la clientèle électorale.
00:42:35Mais à part ces professionnels du déni,
00:42:37je crois que tout le monde
00:42:38a les données du problème
00:42:40devant soi.
00:42:40Maintenant,
00:42:41on attend la réponse.
00:42:42Alors évidemment,
00:42:42la réponse dans la situation politique
00:42:44que nous connaissons,
00:42:45M. Retailleau,
00:42:46tout à l'heure on parlait
00:42:48de possibilité de démission
00:42:50mais si vous voulez
00:42:50une démission dans un gouvernement
00:42:51qui est sur le point
00:42:52d'être lui aussi démissionnaire,
00:42:54vous voyez,
00:42:54on est dans une situation
00:42:55quand même un peu burlesque
00:42:56parce que cette politique,
00:42:58on paye évidemment
00:42:5940 ans ou 50 ans
00:43:00de laxisme
00:43:01mais là,
00:43:02on ne peut rien faire
00:43:02puisque rien n'est possible
00:43:04en fait,
00:43:04puisque le gouvernement
00:43:05va tomber
00:43:06et qu'on ne sait pas
00:43:07ce qui va se passer.
00:43:07Donc c'est absolument terrible
00:43:09et les Français
00:43:10sont comme des spectateurs
00:43:12d'un très mauvais spectacle.
00:43:13Ils sont réduits
00:43:13à regarder ça
00:43:15et à se demander
00:43:15si quelqu'un
00:43:16va intervenir
00:43:18dans le film
00:43:18qui devient un film d'horreur.
00:43:19Mais le contraste,
00:43:20vous avez raison,
00:43:20Éric Nolot,
00:43:21est saisissant
00:43:21entre cette déconnexion
00:43:23d'une classe politique
00:43:24qui pense à ses enjeux,
00:43:25à ses stratégies,
00:43:26à ses alliances,
00:43:27ses mésalliances
00:43:27et la réalité du terrain.
00:43:29Celle que nous décrivons
00:43:30sur CNews
00:43:30et sur Europe
00:43:31en permanence.
00:43:32C'est-à-dire l'insécurité,
00:43:34les problèmes
00:43:34de pouvoir d'achat,
00:43:35les questions de sécurité
00:43:36et d'immigration.
00:43:38Ça,
00:43:38on est au cœur
00:43:38de ce sujet-là
00:43:39et on a l'impression
00:43:40que personne s'en occupe.
00:43:40Ils me font penser
00:43:41nos responsables politiques,
00:43:43la classe politique
00:43:44à un mélange
00:43:45de funambules
00:43:47et des gens
00:43:49qui marchent
00:43:50dans leur sommeil
00:43:50des somnambules,
00:43:51des funambules et des somnambules.
00:43:52Ils disent
00:43:52si on ferme les yeux,
00:43:54on ne va pas tomber
00:43:54de la corde
00:43:55dans le précipice.
00:43:55Mais sinon,
00:43:56au contraire,
00:43:56si vous fermez les yeux,
00:43:57vous avez encore plus
00:43:57de chances de tomber
00:43:59et les Français
00:43:59sont, eux,
00:44:00accablés par ce que j'ai défini
00:44:02comme les plaies de France.
00:44:04Et je pense que
00:44:05ce sera très intéressant
00:44:06pour les historiens du futur
00:44:08qui expliqueront
00:44:09à nos descendants
00:44:10deux choses.
00:44:11D'abord,
00:44:11que la Ve République
00:44:13a succédé
00:44:14et a précédé
00:44:14la Ve République
00:44:15puisqu'on est revenus
00:44:16à la Ve République
00:44:17et que nous avions
00:44:18au pouvoir des gens
00:44:19qui n'ont pas su
00:44:20protéger les concitoyens
00:44:21dont ils ont la charge.
00:44:22Sabrina Medjammer,
00:44:23vous êtes essayiste,
00:44:24sociologue.
00:44:25Ceux qui s'est passé
00:44:25à Marseille,
00:44:26cinq blessés,
00:44:27un assaillant,
00:44:28un ressortissant tunisien
00:44:29neutralisé par la police,
00:44:32des mots peut-être prononcés,
00:44:34l'enquête le dira
00:44:34à Allah Akbar.
00:44:36On est sur un scénario classique
00:44:37désormais dans notre pays.
00:44:38Oui,
00:44:38et malheureusement,
00:44:39il y a une habituation
00:44:40collective à cette barbarie,
00:44:43cette barbarie quotidienne
00:44:44et ne pas faire le lien,
00:44:45encore une fois,
00:44:46entre islamisme
00:44:48et insécurité,
00:44:49voire barbarie.
00:44:51C'est,
00:44:51encore une fois,
00:44:52comme disait Louis,
00:44:52faire preuve de cécité
00:44:54idéologique.
00:44:55Mais cette cécité,
00:44:56elle arrange,
00:44:56comme vous le disiez,
00:44:57ma chère Laurence,
00:44:58nos dirigeants,
00:44:59cette classe dirigeante
00:45:00qui vise le court-termisme,
00:45:01qui vise les alliances,
00:45:02qui vise les mis-alliances,
00:45:04qui vise les calculs politiciens,
00:45:05qui vise les comptes d'apothicaires
00:45:07pour pouvoir accéder au pouvoir
00:45:08le temps d'eux.
00:45:09Mais le temps d'eux,
00:45:10malheureusement,
00:45:10ça fait 40 ans
00:45:12que nous subissons
00:45:13une immigration
00:45:14complètement incontrôlée
00:45:15parce que
00:45:15nos prescripteurs
00:45:17du vivre-ensemble,
00:45:18nos ingénieurs sociaux
00:45:19du vivre-ensemble
00:45:20qui constituent
00:45:20la classe politique
00:45:21considèrent que
00:45:23les migrants
00:45:24arrivent
00:45:24sur le territoire
00:45:26de façon
00:45:26complètement neutre
00:45:27sur le plan culturel
00:45:29et politique,
00:45:30sans héritage,
00:45:31sans idéologie,
00:45:32sans appartenance,
00:45:33sans loyauté
00:45:34et on voit
00:45:35que malheureusement
00:45:37nous payons le prix
00:45:39très cher aujourd'hui
00:45:40de cet aveuglement,
00:45:41de cette non-récupération.
00:45:43Surtout,
00:45:43il ne faut pas récupérer
00:45:44politiquement
00:45:45parce que
00:45:45vous allez voir
00:45:46comment cette barbarie
00:45:47va être traitée
00:45:48dans le monde médiatique.
00:45:50On aura le droit
00:45:50comme à l'accoutumée,
00:45:52à la socialisation,
00:45:53à l'oubli organisé.
00:45:53Alors que la récupération
00:45:54est indispensable,
00:45:55elle est nécessaire.
00:45:56C'est le rôle du politique
00:45:57de récupérer cette affaire.
00:45:58à la socialisation
00:45:59de l'individu,
00:46:01comment dire,
00:46:02tu m'as fait perdre
00:46:02les mots,
00:46:03Louis,
00:46:05à la minimisation,
00:46:06voilà,
00:46:07à l'organisation
00:46:08de
00:46:08il ne faut pas faire
00:46:09le jeu d'eux
00:46:10parce qu'il y a
00:46:10l'extrême droite,
00:46:11la fâcheuse
00:46:12et la fameuse
00:46:13extrême droite
00:46:14qui pourraient récupérer
00:46:15cette affaire
00:46:16parce que,
00:46:17voyez-vous,
00:46:18nommer la réalité,
00:46:19c'est opérer
00:46:20une discrimination.
00:46:21Or,
00:46:22c'est complètement,
00:46:22encore une fois,
00:46:23déconnecté de la réalité
00:46:24parce que
00:46:25les personnes issues
00:46:26de l'immigration
00:46:26sont également parfois
00:46:27les premières à subir
00:46:28la crise politique
00:46:29mais il y a aussi
00:46:30la crise de société.
00:46:32On est avec
00:46:33notre invité,
00:46:34Aurore Berger,
00:46:34ministre de l'égalité
00:46:35entre les femmes
00:46:36et les hommes
00:46:36et de la lutte
00:46:37contre les discriminations.
00:46:38Bonsoir à vous.
00:46:38Bonsoir.
00:46:38Merci beaucoup
00:46:39d'être sur notre plateau.
00:46:41Vous avez saisi
00:46:42à bras le corps
00:46:42le problème
00:46:43de l'antisémitisme
00:46:43dans notre pays.
00:46:44L'assaillant de Marseille
00:46:46qui a été neutralisé
00:46:47par les policiers,
00:46:49un individu tunisien
00:46:50de 35 ans
00:46:51a proféré
00:46:52des injures
00:46:54antisémites
00:46:54par le passé.
00:46:55son pédigré judiciaire
00:46:58sera connu
00:46:58dans les prochaines heures
00:47:00mais d'ores et déjà
00:47:00le procureur de Marseille
00:47:01a signifié
00:47:02que c'était un individu
00:47:03qui était connu
00:47:04des services de renseignement.
00:47:06C'est un portrait classique
00:47:08je dirais
00:47:09aujourd'hui.
00:47:10Ce n'est pas à moi
00:47:11d'établir le portrait.
00:47:12Le portrait sera établi
00:47:13par le procureur
00:47:14de la République.
00:47:15Le ministre de l'Intérieur
00:47:15est sur place
00:47:16et je veux d'abord
00:47:17avoir une pensée
00:47:18évidemment pour les sept victimes
00:47:20qui ont été blessées
00:47:20certaines extrêmement lourdement
00:47:22suite à cette attaque
00:47:24mais c'est intéressant
00:47:25de noter malheureusement
00:47:26en effet
00:47:27que dans le portrait robot
00:47:28qui est décrit
00:47:29il y a la question
00:47:30de l'antisémitisme
00:47:31parce que ce n'est pas anodin
00:47:32les insultes antisémites
00:47:33les attaques antisémites
00:47:35et quand on parle
00:47:36de lutte contre l'islamisme
00:47:37évidemment que ces sujets
00:47:39sont aussi intimement liés
00:47:41et qu'on doit assumer
00:47:42de le dire
00:47:43parce que ça veut dire
00:47:44que c'est un front commun
00:47:45républicain
00:47:46qu'on doit avoir
00:47:46évidemment face à ces sujets.
00:47:48On est sur un individu
00:47:50encore une fois
00:47:50dont on ne connaît pas
00:47:51les motivations
00:47:52le parc national antiterroriste
00:47:55ne s'est pas saisi
00:47:57du dossier
00:47:58il aurait préféré
00:47:59des mots
00:48:00comme à la Ouagbar
00:48:00à confirmer
00:48:01par les enquêteurs
00:48:03mais néanmoins
00:48:05on a l'impression
00:48:06que l'antisémitisme
00:48:07est la clé
00:48:08qui relie
00:48:09toutes ces agressions ?
00:48:11En fait je pense
00:48:11qu'il y a deux sujets
00:48:12sur la question
00:48:13de l'antisémitisme
00:48:13il y a l'antisémitisme
00:48:15qui frappe
00:48:16qui a violé
00:48:17aussi
00:48:17cette jeune fille
00:48:19de 12 ans
00:48:19à Courbevoie
00:48:20qui a été violée
00:48:21parce qu'elle était juive
00:48:22et puis il y a une forme
00:48:23d'antisémitisme
00:48:24d'atmosphère
00:48:25et c'est peut-être
00:48:26celui-ci le plus pernicieux
00:48:27c'est-à-dire
00:48:27la capacité qu'on aurait
00:48:28à nous habituer
00:48:30comme si on pouvait
00:48:30accepter de s'habituer
00:48:31à l'antisémitisme
00:48:32et cet été
00:48:33malheureusement
00:48:34a été très révélateur
00:48:35de ça
00:48:36des enfants
00:48:37qui ont été sortis
00:48:38d'un vol commercial
00:48:39c'était en Espagne
00:48:40mais c'était des enfants
00:48:40français
00:48:41mais comme ils étaient
00:48:43juifs
00:48:44ils ont été pris pour cible
00:48:45de facto
00:48:46j'ai échangé
00:48:47assez longuement
00:48:48avec Benjamin Haddad
00:48:48et l'accompagnatrice
00:48:50qui était avec eux
00:48:51qui a eu plusieurs jours
00:48:51d'ITT
00:48:52qui est assez traumatisée
00:48:53on le comprend là-dessus
00:48:54on l'a vu dans un parc
00:48:55de loisirs français
00:48:56on l'a vu
00:48:57sur l'arbre d'hommage
00:48:58à Ilan Alimi
00:48:59qui a été tronçonnée
00:49:00c'est tous ces événements
00:49:01successifs
00:49:02qui font qu'on a
00:49:03le risque
00:49:04de s'habituer
00:49:05au réenracinement
00:49:06de l'antisémitisme
00:49:06dans notre société
00:49:07et c'est face à ça
00:49:08évidemment qu'il faut
00:49:09qu'on lutte
00:49:09ce qu'on fait
00:49:10ce qu'on fait
00:49:11avec le président
00:49:12depuis le 7 octobre
00:49:13et je pense que c'est aussi
00:49:13important de le rappeler
00:49:14ce que vous faites
00:49:15je vous l'accorde
00:49:17oui non
00:49:17moi j'assume de dire
00:49:18que c'est une mobilisation
00:49:19qui est une mobilisation
00:49:20générale
00:49:20quand vous avez des policiers
00:49:22et des gendarmes
00:49:22qui sont mobilisés
00:49:23sur les lieux de culte
00:49:24et sur les écoles
00:49:24ils s'engagent
00:49:26ils s'engagent très clairement
00:49:26quand vous avez
00:49:27une circulaire de politique pénale
00:49:28qui est mise en place
00:49:30dès le 7 octobre
00:49:31pour garantir
00:49:32des condamnations rapides
00:49:33quand on essaye
00:49:34évidemment d'aller
00:49:35encore plus loin
00:49:36on a revu
00:49:37la question de la formation
00:49:38des enseignants
00:49:38c'est intéressant
00:49:39cet après-midi
00:49:40j'étais avec des lycéens
00:49:41et c'était intéressant
00:49:42de les écouter
00:49:43notamment un lycéen
00:49:45qui s'exprime
00:49:46qui prend la parole
00:49:46et qui dit
00:49:47et qui lit le sujet
00:49:49avec Gaza
00:49:50et on voit en fait
00:49:52qu'il y a une espèce
00:49:52de confusion généralisée
00:49:54essayer de réexpliquer
00:49:56qu'on doit distinguer
00:49:57les situations
00:49:57qu'il y a d'un côté
00:49:58une situation
00:49:59qu'il y a une situation
00:50:00géopolitique
00:50:00diplomatique
00:50:01et qu'on a le droit
00:50:02tout le droit
00:50:03de critiquer la politique
00:50:05d'un gouvernement
00:50:05et du gouvernement israélien
00:50:07mais que ça ne donne
00:50:08aucun droit
00:50:08évidemment
00:50:09de placer des cibles
00:50:10dans le dos
00:50:11de nos compatriotes juifs
00:50:11et avoir cet enjeu
00:50:13de clarification
00:50:14c'est un travail
00:50:15qui n'est pas évident
00:50:15de la part de nos enseignants
00:50:16ce d'autant plus
00:50:17dans un pays
00:50:18qui a connu
00:50:19des événements dramatiques
00:50:21et des enseignants
00:50:22qui ont été pris pour cible
00:50:23et je rappelle que cet après-midi
00:50:24vous avez lancé
00:50:26la 7ème édition
00:50:26du prix Ilan Halimi
00:50:27en vous rendant
00:50:29à Sainte-Geneviève-des-Bois
00:50:30on est dans ce contexte
00:50:32de crise
00:50:33avec ces faits
00:50:34de société abominables
00:50:35qui surviennent
00:50:35chaque jour
00:50:36au revoir berger
00:50:37on a un pays
00:50:38qui semble au bord
00:50:39du collapse
00:50:40de la crise politique
00:50:41de la crise économique
00:50:42de la crise morale
00:50:43et on se demande
00:50:44à quoi jouent nos politiques
00:50:45je vais passer la parole
00:50:46à Louis de Ragnel
00:50:46mais on a le sentiment
00:50:48qu'il y a une forme
00:50:49de déconnexion
00:50:49avec la réalité
00:50:50des français sur le terrain
00:50:51il y a l'insécurité
00:50:52les problèmes de pouvoir d'achat
00:50:53est-ce que les politiques
00:50:55réalisent bien
00:50:56dans quel état
00:50:56nous nous trouvons
00:50:58est-ce que le gouvernement
00:50:59l'a bien en tête
00:50:59est-ce que le président
00:51:00de la République
00:51:01est bien aux affaires
00:51:02je crois que le risque
00:51:03c'est
00:51:03parce que vous décrivez
00:51:05c'est-à-dire
00:51:05on parle de déconnexion
00:51:06mais c'est le risque
00:51:06que finalement
00:51:07on soit un peu
00:51:08dans la pièce à côté
00:51:08que les français
00:51:09finalement zappent
00:51:10plus envie de regarder
00:51:11plus envie d'écouter
00:51:12parce que les uns
00:51:13et les autres
00:51:14à la fin
00:51:14on est dans une espèce
00:51:15de grande masse
00:51:15et qu'on n'est pas jugé
00:51:17suffisamment crédible
00:51:21clarifier vite
00:51:22le vote
00:51:23parce que là
00:51:24tous les yeux sont rivés
00:51:25en tout cas
00:51:25les nôtres de microcosme
00:51:26sont rivés sur le vote
00:51:28qui aura lieu
00:51:28à l'Assemblée
00:51:29le 8 septembre
00:51:29mais quelle que soit
00:51:30la réponse
00:51:31mais pas les français
00:51:32c'est ce que je dis
00:51:33je dis les nôtres
00:51:33j'essaie d'être
00:51:35encore lucide
00:51:36par contre
00:51:37les questions
00:51:38elles vont continuer
00:51:38elles vont continuer
00:51:40le 9 septembre
00:51:42on aura les mêmes questions
00:51:42sur la question de la dette
00:51:44du mur budgétaire
00:51:45la question fiscale
00:51:47de la manière
00:51:47avec laquelle
00:51:48nos entreprises
00:51:48doivent pouvoir prévoir
00:51:50et prévoir vite
00:51:51ce qui va se passer
00:51:52dans le pays
00:51:52donc c'est ça aussi
00:51:54ce qu'on doit avoir
00:51:55nous collectivement en tête
00:51:56parce qu'il faut
00:51:57qu'on arrive à donner
00:51:58des réponses rapides
00:51:59et donner un peu
00:52:00de prévisibilité aussi
00:52:01alors Louis
00:52:02les réponses économiques
00:52:03évidemment vous avez raison
00:52:04là-dessus
00:52:05par rapport aux exigences
00:52:06des français
00:52:06mais je reviens quand même
00:52:07sur ce qui s'est passé
00:52:08à Marseille
00:52:08il s'agit quand même
00:52:09d'une personne
00:52:10qui est en situation régulière
00:52:12sur le territoire national
00:52:12qui a un titre de séjour
00:52:14valable jusqu'en 2032
00:52:15et ça c'est quelque chose
00:52:16qui rend
00:52:17ce qui est insupportable
00:52:18pour les français
00:52:19puisqu'il y a eu 343 000
00:52:21premiers titres de séjour
00:52:22qui ont été délivrés
00:52:23l'an dernier
00:52:24et on a quand même
00:52:25l'impression
00:52:25et on le voit
00:52:26il n'y a plus aucun contrôle
00:52:27il n'y a pas de filtre
00:52:28en réalité
00:52:29et même si c'est des gens
00:52:31qui sont censés
00:52:31avoir fait l'objet
00:52:33d'une étude
00:52:33de leur dossier
00:52:34on voit bien là
00:52:35que c'est une personne
00:52:36qui était un peu
00:52:37qui était plus suivie
00:52:39par les services de l'état
00:52:40qui avait simplement
00:52:41qui était connue
00:52:41des services de police
00:52:42et de justice
00:52:43en théorie
00:52:43si on regarde
00:52:44les dernières instructions
00:52:45des derniers ministres
00:52:46de l'intérieur
00:52:46cette personne
00:52:47aurait dû être expulsée
00:52:48et puis elle est toujours là
00:52:49et en réalité
00:52:50on sait que les préfets
00:52:50sont submergés
00:52:51par tous ces dossiers
00:52:53qu'ils n'arrivent pas à suivre
00:52:54on ne peut pas dire
00:52:55qu'il n'y a rien qui est fait
00:52:55je crois que le ministre
00:52:57de l'intérieur
00:52:57il agit
00:52:58il agit justement
00:52:59sur la question migratoire
00:53:00sur la manière
00:53:01avec laquelle
00:53:01on a des contrôles
00:53:03il a contrôlé à la fois
00:53:05des flux entrants
00:53:05et la capacité qu'on a
00:53:06à expulser
00:53:07ceux qui n'ont rien à faire
00:53:08sur le territoire national
00:53:09c'est aussi la raison
00:53:10pour laquelle
00:53:10on a fait changer la loi
00:53:11sur un certain nombre
00:53:12de sujets
00:53:13souvenez-vous
00:53:13qu'il n'y a pas si longtemps
00:53:14quand vous étiez arrivé mineur
00:53:16sur le territoire français
00:53:17vous ne pouviez pas
00:53:18être expulsé
00:53:19si majeur
00:53:19vous commettiez un délit
00:53:21ça nous l'avons changé
00:53:23dans la loi
00:53:23tout le monde ne l'a pas voté
00:53:24mais nous on l'a changé
00:53:25donc on a permis
00:53:26je montre aussi
00:53:29ce qui pouvait nous bloquer
00:53:33et ce qu'on a essayé
00:53:34de changer
00:53:34et ce qu'on a changé
00:53:35concrètement dans la loi
00:53:36et qui permet
00:53:37de garantir
00:53:38un certain nombre d'expulsions
00:53:39on a assumé aussi
00:53:40des rapports de force
00:53:41des rapports de force diplomatiques
00:53:42qui sont loin d'être évidents
00:53:43vous les avez souvent décrits
00:53:45notamment avec l'Algérie
00:53:46et pourquoi ?
00:53:47parce que si vous n'avez pas
00:53:48ce rapport de force puissant
00:53:49vous n'avez pas la capacité
00:53:50ensuite
00:53:51à obtenir des expulsions
00:53:52est-ce que c'est simple ?
00:53:53Non
00:53:53et tous les ministres de l'intérieur
00:53:54qui se sont succédés
00:53:55quel que soit d'ailleurs
00:53:56leur bord politique
00:53:57vous disent tous
00:53:58qu'en effet
00:53:58ça n'est pas simple
00:54:00d'assumer
00:54:01vous parlez par exemple
00:54:02des rapports de force diplomatique
00:54:03je fais une toute petite digression
00:54:04vous aviez le premier ministre
00:54:06qui expliquait
00:54:07qu'il a fixé un ultimatum
00:54:08à l'Algérie
00:54:08avec un délai
00:54:09et en réalité
00:54:10le délai a été expiré
00:54:11l'Algérie n'a pas obtempéré
00:54:13il n'y a eu aucune menace
00:54:14mais donc il n'y a eu aucune menace
00:54:16derrière
00:54:16et les instructions
00:54:17qu'il a données justement
00:54:18au ministre de l'Intérieur
00:54:19avec aucun résultat
00:54:20sur le sujet
00:54:20donc ça a été cet été
00:54:22c'était il y a à peine
00:54:222-3 semaines
00:54:23je crois qu'on a assumé
00:54:25en tout cas
00:54:25une rupture
00:54:27sur ce sujet
00:54:27parce qu'il n'est pas acceptable
00:54:29que la France soit maltraitée
00:54:31il n'est pas acceptable
00:54:33que la France soit maltraitée
00:54:34et donc il y a la nécessité
00:54:35de qu'à...
00:54:35ça fait depuis 10 ans
00:54:36qu'on a traité
00:54:37mais c'est la raison
00:54:38pour laquelle
00:54:38à un moment
00:54:38encore une fois
00:54:40sur la question migratoire
00:54:41parce qu'on sait tous
00:54:43autour de cette table
00:54:44si on est lucide et honnête
00:54:45que cette tâche
00:54:46elle est immense
00:54:46et qu'elle est difficile
00:54:47à remplir
00:54:47le risque c'est
00:54:49le risque de l'impuissance
00:54:50c'est ce contre quoi
00:54:51on doit lutter
00:54:52c'est qu'à partir du moment
00:54:53où on a des responsabilités
00:54:55on doit exercer le pouvoir
00:54:56et donc exercer le pouvoir
00:54:57ça veut dire qu'on montre
00:54:58qu'on peut agir
00:54:59agir pour changer la loi
00:55:00pour changer le droit
00:55:01quand parfois c'est ça
00:55:02qui bloque
00:55:02mais agir aussi concrètement
00:55:04notamment sur la question
00:55:05des UTF
00:55:06sur la question des carriques
00:55:07les circulaires qui ont été donnés
00:55:08aux préfets
00:55:10sont extrêmement claires
00:55:12invités sur votre plateau
00:55:12n'importe quel préfet de la République
00:55:14ils vous diront
00:55:15les instructions très claires
00:55:16de l'État
00:55:17du gouvernement
00:55:18qu'ils ont reçues
00:55:19pour ne rien laisser passer
00:55:20sur les dossiers
00:55:21qu'ils ont à instruire
00:55:22sur la question des renouvellements
00:55:23des titres de séjour
00:55:24et sur ensuite
00:55:25la question des expulsions
00:55:26une question d'Éric Revelle
00:55:27oui Mme Berger
00:55:28le pays se déchire
00:55:30le pays se fracture
00:55:32les crises sont à nos portes
00:55:34sociales, économiques, sécuritaires
00:55:37il y a quelque chose
00:55:38qui soudait me semble-t-il
00:55:40encore les Français
00:55:41il y a quelques années
00:55:41c'était pour les parents
00:55:43l'assurance que leurs enfants
00:55:46notamment des classes moyennes
00:55:47vivraient mieux
00:55:48qu'eux-mêmes
00:55:49or ce modèle-là
00:55:50il est en train de s'effondrer
00:55:52sous leurs yeux
00:55:52et j'attire votre attention
00:55:54Mme la ministre
00:55:55parce que c'était encore
00:55:57un ciment
00:55:58qui faisait que
00:55:59les Français
00:56:00espéraient dans le pays
00:56:01et dans leur avenir
00:56:02aujourd'hui
00:56:02pardon
00:56:03vous êtes également sur le terrain
00:56:04ce sentiment-là
00:56:05il s'est effondré
00:56:06donc
00:56:07ne prenez pas à la légère
00:56:09la colère du pays
00:56:11parce que cette colère-là
00:56:12l'avenir de nos enfants
00:56:14c'est ce qui est essentiel
00:56:16pour les parents
00:56:17et ça c'est en train
00:56:18également de tomber
00:56:19Bon Robert
00:56:19mais je suis lucide
00:56:21sur le constat
00:56:22et j'échange
00:56:23et j'écoute
00:56:23et je vois
00:56:24cette réalité-là
00:56:25je vois aussi
00:56:26une autre réalité
00:56:26je vois la réalité
00:56:27de ceux qui bossent
00:56:28de ceux qui essayent
00:56:29de construire le pays
00:56:30de ceux qui s'engagent
00:56:31des élus locaux
00:56:32des associatifs
00:56:33partout sur le territoire
00:56:34donc il y a à la fois
00:56:35ceux qui cherchent
00:56:36à fracturer
00:56:36et à renforcer
00:56:37des fractures
00:56:38qui sont déjà parfois
00:56:38béantes
00:56:39quand on parle
00:56:39de l'antisémitisme
00:56:40on voit bien
00:56:40qui attisent aussi
00:56:42ce feu-là
00:56:43y compris politique
00:56:44à l'Assemblée nationale
00:56:45et au-delà
00:56:45puis il y a ceux
00:56:46qui essayent de réparer
00:56:47parfois il faut aussi
00:56:48arriver à se concentrer
00:56:48sur ceux qui essayent
00:56:49de réparer
00:56:50qui sont aussi
00:56:51sans doute plus nombreux
00:56:52et je pense en tout cas
00:56:54que c'est une réalité
00:56:55aussi de notre pays
00:56:56une réalité sociale
00:56:56une réalité économique
00:56:57les chefs d'entreprise
00:56:58qui essayent de tenir
00:56:59et qui tiennent bien
00:57:00on a aussi des réussites
00:57:01dans ce pays
00:57:02et on ne peut pas faire
00:57:02comme si ces réussites-là
00:57:03n'existaient pas
00:57:04les réussites économiques
00:57:05notamment
00:57:06elles sont importantes
00:57:07regardez dans les priorités
00:57:09des Français
00:57:09à quel point ça a changé
00:57:10sur un certain nombre
00:57:11d'entre elles
00:57:11notamment sur le chômage
00:57:12si c'est plus dans le top 3
00:57:13dans le top 5
00:57:14dans le top 10
00:57:14des priorités
00:57:15c'est peut-être
00:57:16qu'il y a quelque chose
00:57:16qu'on a réussi aussi là-dessus
00:57:18donc ça ne veut pas dire
00:57:19que tout va bien
00:57:19je suis très lucide
00:57:20mais ça veut dire
00:57:21qu'il y a des choses
00:57:22qui heureusement
00:57:23font mieux
00:57:23l'un des bilans
00:57:24des gouvernements
00:57:24auxquels vous avez appartenu
00:57:25et qu'on continue d'appartenir
00:57:27c'est qu'il y a
00:57:289 millions de pauvres
00:57:29dans ce pays
00:57:30il y a 9 millions
00:57:31de pauvres dans ce pays
00:57:32c'est-à-dire qu'il y a des gens
00:57:33qui n'arrivent plus
00:57:33à finir la fin du mois
00:57:36à se nourrir correctement
00:57:38très contrasté
00:57:39c'est un peu différent ça
00:57:40vous avez des personnes
00:57:41qui sont en situation irrégulière
00:57:43que vous comptabilisez
00:57:44tout ça
00:57:44les inégalités sont creusées
00:57:46et la pauvreté a augmenté
00:57:48c'est comment on garantit
00:57:49que ceux qui bossent
00:57:50vivent dignement de leur travail
00:57:52c'est ça la priorité
00:57:53comment on garantit
00:57:54que chacun ait accès
00:57:55et puisse retrouver un emploi
00:57:56comment on ne crée pas
00:57:57de disparité
00:57:58entre celui qui travaille
00:57:59qui a l'impression
00:57:59de toujours travailler plus
00:58:01ou en tout cas
00:58:01de travailler déjà beaucoup
00:58:02et celui qui aujourd'hui
00:58:04ne travaille pas
00:58:04pourquoi il ne travaille pas
00:58:05est-ce qu'il y a des empêchements
00:58:07d'accès au logement
00:58:07d'accès à la mobilité
00:58:08des familles monoparentales
00:58:10qu'on aide
00:58:10notamment plus particulièrement
00:58:12parce que ça
00:58:12c'est aussi un vrai fait de société
00:58:14l'absence des pères
00:58:15notamment
00:58:16et le fait qu'on se repose
00:58:17beaucoup
00:58:17beaucoup trop souvent
00:58:19je trouve sur les femmes
00:58:20et sur les mères
00:58:20il y a tous ces phénomènes
00:58:22de société là
00:58:22mais oui moi j'ai aussi
00:58:23envie de me concentrer
00:58:24sur ceux qui essayent
00:58:25de réparer
00:58:25qui je l'espère
00:58:26sont plus nombreux
00:58:27que ceux qui essayent
00:58:27de fracturer
00:58:28Aurore Berger
00:58:29aujourd'hui
00:58:29demain Nicolas Sarkozy
00:58:30dans le Figaro
00:58:31estime qu'il n'y a pas
00:58:32d'autre solution
00:58:33que la dissolution
00:58:34c'est-à-dire que
00:58:35quoi qu'il arrive lundi
00:58:36avec ce vote de confiance
00:58:37ou pas à l'Assemblée nationale
00:58:38il faut en revenir
00:58:40au peuple
00:58:40est-ce que vous aussi
00:58:42vous pensez que
00:58:42le retour aux urnes
00:58:44est indispensable
00:58:44je crois que
00:58:45c'est pas souhaitable
00:58:47c'est pas souhaitable
00:58:48le retour au peuple
00:58:48en tout cas
00:58:49maintenant de manière
00:58:50précipitée
00:58:51une nouvelle dissolution
00:58:52est-ce qu'elle apporterait
00:58:53plus de clarification
00:58:54et de stabilité
00:58:55personne ne peut le garantir
00:58:56personne ne peut vous dire
00:58:58que demain
00:58:59tel ou tel parti politique
00:59:00gagnerait en majorité
00:59:02absolue
00:59:02à l'Assemblée nationale
00:59:03ça veut dire
00:59:04qu'il va falloir
00:59:04qu'on s'habitue à vivre
00:59:05à minima jusqu'en 2027
00:59:07mais peut-être
00:59:08au-delà
00:59:08à quelque chose
00:59:09à laquelle on n'était pas
00:59:10habitué avant
00:59:11c'est-à-dire une fracturation
00:59:12à l'Assemblée nationale
00:59:13une fracturation du Parlement
00:59:14et le fait que personne
00:59:16seul n'est majoritaire
00:59:17moi j'ai vécu
00:59:18les trois situations
00:59:19un premier quinquennat
00:59:20où on était majoritaire
00:59:21seul
00:59:22on nous reprochait d'ailleurs
00:59:23de l'arrogance
00:59:24de ce fait-là
00:59:24parce qu'on pouvait décider
00:59:26finalement seul
00:59:27et aller vite
00:59:27sur un certain nombre de sujets
00:59:28une majorité relative
00:59:30on n'était pas seul
00:59:31mais on était suffisamment
00:59:32confortable pour agir
00:59:33et là l'absence
00:59:34pour chacun
00:59:35d'une majorité
00:59:36et donc on est tous
00:59:37en train d'apprendre
00:59:38donc ingouvernable
00:59:38donc une difficulté
00:59:40à gouverner
00:59:40mais pas ingouvernable
00:59:41on a réussi
00:59:42on n'a pas de budget
00:59:43mais on a réussi
00:59:43il y a quelques mois
00:59:44avec le même gouvernement
00:59:46et avec la même Assemblée
00:59:48on a réussi
00:59:49à faire voter un budget
00:59:50le même gouvernement
00:59:51la même Assemblée
00:59:52ont réussi
00:59:53à faire voter un budget
00:59:54pourquoi ce serait
00:59:55impossible demain
00:59:56alors même
00:59:58qu'on voit bien
00:59:59que d'un point de vue économique
01:00:00on n'a jamais eu
01:00:00autant besoin
01:00:01de stabilité
01:00:02pour avancer
01:00:03c'est ça que nous disent
01:00:04n'importe quel chef d'entreprise
01:00:05que vous interrogez
01:00:06sur votre plateau
01:00:06que vous rencontrez
01:00:07d'artisans de commerçants
01:00:08attendent quand même
01:00:09cette stabilité là
01:00:10mais il ne l'a pas
01:00:11dernière question Louis
01:00:12une question
01:00:13s'il y avait des élections
01:00:14législatives anticipées
01:00:15que votre parti
01:00:16décidait de mettre en place
01:00:18un front républicain
01:00:19d'appeler
01:00:19notamment à voter
01:00:20pour des candidats
01:00:21LFI
01:00:22c'est vrai que c'est pas
01:00:22le choix que moi
01:00:23je sais c'est pour ça
01:00:24que je me permets
01:00:25de vous reposer la question
01:00:26qu'est-ce que vous faites vous
01:00:27moi je tiens à une position
01:00:28qui est constante
01:00:29c'est à dire que je l'ai dit
01:00:30dès les précédentes élections
01:00:32législatives
01:00:32que pour moi
01:00:33il était impensable
01:00:34de penser qu'on puisse
01:00:35battre le RN
01:00:36avec un bulletin de vote
01:00:37LFI
01:00:38Jamais LFI
01:00:39Non jamais LFI
01:00:40et regardez les sujets
01:00:41dont on a parlé aujourd'hui
01:00:42moi je peux pas me battre
01:00:43contre l'antisémitisme
01:00:44et appeler à voter
01:00:44pour la France insoumise
01:00:45c'est impensable
01:00:46et impossible
01:00:47je pense qu'à part faire monter
01:00:48le Rassemblement national
01:00:49ça n'a pas d'autre effet
01:00:51Non mais moi je vous écoute
01:00:52avec beaucoup d'attention
01:00:53je sais pas
01:00:55pourtant vous faites
01:00:56un constat très lucide
01:00:57mais il y a quelque chose
01:00:58que vous paraissez pas saisir
01:00:59c'est que ça peut pas durer longtemps
01:01:01ce décalage
01:01:02entre une crise intégrale
01:01:03qui accable la France
01:01:04et les petits jeux politiques
01:01:06façon 4ème République
01:01:07c'est ravageur
01:01:08parce que là vous vous êtes dit
01:01:09non mais alors
01:01:10pas la dissolution
01:01:11puis d'autres vont dire
01:01:11la dissolution
01:01:12ça veut dire que pendant
01:01:13des mois
01:01:14ou peut-être des années
01:01:14on pourra pas s'attaquer
01:01:15de manière sérieuse
01:01:17à tous les problèmes
01:01:17que vous avez énumérés
01:01:18moi je pense que ça peut
01:01:20que c'est terminé mal
01:01:21parce que les français
01:01:22ne le supporteront pas
01:01:22la dissolution ou pas
01:01:23la seule question à un moment
01:01:25c'est est-ce qu'avec
01:01:26celles et ceux qu'on élit
01:01:28que les français choisissent
01:01:29c'est possible
01:01:30que le pays aille mieux
01:01:31les français ils ont choisi
01:01:32cette assemblée nationale là
01:01:33ils l'ont choisi
01:01:34alors elle est très diverse
01:01:35elle est même fracturée
01:01:36elle ressemble peut-être
01:01:37un peu plus à la France
01:01:38qu'avant aussi
01:01:39dans ses fractures
01:01:40dans ses colères
01:01:41dans ses nuances
01:01:41ils ont pas choisi la dissolution
01:01:42très bien
01:01:43mais ils ont voté
01:01:44et ils ont voté
01:01:45très massivement
01:01:46et beaucoup plus
01:01:47qu'à d'autres élections législatives
01:01:48dans cette dissolution là
01:01:49peut-être parce qu'il y a
01:01:50de l'angoisse
01:01:50de la peur
01:01:51mais à la fin
01:01:51ils ont participé
01:01:52et très massivement
01:01:53au moment où ils ont pu
01:01:54retourner aux urnes
01:01:56donc dissolution ou pas
01:01:57à la fin
01:01:58vous avez des parlementaires
01:02:00est-ce que
01:02:01ces parlementaires là
01:02:02sont suffisamment responsables
01:02:04et je nous mets dans le lot
01:02:05si je m'exonère pas
01:02:06pour se dire que de toute façon
01:02:08il y a des choses
01:02:08qui sont un peu plus importantes
01:02:09qu'eux-mêmes
01:02:09que nous-mêmes
01:02:10qui est la trajectoire
01:02:11qu'on donne au pays
01:02:12et la stabilité économique
01:02:13et fiscale
01:02:14qui sont les questions morales
01:02:15aussi qu'on a posées
01:02:16et qui sont essentielles
01:02:17dans le débat public
01:02:18qui sont même sans doute
01:02:19parfois plus importantes
01:02:20dans le quotidien des français
01:02:21que les enjeux économiques
01:02:22ou fiscaux
01:02:23c'est ça la question
01:02:24nouvelle dissolution
01:02:25est-ce qu'elle apporterait
01:02:25plus de clarté
01:02:26aujourd'hui je ne le pense pas
01:02:28et je ne pense pas
01:02:28d'ailleurs que ce soit souhaitable
01:02:30que le débat public reprenne
01:02:32tel qu'on l'a connu
01:02:32au moment de la précédente dissolution
01:02:34où honnêtement
01:02:35on voit bien
01:02:36un certain nombre
01:02:37de nos citoyens
01:02:37qui étaient pris pour cible
01:02:38et je ne crois pas
01:02:39que ça ait fait du bien
01:02:40en tout cas d'apaisement
01:02:41Aurore Berger
01:02:42ministre de l'égalité
01:02:44entre les femmes et les hommes
01:02:45et la lutte contre les discriminations
01:02:47et Europe 1
01:02:48dont les auditeurs
01:02:49vont retrouver tout de suite
01:02:50Pierre de Villeneuve
01:02:51nous on reste sur CNews
01:02:53on continue à évoquer
01:02:54ce qui s'est passé à Marseille
01:02:56pour terminer
01:02:57encore une fois
01:02:57madame la ministre
01:02:58avec ce drame
01:02:59ces cinq personnes
01:03:00qui ont été blessées
01:03:01à l'arme blanche
01:03:02est-ce qu'on vit dans un pays
01:03:03où vos enfants
01:03:04les miens
01:03:05ceux de ceux qui nous regardent
01:03:07sont condamnés
01:03:08à avoir peur
01:03:09dès qu'ils descendent
01:03:10dans la rue
01:03:11non
01:03:12enfin moi je ne ferais pas
01:03:13de la politique
01:03:13si je ne voulais pas
01:03:14que ma fille puisse vivre
01:03:15en effet mieux que moi
01:03:16aujourd'hui
01:03:17et vos enfants
01:03:18et tous nos enfants
01:03:19parce que ce n'est pas la mienne
01:03:20qui est d'ailleurs la plus en risque
01:03:21il y a un certain nombre
01:03:23aujourd'hui
01:03:23de quartiers
01:03:24d'endroits de France
01:03:24où c'est plus difficile
01:03:25que dans d'autres
01:03:26de manière évidente
01:03:27et aucun français
01:03:28doit avoir peur
01:03:28mais c'est le cas
01:03:30d'origine de son identité
01:03:31du territoire dans lequel il vit
01:03:32et ça c'est le combat
01:03:33qu'on doit mener
01:03:33c'est un combat
01:03:34qui devrait pour le coup
01:03:35rassembler
01:03:35alors je veux bien
01:03:36à chaque fois
01:03:37qu'il y ait des postures
01:03:38des uns et des autres
01:03:38que certains veuillent désarmer
01:03:40la police ici
01:03:41enfin on a augmenté
01:03:42les moyens
01:03:43et on doit continuer
01:03:43à les augmenter
01:03:44on doit respecter
01:03:45les policiers et gendarmes
01:03:46on a en fait
01:03:47un contrat républicain
01:03:48de base
01:03:49qui devrait un minimum
01:03:50nous rassembler
01:03:51et de lucidité aussi
01:03:52sur ceux qui sont
01:03:53les adversaires de la République
01:03:54et qu'on doit ensemble combattre
01:03:55Louis Dragnel
01:03:57une dernière question
01:03:57à madame la ministre
01:03:58ma question était plus politique
01:03:59par rapport à ce que vous disiez
01:04:00tout à l'heure
01:04:01je m'étonne pas
01:04:01non mais par rapport
01:04:03à ce que vous disiez
01:04:03tout à l'heure
01:04:04bon ben on a déjà eu
01:04:05cette situation là
01:04:06et donc on peut continuer
01:04:07comme ça
01:04:08en réalité
01:04:09on n'a plus de cartouche
01:04:10c'est-à-dire que
01:04:11le président de la République
01:04:12a essayé des premiers ministres
01:04:13de droite, de gauche
01:04:14il a essayé maintenant
01:04:15le modem
01:04:16et on a quand même
01:04:17le sentiment
01:04:17qu'on est arrivé
01:04:18au bout des solutions politiques
01:04:19le risque
01:04:20et d'ailleurs
01:04:21c'est ce que craignent
01:04:22beaucoup de macronistes
01:04:23c'est la solution
01:04:24institution
01:04:25institutionnelle
01:04:26avec de plus en plus
01:04:27d'appels au départ
01:04:28du président de la République
01:04:28comment est-ce que
01:04:30moi ce que je ne comprends pas
01:04:32en fait
01:04:32dans ce que vous dites
01:04:33c'est qu'on n'a jamais
01:04:35autant entendu parler
01:04:36de la démission
01:04:36du départ
01:04:37du président de la République
01:04:38c'était pas le cas avant
01:04:40quelle solution politique
01:04:42il peut exister
01:04:43pour éviter
01:04:44le départ justement
01:04:45d'Emmanuel Macron
01:04:45déjà cette question
01:04:46elle n'existe pas
01:04:47elle existe dans l'esprit
01:04:48de ceux qui espèrent
01:04:49déstabiliser
01:04:50qui espèrent peut-être
01:04:50des élections anticipées
01:04:51qui voudraient peut-être
01:04:52eux-mêmes être candidats
01:04:53mais penser que
01:04:54la déstabilisation
01:04:55non pas d'Emmanuel Macron
01:04:56mais du président de la République
01:04:58de la présidence de la République
01:04:59serait une réponse
01:05:00à quelconque crise
01:05:01ça créera un précédent
01:05:03absolument insupportable
01:05:04pour le pays
01:05:05donc la question ne se pose pas
01:05:06il est président
01:05:07il restera président
01:05:08jusqu'à la dernière heure
01:05:09et jusqu'à la dernière minute
01:05:10de son mandat
01:05:11est-ce qu'il y a des solutions
01:05:12qui existent ?
01:05:13il va falloir de toute façon
01:05:14les trouver avec l'assemblée
01:05:15que les français ont choisi
01:05:16parce que sinon
01:05:18le risque
01:05:18c'est que collectivement
01:05:20pas juste nous
01:05:20côté renaissance
01:05:21bloc central
01:05:22à l'air
01:05:22que collectivement
01:05:24on génère de l'indifférence
01:05:25de l'indifférence
01:05:26qu'à la fin
01:05:27les français
01:05:28soient désespérés
01:05:29de leur classe politique
01:05:30parce qu'elle renverrait
01:05:31une image assez désespérante
01:05:32de l'incapacité qu'on a
01:05:33à trouver des accords
01:05:35à trouver des coéquipements
01:05:35qui est dans l'esprit
01:05:37de tous les politiques
01:05:38ça ne m'a pas totalement échappé
01:05:39et aussi du vôtre
01:05:41et c'est ça le problème
01:05:41c'est-à-dire que
01:05:42tous les politiques disent
01:05:43mais oui
01:05:43mais il faut regarder au-delà
01:05:44il faut arrêter de regarder
01:05:45les accords partisans
01:05:46nos intérêts personnels
01:05:47et en même temps
01:05:48tout le monde
01:05:49n'a qu'une seule obsession
01:05:502027
01:05:51et sauf qu'il reste deux ans
01:05:53il reste deux ans
01:05:53se dire qu'on va enjamber
01:05:55ces deux années
01:05:55et donc dire aux français
01:05:56finalement
01:05:57vos problèmes d'aujourd'hui
01:05:58on s'en fiche
01:05:59et on verra dans deux ans
01:06:00si on a une capacité
01:06:01de les résoudre
01:06:01si on se dit ça
01:06:03dans deux ans
01:06:03ils ne font confiance à personne
01:06:04merci beaucoup
01:06:04d'être venu ce soir
01:06:06dans Punchline
01:06:07sur CNews
01:06:08merci à vous Eric
01:06:08Eric et Louis de Ragnel
01:06:10dans un instant
01:06:11c'est Christine Kelly
01:06:12c'est même tout de suite
01:06:12pour Face à l'Info sur CNews
01:06:14bonne soirée
01:06:14à vous à demain
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