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  • il y a 10 mois
Jeudi 28 août 2025, retrouvez Alice de Brem (Directrice Conseils et Services, Diot Siaci Crédit) et Louis Bollaert (Directeur Général, AU Group) dans REBONDS !, une émission présentée par Béatrice Constans.

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Transcription
00:00Retrouvez Bismarck sur l'AREF avec Diociassi, leader européen du conseil et du courtage d'assurance dédié aux entreprises.
00:15Bonjour à tous et bienvenue sur Rebond.
00:19Alors une émission toute particulière aujourd'hui puisque nous avons délocalisé notre studio de tournage.
00:24Nous sommes au stade Roland-Garros, alors non pas pour regarder du tennis, mais pour la 7e édition des rencontres des entrepreneurs de France organisées par le BNF.
00:35Alors c'est un événement économique, politique, majeur de la rentrée où on va pouvoir un peu prendre nos marques pour toutes les questions évidemment brûlantes du moment.
00:45Il y en a et bien sûr aujourd'hui nous allons accueillir des invités pour discuter de ces thématiques.
00:52Alors j'ai deux invités aujourd'hui qui vont se succéder.
00:56Tout d'abord Louis Boulard, directeur général d'Augroup.
00:59Augroup c'est un courtier conseil indépendant spécialisé dans le domaine du post-client.
01:05C'est la référence mondiale dans le courtage d'assurance crédit des entreprises, du financement, du crédit, de la gestion des risques, du cautionnement.
01:16Enfin il va nous en parler et on va passer un peu au crible, le contexte économique avec lui et bien entendu l'état d'esprit des entrepreneurs dans cette rentrée 2025.
01:26Notre deuxième invité sera Alice de Brême.
01:28Elle est directrice conseil et services chez Dio Sassy Crédit, un spécialiste dans le conseil et le courtage du post-client.
01:36Dio Sassy accompagne des entreprises à travers leur financement, l'assurance crédit, le cautionnement.
01:41On va passer tous ces sujets au crible également avec elle et revenir sur justement comment soutenir les entreprises en difficulté
01:49puisque c'est là l'objet de cette émission Rebond.
01:56Louis Bolaert, bienvenue sur ce plateau délocalisé de Be Smart for Change au cœur de Roland-Garros.
02:04On en profite.
02:05On ne regarde pas du tennis malheureusement, on est un peu déçus mais on apprend beaucoup de choses.
02:09Vous êtes le directeur général d'AU Group.
02:12Quelques mots peut-être pour nous expliquer ce que fait AU Group et qui vous conseillez ?
02:18Merci Béatrice, merci de m'accueillir.
02:20AU Group c'est un courtier quasi centenaire spécialisé dans la couverture des risques de crédit,
02:25donc les risques d'impayés dans le commerce inter-entreprise,
02:29des risques politiques au plus haut sommet de l'actualité en ce moment évidemment
02:34et de la mise en place de financement du BFR pour les entreprises.
02:38On a un peu plus de 5000 clients dans le monde, on est présent dans 15 pays
02:41et on est passionné par ce qu'on fait parce qu'on est un merveilleux observatoire de l'économie,
02:46des entreprises, qu'elles soient petites, moyennes ou grandes, qu'elles soient françaises ou internationales.
02:52Justement je vais profiter de votre poste d'observation des entreprises,
02:56surtout les entreprises françaises, pour justement cette septième édition des rencontres des entrepreneurs français.
03:01Aujourd'hui quel est l'état d'esprit des entrepreneurs et surtout comment se portent les entreprises dans cette rentrée 2025 ?
03:11Évidemment et on est dans un bon endroit pour en parler, le moral des entrepreneurs il est un petit peu à tonne
03:17et on le voit dans un certain nombre de chiffres qui mesurent soit directement leur morale, soit ses conséquences.
03:22Ses conséquences on l'a entendu, 8% des entreprises envisagent de recruter des cadres cette année,
03:268% ça n'a jamais été aussi bas, on a des chiffres d'affaires qui sont à tonne, on va dire flat par rapport à l'année dernière,
03:35tout au mieux avec quelques exceptions, la défense, l'aéronautique, mais qui à chaque nouvelle annonce de paix
03:40qui suscite des espoirs sont sanctionnés à l'inverse.
03:44Donc globalement à tonne, il faut garder le moral, il faut être résilient, il faut anticiper
03:50et c'est évidemment pas simple mais il y a quand même des choses à faire.
03:53Donc c'est pas complètement désespérant quand même ce contexte de rentrée
03:58et est-ce qu'il y a des messages positifs qui sont passés d'ailleurs aujourd'hui ?
04:02Vous avez eu l'occasion de suivre quelques conférences, est-ce que vous ressentez peut-être une tentative d'élan pour cette rentrée ?
04:10Il y a forcément une tentative d'élan, de toute façon j'ai envie de dire qu'on n'a pas le choix du tout
04:15que de prendre notre élan et que de se retrousser les manches pour avancer.
04:19On doit passer cette crise. Le fait est que là où on nous apprenait en cours d'économie
04:24qu'il y avait une crise tous les 25 ans, puis tous les 5 ans, aujourd'hui chaque année apporte son lot
04:29de nuages, de signes noirs qui sont plus du tout la définition du signe noir qui arrive une fois tous les X
04:34mais aujourd'hui c'est beaucoup plus régulier qu'auparavant.
04:37Donc je pense qu'on est des entrepreneurs de la résilience, des entrepreneurs du rebond, de l'agilité.
04:42C'est des mots qui étaient hyper galvaudés mais qui aujourd'hui ont une résonance réelle
04:46parce que si on ne l'est pas, évidemment on en crève. Et nous, notre métier, évidemment
04:50je suis entrepreneur, je dirige une entreprise, donc j'ai charge d'âme, charge de collaborateurs,
04:55charge que tout ça fonctionne dans le temps. Mais mon métier c'est aussi d'aider les entreprises
04:59à créer les conditions de la résilience, du rebond, à se dérisquer comme on dit
05:04en jargonnant un peu dans un jargon d'assureur ou de banquier. Et je pense qu'on reviendra
05:09un petit peu sur les solutions qui existent. Donc on est dans une économie de la résilience,
05:14du rebond, ça va bien avec évidemment le titre de l'émission et c'est pas trop choisi,
05:17mais c'est réellement ça. Et on est dans une économie de la reconstruction permanente.
05:21Là où la reconstruction c'était après les guerres, etc. Et on voyait que le cycle
05:25des Trente Glorieuses c'est ni plus ni moins qu'une reconstruction très longue,
05:28très poussée, post-deuxième guerre mondiale. On parlait de destruction créatrice
05:32avec Schumpeter, enfin il y a plein de concepts qui ont théorisé ça, enfin plein d'économistes
05:36qui ont théorisé ça. Aujourd'hui c'est tout le temps. On se reconstruit après un gros
05:40événement climatique et finalement ça crée une espèce de regain d'économie,
05:44un petit boom. On se reconstruit après une crise politique. L'Ukraine va se reconstruire,
05:48ça va être un chantier considérable, on espère le plus rapidement possible.
05:51Donc c'est un petit côté, on va dire, macabre ce que je suis en train de raconter.
05:56Mais si on le voit positivement et qu'on se dit qu'on est obligé de toute façon
05:59d'épouser cette nouvelle tendance qui est une économie au cœur de multiples crises
06:04en permanence, il faut concevoir notre rôle comme ça, d'avoir du run qui fonctionne
06:09en permanence, mais aussi des à-coups, des pics qu'on doit gérer, qu'on doit savoir
06:13gérer et s'inscrire dans cet espèce d'état d'esprit d'économie d'une reconstruction
06:17permanente.
06:19Alors justement cette émission, elle s'adresse notamment aux entrepreneurs qui pilotent
06:22dans des contextes de crise à répétition qu'on connaît évidemment aujourd'hui.
06:27Quels sont les facteurs d'attention qui doivent garder en tête justement dans le cadre
06:31de ce pilotage ? Quels sont les warnings qui doivent vraiment garder droit dans l'objectif ?
06:37Et quels sont les conseils les plus pertinents finalement à leur donner aujourd'hui ?
06:42J'en aurais deux principaux.
06:44Le premier point d'attention majeur, c'est pas de dépendance trop forte à un certain
06:52nombre de clients et un certain nombre de fournisseurs, mais nous on bosse beaucoup
06:55sur le risque que vos clients, les clients ne payent pas et qu'un client prenne trop
06:59d'importance, quelle que soit sa santé économique, dans votre business et dans votre chiffre
07:04d'affaires. Aujourd'hui, dépendre trop des Etats-Unis s'est avéré une grande faiblesse
07:09alors qu'évidemment, je ne sais pas, je prends nos viticulteurs bordelais, un certain
07:12nombre d'entre eux avaient 70-80% de leur chiffre d'affaires entre les 22 distributeurs
07:16américains. Qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui si les Américains arrêtent de boire du vin
07:19ou ne veulent pas le payer au prix qui fait que les marges peuvent être sauvegardées malgré
07:24des droits de douane augmentés ? C'est extrêmement compliqué.
07:26Donc réduire sa dépendance à ses clients, à un certain nombre de clients, c'est le cas.
07:31On voit aujourd'hui des demandes de garantie que nous, on pilote sur des nouveaux clients
07:35dans des nouvelles géographies. C'était un des sens dans un des talks que j'ai écouté
07:39tout à l'heure en disant finalement, il y a un espoir dans le fait de moins dépendre
07:43des Etats-Unis et de la Chine, de ces deux géants dans ces débouchés d'exportation.
07:47On voit que l'Europe et la France essaient de tisser des liens avec d'autres pays.
07:50On a parlé de l'Indonésie, etc. Et nous, aujourd'hui, on le mesure, on a 15% de demandes
07:54vers des nouveaux clients en dehors de ces géographies depuis le début de l'année,
07:58depuis les annonces. Donc les entrepreneurs français, ils sont résilients, ils s'adaptent à ça.
08:02C'est compliqué de trouver des nouveaux clients. C'est évidemment complexe.
08:05On ne peut pas les choisir comme ça. Mais ils s'orientent vers des nouvelles géographies,
08:09vers des nouveaux débouchés. Je trouve ça hyper positif.
08:12En revanche, on n'y va pas non couvert, sortez couvert, comme disait l'autre.
08:16On n'y va pas sans couverture, on n'y va pas sans connaître un peu le client
08:18parce que livrer de la marchandise, octroyer 90, 120 jours, 180 jours de délai de paiement
08:23à un nouveau client indonésien sans avoir vérifié sa solvabilité financière,
08:26sans avoir vérifié que le risque politique indonésien pouvait être soit faible,
08:32soit transférable à un assureur. C'est évidemment un peu dangereux.
08:35Et ça amène à mon deuxième conseil qui est pilotez vos trésoreries, les entreprises.
08:41On meurt par le bas de bilan, c'est-à-dire on meurt par les impayés de ses clients.
08:44On meurt par un manque de cash. C'est comme ça.
08:46C'est la définition même de la solvabilité. On ne peut plus payer, on ne peut plus faire face
08:50à ces enjeux court terme et à ces créances à court terme.
08:55Et donc, il faut piloter. Les entreprises pilotent encore trop mal leur trésorerie,
08:58notamment les PME. C'est compliqué de piloter sa trésorerie, mais il y a des outils qui existent.
09:03Et ensuite, c'est quand on va bien qu'il faut mettre en place les solutions, pas quand on va mal.
09:07Et ça, c'est le conseil et le corollaire là-dessus. Et on va en reparler.
09:11Justement, ce timing-là, quand est-ce que c'est trop tard ?
09:14Évidemment, ce n'est jamais trop tard. Mais quand même, à partir du moment où il y a des procédures judiciaires qui sont engagées,
09:22à quel stade il n'est pas trop tard ? On va essayer de tourner ça positivement.
09:26À quel stade on peut encore mettre des choses en place qui vont être efficaces justement pour pallier ces risques ?
09:33Je pense qu'on l'a vu au moment de la crise du Covid et on s'est rendu compte qu'il fallait avoir entre 3 et 6 mois de BFR en trésorerie
09:41pour faire face à des crises entre mineures et moyennes.
09:45Les crises majeures, c'est extrêmement compliqué de les anticiper.
09:48Et évidemment, je ne suis pas grand clair. Je ne saurais pas dire exactement comment faire.
09:54Mais donc, ça veut dire que quand on anticipe des difficultés à 6-9 mois sur son bas de bilan,
09:59on est déjà à la limite de la faisabilité, de la mise en place de solutions.
10:02Donc, si on fait un rétro-planning en disant en combien de temps, par exemple, je mets en place un programme de financement de créances.
10:07Vous avez des créances, c'est à votre actif, vous pouvez les financer.
10:11Aujourd'hui, les BFR des entreprises, ils ont augmenté de 8 jours en France.
10:15C'est énorme. 8 jours de business, 8 jours de chiffre d'affaires de plus par rapport à 2024.
10:20C'est considérable. C'est des milliards d'euros de financement à trouver.
10:24Vos créances clients, c'est une source de financement majeure.
10:27Mais en moins de 2 mois et demi, quand on est organisé, c'est extrêmement compliqué.
10:312 mois et demi, 3 mois.
10:32Si vous allez moyennement, ça va être encore plus long, même si nécessité fait loi.
10:36Mais enfin, ça ne marche pas face à une banque de dire ça.
10:38Ça ne suffit pas, malheureusement.
10:40Donc, un, faites-vous accompagner.
10:41C'est des métiers de spécialistes et c'est de plus en plus complexe.
10:44On a beau dire, les banquiers, les assureurs se rendent de moins en moins intelligibles.
10:48Ça fait le bonheur du métier du courtier au milieu, qui n'a jamais été aussi vivace et aussi important.
10:52Mais je ne parle pas que du courtage.
10:54Tout ça, c'est des affaires de spécialistes.
10:56Il faut y aller et anticiper.
10:58C'est-à-dire 6 mois avant les difficultés, on est déjà à la limite.
11:02On peut faire plus vite, mais on ne pourra jamais le garantir.
11:05Donc, ne pas oublier aussi le rôle de conseil du courtier.
11:07Et le top des outils à garder en tête, qui peuvent être réellement efficaces,
11:11justement pour passer des périodes de risque, des périodes de difficultés pour les entrepreneurs.
11:16Le risk management a toujours eu de belles couleurs.
11:20Mais aujourd'hui, personne ne peut regarder ses chaussures en disant, je m'en fiche du risk management.
11:25Aujourd'hui, on a des risques systémiques qui sont permanents, qui s'enchaînent.
11:29J'en citerais 4 pour basculer sur un seul.
11:31Mais le risque politique est au cœur de tout, y compris en France.
11:35Le risque politique français est élevé et cher pour un pays étranger qui investit en France.
11:40Donc, ça veut dire que malheureusement, il est vif.
11:41Il est important.
11:42Ensuite, vous avez le risque cyber, les cyberattaques et par une personne.
11:46On en parle beaucoup.
11:48Les entreprises ont relativement honte.
11:50Donc, les chiffres, les statistiques ne disent pas réellement la vérité.
11:53Mais le risque cyber peut vous affecter du jour au lendemain sans prévenir.
11:57Le risque climatique vous oblige à vraisemblablement anticiper et reconstruire régulièrement un certain nombre de choses
12:02et un certain nombre de vos actifs.
12:03Et in fine, vous avez le risque de pandémie qui s'est matérialisé comme on ne l'aurait jamais imaginé aucun d'entre nous il y a 5 ans.
12:12Donc, tout ça mis bout à bout, c'est un tissu de risque qui nécessite de mettre en place un risque management important.
12:18Vous rajoutez de l'instabilité fiscale, de l'instabilité qui va un peu dans le risque politique
12:23et une conjoncture économique un peu morose.
12:26Ça vous oblige aussi à anticiper ce risque client.
12:28Donc, pour sortir équipé, il faut connaître ses clients, acheter de l'information, en trouver.
12:36Il y a aussi de l'open source.
12:37Il y a aussi beaucoup de moyens.
12:38Collecter de l'information, essayer d'organiser ça pour bien connaître ses clients et savoir si on leur fait confiance ou non.
12:43Faire crédit aujourd'hui à son client, c'est un moyen indispensable pour vendre.
12:48Votre client, il vous ressemble généralement.
12:50Les PME bossent avec des PME, les grandes entreprises ensemble,
12:52même si on essaie de dire et de prêcher le contraire.
12:56Votre client, il a besoin de crédit.
12:58Il a lui aussi plus 8 jours de BFR à financer.
13:00Donc, s'il peut vous payer un peu plus tard, ça va être un outil pour lui vendre.
13:03C'est très bien le crédit.
13:05Sauf qu'il y a un risque, vous faites son banquier indirectement.
13:08Donc, votre client, il va falloir le connaître avant de lui faire crédit.
13:10Mais lui faire crédit, c'est un moyen de vendre.
13:13Ensuite, vous aussi, vous allez avoir à financer tout ça, puisqu'il va vous payer beaucoup plus tard.
13:17Aujourd'hui, il y a seulement 23% des créances qui sont payées par les grands groupes en temps et en heure.
13:23Avec des délais de paiement.
13:2423% sont payés à temps.
13:27Ça veut dire à 45 jours, à 60 jours, pas tout de suite.
13:29C'est misérable.
13:30Et c'est en baisse.
13:31C'était 35% il y a deux ans.
13:33Donc, on voit bien que quand ça va mal, tout le monde tire un peu, paye un peu plus tard, etc.
13:37C'est une maladie mondiale et la France n'y échappe pas.
13:39On fait généralement même ça un peu mieux que les autres, ou un peu plus mal, on va dire.
13:44Donc, vos clients, soignez-les, connaissez-les, financez vos créances si vous voulez.
13:50Anticipez au maximum les risques politiques quand vous vous ouvrez à des géographies.
13:53Il faut être courageux pour aller bosser loin de la France.
13:55Il faut être courageux.
13:56C'est compliqué.
13:57C'est plus lourd.
13:57Le climat des affaires, vous ne le connaissez pas.
13:59L'environnement légal, il est complexe.
14:01Il est changeant aussi.
14:02On n'est pas une exception.
14:02On fait les choses toujours un peu plus que les autres, mais on n'est pas une exception.
14:08Donc, faites-vous accompagner.
14:11Trouvez de l'information.
14:12Essayez de l'organiser.
14:13Essayez d'en faire quelque chose, de l'intégrer dans vos systèmes.
14:16Et ne perdez pas la foi.
14:17Enfin, il ne faut pas que les entrepreneurs perdent la foi.
14:19Nous aussi, en tant qu'entrepreneurs, on s'exporte, on se lance.
14:22On a ouvert un bureau au Mexique aujourd'hui.
14:24Le Mexique est une nouvelle présidente depuis un an.
14:27On sait bien qu'ils tiennent la dragée haute aux Etats-Unis alors que le Canada a baissé la tête.
14:31Qu'est-ce qu'on a été faire au Mexique ?
14:34On est confiants et on va essayer de tenir longtemps.
14:36On est en train d'essayer d'investir en Turquie.
14:38Turquie, c'est un régime autoritaire, mais c'est une porte entre l'Europe et l'Asie.
14:42On pense que c'est un pays de commerce durablement.
14:44Ça l'a été depuis des siècles et des siècles.
14:45Ça devrait continuer.
14:47Il faut qu'on soit courageux et il faut que nos clients le soient.
14:49Et on est là pour les aider.
14:50Merci pour ce conseil très optimiste et très motivant pour les entrepreneurs qui nous regardent.
14:57Un grand merci d'être venu sur ce plateau délocalisé de Bismarck for Change pour l'émission Rebond.
15:03Ça a été un plaisir de vous recevoir.
15:05Merci Béatrice.
15:05A bientôt Louis.
15:10Alice Debrême, bienvenue sur ce studio délocalisé au sein du stade Roland-Garros.
15:15Bonjour Béatrice.
15:16Bienvenue, on est ravis de vous accueillir.
15:18Vous êtes directrice conseil et service chez Diociacy Crédit.
15:21En quelques mots, rappelez-nous ce que fait Diociacy et bien sûr, quelle est la typologie des clients que vous conseillez.
15:29Diociacy est le premier courtier en France et en Europe sur le marché de l'assurance crédit.
15:36Et nous avons plusieurs lignes de métier.
15:39On fait à la fois de la caution, de l'assurance crédit, on y reviendra longuement, du risque politique, de la couverture de risque politique et de l'accompagnement à la recherche de financement pour les entreprises.
15:51Et on a un portefeuille qui est très diversifié.
15:54On conseille à la fois des corporettes françaises et européennes, des entreprises du SBS 20, du CAC 40.
16:03Voilà, on a à cœur de soutenir toutes les entreprises françaises exportatrices et évidemment qui sont aussi des entreprises européennes et à dimension mondiale.
16:15Alors justement, dans ce contexte économique et géopolitique qui est tendu, difficile, dans lequel les entreprises et les entrepreneurs pilotent comme ils peuvent,
16:23ils font face à beaucoup de difficultés. J'ai envie qu'on fasse un petit focus sur l'assurance crédit, revenir ensemble déjà comment utiliser cet outil,
16:32en quoi ça peut être un atout pour les entrepreneurs et justement dans ce contexte-là.
16:35Alors, je crois que c'est important de rappeler que la principale cause de défaillance d'une entreprise, c'est d'avoir subi un impayé.
16:45Et l'assurance crédit, c'est le premier outil que l'entreprise peut mettre dans le cadre de la défense de ce risque,
16:52de l'organisation de son entreprise pour se prémunir de cette situation.
16:56L'assurance crédit, c'est un outil qui est très complet puisqu'il propose à la fois un accès à une information, une information qualitative,
17:05une aide à la décision, l'identification d'opportunités, sur quel marché je peux aller, sur quel client je peux me développer,
17:15un accompagnement de recouvrement quand il y a une situation qui commence à se tendre avec un client,
17:20tout en préservant la relation commerciale avec le client parce qu'on sait que c'est fondamental.
17:24Quand on a un client, avant de le perdre, c'est quelque chose qui est quand même assez clé et qui doit être piloté de façon intelligente.
17:34Et c'est avant tout une solution pour sécuriser les transactions commerciales et permettre à une entreprise de faire face à un impédi client
17:45et de ne pas se retrouver elle-même dans une situation difficile.
17:49Vous l'avez dit, dans la situation économique actuelle, les tensions géopolitiques, les crises que l'on traverse depuis les cinq dernières années
17:59amènent les entreprises à devoir faire face à des besoins de trésorerie accrus.
18:04Et quand on a un besoin de trésorerie, quand on est face à une situation de trésorerie difficile,
18:09le premier levier que l'entreprise peut activer, c'est d'allonger ses délais de paiement.
18:13En allongeant ses délais de paiement, par conséquence directe, elle va impacter la trésorerie de son fournisseur.
18:20Et en impactant la trésorerie de son fournisseur, elle déclenche ce fameux effet domino dont on parle souvent dans notre métier
18:27qui fait que chaque entreprise qui va augmenter son délai de paiement va créer un impact sur toute la chaîne de valeur
18:36et sur toute la chaîne des fournisseurs.
18:39Donc c'est ça que l'assurance crédit permet d'enrayer cet effet domino et permettre à un des dominos de rester debout pour éviter de continuer cette chaîne.
18:49Alors le courtier, il a aussi un rôle de conseil.
18:52Ce n'est pas juste des outils à déployer, c'est aussi un conseil sur lequel les entrepreneurs peuvent s'appuyer,
18:57les dirigeants peuvent s'appuyer.
18:59Est-ce qu'aujourd'hui, il y a des conseils qui sont déjà hyper importants pour tous les entrepreneurs à avoir en tête dans ce contexte-là ?
19:08Et justement, racontez-nous un peu comment ça se passe ce rôle de conseil du courtier.
19:12Oui, alors le conseil principal que je donnerais, c'est effectivement de réfléchir à mettre en place ces solutions avant que le risque n'arrive.
19:22Le gros travers que l'on rencontre dans notre secteur, c'est que les entreprises viennent nous voir quand il est trop tard.
19:33Ou soit quand elles ont un besoin de trésorerie tel que l'accès au marché devient très compliqué,
19:39soit parce qu'elles exportent vers un pays dans lequel le risque est déjà très sensiblement aggravé.
19:45Si je prends l'exemple de Taïwan, Taïwan c'est un marché sur lequel il y a cinq ans, personne n'aurait imaginé la situation actuelle
19:53ou personne n'aurait anticipé la gravité de la situation aujourd'hui avec la Chine.
20:00Ce qui veut dire que les entreprises ont travaillé avec Taïwan sans nécessairement structurer leurs transactions
20:08et la sécurité de leurs transactions sur ce marché-là.
20:10Ce qui se passe aujourd'hui, c'est qu'avec la situation avec la Chine,
20:16aujourd'hui il y a très peu de garanties sur le marché privé pour garantir les transactions sur Taïwan.
20:22Et donc maintenant les exportateurs sur ce marché-là sont en difficulté majeure.
20:26Alors que ceux qui se sont équipés préalablement ont pu gérer, faire cette transition en douceur sur ce marché-là.
20:35Donc le maître mot c'est anticiper. Et c'est là où en effet le courtier va permettre dans cette anticipation
20:42et la structuration de cette solution d'apporter le meilleur conseil.
20:46Il n'y a pas une solution pour une entreprise. Chaque entreprise va avoir un besoin particulier.
20:52Chaque entreprise a un secteur d'activité, a une marge à défendre, a une typologie de clientèle,
20:57a un montant moyen de transactions.
20:58Et c'est sur cette base-là que nous on va faire une analyse de la situation et faire nos recommandations.
21:07Est-ce que l'entreprise a intérêt à mettre en place une assurance crédit sur l'intégralité de son portefeuille ?
21:14C'est possible. Est-ce qu'elle doit assurer principalement certaines transactions ?
21:18Parce que ce sont celles-là qui mettent en risque sa trésorerie. C'est une autre option.
21:22Est-ce qu'elle doit assurer un marché en particulier parce qu'elle exporte sur un pays qui est un pays en voie de développement
21:30sur lequel on a identifié des risques à court-moyen terme ? C'est également une option.
21:34Voilà. Nous on va faire toute cette analyse-là et ensuite on va aller évidemment chercher sur le marché
21:39les capacités disponibles et avec les meilleures conditions pour que l'entreprise puisse sereinement,
21:47parce que c'est vraiment un mot important pour une entreprise, puisse sereinement continuer à oser,
21:53oser se développer à l'international, oser investir et croître.
22:00Alors parmi les inquiétudes des entrepreneurs, des dirigeants au sujet de l'assurance crédit,
22:04on pense souvent, on entend souvent que c'est trop cher. Est-ce que c'est vraiment rentable ?
22:09Alors c'est vrai que c'est une question qu'on a beaucoup. Je crois que la réponse pour moi elle est extrêmement simple.
22:16L'assurance crédit c'est un investissement que vous faites quand vous êtes une entreprise.
22:21Et il y a l'intérêt de la souscription de ce contrat, elle devient évidente le jour où vous avez un contentieux majeur.
22:33Parce que ce contentieux majeur et l'impact qu'il aura sur votre entreprise, sur les frais que vous avez engagés sur cette transaction,
22:40il est de toute façon bien plus important que l'investissement que vous avez mis dans votre contrat d'assurance crédit.
22:46Donc je crois qu'il faut vraiment considérer ça comme un investissement au même titre que d'autres investissements qu'une entreprise va faire.
22:55Et vous refusez parfois de couvrir certains clients ? Comment ça se passe ? Comment vous mitigez vos risques vous ?
23:03Alors comment nous on mitige nos risques ?
23:06Nous on ne refuse pas de couvrir, on ne refuse pas d'accompagner un client.
23:10Nous sommes conseils, donc on ne va pas refuser d'accompagner un client, on va analyser son portefeuille, on va analyser les transactions qui constituent son portefeuille.
23:21Après on va aller proposer ce portefeuille au marché.
23:24Le marché va peut-être effectivement sur certaines transactions identifier un risque.
23:31Et là il y a donc une alerte de la part de l'assureur, de la part du financeur pour couvrir cette transaction.
23:40Nous notre travail c'est de structurer avec le client une solution adéquate pour gérer ce risque particulier.
23:47Est-ce qu'on va mettre des conditions de paiement différentes ?
23:51Est-ce qu'on va aller chercher des capacités sur le marché, un marché un peu tiers ?
23:57Voilà, on a plusieurs solutions qui s'adressent, nous on ne refuse pas.
24:01En revanche on va structurer une offre autour de la typologie de risque des entreprises qui viennent nous voir.
24:09Alors en cas de crise majeure, c'est vrai qu'on a vu des séries de crises absolument...
24:14Enfin ça ne s'est pas arrêté ces dernières années et malheureusement on est souvent surpris par le contexte général.
24:21Justement en cas de crise majeure, est-ce que ça fonctionne ? Comment ça fonctionne ?
24:26Jusqu'où ça peut aller justement cette assurance crédit ?
24:30Alors là vous l'avez dit, je crois qu'il faut rappeler une chose, c'est qu'on a eu l'habitude, pour les gens qui ont un certain âge,
24:38d'avoir des cycles de crise qui étaient des cycles de crise de 7-8 ans.
24:42On avait pour l'habitude de dire qu'on rencontrait une crise tous les 7-8 ans.
24:45Aujourd'hui il y a une accélération sensible sur les 5 dernières années.
24:49On a eu la crise Covid qui a été suivie par la guerre en Ukraine, entre la Russie et l'Ukraine,
24:55qui a été suivie là par les tensions qu'il y a sur les tarifs douaniers.
24:59Donc en fait c'est une pression incessante qu'il y a sur les entreprises.
25:03Et donc aujourd'hui les entreprises commencent à prendre l'habitude d'intégrer justement cette réflexion
25:09qui est celle que je vous disais tout à l'heure, d'anticipation pour structurer et protéger leurs entreprises à terme.
25:15Et ça se repose sur deux axes, l'assurance crédit qui va permettre de sécuriser la transaction,
25:20mais aussi l'accès au financement.
25:22Et il faut rappeler que l'assurance crédit permet de faciliter l'accès au financement.
25:26Or en période de crise, c'est là où on va avoir une pression sur sa trésorerie.
25:31On va avoir une pression parce qu'il y a des impayés,
25:33mais on va avoir aussi une pression parce qu'on a éventuellement une baisse de chiffre d'affaires,
25:38parce qu'il faut qu'on réagisse à cette baisse de chiffre d'affaires en allant investir sur d'autres marchés.
25:43Et c'est toute la clé de ces périodes-là, c'est être capable de gérer la pression
25:48et de maintenir un accès au marché.
25:52Et nous, notre métier c'est à la fois de structurer l'assurance crédit,
25:55mais aussi de s'appuyer sur cet outil qu'est l'assurance crédit
25:59pour ouvrir les portes du financement, pour permettre à l'entreprise de continuer d'investir
26:04et d'être équipé au moment de la reprise pour pouvoir bénéficier de cette reprise.
26:11Ça, c'est un point qui est juste clé.
26:14Alors, pour clôturer cette émission de rebond qui est, comme on le disait tout à l'heure,
26:18délocalisée au sein du stade Roland-Garros pour la 7e édition des Rencontres des entrepreneurs de France
26:23pour cette rentrée 2025,
26:25est-ce que vous avez un message à faire passer aux entrepreneurs, aux dirigeants qui nous écoutent,
26:29ce qui est coup de rebond pour justement les guider dans cette période de ces périodes de crise
26:36et puis pour s'être une auto-optimiste pour la rentrée 2025 peut-être ?
26:41Oui, une auto-optimiste.
26:42Moi, d'abord, je suis d'un naturel optimiste et je l'ai dit, effectivement, les crises se succèdent,
26:47mais ça donne autant d'opportunités de rebondir, comme vous le dites.
26:50Et là, mon mot, c'est anticiper, structurer pour oser.
26:57Parce que oser, oser innover, oser adresser des nouveaux marchés, oser investir,
27:04c'est ce qui permettra aux entreprises de rebondir et d'être là au moment où la reprise sera effective.
27:13Écoutez, Alice, un grand merci pour cette note positive pour terminer cette émission.
27:17Ça a été un plaisir de vous recevoir.
27:19J'espère qu'on vous reverra bientôt sur ce plateau, peut-être non délocalisé cette fois-ci.
27:22Je vous dis à très bientôt et à bientôt pour rebond.
27:25Retrouvez Bsmart sur l'AREF avec Diociassi,
27:28leader européen du conseil et du courtage d'assurance dédié aux entreprises.
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